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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 14:18
BRÈVES NOTES SUR LE FESTIVAL DE VENISE 2018

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Assister à un Festival de cinéma sans être un professionnel, sans être du milieu, permet de voir beaucoup de films en quelques jours. Le plus souvent au hasard en fonction des horaires des films, des salles, des files d’attente, quelquefois poussé par une conversation avec des inconnus ou la lecture de critiques parues dans les journaux distribués gratuitement.

 

A la réflexion, ces films peuvent avoir quelques parentés même s’ils ont été présentés dans des sélections différentes : volonté des organisateurs, hasard, mode, tendance… ? Ou parentés subjectives en fonction de l’humeur, de la fatigue, des goûts du spectateur devant tous ces films vus dans le désordre et qui pourraient être rangés suivant d’autres logiques… ?

 

Plusieurs films traitaient de l’auteur et son œuvre.

Julian Schnabel, le réalisateur de At eternity’s gate sur Vincent Van Gogh (1) a dit que l’unique façon de décrire une œuvre d’art était de faire une œuvre d’art. C’est ce qu’il a fait de façon intéressante en essayant de traduire les difficultés psychologiques de Van Gogh essentiellement par des mouvements de caméra et sa peinture par l’utilisation intense de la couleur.

 

Le parti pris de Florian Henckel Van Donnersmarck, dans Werk ohne Autor (2), est bien différent et plus classique. Il décrit le long cheminement d’un jeune peintre pour arriver à être lui-même, comme le lui demande un de ses professeurs, malgré les contraintes de la mode occidentale. Après les contraintes du régime communiste. Il arrive finalement à progresser dans son art du portrait, non du portrait de commande que lui impose son beau père, compromis dans les régimes nazi puis communiste, mais le portrait qui traduit aussi la réalité sociale dans laquelle il vit.

 

C’est aussi ce thème qu’on retrouve, avec plus ou moins de bonheur mais dans le domaine du cinéma, avec Les estivants de Valeria Bruni Tedeschi (3) et The other side of the wind, (4) : dernier film d’Orson Welles, tourné dans les années 1970, inachevé et terminé par des collaborateurs, après sa mort.

 

Doubles vies d’Olivier Assayas (5), traite, entre autres, de ce thème autour d’un auteur de romans à clef, fortement égocentrique. Mais ce film, marivaudage à trois couples du monde de l’édition parisienne, aborde d’autres questions dont celui de la presse et de l’édition face à la numérisation qui les menace.

BRÈVES NOTES SUR LE FESTIVAL DE VENISE 2018

Certains films peuvent être plus ou moins considérés comme des docu-fictions.

 

The First man (6) de Damien Chazelle narre la préparation, la sélection et le voyage du premier homme à avoir marché sur la lune, Neil Amstrong, et les répercussions sur sa vie familiale : un homme exemplaire dans une famille étasunienne exemplaire.

Dans 22 JULY (7), Paul Greengrass, à travers l'histoire d'un jeune survivant blessé et de sa famille, reconstitue l'attentat meurtrier d'Oslo par un extrémiste de droite, attentat qui a fait de très nombreuses victimes dont 77 morts…

Sulla mia pelle (8) d’Alessio Cremonini retrace l'histoire d'un fait divers italien : un jeune consommateur et revendeur de drogue est arrêté par la police et succombe, quelque temps après, aux coups reçus lors de son interrogatoire. Les faits sont évidents, l'état du jeune à l'entrée et à la sortie de l’interrogatoire en témoigne. Par crainte de mesures de rétorsion, le jeune n'ose pas dénoncer le policier responsable connu par l'échange de regards.

Les deux premiers sont bien réalisés mais sont et paraissent longs car les faits, jusqu’à leur conclusion, sont connus du spectateur. Le dernier, docu-fiction dénonciateur, montre le désarroi du jeune et de sa famille face aux mauvais fonctionnements de la police, de la justice, de l’administration : mauvais fonctionnements qui n’ont pas encore eu de sanction judiciaire.

Sans être des docu-fictions, des films se rattachent à des faits qui ont, un moment, défrayé la chronique.

Comme Acusada (9), reconstitution incomplète d'un fait divers survenu à Pérouse en Italie. Et de ses suites. Une jeune fille est assassinée lors d’une partie. Une de ses amies dont elle a diffusé des images compromettantes est accusée. Lourde situation malgré son acquittement final.

