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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 14:25

 

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Il y a autant de festivals de Cannes que de participants depuis le président Gilles Jacob jusqu'au promeneur sur la Croisette ou même le téléspectateur en passant par le monde du cinéma et ses annexes, les commerçants de la ville ou les investisseurs. Chacun a sa vision du Festival...

 

C'était notre troisième festival avec, cette fois, une accréditation de « Cannes cinéphiles » qui permet d'assister à de nombreuses projections gratuitement, avec ou sans invitation, à condition de s'armer de patience pour faire la queue : il existe de multiples types d'accréditations (11 OOO accrédités, augmentation de 9% par rapport à 2011) avec des queues plus ou moins longues...

 

Quelques notes sur certains films vus


Sur la centaine de films visibles à Cannes durant le festival dans l'une ou l'autre des sélections, nous en avons vu 26 en fonction des possibilités offertes par l'accréditation, les invitations, les horaires, les informations recueillies dans les files d'attente... Plus 8 courts métrages.

Nous n'avons pas vu les films en compétition mais de bons films sélectionnés dans divers cadres : « Un certain regard », « Quinzaine des réalisateurs », « Semaine de la critique », « Cannes classics », « Acid » ou « Cinéma des antipodes »...

 

Deux films israéliens courageux et de qualité dénoncent, de façon différente, la politique de l’État d'Israël.
Dans le premier, Sharkiya, deux frères, bédouins, et la femme de l'un deux vivent en Israël sur la terre de leurs ancêtres, l'un des maigres revenus de cette terre, l'autre en travaillant comme vigile à la gare routière de la ville voisine. Mais cette terre ne leur appartient plus. A l'annonce de leur expulsion, le vigile signale une bombe désamorcée qu'il a lui-même placée sous un banc pour profiter de la minute de gloire et faire savoir à la télévision qu'il va être expulsé. Ce message sera censuré. Et leurs baraques détruites.

Viennent alors les amis et de nouvelles constructions sont immédiatement érigées. Jusqu'à la prochaine fois... « Sharkiya » de Ami Livne, Israel-France-Allemange, 85 mn (Acid).

I

Dans Room 514, c'est la contradiction absolue entre les principes proclamés, démocratiques et légalistes, et la situation dans les territoires occupés qui piège tous les protagonistes. Une jeune et courageuse enquêtrice, forte du témoignage d'un militaire israélien, instruit une plainte contre le comportement du commandant d'une unité d'élite face à des Palestiniens pacifiques. Peu soutenue par son amant et supérieur immédiat, elle confondra cependant le commandant qui ne supportera pas de se voir désavoué dans ce qu'il estime être son devoir. De ce huis clos symbolique de l'isolement d'Israël, nul ne peut sortir indemne. « Room 514 » de Sharon Bar-Ziv, Israël, 90 mn (Acid).

Les hasards de la programmation font que « Cannes Classics » présentait cette année la version restaurée de « Cléo de 5 à 7 », sorti en 1962, dans lequel Agnès Varda avait l'extrême audace de faire parler un appelé de la « mort inutile » qu'il allait affronter en Algérie !

 

Il est aussi question d'Israël dans un autre film, français : ici, un jeune juif de 27 ans vit d'expédients à Paris et décide d'aller travailler en Israël dans le restaurant d'un cousin pour échapper à sa situation et notamment à la charge d'un frère un peu pesant. La motivation de cette Alyah, motivation fréquente d'après le réalisateur, n'est en rien un ralliement idéologique ou religieux à Israël. Mais une façon de (ne pas) régler des problèmes personnels. « Alyah » de Elie Wajeman, France, 90 mn (Quinzaine des réalisateurs).

 

Deux films, sri lankais et algérien, montrent les difficultés de la réinsertion après une guerre civile. Au Sri Lanka, les Tigres tamouls ont perdu une guerre de trente ans. Dans « Ini Avan » (Him, here after), l'un d'eux, deux ans après la fin de la guerre, revient au village, retrouve la femme dont il était amoureux, veuve après un mariage forcé, et tente de construire une nouvelle vie. Mais les villageois n'ont pas oublié, les haines du passé resurgissent. Ses « compétences » lui permettent cependant de trouver du travail dans la ville voisine mais son refus de rejoindre des camarades dévoyés va le mettre en danger...

