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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 13:11

20/10/17 : Macron aide les fainéants, riches, très riches, il taxe plus le travail, les premiers de corvée, que le capital, les premiers de cordée.

29/08/17 : Aujourd'hui, je fais président, un jour je ferai du fric, a dit Sarkozy. Son taciturne et vertueux collaborateur n'a rien dit. Il fait.

11/05/17 : Allemagne, France, Pays-Bas, Luxembourg, Finlande profitent de 90% de l'excédent de liquidités injecté par la BCE pour soutenir l'économie.

27/04/17 : Arabie saoudite élue à la Commission de la condition de la femme, à l'ONU. Pour l'égalité des sexes et la promotion des droits des  femmes.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 21:38

De 13 à 14 heures, un petit rassemblement a été organisé par Attac  à Paris, à quelques centaines de mètres du siège de la Société générale et du commissariat où des militants avaient été convoqués pour une audition libre, à la suite du badigeonnage d'une agence de cette banque.

Attac veut attirer l'attention sur le fait que Frédéric Oudéa, le DG de la Société générale, a nié, lors d'une audition devant le Sénat, toute activité de sa société dans des paradis fiscaux : or, la Société générale a 136 filiales dans les paradis fiscaux, 1005 sociétés offshore et réalise 30% de ses bénéfices dans des paradis !.

Des militants sont fichés et entendus parce qu'ils ont badigeonné des agences, à visage découvert, pacifiquement, pour dénoncer une banque dont les pratiques visent à ne pas payer d'impôts en France. La banque et son DG n'ont pas été convoqués !

Aux yeux de la Justice, il est dangereux, pour la société française, que des militants dénoncent les activités lucratives d'une banque dans les paradis fiscaux. Beaucoup moins que son DG organise la fuite devant l'impôt et le nie devant le Sénat !

Ce qui est certain, c'est fructueux pour la Société générale !!

Pour plus d'infos :https://france.attac.org/se-mobiliser/occupons-la-societe-generale/

Les militants avant ou après être passé au Commissariat.
Les militants avant ou après être passé au Commissariat.
Les militants avant ou après être passé au Commissariat.
Les militants avant ou après être passé au Commissariat.

Les militants avant ou après être passé au Commissariat.

Au micro, Aurélie Trouvé, coprésidente d'ATTAC et Dominique Plihon, coprésident d'Attac.Au micro, Aurélie Trouvé, coprésidente d'ATTAC et Dominique Plihon, coprésident d'Attac.

Au micro, Aurélie Trouvé, coprésidente d'ATTAC et Dominique Plihon, coprésident d'Attac.

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 20:36
Ce n’est qu’un début, le tsunami (1) continue !

Ce n’est qu’un début, le tsunami (1) continue !


 

Emmanuel Macron et Marine Le Pen seront au second tour de cette élection présidentielle (2) : Emmanuel Macron, ancien banquier, champion de l’alignement sur les politiques européennes a le soutien d’Angela Merkel ; Marine Le Pen, opposée à l’Union est soutenue par toutes les forces européennes d’extrême droite.

 

Les deux partis de gouvernement, Parti socialiste (PS) et Les Républicains (LR), qui ont successivement conduit la même politique depuis des années, sont exclus, officiellement et pour la première fois, du second tour d’une présidentielle. Mais tous leurs dirigeants apportent, paradoxalement, leur soutien à Emmanuel Macron, ancien conseiller, ancien ministre et candidat de François Hollande. Qui n’a pu se présenter à cette élection à cause d’une opposition aussi importante dans son parti qu’à droite et surtout à cause d’une impopularité inédite pour un président sortant !
 

