Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 00:17

60 engagements de F. Hollande dont 5 propositions concernent directement l'UE :
- conclure un « pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance »,
- création d'euro-obligations,
- signature d'un nouveau traité franco-allemand,
- mise sur pied d'une politique commerciale européenne anti-dumping social et environnemental,
- contribution climat-énergie aux frontières de l'Europe. Euractiv 26/01/12.



Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont identifié six priorités en faveur de la croissance et de l'emploi… L'initiative européenne en faveur de la croissance, présentée par la CE le 23/11/11 comme "la contribution clé au Conseil européen des 1er et 2 mars" n'est pas évoqué…
"Le Conseil européen devrait envoyer des signaux forts en faveur de la croissance et de l'emploi" … mettre l'accent sur 6 priorités :
La lutte contre le chômage, des jeunes en particulier ;
Le développement d’outils pour le financement des entreprises ;
Une meilleure utilisation des fonds européens ;
Un renforcement de la réglementation des marchés financiers ;
La modernisation des administrations publiques ;
Un accès facilité aux marchés de pays tiers.
Ils mandatent… la CE pour préparer une "analyse détaillée […] de l’évolution de la compétitivité des Etats". Le sommet européen de début mars doit permettre… de déterminer comment atteindre plus rapidement les objectifs de la stratégie Europe 2020 et accélérer la mise en œuvre du pacte "Euro Plus".EurActiv.fr 25/01/12.



Croatie ; « Au revoir les Balkans »… le plus grand quotidien croate. L’adhésion à l’UE « permettra à nos enfants de fuir le bourbier des Balkans dans lequel les générations précédentes ont pataugé pendant des siècles », s’est enthousiasmé l’analyste Sasa Ljubicic… L’UE, profitant de son attractivité, a obligé Zagreb à livrer ses criminels de guerre, à abandonner sa rhétorique nationaliste et à se transformer en véritable État de droit. La Croatie deviendra, après la Slovénie, le deuxième État issu de l’ex-Yougoslavie, à rejoindre l’UE. Jean Quatremer 23/01/12.



Les Croates ont massivement approuvé le 22/01/12, l’entrée de leur jeune république dans l’UE... Le « oui » l’emporte avec 64% des voix…. Seule ombre au tableau, la faible participation (44%)… Le 1er juillet 2013, après ratification par les autres membres, la Croatie deviendra le 28e État membre de l’UE. Le Monde 24/01/12.



Selon un texte adopté par le PE, les États seront bientôt obligés de recycler davantage de produits électroniques et d'en exporter moins vers l'Afrique. Euractiv 20/01/2012



« Le premier geste d’un véritable pouvoir politique européen serait de placer la BCE sous son autorité… Il ne suffit pas de convoquer tous les ans le PE pour avoir une véritable démocratie. Celle-ci reste formelle si elle ne réussit pas à produire une véritable communauté.
Aujourd’hui, Goldmann-Sachs a supplanté l’ENA pour ce qui est des élites européennes. J’ai peur que nous n’ayons d’autre choix que de faire émerger une politique européenne. Anré Orléan Le Monde 23/01/12



La CEDH a sanctionné la France, en 2010, considérant que le procureur n’était pas  une autorité judiciaire au sens du procès équitable. Comme souvent en matière de libertés publiques, le salut est européen ; loin du supprimer le juge d’instruction, il est urgent de sortir le parquet  de la relation incestueuse qui l’unit au pouvoir.
La CEDH condamne la France : « Pour avoir enfermé en 2007, pendant 15 jours, une famille kazakhe en attente d’expulsion dans un centre de rétention avec leurs 2 enfants âgés de 5 et 3 ans ». Le Monde 21/01/12.



La CE  a ouvert… une procédure formelle en matière d’entente et d’abus de position dominante visant les entreprises françaises SAUR, Suez Environnement-Lyonnaise des eaux et Veolia. Le Monde 19/01/12.



