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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 20:01

Voici quelques photos à la suite de notre bref séjour quasi annuel à Londres.

Je rêve d'une photo qui suggèrerait, évoquerait, montrerait le contraste, la confrontation, l'opposition ou la complémentarité entre les monuments de Londres, anciens et modernes, la pierre et le verre/acier.

Les premières photos ci-après iront dans ce sens mais la quantité ne remplace pas la qualité/la compétence.  Ensuite une série d'images du bord de la Tamise, de Regent's Park, de Camden, de Richmond, de la British Library, de la Royal Academy.... Et des photos diverses au hasard de balades dans Londres..

 

Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres

Derrière la "façade" de la rive gauche de la Tamise, rénovation importante de Canari Wharf à la London Tower.

Quatre jours à LondresQuatre jours à Londres
Quatre jours à LondresQuatre jours à Londres
Quatre jours à LondresQuatre jours à Londres

Dans Reget's Park, il y avait beaucoup de familles musulmanes, c'était le jour de la fin du Ramadan,  le jour de l'Aïd el Fitr.

Quatre jours à Londres
Quatre jours à LondresQuatre jours à Londres
Quatre jours à LondresQuatre jours à Londres
Quatre jours à LondresQuatre jours à LondresQuatre jours à Londres

Camcen market mériterait à lui seul un album

Quatre jours à Londres
Quatre jours à LondresQuatre jours à Londres
Quatre jours à LondresQuatre jours à Londres
Quatre jours à LondresQuatre jours à LondresQuatre jours à Londres

British Library, Richmond, Royal academy

British Library
British Library
British Library

British Library

Richmond
RichmondRichmond
RichmondRichmond

Richmond

Royal Academy : l'escalier, un tableau "L'homme en feu".
Royal Academy : l'escalier, un tableau "L'homme en feu".

Royal Academy : l'escalier, un tableau "L'homme en feu".

Au hasard de la rue....

Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres
Quatre jours à Londres

Et le séjour s'achève où il a commencé... à la gare ST Pancras international.

Quatre jours à Londres
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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 19:59

Le citoyen européen a pu suivre, au jour le jour, les négociations sur l'avenir de la Grèce dans l'Union européenne, peut-être pas toujours dans leur réalité brute mais à travers les déclarations des participants, les commentaires des politiques et des journalistes embarqués.
Il a pu sentir une partie de ce qu'il y avait de fabriqué dans ces déclarations en vagues qui ressemblaient fort à des « éléments de langage » même s'ils n’étaient pas télécommandés par une source unique mais auto-produits, avec comme point d'orgue un diktat appelé compromis.

La pression des marchés boursiers n'a pas été invoquée pour justifier la rigueur libérale imposée à la Grèce alors que la bourse de Shanghai dévissait. Seules l'idéologie libérale des gouvernants européens, et des raisons politiques, expliquent les contraintes imposées au gouvernement grec.

Les règles, avancées sans nuance par les ministres des finances et nommément par le ministre allemand, Wolfgang Schaüble, ont prévalu sur tout autre considération économique ou sociale. Non parce qu'elles permettaient de résoudre le problème mais pour punir le peuple grec pour son vote et avertir le peuple espagnol et Podemos : aucune concession même partielle à attendre quoi qu'il en coûte aux peuples grec, espagnol...

Ce ne sont pas les froids technocrates de la Troïka qui ont décidé. Ceux du FMI ont même fait connaître leur opposition pendant les négociations. Ce sont les ministres des finances, politiques, élus par leur peuple.

La décision est politique. Elle a été prise par ceux qui pensent, par rigidité idéologique, que ce qui est bon pour l'Allemagne est bon pour tous les pays européens. Ou plus exactement que ce qui est bon pour les rentiers allemands (1) est bon pour l'Allemagne et donc pour tous les pays européens.

D'autres propositions existent qui respecteraient l'autonomie politique du gouvernement et du peuple grecs. Comme le suggère Dominique Strauss-Kahn : « Ma proposition est que la Grèce ne reçoive plus aucun financement nouveau de la part de l’UE comme du FMI mais qu’elle bénéficie d’une très large extension de la maturité et même d’une réduction nominale massive de sa dette à l’égard des institutions publiques. » ( Le Monde 27/06/15).

Les « Économistes atterrés » précisent et montrent bien comment les gouvernants européens dominants outrepassent leurs pouvoirs légitimes : « Le fait que la négociation ne porte pas uniquement sur les cibles d’excédents budgétaires primaires (c’est-à-dire avant paiement des intérêts), mais aussi sur la façon d’atteindre ces cibles, pose un problème démocratique. Il existe en effet de nombreuses façons de dégager un excédent budgétaire donné (entre réduire les prestations sociales, augmenter les impôts, réduire les dépenses militaires, etc.). Le choix relève d’une décision politique, qui devrait en toute logique démocratique être confiée aux parlementaires grecs qui décideraient en fonction de critères de justice sociale ou de priorités de développement. Ce n’est pas aux créanciers d’arbitrer entre différentes mesures budgétairement équivalentes, car sinon la démocratie est vidée de sa substance et la Grèce transformée en colonie de la dette » (Esther Jeffers, Henri Sterdyniak et Sébastien Villemot, pour les Économistes atterrés, Libération 25/06/15).

La première conséquence politique, évidente et annoncée ci-dessus, c'est la mise sous domination coloniale de la Grèce par l'Eurogroupe. C’est une énorme entorse, avouée, à la démocratie, principe fondamental de l'Union européenne. Les entorses précédentes en Grèce sont connues, avec le rôle de la Troïka, la précédente tentative de référendum grec interdite... Et dans d'autres peuples de l'Union : si un peuple donnait un avis non conforme aux desiderata, un second référendum était organisé ou le gouvernement rectifiait le tir.
Il est fort possible qu'il en soit de même cette fois en Grèce : de nouvelles élections pourraient amener une majorité plus docile à la « vouli », le parlement grec. Avec le risque de voir se lever « l'aube dorée ».