Parallèlement, la femme de l'employé, licencié à cause de lui, le poursuit parce quelle ne peut plus nourrir ses enfants. Sans naïveté, elle partagera quelques missions louches... et elle reviendra auprès des siens. Tandis que lui devra essayer de survivre dans un pays où l'on ne peut pas repartir à zéro. « Ini Avan » (Him, here after) de Asoka Handagama, Sri Lanka, 104 mn (Acid).

 

C'est du même thème que traite le film algérien « El Taaib » (Le repenti). Suite à l'offre du gouvernement, un islamiste accepte d'abandonner la lutte armée et rentre dans son village où ceux qui ont perdu des membres de leur famille veulent le liquider.

Dans la ville voisine, enregistré au commissariat de police comme repenti, le commissaire lui trouve du travail dans un bistrot, veut lui faire dénoncer ses anciens « frères » et, finalement, l'engage dans une entreprise pour soutirer de l'argent au pharmacien du coin... « El Taaib » (Le repenti) de Merzak Allouache, Algérie-France, 87 mn (Quinzaine des réalisateurs).

 

Plusieurs films venaient d'Amérique latine.


Xica da Silva du Brésilien Carlos Diégues (qui présidait par ailleurs le jury de la Caméra d'or) conte l'histoire de la belle esclave Xica qui ensorcelle les hommes et notamment l'envoyé du roi du Portugal venu contrôler les richesses diamantifères... qui n'arriveront que très partiellement au Portugal. Pour elle, il fera des folies...

Comédie réjouissante sur la société coloniale portugaise du XVIIIème siècle au Brésil.

 

Carlos Diéguès Cannes 21012 2Carlos Diéguès

 

Un autre film brésilien, plus récent, plus réaliste « Cabra marcado para morrer » (Un homme à abattre) est une enquête sur la famille dispersée d'un militant paysan assassiné pendant la dictature qui peut intéresser les militants brésiliens. « Cabra marcado para morrer » (Un homme à abattre) de Edouardo Coutinho, Brésil, 120 mn (« Cannes classics »).

 

Deux films portaient sur l'histoire plus ou moins récente de pays sud-américains.

« No » narre l'histoire de la victoire du « non » lors du référendum, organisé par Pinochet en 1988. Ce film déclenche habilement l’enthousiasme des spectateurs malgré son ambiguïté. Il décrit la bataille entre les « purs » du camp du « non » et ceux qui pour gagner font appel à une habile publiciste « créatif ». Grâce à son talent, le « non »l'emporte dans un référendum que les partisans de Pinochet étaient sûrs de gagner.
L'artisan de la victoire du
« non »peut reprendre sa place auprès de son patron qui menait la campagne du « oui » dans l'agence de publicité dont il sera le principal fleuron. « No » de Pablo Larrain, Chili, 115 mn (Quinzaine des réalisateurs).

 

« Infancia cladestina » (Une enfance clandestine), raconte l'histoire d'un couple de Monteneros qui rentrent, avec leurs deux enfants, en Argentine pour participer à la lutte armée en 1979. Juan, 12 ans, est scolarisé sous le nom d'Ernesto et devient amoureux d'une camarade de classe à qui il propose de partir... Ses parents sont traqués par la police, son père tué, sa mère arrêtée (au minimum). Laissé par la police devant la porte de sa grand-mère, quand celle-ci demande, « qui est-là ?». Il hésite et répond « Juan »... et non « Ernesto »... Signant la fin (le rejet ?) de la clandestinité. « Infancia cladestina » (Une enfance clandestine) de Beminjamin Avila, Argentine-Espagne-Brésil, 112 mn (Quinzaine des réalisateurs).


Le thème de la jeunesse était traité dans quatre films.


Avec « Despuès de Lucia » (Après Lucia), qui se passe dans la jeunesse de la petite bourgeoisie, d'un pays émergent, le Mexique, changement de pays, d'époque, de monde.

Après la mort, dans un accident de voiture de Lucia, son mari s'installe à Mexico avec sa fille pour commencer une nouvelle vie. Dans un milieu de jeunes, apparemment libérés, « modernes » (cannabis, iphone), la jeune Alejandra dont les ébats ont été filmés par son partenaire et diffusés, va devenir, rapidement, le souffre douleur de sa classe. Elle n'en dira rien à son père, jusqu'au drame. « Despuès de Lucia » de Michel Franco, France-Mexique, 103 mn (Un certain regard).

