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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 07:56

POUR UN SERMENT DU JEU DE PAUME EUROPEEN

 

Lors des référendums, les citoyens répondent souvent à une question qui ne leur est pas posée. De même aux deux dernières élections municipales. Les résultats ont traduit beaucoup plus un désaveu des présidents, Sarkozy hier, Hollande aujourd'hui, qu'un jugement sur les équipes municipales sortantes.

Il est à craindre qu'il en soit de même pour l'élection des députés au Parlement européen (PE) sur un fond d'abstention,  traditionnellement, plus important et croissant pour ce type d'élections.

Pourtant, cette élection européenne a une importance particulière et peut faire date.

 

En effet, pour la nomination du président de la Commission européenne (CE), le traité de Lisbonne dit : «En tenant compte des élections au PE, et après avoir procédé aux consultations appropriées, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au PE un candidat à la fonction de président de la CE. Ce candidat est élu par le PE à la majorité des membres qui le composent. Si ce candidat ne recueille pas la majorité, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose, dans un délai d'un mois, un nouveau candidat, qui est élu par le PE selon la même procédure.»

 

En clair, le Conseil européen, composé des 28 chefs d’État et de gouvernement, doit désigner un candidat, à la majorité qualifiée, soit 255 voix sur 352, pour le proposer à l'élection au PE. Chaque État, au niveau du Conseil de l'Union, dispose d'un nombre de voix tenant compte de la taille de la population. Le candidat devra ensuite recueillir la majorité des membres qui le composent (soit 376 députés sur 751).

 

Mais précise, relativement, le traité, ce candidat doit être désigné par le Conseil « en tenant compte des élections au PE ». Cette innovation, en sept mots, a déjà fait couler beaucoup d'encre car il en est donné deux interprétations.

 

Pour certains, dont beaucoup de parlementaires européens, ces quelques mots impliquent que, désormais, le Président de la CE doit être de la même couleur politique que le parti arrivé en tête lors des élections européennes. Et donc chaque parti européen a, logiquement, désigné son candidat en cas de victoire à la prochaine consultation européenne (annexe).
Une procédure proche de celle des régimes parlementaires.

D'autres, notamment au niveau du Conseil, estiment, de façon plus juste au niveau juridique, que le Conseil, tout en tenant compte des résultats de l'élection, a la possibilité de désigner, la personnalité de son choix.
La chancelière allemande qui dispose de quelques pouvoirs au niveau européen, a fait savoir que c'était là son interprétation et qu'il n'y a pas de « lien automatique » entre le parti qui remporte les élections européennes et le prochain président de la CE. Mais, prudente, elle a pesé de tout son poids pour que le PPE désigne « son » candidat, Jean-Claude Juncker qui a accepté », un peu forcé, car il n'était pas directement intéressé par ce poste.



Devant un texte ambigu, la réponse dépendra du rapport de forces, le soir des élections. Si un parti est nettement majoritaire au PE, son candidat a beaucoup plus de chance d'être choisi par le Conseil. Par contre, si aucun parti n'a la majorité absolue, le Conseil disposera d'une plus grande marge de manœuvre, « dans le cadre des consultations appropriées »..

Mais les groupes politiques du PE, pourraient, dès maintenant, couper court à toute manœuvre, par un un coup d'éclat démocratique, le serment de Strasbourg – serment du Jeu de paume européen – par lequel ils s'engageraient, tous, à voter pour le candidat du parti ayant la majorité absolue ou relative au PE le soir des élections.

Cela donnerait plus de poids à la seule institution européenne élue directement. Ce serait un pas vers une démocratie parlementaire. De quoi inciter, peut-être, les électeurs à se déplacer plus nombreux le jour des élections européennes.


Annexe : 

Poids en voix de chaque État au Conseil de l'UE (vote à la majorité qualifiée) (wikipedia)

Pays

Votes

Population
(millions)

Allemagne

29

82,4

France

29

64,1

Royaume-Uni

29

59,6

Italie

29

58,0

Espagne

27

44,0

Pologne

27

38,6

Roumanie

14

22,2

Pays-Bas

13

15,8

Grèce

12

10,6

République tchèque

12

10,3

Belgique

12

10,2

Hongrie

12

10,0

Portugal

12

9,9

Suède

10

8,9

Autriche

10

8,1

Bulgarie

10

7,7

Slovaquie

7

5,4

Danemark

7

5,3

Finlande

7

5,2

Irlande

7

3,7

Lituanie

7

3,7

Croatie

7

4,3

Lettonie

4

2,4

Slovénie

4

2,0

Estonie

4

1,4

République de Chypre

4

0,8

Luxembourg

4

0,4

Malte

3

0,4

Total

352

495

Majorité qualifiée

255 voix

 



Candidats des partis politiques européens à la présidence de la CE :

 

Jean-Claude Juncker, président pendant huit ans de l'Eurogroupe (ministres des Finances de la zone euro), ancien premier ministre du Luxembourg (1995-2013). Parti populaire européen (PPE).

 

Martin Schulz, libraire de formation, militant du Parti social-démocrate allemand (SPD), président du PE. Parti socialiste européen (PSE).

 

Guy Verhofstadt, député européen, surnommé "Baby Thatcher" en raison de son âge et de ses prises de positions, ancien premier ministre belge. Pressenti pour succéder à Romano Prodi en 2004 et en compétition avecJosé Manuel Barroso en 2010. Milite pour une Europe fédérale. l'Alliance des libéraux et démocrates pour l'Europe (ALDE).

 

Franziska Keller, née dans l'ancienne Allemagne de l'Est, eurodéputée élue (Die Grünen), ancienne porte-parole des Jeunes Verts européens et José Bové, figure du mouvement altermondialiste et syndicaliste agricole, vice-président de la commission Agriculture et développement rural au PEdepuis 2009. Verts européens.

 

Alexis Tsipra, président du parti de gauche Synaspismós et chef du groupe parlementaire de la Syriza au parlement grec. Parti de la gauche européenne (PGE).



Serment du Jeu de Paume : Le 20 juin 1789, les députés du Tiers État réunis à Versailles lors des États généraux font le serment de ne pas se séparer avant l'élaboration d'une Constitution.

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 08:04

DUFLOT QU'ON VOIT DANSER...

 

Habile Cécile Duflot et rapide. Elle a mis Europe-Écologie-Les-Verts (EELV) en situation de bataille pour les élections européennes du mois prochain. Avec comme perspective, un résultat à deux chiffres, comme ambition collective un dépassement du PS en pleine déconfiture et, à la clef, une candidature qui ne serait pas que de témoignage à l'élection présidentielle. Bien entendu, la candidature de Cécile Duflot.

 

Le temps passe vite. Il est peu probable que Cécile Duflot, après avoir été candidate à la candidature en 2007, déclare comme en 2012 qu'elle n'est pas prête, qu'elle a peur, qu'elle n'a pas les épaules assez larges. Elle a montré, au niveau de l'organisation comme au ministère, qu'elle n'en pense rien.

 

Duflot-014.jpg

 

Elle a gravi, rapidement, toutes les marches, chez les écologistes : adhésion aux Verts en 2001, élue au collège exécutif en 2003, porte-parole en 2005, candidate à l'a candidature pour la présidentielle en 2007, secrétaire nationale (à 31, ans la plus jeune secrétaire nationale des Verts) en 2006, (ré)élue secrétaire nationale de EELV en 2008 jusqu'en 2012 date à laquelle, nommée ministre, elle abandonne cette fonction.

 

L'ascension est tout aussi rapide dans les institutions bien qu'elle ne repose pas sur des résultats électoraux véritablement porteurs. Qui reflètent plus les mouvements d'un yo-yo de faible amplitude : de 1,31 % en 1974 (René Dumont, avant la création des Verts) à 5,25 % en 2002 (Noël Mamère) à l'élection présidentielle, de 1,08 % en 1991 à 6,83 % en 1997 aux législatives et de 2,95 % en 1994 à 16,28 % en 2009 (tête de liste Daniel Cohn-Bendit) aux européennes.

Mais, jouant avec le PS, alternativement, l'autonomie et l'association, la politique des Verts et de EELV porte ses fruits en nombre d'élus. Aux élections législatives : 7 députés en 1997,3 en 2002, 4 en 2007 puis 5 à la suite d'une élection partielle en 2010 et 17 en 2012. Comme aux sénatoriales, le nombre d'élus est passé de 4 à 10 en 2010, grâce aux résultats des listes communes avec le PS, le PCF et le PRG. Il est de 12 aujourd'hui.

