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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 08:16
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »

Le 21 juin 2020, le mouvement culturel CHOUKAJ a organisé un déboulé intitulé « LIMYE POU LE ZANSYEN » à Paris de la place Jean Ferrat jusqu'à La Villette.afin de rendre hommage aux ancêtres ayant brisé leurs chaînes en Guadeloupe (et par extension aux Antilles Françaises) en Mai 1848.

Quelques images.

Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »

Rassemblement avant le départ Place Jean Ferrat.

Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »
Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »Déboulé des  Gouadeloupéens « LIMYE POU LE ZANSYEN* »

Défilé sur le Boulevard de Belleville

J'avais annoncé l'arrêt de ce blog.

Avec l'apparition d'une publicité non désirée, cet arrêt devient effectif et définitif.

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 08:07
Pour la régularisation de sans papiers

Le 20 juin, une manifestation des sans-papiers est partie de la place de la Nation à Paris, quelques photos de son passage sur le boulevard de Ménilmontant.

Pour la régularisation de sans papiersPour la régularisation de sans papiers
Pour la régularisation de sans papiersPour la régularisation de sans papiers
Pour la régularisation de sans papiersPour la régularisation de sans papiers
Pour la régularisation de sans papiers
Pour la régularisation de sans papiers
Pour la régularisation de sans papiers
Pour la régularisation de sans papiers
Pour la régularisation de sans papiers
Pour la régularisation de sans papiers
Pour la régularisation de sans papiers

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 11:43
Balades confinées à Belleville-Ménilmontant

Les quelques images qui suivent, témoignent des signes extérieurs du confinement dans un quartier de Paris, autour du boulevard de Belleville, de Couronnes à Ménilmontant, surtout côté vingtième arrondissement avec quelques excursions dans le onzième et, plus rares et plus limitées dans le dix-neuvième, à cause de la distance...
Images cueillies, durant l'heure quotidienne autorisée pour les courses ou la promenade, muni de l’attestation dérogatoire, sans masque au début, ensuite avec un masque confectionné par un artisan du quartier découvert lors d'une de ces sorties.

Ce confinement n'est pas terrible quand on a un appartement correct. Quand la santé ne pose pas de problème grave. Quand les conditions sociales et familiales sont satisfaisants. Quand tous les commerces indispensables existent à quelques centaines de mètres.
On regrette de ne pouvoir profiter pleinement du printemps qui rend cependant agréable la petite heure de sortie... On peut même profiter de quelques fleurs et de chants d'oiseaux, inaudibles en temps normal à cause du brouhaha de la ville...
Sans télévision, privé de cinéma, séance de rattrapage, tous les soirs, avec un vieux film en DVD.

Tout le monde ne bénéficie pas de ces conditions. Les cinquante cinq jours de confinement sont une épreuve difficile pour une partie importante de la population. Il suffit de regarder, au fil des jours, le nombre de personnes et leur comportement dans la rue. 

Le 11 mai n'est pas la fin du confinement. C'est plutôt le début de la deuxième phase du confinement. Car des contraintes vont demeurer pour beaucoup. D'abord pour les personnes au chômage. Pour toutes les personnes qui vont devoir aller travailler dans des conditions plus ou moins satisfaisantes. Notamment, dans les transports en commun. En espérant que les moyens seront adaptés à la situation. Et que les usagers se comporteront en citoyens.

Mais il en est pour qui les choses risquent de ne pas changer beaucoup. C'est tout le personnel soignant. Car l'infection est encore suffisante pour entraîner un nombre important de malades graves. Il ne faudrait pas que, méprisé quand il tirait la sonnette d'alarme, qualifié de héros hier, par le président de la République, le personnel soignant soit oublié avec des mots ronflants et une prime de circonstance au lieu d'une augmentation des salaires. Et que tout reparte comme avant. 
Leurs revendications ont été légitimées, aux yeux de tous, par les dégâts de la pandémie en France, surtout si on les compare avec ce qui se passe en Allemagne : insuffisance de matériel, de personnel, de lits...
Les victimes se comptent par milliers !

Par leurs revendications,
c'était nous qu'ils défendaient !!!

Mais il ne faut pas , non plus, que la population, après avoir applaudi à 20h tous les soirs, reprenne sa vie quotidienne et que, préoccupée par des difficultés nouvelles ou libérée des récentes, elle oublie ceux qui ont résisté et qui vont continuer pendant longtemps encore à devoir faire face à des conditions de travail difficiles.

La solidarité avec le personnel soignant et les autres, au bénéfice de tous, ne doit pas s'arrêter aux applaudissements à 20 heures.

*           *          *   

Quelques unes des photos ci-après ont déjà illustré des articles sur ce site. Toutes ont été prises, au jour le jour, dans un quartier qui mélange, depuis toujours, pauvreté, solidarité et contestation.

Elles sont présentées en fonction de la date à laquelle elles ont été prises et le lieu est indiqué. Cela ne dit rien du jour où ces affiches, ces écrits ont été affichés.
Elles auraient pu être ordonnées par thèmes : solidarité, consignes de sécurité sanitaire, contestation..., regroupées par rue...

Elles sont quelquefois accompagnées de commentaires. Ou d'un touit émis le même jour.

Rue du pressoir 18/03/20Rue du pressoir 18/03/20

Rue du pressoir 18/03/20

Des voisin(e)s prévenant(e)s dans l'immeuble.

Bd de Belleville, place Jean Ferrat (19/03/20).Bd de Belleville, place Jean Ferrat (19/03/20).
Bd de Belleville, place Jean Ferrat (19/03/20).

Bd de Belleville, place Jean Ferrat (19/03/20).

La population est peu nombreuse, le confinement est suivi, l'intendance ne suit pas.

Marché de  Ménilmontant (1), marché de Belleville (3) (20/03/20).Marché de  Ménilmontant (1), marché de Belleville (3) (20/03/20).
Marché de  Ménilmontant (1), marché de Belleville (3) (20/03/20).Marché de  Ménilmontant (1), marché de Belleville (3) (20/03/20).Marché de  Ménilmontant (1), marché de Belleville (3) (20/03/20).

Marché de Ménilmontant (1), marché de Belleville (3) (20/03/20).

Les clients sont en ligne et les marchands ont pris leurs dispositions pour essayer de canaliser les acheteurs. Ce sera le dernier marché...

Touit : 22/03/20 : Lors de sa visite à Strasbourg, Colmar, Mulhouse, le Pr Valleta aussi pu mesurer les effets bénéfiques du confinement : les victimes d'accident de la route, les sportifs blessés à l'entraînement sont bien moins nombreux aux urgences (JDD 20/03/20). On croit rêver !

