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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 15:56
Un été au Havre, 2017,  pour ses 500 ans

Un été au Havre, 2017,

pour ses 500 ans

 

Le Havre fête ses 500 ans : le 8 octobre 1517, François Ier signait les chartes de la fondation de la ville. Mais c’est à partir de la fin du XVIIIe siècle que Le Havre s'agrandit et que le port prend son essor grâce à la traite négrière (1) puis au commerce international (Wikipedia).

 

Sur le modèle de ce qu’il a déjà réalisé ailleurs, Le voyage à Nantes, sixième édition cette année, Jean Blaise a mis en scène Un été au Havre du 27 mai au 8 octobre : ponctué de grands événements, la Magnifik Parade, les Géants de Royal de Luxe, Les grandes voiles du Havre, Le temps suspendu...

 

Durant tout l’été, les visiteurs du Havre pourront découvrir des monuments et des œuvres dispersées dans la ville en suivant quatre parcours, La ville de Perret, Vers le port, Les Escaliers, Les bassins…

Mais Le Havre, c’est surtout et avant tout, Auguste Perret qui, avec son atelier, a rebâti à partir de 1946, une ville pratiquement détruite durant la Seconde guerre mondiale. La qualité de l’œuvre, nouveauté architecturale, longtemps rejetée mais pensée pour ses habitants,  a été reconnue internationalement avec l’inscription de la ville au patrimoine mondial de l’humanité en 2005.
Auguste Perret n’est, personnellement, l’auteur que de deux monuments, l’Église Saint Joseph et l’Hôtel de ville, terminé par Jacques Tournant en 1958.

Le Havre, c’est aussi Oscar Niemeyer qui a créé, en 1978-1980, au centre-ville un puissant édifice, Le Volcan, devenu scène nationale en 2015 et qui abrite une Médiathèque absolument remarquable.

 

Un été au Havre, 2017, quelques images.

Un été au Havre, 2017,  pour ses 500 ans
Un été au Havre, 2017,  pour ses 500 ans
Un été au Havre, 2017,  pour ses 500 ans

La cathédrale Notre-Dame en partie épargnée par les bombardements de la Seconde guerre mondiale.

Un été au Havre, 2017,  pour ses 500 ans
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Un été au Havre, 2017,  pour ses 500 ans

L'Hôtel de ville d'Auguste Perret, des immeubles de l'Atelier Perret, l'église Saint-Joseph et l'installation de Chiaru Shiota dans l'église.

Un été au Havre, 2017,  pour ses 500 ans
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Le Volcan d'Oscar Niemeyer

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La Médiathèque

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Impact de Stéphane Thidet

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Le Musée d'art moderne (Muma) avec exposition de Pierre et Gilles

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Eglise Saint-Michel

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Hôtel Dubocage de Bléville

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Catène de containers de Vincent Ganivet

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Expositions au Portique de Vincent Ganivet, Mathias Schweitzer, Stéphane Thidet (Terril de confettis).

Un été au Havre, 2017,  pour ses 500 ans

Love Love (Julien Berthier)

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La plage

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Couleurs sur la plage (Karel Martens)

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Etant donné un mur...

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Le Fort !

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Enseignes en ville

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1 - Pour le touriste de passage au Havre, la ville est très discrète sur la question.

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 15:52
Cinque Terre, 176 marches

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Ils sont tous deux, étendus, nus, au retour d'une belle promenade, dans la montagne, le long d'un des sentiers des Cinque terre, entre les bleus du ciel et de la mer. Fatigués par la balade et par les 176 marches à gravir pour atteindre la chambre. Mais simplement heureux. Rafraîchis par la douche et la caresse de l'air qui circule entre les fenêtres, largement ouvertes.

 

Les fenêtres sont bien disposées. Le soleil n’entre pas. Par celle qui est en face d'eux, la vue s'étend, au dessus des toits et des jardins, jusqu'à la mer d'où remonte l'air frais. Par la fenêtre de gauche, les arbres peignent de verts multiples la colline. Au milieu de ces verts qui descendent en cascade vers le village et la mer, à mi-pente, un énorme buisson de lauriers roses se hausse du col pour se faire remarquer de loin.

 

La main brune passe lentement sur la peau que le soleil a, à peine, teinté. Un frisson naît entre les deux, se propage, lentement, de la main ? De la peau ? La main progresse, effleurant le corps qui semble imperceptiblement se glisser, s'offrir, favoriser le déplacement des doigts. Trois pulpes qui cherchent à capter la douceur du grain, à répondre à l'attente, à effacer et renouveler la tension en progressant.

 

Les corps se tendent. Se rapprochent. S'effleurent. Les yeux se ferment pour garder la luminosité et la fraîcheur de l'air. Pour permettre la concentration sur les ondes qui courent dans tous les sens, qui affolent.

 

La main brune glisse, rencontre de fines broussailles, les éveille, leur donne un souffle, les fait presque murmurer comme le vent fait chanter les feuilles de l'arbre, s'agiter les branches, vibrer le tronc jusqu'aux racines. Aspirant la vie de la terre. Nourrissant sa puissance de son désir.

 

A ce calme silencieux s'ajoute maintenant la voix grave d'un homme, tranquille, incompréhensible mais porteuse de sérénité. Qui parle, sous la fenêtre, seul ou au téléphone ou à un interlocuteur silencieux.


Ils sont tous deux, à travers ces fenêtres ouvertes, seuls, en pleine nature, calme, baignée de soleil, de couleurs, de courbes.... bercés par cette voix qui vient remplir la beauté apaisée de cette fin d'après-midi et l'humaniser.

 

Cinque Terre, 176 marches

Le sifflement du train chante l’accord de la nature et des amants. Suivi d'un terrible braillement de ferraille.


Pourquoi ce bruit dissonant avec l'instant, avec le paysage, réveille-t-il une phrase lue récemment... " le projectile tape dans la tranchée ; on dirait le coup de griffe d'un tigre rugissant ".

 

Le train est déjà loin mais le trouble persiste, s'incruste. Le bleu profond de la mer qui, tout à l'heure, n'était que source de sérénité et d'harmonie, semble afficher le calme hypocrite d'un linceul pour ceux qui fuient la misère et qui sont, partout, rejetés.

 

Comment l’harmonieuse puissance de la nature peut-elle couvrir de son indifférence les tueurs qui se cachent, les malheureux qui fuient la misère, les amants qui s'enferment dans sa bulle de silence et de douceur…
Comment peut-elle être la sérénité absolue d'un après-midi d'été et la sépulture en colère de milliers de marins pêcheurs ?
Comment la même mer, aussi bleue, aussi calme, peut-elle être, ici, l'image du plaisir des femmes, des hommes, des enfants, du bonheur des amants et un peu plus loin le drap mortuaire de milliers de personnes dans la complicité des hommes et des éléments.

Cinque Terre, 176 marches
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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 21:56
Dignité, Droits de l'Homme... et réfugiés à Paris ?

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Samedi, rassemblement porte de la Chapelle à Paris en solidarité avec  les candidats à l'asile et au passage au Royaume-Uni.

Quelques images.

Dignité, Droits de l'Homme... et réfugiés à Paris ?
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 22:22
Les élections contre la démocratie ?

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La démocratie ne se résume pas à des élections libres appliquant le principe une personne, une voix. Mais, même en se cantonnant à une conception aussi restrictive de la démocratie, on peut voir que, dans deux vieux pays démocratiques occidentaux, les États-Unis et la France, les dernières élections n’ont respecté le principe que de façon très formelle. Or, en quelques mois, ces élections ont changé profondément la situation politique. Au niveau intérieur et pour les États-Unis bien au delà.

 

Aux États-Unis, Hilary Clinton a obtenu lors de l’élection présidentielle près de 66 millions de voix (48,03% des suffrages exprimés) et Donald Trump près de 63 (45,94%). Mais du fait du système électoral, c’est Donald Trump avec 304 Grands électeurs contre 227 pour Hilary Clinton (56,5% contre 42,2%), qui a été élu président des États-Unis ! C’est la cinquième fois que le phénomène se produit. En 1824, 1876, 1888, 2000 et 2016, le président élu n’a pas été le candidat qui a recueilli le plus de suffrages exprimés.