Amanda (10) s’éloigne encore plus du docu-fiction. L’actualité dramatique des attentats de Paris sert, seulement, de toile de fond, à l’évolution d’un situation familiale. La mère qui s’occupe seule d’Amanda, âgée de 7 ans, disparaît dans un attentat et la vie d’Amanda, celle de ses proches, sont bouleversées. Les circonstances dramatiques n’empêchent pas d’entrevoir un avenir pacifié...
 

BRÈVES NOTES SUR LE FESTIVAL DE VENISE 2018

Charlie says de Mary Harron (11) est l’histoire de Charlie Manson qui, gourou d’une communauté hippie des années 60, la famille Manson, entraîne ses émules, essentiellement des jeunes femmes, dans une série d’assassinats… En résonance avec l’actualité, la dernière partie montre les tentatives pour arracher ces jeunes femmes à l’envoûtement dont elles sont encore victimes après les tueries…

Dans un registre et un contexte bien différents, Capri-Revolution de Mario Martone (12) et inspiré de faits réels : une communauté créée par un peintre utopiste au début du siècle dernier dans l’île de Capri. Une bergère découvre, dans la montagne, un groupe de jeunes, hippies avant l’heure, épris d’art, de liberté, de naturisme, d’amour libre... Vivant dans un village aux traditions fortes, avec deux frères autoritaires auxquels elle s'oppose, elle est séduite par leurs activités artistiques, musique, danse…
Entre la
forte tradition du village, la révolution par les arts ou par la raison scientifique et socialisante du médecin qui l’a guérie, alors que l’armée appelle ses frères, que va-t-elle faire ?
.

Si, une fois de plus, les films de réalisatrice étaient rares dans les différentes sélections, les personnages féminins avaient une place importante.

Capri-Revolution pourrait être placé dans ce groupe de films.

Roma (13) qui a obtenu le Lion d’or, entre dans cette catégorie. Dans une riche famille vivant dans un quartier bourgeois de Mexico (Roma), le père quitte le foyer familial, femme et enfants, tandis que la domestique-nounou tombe enceinte, est abandonnée par le géniteur qui participe à la répression des révoltes étudiantes. Les deux femmes font face à la situation difficile que les hommes leur ont léguée.

The favorite (14) se passe à la cour d’Ann d’Angleterre. Que ce soit la reine ou celles qui se disputent la place de favorite, qu’elles s’aiment ou se battent, ces femmes ne s’en laissent pas compter par les hommes de la cour qui voudraient bien avoir le pouvoir, pas seulement sur la politique...

Dans Napszallta (Sunset) (15), c’est aussi d’une jeune femme qu’il est question : héritière spoliée d'une grande chapellerie, elle vient à Budapest pour se faire engager dans l’ancienne entreprise de ses parents. Comme dans son précédent film, Le fils de Saul, Lazlo Nemes, le réalisateur, conduit son héroïne à la recherche d’un frère, chef des révolutionnaires…

D’autres films donnent le rôle principal à une femme, comme Suspiria de Luca Giadagnino (16), Deva de Petra Szocs (17), Dachra de Abdelhamid Bouchnak (18)

Au delà de ces films de qualité, rangés par rubrique, il ne faut pas oublier, trois films remarquables.

 

The ballad of Buster Sruggs (19), six nouvelles des frères Coen qui reprennent des thèmes classiques du western sous forme de fables humoristiques.

 

 

Natasha Merkulova et Aleksey Chupov, réalisateurs de The man who surprised everyone.

Natasha Merkulova et Aleksey Chupov, réalisateurs de The man who surprised everyone.

Certains films mettent en scène des frères ou des sœurs, de fait ou de sang. Le titre du film de Jacques Audiard, dans son ambiguïté, pourrait être emblématique de ce groupe :The sisters brother.

La quietud (20) de Pablo Trapero se déroule en Argentine. Deux sœurs jouent les premiers rôles. Jeunes, belles, heureuses, elles partagent tout, de leurs émois à leurs amants, dans une magnifique propriété. Quand le mari de l'une revient de Paris, c'est l’autre qui va le chercher à l'aéroport et s’en empare immédiatement dans la voiture… Mais ce bonheur, cette richesse repose sur un crime caché du père tant aimé... Et quand l’une des sœurs est enceinte d’un père incertain et finalement inutile, le fruit sera l’enfant des deux sœurs…

A star is born de Bradley Cooper (21), en tirant un peu, peut être rangé dans cette catégorie. Il ne s’agit pas de frères ou de sœurs mais d’un couple. Un chanteur renommé reconnaît dans une amie une véritable star et la pousse vers le succès. Tandis que lui s’enfonce dans la dépression et la drogue...