Face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron reçoit le soutien de la droite et de la gauche qui confirme bien qu’il y a une continuité politique quel que soit le gouvernement et sa couleur affichée. Cette politique aboutit à un progrès des résultats de la firme Le Pen à chaque élection présidentielle. Et il n’y a aucune raison pour que cela change.
Avec presque 7,6 millions de voix et 21,53 % des suffrages exprimés, Marine Le Pen a obtenu le meilleur résultat de l’extrême droite à une présidentielle, en progression par rapport à ses résultats de 2012, 17,9 % et à ceux de Jean-Marie Le Pen, 16,9 % à l’élection présidentielle de 2002.
A terme, l’indifférence au mécontentement de la population, la certitude d’être dans le vrai quoi que disent les urnes, ici ou ailleurs, la persévérance sans infléchissement de la politique menée, conduit à creuser un fossé de plus en plus profond entre les politiques et les peuples. Qui, un jour ou l’autre, risque d’être explosif.

 

Cette élection présidentielle a connu de nombreuses premières, autant d’avertissements : un président de la République qui ne se représente pas en fin de mandat ; une première primaire de la droite qui élimine un ancien président de la République au premier tour et un ancien premier ministre au second ; une primaire de la gauche qui élimine plusieurs anciens ministres au premier tour et un ancien premier ministre au second ; un premier tour de la présidentielle qui élimine un ancien premier ministre de droite et un ancien ministre de gauche ; un premier tour qui voit arriver en tête du scrutin, un jeune candidat, sans aucun mandat électif, sans parti politique, se réclamant de l’extrême centre, entraînant dans son sillage une kyrielle d’anciens ministres et premiers ministres, permettant à François Bayrou de réaliser enfin son rêve centriste par personne interposée et de se faire un trou ministériel à défaut d’un mandat présidentiel, ce qu’il n’avait pas réussi en 2012.
Le dégagisme n'est pas seulement le fait de la France insoumise !

 

L’irruption du vote Mélenchon qui s’est invité dans la cour des Grands, montre que les choses pourraient changer. Ses résultats témoignent d’une progression importante, il passe de 11,1 % en 2012 à 19,6 % en 2017.
Mais cela n’a pas été suffisant. C’est donc un échec relatif par rapport au but recherché : il n’a pas réussi à détourner, à son profit, comme il se le proposait, une nombre significatif d’électeurs de Marine Le Pen et il n’arrive pas au second tour. Au niveau européen, le premier résistant de gauche à la politique austéritaire n’a probablement pas atteint le seuil nécessaire pour faire des émules. Même si la France insoumise constitue avec Podemos en Espagne une des rares forces organisées d’opposition de gauche à la politique des États de l’Union.

 

Quant aux petits candidats, deux se distinguent : à droite, Nicolas Dupont-Aignant qui avec ses 4,75 % aide l’obstiné François Fillon à n’arriver qu’en troisième position ; à gauche, Benoît Hamon avec le soutien douteux, on pourrait dire négatif, de son parti et l’alliance de EELV obtient les plus mauvais résultats du PS depuis sa création et retrouve presque les résultats de Gaston Defferre à la présidentielle de 1969 (5%).


 

Ce n’est qu’un début, le tsunami (1) continue !

Pour le PS comme pour l’UMP, les lendemains du scrutin sont aussi douloureux avec des règlements de compte pour définir la ligne du parti et pour désigner les candidats aux élections législatives qui auront lieu dans quelques semaines.
Les résultats définitifs n’étaient pas encore annoncés que le procès en responsabilité de François Fillon était lancé. Par lui-même d’abord mais avec une autre tonalité que lors de la manifestation du Trocadéro. Ce n’était pas repentance absolution. Peut-être, repentance retraite ?  Aujourd’hui, les dents des jeunes loups qui avaient commencé à grincer au moment du doute, apparaissent sans fard.

Au PS, les choses ont commencé plus discrètement. Mais il est déjà question d’un nouveau congrès d’Épinay. Autour de qui ? Sur quelle ligne ? Il y a peu de chances que ce soit autour du candidat Benoît Hamon et de sa ligne. Alors, deux partis ? Un parti social-libéral et un parti social-écologiste ?

 

Ce n’est qu’un début, le tsunami (1) continue !