 

L'ascension de Cécile Duflot dans les institutions profite du même mécanisme : candidate aux élections municipales à Villeneuve-Saint-Georges, année de son adhésion aux Verts, en 2001, conseillère municipale d'opposition en 2004, candidate aux législatives en 2007 dans le Val de Marne (3,5 % des voix), élue aux municipales à Villeneuve-Saint-Georges, en 2008 sur une liste d'union conduite par le PC, avec PS, MRC, PRG, elle devient maire-adjoint, tête de liste aux élections régionales de 2010 en Île-de-France (16,58 %), tête de liste au second tour dans le Val de Marne sur la liste d'union avec PS et PC, elle est élue conseillère régionale. Pour ne pas cumuler, elle renonce au mandat de maire-adjoint. Par un accord avec le PS, elle est parachutée et élue députée, au second tour, avec 72,18 % des voix dans une circonscription en or, avec comme suppléante la députée sortante, Danièle Hoffman-Rispal, qui avait obtenu 69,12 % des voix en 2007. Elle est enfin nommée ministre, de l'égalité des territoires et du logement en mai 2012.

A ce poste, elle fait adopter plusieurs textes. La loi « Duflot » du 18 janvier 2013 sur le renforcement du seuil minimal de logements sociaux de 20 % à 25 % avant 2025, les investissements dans l'immobilier neuf avec réduction d'impôts qui ne semble pas avoir rencontré le résultat escompté. Le report d'un an du deuxième volet de la loi de Robien. La loi ALUR sur la trêve hivernale des expulsions, la garantie universelle des loyers, leur encadrement, les locations meublées. Ces textes vont s'appliquer progressivement et certaines mesures attendent leur décret d’application...

 

Elle n'a pas hésité à jouer une petite musique personnelle, en interpellant l'archidiocèse de Paris en faveur des SDF, dans le cadre de ses responsabilités ministérielles. Mais aussi au delà, faisant entendre sa différence avec la politique du gouvernement : dépénalisation du cannabis, soutien aux opposants à l'aéroport de ND des Landes, pour le droit de vote des résidents étrangers aux élections municipales. Réserves aussi quant au plan d'austérité gouvernemental, aux propos du ministre de l'Intérieur sur les Roms...

 

Tandis que la politique écologique du gouvernement était tout sauf satisfaisante pour les écologistes.
Depuis mai 2012, le « ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l'Énergie » a eu à sa tête Nicole Bricq qui changera d'attributions à la suite de certaines décisions et déclarations (suspension de tous les permis de forages exploratoires d'hydrocarbures au large de la Guyane, volonté de protéger la faune marine et de l'environnement et d'éviter le recours à la technique très polluante des boues à l'huile, dénonciation d'un code minier « inadapté et obsolète » ainsi que le permis exclusif de recherches à un consortium privé sans contrepartie suffisante pour l'intérêt national). Delphine Batho lui succédera mais sera remerciée par le président de la République à la suite d'une déclaration dans laquelle elle qualifiait de « mauvais » le budget 2014 de son ministère et avouait sa « déception à l'égard du gouvernement ». Philippe Martin, enfin.

 

Malgré les insuffisances gouvernementales sur toutes ces questions, l'insatisfaction d'une partie des membres de l'organisation et d'associations dans lesquelles militent activement des membres de EELV, Cécile Duflot reste à son poste ministériel. Par contre, elle renonce à participer au gouvernement Valls alors que l'occasion lui est donnée d'occuper une poste important assorti de propositions nouvelles et alléchantes.

 

En effet, quand il est question de remaniement du gouvernement et que le nom de Manuel Valls comme premier ministre apparaît de plus en plus, Cécile Duflot déclare que, dans cette éventualité, elle quitterait le gouvernement.

Cette décision n'a pas été prise de façon démocratique par EELV mais personnellement par la ministre. Elle met François Hollande dans une situation ambiguë : soit il ne nomme pas Manuel Valls et les spéculations vont bon train sur l'influence disproportionnée d'EELV, soit Manuel Valls est nommé premier ministre et cela conduit à la non participation des ministres sortants et très probablement de EELV. Dans les deux cas, Cécile Duflot espère en tirer bénéfice.

 

Après son refus, Cécile Duflot obtient l'approbation d'une large majorité au Conseil fédéral d'EELV car la forte minorité qui, depuis toujours, est opposée à la participation ne peut que l'approuver. Au prix cependant, d'une division de son propre courant, la majorité des parlementaires étant opposés à cette décision.

Car, Manuel Valls proposait à Cécile Duflot, le poste de numéro 2 du gouvernement avec un grand ministère et un certain nombre de mesures conformes au programme de EELV. « Une corbeille bien pleine » : la loi de transition énergétique pour traduire la promesse hollandaise de réduction de la part du nucléaire à 50% dans le mix énergétique avec discussion sur le nombre de réacteurs à fermer, pas de nouveaux EPR, pas de remise en cause de l'interdiction des gaz de schiste ou de la politique sur les OGM. De plus, selon Manuel Valls les arbitrages devaient être décidés entre le président de la République, le premier ministre et le ministre de l’écologie seulement.

D'autres points auxquels tiennent les écolos ont été abordés : la décentralisation avec redécoupage des régions, une part de proportionnelle aux législatives et même « à demi-mots, la fin de NDDL »... Au point que Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale de EELV s'est dite « ébranlée »... car « sa proposition était solide et correcte ».

 

Mais arrivait trop tard, semble-t-il, après deux ans d'insatisfaction avec perte de confiance, après surtout une cuisante défaite du PS aux élections municipales dont EELV a su se prémunir. Et avant des élections européennes où EELV, avec des listes autonomes, très clairement pro-européennes, espère faire des résultats supérieurs à ceux de PS, à la ligne plus confuse. La démission de Harlem Désir, aussi peu efficace dans ses mandats de député européen que de secrétaire national du PS, et sa nomination au secrétariat d'État chargé des affaires européennes, sous tutelle de la présidence de la République, est une aide précieuse que leur apporte François Hollande. Tant elles montrent une certaine désinvolture quant à l'importance de cette fonction et donc de l'Europe aux yeux du président.

 

Reste maintenant à affronter les européennes et à faire mieux qu'aux précédentes et à passer, éventuellement, devant le PS. En 2009, avec 16,28 % des voix et 14 élus au niveau national, EELV arrivait en troisième position juste après le PS 16,48 %. Les résultats étaient particulièrement favorables dans la région Île de France où la liste menée par Daniel Cohn-Bendit avec 20,86 % et 4 élus passait loin devant la liste du PS conduite par Harlem Désir, 13,58 % des voix et 2 élus.

 

Il est difficile de savoir si les électeurs potentiels seront reconnaissants à EELV d'avoir renoncé à la participation à un gouvernement qui a déçu beaucoup d'espoirs et qui continue (suppression du ministère de la ville par exemple !) ou s'ils lui reprocheront une dérobade au moment où une action positive était possible au moins sur les questions écologiques, quitte à démissionner en cas de rupture de contrat.

Penseront-ils qu'il faut renforcer EELV avant de revenir, demain, avec un rapport de force plus favorable ou lui reprocheront-ils de perdre 2 ou 3 ans, pour satisfaire quelques ambitions personnelles ou collectives, au lieu d'impulser des politiques positives même partielles.

La vieille tactique du soutien sans participation permettra-t-elle d'avoir plus d'influence sur le gouvernement ou réduira-t-elle EELV à être la mouche du coche, à commenter une politique qui se décidera ailleurs ?

 

Les parlementaires étaient favorables à la participation, EELV se déclare dans la majorité présidentielle, il est vraisemblable qu'ils feront entendre leur voix au parlement, qu'ils voteront pour, s’abstiendront ou voteront contre certains textes mais ne pourront se permettre de mettre en danger le gouvernement.

 

Pendant ce temps, Ségolène Royal ne se contentera probablement pas d'être une ministre placebo. Si elle réussit dans sa nouvelle fonction, elle risque de mettre en question la nécessité d'une présence de EELV au gouvernement, cantonnant les écologistes au rôle de groupe de pression, d'association d'alerte nécessaire mais inutile au niveau gouvernemental.

 

Après avoir été ornements écologistes et alliés du PS, réussiront-ils à en devenir les principaux concurrents à gauche ?

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 20:08

 

 

Le vainqueur des dernières élections municipales est, sans discussion, le parti des abstentionnistes. Mais ce n'est pas une nouveauté. Ce n''est réservé ni aux élections municipales, ni à la France.

 

Élections municipales

Le tableau n°1 permet de voir que le taux d'abstentions lors des municipales est en constante et régulière augmentation depuis 1977 et 1983,

 

Tableau n°1 : Taux d'abstentions aux municipales en % des inscrits (Le Figaro 31/03/14)

Année

Premier tour

Second tour

1959

25,1

26,1

1965

21,8

29,2

1971

24,8

26,4

1977

21,1

22,4

1983

21,6

20,3

1989

27,2

26,9

1995

30,6

30

2001

32,6

31

2008

33,5

34,8

2014

36,5

36,3

La décentralisation, imparfaite certainement, de 1982-83 et de 2002-03, n'a pas empêché cette détérioration de la participation.