R de Belleville, r Julien Lacroix, r des Maronites,(2) (25/03/20)
R de Belleville, r Julien Lacroix, r des Maronites,(2) (25/03/20)R de Belleville, r Julien Lacroix, r des Maronites,(2) (25/03/20)
R de Belleville, r Julien Lacroix, r des Maronites,(2) (25/03/20)

R de Belleville, r Julien Lacroix, r des Maronites,(2) (25/03/20)

Rue du Pressoir (2), r du Chemin vert (1) (26/03/20), Rue du Pressoir (2), r du Chemin vert (1) (26/03/20),
Rue du Pressoir (2), r du Chemin vert (1) (26/03/20),

Rue du Pressoir (2), r du Chemin vert (1) (26/03/20),

Peu de monde dans les rues. Quand on se croise, même avec masque, une fois sur deux environ, les personnes s'éloignent. D'autres passent indifférents. Plusieurs petits groupes discutent, se touchent.
Les habitants du quartier suscitent la formation d'une chorale qui se fera entendre le soir à 20 heures, au moment des applaudissements de soutien au personnel des hôpitaux, suivie de la diffusion de chants ou de musique...

R de Ménilmontant (27/03/20)

R de Ménilmontant (27/03/20)

La queue devant un super marché de la rue de Ménilmontant en respectant la distance...
Devant la boulangerie de la place Maurice Chevalier, la mendiante a disparu... tandis que le SDF, vigile à la canette, toujours devant le Franprix, range les poubelles.

Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).
Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).
Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).
Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).
Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).
Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).
Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).
Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).

Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).

Peu de monde dans les rues, le printemps fleuri ne fait pas oublier les revendications et la nécessaire adaptation à la situation... Le SDF est assis, comme d'habitude, devant le Franprix, discute avec une dame qui se recule quand il tousse.

ND de Ménilmontant (29/03/30)

ND de Ménilmontant (29/03/30)

Place Jean Ferrat (30/03/20)

Place Jean Ferrat (30/03/20)

Place Jean Ferrat : un bureau de tabac a fermé sur le boulevard de Ménilmontant (20°), une longue queue, respectant la distance, s'étire devant celui de la rue Oberkampf (11°).

Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)
Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)
Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)
Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)
Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)
Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)
Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)
Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)

Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)

Queues, devant le bureau de Poste, la pharmacie, ce n'est pas pour les masques, introuvables, précautions des commerçants, la ville sans piétons, sans voitures...

Bd de Belleville (2), bd de Ménilmontant (2) (01/04/20)
Bd de Belleville (2), bd de Ménilmontant (2) (01/04/20)
Bd de Belleville (2), bd de Ménilmontant (2) (01/04/20)
Bd de Belleville (2), bd de Ménilmontant (2) (01/04/20)

Bd de Belleville (2), bd de Ménilmontant (2) (01/04/20)

R du Pressoir (04/04/20)

R du Pressoir (04/04/20)

Durant la promenade, nous apprenons qu'un ami et son épouse ont été hospitalisés pour Covid-19.
Le SDF, le vigile à la canette qui, normalement, est toujours devant ou dans le Franprix, est maintenant dans la cabine d'une fourgonnette.
Des jeunes donnent un récital distancié dans la cour de l'immeuble en attendant les applaudissements de 20 heures, le chœur et la musique diffusés par un puissant haut-parleur.

Touit : 04/04/20. En démocratie, les décisions sont respectées si elles sont respectables. Applicables matériellement. Justifiées. Non contradictoires. Prises par une autorité respectable et respectée. A défaut, il faudra utiliser la coercition contre l'indiscipline, le système D, le passe-droit.

Franprix bd de Belleville (06/04/20)

Franprix bd de Belleville (06/04/20)

Des amis nous apprennent par téléphone que leur fille et leur gendre ont eu le Covid-19 mais qu'ils vont bien après avoir été fortement secoués.
Le téléphone n'a jamais été aussi utilisé... Longues conversations sur la santé de chacun, spéculations sur la pandémie...

 

Belvédère de Belleville (4), r du Transvaal (1) (12/04/20)
Belvédère de Belleville (4), r du Transvaal (1) (12/04/20)
Belvédère de Belleville (4), r du Transvaal (1) (12/04/20)
Belvédère de Belleville (4), r du Transvaal (1) (12/04/20)

Belvédère de Belleville (4), r du Transvaal (1) (12/04/20)

Jeudi 10 et vendredi 11, infraction aux attestations : allé le matin à jeun au laboratoire qui est à 2 ou 300 mètres et sorti  ensuite dans la journée, avec deux attestations différentes !

R du Pressoir, Oberkampf 11+ (2), r de Tourtille (13/04/20)
R du Pressoir, Oberkampf 11+ (2), r de Tourtille (13/04/20)
R du Pressoir, Oberkampf 11+ (2), r de Tourtille (13/04/20)
R du Pressoir, Oberkampf 11+ (2), r de Tourtille (13/04/20)

R du Pressoir, Oberkampf 11+ (2), r de Tourtille (13/04/20)

Touits 15/04/20 : Le gouvernement a parlé de rémunérer les heures supplémentaires du personnel soignant. Il pourrait en être autrement ? Et une prime ! Quelle générosité messeigneurs !
Revaloriser les salaires de tous les soignants ! Ceux des infirmiers sont parmi les plus bas de l'OCDE.

15/04/20 : La Chine, foyer initial de Covid-19, lutte par confinement, tests (traçage, isolement dans locaux dédiés), masques, gestes de distanciation sociale. La France fait exactement la même chose : sans masque, sans test, sans lieux dédiés. Restent confinement et gestes à l'extérieur. 

15/04/20 :Popularité selon les mérites ? Merkel, 79% +11, la PM danoise, Me Frederiksen, 79% +40, le chancelier autrichien, S.Kurz, 77% +33, le PM néerlandais, M.Rutte, 75%, V.Orban, 71%, G.Conte en Italie 71%, B.Johnson 61% au RU, D.Trump, 43%, Macron, 40% +7/

Touit 16/04/20 : Déconfinement progressif et insuffisance de masques. Pour inciter à la fabrication de masques artisanaux, Castaner va proposer un rassemblement de femmes voilées et de black-blocs place de la Concorde.
Encadrés par des policiers sans masque mas avec un attestation du ministre.

Rue de Ménilmontant (17/04/20)

Rue de Ménilmontant (17/04/20)

Touits 17/04/20 : Macron n'a pas entendu les manifestations  des gilets jaunes, ni celles contre la réforme des retraites, ni celles des hospitaliers. A-t-il des prothèses auditives ? Au bout de 4 jours, il entend les personnes âgées ou à risques, confinées, ou les sénateurs, âge moyen, 61 ans.

17/04/20 : Booking.com qui profite depuis des années d'avantages fiscaux considérables, sollicite des aides publiques de plusieurs millions d'euros en raison de la crise actuelle (De Volkskrant, Pays-Bas).
Booking.com ne passe à la caisse que pour encaisser.