Il ressort de ce scrutin une accentuation de clivage entre les villes et les campagnes qui votent plus à droite. Mais la droite a laissé échapper une présidence qui lui était largement promise après un quinquennat que François Hollande a avoué indéfendable devant ses électeurs mais il a, d’une certaine façon, repris la main en contribuant à l’élection de Emmanuel Macron qui va continuer sa politique.
La droite a été exclue de la course à la présidence mais l’ensemble des voix de droite et d’extrême droite est largement supérieure à celui des voix de gauche, sauf à considérer toutes les voix de Macron comme des voies de gauche ! (3)

 

La désignation des candidats pour les législatives est la prochaine tourmente. Ce sont les législatives qui donneront ou non, au président de la République, les moyens de gouverner. Rien n’est acquis. C’est, probablement, au FN qu’il y aura le moins de remous. Même s’il peut y avoir, au-delà des concurrences ou des sentiments personnels, des divergences entre ceux qui veulent faire cavalier seul et ceux qui pensent que, pour arriver au pouvoir, il faut des alliances et donc des compromis.

 

Par contre, il faut s’attendre à d’âpres combats pour les places dans toutes les autres familles politiques.
Juppéistes et sarkozystes sont déjà à la manœuvre mais l’élimination de François Fillon fait naître de grands espoirs chez les quinquagénaires.
Il est fort probable que le PS va se déchirer et que les apparatchiks vont tout faire pour éliminer les frondeurs.
En marche va bénéficier du dynamisme des résultats électoraux mais souffrir des ralliements hétéroclites de notables qui ne veulent pas rester sur la touche.
Il y a fort à parier que le nombre de candidats, avec ou sans investiture d’un parti ou mouvement, sera élevé, dans chaque circonscription.


 

Ce n’est qu’un début, le tsunami (1) continue !

Il y a peu de chances qu’il en soit autrement parmi les soutiens de Jean-Luc Mélenchon.

Pourtant, il peut aussi bénéficier d’une certaine dynamique à la suite de ses résultats. Surtout dans les villes, ces résultats peuvent faire espérer une présence significative à l’Assemblée nationale, à condition qu’il y ait des candidats uniques dans chaque circonscription et que les déchirements ne soient pas les mêmes que dans les autres familles politiques.
Est-ce possible ? C’est nécessaire pour que les résultats de Jean-Luc Mélenchon à ce premier tour de la présidentielle ne soit pas le chant du cygne de la gauche.

On peut déjà regretter que Jean-Luc Mélenchon, au-delà de la déception de ne pas être présent au second tour, n’ait pas trouvé dans les résultats plus qu’honorables obtenus, la force, dés dimanche soir, de lancer un appel mobilisateur pour les législatives en continuation de la campagne présidentielle.

Les résultats de la présidentielle ne l’ont pas qualifié pour le second tour mais qualifient la France insoumise pour les troisième et quatrième tours et pour être la charpente de la gauche nouvelle, française d’abord et peut-être européenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 - http://pauloriol.over-blog.fr/2017/04/le-tsunami-de-la-presidentielle.html

 

2 - JDD 7h16, résultats quasi-définitifs, Emmanuel Macron 23,75%, Marine le Pen 21,53%, Fillon 19,91%, Mélenchon 19,64%, Hamon 6,35%. Nicolas Dupont-Aignan 4,75%, Jean Lassalle 1,22%, Philippe Poutou 1,10%, François Asselineau 0,92%, Nathalie Arthaud 0,65%, Jacques Cheminade 0,18%. Le taux d'abstention s'est élevé à 21,31%.

 

3 - Droite : Le Pen, 21,53, + Fillon 19,91 % + Dupont-Aignan 4,75 % +Lassalle 1,22 % + Asselineau 0,92 % + Cheminade 0,18 % : soit 48,51 %
Gauche : Mélenchon 19,64 % +Hamon 6,35 %, Pouto 1,1, Arthaud 0,45 : soit 27,74 %

Ce n’est qu’un début, le tsunami (1) continue !
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 22:00
Europe : dernière issue ?

Europe : dernière issue ?