Devant la caricature de la démocratie intergouvernementale européenne, l'idée est réapparue chez les commentateurs, d'une organisation fédérale de l'Union. Le moment ne semble pas très favorable. Les gouvernants ne vont pas rendre, même théoriquement, à une instance supranationale, un pouvoir qu'ils ont accaparé sans vergogne. Alors qu'ils ont fait obstacle aux discrètes avancées dans ce sens.

Jean-Claude Juncker a été élu, indirectement, par les peuples comme président de la Commission européenne, contre la volonté d'Angela Merkel. Ses prises de position, variables, n'ont guère été prises en compte ces derniers jours. Ni ses raisonnables propositions antérieures de solidarité, de répartition dans les différents pays de l'Union des demandeurs d’asile pour soulager l'Italie, la Grèce et Malte. Ou l'idée d'une relance européenne...

Finalement, ces longues négociations aboutissent à des conclusions qui vont être douloureuses pour le peuple grec sans apporter de solution durable aux questions financières. La proposition du FMI d'un allègement de la dette, effacement, rééchelonnement, faite pendant les négociations, rejoignait la revendication principale du gouvernement grec. Elle a été écartée.
Au delà, « Le Fonds Monétaire International a mis en évidence les failles qui s’entrevoyaient déjà dans l’accord entre la Grèce et ses créditeurs. Il a mis fermement en avant le problème de la dette excessive, en en faisant une condition pour continuer à participer au sauvetage d’Athènes. Car la dette peut freiner la croissance. C’est la volonté politique qui manque. Et avec l’Allemagne hantée par le déficit zéro, la disponibilité à en discuter se réduit, alors que la relance de la zone euro en aurait grand besoin ». (Sole 24 Ore 16/07/15)
Dans les jours qui viennent, les autorités vont probablement essayer de redresser l'image de ce malheureux sommet.
Il est fort probable que, dans quelques mois, tout sera à reprendre, dans de plus mauvaises conditions...

Un dommage irrémédiable a été porté à l'Union européenne. Au niveau des États, au niveau des peuples.

Au niveau des États, le dommage le plus évident touche l'image du couple allemand comme moteur des avancées européennes. Le mythe semble éventé. Certes les discours essaieront de masquer la réalité mais la prééminence du gouvernement libéral allemand est nettement apparu. Il faut dire que la partie était difficile pour François Hollande avec des alliés comme le vice-chancelier, social démocrate, Sigmar Gabriel et ses déclarations plus dures que celles d'Angela Merkel.

Les intérêts supposés des États ont interdit, ouvertement, toute notion de solidarité. Parmi ceux qui, comme les Grecs, pensaient qu'une solution pouvait être trouvée en restant dans l'eurozone et dans l'Union européenne, nombreux sont ceux qui vont être tentés par le rejet de l'une et de l'autre .

Ce désenchantement de l’Union européenne ne peut que renforcer les tendances nationalistes qui fleurissaient déjà dans nombre de pays de l'Union. Et l'Allemagne ne sera pas la dernière à en faire les frais. Par la faute et l'arrogance de ses gouvernants.
Nés après la guerre, ces gouvernants se sont débarrassés, justement, du complexe de culpabilité de leurs prédécesseurs. Mais ils semblent avoir aussi oublié qu'être la première puissance de l'Union suppose des droits mais aussi des devoirs. Et notamment des devoirs de solidarité qu'ils négligent à l'intérieur et aussi à l’extérieur.

Dès qu'il est question « d'aide » au niveau européen, la contribution allemande est mise en avant. Il ne faut pas oublier cependant que d'autres pays, au prorata de leur richesse, contribuent au budget de l'Union européenne.
« La contribution de chaque État est proportionnelle à sa richesse et à son niveau de développement. Ainsi, la somme des contributions de l'Allemagne, de la France, de l'Italie et du Royaume-Uni représente presque les deux tiers des recettes totales de l'Union. En effet, l'Allemagne participe (dès 2011) à hauteur de 19,56 %, la France à 17,60 %, l'Italie à 13,40 % et le Royaume-Uni à 11,92 %. L'Espagne contribue quant à elle à hauteur de 8,89 %. Certains États contribuent plus qu'ils ne perçoivent des politiques communautaires, ils sont appelés 'contributeurs nets'» (wikipedia).

Et qu'il y a 11 États qui sont des contributeurs nets - c'est à dire qui versent plus qu'ils ne reçoivent. Il faut noter que des petits pays qui ont hurlé avec le loup pour dire qu'ils ne voulaient pas payer pour la Grèce, aucun n'est une contributeur net (voir tableau)

L'Union européenne ébranlée...

Avec ou sans éclatement de l'eurozone ou de l'Union européenne, cette arrogance et ce manque de solidarité va entraîner une montée du nationalisme anti-allemand, là où devrait exister une solidarité des peuples contre ces gouvernants aveuglés.
Lors des prochaines élections, il y a fort à parier sur une augmentation du nombre d'abstentionnistes : à quoi bon voter ? Et des suffrages de droite extrême.

La démolition du rêve ou du mythe européen a été entreprise par les gouvernements de l'Union européenne.