Rue Julien Lacroix (18/04/20)
Rue Julien Lacroix (18/04/20)Rue Julien Lacroix (18/04/20)
Rue Julien Lacroix (18/04/20)Rue Julien Lacroix (18/04/20)

Rue Julien Lacroix (18/04/20)

La présence policière est relativement discrète. Uniquement sur le boulevard de Belleville, contrôles rares, nous n'avons jamais été contrôlés. des voitures de police passent...
Deux hommes, sans masque, s'interpellent, s'embrassent sous les yeux de policiers.
Le vendredi et le samedi, impression qu'il y a plus de monde sur le boulevard, avec ou sans masque.

Rue des Couronnes (19/04/20)
Rue des Couronnes (19/04/20)
Rue des Couronnes (19/04/20)

Rue des Couronnes (19/04/20)

Manifestations confinées, revendications aux balcons...

Rue Boyer (2), r Fernand Raynaud (21/04/20)
Rue Boyer (2), r Fernand Raynaud (21/04/20)Rue Boyer (2), r Fernand Raynaud (21/04/20)

Rue Boyer (2), r Fernand Raynaud (21/04/20)

Touit 21/04/20 : Les capacités de stockage de pétrole étant dépassées , une prime de 37 dollars est donnée par baril enlevé.
Votre baignoire peut être le début de la fortune !

R Raponneau, r de Belleville (2), r de Tourtille (2) (22/04/20)
R Raponneau, r de Belleville (2), r de Tourtille (2) (22/04/20)R Raponneau, r de Belleville (2), r de Tourtille (2) (22/04/20)
R Raponneau, r de Belleville (2), r de Tourtille (2) (22/04/20)R Raponneau, r de Belleville (2), r de Tourtille (2) (22/04/20)

R Raponneau, r de Belleville (2), r de Tourtille (2) (22/04/20)

Achat de masques dans un atelier, rue de Tourtille.
Plus de monde que la veille. Lassitude ? Temps ensoleillé ?

R Jean-Pierre Timbaud 11° (23/04/20)R Jean-Pierre Timbaud 11° (23/04/20)

R Jean-Pierre Timbaud 11° (23/04/20)

Collecte alimentaire à la mosquée de la rue J.P.Timbaud à l'occasion du ramadan.
Un ami des environs de Carcassonne pense avoir eu le covid-19 qu'il a traité au paracétamol sans problème, si ce n'est trois jours de fièvre et sueurs intenses. En même temps, deux visiteurs ont été traités un avec hospitalisaton, l'autre à domicile.

R de Ménilmontant (25/04/20)

R de Ménilmontant (25/04/20)

Petite rencontre programmée avec un couple d'amis, masqués, avec respect des distances dans le square Elisa Borey, au soleil.

R de Belleville (2), rue de Tourtille (2) (26/04/20)R de Belleville (2), rue de Tourtille (2) (26/04/20)
R de Belleville (2), rue de Tourtille (2) (26/04/20)R de Belleville (2), rue de Tourtille (2) (26/04/20)

R de Belleville (2), rue de Tourtille (2) (26/04/20)

Ce dimanche, augmentation relative des promeneurs sur le boulevard de Belleville.

R de Tlemcen, r du Pressoir (01/05/20)
R de Tlemcen, r du Pressoir (01/05/20)

R de Tlemcen, r du Pressoir (01/05/20)

Des travailleurs confinés utilisent leur fenêtre pour marquer le 1er mai.
Petite statistique sur le boulevard : 15 personnes avec masque, 39 sans.

Touit 01/05/20 : Pour mentir sans qu'on s'en aperçoive, il faut être très intelligent. Sinon on se contredit rapidement. Le gouvernement, ces temps-ci, est au vu et au su de tout le monde, dans cette situation.
Il se contredit sans vergogne. Méprise les citoyens.Sabote la démocratie.

R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)

R Picabia (2), r Rébéval, r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)

Fenêtres de revendications.
Rue de Rébéval, longue queue devant un centre artisanal, pour l'achat de masques à 2 et à 5 euros minimum.
Sur le boulevard de la Villette, un marchand de fruits et légumes probablement chinois : inscriptions en chinois et en français. A l'entrée, une personne pour désinfecter les mains, cheminement à sens unique, entrée et sortie  par des portes différentes.

 

R Saint Maur 11° (03/05/20)
R Saint Maur 11° (03/05/20)
R Saint Maur 11° (03/05/20)

R Saint Maur 11° (03/05/20)

R de Ménilmontant, r Sorbier (04/05/20)
R de Ménilmontant, r Sorbier (04/05/20)

R de Ménilmontant, r Sorbier (04/05/20)

Peu de monde dans les rues.

TOUIT 05/05/20 : Qui indiquera à Emmanuel Macron et à tout son gouvernement qu'il lui suffit de traverser la rue pour s'inscrire à Pôle emploi ?

Pharmacie r de Ménilmontant,  r Julien Lacrois, r des  Amandiers, r du Liban (06/05/20)
Pharmacie r de Ménilmontant,  r Julien Lacrois, r des  Amandiers, r du Liban (06/05/20)Pharmacie r de Ménilmontant,  r Julien Lacrois, r des  Amandiers, r du Liban (06/05/20)
Pharmacie r de Ménilmontant,  r Julien Lacrois, r des  Amandiers, r du Liban (06/05/20)

Pharmacie r de Ménilmontant, r Julien Lacrois, r des Amandiers, r du Liban (06/05/20)

Enfin les masques arrivent, notre pharmacien habituel n'en aura que le 11 mai. Les revendications demeurent. Les marchands de cycles rêvent des premiers congés payés...
Seconde rencontre avec nos amis au square Elisa Borey.
Pour la première fois, attestations sur la tablette. Anne prend, par précaution, une attestation en papier.

Place Martin Nadaud, bd de Ménilmontnt, r du Pressoir (08/05/20)
Place Martin Nadaud, bd de Ménilmontnt, r du Pressoir (08/05/20)
Place Martin Nadaud, bd de Ménilmontnt, r du Pressoir (08/05/20)

Place Martin Nadaud, bd de Ménilmontnt, r du Pressoir (08/05/20)

Les jardins sont fermés mais la place est ouverte pour les enfants. On applaudit à vingt heures mais les voisins des médecins ne sont pas rassurés.
Camion de légumes dans la rue du Pressoir.

 Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20)
 Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20) Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20)
 Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20) Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20)
 Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20) Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20)

Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20)

Points repas de solidarité dans Paris, pendant le confinement, magasins boulevard de Belleville, un zèbre d'espoir ? même avec un masque.