Les questions européennes ont rarement été aussi présentes dans une élection française, y compris pour le Parlement européen.
Depuis quelque temps, l’Union européenne (UE) est un sujet à chaque élection nationale dans les États membres. Toute élection est devenue un test, un référendum pour ou contre l’appartenance à l’UE.

C’était un murmure, cela devient un grondement tant le mécontentement monte devant la politique suivie par les gouvernements. Et leur persévérance à faire la sourde oreille ne peut qu’accentuer la tendance.
Malgré les résultats aux référendums et élections, ils croient régler le problème en ignorant la volonté populaire. Ils ont raison, à court terme.

Le référendum sur le projet de constitution européenne de 2005 est exemplaire. Ayant perdu le référendum, la nomenclature politique nationale, aidée par la médiatique, a réparé prestement les errements du suffrage universel. Aujourd’hui, 8 candidats sur 11 sont classés eurosceptiques. Deux sont dans le quatuor pouvant parvenir au second tour, d’après les sondages.

Europe : dernière issue ?

Partout, la grogne monte et s’exprime, le plus souvent, à travers un vote favorable à la droite ou à l’extrême droite, raciste ou xénophobe. Ce que démontre une étude sur les résultats de près de 250 élections nationales en 15 ans, depuis 2001, l'extrême droite gagne du terrain. Jusque dans la très vertueuse Scandinavie : en Suède, Parti des Démocrates à 13 % et les Vrais Finlandais à 18 % en 2014 (1).

Au Danemark, le Parti populaire, d'extrême droite, confirme en 2014 et 2015 sa progression. Arrivé en tête avec 26,6 % (4 sièges au lieu de 2), lors des élections européennes de 2014, il arrive en deuxième place, aux élections législatives de 2015, avec plus de 21 % des voix et 37 sièges (+15), devenant pour la première fois, la principale force politique du bloc des droites.

Les résultats des dernières élections en Europe témoignent de la distance entre l’opinion populaire et les gouvernants qui l’ignorent. L’aveuglement de Cameron au Royaume-Uni est démonstratif. Le référendum qu’il a, malicieusement, suscité l’a éliminé en juin 2016.

Lors de la dernière présidentielle, autrichienne, en décembre 2016, l’élection du candidat vert a été célébrée comme une grande victoire parce que le jeune (45 ans) candidat d’extrême droite (FPÖ) n’avait obtenu que 46,4 % des suffrages !

Aux Pays-Bas, en mars 2017, le parti pour la liberté, PVV, de Geert Wilders, n’a pas obtenu les résultats que la presse annonçait. Il a seulement progressé de 15 à 20 sièges, devenant le deuxième parti au Parlement. Le parti libéral, VVD, du premier ministre, Mark Rutte, a perdu 8 sièges (33 au lieu de 41) et son allié le PvDA, 29 sièges (9 au lieu de 38). Il passe de la deuxième à la septième place au Parlement !
Mais la peur a été si grande que la presse transforme en un succès cette humiliante défaite, les partis gouvernementaux chutent de 79 à 42 sièges !
Les autres bénéficiaires du scrutin sont des partis ne participant pas au gouvernement.

Les eurocrates sont satisfait. La majorité n’a pas encore basculé. Aucune raison de changer de politique…

Mais les angoisses reviennent : des élections auront lieu dans les mois qui viennent : présidentielle et législatives en France, régionales en Allemagne au Schleswig-Holstein et en Rhénanie-du-nord-Westphalie en mai, législatives au Royaume-Uni, en juin, législatives en septembre en Allemagne et en Tchéquie, en octobre. Toutes ces élections vont peser, de façon différente, sur l’avenir de l’UE.

 

Europe : dernière issue ?

Dans l’actuelle élection présidentielle en France, 4 candidats qui ont des lignes politiques différentes, recueilleraient, chacun, autour de 20 % des suffrages.
Emmanuel Macron, souverainiste européen, ancien ministre de l’Économie du président Hollande et François Fillon, partisan d’une Europe intergouvernementale, ancien premier ministre du président Sarkozy. Et deux candidats, classés, Europe-sceptiques, l’une de droite, Marine Le Pen, et l’autre de gauche, Jean-Luc Mélenchon.