1 – Bien que l'Allemagne soit un des pays les plus prospères en Europe, il est loin d'être celui où cette prospérité est la mieux répartie. La pauvreté a augmenté, à l'échelle nationale, en 2013 par rapport à 2012 et le fossé qui existe entre régions s'est accentué depuis 2006. (Les Échos 20/02/15)
- Le PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat en Allemagne est de 32 550 euros (28 360 en France) parmi les plus élevés en 2013 (après les Pays-Bas, l'Irlande, l’Autriche, la Suède et le Danemark) mais son taux de pauvreté est plus important qu'en Belgique, France, Suède, Hongrie, Danemark, Pays-Bas, Norvège. Source Commission européenne (AMECO), données provisoires et prévisions

Taux de pauvreté en % du revenu médian (Allemagne 1584 euros, France 1558)

Taux à 60% : Allemagne 16,1% France 14,1%

Taux à 50% : Allemagne 9,6% France 6,9%

Taux à 40% : Allemagne 4,2% France 3,2%

L'Union européenne ébranlée...L'Union européenne ébranlée...
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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 17:24

Revue de presse n° 169 (Europe)

La fiscalité écologique ne représente plus que1,8 % du PIB en 2012 contre 2,2 en 2000. et la France occupe le 25ème rang sur les 28 pays de l'UE.
Le taux d'emploi des 55-64 ans a augmenté de 8,9 % en France entre 2008 et 2014. Avec une augmentation moyenne de 7,4 dans la zone euro et de 6,3 dans l'UE. Le plus fort taux d’augmentation est en Allemagne et Italie 11,9. Moindre dans les autres pays : 8,4 Luxembourg, 8,2 Belgique, 7,8 Pays-Bas, 6,3 Autriche, 3 au Royaume-Uni, 2,6 Finlande.Il a diminué en Irlande 0,9, Espagne 1,2, Portugal 2,9 et Grèce 9 %.
L'écart entre le temps de travail des salariés hommes et femmes était en 2014 de 8,6 heures par semaine en Allemagne, 8,4 au Royaume-Uni et de 4,7 heures en France...
Une personne en emploi en Allemagne a produit 14 % de richesses de moins qu'en France. Et 8,5 % au Royaume-Uni. Si les Français étaient aussi « inefficaces »que les Allemands, il y aurait 4,4 millions d’emploi de plus et 2,5 millions avec la productivité britannique.
9,4 % de la population active de Slovénie étaient détachés dans un autre pays. Et 12 % au Luxembourg. Alter éco juin 2015

« L’Allemagne est vraiment le meilleur exemple d’un pays qui, au cours de l’histoire, n’a jamais remboursé sa dette extérieure, ni après la Première, ni après la Seconde Guerre mondiale. L’Allemagne est le pays qui n’a jamais remboursé ses dettes. Elle n’est pas légitime pour faire la leçon aux autres nations. »
« L’Europe a été fondée sur le pardon de la dette et l’investissement dans le futur. Pas sur l’idée d’une pénitence infinie. Nous devons nous souvenir de cela »
« Les Grecs ont fait, sans le moindre doute, de grosses erreurs. Mais nous ne pouvons demander à ce que les nouvelles générations doivent payer pendant des décennies pour les erreurs de leurs parents ». Thomas Piketty cité par BMF/TV 07/07/15

Le FMI a rendu public juste avant le référendum, un document de travail évoquant plusieurs scénarios pour l’avenir de la dette grecque. Pour les experts de l’institution, le seul qui tienne la route à moyen terme passe par une annulation partielle des créances détenues par les États européens. Non parce que les Grecs sont incapables de se réformer comme le sous-entend l’institution. Mais parce que les politiques demandées sont incompatibles avec un redressement de l’économie. Alterécoplus 06/07/15

Tsipras : « Ce que nous appelons la crise grecque n'est que l'impuissance à trouver une solution définitive à la crise d'une dette qui s'autoalimente (…) nous voulons trouver un compromis honorable pour éviter une rupture avec la tradition européenne. Nous sommes conscients des enjeux et prêts à prendre notre responsabilité historique ». Toute l'Europe 08/07/15

Les États-Unis sont désormais le deuxième pays le plus important de langue espagnole après le Mexique. Slate 01/07/15

« La hausse de salaire est une intervention sans précédent dans l'économie privée qui touchera peut-être cinq millions de travailleurs. Si le projet échoue, il faudra s'attendre à de nombreuses faillites, à la dépression dans certaines régions et à une forte hausse du chômage… S'il réussit, en revanche, le budget prévisionnel pourrait être le fondement d'une longue hégémonie des conservateurs, peut-être sous la direction d'Osborne. Le ministre des Finances, qu'on connaît pour ses audacieux coups de poker, a tout misé sur une carte. » 08/07/15 eurotopics Financial Times - Royaume-Uni

Pour Krugman, même si la Grèce reçoit une importante réduction de dette, « quitter l’euro offre la seule issue plausible à son cauchemar économique... Et soyons clairs : même si la Grèce devait finir par quitter l’euro, cela ne signifierait pas que les Grecs sont de mauvais Européens. Le problème de dette de la Grèce est tout autant la conséquence de prêts irresponsables que d’emprunts irresponsables, et les Grecs ont d’ores et déjà payé plusieurs fois pour les péchés de leur gouvernement. S’ils ne peuvent pas faire fonctionner la devise commune de l’Europe, c’est parce que cette devise n’offre aucun répit aux pays connaissant des difficultés. » Alterécoplus 11/07/15

En Afrique de l'ouest, la fraude des multinationales coûte plus que l'aide au développement. En 2011, 18 milliards de dollars sont ainsi passés sous le nez des États, alors que l'aide au développement n'est évaluée qu'à 12 milliards de dollars. Libération,13/07/15

« La Grèce a cessé d'exister en tant qu’État indépendant. Restent les Grecs. Ils sont appelés à accepter d'effroyables sacrifices économiques, mais aussi l'humiliation de se voir traiter comme des gamins auxquels on interdit de gérer leurs propres affaires. L'autorité parentale est officiellement accordée à Bruxelles et Francfort, de facto à Berlin. Une mère sévère, tentée par l'idée de ne pas reconnaître son enfant, mais qui a finalement accepté de mettre en scène - provisoirement - la fiction d'une souveraineté hellénique résiduelle. Afin d'éviter que la mise à mort de cet État placé sous tutelle ne matérialise l'implosion de l'euro, et ainsi celle de l'UE. » Eurotopics La Republca 14/07/15

« Bien que certains l'aient désigné comme un 'coup d’État', cet accord répond aux deux grandes nécessités de la Grèce : plus d'argent (et de temps) ainsi que des réformes pour augmenter le pouvoir d'achat dans le pays. Il y a une ombre au tableau : on se demande s'il était bien nécessaire que le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, s'ingénie à jouer à fond le rôle de 'méchant Teuton'. Autre circonstance regrettable : le rôle subalterne réservé à la France. Cet accord sur la Grèce laisse désormais un arrière-goût désagréable : les Allemands sont toujours plus malins que les autres et ne tolèrent personne à leurs côtés dans la zone euro. La performance des Allemands comme metteurs en scène de la zone euro est exécrable." Eurotopics Wiener Zeitung - Autriche 14/07/15.

