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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 21:59

 

De l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par l'extrême centre, des extrêmes européistes aux extrêmes anti-européens, tous avec des mots différents, violents ou doucereux, disent que les institutions de l'UE ne sont pas démocratiques ou pas assez démocratiques.

 

 

Et tous ou presque se déclarent de profonds démocrates. Et tous ont la solution en poche pour aboutir à une démocratie européenne parfaite. Malheureusement, chacun a la sienne. Il y a beaucoup de chances pour que les choses continuent ainsi car cela ne gêne nullement les personnes qui détiennent véritablement le pouvoir. Même si elles poussent de grands cris devant la montée des populismes.

Pourtant une solution existe que devraient admettre tous ces démocrates : faire appel aux peuples pour leur demander de trancher. De dire quel type d'institutions, ils souhaitent, et pour cela, élire une assemblée constituante européenne.

 

 

A cette seule idée d'assemblée constituante européenne élue, nombreux sont les « démocrates » qui sautent pour s'y opposer. Parce qu'il n'y a pas de peuple européen mais il y a des peuples européens et il est incompréhensible qu'on ne leur demande pas s'ils veulent s'unir ou non. Il n'y a pas un peuple européen mais il y a une troïka, qui n'a été élue ni par « le » peule européen, ni par « les » peuples européens, troïka qui se promène, par ci, par là pour obliger ces peuples à subir la politique qu'elle a choisie pour tous. Quelle est la légitimité démocratique de la troïka ?

 

 

Comme il n'y a pas « un » peuple européen, il ne peut donc y avoir une constitution européenne. Mais qu'est-ce qu'une constitution ?
C'est un texte qui organise les relations entre pouvoir législatif, exécutif et judiciaire dans un espace donné. Au niveau européen, cette constitution devrait aussi organiser les relations entre les institutions européennes et les institutions correspondantes au niveau national.

Tout ceci existe du fait de traités. Formellement, l'UE n'a pas de constitution, un projet de traité constitutionnel, élaboré par une convention ad hoc, a même été bloqué par des rejets populaires. Mais l'UE a des institutions qui se partagent, plus ou moins bien, les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, sans véritable séparation comme le demandent les canons démocratiques et sans que ces institutions, à l’exception du PE, soient élues au suffrage universel.
C'est une constitution du fait de traités mais que personne n'ose reconnaître comme telle..

 

 

Mais ni « le » peuple, ni « les » peuples n'ont été directement consultés, ensemble ou séparément, sur ces institutions et sur leur agencement. Si certains ont été consultés et n'ont pas approuvé les traités proposés, les gouvernements, « démocratiques », les ont appelés à revoter, convenablement, ou sont passés outre par un subterfuge juridique.

Rien d'étonnant que les citoyens de l'UE méconnaissent ou contestent les institutions européennes et leur fonctionnement, ce qui apparaît clairement à chaque élection européenne avec une participation de moins en moins importante (voir annexes) et souvent moins importante qu'aux élections locales ou nationales.

C'est dire que les démocrates européens se doivent de donner une nouvelle légitimité aux instances européennes. L'élection d'une assemblée constituante européenne le même jour dans tous les pays de l'UE y contribuerait certainement.
Seuls peuvent s’opposer légitimement à l'élection d'une constituante ceux qui se satisfont du fonctionnement actuel des institutions européennes. Tous les autres devraient en appeler aux peuples.

 

 

L'élection d'une constituante n'est pas un vague processus constituant comme celui qu'a présidé Giscard d'Estaing qui, après une consultation restreinte, a mis dans une forme lourde les règles constitutionnelles et les politiques, économiques, sociales qui lui convenaient. D'où ce Projet de Traité Constitutionnel Européen, pavé volontairement indigeste que peu de gouvernements ont soumis à leur peuple estimant qu'ils ne pouvaient pas le comprendre. Dans quelques cas, ils l'ont tellement bien compris qu'ils l'ont rejeté. Mais ces bons gouvernements démocrates se sont empressés de contourner ce rejet des citoyens.

 

 

Le Parlement européen (PE), quoi qu'on pense de celui-ci, ne peut se transformer en Assemblée constituante. Il n'a pas été élu pour cela. Et il existe d'énormes divergences entre les membres d'un même parti sur les institutions nécessaires au niveau européen… les déclarations contradictoires de certains candidats ou responsables le prouvent chaque jour. Il est probable que les vues de l'UDI sont plus proches de celles de EELV que de l'UMP qui, elle même, est très divisée sur sa conception institutionnelle de l'UE.

 

 

L'élection d'une assemblée constituante européenne ne serait pas la continuation ou la revanche d'une élection nationale. Elle aurait sa propre justification. Elle conduirait probablement à des regroupements inattendus entre personnes aux idées politiques bien différentes sur le plan social ou économique, sur la politique étrangère ou militaire… mais qui auraient la même conception sur l'équilibre des pouvoirs au sein de l'UE et entre l'UE et les États membres.

 

 

Ce sont les citoyens qui trancheraient. Car les candidats seraient obligés d'exposer publiquement leurs conception de l'UE et de ses institutions devant les électeurs. Ceux-ci pourraient s'emparer de la question comme ils l'ont fait en France quand la question leur a été posée : traité de Maastricht ou projet de traité constitutionnel. Avec débat télévisé, certes, mais aussi au sein de la population.
Il ne fait guère de doute que la participation électorale serait alors beaucoup plus importante que pour une élection pour le PE. Les référendums sur le traité de Maastricht et le projet ce traité constitutionnel l'ont bien montré.

D'autant que nulle orientation ne serait exclue de cette consultation. Toutes pourraient être présentées aux citoyens. Aussi bien en faveur de la disparition de l'euro, de l'UE, du retour aux États nationaux qu'en faveur d'une organisation nouvelle de l'UE plus inter-étatique ou totalement fédérale...

 

 

Cette assemblée constituante, élue, le même jour, dans les 28 pays de l'UE, aurait alors un ou deux ans pour mettre au point un projet de constitution qui serait ensuite soumis à référendum, le même jour dans tous les pays de l'UE.
Cette constitution s'appliquerait aux seuls pays où le peuple l’aurait acceptée. Ceux qui l'auraient refusée pourraient alors négocier une forme d'association avec possibilité d'adhésion ultérieure ou de renoncement à cette association.

Il faut bien rappeler qu'une constitution fixe les règles de fonctionnement des institutions. Et non la politique suivie ou à suivre sur tous les autres plans, économiques, politiques, internationaux, écologiques, sociaux… qui sont du ressort des parlements nationaux et du PE, élus sur ces questions.
C'est un des reproches faits au projet de traité constitutionnel, vouloir constitutionnaliser la politique suivie par l'UE. Il n'y avait qu'un réponse possible (oui ou non) alors que la question était double sur les les institutions et sur la politique suivie.

 

 

Un texte, réduit aux seules règles constitutionnelles, ne serait pas très long. Les Constitutions de la quatrième et de la cinquième république françaises font moins de trente pages chacune. Celle des États-Unis est encore plus courte. Il n'y a aucune raison que le texte régissant l'UE soit différent.



Il pourrait ainsi être diffusé largement à tous les électeurs et discuté clairement dans tous les pays membres et pourrait même participer à la création d'un espace public européen qui n'existe pas pour le moment.

Par la même occasion, il est probable que le taux de participation qui diminue à chaque élection européenne remonterait nettement comme en France lors des référendums de 1992 et 2005.



Annexes : Élections au Parlement européen

En France, depuis que les députés au PE sont élus au suffrage universel, le taux de participation électorale diminue sauf en 1994 (conséquence de l’adoption du traité de Maastricht par référendum après large discussion ?).

 

Participation pour l’élection des députés du PE en % des inscrits en France

Date

1979

1984

1989

1994

1999

2004

2009

Participation

67,76

56,72

48,8

52,71

46,76

42,79

40,63

 

Ce n'est pas un phénomène propre à la France

 

Participation pour l’élection des députés du PE au niveau européen depuis 1979

Date

1979

1984

1989

1994

1999

2004

2009

Participation

61,99

58,98

58,41

56,67

49,51

45,47

43

Ce taux est calculé sur les pays membres au moment de l'élection et peut donc être difficilement comparé : 9 pays en 1979, 10 en 1984, 12 en 1989 et 1994, 15 en 1999, 25 en 2004 et 27 en 2009.

 

Il est plus juste de comparer l’évolution de la participation dans les 5 pays fondateurs (avec la France). Le vote est obligatoire en Belgique et au Luxembourg, le niveau de participation demeure très élevé. Dans les 3 autres, la participation différente d'un pays à l'autre subit la même érosion qu'en France.

Participation pour l’élection des députés du PE dans les 5 pays fondateurs

 

1979

1984

1989

1994

1999

2004

2009

Belgique

91.36

92.09

90.73

90.66

91.05

90.81

90.39

Allemagne

65.73

56.76

62.28

60.02

45.19

43

43.3

Italie

85.65

82.47

81.07

73.6

69.76

71.72

65.05

Luxembourg

88.91

88.79

87.39

88.55

87.27

91.35

90.75

Pays-Bas

58.12

50.88

47.48

35.69

30.02

39.26

36.75

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 22:19

 

MA RUE EST UN MUSEE

 


 

En flânant le long des grands boulevards ou des petites rues de Paris, il y a, en effet, beaucoup de choses à voir. Dans la rue, on peut croiser tout le monde, depuis les yeux angéliques qu'on ne peut plus suivre si ce n'est du regard, jusqu'au quart monde qui ne peut plus suivre.

Fred Cascades 042

 

 

 

 

Dans la rue, on va, on vient, vite vers le métro, vers le bus bondé, école, atelier, bureau, promenade, on crie après son

chien, on rit avec ses copains, d'à côté ou du bout du monde, on soliloque sur un passé éteint. On va, pour quelque chose ou pour rien, on marche sur rien ou… sur quelque chose...

 

 

 

 


Quand le soleil réchauffe, on peut même s’asseoir sur un banc et regarder la rue et les gens. Écouter les conversations sur les prix qui montent ou les escaliers du métro qui montent encore plus durement avec le temps qui passe.

 

 

 

FemJemm7078

Le matin, tôt, on peut voir les récupérateurs, avant les éboueurs, pour sauver tout ce qui peut être réparé, revendu, utilisé. Avant les « encombrants » pour récupérer ce qui est abandonné sur le trottoir.

 

Partout, des affiches colorées qui suscitent des rêves ou des fantasmes pour trouver des acheteurs. Au pied de cet avenir exceptionnel, dorment des réfugiés de Syrie ou d'ailleurs, ceux qui ont été jetés à la rue par leur patron, leur logeur ou leur conjoint et qui ne mendient même plus. Ceux qui dorment sur un matelas, un carton, sous un porche, sous une toile, dans leur voiture ou légèrement dissimulés sous quelques branches dans un petit jardin public. Ceux qui réparent des voitures dans un atelier itinérant...