 

« Gimme the Loot » d'Adam Leon, Etats-Unis, 80 mn (Un certain regard). Dans le Bronx, un couple de jeunes Noirs veulent réaliser un graffiti géant pour répondre à un gang rival. Pour cela, ils vont se lancer dans la recherche d'argent par des méthodes peu orthodoxes qui ne seront pas très fructueuses... Dans cette comédie, les questions sociales sont loin d'être oubliées et si ces deux jeunes n'arrivent pas résoudre tous les problèmes, ils arrivent cependant à se retrouver.

 

« La tête la première ». Dans ce film, la jeune Zoé prend la route pour approcher un écrivain qu'elle admire quand elle rencontre Adrien, le voyage prend soudain une direction différente où les deux jeunes ont des difficultés à prendre conscience qu'ils se sont trouvés... Dans la société actuelle, même « libérée », on peut encore traiter de façon légère l'éternelle rencontre du premier homme (A?) et de la première femme (Z?). « La tête la première » de Amélie Van Elmdt, Belgique, 100 mn (Acid).

 

Dans Broken, la violence extrême se déchaîne entre voisins et au sein de la famille. Un jeune est salement tabassé par un voisin dont la fille l'accuse, faussement, de viol. C'est le début de l'engrenage... « Broken » de Rufus Norris, Royaume-Uni, 90 mn, (Semaine de la critique).

 

« Casa Nostra » (Notre maison) de Nathan Nicholovitch , France, 94 mn.(Acid) En route vers le pavillon familial, deux sœurs et un frère se retrouvent pour aller jusqu'à la maison familiale alors que leur père est mourant. C'est l'occasion, pour les trois, de se redécouvrir... NN pose la question « Qu'est-ce qu'une famille, qu'est-ce qu'une lignée ? »

 

 

« The Central Park five » (Les 5 de Central park) démonte l'injuste condamnation de 5 jeunes pour des actes qu'ils n'ont pas commis. En 1989, le viol d'une joggeuse à Central Park secoue les États-Unis. Sous la pression politique et médiatique, il faut trouver des coupables rapidement : cinq jeunes noirs feront l'affaire. Malgré tout ce qui pourrait les innocenter, notamment les analyses d'ADN !!! Seuls,les aveux du coupable, quelques années plus tard permettront le rétablissement de la vérité. Les auteurs utilisent de façon efficace les archives, les entretiens avec les acteurs de cette erreur judiciaire... The Central Park five (Les 5 de Central park) de Ken Burns, Sarah Burns et David Mac Mahon, Etats-Unis, 119 mn, (Hors compétition).

 

Dans « Face to face », un jeune ouvrier du bâtiment emboutit la Jaguar de son patron, à la suite de son licenciement,. Au lieu d'être mis en jugement, il se retrouve devant un conciliateur avec sa mère et son meilleur ami d'une part, le patron, sa femme, un cadre, des collègues de travail et deux secrétaires d'autre part. Tirant, habilement, sur le fil de ce licenciement, le conciliateur va mettre à jour la responsabilité du patron, dans tous les dysfonctionnements de l'entreprise à tous les niveaux. Après quelques explications douloureuses, de bonnes résolutions et les mesures qui s'imposent dans la gestion de l'entreprise, tout va rentrer dans l'ordre à la plus grande satisfaction de tout le monde ou presque (les frasques du patron ont été dévoilées), y compris des spectateurs... Face to face de Michael Rymer, Australie, 85 mn, (Cinéma des antipodes).  

 

« Tahrir,place de la Libération » de Stefano Savona, France-Italie, 91 mn

Chronique sur la place Tahrir au Caire, à partir du 6ème jour de la Révolution.

 

« La Vierge, les Coptes et moi » de Namir Abdel MESSEEH, France, Qatar, 85 mn. (Acid).

Namir qui a décidé de faire un film sur les apparitions de la Vierge en Égypte. Les problèmes commencent... Ce film, présenté par l'ACID*, a reçu un accueil chaleureux des spectateurs et trouvé à cette occasion une distributrice.

 

« Ombline » de Stéphane Cazes, France, Prix au Festival Cannes Junior. Lors de l'arrestation de son mari qui est tué à cette occasion, Ombline blesse un policier et se retrouve enceinte et en prison. Elle accouche en prison, élève son enfant pendant 18 mois puis l'enfant est placé en famille d'accueil... Malgré les multiples difficultés rencontrées durant ce séjour, elle s'en sortira et retrouvera son enfant.