 

Cela tient au fait que quasiment tous les États utilisent la règle du winner takes all, le vainqueur prend tout, qui attribue l'ensemble des Grands électeurs de l’État au candidat ayant reçu la majorité, relative ou absolue, des suffrages. Certains États sont à dominante partisane nette, ou républicaine ou démocrate. Dans ce cas, que le parti dominant recueille 55 ou 65 % des voix ne change rien, tous les Grand électeurs lui sont attribués. Par contre, dans un swing state, État-charnière, État pivot, les deux partis dominants ont sensiblement à égalité. Il suffit que quelques milliers de voix basculent, passent d’un parti à l’autre pour que tous les délégués de cet État changent de camp.
Ce système explique la victoire de Donald Trump.
Le phénomène est donc connu depuis longtemps. Et accepté.

 

Les États-Unis d’aujourd’hui ne sont pas très différents de ceux d’hier mais la politique du dernier président blanc n’est pas exactement la même que celle du premier président noir ! De la politique d’immigration ou de l’obamacare à l’intérieur aux positions en politique extérieure, sur la Cop 21, les relations avec l’Otan et l’Union européenne ou au Proche-Orient…

Cela semble illustrer le vieux mot d’ordre, élection, piège à cons, qui veut dire, classiquement, que les élections ne servent à rien. Dans le cas précis, certains doivent regretter leur non participation au vote...

 

Une autre façon d’échapper démocratiquement à la démocratie est, ce qu’on appelle en France , le charcutage électoral des circonscriptions, aux États-Unis gerrymandering : partisan gerrymandering, charcutage à visée partisane  quand le but est d’accentuer l’avantage d’un parti politique, et racial gerrymandering pour augmenter ou cantonner le poids politique d’une minorité raciale. Ce terme est né en 1811 quand le gouverneur Elbridge Gerry a dessiné une circonscription en forme de salamandre pour favoriser son parti.

Enfin, le nombre de délégués attribué à chaque État est très variable : de 1,41 en Californie à 5,12 dans le Wyoming, par millions d’habitants.

En France, le système électoral majoritaire à deux tours à l’élection présidentielle et aux élections législatives avec des législatives au décours de la présidentielle entraîne une distorsion encore plus grande entre les forces politiques dans la population et dans la représentation nationale.

Ainsi Emmanuel Macron, avec 24 % des voix au premier tour de la présidentielle et 28 % au premier tour aux législatives pour son parti et 43 % au second, remporte le poste de président de la République sans aucun contre-pouvoir à l‘Assemblée nationale mais au contraire une majorité absolue forte (308 députés sur 577). Majorité très liée au président car une bonne partie n’a aucune implantation personnelle dans sa circonscription. Ces candidats ont été désignés par le président lui-même et sa garde rapprochée et ont été élus sur son seul nom. Ce qui lui permet d’exercer une dictature républicaine, en principe pour les 5 prochaines années.
Enfin, le programme d’Emmanuel Macron a été connu partiellement et tardivement, aussi bien par les électeurs que par les personnes qui ont été candidates ou même élues aux législatives.

Cela n’entame en rien la légalité de l’élection d’Emmanuel Macron et de sa majorité. Et la contestation ne peut venir, en aucun cas, de ceux qui ont été au pouvoir jusque là. Ils n’ont pas changé les règles électorales quand ils le pouvaient, aussi bien Nicolas Sarkozy que François Hollande, parce qu’ils en avaient profité et espéraient encore rester au pouvoir bien que minoritaires dans le pays, ce dont témoignaient et les sondages et les résultats de toutes les élections partielles durant leur quinquennat.
Ils est aussi de bon ton de contester la légitimité de ces dernières élection par suite de la forte proportion d’abstentionnistes, de votes blancs ou nuls. Mais ceci invalide plus le système et notamment les majorités précédentes que le président. Les autres candidats ne peuvent se prévaloir de résultats supérieurs.

Les élections contre la démocratie ?

Il n’empêche que l’étendue des pouvoirs dont dispose le président fait penser au dictateur de la République romaine : un magistrat extraordinaire détenait les pleins pouvoirs pour un mandat qui ne pouvait, à l'origine, excéder six mois. Ce qui n’a pas toujours été le cas. Ici, sauf accident, Emmanuel Macron est au pouvoir pour 5 ans. Quels que soient les résultats des sondages ou des élections partielles ou locales à venir.
Aux États-Unis, Donald Trump n’est élu que pour 4 ans et des élections législatives ont lieu tous les 2 ans qui peuvent remettre en question la majorité républicaine au Congrès.

Les premières décisions du président de la République montrent sa volonté d’utiliser au maximum les possibilités que lui offre la Constitution et d’augmenter sa liberté de manœuvre : volonté de prendre rapidement des mesures par l’usage des ordonnances, de l’article 49-3, prorogation de l’état d’urgence, intégration de certaines possibilités offertes par l’état d’urgence dans la législation normale, attribution du poste de questeur à l’opposition de sa majesté et non au parti d’opposition (?) le plus important de l’Assemblée nationale, prise de parole devant le parlement réuni en Congrès à Versailles, qui plus est à la veille du discours du Premier ministre devant l’Assemblée nationale qui semble vouloir rappeler à celui-ci son rôle second dans la conduite de la politique du gouvernement, rattachement au président de la République de la cellule de coordination pour lutter contre le terrorisme, élection-nomination d’un ami comme président de son groupe parlementaire sans concurrence même fictive, contrôle de la parole de ministres et de leurs rapports avec la presse, habile élimination de François Bayrou qui avait créé de menus problèmes au moment des législatives, qui voulait être au gouvernement et garder son droit à une parole indépendante, n’ayant pas suffisamment pris en compte que les voix de son groupe n’étaient pas nécessaire au nouveau président pour avoir une majorité absolue à l’Assemblée nationale…

Emmanuel Macron, comme d’habitude, ne perd pas de temps, assure ses bases, solidifie son pouvoir tant qu’il bénéficie du soutien d’un groupe parlementaire, pour le moment charmé et tenu, de l’opinion publique d’après les sondages avant de mettre en chantier les mesures législatives...

Les élections contre la démocratie ?

De même, il a entrepris quelques manœuvres pour obtenir une place importante sinon prépondérante au niveau européen. Il n’est pas sûr que cela soit aussi facile. Au niveau symbolique, l’invitation de Donald Trump, les déclarations sur la Cop21 vont dans ce sens. La poignée de main avec Donald Trump dont on a magnifié la vigueur pour montrer la place que veut avoir le président, a eu probablement une autre interprétation, outre-Rhin, après l’affront de Donald Trump à Angela Merkel lors de leur rencontre... Déjà, de petites phrases commencent à se faire entendre du côté du président de la Bundesbank ou d’Angela Merkel, elle-même, lors de leur conférence de presse…

Mais le président Macron a besoin de résultats concrets au niveau économique et budgétaire pour que ses positions européennes apparaissent comme autre chose que de la suffisance gauloise.

La prise du pouvoir par Emmanuel Macron a été rapidement menée au niveau électoral et institutionnel. Pour le moment, il est sur le nuage post-électoral, adulé par beaucoup malgré les entorses aux pratiques démocratiques traditionnelles, il peut espérer avoir mis de son côté tous les atouts pour s’attaquer aux mesures qu’il veut imposer à la société française.
Reste à savoir quelles seront ses réponses...

Les élections contre la démocratie ?
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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 09:12
Sept jours à Cinque terre (Italie)

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Les Cinque terre, ce sont cinq villages, sur la Riviera ligure, Monterosso al mare, Vernazza, Corniglia, Manarola, Rio maggiore accrochés entre ciel et mer, entre Gènes et La Spezia, inscrits au Patrimoine mondial de l’humanité en 1997 ainsi que Porto Venere, et les îles de Palmaria, du Tino et du Tinetto.

Ces cinq villages, à quelques kilomètres l’un de l’autre, difficilement accessibles en voiture, sont reliés par voie ferrée, par des sentiers qui font la joie des randonneurs et aussi par bateau (sauf Corniglia).

 

Monterosso al mare

Village en deux parties reliées par un tunnel : la gare et la plage, d’un côté, le village ancien, de l‘autre.