D'autres images murales s'infiltrent sur les murs de la ville et lui donnent une autre couleur. Au delà des petits et grands panneaux publicitaires et là, au coin des rues moins « rentables », des graffiti, des « peintures murales », des « affiches gratuites » qui ne demandent rien à personne, qui s’offrent au regard, au rêve, à la réflexion, à la révolution.

Prison-juge-Ferme-de-Savy6588.JPG

 

 

 

Belvedere7182.JPG

 

A ceux qui sont dans la rue, à la rue, par nécessité, pour vivre, ces textes, ces images rappellent que la rue est aussi à eux, à nous, à tous. Qu'elle est à prendre, à partager, à féconder. Qu'elle n'a de sens que par ceux qui se l’approprient et la partagent, non seulement le 1er mai, de la Bastille à la Nation, mais tous les jours...

 

 

Loin du centre policé, dit historique, où courent les touristes romantiques plus ou moins argentés, les photographes géniaux en famille, loin des palais, des bords de Seine ou des canaux aux écluses chargées de nostalgie, ma rue est un musée… ou plutôt mon quartier est un musée,

Belleville-Ménilmontant-Père Lachaise,

historique et vivant, quelquefois trop pour les riverains des bistrots où l'on refait le monde.


Quartier pauvre, riche de petits théâtres, d'ateliers discrets, à la population plus mélangée que celle des touristes, aux murs témoins oubliés d'une histoire mouvementée et voués aux créations éphémères, affiches ou graffiti qui parlent de révolution, d'amour ou de la fin du monde.

 

 

 

01 Fred PlusieursSuite 001

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 21:12

 

Revue de presse n° 134 (Europe)

 

 

 

Visite d'adieu au Portugal de la troïka – composée de la Banque centrale européenne (BCE), de la Commission européenne (CE) et du Fonds monétaire international (FMI).. Cette visite marque la fin de sa tutelle sur le Portugal et le retour du pays sur les marchés. La Croix : "Le Portugal sort du plan d'aide, mais pas de l'austérité". Toute l'Europe 23/04/14.


Dans le Financial Times, le Premier ministre polonais, D.Tusk, réclame la mise en place d'une union énergétique européenne afin de réduire la dépendance de l'UE vis-à-vis de la Russie. Eurotopics 23/04/14


Moins travailler pour résorber le chômage. La ville de Göteborg a annoncé vouloir mettre à l'essai la semaine de 30 heures pour ses employés sans réductions salariales. J.M. Keynes avait prédit que les individus ne travailleraient plus que 15 heures par semaine en 2030... Le choix de l'avenir est le suivant : moins de travail pour tous. Ou bien : pas de travail pour une majorité, parallèlement à beaucoup de travail pour une minorité." Eurotopics Tages-Anzeiger - Suisse 23/04/14


Selon Oxfam, les 1 % les plus fortunés du monde ont vu leurs revenus augmenter de 60 % ces 20 dernières années. Le s240 milliards de dollars gagnés en un an par les 100 personnes les plus riches suffiraient à vaincre... 4 fois la pauvreté dans le monde. CI 24-30/04/14


Laurent Wauquiez propose de constituer un noyau dur capable de décider l'avenir de l'Europe, qui comprendrait la France, l'Allemagne, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas et l'Espagne. Pas le Luxembourg, pays fondateur : « Parce qu'il est devenu un paradis fiscal dans lequel il n'y a plus de tissu économique et industriel ». Challenges 24/04/14.


La part des diplômés qui s'installent à l'étranger est de 2 % pour la France, 4 % pour l'Allemagne et 8 % pour le Royaume-Uni.
54 % des Français sont
favorables à l'élection du président de l'UE au suffrage universel, 72 % des Allemands et 79 % des Italiens.
9710 individus sont incarcérés dans les prisons
néerlandaises.Celles-ci emploient 9914 personnes. Challenges 24/04/14


139 établissements belges accueillant exclusivement des Français handicapés étaient recensés en 2013. 27 de plus qu'en 2012. Il existe par ailleurs 154 structures « agréées » hébergeant surtout des Belges mais aussi des Français sans qu'on sache combien... Le taux de rentabilité est frétillant : 31 % en 2013. Libération 25/04/14

La rue grecque sait se faire entendre. Selon un document de la police grecque, publié le25 avril, « 20 210 manifestations, rassemblements ou mobilisations ont eu lieu ces quatre dernières années à travers le pays, dont 6 266 à Athènes », surtout contre les politiques de rigueur. Le Monde 25/04/14

En matière d'opiacés, l’Écosse est l’homme malade de l'Europe. On estime que 1,6 % de la population en consomme, un taux 2 fois supérieur à celui de l'Angleterre et presque 4 fois plus qu'en France. Libération 27/04/14


Dans cette éternelle ambiguïté de la Françafrique, nous en sommes déjà à la cinquantième intervention militaire en Afrique depuis les indépendances. Avec quel résultat ? Libération 27/04/14


Au quatrième trimestre 2013, les recettes publiques totales se sont élevées dans la zone euro à 46,9% du PIB, contre 46,8% au troisième trimestre 2013. Les dépenses publiques totales dans la zone euro se sont quant à elles établies à 49,5% du PIB, en baisse par rapport au trimestre précédent où elles atteignaient 49,9% du PIB.
Au quatrième trimestre 2013, les recettes publiques totales dans l’UE28 représentaient 45,7% du PIB, stables par rapport au troisième trimestre 2013. Les dépenses publiques totales dans l’UE28 se sont quant à elles établies à 48,8% du PIB, en baisse par rapport au trimestre précédent où elles se situaient à 49,2% du PIB. Eurostat 24/04/14


Sur les 6 premiers fabricants d'armes dans le monde, 5 sont étasuniens et 1 britannique. Le 7° est EADS. Algérie-Focus d'après le SIPRI 26/04/14


Les Espagnols ne pourront influencer l'avenir de l'UE que s'ils font campagne pour les élections européennes sur des thèmes européens, argumente le politologue José Ignacio Torreblanca dans le quotidien de centre-gauche El País. Eurotopics 28/04/14


Le 15 mai... grand débat des Européennes. Les 5 candidats à la présidence de la CE (M. Schulz, J-C. Juncker, G. Verhofstadt, A. Tsipras, J. Bové ou S. Keller) s'affronteront. Ce débat utilisera le même réseau technique que l'Eurovision, via l'Union européenne de radiotélévision qui a en son sein notamment France Télévisions.
France Télévisions estimerait que la diffusion sur internet suffit... souhaiterait se concentrer sur des débats "
maisons", probablement avec des candidats "français". Il est inadmissible que le Service public refuse par principe de diffuser un débat si important, de plus fourni gratuitement, alors que l'information sur l'Europe et la promotion du débat démocratique font partie du cœur de ses missions et de son cahier des charges. Huffington Post 29/04/14


Dans le cadre des festivités organisées à Saint-Pétersbourg à l'occasion de son 70e anniversaire, Schröder, ancien chancelier allemand a embrassé Poutine, un geste sévèrement critiqué. « Dans l'opinion publique allemande, on dit que les hommes politiques pro-russes 'comprennent Poutine». Sont visés les ex-chanceliers Schmidt et Schröder. Alors que Schmidt est animé par un certain idéalisme, la position de Schröder est totalement répugnante. Schröder gagne des sous avec Gazprom, l'arme principale du Kremlin pour faire valoir ses intérêts... Angela Merkel a pris ses distances avec Schröder, mais doit se montrer plus ferme. Quitte à imposer des sanctions économiques à chaque effort supplémentaire de la Russie pour aggraver la situation des pays voisins. Il ne s'agit pas 'uniquement' de l'Ukraine, mais de la sécurité de toute la partie orientale de l'UE. Eurotopics Sme - Slovaquie30/04/14


Evolution du degré de confiance dans l'UE entre 2007 et 2013 : Espagne et Chypre, moins 44 %, Grèce -42 %, Portugal -40 %, Italie -35%Pays-Bas et Slovénie -31 %, Allemagne et Tchéquie -27 %,UE28 -26 % Belgique -24 %, France et Pologne -23 , Danemark, Irlande et Luxembourg  -20 %, Slovaquie -17 %, Royaume-Uni, Roumanie -17 %, Estonie, Suède –16 %, Finlande, Hongrie, -14 %, Lituanie -13 %, Autriche -7 %, Lettonie -5 %, Croatie +1 %, Bulgarie +2 %. Alter-éco mai 2014


Sept activistes liés à La Ligue du Nord italienne ont quitté l’extrême sud de la Calabre, à bord d'un canot pneumatique pour rejoindre la Tunisie et montrer qu'il est facile d’immigrer en Italie. A hauteur de Malte, le bateau a pris feu, ils ont failli être noyés...Alter-éco mai 2014


Salaires minimaux bruts en euros 2014 : Bulgarie (174), Roumanie (291), Lituanie (290), Lettonie (320), Tchéquie (328), Hongrie ( 344), Slovaquie (352), Estonie (355), Pologne (387), Croatie (405), Portugal (566), Malte (718), Espagne (753), Slovénie (789), Royaume-Uni (1217), France (1445), Irlande (1462), Pays-Bas (1486), Belgique (1502), Luxembourg (1921). Alter-éco mai 2014


435 000 personnes ont demandé l'asile à l'un des 28 pays de l'UE en 2013, quasiment 2 fois plus qu'en 2008 : Allemagne 127 000 soit 29 %, France 65 000 soit 15 %, Suède 13 %, Royaume-Uni 7 %, Italie 6 %.
Ils viennent de Syrie 12 %, Russie 10 %, Afghanistan 6 %, Serbie 5 %,Pakistan 5 %.
A l'échelle européenne, 65 % de rejetés, en France 83 % Alter-éco mai 2014


Portugal : 700 000 Portugais ont quitté le pays depuis 2005 sur 10,5 millions d'habitants. Alter-éco mai 2014

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 22:55

J'AI BEAU CHERCHER, OÙ DIABLE EST MA PESC ?

 

Comme le prince de Soubise*, la lanterne à la main, la baronne Ashton est à la recherche de la politique étrangère et de sécurité commune (Pesc) de l'Union européenne (UE). Catherine Ashton, Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, ne la trouvera pas car elle n'existe pas. Sauf, peut-être, cachée dans un tiroir de l'Otan. Et ce n'est pas, totalement, de sa faute malgré les sarcasmes dont elle est quelquefois victime.

 

Instituée par le traité de Maastricht, la Pesc peine à exister à cause des points de vue quelquefois très différents des États de l'UE en fonction de leur situation, de leur histoire, de leurs intérêts. La question ukrainienne en est une nouvelle illustration.

