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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 07:53


Un printemps en Europe ?

 

Après des printemps qui n'ont pas toujours donné les fruits savoureux, espérés, y aurait-il un printemps européen ? Rares sont ceux qui osent poser la question. Peut-être parce que les faits sont moins romantiques et, apparemment, plus complexes.
Cet éventuel printemps a l'avantage de ne pas être surchargé d'illusions enthousiastes qui pourraient être déçues, ici comme ailleurs.

Ces dernières années, la crise a permis à certains d'annoncer et même de dater la fin de l'euro, voire la fin de l'Union européenne (UE). Malgré eux, euro et UE continuent pour le moment et un nouveau départ semble s'ébaucher qui, certes, n'a rien de révolutionnaire mais marque une certaine continuité et, peut-être, un tournant.

Faut-il croire que c'est une crise qui, une fois de plus, va faire progresser l'UE ?

Du nouveau dans les élections européennes

En 1979, ont eu lieu les premières élections au suffrage universel pour le Parlement européen (PE), celles de 2014 étaient donc la huitième édition. Mais avec quelques nouveautés.

Pour la première fois, ces élections ont été européennes et non la simple juxtaposition de 28 élections nationales même si la situation intérieure a joué un rôle certain dans les résultats.

Des questions européennes ont été abordées pendant la campagne électorale, surtout à cause de la volonté des partis européens de faire de cette élection le mode de désignation, populaire, du président de la Commission européenne (CE). Grâce à une interprétation audacieuse du traité de Lisbonne.
Celui-ci prévoyait que le Conseil européen, les 28 chefs d’État et de gouvernement, devait proposer au vote du PE une personnalité, « en tenant compte des résultats des élections européennes ». Les partis européens, sous l'impulsion de Martin Schulz notamment, ont déduit de ce texte, accentuant son coté « démocratique », que le Conseil devait désigner le candidat proposé par le parti européen qui arriverait en tête le soir des élections.
Finalement, tous les partis, à l'exception des droites extrêmes et souverainistes, ont désigné leur candidat à cette fonction. Le PPE a traîné les pieds et n'a désigné son candidat qu'en mars, probablement du fait de résistances internes à cette démarche. Jean-Claude Juncker l'a remporté avec 382 suffrages contre 245 pour Michel Barnier, quelques 200 délégués (un quart environ des ayants droit) n'ont pas voté.
Au total, 6 candidats (dont le binôme du parti vert) ont pu confronter leurs positions à la télévision (malgré la réticence de la télévision du service public en France) ou en participant à des réunions publiques dans différents pays de l'UE.

Cette participation de candidats à des rassemblements ou à des débats dans des pays dont ils n'avaient pas la nationalité n'a guère suscité de contestation « nationaliste ».

Il n'existe pas encore de véritable espace public européen, serait-il en train de naître ?

Résultats politiques des élections.
C'est aussi la première fois que la participation des électeurs européen ne diminue pas par rapport aux élections précédentes. Certes, ce n'est pas une participation enthousiaste car le taux d'abstention est élevé mais il ne progresse pas.
En France, cette baisse de participation touche toutes les élections , sauf les élections présidentielles. Elle n'est pas propre aux élections européennes.

Par une inversion du processus prévu pour la désignation du président de la CE, ce sont les parlementaires européens, appuyés sur la campagne électorale qu'ils ont menée et forts de leur récente élection, qui ont proposé un nom, un seul, Jean-Claude Juncker, représentant du PPE, parti arrivé en tête au scrutin européen. Le Conseil, toutes tendances partisanes confondues, l'a accepté à une énorme majorité, avec la seule opposition de David Cameron (Royaume-Uni) et Viktor Orban (Hongrie).
Cette procédure (non prévue par les traités) fera-t-elle jurisprudence et les peuples européens, par l'intermédiaire de leurs députés, éliront-ils, officiellement, les prochains présidents de la CE ?

On est encore loin d'une vraie démocratie parlementaire avec des pouvoirs exécutif et législatif, réels et vraiment séparés. Peut-être qu’un pays qui demanderait son adhésion à l'UE avec une telle confusion des pouvoirs se verrait contraint à des réformes constitutionnelles… Mais, les choses avancent progressivement.

Les résultats chiffrés permettent de noter une montées des souverainistes et des eurosceptiques, surtout en France (FN), au Royaume-Uni (UKIP), en Allemagne (AfD), en Italie (5 Stelle)… insuffisante cependant pour jouer un rôle significatif au niveau des institutions européennes, du fait aussi de leur désunion. Progression, bien moindre, de la gauche radicale (35 députés en 2009, 52 en 2014) et du PSE (184 en 2009 et 191 en 2014).
Quant aux partis de droite, ils sortent affaiblis de ces élections même si le PPE demeure le parti le plus important au PE.

Au delà des chiffres, la bataille autour de la nomination de Jean-Claude Juncker comme président de la CE, a entraîné un renversement d'alliance et des modifications dans les rapports de force.

David Cameron et le Royaume-Uni sont les grands vaincus de cette élection et de ses suites. En ordonnant à ses troupes de quitter le PPE, David Cameron a affaibli le poids du Royaume-Uni dans les décisions, notamment dans le choix du candidat du PPE à la présidence de la CE, et jeté un froid dans ses rapports avec Angela Merkel.
Il a par ailleurs échoué dans sa tentative de regrouper certains États de l'Union dans son opposition à Jean-Claude Juncker et au PE. Mais comme il le dit lui-même, David Cameron a perdu une bataille, il n'a pas encore perdu la guerre. Ce n'est pas encore le « Brexit » (sortie du Royaume-Uni de l'UE). Car certains gouvernements apprécient son libéralisme et son opposition au fédéralisme .
Le poste qui sera attribué au Royaume-Uni au sein de la CE sera un bon indicatif de l'importance que le Conseil attache à sa présence au sein de l'UE.

La construction de l'UE repose depuis le début sur l'axe Paris-Berlin devenu peu à peu, Berlin-Paris et puis Berlin-Berlin du fait de l'importance économique, politique, démographique de l'Allemagne et de l'affaiblissement de la France… Me Angela Merkel, désignée à plusieurs reprises comme la femme la plus puissante au monde, a, seule, défini la ligne de l'Union, sur la base, « ce qui est bon pour l’Allemagne est bon pour les autres pays européens ».

Mais la politique de cette apparente force tranquille rencontre une forte résistance des peuples du sud de l'UE qui n'ont pas manqué de le faire savoir à leur gouvernement à travers grèves et manifestations (Grèce, Italie, Espagne, Portugal, France) et lors des élections.
Cette politique est aussi contestée par de nombreux économistes renommés, par des gouvernements plus ou moins obligés de suivre mais qui pensent que l'austérité est un frein à la reprise et accentue la crise sociale. Même le FMI bien que participant à la « troïka » qui impose une politique d'austérité aux partenaires de l'Allemagne, a fait entendre sa petite différence...

La contestation des peuples de l'UE s'est traduite au niveau des élections européennes par la baisse des partis de droite, au gouvernement ou dans l'opposition dans leur pays, et la montée des votes populistes, souverainistes ou de la gauche radicale (Grèce, Espagne).
Ces résultats avaient été précédés, pour Angela Merkel, d'un avertissement au niveau national : lors des élections de 2013 : malgré un bon score, CDU/CSU avaient dû constituer une « grosse Koalition » avec le SPD du fait de l’effondrement de leur allié traditionnel, le parti libéral. D'où, un infléchissement de la ligne politique du gouvernement de Berlin, notamment avec la mise en place d'un smic, certes insuffisant (avec de nombreux « trous » suivant Libération !) mais qui va intéresser quand même plus de 4 millions de salariés.

Lors de la campagne électorale européenne, Me Merkel n'a pas caché sa préférence pour le libéral David Cameron qu'elle n'a pas réussi a ramener à la raison, plutôt que pour le « socialiste » Hollande. En accord avec le Premier ministre britannique, elle était opposée à l'idée de retenir le candidat désigné par les partis européens comme président de la CE et encore plus à la personnalité de Jean-Claude Juncker. Finalement, elle a dû suivre ses troupes, CDU/CSU. Et a dû s'incliner et pour le mode de désignation et pour le nom du désigné.
Tout cela montre que la « tsarine » a perdu, au moins pour quelque temps, une partie de son autorité au niveau national et européen.