 

Dans cette société, la drogue s'est aussi installée, non seulement le cannabis, drogue qui se veut de connivence mais la drogue dure. « Stalingrad lovers » a été tourné dans les milieux du crack dans le quartier de Stalingrad (Paris). C'est l'histoire d'Isaïe qui a promis à son ami de rapatrier son corps à Touba (Sénégal) en cas de malheur et une plongée documentaire avec des acteurs professionnels et un groupe de dealers et d'usagers dans le monde parallèle de la drogue. « Stalingrad lovers » de Fleur Albert, France, 83 mn (Acid).

 

Dans le cadre de « Cannes Classics » :

 

- « Kalpana » de Uday Shankar, Inde, 1948, 155 mn : Film indien remarquable qui insère chants et danses dans l'histoire sociale et politique de l'Inde.

- « Xica da Silva » de Carlos Diegues, Brésil, 1976, 114 mn,

- « Viaggio in Italia » (Le voyage en Italie) de Roberto Rossellini, 1954, Italie, 97 mn : Un couple d'anglais qui bat de l'aile vient en Italie pour vendre une somptueuse villa dont ils ont hérité. Ils repartiront sur de nouvelles bases.

- « Cléo de 5 à 7 » de Agnès Varda, France, 90 mn, 1962

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Agnès Varda


- « Woody Allen : documentary » de Robert Weide, Etats-Unis, 113 mn : Un documentaire sur Woody Alen et sur ses films, réjouissant à travers les bons mots de W.A. Permet d'aller au delà et d'entrer dans sa vision du monde.

- « Me and me Dad » de Katrine Boorman, Etats-Unis, 66 mn : Sur son père, John Boorman sur le grand réalisateur étasunien (Delivrance, Excalibur…) et toute sa famille. Humour et tendresse.

- « Claude M le cinéma » (Claude Miller, cinéaste de l'intime) de Emmanuel Barnault, France, 52 mn : Portrait de Claude Miller, récemment décédé, auteur de 17 films dont la « Meilleure façon de marcher », « Garde à vue », « L'effrontée », « La classe de neige », « Un secret » … Long entretien entrecoupé d'extraits de films et des témoignages de Annie Miller, sa femme et productrice, de Luc Béraud, scénariste, de Bertrand Blier, de Jean-Louis Livi, et de Charlotte Gainsbourg.

 

8 courts métrages

 

  • « Tram » de Michaela Pavlàtovà, France-Tchéquie : remarquable dessin animé sur les fantasmes d'une conductrice de tram, ses passagers, sa machine...

  • « The curse » de Fyzal Boulifa, Royaume-Uni Maroc : Dans un village dans le désert une jeune femme est surprise en relation amoureuse par un jeune d'une dizaine d'années qui la fait chanter pour des sucreries, brise sa réputation...

  • « Wrong cops » de Quentin Dupieux, France : récit parodique sur le premier jour de la semaine d'un flic étasunien qui livre de la drogue et s'acharne sur un jeune écoutant de la musique avec son baladeur. Première partie d'un long métrage à venir.

  • « Portret z pamieci » (Portrait) de Marcin Bortkiewicz, Pologne : début d'Alzheimer chez une grand-mère qui aime trop les vampires.

  • « Os mortos vivos » de Anira Rocha da Silveira, Brésil.

  • « Soirée foot » de Luc Béraud, France, 9 mn. (Acid).

  • « La marque des champions » de Stéphane Kazandjian, France, 10 mn (Acid).

  • « Emily de Ben Mathews », Australie, 20 mn

 

 

 

  • NB : Acid : association des cinéastes pour le cinéma indépendant et sa distribution. Cette association dont c'était le vingtième anniversaire, soutient, chaque année, une dizaine de films pour essayer de leur trouver un public et surtout un distributeur (450 films soutenus). Les films sont projetés en préence de l'équipe réalisatrice. Ils sont repris à Paris à l'automne au Nouveau Latina...

  • Les projections ont lieu au cinéma des Arcades à deux pas de la Croisette et à la MJC Picaud. L'entrée est gratuite pour tous les accrédités et pour les invités. Les invitations sont attribuées à toutes les personnes intéressées.