 

Élections régionales et cantonales

L'évolution est comparable aux élections régionales et cantonales (tableau n°2) avec des taux bien plus élevés. Si la commune a une certaine signification, si le maire est relativement connu, que veut dire canton, conseiller général ou conseiller régional pour la majorité des citoyens ?

 

Tableau n°2 : Taux d'abstentions aux régionales et cantonales en % des inscrits

Élections régionales

 

Élections cantonales (1er tour)

Année

Abstentions

 

Année

Abstentions

1986

25,2

 

 

 

1992

34,5

 

2001

34,52

1998

44,9

 

2004

36,09

2004 (1er tour

37,88

 

2008

35,11

2010 (1er tour)

53,64

 

2011

56

Nul ne connaît ni les élus et ni même le président de ses différentes structures, l'étendue de son pouvoir, sauf s'il … cumule.
Alors qu'on répète à satiété qu'il faut supprimer un échelon du « mille-feuilles » administratif, la dernière réforme a ajouté les conseillers communautaires (loi portant réforme des collectivités territoriales du 10 décembre 2010)– élus par fléchage ! (loi électorale du 17 mai 2013)- lors des municipales. Quel électeur sait pour quoi faire ?

Dans son discours d'investiture, le Premier ministre vient d’annoncer la suppression des conseillers généraux et la diminution du nombre de régions. Les premiers cris de douleur se font entendre.

 

Élections législatives

Le tableau n°3 reprend les résultats de toutes les élections législatives de la Vème République. Le taux d'abstentions le plus bas est de 16,8% pour le premier tour et 15,1 pour le second, en 1978 tour. Depuis, il monte inexorablement 42,78 et 44,59 % en 2012.

 

Tableau n°3 : Taux d'abstentions lors des élections législatives en % des inscrits

Date

Abstentions premier tour

Abstentions second tour

1958

22,8

25,2

1962

31,3

27,9

1967

18,9

20,3

1968

20

22,2

1973

18,7

18,2

1978

16,8

15,1

1981

29,1

24,9

1986

21,5

Pas de second tour (proportionnelle)

1988

34,3

30,1

1993

30,8

32,4

1997

32

28,9

2002

35,6

39,7

2007

39,6

40,0

2012

42,78

44,59

Élections au Parlement européen

Depuis que les députés au Parlement européen sont élus au suffrage universel, le taux d'abstentions augmente régulièrement sauf en 1994 (conséquence l’adoption du traité de Maastricht par référendum après large discussion ?). Ici encore, l'extension progressive des pouvoirs du PE n'a pas entraîné d'inversion de la courbe (tableau n°4).

 

Tableau n°4 : Taux d'abstentions aux élections européennes en % des inscrits

Date

1979

1984

1989

1994

1999

2004

2009

Abstentions

32,29

43,28

51,2

47,29

53,24

57,21

59,37

Jusqu'ici, les élections européennes ont joué le rôle de énième tour des élections nationales. Faut-il croire que la montée du « populisme », de l'euroscepticisme, l’augmentation des pouvoirs du PE à la suite du traité de Lisbonne, notamment le fait que les chefs d’État et de gouvernement devront tenir compte du résultat de ces élections pour désigner le président de la CE, faut-il croire que ces nouveautés vont entraîner une pointe de participation ?

En désignant un candidat à la présidence de la CE, les partis politiques européens essaient de rééditer le Serment du jeu de Paume et de prendre le pouvoir d'élection du président de la CE. Donc augmenter le poids du PE au sein des institutions européennes, ce qui devrait jouer sur la mobilisation des démocrates européens, entre autres.

 

En tout cas, le passage de Harlem Désir aux Affaires européennes parce qu'il n'a pas donné satisfaction au Parti socialiste, comme la nomination comme tête de liste en Île de France de l'ancien ministre de l’Éducation nationale, sans porter de jugement sur leurs aptitudes européennes, montrent le peu d'importance que le président de la République et le premier ministre accordent à l'Union européenne. A un mois des élections !!! Pourquoi les électeurs feraient-ils mieux ?

 

Électionsprésidentielles

De toutes les élections, seule l'élection présidentielle voit son taux d'abstentions varier de façon limitée et « aléatoire » avec, comme valeurs extrêmes,15,2 % en 1965 (Mitterrand met en ballottage le général De Gaulle) et 28,4 % en 2002 pour le premier tour et 12,7 % en 1974 et 20,3 % en 1995 et 2002 pour le second tour. Avec une pointe exceptionnelle à 31,1 % en 1969 au second tour. qui peut s'expliquer par le refus des électeurs de gauche, ayant voté pour le candidat du PCF arrivé en troisième position, de choisir entre « blanc bonnet » et « bonnet blanc ».

 

Les référendums.

Le taux d'abstentions aux référendums est particulièrement variable : les plus faibles sont en 1958 (15,8 %, Constitution de la V° République) et en 1969 (19,4 %, référendum portant sur les régions et la réforme du Sénat dont l'échec a entraîné le départ du général De Gaulle). Il est évident que ces deux référendums étaient particulièrement importants et dramatisés. Ont aussi connu une forte participation : les référendums sur l'autodétermination de l'Algérie (23,5% d'abstentions), les accords d'Évian, reconnaissant l'indépendance de l'Algérie, (24,4% d'abstentions) et l'instauration de l'élection du président de la République au suffrage universel (22,8 %).

Au contraire, le taux d'abstentions a été particulièrement élevé sur le statut de la Nouvelle Calédonie (63%) et encore plus sur le quinquennat (69,8%) dont les électeurs ont ainsi reconnu, contrairement aux politiques, qu'ils ne comprenaient pas le sens de cette réforme...

 

Deux référendums portaient sur l'organisation de l'UE et ont été fortement discutés, au delà des partis politiques, par une partie importantede la société civile. Ils ont eu le même taux d'abstentions : 30,3 % en 1992 pour le traité de Maastricht (approuvé)et 30,6 % pour le projet de traité constitutionnel (rejeté). Taux qui contrastent avec ceux constatés lors des élections européennes.

 

Remarques 1

Le référendum pour l'élection du président de la République au suffrage universel a mobilisé 78,2 % des électeurs inscrits (62,25 % de réponses favorables). Logiquement, cette élection est la plus prisée des citoyens, en comparant les taux d'abstentions. C'est la seule élection pour laquelle la participation se maintient.

 

Pour tous les autres types d'élection, le taux d'abstentions augmente régulièrement depuis la fin des années 70 aux élections municipales (1977 premier tour, 1983 second tour) et législatives (1978). Quant aux élections régionales et européennes, la participation diminue depuis leur instauration.

 

Pour prendre une mesure plus exacte de la désaffection des Français pour le suffrage universel tel qu'il est organisé actuellement, il faudrait tenir compte aussi de l'importance des personnes qui ont le droit de vote et qui ne sont pas inscrites sur les listes électorales. Selon plusieurs études de l'Insee, environ 4,9 millions de Français ne sont pas inscrits ou croient ne pas l'être (données 2004), soit un pourcentage entre 10 % et 13,3 % du corps électoral sur les neuf dernières années.

 

Au total, c'est une minorité des Français qui participent à la plupart des élections en France, en dehors de l'élection présidentielle.

 

A l’étranger

Les chiffres varient d'un pays à l'autre, même si, dans l'ensemble, on peut noter un baisse de la participation. Dans les pays européens, les élections législatives attirent entre 50 et 90% des citoyens vers les urnes et, comme toujours, les pays « vertueux » sont plutôt les pays nordiques. Il faut mettre à part, le Luxembourg et la Belgique où le vote est obligatoire et où, logiquement, la participation est plus importante : au Luxembourg, l'abstention touche 0 à 8 % des citoyens et en Belgique, 9 % en moyenne.

 

En Suède, le taux d'abstentions est, à peu près stable, depuis des années, entre 15 et 20%. : 10,1 % en 1985, 18,6 % en 1998, 19,89 % en 2002, 18,01 % en 2006 et 15,37 % en 2010. Au Danemark voisin, les chiffres sont comparables entre 12 et 16 % d'abstentions.

En Allemagne, le taux d'abstentions aux législatives, encore relativement faible,va croissant :9 % en 1972, 10,09 % en 1983, 21,0 %en 1994, 17,8 % en 1998, 29,22 % en 2009, 28,45 % en 2013. Il en est de même en Autriche : lors des élections législatives : 9,5 % en 1986, 18,1 % en 1994, 22 % en 2008. De façon encore plus nette, lors des présidentielles ce taux est passé de 3,1 % en 1951 à 29,4 % en 2004 et 46,43 % en 2010.

En Italie, le vote était obligatoire jusqu'en 1993. Depuis le changement de législation, le taux d'abstentions augmente aux législatives : 11,1 % en 1987,17,1 % en 1996, 22 % en 2008, 24,96 % en 2013 et atteint près de 40 % aux municipales de 2013

 

Au Royaume-Uni, l’abstention a progressé 24,6 % en 1987, 28,8 % en 1997 pour atteindre le pourcentage record de 40,6, lors de l’élection générale de 2001, 39 en 2005 et retombé à 34,9 lors de la dernière élection de 2010.