R Sorbier (2), r de Ménilmontant (3),  r Villiers de l'Isle Adam (10/05/20)R Sorbier (2), r de Ménilmontant (3),  r Villiers de l'Isle Adam (10/05/20)
R Sorbier (2), r de Ménilmontant (3),  r Villiers de l'Isle Adam (10/05/20)R Sorbier (2), r de Ménilmontant (3),  r Villiers de l'Isle Adam (10/05/20)
R Sorbier (2), r de Ménilmontant (3),  r Villiers de l'Isle Adam (10/05/20)R Sorbier (2), r de Ménilmontant (3),  r Villiers de l'Isle Adam (10/05/20)

R Sorbier (2), r de Ménilmontant (3), r Villiers de l'Isle Adam (10/05/20)

Malgré le dévouement de certains, rien n'est réglé et la petite bête veille...

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 22:09
Un 11 mai en blanc, par solidarité, par défiance

La président de la République, avec sa compréhension profonde de la vie sociale et politique, s’est déjà emparé du 1er mai, journée commémorative du massacre de Chicago (1886), pour la journée de travail de 8 heures, du 1er mai institué en 1889 comme journée internationale de revendication des travailleurs, suivi en France de la fusillade de Fourmies du 1er mai 1891.
En 2019, il avait dit « Le 1er mai est la fête de ceux qui aiment le travail ». Il a été précédé dans cet essai de captation du 1er mai par celui qui en 1941 en avait fait « la fête du Travail et de la Concorde sociale ».
En 2020
, le  président a parlé de « retrouver dès que possible les 1er mai joyeux, chamailleurs parfois, qui font notre Nation », au fond une joyeuse journée de potaches chamailleurs. Comme ceux du 1er mai de 2018 et du 1er mai de 2019 ?

Il est impensable de laisser le champ libre pour faire du lundi 11 mai, première journée de l’éventuel déconfinement partiel, une journée seulement marquée par l’autosatisfaction gouvernementale dont la politique économique et sanitaire a fortement joué dans l’insuffisance de moyens pour faire face à la pandémie.

 

Un 11 mai en blanc, par solidarité, par défiance

Il est juste que la population, après de deux mois de confinement, puisse ressentir une certaine satisfaction dans cette mise en semi-liberté après une longue assignation à résidence pour certains et pour d’autres au travail dans des conditions de sécurité négligées.

Pendant toute cette période, nombreux sont ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont voulu témoigner, tous les jours à 20 heures, de leur reconnaissance au personnel soignant, toute hiérarchie confondue, de leur dévouement pour assurer au mieux la prise en charge des victimes de la pandémie.
Mais il ne faut pas que ce demi-pas vers la société de l’après, soit le début de l’oubli
des conditions de travail avant et pendant l’endémie. Une année durant, les personnels hospitaliers, encore une fois, toute hiérarchie confondue, ont manifesté, contre de mauvaises conditions de travail, une insuffisance de personnel, de matériel... Annonçant le risque d’effondrement.
On connaît la réponse gouvernementale
aussi bien au niveau de la gestion de leurs manifestations qu’au niveau de leurs revendications : je ne suis pas le père Noël, l’argent de dingue…

Ce n’est pas grâce aux premiers de cordée mais à eux, méprisés hier, que le système ne se soit pas complètement effondré.

On ne peut pas se contenter de paroles de circonstances, de remerciements formels sur l’héroïsme et l’union nationale. Ce sont des moyens qui sont nécessaires, en personnel (recrutement, salaires, reconnaissance à leur juste valeur des personnels soignants, des médecins étrangers...) et en matériel.

Un 11 mai en blanc, par solidarité, par défiance

Le 11 mai doit être l’occasion de se montrer solidaire des blouses blanches, et bleues, et grises…, des victimes de la politique du mépris de ces riens qui courraient dans les gares pour rejoindre leur poste de travail. Mais qui ont été là pour assumer leur rôle technique mais aussi humain. Sans les moyens qu’ils auraient dû avoir.

On a beaucoup parlé des masques, des tests, des respirateurs qui n’avaient pas été prévus pour des circonstances exceptionnelles. Et des blouses ? Des charlottes ? Des surchaussures ? On a vu les effets de la politique industrielle du flux tendu appliquée à l’hôpital !!!

Alors ne serait-il pas possible de faire du 11 mai, de ce premier pas vers une semi-liberté, une journée de solidarité, dans la rue, dans le respect des règles de distanciation sociale, avec ou sans masque suivant leur distribution, sans rassemblement, sans attroupement pouvant augmenter les risques de contamination, avec ou sans attestation car le déconfinement n’est pas encore certain, le gouvernement s’en sert pour que les citoyens se tiennent tranquilles,
Il faut envoyer un signe clair de satisfaction vers ceux qui ont été à la peine, qui le seront ce jour-là et encore les jours qui suivront, en arborant une vêtement blanc, un nœud blanc, un ruban blanc, en mettant un linge blanc à la fenêtre, sans bruit, sans provocation…

Une journée en blanc pour rappeler aux uns que notre solidarité ne s’arrêtera pas là. Aux autres que nous ne sommes pas prêts à oublier.

Un 11 mai en blanc, par solidarité, par défiance
Un 11 mai en blanc, par solidarité, par défiance

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 11:01
Place Jean Ferrat, Paris 11-20, 19/03/20

Place Jean Ferrat, Paris 11-20, 19/03/20

Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20
Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20
Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20

Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20

Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20
Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20 Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20
Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20

Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20

Rue des Maronites Paris 20°, r du Chemin Vert, Paris 11°, 26/02/20
Rue des Maronites Paris 20°, r du Chemin Vert, Paris 11°, 26/02/20
Rue des Maronites Paris 20°, r du Chemin Vert, Paris 11°, 26/02/20

Rue des Maronites Paris 20°, r du Chemin Vert, Paris 11°, 26/02/20

Queue devant  Casino r de Ménilmontant, Paris 20°, 27/03/20

Queue devant Casino r de Ménilmontant, Paris 20°, 27/03/20

Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20

Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20

Eglise de Ménilmontant, Paris 20°, 29/03/20

Eglise de Ménilmontant, Paris 20°, 29/03/20

Place Jean Ferrat : queue pour les cigarettes, Paris 11°, 30/03/20

Place Jean Ferrat : queue pour les cigarettes, Paris 11°, 30/03/20

Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20

Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20

Bd de belleville (2), bd de Ménilmontant, Paris, 01/04/20
Bd de belleville (2), bd de Ménilmontant, Paris, 01/04/20
Bd de belleville (2), bd de Ménilmontant, Paris, 01/04/20

Bd de belleville (2), bd de Ménilmontant, Paris, 01/04/20

Confinement à durée indéterminée

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 22:09
Monsieur Puce, sa femme et le chien

Le confinement pour cause d’épidémie du coronavirus nécessite des changements dans la vie quotidienne. A côté des images de drames, en information continue, ces adaptations à la situation peuvent aussi donner quelques occasions de sourire.

***

Dans ces jours de confinement, comment les époux Puce vont-ils organiser leur promenade quotidienne ? Autorisée ? Interdite ? Tolérée pour des raisons précises.
Première difficulté se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire, datée, signée, en ayant coché les bonnes cases dont le modèle est fourni par l’administration.