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MJC Picaud

 

Informations diverses


Pétrole et cinéma : Nous avions entendu parler de l'arrivée de l'argent du pétrole dans le sport, la télévision, les affaires... Nous avons découvert qu'il était aussi arrivé dans le cinéma à travers des informations parues dans la presse diffusée gratuitement au festival, le plus souvent anglophone.

TwoFour 4 société d'État gérant les industries des médias et de contenus créatifs et la commission du film d 'Abou Dhabi ont lancé un crédit d'impôt, opérationnel dès le 01/09/12. L'aide prend la forme d'une réduction pouvant atteindre jusqu'à 30% des dépenses effectuées dans l'émirat. Elle concerne les projets de longs métrages, fictions, documentaires, publicité ou clips. : services ou biens payés à Abou Dhabi, frais de location, studios de tournage, de post production, dépenses liées à l'hébergement de l'équipage ou du transport... Digital domaine media Group en collaboration avec TwoFour54 va construire une école de média et un studio à Abou Dhabi.

 

Le Doha film institute accompagne 23 projets avec de nombreux pays : Algérie, (1 long métrage, 2 documentaires), Liban, Maroc-GB-EU, Jordanie-PB-Allemange, Palestine, Maroc-France, Égypte, Koweït, Jordanie-France, Syrie, Liban-Arménie, Tunisie, Maroc, Algérie-France, Libye, Qatar...

 

Pour certaines, les investissements - par des sociétés luxembourgeoises notamment - dans le cinéma comme dans le foot chercheraient essentiellement le prestige (monter les marches...). Notre hôtelier connaissait surtout les dégâts commis dans les hôtels par leurs excès...

 

Le budget du Festival est de 20 millions d'euros chaque année. La moitié par des fonds publics : ministère de la culture et de la communication, ville de Cannes, région Paca et le département des Alpes maritimes.

 

Une vitrine internationale : Pendant le festival, les marques du luxe installent des espaces privés dans les suites, afin d'habiller, maquiller et coiffer les stars. Le Martinez en dénombre 24 cette année. : Chopard, Gucci, YSL...

Tous les services apports aux stars sont gratuits.

Au 7ème étage de l'Hôtel Martinez, la suite Christian Dior occupée par la maison pendant le festival s'étend sur 450 m2, Complètement redécoré dans les couleurs de la marque. Louable à l'année, la suite coûte la modique somme quotidienne de 30 000 euros.

 

Marché du film : l'an dernier 800 millions de dollars de chiffre d'affaires.

 

Le cinéma sur la Côte : Tout confondu – télé, photo, - ce sont 284 projets (contre 204 en 2010) qui ont été mis en boite sur la Cote d'Azur, l'an passé. Mieux encore, en 2011, la Côte a accueilli 14 équipes de films long métrage. Soit 178 jours de tournage, plus de 10 000 nuitées pour les hôteliers et 9 millions d'euros pour l'économie azuréenne.

 

 

Les chasseurs d'images : Face aux « marches » se groupent des photographes professionnels ou non. Nous avons fait connaissance d'un amateur passionné qui vient tous les ans à Cannes, depuis 4 années, pour saisir l'image des personnalités qui descendent le fameux escalier ou en d'autres circonstances et qu'il publie ensuite sur son site (http://www.focale31.com/photographes/qui_suis_je.php?id=2537). Il fait aussi des photos avec des modèles.
Notre photographe tire 100 à 150 photos pour en retenir 3 ou 4. mais certains peuvent aller jusqu'à plus de 1000 dans la journée.

Ils sont une vingtaine de non-professionnels qui se retrouvent chaque année, français essentiellement, (l'an dernier un Russe, un Italien), deux tiers hommes, un tiers femmes, avec chacun son escabeau et son matériel. Parmi eux un chirurgien, un cadre dans une grande entreprise...

 

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La citation du Festival : « Fille d'une Suédoise et d'un Italien mais vivant à Paris et New York, je suis encline à l'internationalisme ou au nomadisme... Connaître d'autres cultures m'aide à comprendre combien ma façon de penser et même de sentir n'est pas bonne ou mauvaise mais culturellement liée. Voyager ouvre mon esprit. » Isabella Rossellini.

 

Mais le Festival de Cannes, c'est aussi pour beaucoup, l'occasion de voir et de se faire voir dans la rue... La mode, cette année, était les robes, les corsages... au crochet.

 

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Published by Paul ORIOL - dans Cinéma
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