Taux de chômage Données 2009 Observatoire des inégalités Janvier 2012

                                              Homme    Femme    Ensemble
Français                                  8,3              8,9             8,6
Tous Étrangers                     17,9            17,5          17,8
Étrangers UE                        NS              NS              9,0
Étrangers Non UE               23,3             23,8         23,6
Ensemble                               8,9               9,4           9,1

 

 

Une autre Europe est possible. Une Europe où la finance n’est pas un jeu pour automates débiles ou traders post adolescents mais une activité sérieuse au service des États et des entreprises… Une Europe qui sait compter dont les membres ne dépensent pas plus que ce qu’ils gagnent…
Une Europe qui se donne les moyens de dominer au lieu de subir les marchés financiers pour faire émerger enfin l’Europe des peuples… Edouard Tétreau, Le Monde18/01/12.

 


 

Oskar Lafontaine n'a pas mâché ses mots : « Nous allons travailler à dégager Sarkozy, [...] dégager tous ceux qui servent les marchés plutôt que les hommes et les femmes de nos pays ! ». Puis Jean-Luc Mélenchon a fait preuve de réciprocité : « Nous allons frapper, frapper et encore frapper la droite qui dirige l'Europe et en particulier madame Merkel et monsieur Sarkozy. Madame Merkel, non pas parce qu'elle est allemande mais parce qu'elle est libérale de droite. »  Rue 89 19/01/12.

 


 

"La France fait encore parti des États qui perçoivent le PE comme un lieu de passage, soit en récompense de services rendus si l’élu débute sa carrière, soit en tant que salle d’attente pour les hommes politiques de plus grande envergure". Ainsi, les élections législatives de juin 2012 pourraient être l’occasion d’une migration parlementaire de Bruxelles vers Paris… Au total, une douzaine de parlementaires sur les 74 que compte la délégation française au PE…
Chez les Allemands, les départs sont extrêmement rares. Aucun n'est à signaler depuis les élections de 2009 http://www.euractiv.fr/deputes-europeens-voudraient-rentrer-paris-article?utm_source=Newsletters&utm_campaign=efb3b1ae9e-Quotidienne&utm_medium=email.fr

 


En désaccord sur les salaires et les traitements des membres de la fonction publique européenne, la CE et le Conseil se poursuivent mutuellement devant la Cour de justice. Le Monde 15-16/01/12.

Par Paul ORIOL - Publié dans : Polo a lu - Communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 09:18

La France a donc perdu son A3. La France ou Sarkozy ? Ou la France à cause de la politique de Sarkozy ?

Il fut un temps où la politique ne se faisait pas à la Corbeille (de Gaulle). Elle est faite désormais par les agences de notation. Non seulement ces agences jugent la situation des pays mais indiquent la politique à suivre. Nous sommes entrés dans l’aire post démocratique. C’est ce que démontre la mise en place de gouvernements technocratiques en Grèce d’abord, en Italie ensuite, en Hongrie bientôt.

 

 

 

Et ceci avec la complicité des politiques : rôle de Merckaussi en Grèce et en Italie. Quelle soit de gauche ou de droite, la politique proposée vise à satisfaire les agences de notation. C’est Sarkozy qui a dit clairement que la réforme des retraites visait à conserver le A3. C’est Sarkozy qui disait, il y a peu, que si la France perdait le A3, c’était une catastrophe. C’est, je crois,  Pécresse qui disait que si Hollande passait, c’était l’assurance que la France perdrait le A3.



Si demain la France perdait le A3, ce serait la faute de Hollande. La France l’a perdu aujourd’hui. Ce ne peut être que la faute de Sarkozy.

 

C’est ce que dit S&P dans son communiqué (14/01/12):

« Il nous semble donc qu'un processus de réformes basé sur le seul pilier de l'austérité budgétaire risque d'aller à l'encontre du but recherché, à mesure que la demande intérieure diminue en écho aux inquiétudes croissantes des consommateurs en matière de sécurité de l'emploi et de pouvoir d’achat, entraînant l'érosion des recettes fiscales…


Les notes de la France continuent de refléter notre opinion sur le fait que le pays bénéficie d’une économie riche, diversifiée et résiliente, ainsi que d’une main d’oeuvre hautement qualifiée et productive. Ces points forts sont partiellement contrebalancés, selon nous, par un endettement public relativement élevé ainsi que par les rigidités du marché du travail. Nous notons toutefois que le gouvernement a engagé une stratégie de consolidation budgétaire ainsi que des réformes structurelles à cet égard ».