L’amica geniale de Saverio Costanzo (22) : une femme d’âge mûr écrit l’histoire d’une amitié ancienne avec une camarade d’école : deux copines de couches sociales défavorisées sont les meilleures de la classe, l'une aura une bourse et le soutien des parents pour continuer ses études l'autre sera écrivaine. Dans l’atmosphère de Naples des années 50.
Ce film fait suite à une série télévisée, inspirée d’un livre d’Elena Ferrante, et devrait connaître d’autres épisodes...

The Nightingale (23) de Jennifer Lent. Une jeune Irlandaise décide de se venger des violences de militaires anglais, colons en Australie, aussi racistes envers les Irlandais qu’envers les Aborigènes : viol, meurtre de son mari et de son enfant. Les militaires coupables ayant quitté la région, elle engage par nécessité, malgré son racisme, un aborigène pour lui servir de guide.
Ce
tte barbarie contre les Aborigènes et contre les Irlandais déportés en Australie, cette violence subie et partagée va conduire les deux héros de l’entraide nécessaire à la découverte de l’autre. Du chant de l’autre.

Avec le western The Sisters brothers (24), tourné en anglais, Jaques Audiard part à la conquête de l’ouest. Ces deux frères qui ont tué et tuent sans beaucoup d’émotion et de scrupules, c’est leur métier, doivent retrouver un scientifique, chercheur d’or. Ils accomplissent leur mission mais finalement rentrent au ranch familial pour changer de vie. Il ne fait pas de doute que le film atteindra son public en France. Décrochera-t-il le Graal comme certains le lui promettent ? A Venise, il a touché et le public et le jury.

Les Frères ennemis de David Oelhoffen (25), copains d’enfance, essentiellement d’origine maghrébine, ont vécu dans le même quartier mais ne sont plus du même coté de la barrière. Les uns vivent de trafic de drogue et s’enfoncent de plus en plus dans une délinquance qui les dépasse, passant du haschich à la cocaïne en grosse quantité. L’autre est dans la police, les traque tout en essayant de leur éviter le pire....

La fraternité dans Dragged across concrete de S. Craig Zahler (26) est plus complexe, multiple. Au cours de l’action, plusieurs fraternités se construisent. Un duo de policiers, un noir et un blanc, est suspendu pour avoir utilisé des moyens excessifs pour arrêter deux délinquants. Au courant d'une importante attaque de banque, ils décident de traiter l'affaire pour leur propre compte et de récupérer le magot. L’affaire tourne mal car deux complices ont déjà prévu de doubler l'équipe principale. Derniers survivants, un des deux complices, noir, et le vieux policier, blanc, décident de s'allier…

Natacha Merkulova et Aleksey Chupov, réalisateurs deThe man who surprised everyone

Natacha Merkulova et Aleksey Chupov, réalisateurs deThe man who surprised everyone

The man who surprised everyone de Natacha Merkulova et Aleksey Chupov (27). Apprenant qu’il est atteint d'une maladie incurable, un homme, bon époux sans histoire, règle toutes ses affaires et change totalement de comportement : il décide, sans dire un mot, d’afficher son identité profonde..

Aquarela de Victor Kossakovski (28) : film magnifique sur le dérèglement climatique. Dans le Grand nord, les secours aux voitures qui se sont enfoncées dans l'eau du fait d’une fonte des glaces inattendue, la chute bruyante et majestueuse d’énormes masses de glace qui s'enfoncent dans l'eau et remontent comme une profonde respiration, les énormes vagues, et bleues, et noires, le voilier dans la tempête, la force terrible des ouragans…

Autres films vus :

Kraben rahu (Manta Ray) de Phuttiphong Aroonpheg, 105 mn, Orizzonti.
Peterloo de Mike Leigh, 154 mn, Venezia 75.
La profezia del armadillo d’Emanuele Scaringi, 99 mn, Orizzonti.
Ni de lian (Your face) deTsai Ming-liang, 76 mn, Fuori Concorso.

Vox lux de Brady Corbet, 110 mn, Venezia 75.
Un giorno a l’improvviso de Ciro d'Emilio, 89 mn, Orizzonti.
Deslembro (Unremember) de Flavia Castro, 96 mn, Orizzonti.