Il n'est pas sûr cependant que Jean-Claude Junker aille au terme de son mandat de 5 ans. Ce poste ne l'intéressait que modérément, il visait plutôt celui de président du Conseil européen. Et Angela Merkel avait en tête d'autres personnalités comme Christine Lagarde...,

François Hollande qui, à la suite de son élection, n'avait pas su faire évoluer la politique européenne comme il l'avait promis, a profité des résultats des élections européennes pour réunir à l’Élysée Matteo Renzi dont le parti a gagné les élections européennes en Italie, le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, le président sortant du PE, Martin Schulz, le premier ministre belge Elio Di Rupo, le chancelier autrichien Werner Faymann, la chef du gouvernement danois Helle Thorning-Schmidt, tous membres du PSE.
Car les sociaux démocrates européens se sont engagés à soutenir l'élection de Jean-Claude Juncker mais entendent obtenir en contre-partie : un certain nombre de postes importants pour le PSE (Martin Schulz a été élu président du PE, pour deux ans et demi) et une inflexion de la politique sociale et économique de la CE que le futur président, Jean-Claude Juncker, réputé à la fois très libéral, social comme un démocrate chrétien et fin négociateur devrait conduire.
Autrement dit une « Grosse koalition » au niveau de l'UE.

Matteo Renzi, le chef du gouvernement italien, fort des résultats de son parti aux élections européennes, se présente comme porteur d'une volonté de renaissance et de l'Italie et de l'Europe. Affirmant mettre au second plan les questions de personnes, il s'est prononcé pour une politique qui, sans affronter directement Angela Merkel, sans toucher aux dogmes, sans dénoncer les traités ou le Pacte de stabilité, jouerait sur les marges de manœuvres qu'ils offrent.
Son compatriote, Mario Draghi, a montré que cela était possible au niveau de la BCE.

Pour ses six mois de présidence de l'UE, Matteo Renzi insiste sur :
- la croissance et l'emploi, avec un programme européen d'investissements dans les infrastructures ;
- une plus grande flexibilité pour les dépenses visant à favoriser la croissance, élargir les délais pour assainir les comptes publics des gouvernements en difficulté, que Angela Merkel serait prête à accepter ;
- la suppression des dépenses d'investissements dans le calcul du déficit ;
- européaniser la question de l'immigration car l'Italie se trouve un peu seule et aux premières loges de l'UE ;
- donner un rôle plus important à la politique étrangère sur la scène politique internationale.

Quant aux postes, chacun a, plus ou moins discrètement, quelqu'un dans la manche à placer : Matteo Renzi, comme les autres. Il verrait bien Me Federica Mogherini, ministre des Affaires étrangères du gouvernement italien, succéder à Catherine Ashton comme Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ; François Hollande voudrait un poste important pour Moscovici (président de l'Eurogroupe)....



Pour le moment, rien n'a profondément changé mais l'air du temps, la musique sont différents. La coalition Gabriel-Hollande-Renzi renversera-t-elle la tendance austéritaire de l'UE ? La volonté de « rottamazione » (mise à la casse) du jeune et ambitieux Matteo Renzi résistera-t-elle au bras de fer qui se prépare au niveau européen ?
Le semestre italien donnera un début de réponse.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 11:19

 

Pesaro 2014

 

La 5O° Mostra Internazionale del Nuovo Cinema de Pesaro s'est déroulée du 23 au 29 juin 2014. Elle a été l'occasion d'un retour sur ses débuts, son histoire, ses dates marquantes et l'occasion aussi d'afficher la satisfaction, justifiée, des organisateurs pour le travail accompli dans la durée : hommage à son créateur, Lino Micciché, mais aussi à une équipe, pour l'essentiel en place depuis le début ou presque.

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Les dirigeants de la Mostra

Adriano Apra (critique), X, Bruno Torri (Fondateur, directeur artisitique), Giovanni Spagnoletti (Président)

 

 

 

Ce programme a été fort décevant : depuis plusieurs années, lors de la Mostra est présentée la rétrospective d'un grand réalisateur italien (Dario Argento, Alberto Lattuada), quelque fois avec sa participation physique (Carlo Lizzani, Bernardo Bertolucci, Nanni Moretti). En plus de cette rétrospective, étaient présentés des films anciens ou récents venant des 4 coins du monde.

 

Cette année, le coté « cinema nuovo » a été accentué, « films beaucoup trop nouveaux », expérimentaux, incompréhensibles et quelquefois très ennuyeux.

Parler de « cinema nuovo » quand il s'agit de films de mauvaise qualité des enfants Kennedy parce qu'ils avaient appris à filmer auprès de je-ne-sais-qui paraît un peu exagéré (films que j'aurais refusé de voir s'ils avaient été tournés par un enfant de ma famille !), voir une reprise de « Made in USA » au couleurs massacrées, quasiment rose bonbon... ou un « Our Nixon », film de télévision, aux images barrées par le nom, en gros, des personnes interrogées qui, par ailleurs, n'apporte rien de fondamental...

 

Reste à espérer que lors de la prochaine Mostra, annoncée comme exceptionnelle, le programme soit plus équilibré ?

 

 

 

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Dans cette grande déception programmatique, on peut cependant relever quelques titres, essentiellement russes.  :

  • Mamma, io te uccidero (Titre original « MAMA JA UB'JU TEBJA) qui décrit, de façon très sévère, les conditions des enfants dans un orphelinat...

  • Kombinat « Nadezhda » (Fabrica di nome « speranza ») sur la situation désespérante d'un groupe de jeunes adultes dans un coin retiré de Russie dont la seule distraction est la beuverie et le seul espoir, éventuellement partir.

  • Intimnye Mesta, (Parti intime) : « Tout ce que vous avez voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander », sans l'humour de Woody Allen.

  • Vöschozhdenie (L'Ascesa), film URSS, bien sûr édifiant mais de qualité sur la fin de 2 partisans capturés par les occupants nazis.

  • Terra en la lengua, le meilleur des films que nous ayons vus, sur un latifundiste attaché à sa terre qui y revient pour mourir.

  • The Great Flood, belles images d'archives sur les inondations de 1927, et leurs conséquences dans le sud des États-Unis, accompagnées d'une belle musique.

  • Liar's dice : une femme quitte son village avec sa fillette et un chevreau pour retrouver son mari parti la ville pour travailler et dont elle est sans nouvelle malgré les portables. Elle est amenée à faire équipe avec un déserteur de l'armée des frontières pour arriver à Delhi...

  • Et bien sûr, Risate di Gioia, projeté sur la Piazza del Popolo en clôture du festival.

 

 

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Piazza del Popolo

 

Films vus pendant la semaine 

 

 

Les films étaient présentés sous différentes rubriques : 28° Evento speciale (ES), Squardi Femminii (SF), Il mouse e la matita (MeM = Dessins animés), Panorama USA (P-USA), Concorso Pesaro Nuovo Cinema (NC).

 

    • Roma, Napoli, Venezia Lina Job Wertmüller, France-Italie 2014, 40 mn, vidéo, présence de la réalisatrice : sur les traces de Rossini. On espérait de belles images... 

    • Notte e nebia del Giappone, Nagisa Oshima, Japon, 1960, 107 mn  (ES) : discussions très soixante-huitardes dans le milieu étudiant des « zengakuren ». 