 

Du temps de la guerre froide, de l'affrontement est-ouest, l'Otan est devenue le bras armé des États-Unis d'Amérique (ÉUA) en Europe face à la menace soviétique. Et les pays européens - incapables de faire face à l'Union soviétique, ensemble ou séparément - ont trouvé commode de s'abriter sous le parapluie, notamment nucléaire, de l'Otan même si de Gaulle se targuait d'une ombrelle pour la France et son indépendance.

 

Aujourd'hui, l'UE sous-traite toujours sa politique extérieure et sa défense à l'Otan dont le secrétaire général est un Danois, l'honneur est sauf ! Mais la négociation, à Genève ou ailleurs, est menée par les ÉUA, le secrétaire d’État, actuellement John Kerry ou même le vice-président des États-Unis, Joe Biden.

C'est évident au Proche-Orient pour le conflit israélo-palestinien, la Syrie ou l'Iran... L’UE peut causer et même payer mais ce sont les ÉUA qui mènent la danse.

Il en est de même en Europe, comme à propos du Kosovo hier, de la question ukrainienne aujourd'hui.

 

Pour la présidence de Barak Obama, l'Europe n'est plus la préoccupation fondamentales des ÉUA, l'Atlantique est remplacé par le Pacifique. L'URSS, plus ou moins démantelée en Russie, n'est plus, avec la « fin de l’Histoire » et surtout du monde communiste, l'ennemie n°1. Remplacée par la Chine « émergente ». D'autant que les anciens membres du Pacte de Varsovie se sont émancipés et se sont tournés vers l'UE et surtout l'Alliance atlantique, à défaut de pouvoir adhérer directement aux États-Unis. Bien conscients que seuls les puissants États-Unis, bien Que lointains, sont plus dignes de confiance que les nains désunis de l'UE.

Désormais, ce sont l'Otan, les ÉUA, qui campent aux frontières de la Russie.

 

Bien entendu, les ÉUA et l'UE n'hésitent pas à pousser leur avantage et aident, de multiples façons, tous ceux qui, dans les marches de la Russie, essaient de se débarrasser des régimes autoritaires pour se rapprocher des normes démocratiques occidentales et, par la même occasion, les détache de l'influence amicale russe. Tout en faisant les yeux doux à Vladimir Poutine qu'ils pensaient incapable de réagir, affaibli par la situation économique de la Russie.

L'accord conclu lors de l’unification allemande est rompu par l'adhésion à l'Otan de la Hongrie, de la Pologne et de la République tchèque, dès 1999, puis des autres...
La Russie est encore bernée lors de l'intervention aérienne en Libye ce qui lui donne une bonne raison de s'opposer au bombardement de la Syrie.


Tout le monde convoite l’Ukraine. Les États-membres de l'Otan discutent déjà pour savoir si l'Ukraine peut/doit intégrer l'Otan... La Russie fait valoir ses intérêts sur un pays à ses frontières, peuplé de nombreux Russes ou russophones. Reprenant son rôle de puissance impériale héritée du tsarisme et de l'URSS, elle a facilement récupéré la Crimée, même si Biden affirme que les États-Unis ne le reconnaîtront jamais. Poutine est décidé à pousser son avantage militaire sur le terrain, pour obtenir la mise en place à Kiev d'un gouvernement plus favorable ou une partition fédérale de l'Ukraine ou même une scission.

 

Poutine sait très bien qu'en Occident, personne n'est prêt à « mourir pour Dantzig » même si les États-Unis ont dépêché quelques militaires en Pologne... Et la visite de Biden à Kiev n'est qu'une pâle gesticulation à côté de la visite de Kennedy à Berlin.

 

Devant ce face à face des impérialismes, faute de vision commune, d'unité diplomatique, de moyens militaires, l'UE qui est en première ligne en cas d'affrontement même localisé (rupture d'alimentation en gaz, éventuels réfugiés...) et dont les intérêts ne sont ni ceux des États-Unis, ni ceux de la Russie, n'existe pas si ce n'est comme force d'appoint. Aucun des États membres de l'UE ne s'écarte réellement des États-Unis. Chacun proteste de sa volonté démocratique mais avec une énergie qui dépend notamment de sa dépendance du gaz russe.

L'Allemagne a de fortes positions dans les pays de l'ancienne « Europe de l'est » mais a aussi besoin d'acheter le gaz que la Russie a besoin de vendre. Plus de 40 % du gaz consommé en Allemagne vient de Russie. De plus, l'Allemagne, avec l'arrêt des centrales nucléaires, a quelques problèmes au niveau énergétique.
Les bonnes relations gazières ne datent cependant pas d’aujourd’hui. Gerhard Schröder, quand il était chancelier, a soutenu le projet de gazoduc par la Baltique pour approvisionner l'Allemagne sans passer par l'Ukraine. Il a signé le projet de construction avant les élections de 2005 qui l'ont mis au chômage politique, rapidement reconverti à la tête du consortium chargé de la construction du gazoduc avec Gazprom. Le premier tronçon du gazoduc a été inauguré en 2011, en compagnie d'Angela Merkel, de Dmitri Mervedev (et même de François Fillon). C'est le changement dans la continuité.

 

La dépendance du gaz russe est encore plus forte pour les pays baltes dont la Russie est l'unique fournisseur (l'Ukraine dépend à 60 % du gaz russe). Leur situation se complique avec la présence d'une forte minorité russe sur leur territoire : 350 000 sur une population de 1 350 000 personnes en Estonie, 556 422 sur 2 067 887 habitants en Lettonie.
De quoi faire réfléchir  quand Poutine se pose en protecteur des Russes de l'extérieur au nom d'une unité nationale qu'il place au dessus des conventions internationales, des traités et des frontières étatiques. Et encore plus quand le représentant russe au Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé son inquiétude concernant le sort des Russes d'Estonie. Estonie et Lettonie sont membres de l'Otan...

 

Pour Poutine, la « victoire de Crimée », la question ukrainienne flattent le nationalisme russe et lui assurent une popularité certaine même si les événements peuvent compliquer la vie des Russes de l'extérieur.

Les États-Unis étaient en train de se retirer de l'Europe. Vont-ils revenir sur cette option ou demander aux Européens de prendre en charge leur propre défense et ne se considérer, eux-mêmes, que comme une force d'appoint ?
L'existence de l'UE a joué probablement un rôle pour éviter que l'Allemagne et la France ne cèdent trop à leur tropisme respectif pour la Croatie et la Serbie lors de la dislocation de la Yougoslavie. Ici, elle semble de peu d'utilité. Et l’ombrelle française n'augmente pas le rôle de la France.

Reste à savoir si l'UE tirera une leçon de cette histoire pour en discuter les éléments, définir une ligne commune et se donner les moyens de la faire vivre.

 

Il ne fait guère de doute que les candidats aux élections européennes oublieront d'en parler dans ce mois qui précède les élections européennes. Il s'agit pourtant de la paix en Europe.

 

 

* Poème brocardant le prince de Soubise qui courut les rues de Paris après la défaite de la bataille de Rossbach (5 novepmbre 1757).

 

Soubise dit, la lanterne à la main :
J'ai beau chercher, où diable est mon armée ?
Elle était là pourtant hier matin.
Me l'a t’on prise ou l'aurais-je égarée ?
Prodige heureux ! La voilà, la voilà !
Ô ciel ! Que mon âme est ravie !
Mais non, qu'est-ce donc que cela ?
Ma foi, c'est l'armée ennemie.

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 15:21

Revue de presse n° 133 (Europe)

Au premier semestre 2013, le coût de l’électricité en Allemagne était déjà de 46% supérieur à la moyenne européenne. Le fossé est béant entre la France et l’Allemagne : un foyer de trois personnes consommant 3 500 kilowattheures (kWh) par an doit ainsi payer 550 euros en France, contre 1 022 euros outre-Rhin.
L’Allemagne ayant prévu de sortir du nucléaire dès 2022 et d’augmenter la part des énergies renouvelables jusqu’à 60% en 2035, une taxe de 6,24 centimes par kWh a dû être mise en place pour financer l’effort. Une mesure qui alourdit un peu plus la facture énergétique des Allemands. Rue89, 09/04/14

Moment historique. Pour la première fois, les 2 plus grands candidats à la présidence de la CE se sont affrontés, en français, au cours d'un débat télévisé. C'était sur France 24, chaîne bien connue des foules. C'était à 17h10, quand tout le monde travaille. Ce n'était pas annoncé, sauf sur Facebook et Twitter... Il a été ignoré par la grande presse qui n'a pas fait de compte-rendu. Mais le débat a eu lieu et d'autres sont prévus tout au long de la campagne, en progressant vers les heures de grande écoute. Sauvons l'Europe 10/04/14

En France, en Italie, mais aussi aux Pays Bas ou en Finlande ces profits (des entreprises) étaient toujours fin 2012 inférieurs de plus de 5 points à ce qu’ils étaient en 2008 et même en Allemagne, considérée comme LA bonne élève de la zone, ils n'avaient pas encore retrouvé ce niveau.
Tandis que la politique économique moins restrictive menée outre Atlantique a permis au contraire de faire croître ces profits de façon significative : fin 2012, ils étaient supérieurs outre Atlantique de 21 % à leur niveau de 2008. Il faut se rendre à l'évidence : les politiques d'austérité européennes ne servent en réalité même pas les intérêts des capitalistes. Elles sont en fait simplement stupides et motivées avant tout par l’aveuglement idéologique…. Alter éfco 17/04/14

Le travail parlementaire par eurodéputé : nous avons divisé le nombre de rapports, opinions, déclarations... Par le nombre d'eurodéputés français dans chaque groupe parlementaire. Et le résultat est surprenant.
Ce sont les députés centristes qui fournissent le plus de travail par individu. En seconde position, on trouve les eurodéputés PC et Front de gauche réunis au sein du groupe GUE, un chiffre qui contraste avec le manque d'assiduité du plus emblématique d'entre eux, J-L.Mélenchon. Enfin, viennent les socialistes, légèrement devant les eurodéputés UMP et UDI du PPE. Et, bons derniers, les trois parlementaires FN. Le Monde 17/04/14

Comme disent “les économistes” et selon une idée courante, le statut des États-Unis (ÉUA) est en plein processus de dissolution et, par conséquent, la légitimité du FMI... la menace d’une réduction du statut des ÉUA au sein du FMI et l’évolution de l’initiative des BRICS pour la création de leurs propres FMI et Banque Mondiale. Dans les 2 cas, il s’agit de l’illustration d’une courbe de déclin accéléré du statut de la puissance financière structurelle des ÉUA, via les organismes internationaux qu’ils dominent et manipulent à leur gré.