 

Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
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Sept jours à Cinque terre (Italie)
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Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
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VERNAZZA

Sept jours à Cinque terre (Italie)
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Sept jours à Cinque terre (Italie)
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CORNIGLIA

Sept jours à Cinque terre (Italie)
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MANAROLA

Sept jours à Cinque terre (Italie)
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Sept jours à Cinque terre (Italie)
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RIO MAGGIORE

Sept jours à Cinque terre (Italie)
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Sept jours à Cinque terre (Italie)
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PORTO VENERE

Sept jours à Cinque terre (Italie)
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Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)

Pendant ce séjour, un aller-retour, en bateau de Monterosso à Porto venere, pour la journée, permet de voir toute la côte, la montagne qui tombe à pic dans la mer, les villages, les vignes, les oliviers avec possibilité de s’arrêter dans un ou plusieurs villages et de continuer ou revenir avec un autre bateau…
En prime, un saut à La Spezia et à Gènes

Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)

A Gènes, très belle exposition sur Modigliani et comme c’était le jour de la Saint Jean Baptiste, patron de la ville, départ, sur la place Matteotti, devant le Palazzo Ducale, d’un groupe de fidèles qui allait rejoindre la procession : cinq Christ en croix, importants, trois ou quatre hommes se sont unis pour le soulever et le faire prendre en charge par un autre équipé d’un baudrier, relayé en fonction de ses capacités

Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)
Sept jours à Cinque terre (Italie)

A Monterosso, la procession avait lieu en soirée. Elle est arrivée sur la place, conduite par un prêtre, qui a parlé des marins disparus en mer. Elle était suivie par un orphéon local qui a joué notamment la Sonnerie aux morts. La procession a continué jusqu’à l’Église. L’orphéon est ensuite revenu sur la place pour saluer un orchestre qui a commencé en jouant du Morricone. La nuit était tombée quand des dizaines de bateaux en mer ont allumé leur lampion tandis que l’orchestre continuait à jouer. Puis feu d’artifice sur la jetée et en mer... Le feu de la Saint Jean avait eu lieu la veille.

Le feu de la Saint Jean est un rite païen, pour le solstice d’été, récupéré par l’Église en fête de la Saint Jean. Ici, écologie oblige, le bois brûlé à cette occasion devait être présenté à une commission, annoncée par affichage public, pour contrôler sa composition et l’absence de vernis toxiques…

Le lendemain, même continuité, de la procession pour les marins ou les pêcheurs morts en mer, avec sonnerie aux morts, née lors de la Guerre de Sécession aux États-Unis, passation des pouvoirs de la Fanfare à l’Orchestre, de la musique aux lampions des barques des pêcheurs et au spectacle pyrotechnique...

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 23:47
Un tsunami annoncé... (1)

Le tsunami annoncé (1 a) a balayé la politique et le monde politique français au delà de ce qui avait été prévu et annoncé.

Avec moins d’un quart des suffrages exprimés au premier tour de l’élection présidentielle et moins d’un tiers aux législatives en faveur de La République en marche (LReM), Emmanuel Macron devient président de la République avec une majorité, absolue et très confortable, à l’Assemblée nationale. Et en principe, dévouée pour 5 ans.

Si ces élections sont exceptionnelles, c’est moins dans la distorsion entre nombre de suffrages obtenus et concentration des pouvoirs que par la fulgurante carrière d’Emmanuel Macron et le déroulement de la séquence électorale.

François Hollande, en 2012, après avoir obtenu 28,63 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle, devenait président de la République. Le PS, avec 29,35 % des voix au premier tour des législatives et 34,4 % en comptant ses alliés DVG et PRG, obtenait 314 sièges soit la majorité absolue à l’Assemblée nationale sans compter les 17 alliés, plus aléatoires, d’Europe Écologie-Les Verts.
C’était la dernière étape d’un long processus de montée vers le pouvoir de François Hollande, titulaire de mandats divers depuis 1983, et du PS, victorieux lors de toutes les élections locales pendant le mandat de Nicolas Sarkozy : municipales de 2008, la Gauche, du PC aux Verts prenaient le contrôle de 149 communes de plus de 30 000 habitants contre 6 pour le Modem et 107 pour la Droite ; régionales de 2010, le PS et ses alliés (DVG et PRG) arrivaient à conquérir 22 régions sur 25, en métropole, seule l’Alsace restait à droite ; 2011, la Gauche prenait la présidence de 57 Conseils généraux, le Centre droit, 5, et la Droite 36. Avec en prime, à la suite de ces diverses élections, pour la première fois de son histoire, le Sénat virait à gauche.

Au total, après les élections présidentielle et législatives de 2012, la gauche détenait la présidence de la République, la majorité à l’Assemblée nationale, au Sénat, la présidence de la majorité des régions, des départements et des conseils municipaux des grandes communes de France.
 

Emmanuel Macron n’est pas le premier à devenir président de la République après un passage par la banque Rothschild et sans avoir eu, au préalable, aucun mandat électoral. Georges Pompidou a eu le même parcours, avec un long stage auprès du général de Gaulle à qui il a succédé, après sa mort. Si le premier était un littéraire et le second est un énarque, ils ont en commun la volonté d’adapter la France à ce qu’ils considèrent comme la modernité économique.

Ce qui est particulier, c’est le déroulement de la carrière d’Emmanuel Macron et de la séquence électorale, caractérisé par la rapidité d’exécution à la manœuvre.
Georges Pompidou et François Hollande deviennent présidents à 58 ans, Emmanuel Macron à 39 ans, le plus jeune président français de l'histoire !

Pour la dernière partie de son parcours, Emmanuel Macron a bénéficié d’une législation favorable : présidentielle suivie immédiatement des législatives, inversion du calendrier électoral voulue par Lionel Jospin, interdiction du cumul des mandats et sanctions financières pour les entorses à la parité qui poussent au renouvellement du personnel politique.
Et particulièrement, l’échec politique de François Hollande et sa décision tardive de renoncer à se présenter pour un nouveau mandat qui a bloqué toutes les candidatures venant du PS. Sauf celles de... Macron et de Mélenchon, tous deux extérieurs au PS au moment de leur décision. Enfin, les affaires et l’obstination de François Fillon ont privé Les Républicains d’une victoire programmée.

Il n’est pas possible d’oublier le soutien très important qu’a reçu Emmanuel Macron des médias et des milieux d’affaires. Mais dans un premier temps, il a été surtout question d’une bulle Macron, d’un candidat sans expérience, trop jeune, sans aucun appareil derrière lui… Le candidat alors bien en cour était plutôt Alain Juppé, le meilleur d’entre nous, le sage, l’homme d’expérience, le modéré de droite… Celui qui n’a pas eu l’audace de franchir le Rubicon quand l’autre était déjà entré dans Rome !

Emmanuel Macron a aussi su jouer de son absence de programme alors qu’étaient déjà bien connus la loi Macron, la volonté d’alignement sur la politique de l’Allemagne d’Angela Merkel et son curriculum vitae (passages rapides au PS, à la banque Rothschild, conseiller de François Hollande, ministre de l’Économie) qui en ont fait le candidat de toute la droite en EuropeDans une campagne électorale, tournant essentiellement sur les sondages dans le Grand prix de l’Élysée et les pratiques d’hommes politiques renommés pour leur haute vertu, au détriment d’un véritable débat, particulièrement évident pour les élections législatives où rien n’a été organisé à la télévision.

C’est une chance relative que la désespérance des Français, après la déception des deux quinquennats précédents et faute d’alternance, ait trouvé un débouché, certes bien canalisé, vers Macron plutôt que vers Marine Le Pen…

Mais cette Assemblée nationale, jaune Macron, l’élimination de toute représentation sérieuse de l’opposition risque d’accentuer une apathie politique qui existait déjà et qui se traduit par une augmentation constante du taux d’abstention à toutes les élections sauf lors des présidentielles (2).

Les conséquences de ces élections présidentielle et législatives sont multiples.
La confortable majorité macronienne à l’Assemblée nationale devrait assurer une certaine tranquillité au président de la République pour le quinquennat. Encore que les godillots n’ont pas toujours la même résistance à l’usure.

Les Républicains, bien que diminués, bien que frustrés d’être exclus, pour le moment, du gouvernement, sont la principale force d’opposition parlementaire. Reste à savoir dans ce conflit fraternel avec LReM qui débauchera le plus de parlementaires chez le voisin. Mais déjà couverts de dettes, Les Répubicains vont connaître de gros ennuis financiers avec une importante diminution du financement public des partis politiques.