    • Made in USA, Jean-Luc Godard, 1966, France, 81 mn, (ES) : très mauvaise copie, massacre des couleurs … 

    • Johan Padan a la descoverte delle Americhe, Giulio Cingoli, Italie 2012, 90 mn, video, (MeM) 

    • Rysopis/Segni particolari : nessuno, Jerzi Skolimowski, Pologne 1964, 73 mn, (ES) 

    • Kombinat « Nadezhda » (Fabrica di nome « speranza ») Natalja Meschaninova, Russie 2013, 90 mn, (SF) 

    • Terra en la lengua, Rubèn Mendoza, Colombie 2014, 89 mn, (CN) 

    • Il re dell'isola, Raimondo della Calce, dessin animé,Italie 2009, 16 mn (MeM) 

    • Il bruco e la galllina, Michele Donini et Katia Rinaldi, dessin animé, Italie 2013, 10 mn, (MeM) 

    • Secchi, Eddo Natoli, dessin animé, Italie 2013, 12 mn, (MeM) 

    • Making of « I gladiatori di roma », Ignio Straffi, dessin animé, Italie 2013, 20 mn,(MeM) 

    • Intimnye Mesta, (Posti intime), Natasha Merkulova et Aleksej Cupov, Russie 2013, 80 mn, (P-USA) 

    • Liar's dice, Geethu Mohandas, Inde 2013, 103 mn, (NC) 

    • This side of paradise, Jonas Mekas,Etats-Unis 1999, 35 mn, (P-USA) 

    • Our Nixon, Penny Lane,États-Unis 2013, 85 mn, vidéo, (P-USA) 

    • Robin Hood, Mario Adis, Italie 2024, 55 mn, (MeM) 

    • Satellite, Mario Sciffano, Italie, 1968, 82 mn, (ES) 

    • Vöschozhdenie (L'Ascesa), Larisa Shepit'ko, URSS, 1977, 111 mn 

    • Focus Cristiana Diana Seresini

    • A lezione con Lino Micciché, Francesco Micciché, Italie 2014, 60 mn, vidéo, (ES) 

    •  documentari di Lino Micciché, (ES)

    •                    I maggiorati, 11mn, vidéo

    •                   Nuddu pensa a nuautri, 16 mn, vidéo


    • Pene e crudité, Mario Addis, (MeM)

    • Silenciosa Mente, Alessio Travaglini, (MeM)

    • La teste tra le nuvole, Roberto Catani, (MeM)

    • Rocco never dies, Federico Solmi, (MeM)

    • Le fobie del guardrail, Marco Cappellacci, (MeM)

    • Poppixie, Iginio Strafi, Italie 2012, 15 mn, vidéo, (MeM)

    • A Loft, Ken Jacobs, États-Unis 2010,16 mn, vidéo, (P-USA), très moderne

    • Pinocchio, Enzo d'Alo, Italie-France-Luxembourg, 2à12, 75 mn, (MeM)

    • The Great Flood, Bill Morrison, États-Unis 2012, 80 mn, vidéo (P-USA)

    • I resti di Bisanzio, Carlo Michele Schirinzi, Italie 2014, 80 mn, en présence du réalisateur, (CN) : cinéma très moderne...

    • Vöschozhdenie (L'Ascesa), Larisa Shepit'ko, URSS 1977, 111 mn, (SF)

    • Moviextra Speciale Pesaro, Paolo Luciani, Crisitina Torelle, Roberto Torelli, Italie 2013, 44 mn, vidéo

    • Francophrenia, Ian Olds et James Franco,États-Unis 2012, 70 mn, vidéo, (P-USA)

    • Risate di Gioia, (Titre français : Larmes de joie) Mario Monicelli, 1960, 106 mn, (ES)


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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 15:26

Revue de presse n° 138 (Europe)



La reprise de l‘économie du Royaume Uni semble durable. Le marché du travail s’est fortement amélioré. Un nombre record de personnes a trouvé du travail au mois d’avril... très bas niveau du taux de chômage : le plus bas depuis cinq ans.
Les choses vont mieux au Japon également. Le gouvernement explique qu’au premier trimestre, l’activité économique s’est raffermie plus qu’il ne l’avait estimé... Grâce aux investissements des entreprises et aux dépenses des particuliers. Euronews 13/06/14

Le nombre de personnes ayant un emploi a augmenté de 0,1% dans la zone euro (UE18) et de 0,2% dans l'UE28 au 1er trimestre 2014 par rapport au trimestre précédent. Au 4° trimestre 2013, l'emploi avait également progressé de 0,1% dans l'UE18 et de 0,2% dans l’UE28. Eurostat 13/06/14

Quelques milliers de personnes ont manifesté samedi, à Porto, contre la politique économique et sociale du gouvernement, et réclamé des élections anticipées. Les prochaines législatives sont programmées à l’automne 2015. A l’appel du syndicat CGTP, les protestataires ont notamment dénoncé les baisses de salaire, entre 3 et 10%, annoncées pour les fonctionnaires aux revenus supérieurs à 1 500 euros. La CGTP a prévu une nouvelle manifestation samedi prochain à Lisbonne. Euronews 15/06/14

"Le nom de Juncker est devenu le prétexteà une discussion de fond en souffrance depuis bien longtemps, voilà ce qui est décisif. Les gouvernements nationaux doivent trouver un terrain d'entente quant à la forme de l'Europe de demain… Un programme intelligent rassemblant les thèmes prioritaires de la politique européenne, ainsi que la disposition à transformer la Commission pour les mettre en œuvre, accompagné d'une équipe désignée de concert avec le Parlement : ce serait la manifestation tangible d'une volonté de réforme commune." 18/06/14 Eurotopics Süddeutsche Zeitung

 

"Personne ne peut accepter les déficits qu'on a aujourd'hui mais, pour les surmonter, il faut de la croissance, il faut de l'emploi" déclare le ministre de l’Économie allemand Gabriel qui propose un nouveau calcul des déficits publics dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance. Une proposition choc qui va à l'encontre de la position d'Angela Merkel. Mais le message semble séduire l'Italie et la France Toute l'Europe 18/04/14

Le Danemark annule sa transition énergétique. Le gouvernement social-démocrate a conclu avec les libéraux un nouveau pacte de croissance. Ce dernier prévoit un allègement des taxes sur la consommation énergétique des entreprises qui seront dégrevées d'environ 1,75 milliards d'euros dans les cinq années à venir. Le quotidien socio-libéral Politiken déplore que ce gouvernement ait perdu de vue ses objectifs en matière de climat. Eurotopics Politiken Danemark 18/06/14

Réfugiés à la fin de 2013 : 16,7 millions, soit 1,5 million de plus qu’en 2012… En Syrie, 2,5 millions de personnes ont dû fuir le pays, exode le plus important depuis le Rwanda de 1994. Les conflits au Mali, en République centrafricaine et au Soudan du Sud ont également amplifié les mouvements de population.
Les Somaliens sont la première population africaine de réfugiés, puis les Soudanais, les habitants de la RDdu Congo. Kenya : premier pays africain d'accueil, plus de 500 000 réfugiés. Puis Tchad où le nombre augmente pour la 12èmeannée consécutive, venant duSoudan et de la Centrafrique. L’Éthiopiecontinue de recevoir Érythréenset Somaliens.
Les pays en développement accueillent plus des quatre cinquièmes des réfugiés. Le Pakistan, l'Iran et le Liban sont les principaux pays d’accueil.
51,2 millions de personnes étaient déracinées à la fin de l'année 2013... personnes déplacées qui restent dans leur pays (33 millions), demandeurs d'asile (1 million), réfugiés (17 millions). RFI 19/06/14

Corriere della Sera :« Italie et France acceptent d’utiliser ce qui est prévu par l’UE pour relancer la croissance et l’emploi. Si cela ne devait pas suffire, la discussion sur les contraintes budgétaires sera rouverte. Le FMI de Christine Lagarde est venu à la rencontre de l’axe franco-italien en lançant l’alarme sur la croissance trop basse dans la zone euro et en demandant des politiques pour relancer le développement et l’emploi ».
La Repubblica : « Fiscal compact verrouillé mais Merkel est disponible à négocier sur les ‘’bonds’’ pour les grandes œuvres » : « Hier Renzi a remis à Van Rompuy un document avec deux volets : une lecture moins sévère de la discipline concernant les comptes publics et un vaste programme européen d’investissements. Renzi vise haut en profitant du sentiment d’innovation venant de son nom ».
Sole 24 Ore  : « Si les fédéralistes de la vielle école exultent en vue de la victoire de Juncker, les conséquences du divorce pourraient se révéler catastrophiques. Sans la Grande-Bretagne l’Europe deviendrait beaucoup moins incisive et crédible comme acteur global et le rêve d’une euro-défense serait encore plus évanescent ». Revue de la presse italienne Ambassade de France à Rome 20/06/14

La France est un des pays où les dépenses publiques ont le moins augmenté depuis 15 ans : de 17 % entre 2000 et 2014. Allemagne : 16 %. Royaume-Uni 42 %. États-Unis : 32 %. Japon, Pays-Bas : 22 %…
Le haut niveau des dépenses françaises a permis que l'Hexagone soit jusqu'ici un des pays développés où les inégalités de revenus se sont le moins creusées…
… un des pays développés qui a connu la plus forte hausse des prix de l'immobilier du fait de la rareté des logements ce qui pénalise lourdement la compétitivité de son économie. Alter éco juin 2014

En 2012, 17 000 travailleurs détachés en France étaient de nationalité… française, soit 10 % de l'ensemble des travailleurs détachés. Ce qui fait des Français la deuxième nationalité parmi les travailleurs détachés après les Polonais.
En cause, la prolifération d'agences d'intérim près de la frontière, notamment au Luxembourg, qui emploient des Français, résidant en France, pour leur faire accomplir une mission en France… et payer moins d'impôts. Alter éco juin 2014




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" Discuter la ligne et nous engager dans un zigzag nous mène droit dans le mur " Le zigzag ? La ligne la plus droite pour Manuel Valls ! 18/06/14



Comptes 2012 recalés pour quelques milliers d'euro. Aujourd'hui quelques millions ? Sanction ? Sarkozy candidat en 2017. Quitte ou double ? 20/06/14


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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 07:46

Ma rue est un musée aux oeuvres éphémères qu'il faut saisir au vol, au jour le jour. Des artistes anonymes peuplent les murs de couleurs, de personnages, de rêves, de fantasmes. "Les passants qui passent" les ignorent ou les remarquent, se plaignent des murs dégradés ou se réjouissent des fleurs qui naissent sur les murs humides, gris pollué de fumées d'échappement.