Tous deux retraités, sans problème de garde d’enfants, sans besoin, pour le moment, de déplacement pour motif de santé, sauf réapprovisionnement dans quelque temps de médicaments indispensables, ils n’ont, heureusement, pas besoin d’utiliser les cases 1, 3 et 4.

Bien évidemment un basset ne peut se promener seul et a besoin d’un accompagnement, administrativement prévu : ce sera donc Madame Puce. Elle pourra sortir dûment pourvue d’une attestation pour besoins des animaux de compagnie, après avoir coché la case 5.
Cependant, Monsieur Puce, pour cette galanterie, va être assigné à résidence car il serait abusif de prévoir deux accompagnants pour la petite bête chérie. Encore que si Madame tient la laisse, Monsieur pourrait être préposé au ramassage des besoins privés de l’incontinent basset…
Mais pour ne pas irriter la force publique, il p
réfèrerait utiliser un motif prévu : déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle, par exemple. A condition de courir car un de ses amis a appris, à ses dépens, que la marche n’est pas acceptée comme activité physique individuelle !
Et à 84 ans, il n’est pas question de se remettre à la course à pied. Il n’a même pas la tenue adéquate, notamment des chaussures de sport. Impossible à acheter. Peut-être, la marche rapide, un peu ralentie, mais avec deux bâtons… La case 5 est donc encore exclue.

Reste la case 2 : déplacement pour effectuer des achats de première nécessité dans des établissements autorisés. A défaut de brioche, Monsieur Puce ira acheter la quotidienne baguette de pain quand Madame promènera le gentil basset.
Il va donc
pouvoir marcher. En compagnie de Madame mais ce ne sera pas une marche matrimoniale. Pour respecter la consigne et donner le bon exemple civique, il devra se tenir, devant ou derrière son épouse, à plus d’un mètre, ou mieux sur le trottoir d’en face.

Cette distanciation réglementaire n’est cependant pas insupportable. Elle n’est heureusement pas obligatoire à l’intérieur du domicile.
 

Monsieur Puce, sa femme et le chien

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 12:17
Coronavirus et politique

L’épidémie due au coronavirus est l’occasion de vérifier que la communication et la prévision sont des arts difficiles qui ont peu à voir avec l’information et les faits. Quand la communication domine l’information, il n’est pas étonnant que celle-ci soit déformée jusqu’à l’incohérence peu favorable pour obtenir le comportement espéré de la population. Les politiques, fuyant leur responsabilité, mettent alors en cause l’indiscipline des Français.

Mais la politique est aussi un art difficile.

La décision concernant les élections municipales l’a bien montré. Emmanuel Macron savait qu’il serait critiqué, sévèrement, par l’opposition. Il ne lui restait qu’à prendre la décision qui lui paraissait la plus juste et en cohérence avec l’ensemble des décisions prises dans la gestion de la crise due au coronavirus.
S’il avait ajourné les élections municipales, l’opposition aurait crié à la peur de la débâcle électorale du parti présidentiel, à l’atteinte à la démocratie, à la dictature. Il a consulté, notamment, Gérard Larcher, président du Sénat, deuxième personnage de l’État, François Baroin, président de l’Association des maires de France (AMF) qui se sont opposés au report. La décision prise, tout le monde lui tombe dessus et notamment les petits camarades de Larcher et Baroin

Cette position pouvait paraître discutable. D’autant qu’elle ne concernait pas le second tour et rendait donc tous les résultats difficiles à proclamer. Elle devenait totalement incompréhensible, le samedi, après les annonces d’Édouard Philippe de tout arrêter sauf les élections ! A se demander qui gouverne du président de la République ou du chef de gouvernement.

Bien entendu, le président et le premier ministre se cachent derrière l’avis du Conseil scientifique. D’après Checknews, le président de ce conseil, Jean-François Delfraissy a déclaré : Une des décisions prises par le président de la République est de conseiller […] une réduction très forte de la vie sociale des personnes au-dessus de 70 ans. Ces personnes néanmoins auront accès aux courses tous les jours. La question posée était : est-ce que finalement aller voter est comparable avec aller faire ses courses dans un supermarché. Le conseil scientifique a considéré qu’il n’y avait pas d’élément pour penser qu’il y aurait un surrisque pour ces personnes à condition que les élections soient organisées de façon pratique […]. Le risque n’était pas plus grand que la possibilité qu’on leur laisse de continuer de faire leurs courses» (Libération 15/03/20).
Il existe, cependant, une petite différence : les personnes d
e plus de 70 ans, encore moins que les autres, ne peuvent reculer leurs courses de plusieurs mois. C’était possible pour les élections municipales sans mettre en danger la République. Le Conseil aurait pu donner le même avis pour le deuxième, le troisième, le énième tour : quelles que soient les circonstances. Le bureau de vote a peu de probabilités d’être plus dangereux que le marché !
Ce n’est qu’un avis, la décision appartient au président de la République.

Pour juger de l’évolution future de l’épidémie, tout le monde s’appuie sur les chiffres publiés dans les différents pays qui ont été les premiers pays touchés par le coronavirus. Pour ce faire, il faut avoir confiance dans les chiffres, toujours fournis par les États, et, pour les comparer, il faudrait qu’ils soient recueillis suivant les mêmes méthodes.
Concernant, les sujets contaminés, c’est strictement impossible : chaque pays ayant sa politique
sa politique de dénombrement et sa pratique des tests. Qui peut, en plus, varier dans le temps.
Cela n’empêche pas la publication des données quotidienne et leur
comparaison.

Le nombre de morts est certainement plus fiable s’il n’est pas manipulé par les gouvernements. D’après les renseignements fourmis par la Chine, touchée bien avant la France, il y aurait plus de 3000 décès depuis le début de l’épidémie pour 1,5 milliard d’habitants. Il y en a moins de 400 en France pour 67 millions d’habitants. Et certains nous en annoncent, si rien n’est fait, entre 300 000 et 500 000 ! Qui devrait être atteint dans un mois environ au rythme actuel de croissance, doublement tous les 3 ou 4 jours !!!
Incohérence des chiffes ?

Bien entendu, un tsunami n’est pas nécessaire pour épuiser les possibilités humaines et matérielles des services hospitaliers. Depuis 11 mois, des chefs de service hospitalier sont en gréve administrative, non pour demander une augmentation de salaire, cela tout le monde sait faire, mais pour demander un surcroît de moyens en matériel et en personnel pour faire face aux difficultés quotidiennes. Même si le coronavirus n’est pas plus qu’une grippe saisonnière, dont on n’entend pas parler, c’est une grippe supplémentaire, elle augmente fortement le nombre de cas auxquels les services hospitaliers doivent faire face. Avec un matériel et un personnel, insuffisants en temps ordinaire, le personnel étant plus touché que la population par le virus.
 