 

Un tsunami annoncé... (1)

A gauche, les choses sont beaucoup plus graves. Le parti d’Epinay est mort. Ne serait-ce que par la baisse importante du financement public qui est fonction du nombre de voix au premier tour des législatives et du nombre de députés élus ! Avec une fissure entre ceux qui sont prêts à se dévouer pour rejoindre la majorité macronienne et ceux qui veulent construire autre chose. Cette fissure est mise en évidence avec les désistements contradictoires pour le second tour des législatives.

Certains espèrent regrouper macroniens et macron-compatibles dans un parti qui ne sera plus le PS mais un parti de centre gauche qui trouvera sa place comme dans les autres démocraties occidentales.

L’autre fraction du PS, frondeurs, partisans de Hamon, tentera-t-elle de survivre seule ? En s’alliant avec EELV tout aussi mal en point ? Avec un PC qui devra un jour ou l’autre prendre la décision de devenir un groupuscule insignifiant ou de se fondre dans un regroupement incertain ? Un PC qui, avec quelques députés, peut, dans la débâcle générale, nourrir encore quelque illusion mais qui va aussi rencontrer de gros problèmes financiers et, au point de vue politique, aura des difficultés à trouver des alliés qui assureraient la survie de plus en plus précaire de ses élus locaux.

La Gauche, c’est surtout La France Insoumise. Par le nombre de voix recueillies au premier tour des législatives, elle va bénéficier d’un financement public qui sera nécessaire pour assurer l’ancrage local dont témoignent les 74 qualifications revendiquées pour le second tour contre 63 pour le PS et 14 pour le PC. L’élection de Jean-Luc Mélenchon, de Clémentine Autain et de quelques autres députés serait bienvenue pour faire entendre la voix de La France Insoumise à l’Assemblée nationale. Encore faudra-t-il, pour survivre, qu’elle conserve une certaine unité et sache accueillir ceux qui veulent un changement véritable.

A l’extrême droite, les résultats de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle ont fait espérer aux militants une percée plus nette au second et un nombre d’élus important à l’Assemblée nationale. Ces espoirs ont été déçus. Alors que la perspective d’une arrivée au pouvoir par la voie électorale s’estompe, que des dissensions intenses apparaissent au sein du FN, une opposition plus énergique au gouvernement, externe aux institutions, pourrait séduire nombre de militants.


 

Un tsunami annoncé... (1)

L’absence de représentation institutionnelle et significative des oppositions au Parlement, avec l’élimination du Front national et de la Gauche n’est pas sans danger.

La large victoire d’Emmanuel Macron annonce un certain nombre de mesures qui iraient plus loin que la loi El Khomri, avec usage du 49-3 et des ordonnances. François Hollande a réussi à faire passer les textes qu’il a présentés à l’Assemblée nationale, au prix de manifestations dures et nombreuses. Emmanuel Macron va essayer de profiter de l’été et de l’euphorie post électorale entretenue au niveau national et européen, pour aller plus loin, aussi vite que possible, sans déclencher un tour social.

A moins que la majorité de la population finisse par intérioriser qu’il n’y a qu’un voie et qu’Emmanuel Macron en est le guide. Faute d’une opposition parlementaire, il y a de fortes probabilités que l’opposition se déplace vers la rue. Le tsunami pourrait, alors, prendre une autre dimension.

 

 


 

Un tsunami annoncé... (1)

1 -  Le tsunami de la présidentielle a - Le tsunami continue

2 - L’abstention, le vote blanc ou nul au second tour de la dernière élection présidentielle ne sont pas du même ordre, loin de traduire un désintérêt, ils témoignent d’une opposition aux deux candidats en présence malgré les injonctions multiples.

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 16:17
Quelques mots de Cannes,  Festival du film 2017

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Quelques mots de Cannes, Festival du film 2017

 

La fête est finie !
Que reste-t-il après avoir vu 3 ou 4 films par jour pendant 10 jours ? Dans les quelques lignes qui suivent, plus que des critiques, film par film, des images venus d’ailleurs ou d’hier, qui se rencontrent, se télescopent, des impressions croisées au hasard des films vus (37), quelques notes sur l’atmosphère générale ou des informations lues dans la presse festivalière.

 

Impossible de voir tous les films présentés dans les différentes sélections : compétition, hors compétition, un certain regard, cannes classics, quinzaine des réalisateurs, semaine de la critique, acid, cinéma de la plage… La première réflexion sera donc un regret : n’avoir pu voir ou revoir certains films. Regret, souvent irrattrapable car plusieurs ne sortiront jamais en salle.
 

Projeté en début de Festival, 120 battements par minute de Robin Campino, (135 mn) a été aussi apprécié de la critique que des spectateurs, en faisant un favori pour la Palme.
120 battements par minute est un docu-drame qui retrace l’histoire de Act-up France par un réalisateur qui en a été membre.
Prenant prétexte de l’arrivée de deux nouveaux adhérents, le film commence par une brève explication de ce qu’est Act-up et de ses actions, utile pour les spectateurs qui ne sont pas toujours au courant. Viennent ensuite la préparation des actions, leur réalisation, actions coup de poing, vigoureuses mais non-violentes, pour bousculer l’indifférence générale et plus encore celle du gouvernement et d’une multinationale pharmaceutique... Le film évolue vers les conflits internes parfois sévères et les questions personnelles de santé, de plus en plus graves, qui ont touché profondément toute une génération…
120 battements par minute n’a pas eu La Palme mais seulement le Grand prix. Il ne fait pas de doute qu’il trouvera son public même si, heureusement, les choses ont changé par rapport à la période où se déroule le film.


 

Quelques mots de Cannes,  Festival du film 2017

The Square, réalisé par Ruben Östlund (Suède, 142 mn) a obtenu la Palme d’or. Ruben Östlund a déjà reçu à Cannes, le prix du jury un certain regard en 2014 pour Force majeure (Snow Therapy).

Sur une place de Stockholm, une femme fuit un persécuteur, personne ne l'aide. Finalement, deux hommes s'interposent et se félicitent de leur action. Dont Christian, directeur du musée d’art moderne de Stockholm, qui s'aperçoit peu après qu'on lui a volé ses papiers, son téléphone portable, ses boutons de manchette… A partir de là, les choses vont mal tourner.

Dans sa volonté de récupérer ses biens, il va se heurter à la pugnacité d’un jeune, accusé indûment de vol ; dans sa vie professionnelle, un clip malheureux pour l’exposition qu’il prépare, The Square, incitant à la tolérance et à la solidarité, le met en situation délicate.
The square, comme Force majeure, pose la question de la responsabilité, de la lâcheté mais ici dans le cadre de la société suédoise bien policée qui est dépeinte avec un humour grinçant touchant le journalisme, l’art… Ce que tout le monde n’a pas apprécié.

Ce film intéressant gagnerait, cependant, à être raccourci d'une vingtaine de minutes.

 

Le Redoutable de Michel Hazanavicius (107 mn). Le film est inspiré du livre d’Anne Wiazemsky – épouse de Godard, 1967-1970 – Un an après, sorti en 2015 qui raconte mai 68-mai 69.
Jean-Luc Godard en 1968, en pleine gloire. Un mauvais accueil du film La Chinoise avec Anne Wiazemsky et l’esprit de Mai 68 provoquent une profonde remise en question du cinéaste. Il s’engage dans la contestation de 68, devient maoïste, renie ses premiers films et veut créer un cinéma en accord avec ses nouvelles idées. Il se lance dans des déclarations publiques ou privées qui heurtent tout le monde.

Film tourné à la Godard qui décrit un Godard probablement sincère dans la tourmente mais insupportable y compris pour son épouse, ses amis...

 

Autre film sur une personnalité, Rodin, de Jacques Doillon, (France, Belgique, 119 mn), film qui gagnerait à être ou sous-titré ou doublé en français, notamment Vincent Lindon, pour qu’on puisse comprendre ce qui se dit.

 

Quelques mots de Cannes,  Festival du film 2017

Sans savoir, si c’est un choix délibéré ou l’air du temps, plusieurs films mettaient en scène non des problèmes d’adolescents comme souvent mais d’enfants plus jeunes.