En Suisse, en 2007, l’abstention a été de 52 % aux élections fédérales de 2007. Cet abstentionnisme étonne pour une démocratie modèle dans laquelle le peuple est souvent appelé à participer aux décisions politiques.
La participation aux votations dans la période 2011-14 varie de 25,3 % à 54,1 %, ce qui peut s'expliquer par l'intérêt de la question posée aux yeux des citoyens.

 

Cette diminution de la participation dans la plupart des pays de l'Europe occidentale, se retrouve dans les anciens pays communistes. Ainsi en Roumanie, le taux d’abstentions augmente de 10% à chaque élection. En 1992, la première élection présidentielle avait attiré 75% de la population. En 2008, seuls 39,2% des Roumains se sont déplacés aux urnes et 41,72 en 2012.
En Hongriel’abstention a oscillé entre 25% et 45% lors des élections législatives. En 2010, le taux de participation de 64,2% au premier tour des législatives est tombé à 46,6% au second tour.
En Pologne, la participation était de 55,3 % en 2007 et 48,87 % en 2011. En République tchèque, 62,6 % en 2010 et 59,48 % en 2013.

Il est classique de citer les États-Unis pour leur faible participation électorale. Ainsi, lors de l'élection de Barak Obama,en novembre 2008, l'abstention avait atteint le record historique de 43,2 %. Mais ce taux est calculé en pourcentage de la population (étrangers compris) en âge de voter et non en pourcentage des inscrits.

 

Remarques 2

A quelques exceptions près, la participation aux élections est faible dans l'ensemble des pays occidentaux démocratique et diminue traduisant un certain désenchantement politique.

 

Bien entendu, il existe des raisons spécifiques dans chaque pays : ici un « bon » système électoral qui favorise la participation, dans les pays nordiques, là un « mauvais » système qui empêche l'expression des minorités (Royaume-Uni), ailleurs une trop grande fréquence des consultations (Suisse), la corruption (partout?)....
Mais si de tels facteurs peuvent contribuer aux abstentions, ils ne sont pas présents dans tous les pays et, surtout, ne peuvent expliquer le déclin de la participation, « à système constant ».

 

La France a ses maux particuliers : le cumul ou le renouvellement perpétuel des mandats qui donne des pouvoirs à certains barons locaux qui ne seront évacués qu'à l'occasion d'une vague bleue ou rose et encore. En tout cas, le refus des cumuls par « l’opinion publique » d'après les sondages, n'empêche pas les électeurs de voter pour eux.

 

Ni le « tous pourris ». Comme le note, cynique et méprisant, l'orfèvre en la matière qu'est Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret, réélu dès lepremier tour et pour son cinquième mandat, lors des dernières élections municipales : «Si on n'investit que ceux qui n'ont pas été condamnés par la justice, on n'a plus de candidats dans les Hauts-de-Seine.»

Et Jean-Noël Guérini, sénateur, président du Conseil général des Bouches du Rhône ne le conteste pas, lui qui n'hésite pas à faire des listes de petits camarades : «Il y a 57 élus socialistes, maire de grandes villes, parlementaires ou présidents de conseils généraux, qui ont été mis en examen ou condamnés et qui continuent à occuper d'éminentes fonctions.»

 

En France et dans d'autres pays de l'Union européenne, il a été noté que l'abstention touche plus les jeunes ce qui fait penser que la courbe de la participation ne va pas se redresser. Les jeunes et les couches sociales les moins favorisées qui ont le plus intérêt à se mobiliser pour essayer de changer les choses à venir.

 

Ont-ils complètement tort de ne pas participer ? Par indifférence ou désespérance ?

Il est certain qu'il existe des taux « structurels » de non-inscriptions ou d'abstentions parmi les inscrits : radiés, malades, personnes âgées, en déplacement, non-intérêt pour la chose publique... Au delà, les variations dans le taux d'abstentions s'explique par l'intérêt de la consultation ressenti par les électeurs.

 

On a vu que la participation aux référendums était liée à l'intérêt de la question posée. Le référendum sur l'élection du président de la République au suffrage universel a obtenu une bonne participation. Logiquement, l'élection du président de la République est l'élection qui entraîne la participation la plus importante et la plus constante.

Et si l'élection présidentielle de 1969 a connu la plus faible participation, c'est probablement par manque d'enjeu et de choix pour lés électeurs de gauche.

 

Quel que soit le type d'élection, il est frappant de constater que l'abstention de ne cesse de croître en France depuis 1978-83, c'est à dire depuis que le grand espoir de changement a été trahi. Depuis cette date, médias et politiques répètent, presque à l'unisson, qu'une seule politique est possible. S'il n'y a pas de choix politique, pourquoi choisir parmi les candidats ?

 

Mais dés qu'un choix réel ou imaginaire apparaît, naît une mobilisation malheureusement rapidement déçue car il n'est pas tenu compte de la réponse populaire si elle ne correspond pas au désir de ceux qui détiennent le vrai pouvoir. On l'a vu avec le référendum sur le projet de traité constitutionnel qui, refusé par référendum, a été adopté par le Congrès après être passé chez les esthéticiens.

Comment ne pas comprendre la désaffection pour la majorité aux dernières municipales quand la politique économique et sociale du gouvernement est aussi en contradiction avec les discours électoraux, comme celui du Bourget. Quand le candidat se fait élire sur un programme qu'il n'applique pas une fois élu.

 

Même s'ils ne sont pas tous lucidement désespérés, les abstentionnistes et d'autres qui continuent à voter sans trop d'illusions, savent que les politiques ont vendu leur droit de primauté sur le politique pour quelques lentilles, qu'ils ont abandonné le pouvoir politique aux financiers...


Cependant, les citoyens n'ont pas totalement renoncé. Mais pour qu'il y ait mobilisation, il faut un minimum de crédibilité. Ce n'était pas le cas lors des dernières élections municipales, notamment à Paris.

A droite, NKM a été parachutée dans un maquis où la guerre faisait rage entre petits et grands chefs.

A gauche, les Verts au gouvernements conduisaient des listes autonomes en concurrence avec celles du PS. Le PC, dans l'opposition au gouvernement, faisait liste commune avec le PS, pour l'obtention de quelques sièges, se séparait de ses alliés du Front de gauche avant de le réintégrer pour les élections européennes !!!

 

A droite comme à gauche, ces querelles entre frères ennemis ne sont pas la meilleure image que peuvent donner les partis pour attirer les abstentionnistes.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 21:41

 

 Encore une fois, la BCE a employé le pouvoir de la parole pour faire comprendre qu’elle est prête à jouer son rôle afin de favoriser la croissance et qu’elle utilisera, si nécessaire, des mesures ‘’non conventionnelles’’ ». Le Conseil de la BCE a été unanime dans son choix. Ce qui veut dire que le n°1 de la Bundesbank, J. Weidmann, a compris la nécessité d’une action de la BCE, chose non évidente il y a quelques semaines’’.
M. Draghi a montré sa gêne vis-à-vis des pressions externes, notamment sur les critiques d’inaction de la BCE de la part de Christine Lagarde qui mène sa campagne personnelle pour devenir présidente de la Commission européenne. Repubblica   Revue de presse Ambassade de France à Rome


Des heurts ont eu lieu dans le quartier des institutions européennes dans la capitale belge. Avant ces violences, des dizaines de milliers de manifestants venus de toute l’Europe avaient défilé dans le calme pour dénoncer les politiques d’austérité en Europe à l’appel de la Confédération européenne des syndicats. Un mouvement d’ampleur pour exiger une Europe plus sociale à l’approche des élections européennes qui auront lieu fin mai dans les 28 pays de l’Union. Plus de 26 millions d’Européens sont sans emploi et il y a 10 millions de chômeurs de plus qu’en 2008, date du début de la crise dont en grande majorité des jeunes qui apparaissent comme une “génération sacrifiée ». Euronews 04/04/14


En 2012, 11 États de l’Union européenne (UE) ont franchi le seuil à ne pas dépasser pour au moins un type de polluant. Luxembourg, Autriche, Allemagne, France, Belgique et Irlande font partie des mauvais élèves (oxydes d’Amazonie seuil le pus souvent dépassé) Le transport routier responsable de 40 % environ des émissions d'oxyde d'azote. Le Monde 27/03/14


A l’approche du renouvellement du PE, la CDU a accueilli, le Luxembourgeois J.C. Juncker(PPE), candidat à la présidence de la CE. A. Merkel a affiché son soutien. Il a promis que les eurobonds ne verraient pas le jour sous sa présidence, évoqué un arrêt de l‘élargissement de l’UE, Autre bon point pour Berlin, chantre de la discipline budgétaire en Europe, il s’est aussi dit opposé au fait que la France bénéficie d’un nouveau délai, “d’un nouveau passe-droit”, pour réduire son déficit public. Euronews 05/04/14


Avec 73 animaux de compagnie pour 100 habitants, les Pays Bas sont en tête de classement en Europe, 44 en France, 38 en Allemagne, 13 en Grèce. CI 03-09/04/14


Le Conseil (chefs d’État et de gouvernement) a prévu une réunion extraordinaire au sortir des élections européennes, sans ordre du jour. En réponse, les groupes parlementaires ont annoncé qu'ils se réuniraient le lendemain des élections pour choisir un candidat en fonction du résultat électoral. Les trois groupes les plus importants, le PPE, l'ALDE et SD s'engagent :
- A ce que le Président de la C
E soit l'une des trois têtes de liste
- Le parti arrivé en tête est le premier des trois à essayer de former une majorité au P
E
- Lorsque l'un des candidats a une majorité, les groupes prendront contact avec le Conseil pour lui faire une proposition conjointe.