Tout le monde est d’accord, les moyens sont insuffisants. Quant aux responsabilités, c’est la faute des autres : Conseil scientifique, politiques, population qui ne suit pas les consignes…

Faut-il rappeler les déclarations des uns et des autres pour en sentir leur coté... dérisoire ? Christophe Castaner, prévenant avait fait ses calculs, faux d'ailleurs : Il y a en moyenne 1 000 électeurs par bureau de vote. Avec une participation de 60%, soit 600 personnes  à venir voter en l'espace de 10 à 12 heures, cela revient à 30 à 40 personnes par heure dans un même bureau. Ce qui permet d'éviter les contacts physiques.

Différences dans les déclarations d’Agnès Buzyn en quelques semaines. Il est regrettable, pour elle surtout, qu’elle n’ait pas parlé plus tôt si ce qu’elle dit, maintenant, est vrai. Si elle pensait qu’un tsunami arrivait…

La santé publique souffre de l’accumulation de pénuries organisées depuis des années. Aujourd’hui, le président Macron découvre les bienfaits de ce que, depuis son arrivée à la présidence, il s’efforce de réduire encore. Le service public, la notion de service public. Il rend hommage aux professionnels à ceux qu‘il a refusé d’entendre depuis des mois, pas seulement aux hospitaliers… Un hommage, cest bien et cela ne coûte pas cher. Nous avons en France les meilleurs virologues, les meilleurs épidémiologistes, des spécialistes de grand renom, des cliniciens aussi, des gens qui sont sur le terrain et que nous avons écouté, comme nous le faisons depuis le premier jour. Tous nous ont dit que malgré nos efforts pour le freiner, le virus continue de se propager et est en train de s'accélérer. Nous le savions, nous le redoutions.

Il savait tout ! Comme le dit Agnès Buzyn. Avant cette guerre comme avant une autre, il ne manquait pas un bouton de guêtre. Il ne manque que les masques qui sont inefficaces aujourd’hui mais qui risquent d’être fortement conseillés demain quand ils seront disponibles (Pour les masques FFP2, 70 à 80% des masques achetés en Europe viennent d’Asie). Il manque du gel hydroalcoolique dont l’usage est recommandé. Beaucoup plus grave, il manque des lits d’hôpitaux, des respirateurs qui, d’ailleurs, ne sont pas fabriqués en France…

Lors d’une enquête menée en juin-juillet 2009, le nombre de lits de réanimation recensés était de 4769 contre 5707 places en 2006, le nombre de respirateurs en réanimation 7007 en 2009 et de 9236 en 2006.
Selon l'OCDE, en 2018, sur 35 pays, la France se classe au 19e rang pour le nombre de lits en soins intensifs : Japon (7,8 lits pour 1.000 habitants), Corée du Sud (7,1), Allemagne (6), Lituanie (5,5), République slovaque (4,9), Pologne (4,8), Hongrie (4,3), Slovénie (4,2), République tchèque (4,1), Estonie (3,5) et Lettonie (3,3), France (3,1), Italie (2,6), États-Unis (2,4), Espagne (2,4), Royaume-Uni (2,1).

Pour en voir les conséquences, il suffit de comparer le nombre de morts en Allemagne, en France, en Italie… en tenant compte du décalage dans l’apparition de l’épidémie.


Maintenant, le président de la République est prêt à tirer la leçon : ce que révèle d'ores et déjà cette pandémie, c'est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe... qu'il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d'autres est une folie... Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens. Je les assumerai.

Tout était prévu ! Pourquoi ce retard à l'action ? Pourquoi ce revirement politique ?T
Mais comme les promesses n’engagent que ceux qui y croient, peut-être serait-il bon de mettre Emmanuel Macron à la retraite pour services non rendus à la population. Au minimum.

Coronavirus et politique

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 13:58
Promenade de santé

Le confinement pour cause d’épidémie du coronavirus nécessite des changements dans la vie quotidienne. Ils sont quelquefois gênants, ils peuvent aussi donner un nouveau sourire. Donner lieu à des signes montrant que la notion de solidarité n’a pas complètement disparu dans une société décrite, tous les jours, comme seulement individualiste.
 

Promenade de santé

L’Académie le proclame, la promenade quotidienne est une activité physique indispensable pour la santé, notamment pour les personnes âgées. En conséquence, Monsieur et Madame Puce, qui n’ont plus 20 ans, font leur promenade hygiénique dans le quartier et répondent en même temps aux besoins de leur basset. Cette double exigence peut être maintenue en période de confinement, moyennant certaines précautions largement diffusées et une attestation de déplacement dérogatoire.

Cependant, les difficultés commencent avec l’ascenseur aux dimensions, parfois, minimales. Comment respecter la distance recommandée d'un mètre minimum ? L’ascenseur peut être utilisé par deux personnes, au plus, en même temps. Et encore dos à dos, pour éviter les dangereuses gouttelettes. Bien sûr, il est toujours possible de l’éviter. Toujours ? Quel que soit l’âge ? Quel que soit le poids des courses ? Descendre ou monter plusieurs étages ? Pour le couple Plume...

Reste la patience : Mr et Me Puce peuvent attendre que l’ascenseur soit vide. Au risque, surtout au rez de chaussée, d'attendre quelque temps avec des voisins. Cela permet de faire plus ample connaissance. De partager les bonnes, les mauvaises et les fausses nouvelles et des considérations sur le temps en utilisant le pallier et en jouant aux quatre coins pour respecter la distance réglementaire.

Dans la rue, pour les Puce, les rencontres des meilleurs amis sont devenues les plus dangereuses. Il faut désormais éviter les effusions et les accolades. Se parler à distance quand Mr Puce n’a pas oublié ses prothèses auditives ou arriver rapidement à la conclusion : on se rappelle au téléphone ou, plus moderne, grâce aux outils de communications qui permettent de joindre l’image à la parole.  Pour les Puce, ce sera l’occasion d’une extension et d'un perfectionnement des moyens de contacts, encore faut-il que les uns et les autres aient pu, au préalable, faire régler l’appareil par les petits enfants. Qui maintenant ne peuvent jouer les réparateurs à domicile.

Les petits enfants sont plus éloignés mais les Puce ne se sentent pas complètement abandonnés. Dans l'immeuble, sur les 44 appartements, 6 personnes ont apposé des messages dans les ascenseurs pour proposer leurs services aux personnes ayant quelques difficultés.

Une solidarité virale en marche ?

Promenade de santé

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 22:17
A propos de Mort sur le Nil

L'ambiguïté du titre français, Mort sur le Nil, est la première question que pose ce célèbre roman policier d'Agatha Christie, dénouée par le titre anglais, Death on the Nile (1) : il s’agit de la mort et non d’un mort sur le Nil. Car il y a plusieurs morts dans ce roman qui aurait pu être intitulé Deux mariages et cinq enterrements.