 

Sur ces murs, les dessins, en noir et blanc, papiers collés de Fred  Le Chevalier, deviennent des couleurs éclatantes quelquefois rehaussées par le rouge d'une rose, d'une lèvre ou d'un coeur. Silhouettes qui se cherchent, qui s'attirent, quelquefois  à l'apparence indécise mais au regard qui accroche le passant.

 

Regrouper dans un kaléidoscope par la photographie ces personnages, épars sur les murs de la ville, est une trahison. Comme isoler ces visages  lumineux et fascinants. Comme privatiser, enfermer dans un écran ce que l'artiste offre généreusement au regard du public.

 

Mais c'est aussi prolonger la vie de ces personnages, donner à voir le monde de Fred Le Chevalier aux quelques visiteurs qui s'égareront sur ce blog. Si, à défaut de pouvoir découvrir ces images sur leur site naturel, les murs de Paris, ils veulent prolonger leur relation avec le monde de Fred Le Chevalier et voir les dessins dans leur pureté, ils peuvent en admirer quelques unes sur cette page et aller plus loin ici.

 

 

 

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Bouquet 1 : Toutes les photos ont été prises dans la rue, essentiellement dans le "quadrilatère', sauf trois dans la salle d'exposition de Fred Le Chevalier, rue de la Mare en juin 2013.

 

 

 

 

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  Bouquet 2 : Toutes les photos ont été prises dans la rue, essentiellement dans le "quadrllatère'.

 

 

Visages

  (à partir des photos de rues)

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  Bibliothèque "Couronnes"

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Published by Paul ORIOL - dans Le Quartier
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 19:10

 

Sarkozy, bateleur en liberté

 

Les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, lors du second tour de l'élection présidentielle de 2012 ont été refusés pour quelques dizaines de milliers d'euros. Quelle sanction ? Sarkozy, le justicier contre la “racaille”, pour les peines “plancher”, pour les peines exemplaires, s'en est tiré avec un sarkoton que ses soutiens ont suffisamment abondé...

 

Aujourd’hui, il s'avère que le dépassement serait en millions d'euros, 10 ou 20, on ne sait... Quelle sanction... ? Des doubles factures... Quelle sanction ? On attend le résultat de l'enquête et ce qu'en dira la justice.

 

Mais Sarkozy serait en droit de se plaindre de ce traitement injuste. « Porte-parole et pas que cela » de Balladur lors de la campagne électorale de 1995, il était bien placé pour connaître les dépassements de son patron. "Les comptes du candidat Balladur accusaient 10 millions de francs de recettes d'origine inconnue. Ils étaient donc irréguliers. " L'origine inconnue de ces millions de francs fait encore l'objet de recherches... De fausses factures sont peu de choses à coté des morts de Karachi... Et les comptes de Balladur n'ont pas été invalidés...Pourtant, on vient, aujourd’hui, chercher des poux à Sarkozy...

 

Pour le moment, continuant sur sa sa lancée quinquennale, une annonce par jour, avec le soutien de son clan, des agences de sondage, de la presse, Sarkozy parle ou ne parle pas, inutile, tout le monde parle de lui et pour lui...

 

Sarkozy ne sera pas candidat à la présidence de l'UMP, sera candidat mais ne passera pas par la primaire, ne sera pas candidat en 2017, sera candidat mais ne passera pas par la primaire, sera candidat et passera par la primaire, ne prépare pas un programme mais réfléchit à préparer un programme, se penche sur l'avenir de la France...

 

Bien entendu, chacune de ces annonces est appuyée par un sondage qui montre que Sarkozy est soutenu par le peuple ou les militants ou... et surtout par une série de commentaires dans la presse audiovisuelle, parlée...

 

Quelle différence entre Berlusconi et Sarkozy ? En Italie, ils ont Mattéo Renzi, en France, nous avons Marine Le Pen !

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 19:52

Ma rue est un musée (2)

 

 

 

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Ma rue est un musée

ou plutôt mon quartier,

ma ville est un musée.

 


 

Musée ouvert à tous les vents,

d'est et d'ouest,

à tous les temps, à tous les camps,

à tous les clans,

à tous les courants...

 

 

LycéeEupat5125

 

Art éphémère et souvent anonyme,

soumis au regard quotidien,

des pairs et des passants

qui ignorent ou s'imprègnent dicrètement.

Expositions permanentes et temporaires,

expositions recomposées chaque jour,

surchargées, déchirées, complétées,

dénaturées...

 

 

 

 

 

 

Belvedere7188-copie-1.JPG

 

 

Fleurs sauvages,

écloses dans un printemps perpétuel,

chaque jour renouvelées,

 produites pour la rue,

quelquefois dans la rue...

au pochoir, papiers découpés, collés,

fresques picturales.

 

 

 

 

 

 

Ailé5364

 

 

 

 

 

Musée populaire sans conservateur,

 

 

sans conservation possible, ni restauratioon 

où le photographe s'improvise galériste

qui peut déconsturire, reconstruire, recadrer, séparer, regrouper,

 

 

jouer des associations, des oppositions, suivre les fantasmes des autres,

les recombiner,

conserver ces images toujours vivantes

parfois disponibles pour tous, sur écran,

longtemps, longtemps après que les images ont disparu de la rue...,

bouquets rétrospectifs de fleurs éparses.

 

 

 


 

EcoJourda7197

Chaise Accroupis 5974

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Photographe sacrilège ? Voleur d'images ? Compositeur floral ? Créateur ?  Conservateur ? Diffuseur ?

 


 

Rue Desnoyez,75020 Paris

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 Belvédère du Parc de Belleville, 75020 Paris

 

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 16:53

 

PSU et Algérie, D. Barret, J. Devos, C. Fiquet, A. Grivel, F. Le Huérou, J. Lhopital, M. Lallaoui, P. Oriol, J. Thenaisy, témoignent. Fragments biographiques filmés par Hubert Rouaud et Jacques Sauvageot.

 

Le groupe de travail "Algérie" de l'Institut Tribune Socialiste (ITS) qui regroupe des anciens membres ou sympathisants du Parti Socialiste Unifié (PSU) a fait un double constat:

- l'opposition à la guerre d'Algérie est un des éléments fondateurs du PSU qui s'est beaucoup investi dans ce combat et dans les années qui ont suivi l'indépendance;

- de nombreuses questions posées par l'indépendance de l'Algérie restent d'actualité : racisme, décolonisation, importance de l'Islam, nationalisme arabe, statut de la femme etc...

 

Il a donc souhaité recueillir des témoignages écrits et filmés de militants dont le parcours a croisé l'Algérie et le PSU (avant, pendant ou après la guerre). En les interrogeant aussi sur leur appréciation actuelle de la politique en France et en Algérie...et sur l'état de leurs engagements d'aujourd'hui.

 

ITS veut articuler l’histoire du PSU (à constituer, ré-interpréter, interroger…) et une action dans le temps présent. Il s’agit de se servir de « l’histoire » pour agir aujourd’hui...

Il ne s’agit pas de recréer le PSU. Mais connaître, rendre compte et enrichir les idées qu’il a cherché à développer et à mettre en œuvre, participe du débat et de la construction de la démocratie aujourd’hui, d’une recherche et de tentatives pour une société plus juste, plus égalitaire.