Okja de Bong Joon-ho, (Corée du sud/États-Unis, 118 mn). Des paysans coréens, un grand père et sa petite fille, élèvent un porc d'exception, génétiquement modifié, pour une multinationale de l'agroalimentaire (Mirando). Ce porc est tellement bien traité qu'il devient le plus beau de la série expérimentale de la multinationale. Il est donc promis à la gloire et à faire la meilleure saucisse. Mais la fillette va défendre Okja avec l'aide du Front de libération des animaux…
Ce film, produit par Netflix, est plus étasunien que coréen : vision de la campagne reculée, en Corée, critique de la souffrance animale infligée par l’agro-industrie capitaliste. L’aventure se termine bien grâce à l’amour de la fillette pour Okja, à sa lutte acharnée et à son alliance avec le FLA qui sauve non seulement Okja mais aussi un porcelet que, discrètement, ses parents font échapper de l’abattoir, en passant sous les barbelés...

 

Cet optimisme étasunien porté par des enfants, un classique, se retrouve dans Wonderstruck de Todd Haynes, (États-Unis 117 mn).
En 1927, Rose, sourde et muette, s'échappe pour aller à New-York rejoindre sa mère, actrice célèbre qui la rejette mais retrouve son frère aîné. En 1977, Ben, devenu sourd accidentellement, s'enfuit aussi à New-York à la recherche de son père dont il ne sait rien. Ces deux vies, racontées en parallèle, la première en noir et blanc, la seconde en couleurs, finiront par se rencontrer.
L'histoire, assez difficile à suivre
au début, deux vies à 50 années de distance, se termine de façon heureuse. Ben retrouve une famille et se fait même un ami, un jeune noir, un peu délaissé par ses parents, qui souffre de solitude.

 

Les films programmés étaient loin d’être tous aussi optimistes même quand il s’agissait d’enfants.

Dans The killing of a sacred deer (Mise à mort du cerf sacré) de Yorcos Lanthymos,(Irlande, 109 mn), Steven, chirurgien cardiaque, prend sous sa protection le jeune Martin, dont le père est mort lors d’une de ses interventions. Le jeune garçon annonce au chirurgien qu’il doit exécuter un membre de sa famille, sa femme ou un de ses deux enfants, à défaut, ils mourront tous progressivement. Bientôt, le fils du chirurgien est atteint de troubles inexpliqués, d’abord une paralysie des membres inférieurs puis de nouveaux symptômes apparaissent… qui vont conduire Stephen à un choix impossible.

 

Particulièrement pessimistes, les films venant de l’est de l’Europe.
Nubov (Faute d'amour) de Andrey Zvyagintsev, (Russie/France, 127 mn), montre un couple qui se déchire sous les yeux de leur fils qui disparaît.

La déchirure s’exacerbe pendant les recherches de l‘enfant. La fêlure de chacun persiste des années plus tard. Les protagonistes ne peuvent se reconstruire ailleurs bien que chacun ait un ou une partenaire qui devrait ramener une certaine sérénité.

L’échec n’est pas seulement celui d’un couple. Mais celui d’une société où l’administration est incapable d’organiser la recherche de l’enfant et où même les bénévoles, actifs et organisés, ne peuvent retrouver le jeune disparu
Une société inefficace, des adultes cassés, une jeunesse sans avenir.

 

Krotkaya (Une femme douce) de Sergei Loznitza, (Ukraine, 143 mn) (1)

Une femme essaie d’apporter à son mari emprisonné un colis qu’elle lui avait envoyé mais que l’administration a refusé de transmettre, sans explication. Le colis est à nouveau rejeté, au guichet, sans motivation. Elle tente d’arriver à ses fins par tous les moyens, s’adresse à l’association de défense des détenus, affronte différents réseaux policiers et/ou mafieux… avant de disparaître dans la nuit pour une nouvelle tentative...

 

Le même pessimisme se retrouve dans deux films vus dans la sélection un certain regard. Tesnota (Une vie à l'étroit) de Kantemir Balagov (Russie, 118 mn) se passe en 1998, à Nalchik, dans le Nord Caucase, où coexistent communauté juive et communauté kabarde (musulmans). Illana travaille dans le garage de son père. Une fête de famille est organisée pour les fiançailles de son jeune frère David. Mais celui-ci et sa fiancée sont enlevés avec demande de rançon.

Pour rassembler la somme exigée, la famille fait appel à la communauté juive qui ne répond pas avec enthousiasme : chacun a ses problèmes. Pour payer, il faut, d’abord, vendre tous les biens, l’atelier… Finalement, la famille accepte de marier Illana pour obtenir la somme nécessaire...
Mais Illana, indépendante, qui a des relations avec un jeune de la communauté kabarde, malgré les tensions qui existent entre les deux communautés, refuse. Ces tensions sont mises en évidence à l’occasion d’une émission télévisée montrant les décapitations de soldats russes par les tchétchènes qui permettent des réflexions antisémites...
Finalement, la famille est cassée. David reste avec son épouse dans la communauté juive tandis que Illana suit ses parents qui déménagent, une fois de plus.

C’est à travers les courses nocturnes de taxis de Sofia que Posoki (Directions) de Stephan Komandarev (Bulgarie/Allemange, 143 mn) donne un aperçu des problèmes de la Bulgarie pendant et après la période communiste.

Si le héros du film en compétition, Jupiters’Moon (La Lune de Jupiter) de Kornel Mundruczo (Hongrie, Allemagne, 123 mn) s’en sort, c’est par lévitation ! En effet, ce jeune réfugié syrien est blessé, par balle, au passage de la frontière hongroise. Cette blessure lui donne le pouvoir de lévitation qu'un médecin va vouloir exploiter financièrement alors que le jeune immigré ne pense qu'à retrouver son père dans une gare. Le film montre la situation des réfugiés qui entrent ou essaient d’entrer en Hongrie et fait le lien explosion-attentat dans la gare avec l’immigration... Le jeune ne retrouve pas son père mais plane en lévitation au dessus de la ville.

Aus dem Nichts, le film du germano-turc Fatih Akin, (France/Allemagne, 96 mn) parle aussi d’un attentat mais néo-nazi. A Hambourg, l'agence d'un Turc, marié avec une Allemande, est détruite par un attentat nazi, entraînant la mort du père et de son fils. Les assassins sont découverts et acquittés. C'est la mère qui fera justice.

Quelques mots de Cannes,  Festival du film 2017

Présentés dans des sélections différentes, deux films réalisés à 50 ans de distance, traitent des fantasmes, féminins, a précisé Jean-Claude Carrière, pour Belle de jour de Luis Buñuel, (1967, 101 mn, cannes classics) dont il a écrit le scénario. Et L'amant double de François Ozon, (107 mn, hors compétition). Fantasmes féminins ? Vus par les hommes ? Pour les hommes ? En tout cas, avec une démarche de la femme bien différente d’un film à l’autre et des images aujourd’hui plus explicites.

Trois films français sur la guerre avec des aspects qui diffèrent, notamment, en fonction de la date du tournage : La Bataille du rail, (cannes classics, 85 mn), film sur la Résistance des cheminots pendant l’occupation (sorti en février 1946), Week-end à Zuidcoote, (cinéma de la plage, 119 mn), d’Henri Verneuil (1964) avec Jean-Paul Belmondo et Nos années folles (hors compétition, 103 mn), d’André Téchiné (2017) : de l’héroïsme collectif et anonyme de la Résistance, magnifié au lendemain de la Libération, au drame personnel et familial d’un déserteur, pendant et après la guerre de 14-18, déguisé en femme pour échapper à la justice militaire et finalement travesti, en passant par les aventures du Belmondo national dans la poche de Dunkerque !

Parmi les films vus, l’Amérique latine était peu présente, Los perros (semaine de la critique, Chili/France, 94 mn) de Marcela Said, dévoile les difficultés à cacher le passé de membres de la bonne société sous les dictatures chilienne et argentine.

La novia del desierto (La fiancée du désert, Argentine/Chili, un certain regard, 78 mn) de Cécilia Atan et Valeria Pivato. Une femme, 54 ans, quitte Buenos Aires pour une nouvelle place dans une autre ville qu'elle doit rejoindre en bus. Lors d'un arrêt, elle va faire un tour sur le marché et laisse son sac dans le camion d'un commerçant. Le lendemain, elle part à sa recherche, le retrouve, sans le sac, et fait la route avec lui. Finalement, elle retrouve le sac et bien plus… Mais les routes divergent entre le commerçant – nomade - et la dame de compagnie – sédentaire.
Heureuse et brève rencontre, traitée avec discrétion.