La chancelière Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble ont incarné tout le week-end une ligne dure décriée à l'étranger mais aussi dans leur pays. Die Welt titre notamment avec ce verbatim d'un responsable écolo allemand : « Schäuble est le visage des Allemands sans cœur ».
Pour le journal de centre gauche Süddeutsche Zeitung, « Merkel a réussi à raviver l'image d'une Allemagne laide, avare et au cœur sec, qui commençait seulement à s'estomper », parle des « exigences difficiles » auxquelles doivent répondre les Grecs. « Chaque centime d'aide à la Grèce que les Allemands ont tenté d'épargner devra être dépensé deux ou trois fois dans les prochaines années pour redorer cette image ».
« En un week-end, le gouvernement allemand a détruit plusieurs décennies de diplomatie », Der Spiegel sur internet, déplorant un « catalogue des horreurs » destiné à « humilier la Grèce ».
Die Zeit explique pourquoi cet accord va forcément échouer : la vulnérabilité du projet des européens pour la Grèce et dénonce un énième paquet de réformes infligées à la Grèce alors que le pays souffre déjà d'une économie écrasée par l'austérité, que ces nouvelles coupes dans le budget vont pousser l'économie « encore un peu plus vers l'effondrement ».
Handelsblatt évoque « le diktat de Bruxelles »
« La ligne est mince entre sauver et punir la Grèce. Cette nuit, cette ligne a disparu » Twitter Müller von Blumencron, quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le Figaro 14/07/15

Revue de presse de l'ambassade de France à Rome 15/07/15 : Il Messaggero, S. Cappellini « D’après les ‘’faucons’’ européens, en Europe il y aurait des pays vertueux qui ne s’endettent jamais et des pays vicieux qui ne se réforment jamais. Les premiers se sentent légitimés à sanctionner les autres, or cette vision morale de l’économie est partiale, voire fausse. L’Union monétaire n'apporte pas les mêmes avantages à tous. Depuis la création de l’euro, ses exportations ont nettement augmenté et son bilan commercial dépasse celui prévu par les traités. Rien d’étonnant si l’on admet que la gouvernance de l’euro est entièrement calquée sur les ambitions mercantiles de Berlin ».
Laura Boldrini, présidente de la Chambre des Députés Corriere della Sera: « Tsipras a été courageux et responsable. Il faudrait insérer une clause contraignante sur l’impact social des mesures économiques. Si on impose des mesures en ignorant les effets sur la vie des personnes, les peuples pourraient se révolter et la démocratie serait alors en danger ».

Au-delà d’un allongement du calendrier de remboursement et d’une réduction des taux d’intérêt, le FMI plaide pour une coupe de la dette. Dès samedi, toutes les autorités européennes connaissaient cette position du Fonds. Mais rien, pas le moindre mot sur cette position. S’il est un point sur lequel Aléxis Tsípras et le FMI n’ont jamais vraiment divergé, c’est bien celui de la dette. Et l’un comme l’autre, à des niveaux divers, ont toujours avancé le caractère «non-viable» de la dette grecque. Libération 15/07/15


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Pas responsable mais coupable, le peuple grec doit payer ! 09/07/15

Tsipras a démis son ministre des finances. Quand Merkel fera-t-elle de même ? Cela permettrait peut-être d'avancer vers le compromis. 12/07/15

Valls a raison. A Bruxelles, la France a pesé de tout son poids. Mais pas trop ! Diktat en allemand se traduit par compromis en français ! 15/077/15

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CE : Commission européenne

UE : Union européenne

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 14:57

Pendant les vacances d'été, les bords de mer sableux sont envahis par les baigneurs qui viennent profiter du farniente, de la mer et du soleil. Très souvent, les plagistes leur offrent tout ce qui peut favoriser le farniente et les éloigner du soleil et de la mer, pour en tirer quelque profit : chaises longues et parasols pour abriter du soleil, musique pour éloigner le bruit de la mer, nourriture et boissons fraîches ou chaudes... avec l'aide de marchands ambulants qui proposent, chapeaux, lunettes de soleil, verroteries, étoffes, inutiles et indispensables...

Sur ces plages occupées, des espaces sont autorisés en libre accès, gratuits, quelquefois éloignés, bien encadrés, bordés d'un coté par les parasols orange, de l'autre par les parasols mauves et surplombés, derrière, par les indispensables distributeurs de frites et de glaces... Dans ces espaces libres, peuvent se regrouper, souvent s'entasser ceux qui ne veulent que le contact du sable, du soleil et du sel de la mer...

A la plage, le baigneur est un spectateur-acteur, face au double écran bleu infini, de la mer et du ciel, intégré à la distribution, directement incorporé à l'étendue de sable. Spectateur-acteur, regardant-regardé.

Tout a commencé sur cette petite plage publique, libre mais encastrée. Ils sont arrivés, tous les deux, à la chaleur naissante de la matinée, alors que le soleil était déjà haut mais la plage presque vide et encore fraîche de la nuit.

