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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 20:58
Le récent voyage de Barack OBAMA et les élections européennes donnent lieu à un téléscopage qu'on peut intituler "Le chevalier blanc et les 27 nains".

Après l'ère Bush, les propos de Barack OBAMA apparaissent comme un changement total de langage qui vient réparer les erreurs grossières de la politique étrangère des Etats-Unis, notamment au Proche-Orient. Et on ne peut qu'approuver sa fermeté, dont il faut souhaiter qu'elle durera jusqu'à la paix, face à Israël. Il n'en demeure pas moins qu'en citant les textes sacrés, il a privilégié les interlocuteurs religieux sur les politiques. Ce n'est plus la croisade de Bush contre la terreur islamique. C'est le projet d'entente cordiale de toutes les religions, des livres, porteuses de paix. Ne manquant même pas de battre sa coulpe sur la poitrine des autres dans une formule quelque peu populiste sur le voile interdit aux femmes dans certains pays, probablement éloignés des livres sacrés. Désignant ainsi un adversaire commun à toutes les religions ?

La seconde partie du voyage de Barack OBAMA est tout aussi intéressante. Voyage en Allemagne, notamment à Buchenwald qui fut délivré  par les troupes  étasuniennes avec la participation d'un grand oncle, voyage sur les plages de Normandie où ont débarqué les troupes alliées conduites par les Etasuniens et qui ont abouti à la libération de l'Europe de la dictature nazie et de l'occupation.

Barack Obama était déjà venu en Europe, c'était essentiellement dans le cadre du G20 et de l'Otan donc du rôle prééminent  des Etats-Unis sur le plan économique et militaire. Cette fois, c'est pour célébrer le rôle historique indiscutable des Etats-Unis lors de la seconde guerre mondiale. Dans tous les cas et de façon plus habile que son prédécesseur, il a affirmé la prééminence "douce" des Etats-Unis et des intérêts des Etats-Unis, y compris en prônant l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne.

Il a en plus profité de l'occasion pour faire comprendre aux Européens qu'ils n'existaient pas, que c'était lui le chef suprême qui conduisait le monde. Que Merkel, Sarkozy et les autres pouvaient jouer des coudes, ils n'étaient pas dans la même catégorie. Qu'il appréciait peut-être la cuisine française mais pas particulièrement celle de son "copain" de l'Elysée.

Pendant ce temps, se déroulaient des élections européennes qui montraient que les politiques de l'Union étaient incapables de se faire entendre de leurs peuples avec le taux d'abstention le plus élevé depuis que le Parlement européen est élu au suffrage universel. Ce camouflet en cours de visite du président des Etats-Unis ne fait que confirmer la désunion européenne dont ont fait preuve les Gouvernements face à la crise.

Le président des Etats-Unis aurait pu reprendre deux citations historiques :  " L'Europe, combien de divisions (dans les deux sens du mot) ?" , " L'Europe quel numéro faut-il appeler ?"

Après cette brève récréation électorale de sous préfecture qui n'a vu apparaître aucune vision de droite ou de gauche à la hauteur des problèmes et de l'Europe, les Européens devraient enfin s'apercevoir que leur petits jeux sont infantiles que les choses se décident ailleurs et que faute d'une unité économique, politique, diplomatique, ils ne seront pas plus utiles que des nains de jardin.

Dans ces conditions qui pourrait reprocher à Barack OBAMA de passer sa soirée à un bon repas en famille avec des amis ?

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Published by Paul ORIOL - dans Europe
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