L’objectif de l’ITS est de développer autour de ces axes un centre de documentation et de recherches.

 

Filmographie sur le PSU, réalisés en 2010, à l’occasion du cinquantenaire de sa fondation :

- 30 ans d’utopies réalistes : un film d’archives de 7 minutes.

- Le PSU… 50 ans plus tard : panorama (57 minutes) des manifestations des 10 et 11 avril 2010, qui se sont tenues à Issy-les-Moulineaux et Paris.

 

Quelques références sur l'après guerre d'Algérie :

- Ma mère, pied rouge en Algérie, documentaire de Claire Zalamansky et Christine Robert, France-Culture, Sur les docks, 2007

- Algérie, les années pieds rouges : des rêves de l'indépendance au désenchantement (1962-1969), Catherine Simon La Découverte 2009

- L'Algérie nouvelle, on y croyait de Chloé Hunzinger, 52 mn, film télévision, 2011

- Le temps de la coopération. Sciences sociales et décolonisation au Maghreb sous la direction de Jean-Robert Henry et Jean-Claude Vatin, ed. Khartala-Irémam, 2012, avec un DVD de 86 mn d'entretiens

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 13:13

Revue de presse n° 137 (Europe)



  "L'unification européenne, et notamment la coopération franco-allemande, n'a pu démarrer qu'en tant que projet d'élites. Faisons en sorte qu'elle devienne enfin l'Europe des citoyens... La fraude électorale n'y a pas de place. J-C Juncker a remporté les élections comme l'ont reconnu des sociaux-démocrates, tels le président Hollande ou le chancelier [autrichien] Faymann. Seuls les perdants du scrutin ne peuvent faire avec, tel D.Cameron... ou A. Merkel, qui craint l'Européen convaincu Juncker. Les stratagèmes de pouvoir primitifs, façon Merkel, nuisent à l'Europe." Eurotopics Kurrier Autriche 29/05/14


"Aux reproches selon lesquels l'UE souffrirait d'un déficit démocratique, les députés réclament plus d'influence… Il est impossible de parvenir à l'équilibre du pouvoir entre la CE, le PE et le Conseil européen comme au niveau national... Un président de la CE élu serait un pas vers le fédéralisme. De plus, la position serait alors de plus en plus dictée par la politique des partis... C'est pourquoi, il n'existe pas d'autre voie que de pourvoir le poste en accord avec le PE et les chefs de gouvernement. Si le PE n'est pas prêt à reculer, il n'y aura que des perdants." Eurotopics Dagens Nyheter – Suède 30/05/14


Le pays devrait toucher 106 milliards d’euros entre 2014 et 2020, soit plus de 11 % du total des aides prévues par la CE. Dix ans après son entrée dans l’UE, la Pologne l’un des pays les plus affûtés pour attirer la manne européenne. Acteurs publics 03%06/14

 

"A Bruxelles, on souffre de Londres, laquelle a toujours mis en échec l'unification de l'Europe, a freiné toute progression et n'a cessé d'empêcher tout approfondissement… L'Europe a suffisamment longtemps respecté les particularités et les états d'âme des Britanniques. Elle s'est prêtée à leur chantage et a enduré leurs remontrances. Elle a été patiente jusqu'à la douleur… L'heure est venue de tirer les choses au clair. Peut-être l'UE doit-elle désormais décider de ce qui lui importe le plus : une Europe démocratique ou le maintien de la Grande-Bretagne dans l'UE. Cette décision doit être prise maintenant..." eurotopics Der Spiegel – Allemagne 02/06/14

 

"Cameron aimerait conserver le système secret et inexplicable des tractations par lesquelles les chefs d’État et de gouvernement de l'UE négocient à huis clos pour savoir qui assurera la présidence de l'organe exécutif de l'UE. Il est vrai qu'en Grande-Bretagne, personne n'a pu voter pour Juncker… Les conservateurs s'étaient retirés du PPE pour former un petit groupe et avaient refusé de nommer un candidat que les Tories auraient pu présenter aux électeurs britanniques." Eurotopics The Guardian – Royaume-Uni 03/06/14

 

Les sociaux démocrates allemands se félicitent que Merkel ait changé de point de vue "sous la pression du SPD" et soutienne maintenant Juncker. Il est inadmissible que Cameron se soit arrogé un droit de veto" (Yasmin Fahimi, secrétaire du SPD). Soutenir Juncker ne lui parait pas contradictoire avec la campagne du PSE, dont le candidat, Martin Schulz... J-C Juncker doit proposer un programme qui soit acceptable pour les sociaux-démocrates... Les banques devront être tenues en laisse, les paradis fiscaux mis hors d'état de nuire et un programme social adopté pour lutter contre le chômage des jeunes. Revue de presse 2007/2013 BerlinBlog

 

« Le prochain président de la CE devra changer de politique pour les 5 prochaines années ou alors il n’aura pas l’appui de l’Italie» (Matteo Renzi). «Personne n’a obtenu la majorité au PE. Donc on est obligé de passer un accord. Ils veulent présenter Juncker, très bien. Qu’il dise alors ce qu’il pense des cinq prochaines années». Libération 07/06/14.


La Fifa a le pouvoir de faire suspendre les lois de l’économie. En effet, le Parlement brésilien a voté, volonté de la Fifa, une «loi générale de la Coupe » afin que les gains de la Fifa, des sponsors et partenaires ne soient pas imposables... La sacro-sainte règle de la libre concurrence sera suspendue au sein des quartiers où se trouvent les stades par l’interdiction faite à de nombreux commerçants locaux et ambulants de vendre certains de leurs produits, afin que les sponsors puissent distribuer les leurs en toute tranquillité. Cet interdit – commeà Pékin – attaque directement la survie professionnelle de nombreuses personnes, ceci afin de contenter les multinationales comme Anheuser-Busch, qui commercialise la bière Budweiser, Coca-Cola ou McDonald’s. La Croix 05/06/14

 

En 2012, le PIB par habitant en standard de pouvoir d'achat. varie de 47 à 263 % par rapport à la moyenne de l'UE, selon les États. Luxembourg, plus de deux fois et demi supérieur à la moyenne. Ensuite, Autriche avec un PIB supérieur à 30 % de la moyenne européenne. Le Royaume-Uni, l'Italie et la France légèrement au-dessus. L'Espagne et Chypre légèrement en dessous tandis que Grèce, Slovaquie, Lituanie, Estonie et Portugal se situent entre 20% et 30% en dessous de cette moyenne. En fin de classement, Roumanie, Bulgarie : PIB/h 50 % inférieur à la moyenne des 28. Toute l'Europe 06/06/14

 

« On avait promis... avant les élections européennes : la fin du déficit démocratique, l'accroissement du pouvoir du PE et la capacité pour les électeurs européens d'exercer une influence directe sur toutes les décisions. Le président de la CE serait le candidat de la formation victorieuse. Après cela, on nous propose l'image de trois premiers ministres et d'une chancelière en barque au milieu d'un lac, sur le point de contourner la volonté des électeurs et de rompre leurs propres promesses. » 11/06/14 eurotopics Sme – Slovaquie

 

"Merkel ne peut s'opposer facilement à Juncker, candidat que CDU/CSU ont soutenu... D'un autre côté, elle préfère une Europe du Conseil à une Europe du Parlement. Entre gouvernements nationaux... l'Allemagne est mieux à même d'imposer ses intérêts que dans l'assemblée de représentation du peuple, toujours un peu imprévisible. Pendant la crise de l'euro, c'est la chancelière qui a insisté pour que les décisions importantes soient adoptées par le Conseil. De surcroît, un affaiblissement de Cameron ne peut être dans son intérêt, attendu qu'il doit mener le combat pour maintenir le Royaume-Uni dans le giron de l'UE. Or une UE privée de la Grande-Bretagne serait pour l'Allemagne un scénario catastrophe, car sur les questions économiques et financières, Berlin a plus en commun avec Londres qu'avec Paris et les pays du Sud." 11/06/14 eurotopics Neue Zürcher Zeitung - Suisse

 

« En plus de nuire à l'aura d'évidence historique qui nimbe le projet européen, un retrait britannique altérerait également l'équilibre interne de l'UE. L'Allemagne hériterait d'une position hégémonique qu'elle refuse d'assumer et qui pervertirait la cohésion européenne. Cela rendrait la subordination française encore plus difficile à supporter et inciterait le camp souverainiste à envisager d'autres options. Les États néolibéraux du nord et de l'est de l'Europe, derrière la G-B, perdraient leur point d'appui. Toute l'entreprise deviendrait encore plus instable, à une époque où elle a déjà perdu son attrait d'idée motrice pour les peuples européens. »" 10/06/14 eurotopics The Daily Telegraph - Royaume-Uni

 

Drapeau de la Russie Résident fiscal de Mordovie, Depardieu est imposé à 6 % de ses revenus 2013. La moyenne du pays est 24%.