Il s'agit de mettre en place la procédure parlementaire de désignation du président de la CE. Le groupe Vert s'oppose à cette démarche. Ils dénoncent des arrangements entre groupes contre la promesse de renouvellement de ces élections. Sauvons l'Europe 07/04/14


En 2013,-la différence entre exportations et importations- est « plus important que jamais ». « Un record qui tiendrait... à la politique salariale des entreprises ces dernières années, qui a gelé la croissance des revenus à l'inverse de leurs concurrentes européennes, renforçant la compétitivité de leurs entreprises ». Refrain repris régulièrement par le Medef en tout premier.
Une entourloupe : « En réalité les salaires ont sérieusement augmenté dans les industries exportatrices... Les ouvriers les plus qualifiés de la planète travaillent pour les meilleurs salaires d'ouvriers professionnels du monde dans l'industrie allemande. Les firmes peuvent se le permettre , car la classe de leur produit est telle qu'ils peuvent être vendus à des prix élevés ».
Une évidence Outre-Rhin, qui ne l'est pas encore à Paris. Car elle ne permet pas de justifier les « réformes structurelles » du marché du travail- chères aux fidèles du Medef.
La force de l'industrie allemande relève de la qualité de ses produits, de sa capacité d'innovation, de la cogestion, des hauts salaires et de la sécurité du travail qui va avec. Porsche a réduit même ses horaires de travail à 32... Mais c'est là évidemment une recette qui ne fait pas fortune au Medef. http://www.michel-verrier.com/index.php/post/2014/04/07/Berlin-pr%C3%AAt-%C3%A0-aider-Paris%2C-mais...


La Hongrie d'Orbàn s'en sort moins mal que les pays de la zone euro

Evolution entre 2007 et 2013 en %

 

PIB/h

Chômage

Dette publique

Comptes extérieurs

Hongrie

- 2,5

+ 2,8

- 4,4

+ 12,7

Grèce

- 23,7

+ 19,0

+ 29,0

+ 15,1

Irlande

- 10,9

+ 8,4

+ 31,1

+ 12,3

Portugal

- 5,9

+7,6

+ 35,4

+ 11,2

Espagne

- 8,0

+ 18,1

+ 32,7

+ 11,5

Italie

- 10,7

+ 6,1

+ 13,5

+ 2,1

France

- 2,3

+ 2,4

+ 11,6

- 0,7

Zone euro

- 3,4

+ 4,5

+ 9,9

+ 2,3

 

Le travail non déclaré engendre des "coûts considérables à plusieurs niveaux", indique la CE : baisse des impôts récoltées par l’État, manque de financement pour la sécurité sociale, danger pour le bon fonctionnement des services sociaux. "Le travail non déclaré est contraire aux idéaux européens de solidarité et de justice sociale", poursuit la CE.
Certains pays enregistrent un pourcentage très élevé d'habitants ayant acheté des biens ou services non déclarés : la Grèce (30%), les Pays-Bas (29%), la Lettonie (28%), le Danemark, Malte (23%) et la Slovénie (22%). Au contraire, d'autres pays, au Nord comme au Sud de l'Europe, ont un taux très bas : c'est le cas de la Pologne (5%), de l'Allemagne (7%) ou encore du Royaume-Uni et de l'Espagne (8%). En France, 9%.
Pays avec taux élevé de personnes exerçant une activité non déclarée sont la Lettonie, les Pays-Bas et l'Estonie (11%), le Danemark (9%), La Lituanie (8%) ou encore la Suède, la Slovénie et la Croatie (7%). A l'inverse, ce pourcentage est très faible à Malte (1%), en Allemagne, au Portugal, à Chypre, en Italie et en Irlande (2%) . Toute l'Europe 06/04/14
[enquête par déclaration des intéressés... sincères?]


Sans surprise, les parlementaires espagnols ont dit “non” au projet de référendum sur l’indépendance de la Catalogne. Sept heures de débat et un rejet massif, 299 contre, 47 pour et une abstention. Euronews 08/04/14

Plus de 20 000 personnes ont défilé, mercredi 8 avril à Athènes et dans d'autres villes grecques, à l'occasion de la grève générale de 24 heures appelée par les syndicats du privé et du public.
Après six ans de récession et de rigueur, le pays a dégagé un excédent primaire en 2013 — une première depuis 2002. Son PIB devrait croître de 0,6 % à 0,8 % en 2014.

Le chômage a atteint à deux reprises 60 % de la population active chez les Grecs de moins de 25 ans et a été multiplié par trois depuis le début de la crise. Le Monde 09/04/14.


Sur le globe, 67 personnes possèdent autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Le Figaro 09/04/14

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 12:43

Revue de presse n° 131 (Europe)



Grande manifestation à Madrid. Affrontements au moment de la dispersion..
Les Indignés s‘étaient rassemblés dans la capitale, certains arrivant de province après plusieurs semaines de marche, pour dire leur refus de l’austérité et de l’injustice sociale provoquées depuis 2ans par le gouvernement de droite de M. Rajoy. Pas de chiffre officiel mais El Pais parle de 50.000 personnes : c’est le plus gros défilé des Indignados depuis les deux grandes grèves générales de 2012. L’Espagne est aujourd’hui asphyxiée par la récession, un chômage record et un plan d‘économies de 150 milliards d’euros.
“Nous protestons contre tout, déclare cette femme. L‘éducation, le système de santé, les hypothèques, les baisses budgétaires, la nouvelle loi de sécurité publique, et il ne faut pas l’oublier, la corruption énorme qu’il y a aujourd’hui en Espagne”  Euronews 23/03/14

Des milliers d‘étudiants en grève ont manifesté à Madrid, et à Pampelune notamment, pour dénoncer les coupes budgétaires dans l‘éducation. Euronews 27/03/14

Comme la Hongrie en 2010 et comme s’apprêterait à le faire le Portugal, la Pologne a engagé un processus de “renationalisation” des fonds de retraites. Cette mesure radicale allégera la dette publique à court terme, mais fragilisera le système de pensions.
Cette expropriation des retraites privées n’est pas une première historique. La Pologne s’inspire du gouvernement hongrois qui a décidé de nationaliser les actifs des retraites pour équilibrer son budget après les élections de 2010.
“La Pologne ne sera pas un cas isolé (Bruno Colmant, économiste à l’université catholique de Louvain). Le Portugal et d’autres pays méditerranéens devraient suivre la même voie dans les prochaines années car ce sont des pays où le taux d’épargne est faible et où la dette publique a atteint des niveaux trop hauts – 4 à 5 fois le PIB – pour pouvoir être remboursée.” Acteurs publics 28/03/14

Outre-Manche, les notaires pourront bientôt rédiger des testaments conformes à la loi islamique. Un changement qui met en péril le principe d'égalité. Courrier International Sunday Tellegraph 23/03/14

Le Parlement grec a adopté une loi sur une série de mesures controversées qui vont permettre au pays de recevoir de ses créanciers (BCE, FMI,CE) une nouvelle tranche d'aide cruciale de plus de 8,5 milliards d'euros : mesures de facilitation de la concurrence très mal vue par différents métiers, pharmaciens, producteurs laitiers... Le Monde01/04/14

Amazon compte 4 centres logistiques en France... près de 5 000 employés lors du pic d'activité de fin 2013... dont 3 500 saisonniers ! La multinationale a son siège européen à Luxembourg et paie très peu d'impôts en France... ne déclare que 300 millions de chiffre d'affaires en France alors que celui-ci est évalué à 1,3 milliard. Alter éco avril 2014

Salaire minimum en euros : Luxembourg 10,83, France 9,43, Pays-Bas 9,01, Royaume-Uni 7,63, Espagne 3,91, Pologne 2,21, Hongrie 1,95, Roumanie 0,92, Australie (championne) 12,86, États-Unis 5,64. Libération 02/04/14