Cette configuration à 4 candidats, ayant à peu près autant de chances d’arriver au second tour et d’être éventuellement élus, si l’on en croit les sondages, n’est pas banale. Les choses sont habituellement plus simples : un candidat de gauche, l’autre de droite ou un européiste, face à un Europe-sceptique.

Les favoris des chancelleries sont Emmanuel Macon et François Fillon. Tous deux favorables à la politique du pacte de Deauville de 2010, c’est à dire à l’application énergique des Traités notamment au point de vue budgétaire, déficit public inférieur à 3 %, convergence, harmonisation des fiscalités…
Avec des nuances dans la gouvernance de la zone euro qui pourrait nécessiter un nouveau traité : ministre de l’Économie et des Finances de la zone euro, sous le contrôle d’un parlement de la zone euro, constitué de parlementaires européens des différents États (E.Macron), tropisme positif pour l’énergie nucléaire civile et militaire, et pour la Russie (Fr.Fillon)… Mais avec patience et souplesse, et nos ministres n’en manquent pas, les problèmes pourraient se résoudre ou rester en l’état…

L’élection de Marine Le Pen poserait d’autres problèmes. Car son programme comporte la reconquête de la souveraineté notamment monétaire, avec le retour à une monnaie nationale tout en maintenant l’euro comme monnaie commune. Marine Le Pen veut mener à bien des négociations en 6 mois - il est prévu 2 ans pour le Brexit - suivi d’un référendum…
Cette séparation sur une base d’indépendance nationale est une éventualité à laquelle l’UE devrait s’être préparée car c’est la question qui est soulevée par le Brexit, et dans de nombreux pays. L’organisation européenne est riche en compromis de tous genres sur toutes les questions… sur toutes les exceptions…

La question posée par Jean-Luc Mélenchon n’est pas dans le même registre. Il ne veut pas sortir de l’UE. Il veut abolir ou, au moins, modifier la politique socio-économique, austéritaire de l’Union. Ce qui ne peut se faire sans modification des traités. Il n’avance la sortie de l’Union que comme menace, pour dire qu’il ne fera pas comme Alexis Tsypras ou François Hollande, qu’il ne cédera pas au premier froncement de sourcil…
Les cartes sont sur la table. Plan A, plan B ? En sachant que la sortie de la France, que ce soit pour des raisons nationalistes ou des désaccords sur la politique socio-économique, sonnerait la fin de l’UE telle qu’elle s’est construite jusqu’ici.Les termes de la négociation sont connus de tous. Il est évident que s’il y a négociation, cela veut dire que tout n’est pas à prendre ou à laisser. Que l’issue de la négociation dépendra du rapport de force qui s’établira au lendemain de l’élection. De la fermeté des négociateurs. Des alliés éventuels. De la mobilisation des opinions publiques dans les différents pays.
La Grèce a été bien seule dans son bras de fer avec la Troïka. Les gouvernements de l’UE n’ont pas bougé. Et les opinions publiques si peu. Il n’existe pas d’espace public européen. Pourrait-il apparaître à cette occasion ? Que le tout sera entériné par référendum.

Europe : dernière issue ?

L’arrivée de Mélenchon au second tour, ou son élection, sont peut-être moins dangereuses que l’élection de M. Macron ou de Fr. Fillon. Celle-ci risque d’encourager la nonchalance des gouvernements européens dans leurs certitudes avec, à terme, le risque d’explosion de l’UE dans des circonstances imprévisibles. Une explosion des nationalismes serait catastrophique.

Une négociation avec J-L. Mélenchon, soutenu par l’opinion publique et plusieurs gouvernements, pourrait aboutir à une évolution de l’esprit des traités et à des politiques qui mettraient l’UE sur une autre voie et amélioreraient la situation des plus défavorisés.

C'est peut-être la seule solution pour l'Union européenne de ne pas sombrer.