Le sable n'était pas brûlant comme il peut l'être. Il se souvenait de la tempête de la veille et sentait le petit vent qui venait de la mer. Le couple s'est installé, non loin d'un radeau de sauvetage qui semblait abandonné et d'un demi parasol délavé, oublié.
Après avoir étalé une grande serviette de bain, rouge, délimitant l'espace réservé, l'homme, d'une âge certain, s'éloigne vers la mer. Tâte l'eau du gros orteil gauche. Et s'enfonce lentement pour prendre un bain. Puis la femme.
Ils échangent des mots banals, sur la température de l'eau qui fait toujours hésiter, au premier contact, et qui devient accueillante au bout de quelques minutes. Qui glisse, veloutée, comme une deuxième peau. Qui devient tiède à la sortie du bain, à l'approche du bord.

La mer est calme, la pente lente du sol sableux permet une adaptation progressive à la température de l'eau. L'homme pense, qu'avec l'âge, il a renoncé à courir pour s'éclabousser et plonger une tête. Pourtant, il sait que la pénétration rapide, sautillante par dessus les vagues, permet une adaptation tout aussi rapide et plus joyeuse.

Maintenant, tous deux, revenus du bain, se sèchent au soleil, rafraîchissant. L'homme à demi allongé, la tête sur les genoux de sa compagne. Les yeux mi-clos. Sans un mot. Sans une pensée. Abandonnés au soleil et au petit air marin.

Quand ils ouvrent à nouveau les yeux, ils prennent conscience de l'existence de baigneurs sur la plage, qui n'étaient pas là, qu'ils n'ont ni vus, ni entendus arriver, s'installer avec leur équipement de survie. Plus ou moins semblable à celui des installations commerciales mais hétéroclite.

Une jeune blonde semble tout absorbée par le livre qu'elle a sous les yeux. Mais ce qui frappe, c'est la beauté de sa silhouette émergeant du sable, qui fixe les regards sur deux magnifiques rondeurs, déjà uniformément brunes, étincelantes d'huile qui semblent dialoguer directement avec le soleil. Son maillot, très discrètement dissimulé, probablement pour ne pas être décoloré par l'effet de l'eau de mer, des rayons du soleil et des regards, permet d'en saisir leur plénitude épanouie.
Bijou inattendu, incongru sur cette plage, image à faire rougir, verdir, pâlir successivement ou tout à la fois, de honte, de jalousie, de colère peut-être même d'envie une star sortant de l'eau dans les Caraïbes ! Ou étendue sur une terrasse de la Côte amalfitaine !

Plus en arrière, une petite famille vient d'arriver. Leur blancheur en témoigne, c'est leur premier jour sur la plage. Ils ne doivent pas y venir souvent. Ils ont cependant l'équipement conforme qu'ils manipulent de façon peu habile. Ils tentent, difficilement, d'installer un parasol. Qui menace de s'envoler ou, au moins, de se renverser au moindre souffle de vent. L'un creuse pour le fixer solidement. L'autre le leste d'un sac. Le troisième le retient. Mais le parasol ploie sous le poids du sac. Et tout est à refaire. Avant le coucher du soleil, chacun jouant son rôle, ils pourront probablement louer l'ombre de leur parasol à un baigneur dépourvu...

De l'autre coté, un groupe d'une vingtaine de personnes, encore plus important par son poids, trois générations d'habitués, tous bien brunis, les plus vieux barbus ou moustachus, hommes et femme plus que corpulents, s'est étalé avec parasols, fauteuils, cantine, musique et voix envahissantes qui permettent à ceux qui le veulent, de participer aux conversations et obligent les autres à les subir avant que la nourriture déballée ne les interrompe, pour un moment. Seuls continuent les cris des enfants qui vont transformer le radeau de sauvetage en char d'assaut, château-fort ou plongeoir sur le sable...

Mais, tout à coup, un groupe apparaît à tous. Qui s'est installé discrètement. Profitant de la distraction des uns et des autres. Le mâle dominant, au visage poupin, mangé par une chevelure et une barbe, hirsutes, blanches, lui donnant un âge de trente à quarante ans. Malgré l'abondante pilosité désordonnée, sa tête paraît ridiculement petite sur un corps énorme : une poitrine pendante recouvre un abdomen qui, lui-même, recouvre ses cuisses, cachant un maillot noir, seulement visible « à l'arrière ». A lui-seul pesant probablement deux fois plus que les deux femmes et les deux enfants qui l'accompagnent.

Peut-être est-il le frère ou l'époux invraisemblable de l'une des deux jeunes femmes. Tant elles sont frêles à coté de lui. Et le père des deux enfants, de 5 et 7 ans, qui jouent avec le sable mouillé à faire un château, qui courent à l'eau, reviennent aussitôt...

Mais sont-ils des enfants ? Par l'âge apparent, ils ne sont pas des jumeaux même s'ils se ressemblent beaucoup. Ils semblent avoir été fabriqués et équipés, en série, par les mêmes machines : lunettes de vue, aux verres épais, casquette rivée sur la tête, visière sur la nuque... et vêtus de ce qui peut-être interprété comme un gilet de sauvetage, alors qu'ils ne vont jamais à l'eau, mais qui évoque plus un gilet pare balles, carré, épais devant, épais derrière, des épaules aux genoux, d'où sortent deux petites jambes blanches qui s'agitent mécaniquement comme les pédales d'une bicyclette...

Quand il revient, le monstrueux baigneur, apparemment balourd, s'empare, avec une force et une agilité insoupçonnées des deux enfants et se met à jongler avec eux, malgré leurs cris d’effroi, de douleur, malgré les deux jeunes femmes qui l'implorent d'arrêter, qui essaient de s'interposer... Les enfants passent d'une poigne à l'autre, sont jetés en l'air et repris par le jongleur fou. De plus en plus haut, de plus en plus vite, les lunettes volent et les casquettes...

Les baigneurs, interloqués, se sont dressés, des cris fusent, des sanglots éclatent mais nul n'a le courage d'intervenir face à cette force, agitée, habile.

Soudain, une explosion, venue on ne sait d'où ? De la mer ? De la plage ? Du ciel ? Déchiquette monstre, femmes, enfants dans un geyser de sang qui s'étale sur la plage.