Le roman ne commence pas par un crime ou  par un cadavre dont il va falloir dénouer l'histoire et trouver le responsable. Le crime ne survient qu'après le premier tiers du roman et constitue la première énigme que pour le lecteur : qui va mourir dans cet échantillon de la bonne société, essentiellement, britannique, où tout le monde se connaît ou presque, en croisière touristique sur le Nil ?

Question peut-être inopportune car Agatha Christie s’étend largement sur la description d’une personne, la seule personnalité exceptionnelle qui attire tous les regards, admiration, jalousie, rancune qui la désignent au lecteur comme la probable victime.
E
lle est la première dans l’ordre d’apparition des dix-huit personnages présentés dont cinq ne seront pas de la croisière et ne peuvent être ni la victime, ni le coupable et Hercule Poirot, le célèbre détective. Cela réduit, pour le lecteur, le nombre de suspects à douze. Il est difficile de penser que les rôles principaux, victime ou coupable, puissent ne pas apparaître dans cette première liste et se trouver parmi les six croisiéristes découverts par la suite. Le lecteur est en droit de penser qu’ils ne sont que des personnages secondaires par leur rang ou leur nationalité dont un policier, confident et auxiliaire d’Hercule Poirot, une victime collatérale comme on dit aujourd’hui, un archéologue italien, un aristocrate original et incognitocomparses éventuels ? Leurres pour le lecteur ? En oubliant, bien sûr, le personnel qui se résume à quelques stewards anonymes et un Nubien...

Cette personne est exceptionnelle par sa beauté, son élégance, sa richesse, son intelligence mais aussi par son inconsciente suffisance pleine de bonne volonté. En un mot, la perfection d'une jeune femme de son rang en fait la victime annoncée. D’autant que de nombreux compagnons de croisière souffrent de cette altière supériorité et ont quelques motifs plus ou moins légitimes de lui en vouloir, possibles mobiles d’un passage à l’acte.

Le crime commis, la victime connue, reste à trouver parmi les mobiles suggérés par l’auteur lequel a poussé à commettre l’acte meurtrier.
La seule présentation des personnages, dans leur milieu au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis ou en croisière, fournit à Hercule Poirot et au lecteur, de nombreux indices qui orientent vers la victime d’abord, les coupables ensuite. Indices dont la collecte commence donc avant le crime, avant l’enquête.

Au total, une dizaine de britanniques semblent être les seuls passagers de la croisière, pouvant prétendre à la culpabilité. Quelques autres personnes participent à la croisière mais sont indignes de tout soupçon, par leur condition ou leur nationalité : une infirmière française, un archéologue italien, un lord original incognito et tout le personnel qui se résume à quelques stewards anonymes et un Nubien..

C’est seulement parmi les personnes de cette haute société impériale, dignes d’attention, que se trouve le ou les coupables. Car chacun, au dessus de tout soupçon, est dans une situation, plus ou moins douteuse, susceptible de l’entraîner à des actes gravissimes : un prétendant délaissé, un noble ami humilié, ils ne font pas partie de la croisière. Restent une amie dont le fiancé a été détourné, un membre d’une vieille famille ruinée par des manœuvres financières du père de la victime, des gestionnaires douteux de sa fortune, un voleur de bijoux surpris dans son activité, un amoureux indélicat contrarié par une intervention intempestive, une kleptomane ou une alcoolique, malencontreusement démasquées... Ces différentes raisons d’importance inégale touchent des personne plus ou moins aptes à commettre un acte d’une telle gravité

Le premier mobile, de toute évidence, dans le classique trio amoureux, est la fiancée délaissée qui en fait la première suspecte. Elle n’hésite d’ailleurs pas à provoquer, à montrer son revolver, à crier son amour-haine...
Mais cette évidence est trop simple

Heureusement, Hercule Poirot est à bord. Grâce au hasard, à sa mémoire exceptionnelle, un repas à Londres quelques mois auparavant, à un excellent don d’observation, à une grande finesse psychologique, à sa perspicacité, à ses intuitions, à sa réputation qui en fait le confident des uns et des autres, le célèbre détective va dénouer le problème. Avec cependant deux meurtres supplémentaires qui font progresser l’action. Et deux autres morts violentes à l’arrivée de la croisière qui la concluent. Le titre du roman aurait pu être Deux mariages et cinq enterrements. Car il n’y a pas lors de cette croisière que des meurtres.

Hercule Poirot est assisté du colonel Race qui recherche mollement et trouve fortuitement, un tueur à la solde de rebelles d’Afrique du Sud. Il joue aussi un rôle de confident, de faire-valoir…

Deux policiers du même monde, hommes justes et généreux, qui se plaisent à faire œuvre de justice en respectant sinon la loi du moins l’ordre : ici, tous les délits sont tenus secrets, sauf les assassinats. Ils sauvent ainsi les apparences d’une société qui ne doit pas faillir, qui doit paraître. Et la croisière finit heureusement par deux unions. Quand Race reconnaît logiquement : De fait, ce mariage a été réglé par le Ciel et Hercule Poirot. Celui-ci réplique avec son humour et sa vanité légendaires : Non, cette histoire a été tout entière imaginée par moi. C'est à dire, plus justement, imaginée par Agatha Christie.
Quant aux morts collatérales en cours d’enquête, Dieu ou Diable n'ont pas eu besoin d'aide.

 

Le nœud, le leurre du drame est dans le classique trio passionnel. Et Agatha Christie s’ingénie à faire progresser l’enquête en éliminant les différentes hypothèses qu’elle a suggérées au lecteur, notamment à travers les confidences d’Hercule Poirot à Race.
Dans un rapport d’étape approuvé par Hercule Poirot, Race dresse la liste de ce
ux qui ont des mobiles plausibles contre lesquels nous possédons des témoignages certains (six personnes), et ceux qui, à notre connaissance, sont libres de tout soupçon (huit personnes). Curieusement, il ne cite ni dans un groupe, ni dans l’autre, ni dans un troisième, deux membres du classique trio. Façon de les faire oublier du lecteur...

Les unes sont soupçonnées à cause de motivations qui paraissent un peu légères, découvertes de l’alcoolisme caché d’une vieille femme, kleptomanie d’une autre que son infirmière personnelle surveille... Dautres sont plus ou moins suspects à la suite de déclarations mensongères en contradiction avec d’autres témoignages, visant à cacher des choses plus graves… D’autres enfin paraissent difficilement coupables car n’ayant jamais échappé au regard des uns ou des autres surtout après un tir apparemment passionnel de la fiancée délaissée sur celui qui l’a abandonnée pour son ancienne meilleure amie. Ou une suspecte elle-même assassinée !
Il ne reste plus à Hercule Poirot qu’à faire étalage de son don d’observation
des faits comme des sentiments et de relier des indices qui conduisent à confondre les coupables.
Ce qui paraît alors évident au lecteur.