Ce n’est pas le cas d’une autre brève rencontre que raconte Claude Lanzmann dans Napalm (hors compétition, 50 mn). A l’occasion de son troisième séjour en Corée du Nord, Claude Lanzmann tourne un documentaire pour raconter son flirt historique avec une belle, bien sûr, infirmière coréenne lors d’un précédant voyage. Documentaire narcissique d’un vieil intellectuel qui aurait pu faire l’objet d’une belle nouvelle.

 

Quelques mots de Cannes,  Festival du film 2017

Ce sont aussi de brèves rencontres d’un tout autre genre que donne à voir Visages, villages de Agnès Varda et JR. (hors compétition, 89 mn) qui sillonnent la campagne française avec un camion qui permet de tirer de grandes affiches. Ils rencontrent des gens, une vendeuse, des ouvriers, des agriculteurs… Les photographient, en tirent d’immenses affiches qu’ils collent dans le village, dans l’usine… Humour, discrétion, échanges...


 

Quelques mots de Cannes,  Festival du film 2017

On en a parlé à Cannes

 

Tout le monde se plaît à dire que le festivalier, d’une certain façon, vit dans une bulle, surtout si on ne sacrifie pas les quelques moments libres à passer du grand écran au petit (télévision) ou au minuscule (portable) pour maintenir le lien avec le monde qui continue… Encore plus si on profite du temps ensoleillé pour rester en terrasse, un peu au-delà du temps strictement nécessaire à la restauration, pour flâner et profiter du spectacle de la Croisette ou même pour prendre un rapide bain de soleil ou de mer...

Les événements parviennent fortement émoussés au simple festivalier : de la plus ou moins ferme poignée de main, qui donne sens au monde, à la visite de la nouvelle ministre de la culture.
Cannes n’est pas loin de Nice, ni de Manchester. Une alerte à la bombe a pu apporter quelques perturbations passées inaperçues de la plupart. Plus remarquée est l’importante présence policière, le renforcement des contrôles et des mesures de sécurité sans grandes conséquences sauf quelques attentes supplémentaires. Dans les habituelles queues, les discussion entre patients festivaliers, portaient comme chaque année sur les films vus ou à voir, sur le chances de tel ou tel film d’obtenir la Palme
Peut-être, certains pensaient aux possibles attentats, cela n’est pas apparu dans les conversations...

 

Dans la presse professionnelle, disponible gratuitement, deux sujets importants pour l’avenir du cinéma étaient abordés par tous : la réalité virtuelle et Netflix,

Fallait-il sélectionner des films produits par Netflix, destinés au petit écran et qui ne sortiront pas en salle ? Quelles seront les futures relations entre Netflix et le Festival ? Et le cinéma ?

Deux films étaient sélectionnés en compétition officielle The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach et Okja de Bong Joon-ho. Un autre à la quinzaine des réalisateurs, Bushwick de Cary Murnion et Jonathan Milott. Ces films ne devraient pas sortir en salle. Le premier film Netflix, Beasts of No Nation, a été lancé en 2015 à Venise et n'est pas sorti dans les salles italiennes.
Amazon, le concurrent de Netflix, autorise l
a sortie en salle avant diffusion et se soumet à la réglementation en vigueur. Amazon présente en compétition Wonderstruck de Todd Haynes.

En France, les films sortent d'abord en salle, quatre mois plus tard, en DVD, après dix-douze mois sur les chaînes payantes, vingt-deux à trente mois sur les chaînes gratuites et trente-six mois en vidéo à la demande par abonnement (Netflix, Amazon, CanalPlay, etc.). Si Okja (sorti en salle en Corée du Sud, le 29 juin) ou The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach sortaient d'abord dans un circuit de salles, Netflix ne pourrait les diffuser qu'en 2020 sur son site.

Une nouvelle règle devrait être appliquée par le Festival en 2018 : tout film sélectionné en compétition doit obligatoirement être diffusé en salle.

Les taxes prélevées sur chaque ticket de cinéma par le CNC et la chronologie de sortie des films font partie de la protection de l'industrie du cinéma français. Netflix veut se soustraire à ces obligations et choisir ses investissements sans passer par le système appliqué par tous les diffuseurs français.

 

La bataille fait rage, certains accusent Netflix de vouloir la mort des salles, pour d’autres la présence d'un film Netflix ou Amazon en compétition à Cannes est l'accompagnement naturel de l'évolution du monde. Le cinéma, le Festival peuvent-ils se couper totalement des énorme moyens de production de Netflix qui attireront les meilleurs réalisateurs ? Avec la possibilité de faire des films spectaculaires qui ne seront visibles que sur le petit écran ???

Pour le moment, le Festival se porte bien. Le Film français du 26 mai 2017, notait que 12 324 acheteurs étaient présents, à Cannes, pour le Marché du film dont 2 113 étasuniens, 1801 français, 1186 britanniques, 600 chinois (+21%) et que 3820 films étaient proposés.

Un court métrage en réalité virtuelle, Carne y arena (chair et sable) de Alejandro Gonzáles Iñarritu, a été le premier film présent au festival du film de Cannes.

Ce film, d’une actualité brûlante, totalement immersif, raconte l’histoire de latinos dans leur tentative d’entrée clandestine aux États-Unis. Le spectateur est muni d’un casque de réalité virtuelle pour vivre à 360 degrés le périple de ces personnes. Thierry Frémaux, le délégué général du Festival, a déclaré après avoir vu le film : on sort de là, tremblant et impressionné.

La réalité virtuelle est-elle un mode passagère comme la 3D, une forme limitée dans sa diffusion comme Imax ou est-elle appelée à devenir le nouveau cinéma ? De nombreux producteurs sont intéressés. De nombreuses salles seraient déjà en activité en Chine. et la Chine est le futur grand marché du cinéma…

La Fnac a lancé une salle de cinéma virtuelle permettant de recréer l’ambiance d’une sortie cinéma ! En couplant casque de réalité virtuelle et abonnement, on pourra demain regarder un film à la demande, chez soi dans une ambiance de cinéma !!!!!!

 

1 – Il est de plus en plus difficile de dire la nationalité d’un film : Krotkaya est une coproduction France-Pays-Bas-Allemagne-Lituanie, avec financement privé russe et ukrainien, crédit d’impôt letton, réalisé par un Ukrainien en Lettonie et en langue russe ???

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 07:49
Place de la République, Paris

Place de la République, Paris

La place de la République joue un rôle particulier dans la vie de Paris. A la limite de 3 arrondissements, au confluent de 7 grandes artères et de 5 lignes de métro, elle est le point de départ ou d’arrivée de grandes manifestations populaires, un lieu pour ceux qui veulent faire connaître une cause ou se retrouver lors de petits ou grands événements.
Et, tous les jours, une place ouverte à tous, jeunes ou moins jeunes, pour lire, jouer, prendre le soleil...

Historique

La place de la République s’appelait jusqu’en 1879, place du Château-d'Eau car, une Fontaine du Château d’eau ou Fontaine aux Lions de Nubie (Pierre-Simon Girard,) y avait été érigée en 1811. Cette fontaine était utilisée par les gens des quartiers du Temple et du Marais.

Le baron Haussmann (1) transforme cette modeste place triangulaire en un grand espace (280 m sur 120) rectangulaire, avec deux terre-pleins centraux. Il perce les boulevards Magenta, des Amandiers (avenue de la République), du Prince-Eugène (Voltaire) et fait disparaître, par la même occasion, des théâtres du boulevard du Temple dont le Théâtre-Lyrique fondé par Alexandre Dumas en 1847.
Un établissement de plaisirs avec un dancing bourgeois, Vauxhall, est remplacé par la caserne du Prince-Eugène, aujourd'hui Caserne Jean-Vérines. Prévue pour 3 200 hommes et proche du séditieux Faubourg Saint Antoine...
Elle accueille depuis
1947 la Garde Républicaine.

 

Place de la République, Paris

En 1867, la Fontaine du Château d’eau est déplacée au marché des abattoirs de la Villette où elle sert d’abreuvoir, sur l'actuelle place de la Fontaine-aux-Lions. Elle est, alors, remplacée par la seconde Fontaine du Château d’eau (Gabriel Davioud), déplacée à son tour, en 1880, place Félix-Éboué.