La panique soulève la plage. Chacun part avec les siens. Court avec ses affaires. Crie, pleure. Se disperse.

En quelques minutes, la scène est vide. Sur la plage, quelques restes ensanglantés. Une large tache brune sur le sable. Le vieux morceau de parasol. Le radeau de sauvetage. Un fauteuil de plage renversé. Des bouteilles éparses. Un parasol ouvert qui résiste maintenant avec courage au vent qui se lève.

Et le ciel bleu sur une mer bleu plus sombre, étale. Indifférents.

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Published by Paul ORIOL - dans Billets
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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 23:24
10 juillet : journée mondiale, Femmes sans voile
Manifestation, place de la République, à Paris, à l'occasion de la "deuxième journée mondiale, Femmes sans voile"
Manifestation, place de la République, à Paris, à l'occasion de la "deuxième journée mondiale, Femmes sans voile"Manifestation, place de la République, à Paris, à l'occasion de la "deuxième journée mondiale, Femmes sans voile"
Manifestation, place de la République, à Paris, à l'occasion de la "deuxième journée mondiale, Femmes sans voile"Manifestation, place de la République, à Paris, à l'occasion de la "deuxième journée mondiale, Femmes sans voile"
Manifestation, place de la République, à Paris, à l'occasion de la "deuxième journée mondiale, Femmes sans voile"Manifestation, place de la République, à Paris, à l'occasion de la "deuxième journée mondiale, Femmes sans voile"Manifestation, place de la République, à Paris, à l'occasion de la "deuxième journée mondiale, Femmes sans voile"

Manifestation, place de la République, à Paris, à l'occasion de la "deuxième journée mondiale, Femmes sans voile"

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Published by Paul ORIOL - dans Images du jour
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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 20:06
Le peuple grec doit payer !

Qui est responsable de la dictature des colonels (1967-1974) ? Le peuple grec ?

Qui est responsable de la politique suivie depuis 1974 par les partis, de droite ou de gauche, qui ont alterné au pouvoir ? Le peuple grec ?

Qui est responsable de l'adhésion de la Grèce, bien qu'elle ne remplisse pas toutes les conditions nécessaires, à l'UE en 1981 et à l'eurozone en 2001 ? Le peuple grec ?

Qui est responsable des jeux olympiques de 2004 à Athènes et du déficit qui a suivi ? Le peuple grec ?

Qui est responsable de la bulle immobilière de 2008 aux États-Unis et de la crise qu'elle a entraîné en Europe ? Le peuple grec ?

Qui est responsable de la falsification des comptes publics, des dépenses publiques non contrôlées et de l'évasion fiscale ? Le peuple grec ?

Qui est responsable de la dette publique et du déficit des comptes publics ? Le peuple grec ?

Qui est responsable de l'exemption d'impôts de l'église orthodoxe (plus grand propriétaire foncier et immobilier du pays) ? Le peuple grec ?

Qui est responsable de la non répartition des immigrés arrivés de plus en plus nombreux en Italie, en Grèce et à Malte. Et laissés à leur charge ? Le peuple grec ?

Qui est responsable de l'obligation pour les États (et la Grèce) d'emprunter aux banques, à des taux rémunérateurs pour elles, l'argent qui leur est fourni par la BCE ? Le peuple grec ?

Qui veut exclure la Grèce de l'eurozone en violation des traités ? Le peuple grec ?

Qui est responsable quand l'Allemagne fait défaut en 1932 et 1939, la Pologne en 1981, la Roumanie en 1981 et 1986, la Russie en 1991 et 1998, la Turquie en 1978 et 1982, l'Argentine en 1982, 1989 et 2001, le Mexique en 1982, le Brésil en 1983, l'Afrique du Sud en 1985, 1989, et 1993, l'Indonésie en 1998, 2000 et 2002, la Grèce en 1826, 1843, 1860, 1893 et 1932 ? Le peuple grec ? (1)

Qui est responsable des décisions prises par les gouvernements grecs, depuis 2010, sur les conseils des banquiers ? Le peuple grec ?

Qui est responsable de la chute des investissements de 26,6 à 12,1 % du PIB entre 2007 et 2013 ? Le peuple grec ?

Qui est responsable de la diminution du PIB de 25 % entre 2008 et 2014 ? Le peuple grec ?

Qui est responsable du taux de chômage de la population à 26,7 % et à plus de 50 % pour la jeunesse ? Le peuple grec ?

Qui est responsable du licenciement de 20 % des employés de la fonction publique, de la diminution de 21,9 % des employés dans l'administration fiscale entre 2008 et 2012 ? Le peuple grec ?

Qui est responsable des emprunts grecs pour acheter des armes notamment à l'Allemagne et à la France ? Le peuple grec ?

Qui est responsable des « défauts » des sondages avant le dernier référendum ? Le peuple grec ?

Le peuple grec !? Le peuple grec !? Vous dis-je !?

Le peuple grec n'est pas responsable. Mais il est coupable de ne pas apprécier les bienfaits des réformes imposées par la troïka sur le chemin de la prospérité ! D'avoir licencié le gouvernement qui l'avait entrainé dans cette galère !

Le peuple grec n'est pas responsable. Mais il est coupable de soutenir, un gouvernement membre de l'Union européenne et surtout de l'eurozone, fidèle à ses engagements électoraux. Un gouvernement qui refuse de céder aux diktats des autres gouvernements de l'Union, aux institutions européennes, au FMI et à leurs armées de techniciens des finances, de banquiers, de politiciens chenus, de journalistes embarqués qui, jusque là, ont su faire prévaloir en toutes circonstances, le « pragmatisme » libéral quelles qu'en soient les conséquences pour les peuples !

Le peuple grec n'est pas responsable ! Qu'importe ! Qu'importe, le peuple grec est coupable ! Le peuple grec doit payer !