Drapeau de l'AllemagneDans les villes allemandes de plus de 500 000 habitants, 30 % des foyers n'utilisent que la bicyclette pour leurs déplacements. Challenge 5-8/06/14

 

Les conservateurs britanniques se sont marginalisés eux-mêmes il y a 5 ans quand ils ont quitté le groupe conservateur, pour braver aujourd'hui l'UE avec les populistes. Le trio présent au sommet suédois semble constituer un péril bien plus grave aujourd'hui que les extrémistes stupides, de Le Pen à l'Aube dorée."Postimees - Estonie eurotopiccs 12/06/14)

 

Annoncées hier par le commissaire européen chargé de la Concurrence, des enquêtes ont été ouvertes sur l'optimisation fiscale de firmes multinationales (Apple, Starbucks et Fiat) dans certains États membres – Irlande, Pays-Bas, Luxembourg. En effet, en 2013, Apple – dont le siège européen est en Irlande – n'a payé que 2% d'impôt sur son chiffre d'affaires hors États-Unis (74 milliards d'euros). Toute l'Europe 12/06/14



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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 15:05

 

Les dernières élections européennes vont-elles changer quelque chose ?

 

Les élections européennes sont, désormais, entrées dans la routine. Le 25 mai, ont-elles été différentes des précédentes ? C'était la huitième fois que les citoyens de l'Union européenne (UE) élisaient les députés du Parlement européen (PE) au suffrage universel direct. Pour la cinquième fois, des citoyens de l'UE, vivant dans un pays de l'UE dont ils n'avaient pas la nationalité, pouvaient voter dans le pays de résidence, ce qui est devenu une banalité. Tandis que les résidents étrangers, non ressortissants d'un État-membre, en étaient exclus, sauf au Royaume-Uni pour les ressortissants du Commonwealth. Pour la première fois, cette élection se déroulait dans 28 pays.

 

Les abstentionnistes : premier parti dans l'UE et en France.

Ce n'est qu'une confirmation des consultations antérieures. Mais, pour la première fois depuis 1979, à l'échelle de l'UE, le taux de participation qui diminuait à chaque nouvelle élection, s'est stabilisé. Bien que toujours faible. Cette année, la participation a été de 43,1% contre 43% en 2009.

 

Pour faire une analyse pertinente, il faudrait traiter les résultats et leur évolution, pays par pays car les abstentions varient beaucoup d'un État à l'autre : cette année de 10% en Belgique et au Luxembourg (vote obligatoire dans ces 2 pays) à 87 % en Slovaquie. Dans les pays de l'Europe de l'Est, l'abstention a été massive en Slovaquie mais aussi en Tchéquie 80,5 %, Slovénie 79 %, Pologne 77,3 %.

Elles diminuent par rapport à 2009 en Allemagne (48% d'abstentions), Roumanie (32,2 %), Finlande, Suède, de façon plus importante en Lituanie (79,02% en 2009 à 55,09%) et en Grèce (de 47,39% à 41,80%). Mais augmentent en Tchèquie (+9% par rapport à 2009), Danemark (+4%), Estonie (+8%), Irlande (+7%), Italie (+5%), Hongrie (+6%) et Slovénie (+8%). (Toute l'Europe 26/05/14).

 

En France, les abstentions ont légèrement diminué alors que les inscrits sur les listes électorales étaient plus nombreux. Au 1er mars 2014, l’Insee comptabilise 44,6 millions de Français inscrits : 700 000 électeurs ont été radiés mais 1 117 000 nouveaux électeurs ont été inscrits. Le nombre a donc augmenté de 417 000. Les jeunes inscrits sont plus nombreux (+179 000), notamment grâce à la procédure d’inscription d’office. Cette augmentation du nombre d’inscrits est moins forte qu'avant les élections présidentielle et législatives de 2012 mais, pour l’Insee, elle témoigne d’une volonté de participation aux élections municipales et européennes de 2014.

 

Des élections européennes ?

Pour une fois, les questions européennes ont été présentes lors de la campagne électorale : sortie de la zone euro, sortie de l'UE. Mais surtout parce que les 5 partis européens, les plus importants, ont désigné leur candidat à la présidence de la Commission européenne (CE) en cas de victoire. Ces candidats sont d'ailleurs intervenus dans la campagne électorale hors de leur pays, phénomène nouveau qui ne semble avoir posé de problème à personne.
Cet aspect de la campagne explique peut-être que certains électeurs ont pris conscience que cette élection, estimée habituellement sans importance, pouvait avoir des conséquences au niveau européen et a, probablement, contribué à enrayer la chute, jusque là constante, de participation.

Bien sûr, la situation politique à l'intérieur de chaque pays de l'UE, et particulièrement en France, a joué un rôle dans le choix des électeurs.

 

Personnellement, pour la première fois, j'ai voté « utile », quoique sans illusion, j'ai voté pour Martin Schulz, le candidat du Parti socialiste européen (PSE) à la présidence de la CE et, par la même occasion, pour Pervenche Bérès.

On ne peut pas se plaindre de l'absence de démocratie au niveau européen et ne pas appuyer les partis européens quand ils exigent que le candidat arrivé en tête à cette élection devienne président de la CE. Alors que ce n'est pas formellement dans les textes (1).

Malheureusement, le PSE est arrivé en deuxième position. Et c'est J-C. Juncker, libéral à à l’excès, ancien premier ministre d'un paradis fiscal européen, qui est en position de revendiquer le poste de président de la CE. Comme il n'a qu'une majorité relative au PE, les consultations-tractations ont commencé comme dans tout régime parlementaire dans la même situation. A.Merkel, après avoir tergiversé, ayant dans sa manche d'autres candidats dont Christine Lagarde, a fini par déclarer soutenir J-C Juncker.

Pour être élu à la présidence de la CE, ce dernier doit obtenir une majorité qualifiée de 73,9 %, soit 255 voix sur 352, au Conseil européen où chaque État a un nombre de voix en fonction de l'importance de sa population : Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni 29 voix chacune, Espagne, Pologne, 27 voix…
Il devra ensuite être élu par le PE à la majorité des voix, ce qui suppose, le PPE n'ayant pas la majorité, une probable grande coalition à l'allemande PPE-PSE.

 

Si J-C Juncker est, ainsi, élu président de la CE, cela devrait faire jurisprudence pour l'avenir et le PE aurait arraché une nouvelle parcelle de pouvoir. Malheureusement, les citoyens européens ont majoritairement voté pour le PPE.

 

Un tsunami relatif et annoncé

En France, la victoire du Front national est incontestable : ce n'est cependant pas le tsunami proclamé même si elle traduit la gravité de la situation politique, économique, sociale… Ce n'est qu'une victoire par abstention. Certes le FN a fait un bond par rapport aux élections européennes de 2009 mais près de 2 millions d'électeurs qui avaient voté pour Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2012 n'ont pas voté pour les listes du FN le 25 mai. L'abstention a cepednat moins frappé le FN que les autres partis politiques.

 

Les citoyens ont pensé, majoritairement, que leur vote n'influencerait en rien ni l'évolution de la politique et des institutions européennes ce qui était l'objet de la consultation. Ni l'évolution de la politique intérieure de la France, les municipales étaient passées par là et le gouvernement avait décidé qu'il devait persister dans sa politique…


Pour expliquer cette résistance relative du vote FN quand tous les autres partis s'affaissaient, bien des raisons ont été avancées. Les partis de gouvernement, conduisant des politiques sensiblement identiques, ont été traités par l'électorat de façon similaire. Et les démêlés multiples d'élus avec la justice n'ont pas arrangé pas les choses.

 

Le principal parti d'opposition, UMP, n'a pas profité, quelques semaines après les élections municipales du désenchantement vis à vis du président de la République et de sa politique. Et des électeurs déçus ont pu se reporter sur le FN.