Le chômage passe au dessous de 12 % dans la zone euro (11,9) 18,96 millions de chômeurs ! Taux les plus faibles : Autriche 4,8, Allemagne 5,1, Luxembourg 6,1. Les plus forts : Grèce 27,5, Espagne 25,6, amélioration au Portugal 15,3 contre 17,5 et Irlande 11,9 contre 13,7. Libération 02/04/14 :

État des systèmes judiciaires en Europe. En moyenne, il faut 250 jours pour trancher une affaire civile ou commerciale contentieuse (700 jours à Malte, 50 jours en Lettonie). Les Scandinaves ont la justice la plus rapide. Les procédures sont au moins deux fois plus longues dans un tiers des États (dont Chypre, Italie , Slovénie). L’Italie a le plus grand nombre de cas en cours de jugement au civil et au commercial, suivie par la Grèce et la Croatie.
Par rapport à 2012, la perception de l’indépendance de la justice s’est améliorée dans la plupart des pays, notamment en Hongrie, qui a pourtant connu deux  années perturbées sur le plan politique. Cette perception a reculé en Slovaquie, Espagne, Slovénie et Bulgarie. Acteurs publics 01/04/14

Allemagne :. Trois semaines après le début des négociations, syndicats et représentants des employeurs des communes et de l’État ont abouti à un accord. Le 2,1 millions de salariés du service public (dont 153 000 employés par l’État) verront leur salaire revalorisé de 3 % à date rétrospective du 1er mars. Une autre augmentation de salaire, cette fois de 2,4 %, interviendra au 1er mars 2015. Acteurs publics 01/04/14

Contre les plans d'austérité et le « grand marché  transatlantique », en négociation entre l'UE et les États-Unis, mobiliseront, le 4 avril, les salariés européens à Bruxelles, à l'appel de la Confédération européenne des syndicats dont CFDT, CGT, FSU, UNSA). Politis 03/04/14

Part de la Russie dans les importations de gaz et pétrole en 2011. Alter éco avril 2014

 

Gaz en %

Pétrole en %

Slovaquie

100

100

Lituanie

100

98,4

Bulgarie

100

95,5

Finlande

100

88,2

Allemagne

35,6

39,0

UE 28

25,1

32,6

France

13,5

14,5



Le nombre de réfugiés syriens enregistrés au Liban dépasse un million de personnes et équivaut désormais à un quart de la population libanaise. Le Liban est devenu “le pays au monde hébergeant la plus forte densité de réfugiés par habitant”. Il s’agit là de chiffres officiels, auxquels devrait s’ajouter celui des Syriens ayant fui les violences dans leur pays, mais qui ne sont pas enregistrés auprès du HCR. Ils seraient des dizaines de milliers. Le Liban, terre d’accueil, s’essouffle. Les ressources commencent à manquer et le pays lutte pour faire face à une situation jugée grave voire désastreuse. Euronews 03/04

Plusieurs réseaux européens ont lancé l'idée d'une journée d'action décentralisée en Europe le 17 mai. Des dynamiques diverses s'engagent dans cette journée : Blockupy (Allemagne), Agora 99 (Europe du sud et de l'Est), collectif contre le marché transatlantique, Altersommet, Corporate Europe Observatry, Transnational Institut, Coordination européenne sur le logement, des réseaux de solidarité avec les migrants, les marches européennes contre le chômage et la précarité. Lignes d'ATTAC mars 2014

Si tout fonctionne, alors on pourra, à partir de 2015 et à l'échelle de l'Union, utiliser son téléphone portable depuis l'étranger aux mêmes tarifs que dans son pays de résidence. Eurotopics Lidové noviny04/04/14

Le gouvernement belge a assuré des allègements fiscaux à trois entreprises internationales,dont l'usine Volvo à Gand, si celles-ci s'engageaient à maintenir leur site dans le pays. La politique fiscale belge est d'une injustice révoltante (quotidien De Morgen) : "Il semblerait que le chantage soit un moyen efficace d'extorquer un traitement à la carte en matière de fiscalité… Quand on a le pouvoir et le lobby qu'il faut et les moyens de financer les experts en fiscalité, on est de facto exonéré d'impôts dans ce pays… Le coût de notre État-providence dépassé est finalement à la charge exclusive des salariés… Et par-dessus le marché, comme seule forme de gratitude, ils doivent s'entendre dire que les charges patronales sont trop élevées, qu'ils vivent au-dessus de leurs moyens et qu'ils doivent de toute urgence mettre davantage la main au porte-monnaie." De Morgen Eurotopics 04/04/14


TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT 

 

Ana à la mairie ole ! ! Manuel à Matignon holà ! Qui du burro catalan ou de l'aficionada andalouse va demander l'indépendance ? 01/04/14

 

La digestion des couleuvres est lente chez les Verts. Ça leur a coupé l'appétit ? Ou ont-ils eu peur du travail manuel ? 02/04/14

 

De Rugy contre Duflot qui n'a pas voulu être au gouvernement, contre le gouvernement et contre de Rugy qui aurait voulu en être ? 02/04/14

 

Information dans toute la presse :"Christine Boutin aime être nue". Elle n'est pas la seule à qui on a envie de dire d'aller se rhabiller ! 03/04/14

 

 

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 10:19

 

Le temps d'un tajine

 

Aït Yahia

 

 

Dans la journée, nous avons utilisé les télécabines qui permettent aux skieurs d'aller sur les grandes pistes alpines. Nous les empruntons, rares piétons, un peu exotiques au milieu de ces sportifs, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, seuls, en famille ou en groupe, harnachés, planches et bâtons à la main. Prêts à l'exploit... Nous, un sac à la main, avec les après-ski, pour pouvoir marcher un peu dans la neige.

 

Nous sommes là, pour la beauté des paysages, les sommets sombres et agressifs, des pistes enneigées, pour le spectacle des débutants, des experts... et pour le plaisir d'une boisson chaude, comme repas de midi, au soleil de ce premier jour du printemps, face aux roches grises qui agressent le ciel. Et aux pistes blanches vallonnées.

 

 

Visite à l'Aiguille du Midi, par une température bien au dessous du zéro, malgré le soleil, premier « pas dans le vide »... puis le Brévent... Le soir venu, l'appétit est bien là. Les restaurants sont rares dans cette petite ville mais pas trop chers. Pour varier, nous mangeons dans un restaurant différent chaque soir. Aujourd'hui, nous choisissons « La Soummam ». Et ses spécialités orientales.

 

Le décor est classique avec des tableaux illustrés de coupures de journaux en arabe et en français par un artiste local qui s’intéresse particulièrement à l'Afrique et au Maghreb. Marie Kabylie3décide de prendre un couscous et je choisis un tajine de veau aux olives et aux amandes. Excellente cuisine.

 

Je félicite la serveuse et cuisinière et nous engageons une brève discussion car nous sommes seuls mais de nouveaux clients commencent à arriver.

 

 

 

- Pourquoi le restaurant s'appelle-t-il « La Soummam » ?

- Je suis Kabyle et la Soummam est une rivière de Kabylie. Depuis sa création, le restaurant a été tenu par des équipes différentes, toutes kabyles. Nous sommes la cinquième. Il s'appelait « El Soummam », je l'ai appelé « La Soummam ».

- Mais, « La Soummam » n'est pas qu'une rivière. Elle est connue pour un événement important qui s'est passé dans cette vallée.

- Oui, vous êtes le deuxième client à me le dire. Le premier a été mon ancien professeur d'histoire-géographie. C'était dans les années cinquante ou soixante...

 

*****

Effectivement, en août 1956, s'est tenu le Congrès de la Soummam, événement très important dans la lutte des Algériens pour leur indépendance : « Le congrès de la Soummam nous a donné ce formidable sentiment que nous avions déjà un État », dira quelques années plus tard , un officier de l'Armée de libération nationale. (Wikipedia)

C'est là que sont décidés par le FLN « La primauté du politique sur le militaire, de l'intérieur sur l'extérieur, le rejet de toute forme de tutelle notamment la mainmise du nassérisme sur la révolution algérienne... » Décisions qui seront contestées ou même rejetées ensuite...


 

 

 

Scan-001.bmp-copie-1

 

Maison où s'est tenu le Congrès de la Soummam

 

 

*****

- Vous allez quelquefois en Algérie ?

- Pour la première fois, à l'âge de 7 ans. J'y suis revenue une ou deux fois. La dernière fois, c'était avant la naissance de mon fils. Mais nous n'avons pu y aller pendant plusieurs années à cause de la guerre civile.


*****

D'El Soummam à La Soummam, de l'histoire à la géographie, de la mémoire politique aux souvenirs familiaux, comment trouver un chemin au travers de la dure montagne des haines accumulées vers une diversité apaisé, sans effacer les faits. La réconciliation des mémoires et des histoires est difficile.

 

Le résultat des municipales ramène brutalement à la triviale réalité.