Affrontement sans fin au sein du FMI où les ÉUA bataillent depuis 4 ans pour repousser une réforme structurelle qui les priverait d’une partie de leur pouvoir de décision... situation typique de radicalisation réciproque, le refus radical des ÉUA de perdre une partie de leur pouvoir d’influence aboutit à une offensive contre leur pouvoir de décision. On peut faire l’hypothèse que si les ÉUA se radicalisent encore plus en sabotant ce plan des “émergents”, les BRICS en viendraient rapidement à considérer que leur initiative au départ complémentaire des structures financières en place deviendra une initiative radicale de rupture, – du complément à l’alternative, et bientôt de l'alternative à l'affrontement. Revue de Presse - Euro-BRICS 17/04/14

Découpler l'Europe des États-Unis : Cette idée ne doit pas être confondue avec celle recommandant une rupture avec les Etats-Unis. Il s'agirait seulement de prendre beaucoup plus d'indépendance à leur égard. La politique qu'ils conduisent actuellement dans la crise ukrainienne, en entraînant l'Otan avec eux, ne peut que conduire à des difficultés insurmontables pour l'Europe. Beaucoup d'Européens sensés commencent à s'en rendre compte, mais les vieilles adhérences sont difficiles à dénouer. Jean-Paul Baquiast 15/04/2014 Revue de Presse - Euro-BRICS

La réaction russe aux « sanctions » occidentales : Cette réaction ne sera pas, comme semblait-il les « Occidentaux » l'espéraient, un recul russe dans l'affaire de l'Ukraine, assorti d'excuses. Elle sera d'engager un changement massif dans les équilibres économiques et politiques du monde, en accélérant le rapprochement entre la Russie et la Chine. Ce rapprochement avait toujours été craint par les experts occidentaux, puisque créant un géant euro-asiatique à coté duquel l'Europe avec son petit territoire et son manque de ressources naturelles, ne pèserait plus guère. Contre lequel aussi l'Amérique, considérablement dépendante des prêts et des marchés chinois, se retrouverait subitement fragilisée, ceci malgré toute sa puissance militaire, inutilisable en l'espèce. Revue de Presse - Euro-BRICS Jean-Paul Baquiast 11/04/2014

Les hauts fonctionnaires italiens gagnent 13 fois plus que le salaire moyen national, pour les Britanniques, c'est 8,5 fois plus, pour les Français 6,5 et pour les Allemands 5 fois.
51 milliards de dollars : c'est l'exposition des banques françaises à la Russie, 37 milliards pour les américaines, 19 pour les britanniques.
Les sociétés financières britanniques1,16 millions de personnes fin juin, 26 000 de plus qu'en juin 2013, elles en employaient 1,21 fin 2008. Challenges 17/04/14

La modération ou la baisse des salaires qui a accompagné les politiques d'austérité dans les pays les plus touchés par la crise de l'euro n'a pas porté ses fruits. La Grèce a annoncé son retour triomphal sur le marché de la dette... et un taux de chômage de 26,7 %. Un paradoxe explosif. Challenges 17/04/14

Une mondialisation surestimée. Le stock des investissements étrangers en France était , fin 2011, surestimé de 273 milliards d'euros, soit 60 % de son montant total. Et les investissements français à l’étranger gonflés de 30 % !... Nos entreprises étaient en 2011 à l'origine de 14 % du stock d'investissements étrangers en France !
Le rattrapage salarial en Asie, en particulier en Chine, réduit l'intérêt des délocalisations... 10 % des entreprises ayant récemment délocalisé une partie de leur production ont décidé de revenir.
50 % des transactions commerciales et financières transitent au moins sur le papier par des territoires opaques.
800 millions de personnes souffrent aujourd'hui de la faim dans le monde. Alter éco 3° trimestre 2014

L'Europe ne doit pas compter sur les Etats-Unis La visite à Kiev de Joe Biden et l'annonce par le Pentagone de la participation de troupes étasuniennes à des manœuvres en Estonie et en Pologne pourraient faire penser que les Etats-Unis veulent à nouveau participer activement à la défense de l'Europe. Ce n'est pourtant pas le cas : "Washington a indubitablement revu son image de la Russie. Washington est également consciente de la vulnérabilité de l'Europe et se montre prête à participer à sa défense. Mais il s'agit d'une simple contribution, non d'une garantie pleine et entière. Obama l'a déjà signifié aux politiques européens à Bruxelles. Pour Washington, la défense de l'Europe appartient d'abord à l'Europe. Les États-Unis ne font donc pas leur retour, ils interrompent seulement leur retrait. Lorsque Biden achèvera sa visite de deux jours en Ukraine, Obama effectuera un déplacement d'une semaine auprès de ses alliés en Asie." Eurotopics Hospodářské noviny 22/04/14)


TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT 

Affaires européennes, tête de liste Île de France, pantoufle pour déchus, à un mois des élections, sans préjuger des qualités, quel signal !  10/04/14

 

Serment de Strasbourg. Tous les parlementaires européens votent pour le candidat à la CE du parti en tête aux prochaines élections. Chiche ! 19/04/14

 

Algérie, vainqueur ?  "80". 80% de boycotteurs d'après les boycotteurs, 80% de wilayas d'après et pour Benfils, 80% de voix pour Bouteflika. 21/04/14

 

Présidentielle en Algérie : 3 vainqueurs à 80%. Le boycott, Benfils, Bouteflika. Des vaincues ? L'Algérie, la démocratie ! 21/04/14

 

TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT 



 

 

 

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 07:56

POUR UN SERMENT DU JEU DE PAUME EUROPEEN

 

Lors des référendums, les citoyens répondent souvent à une question qui ne leur est pas posée. De même aux deux dernières élections municipales. Les résultats ont traduit beaucoup plus un désaveu des présidents, Sarkozy hier, Hollande aujourd'hui, qu'un jugement sur les équipes municipales sortantes.

Il est à craindre qu'il en soit de même pour l'élection des députés au Parlement européen (PE) sur un fond d'abstention,  traditionnellement, plus important et croissant pour ce type d'élections.

Pourtant, cette élection européenne a une importance particulière et peut faire date.

 

En effet, pour la nomination du président de la Commission européenne (CE), le traité de Lisbonne dit : «En tenant compte des élections au PE, et après avoir procédé aux consultations appropriées, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au PE un candidat à la fonction de président de la CE. Ce candidat est élu par le PE à la majorité des membres qui le composent. Si ce candidat ne recueille pas la majorité, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose, dans un délai d'un mois, un nouveau candidat, qui est élu par le PE selon la même procédure.»

 

En clair, le Conseil européen, composé des 28 chefs d’État et de gouvernement, doit désigner un candidat, à la majorité qualifiée, soit 255 voix sur 352, pour le proposer à l'élection au PE. Chaque État, au niveau du Conseil de l'Union, dispose d'un nombre de voix tenant compte de la taille de la population. Le candidat devra ensuite recueillir la majorité des membres qui le composent (soit 376 députés sur 751).

 

Mais précise, relativement, le traité, ce candidat doit être désigné par le Conseil « en tenant compte des élections au PE ». Cette innovation, en sept mots, a déjà fait couler beaucoup d'encre car il en est donné deux interprétations.

 

Pour certains, dont beaucoup de parlementaires européens, ces quelques mots impliquent que, désormais, le Président de la CE doit être de la même couleur politique que le parti arrivé en tête lors des élections européennes. Et donc chaque parti européen a, logiquement, désigné son candidat en cas de victoire à la prochaine consultation européenne (annexe).
Une procédure proche de celle des régimes parlementaires.

D'autres, notamment au niveau du Conseil, estiment, de façon plus juste au niveau juridique, que le Conseil, tout en tenant compte des résultats de l'élection, a la possibilité de désigner, la personnalité de son choix.
La chancelière allemande qui dispose de quelques pouvoirs au niveau européen, a fait savoir que c'était là son interprétation et qu'il n'y a pas de « lien automatique » entre le parti qui remporte les élections européennes et le prochain président de la CE. Mais, prudente, elle a pesé de tout son poids pour que le PPE désigne « son » candidat, Jean-Claude Juncker qui a accepté », un peu forcé, car il n'était pas directement intéressé par ce poste.



Devant un texte ambigu, la réponse dépendra du rapport de forces, le soir des élections. Si un parti est nettement majoritaire au PE, son candidat a beaucoup plus de chance d'être choisi par le Conseil. Par contre, si aucun parti n'a la majorité absolue, le Conseil disposera d'une plus grande marge de manœuvre, « dans le cadre des consultations appropriées »..

Mais les groupes politiques du PE, pourraient, dès maintenant, couper court à toute manœuvre, par un un coup d'éclat démocratique, le serment de Strasbourg – serment du Jeu de paume européen – par lequel ils s'engageraient, tous, à voter pour le candidat du parti ayant la majorité absolue ou relative au PE le soir des élections.

Cela donnerait plus de poids à la seule institution européenne élue directement. Ce serait un pas vers une démocratie parlementaire. De quoi inciter, peut-être, les électeurs à se déplacer plus nombreux le jour des élections européennes.


Annexe : 

Poids en voix de chaque État au Conseil de l'UE (vote à la majorité qualifiée) (wikipedia)

Pays

Votes

Population
(millions)

Allemagne

29

82,4

France

29

64,1

Royaume-Uni

29

59,6

Italie

29

58,0

Espagne

27

44,0

Pologne

27

38,6

Roumanie

14

22,2

Pays-Bas

13

15,8

Grèce

12

10,6

République tchèque

12

10,3

Belgique

12

10,2

Hongrie

12

10,0

Portugal

12

9,9

Suède

10

8,9

Autriche

10

8,1

Bulgarie

10

7,7

Slovaquie

7

5,4

Danemark

7

5,3

Finlande

7

5,2

Irlande

7

3,7

Lituanie

7

3,7

Croatie

7

4,3

Lettonie

4

2,4

Slovénie

4

2,0

Estonie

4

1,4

République de Chypre

4

0,8

Luxembourg

4

0,4

Malte

3

0,4

Total

352

495

Majorité qualifiée

255 voix

 



Candidats des partis politiques européens à la présidence de la CE :

 

Jean-Claude Juncker, président pendant huit ans de l'Eurogroupe (ministres des Finances de la zone euro), ancien premier ministre du Luxembourg (1995-2013). Parti populaire européen (PPE).

 

Martin Schulz, libraire de formation, militant du Parti social-démocrate allemand (SPD), président du PE. Parti socialiste européen (PSE).

 

Guy Verhofstadt, député européen, surnommé "Baby Thatcher" en raison de son âge et de ses prises de positions, ancien premier ministre belge. Pressenti pour succéder à Romano Prodi en 2004 et en compétition avecJosé Manuel Barroso en 2010. Milite pour une Europe fédérale. l'Alliance des libéraux et démocrates pour l'Europe (ALDE).

 

Franziska Keller, née dans l'ancienne Allemagne de l'Est, eurodéputée élue (Die Grünen), ancienne porte-parole des Jeunes Verts européens et José Bové, figure du mouvement altermondialiste et syndicaliste agricole, vice-président de la commission Agriculture et développement rural au PEdepuis 2009. Verts européens.

 

Alexis Tsipra, président du parti de gauche Synaspismós et chef du groupe parlementaire de la Syriza au parlement grec. Parti de la gauche européenne (PGE).