L’économie française est riche, diversifiée, résiliente… le processus de réforme basé sur le seul pilier de l’austérité budgétaire…


 

"L'an dernier, nous étions au bord d u gouffre. Depuis, nous avons fait un grand pas en avant"*.   Cette phrase sublime peut être appliquée à la politique du Gouvernement.

 

 

 

Quand Fillon est arrivé au gouvernement, il a annoncé que les caisses étaient vides. Moyennant quoi, il a fait des cadeaux aux couches sociales les plus favorisées en diminuant les impôts, creusant ainsi le trou qu'il dénonçait. Et qui justifie, à ses yeux, l’austérité aujourd’hui condamnée… par beaucoup de monde.

 

 

 

Pour les agences, toute l’Union européenne est sous surveillance parce qu’elle suit, toute, la même politique. Mais l’Allemagne bénéficie de quelques années d’avance et de son industrie. D’où le maintien, pour le moment, de sa note. Ce qui n’est pas le cas de la France dont les comptes sont fortement déséquilibrés (voir l’augmentation de la dette et le déficit commercial). Toutes choses qu’il est difficile d’attribuer à d’autres que la droite au pouvoir depuis 10 ans.

 

*Phrase attribuée, il y a trente ans à un politiaue algérien.

Par Paul ORIOL - Publié dans : Billets - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 15:58

La crise et la présidentielle


Les candidats aux élections en France, quelles que soient ces élections, y compris les élections européennes, ne s’intéressent guère à l’Europe. Il est difficile qu’il en soit de même cette année !


La crise, particulièrement la crise européenne, a fait l’objet, depuis quelques mois, de 16 réunions, de la « dernière chance », à 2, 4, 6, 8 15 ou 27 !!! Réunions, toutes aussi infructueuses en attendant la prochaine dernière chance. Ou le traité en cours de négociation. Hier, la note de plusieurs pays européens a été diminuée, dont celle de la France.


La crise a été responsable de la mise en place de façon très peu démocratique de 2 gouvernements, en Grèce et en Italie. Elle a entraîné des changements de gouvernement au Portugal, en Espagne, et l’élection démocratique d’un chef de gouvernement, peu démocrate en Hongrie.
Elle fait monter les nationalismes européens, la xénophobie, l’extrême droite et la droite extrême qui se renforcent mutuellement.


On serait en droit d’attendre une voix forte venant de la gauche pour proposer de nouvelles solutions devant la faillite incontesté de la « seule politique » possible. Mais quand elle est au pouvoir, la « gauche » fait la politique de la droite avant d’être remplacée celle-ci (Espagne, Portugal) ou par un gouvernement de technocrates (Grèce, Italie) pour accentuer la seule « politique possible ».


Quand elle est dans l’opposition, la « gauche » ne revendique pas de nouvelles élections (Grèce, Italie) de peur d’être maintenue (Grèce) ou appelée (Italie) au pouvoir.


Et en France ? La « gauche » propose-t-elle une politique de gauche ? Une politique de gauche pour l’ensemble de l’Union européenne* ? Ou une politique de gauche seulement pour la France en contradiction avec celle inscrite dans les traités ?

 

En période de crise, faut-il faire des propositions ?

 

Depuis le début, toutes les « propositions » des gouvernements en place ont contribué plus au développement de la crise qu’à son contrôle. Parce qu’il n’y a pas de pilote, parce que le couple-chef Merckaussi commande toujours, avec un temps de retard, toujours la même politique par suite des contraintes des « marchés » et du magnifique traité qui a été, en France, « imposé, démocratiquement » par l’ensemble de la classe politico-médiatique aux citoyens de base qui ne pouvaient pas comprendre.