1 - Le HuffPost | Par Jean-Baptiste Duval 07/07/2015

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 09:12

A Cannes, pendant le Festival, une bonne partie de la vie de la cité tourne autour du cinéma. Notamment, tout au long de la Croisette qui est occupée par des lieux de fête, cafés et restaurants, qui privatisent le rivage. Le cinéma semble tout envahir avec en plus des installations temporaires pour enregistrer une émission de télévision...

Reste un espace, plage publique, qui est ouvert à tous, de jour et de nuit, pour bain de soleil ou de mer, nuit à la belle étoile, si le temps et le courage le permettent.

La moitié de cet espace est réservé au Cinéma de la plage qui offre, tous les soirs, dés la nuit tombée, une chaise longue pour regarder un film classique, sur grand écran, gratuitement, à toute la population, « dans la limite des places disponibles ». Et même au delà car certains peuvent regarder le film depuis la portion de plage publique adjacente ou la promenade..

Au cinéma, en salle, un écran blanc limite l'espace, attire le regard, accueille le spectateur et, lumières éteintes, s'ouvre à lui, le détache de l'assistance et l'entraîne dans un jeu d'ombres dont il devient le héros, partageant, épousant ou, quelquefois, combattant ses sentiments, ses actions. Seul dans la salle obscure et, virtuellement, dans l'écran.

Au cinéma de la plage, l'écran blanc est plus grand, trop grand, à distance et, en même temps, un peu perdu dans l'espace des étoiles. Le spectateur en est encore éloigné par les lumières des bateaux et de la ville qui viennent le distancier du héros. Par le son aussi qui perd toute intimité. Et quelquefois par la fraîcheur du soir malgré la couverture distribuée à l'entrée.

Paradoxalement, le grand écran de la plage est plus proche du petit écran de télévision dont l'environnement et la publicité maintiennent le spectateur à distance.

Le film vu au cinéma de la plage n'est pas le même que le film vu en salle ou à la télévision. Il doit résister à une luminosité diffuse, à une rumeur sonore qui descend quelquefois de la ville vers la mer, à l'atmosphère de fête nocturne et au sentiment de nature dans une nuit ambiguë.

Pour résister, le film doit être fort. Alors quand les lumières s'allument, il faut revenir sur terre. Sur le sable. Dans la ville.

Le cinéma de la plage
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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 16:19

Revue de presse n° 168 (Europe)


ENTRETIEN de Romano Prodi, « Athènes ne sortira pas de l’euro mais sans autorité fédérale ce sera l’UE qui échouera » : « quel que soit le résultat du référendum grec, la Grèce ne sortira pas de l’euro, on trouvera un compromis. Un échec serait dramatique car une institution qui n’arrive pas à gérer un problème aussi petit que celui de la Grèce, quelle confiance peut-elle inspirer sur sa capacité à gérer des problèmes plus importants ? Un non-compromis est impensable : je veux voir comment Merkel, Juncker et Lagarde peuvent prendre la responsabilité de laisser la Grèce hors de la zone euro. Certes, il y a toujours de l’irrationalité, comme lors qu’éclata la Première mondiale à partir d’un petit incident, mais je veux espérer que Athènes ne sera pas notre Sarajevo ». La Repubblica 02/07/15 Rev. presse italienne Ambassade France à Rome

Le pape dénonce la destruction de l'environnement : Dans son encyclique, le pape François fustige la destruction de l'environnement et le changement climatique. Jamais encyclique n'avait consacré une telle importance aux questions d'environnement, soulignent les commentateurs. Ils saluent le souverain pontife pour sa condamnation du consumérisme des sociétés riches, qu'il juge responsables de la catastrophe environnementale. Eurotopics 19/06/15

Octroi de la nationalité en UE en 2013 : Royaume-Uni 207 496 personne, Espagne 225 793, Allemagne 115 118, Italie 100 712, France en cinquième position avec 97 276.
Le nombre d’octrois de nationalité peut être établi par rapport à la population de chaque État membre : Irlande 5,3 octrois pour 1 000 habitants, Suède 5,2, Espagne 4,8, Luxembourg 4,7. Onze États membres ont accordé moins d'une nationalité pour 1 000h. La moyenne de l’UE à 28 était de 1,9 octroi pour 1 000h.
En 2013, les principaux groupes ayant acquis la nationalité d’un État membre de l’UE venaient du Maroc, 86 500 personnes, Inde 48 300, Turquie 46 500, Colombie 42 000. Les Roumains, 23 000 personnes, le premier groupe de citoyens de l’UE, suivis des Polonais 18 000. Toute l'Europe 19/06/15

Sur la question migratoire, l’UE s’est montrée particulièrement divisée. Les dirigeants ont trouvé un accord a minima qui prévoit la répartition de réfugiés entre les États mais uniquement sur la base du volontariat. En outre, l’idée de quotas de demandeurs d'asile a été abandonnée. Toute l'Europe 26/06/15

En 2014, selon les chiffres de la CE, la Grèce était, de toute l'UE, le pays qui dégageait l'excédent structurel primaire le plus élevé avec 4,3 % de son PIB. Tandis que le pays qui avait le déficit le plus important n'était autre que... le Royaume Uni dont on nous vante pourtant si régulièrement la politique budgétaire particulièrement rigoureuse...