Serment du Jeu de Paume : Le 20 juin 1789, les députés du Tiers État réunis à Versailles lors des États généraux font le serment de ne pas se séparer avant l'élaboration d'une Constitution.

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 08:04

DUFLOT QU'ON VOIT DANSER...

 

Habile Cécile Duflot et rapide. Elle a mis Europe-Écologie-Les-Verts (EELV) en situation de bataille pour les élections européennes du mois prochain. Avec comme perspective, un résultat à deux chiffres, comme ambition collective un dépassement du PS en pleine déconfiture et, à la clef, une candidature qui ne serait pas que de témoignage à l'élection présidentielle. Bien entendu, la candidature de Cécile Duflot.

 

Le temps passe vite. Il est peu probable que Cécile Duflot, après avoir été candidate à la candidature en 2007, déclare comme en 2012 qu'elle n'est pas prête, qu'elle a peur, qu'elle n'a pas les épaules assez larges. Elle a montré, au niveau de l'organisation comme au ministère, qu'elle n'en pense rien.

 

Duflot-014.jpg

 

Elle a gravi, rapidement, toutes les marches, chez les écologistes : adhésion aux Verts en 2001, élue au collège exécutif en 2003, porte-parole en 2005, candidate à l'a candidature pour la présidentielle en 2007, secrétaire nationale (à 31, ans la plus jeune secrétaire nationale des Verts) en 2006, (ré)élue secrétaire nationale de EELV en 2008 jusqu'en 2012 date à laquelle, nommée ministre, elle abandonne cette fonction.

 

L'ascension est tout aussi rapide dans les institutions bien qu'elle ne repose pas sur des résultats électoraux véritablement porteurs. Qui reflètent plus les mouvements d'un yo-yo de faible amplitude : de 1,31 % en 1974 (René Dumont, avant la création des Verts) à 5,25 % en 2002 (Noël Mamère) à l'élection présidentielle, de 1,08 % en 1991 à 6,83 % en 1997 aux législatives et de 2,95 % en 1994 à 16,28 % en 2009 (tête de liste Daniel Cohn-Bendit) aux européennes.

Mais, jouant avec le PS, alternativement, l'autonomie et l'association, la politique des Verts et de EELV porte ses fruits en nombre d'élus. Aux élections législatives : 7 députés en 1997,3 en 2002, 4 en 2007 puis 5 à la suite d'une élection partielle en 2010 et 17 en 2012. Comme aux sénatoriales, le nombre d'élus est passé de 4 à 10 en 2010, grâce aux résultats des listes communes avec le PS, le PCF et le PRG. Il est de 12 aujourd'hui.

 

L'ascension de Cécile Duflot dans les institutions profite du même mécanisme : candidate aux élections municipales à Villeneuve-Saint-Georges, année de son adhésion aux Verts, en 2001, conseillère municipale d'opposition en 2004, candidate aux législatives en 2007 dans le Val de Marne (3,5 % des voix), élue aux municipales à Villeneuve-Saint-Georges, en 2008 sur une liste d'union conduite par le PC, avec PS, MRC, PRG, elle devient maire-adjoint, tête de liste aux élections régionales de 2010 en Île-de-France (16,58 %), tête de liste au second tour dans le Val de Marne sur la liste d'union avec PS et PC, elle est élue conseillère régionale. Pour ne pas cumuler, elle renonce au mandat de maire-adjoint. Par un accord avec le PS, elle est parachutée et élue députée, au second tour, avec 72,18 % des voix dans une circonscription en or, avec comme suppléante la députée sortante, Danièle Hoffman-Rispal, qui avait obtenu 69,12 % des voix en 2007. Elle est enfin nommée ministre, de l'égalité des territoires et du logement en mai 2012.

A ce poste, elle fait adopter plusieurs textes. La loi « Duflot » du 18 janvier 2013 sur le renforcement du seuil minimal de logements sociaux de 20 % à 25 % avant 2025, les investissements dans l'immobilier neuf avec réduction d'impôts qui ne semble pas avoir rencontré le résultat escompté. Le report d'un an du deuxième volet de la loi de Robien. La loi ALUR sur la trêve hivernale des expulsions, la garantie universelle des loyers, leur encadrement, les locations meublées. Ces textes vont s'appliquer progressivement et certaines mesures attendent leur décret d’application...

 

Elle n'a pas hésité à jouer une petite musique personnelle, en interpellant l'archidiocèse de Paris en faveur des SDF, dans le cadre de ses responsabilités ministérielles. Mais aussi au delà, faisant entendre sa différence avec la politique du gouvernement : dépénalisation du cannabis, soutien aux opposants à l'aéroport de ND des Landes, pour le droit de vote des résidents étrangers aux élections municipales. Réserves aussi quant au plan d'austérité gouvernemental, aux propos du ministre de l'Intérieur sur les Roms...

 

Tandis que la politique écologique du gouvernement était tout sauf satisfaisante pour les écologistes.
Depuis mai 2012, le « ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l'Énergie » a eu à sa tête Nicole Bricq qui changera d'attributions à la suite de certaines décisions et déclarations (suspension de tous les permis de forages exploratoires d'hydrocarbures au large de la Guyane, volonté de protéger la faune marine et de l'environnement et d'éviter le recours à la technique très polluante des boues à l'huile, dénonciation d'un code minier « inadapté et obsolète » ainsi que le permis exclusif de recherches à un consortium privé sans contrepartie suffisante pour l'intérêt national). Delphine Batho lui succédera mais sera remerciée par le président de la République à la suite d'une déclaration dans laquelle elle qualifiait de « mauvais » le budget 2014 de son ministère et avouait sa « déception à l'égard du gouvernement ». Philippe Martin, enfin.

 

Malgré les insuffisances gouvernementales sur toutes ces questions, l'insatisfaction d'une partie des membres de l'organisation et d'associations dans lesquelles militent activement des membres de EELV, Cécile Duflot reste à son poste ministériel. Par contre, elle renonce à participer au gouvernement Valls alors que l'occasion lui est donnée d'occuper une poste important assorti de propositions nouvelles et alléchantes.

 

En effet, quand il est question de remaniement du gouvernement et que le nom de Manuel Valls comme premier ministre apparaît de plus en plus, Cécile Duflot déclare que, dans cette éventualité, elle quitterait le gouvernement.

Cette décision n'a pas été prise de façon démocratique par EELV mais personnellement par la ministre. Elle met François Hollande dans une situation ambiguë : soit il ne nomme pas Manuel Valls et les spéculations vont bon train sur l'influence disproportionnée d'EELV, soit Manuel Valls est nommé premier ministre et cela conduit à la non participation des ministres sortants et très probablement de EELV. Dans les deux cas, Cécile Duflot espère en tirer bénéfice.

 

Après son refus, Cécile Duflot obtient l'approbation d'une large majorité au Conseil fédéral d'EELV car la forte minorité qui, depuis toujours, est opposée à la participation ne peut que l'approuver. Au prix cependant, d'une division de son propre courant, la majorité des parlementaires étant opposés à cette décision.

Car, Manuel Valls proposait à Cécile Duflot, le poste de numéro 2 du gouvernement avec un grand ministère et un certain nombre de mesures conformes au programme de EELV. « Une corbeille bien pleine » : la loi de transition énergétique pour traduire la promesse hollandaise de réduction de la part du nucléaire à 50% dans le mix énergétique avec discussion sur le nombre de réacteurs à fermer, pas de nouveaux EPR, pas de remise en cause de l'interdiction des gaz de schiste ou de la politique sur les OGM. De plus, selon Manuel Valls les arbitrages devaient être décidés entre le président de la République, le premier ministre et le ministre de l’écologie seulement.

D'autres points auxquels tiennent les écolos ont été abordés : la décentralisation avec redécoupage des régions, une part de proportionnelle aux législatives et même « à demi-mots, la fin de NDDL »... Au point que Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale de EELV s'est dite « ébranlée »... car « sa proposition était solide et correcte ».

 

Mais arrivait trop tard, semble-t-il, après deux ans d'insatisfaction avec perte de confiance, après surtout une cuisante défaite du PS aux élections municipales dont EELV a su se prémunir. Et avant des élections européennes où EELV, avec des listes autonomes, très clairement pro-européennes, espère faire des résultats supérieurs à ceux de PS, à la ligne plus confuse. La démission de Harlem Désir, aussi peu efficace dans ses mandats de député européen que de secrétaire national du PS, et sa nomination au secrétariat d'État chargé des affaires européennes, sous tutelle de la présidence de la République, est une aide précieuse que leur apporte François Hollande. Tant elles montrent une certaine désinvolture quant à l'importance de cette fonction et donc de l'Europe aux yeux du président.

 

Reste maintenant à affronter les européennes et à faire mieux qu'aux précédentes et à passer, éventuellement, devant le PS. En 2009, avec 16,28 % des voix et 14 élus au niveau national, EELV arrivait en troisième position juste après le PS 16,48 %. Les résultats étaient particulièrement favorables dans la région Île de France où la liste menée par Daniel Cohn-Bendit avec 20,86 % et 4 élus passait loin devant la liste du PS conduite par Harlem Désir, 13,58 % des voix et 2 élus.

 

Il est difficile de savoir si les électeurs potentiels seront reconnaissants à EELV d'avoir renoncé à la participation à un gouvernement qui a déçu beaucoup d'espoirs et qui continue (suppression du ministère de la ville par exemple !) ou s'ils lui reprocheront une dérobade au moment où une action positive était possible au moins sur les questions écologiques, quitte à démissionner en cas de rupture de contrat.

Penseront-ils qu'il faut renforcer EELV avant de revenir, demain, avec un rapport de force plus favorable ou lui reprocheront-ils de perdre 2 ou 3 ans, pour satisfaire quelques ambitions personnelles ou collectives, au lieu d'impulser des politiques positives même partielles.

La vieille tactique du soutien sans participation permettra-t-elle d'avoir plus d'influence sur le gouvernement ou réduira-t-elle EELV à être la mouche du coche, à commenter une politique qui se décidera ailleurs ?

 

Les parlementaires étaient favorables à la participation, EELV se déclare dans la majorité présidentielle, il est vraisemblable qu'ils feront entendre leur voix au parlement, qu'ils voteront pour, s’abstiendront ou voteront contre certains textes mais ne pourront se permettre de mettre en danger le gouvernement.

 

Pendant ce temps, Ségolène Royal ne se contentera probablement pas d'être une ministre placebo. Si elle réussit dans sa nouvelle fonction, elle risque de mettre en question la nécessité d'une présence de EELV au gouvernement, cantonnant les écologistes au rôle de groupe de pression, d'association d'alerte nécessaire mais inutile au niveau gouvernemental.

 

Après avoir été ornements écologistes et alliés du PS, réussiront-ils à en devenir les principaux concurrents à gauche ?