 

Tkjda mai 1967-1

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 07:28

Revue de presse n° 130 (Europe)

 

La dette mondiale dépasse 100 000 milliards de dollars. Ce montant a explosé depuis l'an 2 000, et surtout la crise de 2008. C'est plus que la richesse produite dans le monde en un an, 75 000 milliards. Et encore, cette dette ne comprend que l'endettement public et des entreprises et sociétés financières, mais pas la dette des ménages. Le plus inquiétant, est l'évolution de dette mondiale. Elle atteignait 40 000 milliards il y a 13 ans, 70 000 milliards en 2007, et maintenant, 100 000 milliards...

Avec la crise financière, c'est la dette des États e a bondi de 80 % en six ans car les gouvernements sont venus à la rescousse de leurs banques, mises en difficultés par la crise des subprimes, en les recapitalisant. Les États ont également dû soutenir leurs économies face au ralentissement de la croissance mondiale. Pour cela, ils ont eu recours à l'émission d'obligations. Le total de la dette publique atteint désormais 43 000 milliards, soit plus de 6 000 dollars par habitant de la planète.
Le record est au Japon où l'endettement public atteint 245 % du PIB. Rfi 14/03/14

 L'union bancaire se concrétise enfin : Des négociateurs du Parlement européen (PE), des pays membres de l'UE et de la Commission européenne (CE) ont trouvé un terrain d'entente sur des règles communes dans la gestion des banques en difficulté.
Le projet de l'union bancaire se concrétise enfin : " Il est désormais certain qu'à partir de la fin de l'année, la supervision unique, sous la houlette de la BCE, pourra enfin se mettre au travail. … La taille du fonds de gestion fait cependant encore l'objet de critiques, le montant de 55 milliards d'euros n'étant pas jugé approprié. … Mais ceci reste indéniablement une étape importante vers la consolidation de l'UE et la défense de l'euro." Eurotopics Diário Económico 21/03/14)

Lors du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement, le Luxembourg et l'Autriche, les deux derniers États récalcitrants, ont accepté d'appliquer l'échange automatique d'informations sur les revenus de l'épargne détenus par des ressortissants européens non résidents.... Il faudra encore attendre que les 5 États européens non membres (Suisse, Liechtenstein, Andorre, Monaco et Saint Marin) adoptent le même principe pour que l' Luxembourg et l'Autriche rentrent définitivement dans le rang. Libération 21/03/14

Lors du sommet européen,.les 28 ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur une nouvelle réduction de 40 % des gaz à effet de serre d'ici à 2030. Libération 22-23/03/14.

L'UE préconise que les bêtes soient étourdies avant d'être égorgées, ce qui est contraire aux rites juif et musulman. Bruxelles permet toutefois une exception à titre religieux. La France ne semble pas vouloir interdire l'abattage rituel, elle en a durci les conditions : depuis 2012, il ne peut se pratiquer qu'à partir d'une commande de viande casher ou halal et non plus de façon automatique.
La viande halal française séduit pour sa qualité... L’Hexagone a par ailleurs de moins en moins de concurrence en Europe dans la mesure où plusieurs pays interdisent l'abattage rituel. C'est le cas du Danemark... mais aussi de la Pologne, du Liechtenstein, de l'Islande, de la Norvège, de la Suède ou encore de la Suisse. 20 minutes 17/03/14

Ne pas sous-estimer le séparatisme de Vénétie : Consultation en ligne, 89 % se sont déclarés favorables à une sécession de la Vénétie. Ce vote ayant été réalisé à titre purement consultatif, Rome n'a manifesté aucune inquiétude. Elle ferait mieux de prendre la chose au sérieux : " En Italie, la tendance à minimiser cette initiative en recourant aux sarcasmes et au scepticisme a prévalu. Les observateurs internationaux ont accordé attention à ce vote. A cause de la Crimée, mais surtout des tensions indépendantistes en : Grande-Bretagne, Espagne, Belgique." La Repubblica –Eurotopics 24/03/14)

L'écart du coût du travail entre l'Allemagne et la France s'est réduit en 2013, (Les Échos). Selon les calculs du  Centre d'observation économique et de recherches pour l'expansion de l'économie et le développement de entreprises, le coût horaire du travail, qui prend en compte le salaire et les charges, a augmenté de seulement 0,2 % en France en 2013, contre 2,2 % en Allemagne. A la fin de 2013, le coût horaire du travail était de 35,7 euros en France, contre 32,9 en Allemagne. Le Monde 16/03/14.

En décembre, Athènes a annoncé fièrement un excédent budgétaire (hors charge de la dette) de 1,5 milliards d'euros pour 2013, prévoyant de porter cet excédent à 2,9 milliards en 21014. Le Monde22/03/14

L'émoi de ces Portugais a un nom, celui de « vistos dourados » ou visa dorés. Un programme du gouvernement de Pedro Passos Coelho (centre-droit) pour vendre à des étrangers des permis de résidence donnant accès à l'espace Schengen en échange d'un investissement de plus d'un million d'euros, d'un achat immobilier de plus de 500 000 euros ou de la création de 10 emplois, au moins. Mesure salutaire pour un pays aux abois.
Le dispositif a été adoubé par la troïka (BCE, FMI , CE), les bailleurs de fonds du pays depuis sa quasi banqueroute en 2011. Le Portugal n'est pas le seul : Chypre, Pays-Bas, Espagne... ont, entre autres, et sous des formes diverses, recours à ce marchandage. Le Monde 26/03/14

Le 26 mars, le gouvernement "Merkel 3" fête ses cent jours.  Une date symbolique qui permet de dresser un premier bilan, plus surprenant qu'il n'y paraît.
Quelques mesures importantes déjà lancées : La ministre du travail et des affaires sociales a entamé une réforme des retraites pour permettre aux salariés de 63 ans ayant cotisé (pas forcément travaillé) 45 ans de partir à la retraite.
Les mères de famille ayant élevé un enfant avant 1992 vont recevoir un coup de pouce financier qui comblera en partie l'écart dont elles souffrent par rapport aux mères ayant élevé un enfant après cette date. Autre mesure-phare : le salaire minimum à 8,50 euros va entrer en application au 1er janvier 2015.
A ces réformes sociales, il convient d'ajouter l'encadrement des loyers dans les grandes villes et le transfert du locataire au propriétaire de certains frais liés aux agences immobilières.
Enfin, les ministres de la famille et de la justice ont annoncé vouloir imposer un quota légal de 30% de femmes dans les conseils de surveillance à partir de 2016.
Toutes ces mesures émanent de ministres sociaux-démocrates, même si le coup de pouce aux mères de famille est une revendication de la CDU. Le Monde 26/03/14

"Les Grecs souffrent. Les banques encaissent. Les Allemands paient!". Tel est le slogan de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), en congrès.
Dans toute l'Europe, les partis eurosceptiques gagnent du terrain. L'Allemagne n'est pas épargnée. L'audience croissante de l'AfD, parti "anti-système" conservateur, inquiète les partis traditionnels à deux mois des élections européennes. La Gazette de Berlin 26/03/14

Grèce déconseille aux jeunes d'étudier : Le ministère grec de l’Éducation vient de diffuser 2 spots publicitaires conseillant aux écoliers de privilégier les métiers artisanaux à de longues études. Eurotopics Pressproject 26/03/14.

L'OCDE a présenté un projet de réforme du droit fiscal international. Une initiative qui prévoit que des entreprises comme Google ou Apple payent leurs impôts là où elles font des affaires et non là où se trouve leur siège. Ces réformes destinées à lutter contre le contournement fiscal seraient lourdes de conséquences pour l'Irlande, prévient le quotidien de centre-gauche The Irish Times : Eurotopics 26/03/14

Allemagne : le "délicat" projet du gouvernement  de coalition allemand "d'expulser les ressortissants communautaires qui ne trouvent pas d'emploi dans une période de 3 à 6 mois" retient particulièrement l'attention d'El Païs qui dénonce une "pluie fine populiste qui tombe sur l'Europe en amont des élections".
Pour ABC, ce durcissement erroné de la politique allemande... porte atteinte aux principes fondamentaux de l'UE et suppose une discrimination en fonction de la nationalité qui ne trouve pas sa place  dans les normes européennes. Il s'agit pour La Razon, d'une "attaque à l'intégration européenne. Fravue de presse de l'ambassade de France à Madrid27/03/14.

 

 


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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 11:57

 

SUR LE BANC

 

 


CIMG6669.JPGLes montagnes enneigées qui entourent la ville brillent sous un soleil étonnant en ce mois de mars, l'air est cependant frais et lumineux. Nous nous dirigeons vers l'abribus pour vérifier l'heure de passage du car. D’après les horaires, il devrait passer dans quelques minutes.

 

 

Elle est assise, avec deux gros chiens couchés sous le banc..