Le citoyen de base comprend encore moins qu’il faille un nouveau traité pour réparer la merveille précédente. Qu’à cause de ce traité ou du précédent, la BCE ne puisse pas prêter aux Etats mais puisse prêter aux banques des centaines de milliards à 1% pour qu’elles s’entre aident ou achètent de la dette souveraine à 3, 4 ou 7% !


Alors quand Pierre Larrouturou et Michel Rocard publient un article dans le Monde  proposant que la BCE prête à la BEI (Banque européenne d’investissement) ce qui est permis par les traités, la BEI pouvant prêter aux Etats à 2% par exemple et ainsi desserrer l’étreinte des marchés. Surtout dans le cas de l’Italie dont la balance (hors paiement de la dette est positive), on se dit que les candidats vont sauter sur la proposition. Pour dire que Larrouturou et Rocard sont fous. Ou que s’ils étaient élus, ils reprendraient cette idée.


A part le gazouillis matinal de quelques radios, au bout de 3 jours, il n’en est plus question. Les marchés auraient-ils le pouvoir non seulement au niveau financier mais aussi sur les gouvernements actuels et sur les gouvernements futurs !

 

* F. Hollande propose, avec une grande précision !, de « revoir l’accord européen.

Par Paul ORIOL - Publié dans : Europe
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 15:19

La situation en Hongrie est au centre des préoccupations européennes. On ne compte plus depuis quelque temps les prises de position sur le comportement antidémocratique de Viktor Orban. Ce qui est parfaitement justifié. Et qui rappelle les prises de position au niveau européen contre la participation du FPÖ au gouvernement autrichien, il y a quelques années. Puis le silence a tout recouvert.



En Grèce, l'Union européenne ne s'est guère émue quand deux ministères ont été attribués à des membres du Laos parti d'extrême droite grec. Elle aurait pu, en fonction de ses options démocratiques, soutenir soit le référendum proposé par Papandréou, soit une demande d'élections générales pour clarifier la situation. Elle a préféré mettre en place le gouvernement Papademos, « technique », avec la participation de ministres d'extrême droite, appliquant la politique de l'UE. C' est plus sûr, évidemment.



En Hongrie, il est légitime de se demander ce qui vaut un regain d'esprit démocratique aux instances de l'UE, esprit démocratique qui touche même le FMI, ces deux organisations s'étant retirées des négociations avec le gouvernement hongrois.
Viktor Orbàn est au pouvoir à la suite d'une élection démocratique. La réforme constitutionnelle a été adoptée le 14 avril 2011, par 262 voix contre 44 et 1 abstention alors que la Hongrie présidait l'UE ! C'était le moment d'affirmer solennellement l'axe démocratique de l'Union. Il n'en a rien été.



Car pour l'UE et le FMI, la question fondamentale est économique et financière, surtout à travers l’indépendance de la Banque centrale hongroise. Libération le dit clairement : « L'Europe s'est jusqu'ici accommodée des atteintes à la démocratie hongroise, en revanche, elle ne peut tolérer que l'outil monétaire tombe entre les seules mains de M. Orbán. » (03/01/12).
 

 

Et la solution coule de source : faire appel à la démocratie n'est, bien sûr, pas la solution : « Seul un gouvernement d'experts sauvera le pays. Seule une démission du gouvernement du Premier ministre, Viktor Orbán, pourra sauver la Hongrie de la faillite… Le gouvernement Orbán tente de sauver les meubles au moyen de méthodes non conventionnelles. Il prélève de l'argent sur les fonds de retraite privés, restreint l'indépendance de la Banque centrale et détermine un taux de change fixe entre le forint et le franc suisse. Mais en procédant ainsi, il perd au final la confiance des marchés et des organisations internationales. .. La Hongrie est au bord de la catastrophe. Celle-ci ne pourra être évitée que si le gouvernement Orbán démissionne et qu'on forme un gouvernement d'union nationale. Celui-ci aurait alors la possibilité de regagner la confiance des marchés, du FMI et de la CE." (Gazeta Wyborcza Online – Pologne 06.01.2012).