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 20:08

 

 

Le vainqueur des dernières élections municipales est, sans discussion, le parti des abstentionnistes. Mais ce n'est pas une nouveauté. Ce n''est réservé ni aux élections municipales, ni à la France.

 

Élections municipales

Le tableau n°1 permet de voir que le taux d'abstentions lors des municipales est en constante et régulière augmentation depuis 1977 et 1983,

 

Tableau n°1 : Taux d'abstentions aux municipales en % des inscrits (Le Figaro 31/03/14)

Année

Premier tour

Second tour

1959

25,1

26,1

1965

21,8

29,2

1971

24,8

26,4

1977

21,1

22,4

1983

21,6

20,3

1989

27,2

26,9

1995

30,6

30

2001

32,6

31

2008

33,5

34,8

2014

36,5

36,3

La décentralisation, imparfaite certainement, de 1982-83 et de 2002-03, n'a pas empêché cette détérioration de la participation.

 

Élections régionales et cantonales

L'évolution est comparable aux élections régionales et cantonales (tableau n°2) avec des taux bien plus élevés. Si la commune a une certaine signification, si le maire est relativement connu, que veut dire canton, conseiller général ou conseiller régional pour la majorité des citoyens ?

 

Tableau n°2 : Taux d'abstentions aux régionales et cantonales en % des inscrits

Élections régionales

 

Élections cantonales (1er tour)

Année

Abstentions

 

Année

Abstentions

1986

25,2

 

 

 

1992

34,5

 

2001

34,52

1998

44,9

 

2004

36,09

2004 (1er tour

37,88

 

2008

35,11

2010 (1er tour)

53,64

 

2011

56

Nul ne connaît ni les élus et ni même le président de ses différentes structures, l'étendue de son pouvoir, sauf s'il … cumule.
Alors qu'on répète à satiété qu'il faut supprimer un échelon du « mille-feuilles » administratif, la dernière réforme a ajouté les conseillers communautaires (loi portant réforme des collectivités territoriales du 10 décembre 2010)– élus par fléchage ! (loi électorale du 17 mai 2013)- lors des municipales. Quel électeur sait pour quoi faire ?

Dans son discours d'investiture, le Premier ministre vient d’annoncer la suppression des conseillers généraux et la diminution du nombre de régions. Les premiers cris de douleur se font entendre.

 

Élections législatives

Le tableau n°3 reprend les résultats de toutes les élections législatives de la Vème République. Le taux d'abstentions le plus bas est de 16,8% pour le premier tour et 15,1 pour le second, en 1978 tour. Depuis, il monte inexorablement 42,78 et 44,59 % en 2012.

 

Tableau n°3 : Taux d'abstentions lors des élections législatives en % des inscrits

Date

Abstentions premier tour

Abstentions second tour

1958

22,8

25,2

1962

31,3

27,9

1967

18,9

20,3

1968

20

22,2

1973

18,7

18,2

1978

16,8

15,1

1981

29,1

24,9

1986

21,5

Pas de second tour (proportionnelle)

1988

34,3

30,1

1993

30,8

32,4

1997

32

28,9

2002

35,6

39,7

2007

39,6

40,0

2012

42,78

44,59

Élections au Parlement européen

Depuis que les députés au Parlement européen sont élus au suffrage universel, le taux d'abstentions augmente régulièrement sauf en 1994 (conséquence l’adoption du traité de Maastricht par référendum après large discussion ?). Ici encore, l'extension progressive des pouvoirs du PE n'a pas entraîné d'inversion de la courbe (tableau n°4).

 

Tableau n°4 : Taux d'abstentions aux élections européennes en % des inscrits

Date

1979

1984

1989

1994

1999

2004

2009

Abstentions

32,29

43,28

51,2

47,29

53,24

57,21

59,37

Jusqu'ici, les élections européennes ont joué le rôle de énième tour des élections nationales. Faut-il croire que la montée du « populisme », de l'euroscepticisme, l’augmentation des pouvoirs du PE à la suite du traité de Lisbonne, notamment le fait que les chefs d’État et de gouvernement devront tenir compte du résultat de ces élections pour désigner le président de la CE, faut-il croire que ces nouveautés vont entraîner une pointe de participation ?

En désignant un candidat à la présidence de la CE, les partis politiques européens essaient de rééditer le Serment du jeu de Paume et de prendre le pouvoir d'élection du président de la CE. Donc augmenter le poids du PE au sein des institutions européennes, ce qui devrait jouer sur la mobilisation des démocrates européens, entre autres.

 

En tout cas, le passage de Harlem Désir aux Affaires européennes parce qu'il n'a pas donné satisfaction au Parti socialiste, comme la nomination comme tête de liste en Île de France de l'ancien ministre de l’Éducation nationale, sans porter de jugement sur leurs aptitudes européennes, montrent le peu d'importance que le président de la République et le premier ministre accordent à l'Union européenne. A un mois des élections !!! Pourquoi les électeurs feraient-ils mieux ?

 

Électionsprésidentielles

De toutes les élections, seule l'élection présidentielle voit son taux d'abstentions varier de façon limitée et « aléatoire » avec, comme valeurs extrêmes,15,2 % en 1965 (Mitterrand met en ballottage le général De Gaulle) et 28,4 % en 2002 pour le premier tour et 12,7 % en 1974 et 20,3 % en 1995 et 2002 pour le second tour. Avec une pointe exceptionnelle à 31,1 % en 1969 au second tour. qui peut s'expliquer par le refus des électeurs de gauche, ayant voté pour le candidat du PCF arrivé en troisième position, de choisir entre « blanc bonnet » et « bonnet blanc ».

 

Les référendums.

Le taux d'abstentions aux référendums est particulièrement variable : les plus faibles sont en 1958 (15,8 %, Constitution de la V° République) et en 1969 (19,4 %, référendum portant sur les régions et la réforme du Sénat dont l'échec a entraîné le départ du général De Gaulle). Il est évident que ces deux référendums étaient particulièrement importants et dramatisés. Ont aussi connu une forte participation : les référendums sur l'autodétermination de l'Algérie (23,5% d'abstentions), les accords d'Évian, reconnaissant l'indépendance de l'Algérie, (24,4% d'abstentions) et l'instauration de l'élection du président de la République au suffrage universel (22,8 %).

Au contraire, le taux d'abstentions a été particulièrement élevé sur le statut de la Nouvelle Calédonie (63%) et encore plus sur le quinquennat (69,8%) dont les électeurs ont ainsi reconnu, contrairement aux politiques, qu'ils ne comprenaient pas le sens de cette réforme...

 

Deux référendums portaient sur l'organisation de l'UE et ont été fortement discutés, au delà des partis politiques, par une partie importantede la société civile. Ils ont eu le même taux d'abstentions : 30,3 % en 1992 pour le traité de Maastricht (approuvé)et 30,6 % pour le projet de traité constitutionnel (rejeté). Taux qui contrastent avec ceux constatés lors des élections européennes.

 

Remarques 1

Le référendum pour l'élection du président de la République au suffrage universel a mobilisé 78,2 % des électeurs inscrits (62,25 % de réponses favorables). Logiquement, cette élection est la plus prisée des citoyens, en comparant les taux d'abstentions. C'est la seule élection pour laquelle la participation se maintient.

 

Pour tous les autres types d'élection, le taux d'abstentions augmente régulièrement depuis la fin des années 70 aux élections municipales (1977 premier tour, 1983 second tour) et législatives (1978). Quant aux élections régionales et européennes, la participation diminue depuis leur instauration.

 

Pour prendre une mesure plus exacte de la désaffection des Français pour le suffrage universel tel qu'il est organisé actuellement, il faudrait tenir compte aussi de l'importance des personnes qui ont le droit de vote et qui ne sont pas inscrites sur les listes électorales. Selon plusieurs études de l'Insee, environ 4,9 millions de Français ne sont pas inscrits ou croient ne pas l'être (données 2004), soit un pourcentage entre 10 % et 13,3 % du corps électoral sur les neuf dernières années.

 

Au total, c'est une minorité des Français qui participent à la plupart des élections en France, en dehors de l'élection présidentielle.

 

A l’étranger

Les chiffres varient d'un pays à l'autre, même si, dans l'ensemble, on peut noter un baisse de la participation. Dans les pays européens, les élections législatives attirent entre 50 et 90% des citoyens vers les urnes et, comme toujours, les pays « vertueux » sont plutôt les pays nordiques. Il faut mettre à part, le Luxembourg et la Belgique où le vote est obligatoire et où, logiquement, la participation est plus importante : au Luxembourg, l'abstention touche 0 à 8 % des citoyens et en Belgique, 9 % en moyenne.

 

En Suède, le taux d'abstentions est, à peu près stable, depuis des années, entre 15 et 20%. : 10,1 % en 1985, 18,6 % en 1998, 19,89 % en 2002, 18,01 % en 2006 et 15,37 % en 2010. Au Danemark voisin, les chiffres sont comparables entre 12 et 16 % d'abstentions.

En Allemagne, le taux d'abstentions aux législatives, encore relativement faible,va croissant :9 % en 1972, 10,09 % en 1983, 21,0 %en 1994, 17,8 % en 1998, 29,22 % en 2009, 28,45 % en 2013. Il en est de même en Autriche : lors des élections législatives : 9,5 % en 1986, 18,1 % en 1994, 22 % en 2008. De façon encore plus nette, lors des présidentielles ce taux est passé de 3,1 % en 1951 à 29,4 % en 2004 et 46,43 % en 2010.

En Italie, le vote était obligatoire jusqu'en 1993. Depuis le changement de législation, le taux d'abstentions augmente aux législatives : 11,1 % en 1987,17,1 % en 1996, 22 % en 2008, 24,96 % en 2013 et atteint près de 40 % aux municipales de 2013

 

Au Royaume-Uni, l’abstention a progressé 24,6 % en 1987, 28,8 % en 1997 pour atteindre le pourcentage record de 40,6, lors de l’élection générale de 2001, 39 en 2005 et retombé à 34,9 lors de la dernière élection de 2010.

En Suisse, en 2007, l’abstention a été de 52 % aux élections fédérales de 2007. Cet abstentionnisme étonne pour une démocratie modèle dans laquelle le peuple est souvent appelé à participer aux décisions politiques.
La participation aux votations dans la période 2011-14 varie de 25,3 % à 54,1 %, ce qui peut s'expliquer par l'intérêt de la question posée aux yeux des citoyens.

 

Cette diminution de la participation dans la plupart des pays de l'Europe occidentale, se retrouve dans les anciens pays communistes. Ainsi en Roumanie, le taux d’abstentions augmente de 10% à chaque élection. En 1992, la première élection présidentielle avait attiré 75% de la population. En 2008, seuls 39,2% des Roumains se sont déplacés aux urnes et 41,72 en 2012.
En Hongriel’abstention a oscillé entre 25% et 45% lors des élections législatives. En 2010, le taux de participation de 64,2% au premier tour des législatives est tombé à 46,6% au second tour.
En Pologne, la participation était de 55,3 % en 2007 et 48,87 % en 2011. En République tchèque, 62,6 % en 2010 et 59,48 % en 2013.