La notte de San Lorenzo de Paolo et Vittorio Taviani. 107 mn, Venezia classici restauri.

COURTS MÉTRAGES

Blu de Massimo d'Anolfi et Martina Parenti, 20 mn : documentaire sur la construction du métro de Milan qui, par la seule image, fait naître un certain suspense.

Leoforos patision de Thanasis Neofotistos, 12 mn : une femme prise dans les turbulences d’un manifestation fortement réprimée, est suspendue à son portable par l’angoisse de savoir son enfant seul à la maison.

Strano telo de Dusan Zoric, 20 mn. Un jeune femme commence un témoignage sur le viol qu'elle a subi de la part de militaires serbes. Dans une piscine, trois copains s'entraînent. Ils vont en boîte. L'un deux est entraîné par une jeune femme qui le provoque en lui demandant un moment très vigoureux. Elle est finalement satisfaite. Mais lui s’en va écœuré par ce qu'il a fait. Il finit dans l'armée, fier de lui. La boucle est fermée.

Na Li (Down there) de Yang Zhengfan, 11 mn. L'été et tout le reste de Sven Bresser, 18 mn. Ninfe d’Isabelle Torre, 12 mn. Los bastardos de Thomas Posse, 16 mn.

1 - At eternity‘s gate de Julian Schnabel, 110 mn, Venezia 75, Coupe Volpi d’interprétation masculine pour Willem Dafoe dans le rôle de Van Gogh)

2 - Werk ohne Autor de Florian Henckel Van Donnersmarck, 188 mn, Venezia 75

3 - Les estivants de Valeria Bruni Tedeschi, 126 mn, Fuori Concorso

4 - The other side do the wind d’Orson Welles, 122 mn, Evento speciale, prix Campari

5 - Doubles vies d’Olivier Assayas, 107 mn, Venezia 75

6 - The first man de Damien Chazelle, 135 mn, Venezia 75

7 - 22 July de Paul Greengrass, 143 mn, Venezia 75

8 - Sulla mia pelle d’Alessio Cremonini, 100 mn, Orizzonti

9 - Acusada de Gonzalo Tobal, 108 mn, Venezia 75

10 - Amanda de Mikhael Hers, 107 mn, Orizzonti

11 - Charlie says de Mary Harron, 104 mn, Orizzonti

12 - Capri-Revolution de Mario Martone, 122 mn, Venezia 75

13 - Roma, Alfonso Cuaron, 135 mn, Venezia 75, Lion d’or

14 - The favorite de Yorgos Lanthinos, 120 mn, Venezia 75, Grand prix du Jury et coupe Volpi d’interprétation féminine à Olivia Colman dans le rôle de la reine Ann

15 - Napszallta de Lazlo Nemes, 142 mn, Venezia 75

16 - Suspiria de Luca Giadagnino, 152 mn, Venezia 75

17 - Deva de Petra Szocs, 82 mn, Orizzonti

18 - Dachra de Abdelhamid Bouchnak, 113 mn, Fuori Concorso

19 - The ballad of Buster Sruggs de Joël et Ethan Coen, 133 mn, Venezia 75, Prix du scénario

20 - La quietud de Pablo Trapero, 120 mn, Fuori Concorso

21 - A star is born de Bradley Cooper, 135 mn, Fuori Concorso

22 - L’amica geniale de Saverio Costanzo, 120 mn, Fuori Concorso

23 - The Nightingale de Jennifer Lent, 136 mn, Venezia 75, Prix spécial du jury et Prix Marcello-Mastroianni du jeune acteur émergent pour le comédien aborigène Baykali Ganambarr

24 - The Sisters brothers de Jaques Audiard, 120 mn, Venezia 75, Lion d’argent de la meilleure mise en scène

25 - Frères ennemis de David Oelhoffen , 111 mn, Venezia 75

26 - Dragged across concrete de S. Craig Zahler, 158 mn, Fuori Concorso

27 - The man who surprised everyone de Natacha Merkulova et Aleksey Chupov, 105 mn, Orizzonti

28 - Aquarela de Victor Kossakovski, 89 mn, Fuori Concorso

Et comme il est impossible de résister à prendre quelques photographies à Venise...

BRÈVES NOTES SUR LE FESTIVAL DE VENISE 2018
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