Pouria Amirashi dit dans Politis (29 mai 2014), les électeurs socialistes « font grève ». Leur désarroi est tel qu'ils n'ont même pas voté pour les autres partis de gauche.
La logique erratique de EELV passant, sans transition, du gouvernement à l'opposition n'a pas convaincu de sa vocation à gouverner avec une politique cohérente et durable. Quant au Front de gauche, parti aux municipales avec le PS (pour le PC) et contre le PS (pour le PG), il a continué à étaler la mésentente de son duumvirat, prouvant bien par là qu'il n'était pas une solution de rechange sérieuse au gouvernement socialiste.

 

La victoire du FN n'a été une surprise pour personne sauf pour ceux qui commandent les sondages, ceux qui les font et ceux qui les commentent qui claironnaient depuis des semaines le FN premier parti de France. Ils parlent mais ne semblent pas écouter ou croire ce qu'ils disent !

Ils continuent d'ailleurs. Si la victoire électorale du FN est incontestable, elle ne suffit pas encore à faire de lui, le « premier parti de France ». Il n'a aujourd'hui ni les électeurs, ni les cadres, ni les militants, ni les élus en nombre et qualité suffisants pour pouvoir y prétendre. C'est de bonne guerre, pour lui, moins pour les sondeurs, commanditaires, commentateurs et concurrents, de le proclamer. Cela lui permet d'avancer sur son chemin avec l'appui de tous les autres.

 

Une exception française ?

Cette victoire électorale du FN en France a un retentissement au niveau européen. Pour des raisons européennes. La France fait partie des pays fondateurs de l'UE, est la seconde puissance économique de l'UE et le fonctionnement de l'UE a été bâti et repose sur l'équilibre relatif entre l'Allemagne et la France… Une France moins européenne, avec un gouvernement affaibli, une économie à la traîne, n'est pas satisfaisante pour le fonctionnement de l'UE.

 

Mais cet affaissement des partis de gouvernement, cette poussée contre l'UE est-elle un phénomène local ? Ce n'est pas certain à l'examen des résultats électoraux de partis clairement opposés à l'UE dans différents pays, même si les situations politiques, économiques ne sont pas les mêmes. Des partis de droite, anti-européens, font souvent de meilleurs résultats que lors d'élections antérieures et quelques-uns ont des résultats comparables à ceux du FN. Mais, leurs divergences sont telles qu'il n'est pas sûr qu'ils se retrouvent dans le même groupe au PE. Quelques partis à gauche de la gauche ont aussi de bons résultats.

Au Royaume-Uni, Nigel Farage, lui même, « avait promis un séisme politique et il a tenu promesse » (The Guardian, cité par Courrier international n°1230). A la tête de l'UKIP (United Kindom Indépendence Party), il a recueilli 27,5 % (3,1 % en 2010) des suffrages devenant comme le FN, le « premier parti » du Royaume-Uni devant le parti travailliste 25,4 % et les conservateurs au pouvoir 23,9 % dont le penchant pro-européen est, pour le moins, limité. Au Danemark, le Parti populaire (DF) de Kristian Thulesen Dahl est arrivé en tête avec 26,6 % (12,3 % en 2011) devant les sociaux-démocrates au pouvoir (19,1 %). Ces deux pays ne font pas partie de la zone euro. En Autriche, où le taux de chômage tourne autour de 5 %, le FPÖ n'arrive qu'en troisième position mais avec 19,7 % des voix contre 12,7 en 2009…
Le pourcentage de voix est moindre mais significatif dans plusieurs autres pays : le Jobbik 14,68 % en Hongrie alors que le parti de Viktor Orban récolte déjà 51,49 % des voix ; Ordre et Justice 14,27 % en Lituanie, le Parti pour la liberté (PVV), en baisse, 13,2 % aux Pays-Bas, Les vrais Finlandais 12,9 %, Les démocrates suédois 9,7 %, Aube dorée 9,38 % et les Grecs indépendants (ANEL) 3,45 % en Grèce, le Congrès de la nouvelle droite (KNP) 7,06 en Pologne, Alternative für Deutschland (AfD) 7 % en Allemagne (qui envoie en plus le premier néonazi au PE), la Ligue du nord 6,15 % en Italie (sans compter le Mouvement 5 étoiles à 21,15 %). (Le Monde 28 mai 2014).

 

Ces résultats disparaissent quelque peu devant l'importance accordée aux résultats du FN en France. Ils n'en traduisent pas moins un malaise européen qui dépasse les clivages ressassés d'opposition entre pays du nord et du sud, ils ne peuvent être liés de façon simple à la situation sociale, au chômage… L'Espagne, le Portugal, l'Irlande dans des situations sociales difficiles ne connaissent pas une telle poussée des partis de droite europhobes. En Espagne, la Gauche unie réalise un 9,99 % et Podémos, issu du mouvement des indignés 7,97 %, au Portugal, la Coalition démocratique 12,69 % avec les socialistes en tête (31%) et le Sinn Fein 17 % en Irlande..

 

Et en Grèce, le pays le plus touché par la crise et la troïka, malgré les résultats des partis europhobes, Syriza, avec à sa tête Alexis Tsipras, allié du Front de Gauche et candidat de la GUE (Gauche unie européenne) à la présidence de la CE arrive en tête avec 26,57 % (« premier parti » de Grèce ?) devant la Nouvelle démocratie (22,75%), parti du Premier ministre.

 

Au total, il semble que le vote protestataire « nationaliste » s'est exprimé pus fortement que le vote « protestataire » social ou a mieux su capter ces deux protestations.

 

Enfin, vint Le Pen…

La politique n'est pas rationnelle et les commentaires bruyants faits autour des résultats de ces élections sont peut-être plus importants que les résultats eux-mêmes. Le « tsunami » français, le « séisme » britannique et leurs répliques dans différents pays européens ont-ils été le véritable « vote utile » de ces élections ? Ils traduisent, avec la baisse significative des partis de gouvernement, de gauche ou de droite, qui suivent la même politique, une souffrance et une défiance de plus en plus grandes des citoyens, que tout le monde connaît depuis des lustres, qui s'exprime à travers les manifestations, grèves.. Mais que les politiques et les « élites » ne veulent pas entendre. Souffrance et défiance qu'ils semblent enfin découvrir à travers les votes cntestataires !.

Après les hauts cris du soir des élections, défiance e t souffrance ont-elle été entendues ? Seront-t-elles écoutées ?

 

Le second tour des élections européennes.

Le PE a su utiliser le traité de Lisbonne pour lui faire dire que le président de la CE devait être le candidat désigné par le parti qui gagnerait ces élections. Le président de la CE serait ainsi élu, au suffrage universel indirect, par les peuples de l'UE, mettant ainsi hors jeu le Conseil.

Suivant cette logique, J-C Juncker devrait devenir le prochain président de la CE. Même A.Merkel qui avait quelques réticences à cette évolution et avait plusieurs candidats de substitution dans la manche, dont Christine Lagarde, semble s'être ralliée à cette solution.
Mais, le futur président doit, en premier, être adoubé par une majorité qualifiée au sein du Conseil des chefs d’État et de gouvernement.

Et David Cameron, le Premier ministre britannique, a fait savoir qu'il s'opposerait à la candidature de J-C Junker : sa nomination pourrait entraîner le départ du Royaume-Uni de l'UE.

Si certains se réjouissent de cette déclaration pour des raisons différentes, les uns souhaitant barrer le candidat du PE pour maintenir la prééminence du Conseil, entraver le chemin vers une UE plus intégrée, les autres avec l'espoir de voir sortir le Royaume-Uni de l'UE, il n'est pas certain que les majorités du Conseil et du PE soient prêtes à ce bras de fer.
Le Royaume-Uni avec ses 29 voix au Conseil aurait déjà le soutien des Pays-Bas (13 voix), de la Hongrie (12 voix), la Suède (10 voix), la Finlande (7 voix), soit 71 voix quand il en faut 92 voix pour bloquer le mécanisme à ce niveau. Il est remarquable que des pays réputés pour leur système démocratique représentatif comme la Suède, la Finlande suivent le Royaume-Uni. Cela prouve à quel point l'image de l'Europe s'est dégradée surtout quand on voit dans ce groupe les Pays-Bas qui faisaient partie des six pays fondateurs.

