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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 10:47

 

 

Beaucoup de monde dit ne pas croire aux sondages surtout quand ils sont défavorables. Tout le monde se réjouit dans le cas contraire. Il serait presque inutile de les consulter, en regardant la tête des candidats et de leurs amis.


 

Que disent-ils ?


 

Pour le second tour de l'élection, toujours envisagé entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, François Hollande l'emporterait nettement : en reprenant les 11 derniers sondages de CSA, François Hollande est chaque fois en tête avec une moyenne de 56,3% de voix favorables, variant de 53% à 60%. Les autres instituts donnent l'avantage à François Hollande.
Pour la fiabilité de ce pronostic, voir ici. 


 

Encore faut-il que ces 2 candidats soient choisis au premier tour. Que permettent de penser les sondages.


 

Pour prendre un exemple, d'après les 11 sondages de CSA réalisés du 9-10 janvier au 16-17 avril 2012, Hollande parti à 29 % en janvier, Hollande se trouve à 29% en avril avec des variations qui l'on conduit aux valeurs extrêmes de 31 et 26%. Sarkozy, parti de 26%, se retrouve à 24% avec comme maximum 30 et minimum 24.


Quoi qu'il en soit, tous les sondages, de tous les instituts, depuis des mois mettent François Hollande et Nicolas Sarkozy en tête. Seul l'ordre de préséance de ces deux candidats a varié avec de faibles différences.

 


Quand on pense aux pages qui ont été écrites pour expliquer la hausse ou la baisse d'un sondage à l'autre de l'un des candidats ! Si des scientifiques pouvaient dire dans quelle mesure ces variations sont supérieures aux marges d'erreur de la technique utilisée. Cela éviterait bien des élucubrations sur des différences inexistantes. Mais peut-être est-ce là une des fonctions principales de l'élection présidentielle. Discuter plus des sondages que des problèmes politiques.


Qui peut par exemple dire quelle sera la politique extérieure de la France en ca s de victoire de l'un ou l'autre des candidats ? La France est intervenue militairement, mandatée ou non, en Afghanistan où la guerre continue, en Libye avec les conséquences que l'on voit aujourd'hui en Libye et Afrique subsaharienne, en Cote d'Ivoire dont on ne parle plus... Qu'en pensent les candidats ? Que proposent-ils ? Quelles questions posent les journalistes ?
Les sondages s'autoentretienent et font vendre et sondages et journaux. C'est leur charme principal ?


 

Pour 5 candidats, les sondages semblent sans appel depuis le début de l'année. Ils ne devraient pas dépasser 2 à 3%. Pourtant, Eva Joly, dans les sondages suivant sa nomination, était au dessus de 5% et pouvait espérer, avec une bonne campagne, faire beaucoup mieux. Cela ne semble pas le cas. Est-elle seule responsable ou a-t-ele été victime du syndrome Ségolène Royal ? Faut-il parler des cadres verts déçus qui auraient préféré Nicolas Hulot quand la base a choisi Eva Joly ?


 

La difficulté des instituts de sondage pour cerner le le vote d'extrême droite est connue. Sur ou sous estimé lors des élections précédentes. Il se complique cette année par la tentative de dédiabolisation du FN par Marine Le Pen, de la volonté de celle-ci d'aller au delà des thèmes habituels de l'immigration et de la sécurité. Apparemment, Marine n'est pas la simple copie de Jean-Marie. Cela peut dérouter une partie de la clientèle traditionnelle.
Après avoir tutoyé les deux "favoris" des sondages, ses pourcentages se sont légèrement tassés ce qui peut expliquer un retour aux thèmes traditionnels.

Mais il faut garder en tête la difficulté des instituts de sondages à prévoir les scores de l'extrême-droite. Et surtout prendre fortement conscience qu'en France, aujourd'hui, annoncer que l'extrême droite peut obtenir 15 à 20% des voix des Français est devenu admis et banal ! Il semble cependant peu probable, mais non certain, qu'elle soit en course pour le second tour.


 

Le seul candidat que cela semble indigner de l'écho de l'extrême droite est Jean-Luc Mélenchon. Le seul qui le dit clairement ? Dans son discours de Marseille notamment. Efficacement pour le faire reculer ?

Quant aux sondages le concernant... Comment les instituts peuvent-ils "redresser" les données brutes qu'ils recueillent. Il n'a jamais été candidat. Sa campagne est reconnue par tous, quelquefois de façon intéressée, comme bonne et il n'est pas possible de faire des comparaisons avec résultats de Marie-Georges Buffet ou de l'extrême gauche


 

Quoi qu'il en soit, crédité de 6% jusqu'en janvier 2012, il a progressé régulièrement depuis jusqu'à être qualifié un peu rapidement peut-être de "troisième homme" avec 13 à 17% suivant les instituts dans les 15 derniers jours.
Cette montée est-elle un artefact ou traduit-elle une réalité ? Peut-elle continuer dans les derniers jours ? Bien sûr, le verdict comme pour les autres candidats tombera dimanche en fin d'après midi.


Ce qui est certain, c'est que ce succès sondagier est conforté par le soutien populaire. S'il est difficile de dire qui a gagné, de Nicolas Sarkozy à La Concorde et de Fançois Hollande à Vincennes, chacun annonçant 100 000 personnes à son rassemblement, peut-être, est-ce finalement Mélenchon à La Bastille, et à Toulouse, et à Marseille...


 

A cette bataille des chiffres lors des rassemblements, il est possible de joindre une bataille plus objective sur la toile. En effet, il est possible de savoir combien d'internautes ont suivi les discours en direct sur internet. Les données sont publiques. Ce n'est pas un vote, ce n'est pas une participation militante mais les chiffres là encore entre Hollande, Sarkozy et... Mélenchon. 


Mais ces rassemblements sur la place publique, cette activité sur la toile montrent l'intérêt porté aux candidats, mais ne préjugent en rien du vote des électeurs. Mais quelle a été la valeur prédictive des sondages lors de l'élection précédente ?


 

François Hollande a vu aussi que la progression du candidat du Front de gauche ne se faisait pas à son détriment mais contribuait plutôt à gonfler les résultats de l'ensemble de la gauche. Il a gauchi quelques propos, avec modération pour ne pas effaroucher les centristes. Finalement, les sondages mettent Jean-Luc Mélanchon au niveau des résultats de la présidentielle de Georges Marchais en 1981... Et le clan Chirac qui semble vouloir jouer le même jeu qu'en 1981 avec Giscard...

 

Tout cela vient-il conforter les prévisions du second tour ?

 

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Published by Paul ORIOL - dans Actualité
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commentaires

FAYOL BERNARD 04/05/2012 09:00

FRANCOIS HOLANDE PEUT DIRE MERCI AUX MEDIAS POUR LE LYNCHAGE MEDIATIQUE QUE SES DERNIERS ONT FAIT SUR NICOLAS SARKOSY PENDANT 5 ANS QUI AS ABOUTIT ET CONSTRUIT L ANTI SARKOSISME

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