La leçon est claire : « pour la Commission, l'indépendance de la banque centrale est plus importante que le droit des sans-papiers, la liberté de la presse, le droit de l'opposition à s'exprimer ou le droit de la minorité rom… » (http://www.touteleurope.eu/)

 

Ici comme ailleurs, la défense de la démocratie est l'habillage de l'intervention extérieure qui voile d'autres motivations plus « sérieuses ». Il n'est pas sûr que cela satisfasse les démocrates et renforce l'attachement des peuples à l'UE. Et dans le cadre de l'élection présidentielle, cela pose la question du "comment faire avec l'UE" pour toute politique un peu différente.

 

Publié dans Agoravox le 13/01/12

Par Paul ORIOL - Publié dans : Europe - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 16:05

 

 

Allemagne – Retraites : Paradoxalement, c'est... le président de la CSU, l'aile bavaroise de la CDU (chrétiens-démocrates), qui a relancé le débat. Sans remettre explicitement en cause la retraite à 67 ans, M. Seehofer estime qu'il faut " impérativement " améliorer le taux d'emploi des salariés les plus âgés, sinon cela revient à diminuer artificiellement le montant des retraites versées. Le Monde 07/01/12.


 

Chômeurs en Europe...

Selon les chiffres publiés le 3 janvier par l'agence allemande pour l'emploi, le nombre de chômeurs en Allemagnel'an dernier a atteint 2,976 millions en moyenne, soit le plus bas niveau depuis 1991, et 263 000 chômeurs de moins qu'en 2010. Le taux de chômage brut dans le pays a reculé l'an dernier de 0,6 point de pourcentage pour s'établir à 7,1% en moyenne...



Espagne: La secrétaire d'Etat à l'emploi... a annoncé le 03/01/12 une hausse du chômage en décembre 2011. Le nombre total de chômeurs s'établit désormais à 4 422 359...

 
France : Selon des données publiées le 26 décembre par le ministère du travail..., le nombre de chômeurs ayant pointé à Pôle emploi était de 2 844 800 fin novembre. Avec un nombre en hausse de 1,1% par rapport à la fin octobre, la France enregistre un nouveau record, le plus haut depuis 1999 ; sur un an le nombre de demandeurs croît de 5,2%...



Italie : L'institut national des statistiques... a publié le 05/01/12 les données du chômage pour le mois de novembre 2011 qui se caractérise par une hausse du chômage chez les jeunes. Pour les 15-24 ans, le taux de chômage a augmenté à 30,1%, soit une augmentation de 0,9 point par rapport à octobre et de 1,8 point sur une base annuelle ; c'est le taux le plus élevé depuis janvier 2004... Le taux de chômage national s'élève à 8,6% pour novembre, soit une hausse de 0,1 point par rapport à octobre...



Selon une publication
Eurostat du 6 janvier, le taux de chômage, au mois de novembre, s'est élevé à 10,3% dans la zone euro et à 9,8% dans l'UE. Stable par rapport au mois au précédent, il est en légère hausse sur un an, respectivement de 0,3% et de 0,2%. L'Autriche, le Luxembourget les Pays-Bassont les moins touchés... l'Espagne, la Grèceet la Lituanieont les taux... les plus élevés. Les hausses les plus importantes concernent l'Espagne, la Grèce et Chypre (3 à 5% de chômeurs en plus), tandis que les baisses les plus importantes sont enregistrées en Estonie, Lettonie et Lituanie (3 à 5% de chômeurs en moins)... Fondation Robert Schuman 09/01/12 numéro 515



Autriche : Si la coalition au pouvoir continue sur sa lancée, le chef de la droite populiste (FPÖ) ne tardera pas à occuper la chancellerie. Frankfurter Allgemine Zeitung cité par le CI 05-11/01/12.