 

Lors de la première réunion du Conseil après les élections, pour tenir compte de leurs résultats, il a été question d'une réorientation des priorités de l'UE. Mais comme on vient de le voir tout le monde ne met pas les mêmes choses quand il s'agit de progresser vers plus de démocratie et, éventuellement, mobiliser les citoyens.


Reste la question économique et sociale. François Hollande, au lendemain de son élection, n'a pas su faire entendre la nécessité d'une nouvelle orientation. En position de faiblesse aujourd'hui, malgré son effort d'alignement budgétaire, il aurait déclaré que « l'Europe doit entendre ce qui s'est passé en France ».Et plaidé pour une autre politique économique.

 

Pour sa part, Matteo Renzi qui va présider l'UE à partir du 1er juillet, fort de sa victoire en Italie, refuse de se prononcer sur un nom, demande « un programme et un agenda » tout en refusant habilement d'entrer dans « un conflit entre PE et Conseil » : « Tant que l’Europe ne se dote pas d’une méthode pour combattre le chômage, toute discussion sur les postes sera inutile et inefficace ». (Matteo Renzi Le Monde 31/05/1).

 

La partie est loin d'être jouée, les tractations continuent. Des nombreux noms ont été avancés. Le risque est grand que, de compromis en compromis, soit désigné la personnalité la plus insignifiante... mais pour une fois, une partie des choses se passe sur la place publique et pas seulement dans le huis clos du Conseil.


J-C Juncker n'a pas la majorité absolue au PE. Il est possible qu'on s'oriente vers une grande coalition que A.Merkel connaît bien. Dans cette optique, Martin Schulz pose ses conditions : lutte contre le chômage, contre l'évasion fiscale... Jusque là A.Merkel s'entête :  « Il s'agit de reconquérir les électeurs » qui se sont portés sur les extrêmes, a-t-elle expliqué, affirmant qu'une « politique de compétitivité, de croissance et d'emplois est la meilleure réponse au mécontentement ». Jusqu'à quand ?

La décision des 28 sera connue lors du prochain Conseil des 26 et 27 juin prochain.

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 20:42

Revue de presse n° 136 (Europe)



Drapeau de la Suisse En signant un texte promettant de s'engager dans l'échange automatique d'informations fiscales, le ministre suisse de l'économie conclut symboliquement une longue transition. La Suisse admet officiellement la fin du secret bancaire qui a fait sa fortune. Mediapart 08/05/14

L'Union européenne (UE) possède une Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) mais ne possède pas de véritable armée européenne : les dépenses militaires sont toujours l'apanage des États membres.
C'est la Grèce qui a les plus importantes dépenses militaires : 2,4% du PIB, par suite des tensions avec la Turquie. Suivent Royaume-Uni (2,3% du PIB), Portugal (2,2%), France (2,2%), Chypre (2,1%) et Estonie (2%).
En valeur absolue, France (46,105 milliards d'euros) et Royaume-Uni (37,121) en tête, mais aussi République tchèque (42,053), Allemagne (36,739) et Italie (24,591). A l'inverse, Irlande (0,5% du PIB), Luxembourg (0,5%) et Malte (0,6%) ont les dépenses militaires les plus faibles. Toute l'Europe 08/05/14

En 2013, les émissions de CO2 ont baissé de 2,5% par rapport à 2012 dans l’UE28 ; Eurostat 07/05/14

L'accord de libre-échange transatlantique menace l’État de droit. Il prévoit de confier à des tribunaux arbitraux privés de départager des litiges commerciaux. « Les États-Unis et l'UE concentrent près d'un tiers du commerce mondial... A cette échelle, confier à des avocats du privé la possibilité de trancher dans des procédures non publiques (sans procès) revient à quitter l’État de droit… Le libre-échange est une bonne chose s'il se déroule de manière transparente et s'il entraîne une amélioration des normes écologiques et sociales dans le monde. Dans le cas contraire, ce n'est qu'une arnaque." Eurotopics Wiener Zeitung (quotidien public d'obédience libérale) – Autriche 08/05/14

A Athènes, les plus pauvres peuvent mourir… Quand la mère ne peut pas payer, certains hôpitaux gardent le bébé jusqu'à ce que les parents s'acquittent des 700 euros impayés. Libération 22/05/14

Le néolibéralisme remplit les prisons - Rôle préventif des dépenses sociales – Forte imposition, peu d incarcérations - Limiter les inégalités freine la criminalité – La pauvreté, facteur de risque – Le taux de chômage ne joue pas. Titres d'un dossier de Libération comparant les pays de l'OCDE 24-25/05/14

Nombre de prisonniers pour 100 places : Turquie 86, Allemagne 89, France 117, Italie 145… En 20 ans, L'UE a perdu 12 millions d'emplois manufacturiers.
En 6 ans, les Etats-Unis ont multiplié par 10 la production d'énergie solaire. Challenge15-21/05/14

Élections européennes. Le taux d'abstentions varie, selon les États, de 10% en Belgique et au Luxembourg (vote obligatoire) à 87 % en Slovaquie. Depuis les premières élections de 1979, participation de plus en plus faible. 2014, stabilisation à 43,09% (43% en 2009).
Dans quelques États, le taux d'abstentions a diminué par rapport à 2009 : Allemagne, France, Roumanie, Finlande, Suède. De façon plus importante en Lituanie, de 79,02% en 2009 à 55,09%. et en Grèce de 47,39% à 41,80%.
Abstention en forte hausse : Tchèquie (+9% par rapport à 2009), Danemark (+4%), Estonie (+8%), Irlande (+7%), Italie (+5%), Hongrie (+6%) et Slovénie (+8%).
Moyenne de l'abstention dans l'UE à 28 s'établit à 56,91% environ. Toute l'Europe 26/05/14

2014, huitième élection du PE au suffrage universel. Pour les citoyens européens habitant un autre pays de l’UE dont ils n'ont pas la nationalité, c’est la cinquième fois qu’ils peuvent voter dans le pays de résidence.
Les comparaisons sont difficiles. Le nombre d’États est passé de 15 à 28 et le nombre d’Européens expatriés dans un autre État de l’UE de moins de 5 millions en 1994 à plus de 12 millions en 2014. Les conditions d’inscription ne sont pas strictement les mêmes. Après un faible taux en 1994, le nombre d’inscrits a nettement augmenté ; par exemple trois fois plus nombreux en Belgique et au Luxembourg, près de cinq fois en France, vingt ans après.
Le choix croissant de voter plutôt dans le pays de résidence que dans le pays d’origine témoigne en faveur d’une citoyenneté de résidence. D’ailleurs l’écart des taux d’inscription entre les élections municipales et européennes se réduit. Les Européens veulent garder leur nationalité d’origine mais être citoyens là où ils résident.
Plus de 20 millions d’étrangers non européens résidant en Europe restent encore exclus de cette élection. La démocratie ne peut s’en satisfaire. L’UE doit les intégrer dans ses élections, ils font partie de l'Europe qu’ils contribuent à construire. Lettre de la citoyenneté mai-juin 2014

Il y a eu 1807 cas d'euthanasie en Belgique en 2013 en augmentation de 27 % par rapport à 2012. Libération 29/05/14

« Ma voix compte dans l'UE ». Êtes-vous d'accord ou non avec cette affirmation ?

En %

DK

BE

DE

FR

UK

ESP

IT

GR

CHY

UE

D'accord

57

47

41

36

19

18

17

13

11

29

Pas d'ac

41

51

54

59

74

80

79

86

85

66

Eurobaromètre.El Païs Octobre 2013.CI 23-27 mai 2013

En 10 ans, la production de fraises a baissé de 30 % en France et augmenté de 70 % en Allemagne. Challenge 22 mai 2014

Chaque année, au moins 60 milliards d'euros sont soustraits au Trésor public. Exemple : Starbucks possède 87 établissements en France… n'y dégage aucun bénéfice, malgré un chiffre d'affaires de 80 millions d'euros. Planifie une dizaine d'inaugurations dans les mois qui viennent… champion de l'optimisation fiscale… Challenge 22 mai 2014

 

TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT 

 

Le président du Medef va-t-il donner l'exemple et limiter toutes les hausses de salaire – dont la sienne – à 1 % ? (11/05/14)

 

Élection à la présidence de l'UMP contestée. Comptabilité de l'UMP, contestée. Malhonnête ? Incompétent ? Que peut faire l'UMP de Coppé ? 28/05/14

 

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