A propos de Mort sur le Nil

1 - Mort sur le Nil (Death on the Nile) de Agatha Christie, Librairie des Champs-Élysées, 1948, 254 p.

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 08:48
Madame la maire de Paris...

Le poste de maire de Paris ne semble pas pouvoir échapper à une des trois femmes que les sondages mettent en position favorable dans cette élection. D’où la tentation de faire leur portrait qu’une éditorialiste de référence a pu intituler La mairie de Paris et ses trois grâces, titre que ne saurait se permettre un mâle, blanc, au cinquantième anniversaire depuis longtemps oublié. Surtout que cet éditorial se termine par une avertissement : cette élection dépend fortement d’hommes, relégués au second plan… qui, au bout du compte, plieront le match…

Mais une autre particularité du trio de tête est intéressante à souligner. Toutes trois sont ou immigrée ou d’origine immigrée, de pays différents, dans des circonstances différentes, ce qui permet de penser que la population est moins xénophobe ou raciste (antisémitisme compris) que bien des politiques veulent le faire croire à travers leurs déclarations, leurs décisions… depuis une quarantaine d’années.

Anne Hidalgo, titulaire du poste, est née en Espagne d’un ouvrier électricien syndicaliste et d’une couturière, immigrés en France en 1962.

Rachida Dati est née en France d’un père maçon d'origine marocaine, arrivé en France en 1963, et d’une mère d'origine algérienne. Ancienne conseillère puis porte-parole de Sarkozy, ministre de la Justice du gouvernement Fillon, ancienne députée européenne, elle est actuellement maire, dans les beaux quartiers de Paris, du 7ème arrondissement.

Agnès Buzyn est née à Paris d’une famille juive polonaise. Son père, chirurgien orthopédiste, a été déporté à Auschwitz à l’âge de 12 ans (ses grands parents n’en sont pas revenus), et sa mère, psychanalyste, a été cachée pendant la guerre… Professeur de médecine, elle était ministre de la Santé poste qu'elle a dû abandonner à la demande du président de la République qui l'a envoyée en mission pour remplacer, au pied levé, l'ex-ministre Benjamin Grivaux, ex-candidat de LREM (1).

Si Agnès Buzyn a dit, récemment, Je n’ai peur de rien (2), cette qualité, positive ou négative, peut être reconnue aux deux autres candidates. Elle avait déjà été revendiquée par Rachida Dati, Je n'ai peur de rien, vous savez. Personne n'a idée de la force de mes ressorts (3). Car cette place n’a pas dû leur être offerte sur un plateau par leurs petits camarades de parti. A la République en marche, les candidats étaient nombreux, et deux se sont mis en compétition. Si l’un a été renié par son parti, LREM, l’autre conforté par le président de la République a disparu, incidemment, et le président a dû réparer avec Agnès Buzyn, la défection de son premier choix pour sauver ce qui pouvait l’être.

Anne Hidalgo, inspectrice du travail, conseillère technique dans différents cabinets ministériels, devient conseillère de Paris. Nommée maire adjointe par Bertrand Delanoë, elle lui succède à son départ. Et, maire sortante, elle doit affronter les attaques venant de tous les candidats.

Rachida Dati a du batailler dur, a connu de multiples vicissitudes, de multiples embûches pour obtenir les appuis successifs qui lui ont permis de conquérir sa place de représentante de la droite parisienne. Rares étaient ceux qui, il y a quelques mois encore, pensaient qu’elle pourrait être considérée comme une prétendante sérieuse à la mairie de Paris.

Ces trois candidates pourraient être considérées comme l’image triomphante d’une intégration réussie si la ligne politique, les déclarations des partis affichaient une réelle volonté d’intégration. Ce qui est loin d’être le cas depuis des dizaines d’années ! On pourrait même dire que , femmes, elles sont candidates malgré leur origine ou malgré la politique des partis, malgré l’atmosphère que les politiques font peser sur les questions d’immigration.
La maire de Paris sera élue démocratiquement par la population. Certes, étant donné le système électoral, elle ne sera pas élue directement par les citoyennes et les citoyens mais e
lles sont, toutes les trois, probablement plus connues que leur programme électoral !
Sans vouloir en faire les représentantes de l’immigration qu’elles ne sont pas, elles ne sont pas plus rejetées que l’ensemble du personnel politique.

D’ailleurs, sur les questions d’immigration, la population est peut-être plus ouverte que les politiques qui manquent pour le moins d’humanité.
Ce que montre l’importance des gestes, des actes de solidarité, à travers tout le territoire, comme ailleurs en Europe, de simples citoyens qui n’hésitent pas, de façon informelle ou organisée, à agir pour ceux ou celles qui sont abandonnés ou poursuivis par l’État, courant même le risque d’être poursuivis pour délit de solidarité.

Il faut le répéter, une fois de plus, à l’occasion de ces élections municipales, les politiques sont aussi en retard sur l’attribution du droit de vote aux résidents étrangers non communautaires, qui serait un pas important vers l’égalité.
Ainsi, depuis 1994, La Lettre de la citoyenneté pose la même question par sondage sur l’extension du droit de vote pour les élections municipales et européennes aux étrangers non communautaires. Depuis 14 années, la majorité des sondés s’y déclare favorable et aujourd’hui encore plus qu’hier : 62 % pour, 34 % contre (4) !
Mais il y a pire
 ! Les Britanniques résidant en France avaient, depuis le traité de Maastricht, le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et européennes. Du fait du Brexit, ils ne voteront pas aux prochaines municipales ! Certains d’entre eux étaient membres de conseils municipaux. Ils ne peuvent pas se représenter !
Ils vivent toujours dans la même commune. Ils n’ont pas démissionné. Pour quelle raison sont-ils punis ? Sont-ils moins intégrés aujourd’hui qu’hier ? Ont-ils démérité ? Sont-ils rejetés par les électeurs ?
Q
u’en pensent leurs concitoyens de la commune ? On ne leur a pas posé la question.

Il est heureux que des personnes issues de l’immigration puissent devenir maire, notamment, image importante, maire de Paris. Il est regrettable que, en même temps, probablement pour la première fois, en France et en régime démocratique, on entérine, en silence, un pas en arrière dans la longue marche vers un suffrage réellement universel.

1 – Il faut noter que le président de la République qui considère les élections municipales comme n’ayant aucune incidence nationale, a envoyé successivement deux ministres à l’assaut de la mairie de Paris.
2 – Le Parisien, 19 /02/20
3 - Elle, 08/07/19
4 - Lettre de la Citoyenneté,n°163, janvier-février 2020

 

 

 Résultts des sondages de la Lettre de la citoyenneté de 1994 à 2020

Résultts des sondages de la Lettre de la citoyenneté de 1994 à 2020

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