Elle nous fait place. Marie qui a peur des chiens et un peu aussi des jeunes avec chiens s'écarte. Je m'assieds. Elle est jeune. Raisonnablement jolie, brune, avec des bas épais, volontairement déchirés. Une fille d'aujourd'hui, un peu de la marge.

 

La discussion commence sur les horaires des cars, leur régularité... Puis dévie.

« Ces chiens, c'est un peu ma famille. »

En réponse, un tantinet agressif : « Il faut les nourrir... Ça coûtecher. »

Du tac au tac, habile, ironique : « Ils ont du foie gras à Noël ! »

« Vous m'inviterez... Je goûterai à la nourriture pour chien... »

Et la conversation continue.

 

 

CIMG6757.JPG

Elle n'est pas d'ici. Elle travaille, avec un contrat de quelques mois, comme femme de chambre dans une station voisine, avec un salaire légèrement supérieur au salaire minimum hôtelier, pour 44 heures de travail par semaine. Cela semble la satisfaire. Elle peut louer un petit appartement.

 

Elle vient de Vendée. Elle va ainsi de contrat en contrat, de région en région... en attendant mieux. Elle veut faire ce qu'elle aime bien. S'occuper de chiens. Suivre une formation en dressage de chiens.

« Payante ? » Remarque Marie, interrogative.
« Oui, ce sont des formations pour adultes »

 

Cela lui permettrait ensuite de s'installer pour aider les personnes qui ont des difficultés à dresser leur chien... Elle aimerait se consacrer au dressage de chiens pour aveugles. Pour se rendre utile. «  Vous savez, ils savent même payer... »

 

Le car arrive. Nous montons. Elle va s'installer au fond, ses chiens avec une muselière artisanale, sous la banquette.

Quand nous descendons, nous nous tournons vers elle et échangeons des signes d'adieu.

Au grand étonnement des quelques rares passagers.

 

*****

 

A 17 ans, j'aimais citer Voltaire (?) : « Les hommes ne valent pas qu'on leur parle ». A plus de 77 ans, je trouve qu'il faut parler aux gens. Même si je ne sais pas toujours. Cela aide parfois à ne pas rester idiot.

 

 

 

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 21:09

Quelques photos du Carnaval de 2014 sur le boulevard de Belleville  Paris 20°

(Anne Couteau)

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 17:53

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Revue de presse n° 129 (Europe)


Le
chef du gouvernement italien Matteo Renzi a présenté ses premières réformes :

- modification de la loi électorale, pour éviter les crises à répétition et faire émerger des majorités gouvernementales claires à la Chambre des députés. Le Sénat sera transformé en organe représentatif des régions.
- baisse de 10 milliards d’euro de l’impôt sur le revenus des ménages qui gagnent moins de 1.500 euros, soit 10 millions de personnes. La réforme sera financée en partie par une réduction des dépenses publiques.
- coup de pouce aux PME en baissant les charges, comme par exemple la taxe professionnelle.
Matteo Renzi espère ainsi relancer la croissance et réduire le chômage. Il a assuré que le déficit budgétaire de l’Italie serait limité à 3% du PIB, conformément aux engagements européens. Le nouveau gouvernement compte engager une simplification des procédures administratives et réformer le système judiciaire. Euronews 12/03/14


E.ON, le numéro un de l’Énergie en Allemagne annonce une baisse de 46% de son bénéfice net en 2013, conséquence de la transition énergétique, particulièrement active en Allemagne. Depuis la décision du gouvernement de sortir du nucléaire, le groupe a dû fermer 3 de ses centrales et devra faire pareil avec les 4 restantes d’ici à 2021.
Tourné traditionnellement vers les énergies fossiles, le groupe est contraint de totalement se réinventer pour faire face à la concurrence des énergies renouvelables subventionnées. Euronews 12/03/14


Le Parlement européen (PE) menace de bloquer l’accord de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis s'ils ne renoncent pas à surveiller l’Européen lambda. Dans une résolution, il appelle à suspendre tous les accords qui permettent de transmettre des données personnelles. La surveillance de masse ne peut être justifiée par la lutte contre le terrorisme. D’après la libérale Sophie in ‘t Veld, cela n’est d’ailleurs pas d’une grande utilité.
Malgré la surveillance de masse, nous avons eu le 11 septembre, Madrid, Londres, Mumbaï, Toulouse, Oslo et j’en passe. Il y a eu Boston, de nombreuses attaques et dans chaque cas, les auteurs étaient connus des services secrets. Alors pourquoi espionnent-ils des citoyens innocents ? “ Cette résolution propose aussi que l’Europe protège mieux les lanceurs d’alerte comme Edward Snowden et développe ses propres solutions informatiques, notamment en matière de cybersécurité. Euronews 12/03/14


Les villes allemandes craignent la concurrence des sociétés de services américaines en cas d’accord de libre-échange entre l’UE et les États-Unis. Elles pressent le gouvernement pour qu’il obtienne de Bruxelles que les services économiques d’intérêt général soient écartés de la table des négociations. Acteurs publics 10/03/2014

 

Trois jours après la Journée de la femme, le vote a surpris. Le PEa rejeté un rapport sur l’égalité hommes/femmes. Le texte appelait les États membres de l'UEà garantir l’égalité de rémunération, à travail égal. 298 voixse sont prononcées contre,289 étaient pour. 87eurodéputés se sont abstenus, notamment plusieurs membres d’Europe Écologie – Les Verts (EELV) tels que Daniel Cohn-Benditet José Bové.
L
'eurodéputé PSbelge, V. de Keyser :«une marche arrière incroyable», la Française, S. Guillaume(PS) : vote «désinvolte et honteux». Respect Magazine 13/03/14.
Alors que des politiques d’austérité sont mises en place dans l’UE, I. C. Zuber, l’auteur dutexte (Gauche unitaire européenne) attire l’attention sur la situation de femmes subissant une précarisation plus importante de leurs conditions de travail (inégalités salariales, flexibilité imposée, contrats précaires...) Il appelle la CEà prendre en compte cette réalité et à faire appliquer les directives européennes concernant l’égalité de traitement des femmes et des hommes dans tous les États-membres.Ilrappelle que les États-membresdoivent se mobiliser pour lutter contre les stéréotypes sexistes, assurer plus d’égalité afin de renforcer la participation des femmes de toutes les couches sociales dans la vie sociale et politique, et lutter contre les violences faites aux femmes.
Au sein des écologistes européens, 25 eurodéputés ont voté pour ce rapport et 26 se sont abstenus. Une division qu’on retrouve au sein de la délégation française des eurodéputés EELV.

Laprostitution pose problème :« la prostitution constitue une forme de violence, un obstacle à l’égalité des genres et un moyen pour le crime organisé de se développer » ; il « invite les États-membresà reconnaître la prostitution comme une forme de violence à l’encontre des femmes et à ne pas la considérer comme un travail, même lorsqu’elle est "volontaire". »
Au sein des écologistes, le débat existe sur la façon la plus efficace de lutter contre ce fléau qu’est la prostitution. Faut-il tenter d’abolir en s’attaquant à la demande ou réguler cette activité ? Faut-il considérer la prostitution comme une forme de violence envers les femmes dont la plupart sont victimes, même quand une minorité d’entre elles choisissent librement leur activité ? Nous revendiquons le droit au débat sur cette question, même si nous regrettons le rejet, au final, du rapport Zuber. EELV Explication de votes 12 mars 2014

Un monde abreuvé de brevets. Ces demandes (de brevet) se sont montées à 205 500 en 2013, en hausse de 5,1 % sur un an. Les hausses les plus fortes parmi les principaux pays déposants ont été enregistrées en Chine (+15,6%), aux États-Unis (+10,8%) et en Suède (+10,4%). Avec 57 239 dépôts, les États-Unis restent les champions, battant leur précédent record de 54 046, atteint avant la crise de 2007. Le Japon arrive en deuxième position , avec 43 918 dépôts. La Chine , 21 516, est à la troisième place, dépassant l'Allemagne, 17 927, la Corée du sud, 12 386, la France 7 899 et le Royaume-Uni, 4 865. L'Allemagne (-4,5%) et le Royaume-Uni (-0,6%) sont les seuls du top 10 à avoir enregistré un recul en 2013 par rapport à 2012. Libération14/03/14.

Un « grand Européen » : Patrick Drahi met la main sur SFR. Natif de Casablanca, il est de nationalité
franco-israélienneet réside en Suisse. Son fonds Altice est de droit luxembourgeoismais coté à Amsterdam. Il y a logé tous ses actifs de télécoms : ses 40 % dans Numericable, le belgeCoditel et le portugaisCabovisao, l'israélienHot, Outremer Telecom ou  encore la filiale d'Orange enRépublique dominicaine qu'il vient d'avaler pour 1,1 milliard d'euros. Et son holding personnel, Next L.P. abrité dans le fonds Altice qu'il détient à 75 %, est immatriculé à Guernesey... Libération15-16/03/14

 

 

 

 

 














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