La Grèce est aussi derrière le Portugal, le pays d'Europe qui a fait le plus d'effort depuis 2010 pour redresser ses comptes publics avec un saut de 8,3 points de PIB en matière de déficit structurel. A l'échelle de la France cela représenterait un effort de baisse des dépenses et/ou hausse des impôts de 170 milliards d'euros... C'est presque trois fois plus que ce que la France a fait entre 2010 et 2014. Alterécoplus 29/06/15


S.Goulard, eurodéputée ALDE, Il Corriere della sera, « Les négociations se font à huis clos. L’Europe a un problème de démocratie et de transparence. Si cela continue, l’euro sera une catastrophe. » Thomas Piketty, La Repubblica, « L’unique solution est la restructuration de la dette. Les menaces européennes ne sont pas crédibles : il faudra encore négocier avec Athènes. Si j’étais grec, je voterais "non" au referendum de dimanche. » revue-presse.rome-amba-owner@liste.diplomatie.gouv.fr 03/07/15

Le prix Nobel Joseph Stiglitz appelle à voter « non ». Que ce soit clair : des énormes sommes d’argent prêtées à la Grèce, quasiment rien n’est allé à cette dernière. Elles ont servi à payer les créanciers privés, y compris les banques allemandes et françaises. La Grèce a reçu son obole mais a payé le prix fort pour mettre à l’abri les systèmes bancaires de ces pays. Le FMI et les autres créanciers « officiels » n’ont pas besoin de l’argent qui est exigé. Vox europ 02/07/15

Dr R. Horton, éditeur en chef du magazine médical dit « de référence », The Lancet, écrit le 11 avril 2015 : « Une bonne partie de la littérature scientifique, peut-être la moitié, est sans doute tout simplement fausse. Affligée par des études sur de petits échantillons, des effets minuscules, des analyses exploratoires non valables, pétrie de flagrants conflits d’intérêts, avec de plus une obsession de participer aux tendances à la mode mais sans importance, la science à pris un virage vers l’obscur. » Agoravox 01/07/15

Un « Grexit » amputerait les bénéfices de la banque centrale allemande. Le président de la Bundesbank a déclaré qu’une sortie de la Grèce de la zone euro entraînerait des pertes bien supérieures aux 14,4 milliards d’euros de provisions déjà passées au titre de la crise de la zone euro. La banque centrale subirait des pertes sur les titres grecs qu’elle détient. Une grande partie des bénéfices de la banque sont reversés au budget allemand. Contexte 06/07/15

Les Grecs disent « non » aux objectifs d'austérité imposés par les créanciers. Un Grexit s'impose désormais et ce n'est pas la pire des solutions, affirment certains. Les autres appellent à continuer de privilégier la recherche d'un accord, en préconisant des solutions alternatives comme un plan Marshall et une conférence de la dette. Eurotopics 06/07/15

« La catastrophe politique a été précédée d'une catastrophe culturelle. Il y a bien longtemps que la communication par le truchement de symboles et d'émotions n'était plus assurée : l'Allemagne se désintéressait de savoir que l'on demandait d'immenses sacrifices aux classes moyennes et aux retraités pour rembourser des dettes qu'ils n'avaient pas personnellement contractées. Pas un seul politique allemand, auteur célèbre, scientifique, sportif ou star du showbiz n'a eu l'idée de se rendre en Grèce pour accompagner sur le plan de la société civile le changement qui s'y opérait. Il a été très facile de marteler dans les esprits des Allemands l'image si erronée de Grecs avides et paresseux… Loin d'être véritablement à l'écoute des Grecs, nous n'avons eu de cesse d'augmenter le volume de notre monologue d'auto-justification, prisonniers de notre morale implacable et éblouis par elle. La chancelière a mené la grand-messe… Face à cela, les efforts des politiques européens sont restés vains. »Der Spiegel Eurotopics 04/07/15

Le soutien des sociaux-démocrates allemands à la politique d'austérité imposée à la Grèce et les louvoiements du président Hollande sont révélateurs d'une crise d'identité des partis sociaux-démocrates. Marc Lazar : « Après la défaite du Labour en Grande-Bretagne et des sociaux-démocrates au Danemark, le cas de la Grèce est un exemple flagrant de la profonde crise dans laquelle la gauche réformiste est enlisée, dans ce pays comme au niveau de l'UE. L'impasse est dangereuse : au pouvoir, à l'instar des partis de centre-droit, elle s'efforce d'assainir les finances publiques, d'encourager la compétitivité des entreprises et de baisser les impôts. Car elle veut tout à la fois stimuler la croissance, prendre des mesures sociales pour les plus faibles et imposer des réformes de la société… Ce faisant, elle perd son électorat traditionnel issu du prolétariat, qui fait les frais de la politique d'austérité… A ses yeux, la gauche n'a plus de cœur, plus d'objectif, plus d'histoire. » Eurotopics La Repubblica – Italie 06/07/15

« Que l’Europe évite le suicide collectif » : plus que la victoire nette de Tsipras, c’est la défaite cuisante et éclatante de l’Europe et de l’eurozone, un choc qui à la longue pourrait avoir des conséquences encore plus dévastatrices que le rejet en 2005 par la France et les Pays-Bas du projet de constitution européenne. La guerre psychologique et les intimidations ouvertes n’ont pas suffi à domestiquer le peuple grec, furieusement philo-européen et pro-euro. Les Grecs n’ont pas dit non à l’euro et encore moins à l’Europe : ce sont les Européens qui ont forcé cette équation inexistante, ceux qui pensent que la Grèce est une partie perdue et voient dans le Grexit une libération. Mais c’est une illusion car jamais les sécessions de politiques communes, dans le passé, n’en ont augmenté l’efficacité, au contraire, et pour cette raison le Grexit équivaudrait à un suicide collectif. » Sole 24 Ore 06/07/15


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Juncker aux Grecs « Il faut voter oui, indépendamment de la question posée » pour « dire oui à l’Europe ». Comme lors d'un autre référendum. 03/07/15

Soutien populaire à la Grèce mardi, devant la Commission européenne, boulevard Saint Germain à Paris ? 06/07/15

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CE : Commission européenne

UE : Union européenne


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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 23:09
La victoire du NON en Grèce. Manifestation place de la République
La victoire du NON en Grèce. Manifestation place de la République

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Panneaux Place de la République contre les contrôles au faciès

Panneaux Place de la République contre les contrôles au faciès

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 21:00
05/07/15
05/07/15
05/07/15

05/07/15

Araignée de l’Espiguette

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L'étang de Bouzigues

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