Car, en 1879, la ville de Paris lance un concours pour un monument consacré à la République, proclamée en 1875, concours remporté par les frères Morice. Ce monument est inauguré, en plâtre, le 14 juillet 1880 et le 14 juillet 1883 dans sa version définitive en bronze (2).

La place prend le nom de place de la République en 1889. La statue est alors entourée par quatre grands porte-oriflammes de 25 m de haut, au socle en bronze, retirés en 1988. De peur qu'ils ne résistent pas en cas de fortes tempêtes.
Un bassin circulaire entoure le monument depuis 2013.

En 1904, la ligne 3 du métro et la station République sont créées, puis les lignes 5, 8 et 9. La ligne 11, inaugurée en 1935, est actuellement en voie de prolongement.

Des tramways desservaient Paris et la banlieue. Un tramway à câble reliait la place à la colline de Belleville. La circulation occupait 60 % de l'espace, traversait le terre-plein central, faisait le tour de la place .
Sur la nouvelle place, inaugurée en juin 2013, toute la circulation est basculée sur le côté ouest et le centre devient un espace piétonnier autour de la statue.

Place de la République, Paris

Le Monument à la République ou Statue de la République.

L'œuvre de Léopold Morice, en bronze, 9,5 m de haut, sur un piédestal en pierre, 15,5 m de haut, 13 m de diamètre, est une allégorie de la République.

Marianne est vêtue d'une toge avec un baudrier portant une épée, coiffée du bonnet phrygien, symbole de la liberté, et d'une couronne végétale, un rameau d’olivier, symbole de paix, à la main droite, la main gauche sur une tablette des Droits de l'Homme.
Aux pieds de la statue, une guirlande de bronze, les armoiries de Paris et l'inscription À la gloire de la République Française - La ville de Paris – 1883.

Le soubassement de Charles Morice, en pierre, 15 m de haut, comporte trois statues : La Liberté, L’Égalité, La Fraternité.

Place de la République, Paris

La Liberté, un flambeau dans la main gauche, la main droite tenant une chaîne brisée. Derrière, un chêne en relief.

Place de la République, Paris

L'Égalité, dans la main droite, le drapeau de la République, la hampe marquée R.F. et dans la gauche, un niveau de charpentier, symbole (maçonnique ?) d'égalité devant la mort.

Place de la République, Paris

La Fraternité, une femme veillant sur deux enfants en train de lire. Une gerbe de blé et un bouquet évoquent l'abondance.
De part et d’autre de La Fraternité, 2 médaillons marqués Labor et Pax, ornés de faisceaux de licteur (3).

 

Place de la République, Paris

Au pied de la statue, un lion en bronze avec une urne, Le Suffrage universel.

Au dessous, 12 hauts reliefs (Léopold Morice) en bronze rappellent des moments historiques importants entre 1789 et 1880.

Place de la République, Paris

20 juin 1789, Serment du jeu de Paume.

Place de la République, Paris

14 juillet 1789, Prise de la Bastille.

Place de la République, Paris

4 août 1789, Abolition des privilèges.

Place de la République, Paris

14 juillet 1790, Fête de la Fédération.

Place de la République, Paris

11 juillet 1792, Proclamation de la Patrie en danger.

Place de la République, Paris

20 septembre 1792, Bataille de Valmy.

Place de la République, Paris

21 septembre 1792, Proclamation de l’abolition de la Royauté.

 

Place de la République, Paris

13 prairial an II ou 1er juin 1794, Bataille du 13 prairial an II (4).

Place de la République, Paris

29 juillet 1830, Les Trois Glorieuses.

Place de la République, Paris

4 mars 1848, Adoption du suffrage universel masculin (5).

Place de la République, Paris

4 septembre 1870, Proclamation de la République.

Place de la République, Paris

14 juillet 1880, Première fête nationale.

Événements, manifestations

Au XIX° siècle, la place de la République est le lieu de grands cortèges du Carnaval de Paris.

Lors des combats de la Libération de Paris, la Caserne Jean-Vérines est, le 25 août 1944, le dernier bastion allemand qui, se rend aux résistants et à la 2e DB.

Le 4 septembre 1958, elle est le cadre de la manifestation en faveur du Oui au référendum sur la Constitution de la V°République.

Le 11 janvier 2015, elle est le point de départ de la marche républicaine en hommage aux victimes décédées lors des attentats des jours précédents et contre le terrorisme.

 

Après les attentats qui ont frappé Paris, un mémorial improvisé se met en place sur le monument à la République où fleurs, gerbes, dessins, affiches et banderoles sont disposés.

Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris

Le 6 janvier 2016, un chêne chevelu est planté à l'angle du boulevard Magenta en mémoire des victimes des attentats terroristes de 2015.

Place de la République, Paris

À partir du 31 mars 2016, suite aux manifestations contre la loi El Khomri, la place de la République devient le lieu de rendez-vous quotidien de Nuit Debout.

 

Place de la République, Paris
Place de la République, ParisPlace de la République, Paris
Place de la République, Paris

La place est, fréquemment, le point de départ ou d’arrivée des manifestations parisiennes, régionales ou nationales, le plus souvent de gauche ou syndicales.

Elle est un lieu de rassemblement pour tous ceux qui veulent faire connaître une revendication...

 

Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris

Activités

Toute une partie de la place est aménagée pour permettre aux jeunes de faire de la planche à roulette et des jeux pour des enfants de tout âge et même pour des adultes...
Des animateurs sont à disposition pour enseigner les règles des différents jeux....

 

Un petit miroir d'eau, 270 m2, permet aux jeunes enfants de jouer lors des journées ensoleillées d'été.

Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris

Mais la place est aussi un endroit où on vient pour se rencontrer, passer un moment, discuter entre amis, prendre un bain de soleil si le temps s'y prête...

Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris
Place de la République, Paris

La population, pour les grands événements comme pour la vie quotidienne, s'est appropriée cette grande place piétonnière, aménagée, qui était apparue, à ses débuts, comme très minérale à un époque où tout doit être végétalisé.

1 - Très intéressante exposition sur le Paris du Baron Haussmann au Pavillon de l'Arsenal à Paris, jusqu'au 4 juin 2017.

2 - Le projet de Jules Dalou, le Triomphe de la République, arrivé second, est commandé par la ville de Paris pour la place de la Nation et inauguré en 1899.

3 - Le Faisceau de licteur, référence à la République romaine antique, représente après la Révolution, l'union et la force des citoyens français réunis pour défendre la Liberté. L'Assemblée constituante adopte en 1790 les antiques faisceaux comme emblème de la France. Lors de la Première république, il signifie que le pouvoir appartient au peuple. En 1848 et après 1870, il figure sur le sceau de la République française. On trouve les faisceaux de licteur dans les armoiries de la République.

4 - Bataille du 13 prairial an II, également appelée combat de Prairial ou troisième bataille d'Ouessant et Glorious First of June (Glorieux Premier Juin) opposa les flottes britannique et française. Les Français subirent une sévère défaite tactique. Les pertes britanniques étaient également lourdes. Du point de vue stratégique, la bataille fut cependant un succès français car le convoi de céréales achetées aux États-Unis arriva sain et sauf. De ce fait, les deux belligérants revendiquèrent la victoire.

5 - Parfois supposée représenter l'abolition de l'esclavage, par confusion avec le décret du Gouvernement provisoire qui institue une commission pour préparer, dans le plus bref délai, l'acte d'émancipation immédiate dans toutes les colonies de la République mais le décret qui abolit l’esclavage est du 27 avril 1848.

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Published by Paul ORIOL
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 12:02
Le danger de la manipulation démocratique

In English

 

Les adversaires de la démocratie les plus dangereux, ici et actuellement, ne sont pas des candidats à une dictature froide et sanguinaire mais les compétents démocrates à la manœuvre pour donner une apparence démocratique et même scientifique à leur dictature médiatico-politique.

Il a beaucoup été dit que les électeurs ne s’inscrivaient pas sur les listes électorales, s’abstenaient, votaient blanc ou nul, parce qu’ils n’avaient pas suffisamment de sens civique, parce qu’ils n’avaient pas de candidats correspondant à leur choix, parce que les vrais problèmes n’étaient pas abordés…
On dit moins qu’ils se sentent bernés, à chaque élection, car leur choix n’est jamais respecté.

Lors de la dernière élection présidentielle, des questions essentielles ont été abordées, des candidats en ont parlé, des opinions différentes ont été émises. Que sont-elles devenues ?
Avec 11 candidats au premier tour et 2 au second.