Il est classique de citer les États-Unis pour leur faible participation électorale. Ainsi, lors de l'élection de Barak Obama,en novembre 2008, l'abstention avait atteint le record historique de 43,2 %. Mais ce taux est calculé en pourcentage de la population (étrangers compris) en âge de voter et non en pourcentage des inscrits.

 

Remarques 2

A quelques exceptions près, la participation aux élections est faible dans l'ensemble des pays occidentaux démocratique et diminue traduisant un certain désenchantement politique.

 

Bien entendu, il existe des raisons spécifiques dans chaque pays : ici un « bon » système électoral qui favorise la participation, dans les pays nordiques, là un « mauvais » système qui empêche l'expression des minorités (Royaume-Uni), ailleurs une trop grande fréquence des consultations (Suisse), la corruption (partout?)....
Mais si de tels facteurs peuvent contribuer aux abstentions, ils ne sont pas présents dans tous les pays et, surtout, ne peuvent expliquer le déclin de la participation, « à système constant ».

 

La France a ses maux particuliers : le cumul ou le renouvellement perpétuel des mandats qui donne des pouvoirs à certains barons locaux qui ne seront évacués qu'à l'occasion d'une vague bleue ou rose et encore. En tout cas, le refus des cumuls par « l’opinion publique » d'après les sondages, n'empêche pas les électeurs de voter pour eux.

 

Ni le « tous pourris ». Comme le note, cynique et méprisant, l'orfèvre en la matière qu'est Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret, réélu dès lepremier tour et pour son cinquième mandat, lors des dernières élections municipales : «Si on n'investit que ceux qui n'ont pas été condamnés par la justice, on n'a plus de candidats dans les Hauts-de-Seine.»

Et Jean-Noël Guérini, sénateur, président du Conseil général des Bouches du Rhône ne le conteste pas, lui qui n'hésite pas à faire des listes de petits camarades : «Il y a 57 élus socialistes, maire de grandes villes, parlementaires ou présidents de conseils généraux, qui ont été mis en examen ou condamnés et qui continuent à occuper d'éminentes fonctions.»

 

En France et dans d'autres pays de l'Union européenne, il a été noté que l'abstention touche plus les jeunes ce qui fait penser que la courbe de la participation ne va pas se redresser. Les jeunes et les couches sociales les moins favorisées qui ont le plus intérêt à se mobiliser pour essayer de changer les choses à venir.

 

Ont-ils complètement tort de ne pas participer ? Par indifférence ou désespérance ?

Il est certain qu'il existe des taux « structurels » de non-inscriptions ou d'abstentions parmi les inscrits : radiés, malades, personnes âgées, en déplacement, non-intérêt pour la chose publique... Au delà, les variations dans le taux d'abstentions s'explique par l'intérêt de la consultation ressenti par les électeurs.

 

On a vu que la participation aux référendums était liée à l'intérêt de la question posée. Le référendum sur l'élection du président de la République au suffrage universel a obtenu une bonne participation. Logiquement, l'élection du président de la République est l'élection qui entraîne la participation la plus importante et la plus constante.

Et si l'élection présidentielle de 1969 a connu la plus faible participation, c'est probablement par manque d'enjeu et de choix pour lés électeurs de gauche.

 

Quel que soit le type d'élection, il est frappant de constater que l'abstention de ne cesse de croître en France depuis 1978-83, c'est à dire depuis que le grand espoir de changement a été trahi. Depuis cette date, médias et politiques répètent, presque à l'unisson, qu'une seule politique est possible. S'il n'y a pas de choix politique, pourquoi choisir parmi les candidats ?

 

Mais dés qu'un choix réel ou imaginaire apparaît, naît une mobilisation malheureusement rapidement déçue car il n'est pas tenu compte de la réponse populaire si elle ne correspond pas au désir de ceux qui détiennent le vrai pouvoir. On l'a vu avec le référendum sur le projet de traité constitutionnel qui, refusé par référendum, a été adopté par le Congrès après être passé chez les esthéticiens.

Comment ne pas comprendre la désaffection pour la majorité aux dernières municipales quand la politique économique et sociale du gouvernement est aussi en contradiction avec les discours électoraux, comme celui du Bourget. Quand le candidat se fait élire sur un programme qu'il n'applique pas une fois élu.

 

Même s'ils ne sont pas tous lucidement désespérés, les abstentionnistes et d'autres qui continuent à voter sans trop d'illusions, savent que les politiques ont vendu leur droit de primauté sur le politique pour quelques lentilles, qu'ils ont abandonné le pouvoir politique aux financiers...


Cependant, les citoyens n'ont pas totalement renoncé. Mais pour qu'il y ait mobilisation, il faut un minimum de crédibilité. Ce n'était pas le cas lors des dernières élections municipales, notamment à Paris.

A droite, NKM a été parachutée dans un maquis où la guerre faisait rage entre petits et grands chefs.

A gauche, les Verts au gouvernements conduisaient des listes autonomes en concurrence avec celles du PS. Le PC, dans l'opposition au gouvernement, faisait liste commune avec le PS, pour l'obtention de quelques sièges, se séparait de ses alliés du Front de gauche avant de le réintégrer pour les élections européennes !!!

 

A droite comme à gauche, ces querelles entre frères ennemis ne sont pas la meilleure image que peuvent donner les partis pour attirer les abstentionnistes.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 21:41

 

 Encore une fois, la BCE a employé le pouvoir de la parole pour faire comprendre qu’elle est prête à jouer son rôle afin de favoriser la croissance et qu’elle utilisera, si nécessaire, des mesures ‘’non conventionnelles’’ ». Le Conseil de la BCE a été unanime dans son choix. Ce qui veut dire que le n°1 de la Bundesbank, J. Weidmann, a compris la nécessité d’une action de la BCE, chose non évidente il y a quelques semaines’’.
M. Draghi a montré sa gêne vis-à-vis des pressions externes, notamment sur les critiques d’inaction de la BCE de la part de Christine Lagarde qui mène sa campagne personnelle pour devenir présidente de la Commission européenne. Repubblica   Revue de presse Ambassade de France à Rome


Des heurts ont eu lieu dans le quartier des institutions européennes dans la capitale belge. Avant ces violences, des dizaines de milliers de manifestants venus de toute l’Europe avaient défilé dans le calme pour dénoncer les politiques d’austérité en Europe à l’appel de la Confédération européenne des syndicats. Un mouvement d’ampleur pour exiger une Europe plus sociale à l’approche des élections européennes qui auront lieu fin mai dans les 28 pays de l’Union. Plus de 26 millions d’Européens sont sans emploi et il y a 10 millions de chômeurs de plus qu’en 2008, date du début de la crise dont en grande majorité des jeunes qui apparaissent comme une “génération sacrifiée ». Euronews 04/04/14


En 2012, 11 États de l’Union européenne (UE) ont franchi le seuil à ne pas dépasser pour au moins un type de polluant. Luxembourg, Autriche, Allemagne, France, Belgique et Irlande font partie des mauvais élèves (oxydes d’Amazonie seuil le pus souvent dépassé) Le transport routier responsable de 40 % environ des émissions d'oxyde d'azote. Le Monde 27/03/14


A l’approche du renouvellement du PE, la CDU a accueilli, le Luxembourgeois J.C. Juncker(PPE), candidat à la présidence de la CE. A. Merkel a affiché son soutien. Il a promis que les eurobonds ne verraient pas le jour sous sa présidence, évoqué un arrêt de l‘élargissement de l’UE, Autre bon point pour Berlin, chantre de la discipline budgétaire en Europe, il s’est aussi dit opposé au fait que la France bénéficie d’un nouveau délai, “d’un nouveau passe-droit”, pour réduire son déficit public. Euronews 05/04/14


Avec 73 animaux de compagnie pour 100 habitants, les Pays Bas sont en tête de classement en Europe, 44 en France, 38 en Allemagne, 13 en Grèce. CI 03-09/04/14


Le Conseil (chefs d’État et de gouvernement) a prévu une réunion extraordinaire au sortir des élections européennes, sans ordre du jour. En réponse, les groupes parlementaires ont annoncé qu'ils se réuniraient le lendemain des élections pour choisir un candidat en fonction du résultat électoral. Les trois groupes les plus importants, le PPE, l'ALDE et SD s'engagent :
- A ce que le Président de la C
E soit l'une des trois têtes de liste
- Le parti arrivé en tête est le premier des trois à essayer de former une majorité au P
E
- Lorsque l'un des candidats a une majorité, les groupes prendront contact avec le Conseil pour lui faire une proposition conjointe.

Il s'agit de mettre en place la procédure parlementaire de désignation du président de la CE. Le groupe Vert s'oppose à cette démarche. Ils dénoncent des arrangements entre groupes contre la promesse de renouvellement de ces élections. Sauvons l'Europe 07/04/14


En 2013,-la différence entre exportations et importations- est « plus important que jamais ». « Un record qui tiendrait... à la politique salariale des entreprises ces dernières années, qui a gelé la croissance des revenus à l'inverse de leurs concurrentes européennes, renforçant la compétitivité de leurs entreprises ». Refrain repris régulièrement par le Medef en tout premier.
Une entourloupe : « En réalité les salaires ont sérieusement augmenté dans les industries exportatrices... Les ouvriers les plus qualifiés de la planète travaillent pour les meilleurs salaires d'ouvriers professionnels du monde dans l'industrie allemande. Les firmes peuvent se le permettre , car la classe de leur produit est telle qu'ils peuvent être vendus à des prix élevés ».
Une évidence Outre-Rhin, qui ne l'est pas encore à Paris. Car elle ne permet pas de justifier les « réformes structurelles » du marché du travail- chères aux fidèles du Medef.
La force de l'industrie allemande relève de la qualité de ses produits, de sa capacité d'innovation, de la cogestion, des hauts salaires et de la sécurité du travail qui va avec. Porsche a réduit même ses horaires de travail à 32... Mais c'est là évidemment une recette qui ne fait pas fortune au Medef. http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/04/07/Berlin-pr%C3%AAt-%C3%A0-aider-Paris%2C-mais...