 

Pologne : « Il y a un problème avec cette organisation politisée (église) et si l'électorat de Palikot (parti anticlérical ayant fait 10% des voix aux élections du 09/10/11) grandit, c'est de la faute à certains prêtres, évêques et politiciens. Il faut faire un audit des relations entre l'Église (qui ne paie pas d'impôts) et l'État. Polityka cité par le CI 05-11/01/12.


 

Outre vouloir conserver un régime de type représentatif et constitutionnel et une séparation des pouvoirs, les puissances occidentales, et en premier lieu la CE, désirent faire adopter à la Hongrie une politique économique qui ne sert pas forcément (c’est un euphémisme) les intérêts du peuple magyar.

Le peuple hongrois, déçu à de nombreuses reprises, pourrait ne voir dans la “cause démocratique” qu’un ornement mis sur les mesures d’austérité de plus en plus lourdes provenant des puissances occidentales soucieuses de stabilité financière. Si la protection des institutions démocratiques va forcément de pair avec un appauvrissement continuel du peuple hongrois, il ne faut point s’étonner que les citoyens hongrois ne s’enthousiasment pas pour le couple restauration de la démocratie libérale et misère. 3 janvier 2012 Heti Világgazdaság Budapest.


 

Recadrer Orbán : La CE doit se demander quelle Europe elle souhaite voir émerger. Si c'est une Europe forte et unie ... alors elle doit s'ériger en gardienne des règles du traité. ... L'Europe s'est jusqu'ici accommodée des atteintes à la démocratie hongroise, en revanche elle ne peut tolérer que l'outil monétaire tombe entre les seules mains de M. Orbán." Libération (03/01/2).


 

En Italie, les partis ne sont pas opposés mais concurrents. Ce sont des gens qui proposent les mêmes choses, qui vendent la même marchandise. Ils ne font pas appel au courage qui est un sentiment que l'on peut exploiter politiquement – comme la fraternité. Erri de Luca, Le Monde 31/12/11-01-02/01/12.




Si la charge de sa dette (de l'État) a culminé à 3,2% du PIB en 1996, celle-ci a depuis reculé d'un point de PIB en 2010. La création de la zone euro a eu pour effet de faire converger les taux français vers les taux allemands qui comptent parmi les plus bas au monde et de permettre ainsi à la France de profiter de la crédibilité monétaire allemande pour s'endetter à bas prix. Ater éco, hors série, 1er trimestre 2012.


La Cour de justice de l'UE a rendu un avis favorable... à la directive européenne qui va obliger les compagnies aériennes – y compris les compagnies étrangères – à racheter l'équivalent de 15% du CO2 émis par leurs avions desservant le territoire de l'UE. Le Monde 23/12/11.



La BCE prête à foison : Les crédits proposés par la BCE au taux préférentiel de 1% ont suscité un fort engouement auprès de plus de 500 banques d'affaires. Elles sont sensées employer ces liquidités pour racheter entre autres des emprunts publics de pays en crise. Pour les commentateurs, ces crédits de 500 milliards d'euros ne seront toutefois pas investis dans les obligations souveraines et ne résoudront donc pas la crise européenne. Eurotopics 22/12/11.



Le dernier rapport de la Cour des comptes belge – détaillé dans plusieurs quotidiens aujourd’hui (dont l’Echo ou le Soir) – trace impeccablement l’origine du déficit. Ne cherchez pas ailleurs : c’est le soutien public aux banques et (dans une moindre mesure) l’opération de sauvetage de la Grèce, qui plombe les comptes de la Belgique aujourd’hui. Europe sociale 21/12/11.

 


Les Espagnols connaissent désormais les visages du nouveau gouvernement de Mariano Rajoy... Le choix du ministre de l’Économie ne passe pas inaperçu, en raison de la crise économique, mais aussi de son parcours. Car Luis de Guindos, qui va porter le programme d’austérité, n’est autre que l’ancien président pour l’Espagne et le Portugal de Lehman Brothers, la banque d’affaires américaine qui a fait faillite en 2008 et précipité la crise financière mondiale. Euronews 21/12/11.

Par Paul ORIOL - Publié dans : Polo a lu - Communauté : les anti-capitalistes
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