Sur les questions socio-économiques, les candidats présentaient des positions fort différentes, de l’extrême gauche à François Fillon.
C’est d’ailleurs sur
sa position très droitière que François Fillon a remporté la primaire de la droite et du centre : notamment sur la sécurité sociale et son alliance avec la manifestation pour tous. Au point que, désigné, il a été contraint de faire rapidement un rétro-pédalage sur la question de la sécurité sociale et de ses liaisons avec les assurances privées. Ce qui lui avait été favorable dans la primaire de droite, devenait dangereux pour toute la droite dans une élection générale, surtout au second tour. D’une certaine façon, François Fillon a été victime de son honnêteté politique.
Certain que le pouvoir ne pouvait lui échapper après un septennat qui finissait mal, il a dit, trop clairement, ce qu’il voulait faire et même le nom de son futur premier ministre, un patron des assurances privées, circulait déjà..
Son échec, sa déchéance n’est due que partiellement à cette position outrancière, même
pour son camp. Se sont alors ajoutés ses démêlés avec la justice sur des emplois fictifs et familiaux et quelques cadeaux ostentatoires.
Ceci a d’ailleurs en partie caché cela.

Le danger de la manipulation démocratique

Il y a fort à parier que, après quelques années, avec des avocats habiles et d’infinies manœuvres procédurières, tout ceci se terminera par un non lieu ou des peines anodines. Et ne l’empêchera pas, s’il en a envie, de reprendre une vie politique active. Ses camarades, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy peuvent en témoigner...
Les prisons de France seraient vides si tous les voleurs de poules étaient défendus avec le même acharnement et par les mêmes avocats...

Mieux vaut une injustice qu’un désordre, aurait dit Goethe. C’est aussi ce qu’a pensé Roland Dumas, président du Conseil constitutionnel, chargé de faire respecter les lois de la République. Roland Dumas est convaincu d'avoir sauvé la République en ayant validé les comptes de campagne présidentielle, manifestement irréguliers, de Jacques Chirac et Édouard Balladur. Personne ne s’en est indigné outre mesure.
De toute façon quelle importance ?
Lorsque la commission nationale des comptes de campagnes invalide ceux d’un candidat, cela ne l’empêche nullement de se présenter à l’élection présidentielle suivante !
Lorsqu'une candidate peut se présenter et arriver au second tour de la présidentielle sans s’être rendue aux convocations de la justice pour des délits d’emploi fictifs, non au bénéfice de membres de sa famille, cette fois, mais de membres de son organisation politique. Battue à l’élection présidentielle, va-t-elle répondre, aux convocations des juges ?
Philippe Poutou,
mal élevé, a bien fait remarquer que l’égalité devant la justice…
Deux professions prospèrent dans cette république les sondeurs et commentateurs de sondages et les avocats.

La question écologique a été clairement abordée lors du premier tour, par les candidats qui se réclamaient de l’écologie, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, qui ont recueilli plus de 25 % des voix. Tous les autres se sont sentis obligés de colorer, en un vert discret, leur programme. Mais l’écologie, question centrale s’il en est, il ne s’agit que de la survie de l’humanité, magnifiée par la conférence de Paris, rappelée régulièrement par les relevés sur le réchauffement climatique, et l’écologie ne se résume pas à cela, a été complètement absente du second tour.

A longueur d’année, les gouvernements, de droite ou de gauche, prennent de nombreuses mesures désagréables qu’ils refusent d’assumer devant les citoyens. Ils préfèrent se cacher derrière c’est la faute de l’Europe, c’est une contrainte européenne. Oubliant de dire qu’ils ont accepté ou voté ces mesures, dans les instances de l'Union européenne, le Conseil ou le Parlement européen.
La question de l’Union européenne a été abordée par tous les candidats. Et son fonctionnement et sa politique ont été contestés par presque tous. Par la droite, pas seulement la droite souverainiste et nationaliste. Et par la gauche, qui met en question son fonctionnement peu démocratique et ses orientations sociales.
Entre les deux tours, Jean-Claude Juncker et la Commission n’ont pas hésité à donner un coup de pouce à Emmanuel Macron en annonçant de nouvelles orientations sociales...

Emmanuel Macron n'a pas été élu pour ses propositions économiques et sociales, son programme écologique, ses positions en faveur de l'Union européenne. Il n’a obtenu que 24 % des voix au premier tour, malgré une massive campagne médiatique et sondagière déjà axée sur le vote utile. Et le vote utile, repris au second tour, se résumait en tout-sauf-Marine-Le-Pen, martelé à l’aide de sondages, toujours interprétés de façon alarmiste, par les commentateurs, les journalistes, les intellectuels… Et avec l'aide su système électoral.
Toute l’oligarchie nationale et européenne, et même au-delà, a chanté les louanges de ce jeune candidat et de cette France finalement beaucoup plus favorable à l’Union européenne… Avec les félicitations de Angela Merkel, le dimanche, et le rappel de la nécessité de rester dans les clous, le lundi...

Les mécanismes ont parfaitement fonctionné… Les électeurs, une fois de plus, se sont faits avoir.

Le danger de la manipulation démocratique

Il ne faut pas croire que les citoyens ne s’intéressent pas à la politique. Les audiences des émissions de télévision au moment des élections ont un taux d’audience enviable, comparable à ceux des grands événements sportifs. L’augmentation du nombre des abstentions d’un tour à l’autre, l’importance des votes blancs et nuls montrent bien que les citoyens veulent participer même quand il se sentent pris dans une nasse.

Parmi les rares engagements clairs du candidat Emmanuel Macron, il y a l’intention de développer la loi travail et de la faire adopter par ordonnances, éventuellement par utilisation du 49.3.
Pour cela, il faut cependant une certaine acceptation de l’Assemblée nationale. C’est dire maintenant l’importance des élections législatives. Emmanuel Macron devrait bénéficier de la dynamique renouvelée des soutiens. Peut-être fera-t-il quelque annonce pour obtenir une majorité qui lui permette de faire passer ce qui lui tient à cœur.

Le danger de la manipulation démocratique

Tant que la voie démocratique, électorale, semble ouverte, les partis politiques peuvent canaliser les revendications et entretenir l’espérance dans l’évolution, le changement. Quand ces partis entrent en déliquescence et ne sont plus porteurs, même de façon illusoire, de quelque espérance, quand tout est parfaitement verrouillé, comment s’étonner que certains choisissent l’inertie et d’autres la révolte et la violence ?

Emmanuel Macron devrait s’en souvenir au risque de l’austéritaire, l’austérité et l’autorité. François Hollande a laissé les instruments en place.

Le danger de la manipulation démocratique
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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 22:27

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Samedi 6 mai 2017, dans le cadre du Mois de la Résistance organisé par la Mairie de Paris, l’association 24 août 44 présentait au centre Paris Anim’ du 19° (Place des Fêtes) une lecture de témoignages De l’Espagne libertaire à l’exil, de 1936 jusqu’à nos jours suivie de la projection du film, Il nous faut regarder, documentaire de François Boutonnet construit d'après des images d'archives et des témoignages de Jordi et José qui ont connu enfants, la guerre d’Espagne, la Retirada et les camps de l’exil. Et qui ont reconstruit une autre vie dans le sud de la France, tournée ver l’avenir (1).
En rappelant que les premiers Français entrés dans Paris le 24 août 44 étaient des Espagnols… souvent des anarchistes !

 

Dimanche 7 mai, place de Ménilmontant, quelques photos du bal populaire


 

Week-end "anar" à Ménilmontant
Week-end "anar" à Ménilmontant
Week-end "anar" à Ménilmontant
Week-end "anar" à Ménilmontant
Week-end "anar" à Ménilmontant
Week-end "anar" à Ménilmontant
Week-end "anar" à Ménilmontant
Week-end "anar" à Ménilmontant
Week-end "anar" à Ménilmontant
Week-end "anar" à Ménilmontant
Week-end "anar" à Ménilmontant
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Week-end "anar" à Ménilmontant
Week-end "anar" à Ménilmontant
Week-end "anar" à Ménilmontant

1 - Il nous faut regarder (Libres itinéraires d’exil de Jordi et José) Film de François Boutonnet, 52 minutes, sortie Cinéma - 2010, DVD - 2011.

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