La Hongrie d'Orbàn s'en sort moins mal que les pays de la zone euro

Evolution entre 2007 et 2013 en %

 

PIB/h

Chômage

Dette publique

Comptes extérieurs

Hongrie

- 2,5

+ 2,8

- 4,4

+ 12,7

Grèce

- 23,7

+ 19,0

+ 29,0

+ 15,1

Irlande

- 10,9

+ 8,4

+ 31,1

+ 12,3

Portugal

- 5,9

+7,6

+ 35,4

+ 11,2

Espagne

- 8,0

+ 18,1

+ 32,7

+ 11,5

Italie

- 10,7

+ 6,1

+ 13,5

+ 2,1

France

- 2,3

+ 2,4

+ 11,6

- 0,7

Zone euro

- 3,4

+ 4,5

+ 9,9

+ 2,3

 

Le travail non déclaré engendre des "coûts considérables à plusieurs niveaux", indique la CE : baisse des impôts récoltées par l’État, manque de financement pour la sécurité sociale, danger pour le bon fonctionnement des services sociaux. "Le travail non déclaré est contraire aux idéaux européens de solidarité et de justice sociale", poursuit la CE.
Certains pays enregistrent un pourcentage très élevé d'habitants ayant acheté des biens ou services non déclarés : la Grèce (30%), les Pays-Bas (29%), la Lettonie (28%), le Danemark, Malte (23%) et la Slovénie (22%). Au contraire, d'autres pays, au Nord comme au Sud de l'Europe, ont un taux très bas : c'est le cas de la Pologne (5%), de l'Allemagne (7%) ou encore du Royaume-Uni et de l'Espagne (8%). En France, 9%.
Pays avec taux élevé de personnes exerçant une activité non déclarée sont la Lettonie, les Pays-Bas et l'Estonie (11%), le Danemark (9%), La Lituanie (8%) ou encore la Suède, la Slovénie et la Croatie (7%). A l'inverse, ce pourcentage est très faible à Malte (1%), en Allemagne, au Portugal, à Chypre, en Italie et en Irlande (2%) . Toute l'Europe 06/04/14
[enquête par déclaration des intéressés... sincères?]


Sans surprise, les parlementaires espagnols ont dit “non” au projet de référendum sur l’indépendance de la Catalogne. Sept heures de débat et un rejet massif, 299 contre, 47 pour et une abstention. Euronews 08/04/14

Plus de 20 000 personnes ont défilé, mercredi 8 avril à Athènes et dans d'autres villes grecques, à l'occasion de la grève générale de 24 heures appelée par les syndicats du privé et du public.
Après six ans de récession et de rigueur, le pays a dégagé un excédent primaire en 2013 — une première depuis 2002. Son PIB devrait croître de 0,6 % à 0,8 % en 2014.

Le chômage a atteint à deux reprises 60 % de la population active chez les Grecs de moins de 25 ans et a été multiplié par trois depuis le début de la crise. Le Monde 09/04/14.


Sur le globe, 67 personnes possèdent autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Le Figaro 09/04/14

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 12:43

Revue de presse n° 131 (Europe)



Grande manifestation à Madrid. Affrontements au moment de la dispersion..
Les Indignés s‘étaient rassemblés dans la capitale, certains arrivant de province après plusieurs semaines de marche, pour dire leur refus de l’austérité et de l’injustice sociale provoquées depuis 2ans par le gouvernement de droite de M. Rajoy. Pas de chiffre officiel mais El Pais parle de 50.000 personnes : c’est le plus gros défilé des Indignados depuis les deux grandes grèves générales de 2012. L’Espagne est aujourd’hui asphyxiée par la récession, un chômage record et un plan d‘économies de 150 milliards d’euros.
“Nous protestons contre tout, déclare cette femme. L‘éducation, le système de santé, les hypothèques, les baisses budgétaires, la nouvelle loi de sécurité publique, et il ne faut pas l’oublier, la corruption énorme qu’il y a aujourd’hui en Espagne”  Euronews 23/03/14

Des milliers d‘étudiants en grève ont manifesté à Madrid, et à Pampelune notamment, pour dénoncer les coupes budgétaires dans l‘éducation. Euronews 27/03/14

Comme la Hongrie en 2010 et comme s’apprêterait à le faire le Portugal, la Pologne a engagé un processus de “renationalisation” des fonds de retraites. Cette mesure radicale allégera la dette publique à court terme, mais fragilisera le système de pensions.
Cette expropriation des retraites privées n’est pas une première historique. La Pologne s’inspire du gouvernement hongrois qui a décidé de nationaliser les actifs des retraites pour équilibrer son budget après les élections de 2010.
“La Pologne ne sera pas un cas isolé (Bruno Colmant, économiste à l’université catholique de Louvain). Le Portugal et d’autres pays méditerranéens devraient suivre la même voie dans les prochaines années car ce sont des pays où le taux d’épargne est faible et où la dette publique a atteint des niveaux trop hauts – 4 à 5 fois le PIB – pour pouvoir être remboursée.” Acteurs publics 28/03/14

Outre-Manche, les notaires pourront bientôt rédiger des testaments conformes à la loi islamique. Un changement qui met en péril le principe d'égalité. Courrier International Sunday Tellegraph 23/03/14

Le Parlement grec a adopté une loi sur une série de mesures controversées qui vont permettre au pays de recevoir de ses créanciers (BCE, FMI,CE) une nouvelle tranche d'aide cruciale de plus de 8,5 milliards d'euros : mesures de facilitation de la concurrence très mal vue par différents métiers, pharmaciens, producteurs laitiers... Le Monde01/04/14

Amazon compte 4 centres logistiques en France... près de 5 000 employés lors du pic d'activité de fin 2013... dont 3 500 saisonniers ! La multinationale a son siège européen à Luxembourg et paie très peu d'impôts en France... ne déclare que 300 millions de chiffre d'affaires en France alors que celui-ci est évalué à 1,3 milliard. Alter éco avril 2014

Salaire minimum en euros : Luxembourg 10,83, France 9,43, Pays-Bas 9,01, Royaume-Uni 7,63, Espagne 3,91, Pologne 2,21, Hongrie 1,95, Roumanie 0,92, Australie (championne) 12,86, États-Unis 5,64. Libération 02/04/14

Le chômage passe au dessous de 12 % dans la zone euro (11,9) 18,96 millions de chômeurs ! Taux les plus faibles : Autriche 4,8, Allemagne 5,1, Luxembourg 6,1. Les plus forts : Grèce 27,5, Espagne 25,6, amélioration au Portugal 15,3 contre 17,5 et Irlande 11,9 contre 13,7. Libération 02/04/14 :

État des systèmes judiciaires en Europe. En moyenne, il faut 250 jours pour trancher une affaire civile ou commerciale contentieuse (700 jours à Malte, 50 jours en Lettonie). Les Scandinaves ont la justice la plus rapide. Les procédures sont au moins deux fois plus longues dans un tiers des États (dont Chypre, Italie , Slovénie). L’Italie a le plus grand nombre de cas en cours de jugement au civil et au commercial, suivie par la Grèce et la Croatie.
Par rapport à 2012, la perception de l’indépendance de la justice s’est améliorée dans la plupart des pays, notamment en Hongrie, qui a pourtant connu deux  années perturbées sur le plan politique. Cette perception a reculé en Slovaquie, Espagne, Slovénie et Bulgarie. Acteurs publics 01/04/14

Allemagne :. Trois semaines après le début des négociations, syndicats et représentants des employeurs des communes et de l’État ont abouti à un accord. Le 2,1 millions de salariés du service public (dont 153 000 employés par l’État) verront leur salaire revalorisé de 3 % à date rétrospective du 1er mars. Une autre augmentation de salaire, cette fois de 2,4 %, interviendra au 1er mars 2015. Acteurs publics 01/04/14

Contre les plans d'austérité et le « grand marché  transatlantique », en négociation entre l'UE et les États-Unis, mobiliseront, le 4 avril, les salariés européens à Bruxelles, à l'appel de la Confédération européenne des syndicats dont CFDT, CGT, FSU, UNSA). Politis 03/04/14

Part de la Russie dans les importations de gaz et pétrole en 2011. Alter éco avril 2014

 

Gaz en %

Pétrole en %

Slovaquie

100

100

Lituanie

100

98,4

Bulgarie

100

95,5

Finlande

100

88,2

Allemagne

35,6

39,0

UE 28

25,1

32,6

France

13,5

14,5



Le nombre de réfugiés syriens enregistrés au Liban dépasse un million de personnes et équivaut désormais à un quart de la population libanaise. Le Liban est devenu “le pays au monde hébergeant la plus forte densité de réfugiés par habitant”. Il s’agit là de chiffres officiels, auxquels devrait s’ajouter celui des Syriens ayant fui les violences dans leur pays, mais qui ne sont pas enregistrés auprès du HCR. Ils seraient des dizaines de milliers. Le Liban, terre d’accueil, s’essouffle. Les ressources commencent à manquer et le pays lutte pour faire face à une situation jugée grave voire désastreuse. Euronews 03/04

Plusieurs réseaux européens ont lancé l'idée d'une journée d'action décentralisée en Europe le 17 mai. Des dynamiques diverses s'engagent dans cette journée : Blockupy (Allemagne), Agora 99 (Europe du sud et de l'Est), collectif contre le marché transatlantique, Altersommet, Corporate Europe Observatry, Transnational Institut, Coordination européenne sur le logement, des réseaux de solidarité avec les migrants, les marches européennes contre le chômage et la précarité. Lignes d'ATTAC mars 2014

Si tout fonctionne, alors on pourra, à partir de 2015 et à l'échelle de l'Union, utiliser son téléphone portable depuis l'étranger aux mêmes tarifs que dans son pays de résidence. Eurotopics Lidové noviny04/04/14

Le gouvernement belge a assuré des allègements fiscaux à trois entreprises internationales,dont l'usine Volvo à Gand, si celles-ci s'engageaient à maintenir leur site dans le pays. La politique fiscale belge est d'une injustice révoltante (quotidien De Morgen) : "Il semblerait que le chantage soit un moyen efficace d'extorquer un traitement à la carte en matière de fiscalité… Quand on a le pouvoir et le lobby qu'il faut et les moyens de financer les experts en fiscalité, on est de facto exonéré d'impôts dans ce pays… Le coût de notre État-providence dépassé est finalement à la charge exclusive des salariés… Et par-dessus le marché, comme seule forme de gratitude, ils doivent s'entendre dire que les charges patronales sont trop élevées, qu'ils vivent au-dessus de leurs moyens et qu'ils doivent de toute urgence mettre davantage la main au porte-monnaie." De Morgen Eurotopics 04/04/14


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Ana à la mairie ole ! ! Manuel à Matignon holà ! Qui du burro catalan ou de l'aficionada andalouse va demander l'indépendance ? 01/04/14

 

La digestion des couleuvres est lente chez les Verts. Ça leur a coupé l'appétit ? Ou ont-ils eu peur du travail manuel ? 02/04/14

 

De Rugy contre Duflot qui n'a pas voulu être au gouvernement, contre le gouvernement et contre de Rugy qui aurait voulu en être ? 02/04/14

 

Information dans toute la presse :"Christine Boutin aime être nue". Elle n'est pas la seule à qui on a envie de dire d'aller se rhabiller ! 03/04/14

 

 

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Published by Paul ORIOL - dans Polo a lu
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