1 - http://www.lefigaro.fr/international/2016/12/02/01003-20161202ARTFIG00108-que-pese-reellement-l-extreme-droite-en-europe.php

Europe : dernière issue ?
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 07:26

Second tour de la Présidentielle

06/05/17 : Avant hier, Trosky, Mao, Guevara, hier Mélenchon, non, imparfait, aujourd’hui, Macron, les intellectuels de gauche toujours sûrs d'eux-mêmes

01/05/17 : Pour concilier les amis de Fillon, Valls, Sarkozy, E. Macron pourrait prendre comme conseiller à la présidence F. Hollande le synthétiseur !

28/04/17 : Vote eurosceptique, vote utile ? Juncker veut promouvoir l'Europe sociale pour aider Macron au 2nd tour. Demain, on rase gratis !

28/04/17 : Juncker, 1er ministre, Luxembourg 1995-2013, président de l'Eurogroupe, 2005-13, Macron, banquier d'affaire, 2009-12, pour l'Europe sociale.

26/04/17 : Les politiques, PS/LR, coupables de la montée du FN, votent pour Macron. Faut-il voter pour/contre la cause ou pour/contre la conséquence ?

Touit 3 : Volée de Touits de la Présidentielle

Sont regroupés ici tous les Touits émis durant la campagne électorale de la présidentielle 2017.

21/04/17 : Face à Marine Le Pen, la trique, Emmanuel Macron, le fric et François Fillon, le fric, le frac, Jean-Luc Mélenchon, le bon choix !

 

20/04/17 : En Europe, les gouvernements ont peur. Les peuples regardent. Voter Mélenchon, c’est ouvrir une brèche dans la politique austéritaire !

20/04/17 : Voter Mélenchon pour l’Europe des peuples, y compris le peuple allemand, contre l’Europe austéritaire de Schäuble, Macron, Fillon...

20/04/17 : Choisir entre un candidat de la droite extrême, de l’extrême droite et de l’extrême centre ? Non merci, Mélenchon !

19/04/17 : Aux deux tours, vote agréable, utile, nécessaire ? Mélenchon, pour éliminer la droite, un financier et deux mis en examen !

19/04/17 : Voter Mélenchon au premier tour pour pouvoir voter Mélenchon au second ! Peut-être, envoyer deux candidats devant les juges. La joie !

19/04/17 : Hollande, champion de la synthèse, soutient Macron, champion du synthétique !

18/04/17 : Voter Mélenchon au premier tour, pour avoir un candidat de gauche au second.

18/04/07 :Hollande pour Macron : Est-ce la corde qui soutient le pendu ? Le baiser de Judas ? Le coup de pied de l’âne ? Le coup de grâce ?

17/04/17 : Le Pen est, dans les sondages, au dessus de 20%. Le quinquennat de Hollande n’y est pour rien. C’est la faute à Voltaire ou à Mélenchon !
 

17/04/17 : Hollande 2012 : un seul ennemi, la finance. 2017, un seul ami, le financier Macron ! Déçu par 2012-17 ? Votez Macron, vous ne le serez pas !

 

16/04/17 : François Hollande a trompé ses électeurs en 2012. En soutenant Macron, il passe aux aveux.

 

16/04/17 :Taillez un costard sur mesure à Fr. Fillon, cela lui fera plaisir. Il sera bien habillé pour se rendre à la convocation des juges.

 

15/04/17 : J’ai fait voter Guy Mollet. J’ai voté Mitterrand, Hollande. Dans les quelques années que j’ai à vivre, je ne voterai pas socialiste.

15/04/17 : Au premier tour, choisir Mélenchon (pour éliminer 2 candidats de droite). Au second tour, éliminer le troisième (pour choisir Mélenchon).

 

07/04/17 : Vive le roman national. Les profs font bien leur boulot. Fillon se prend pour Vercingetorix. Il ne connaît pas la fin. Vivement Alesia.

 

06/04/17 : Laurence Rossignol dit que Mélenchon ne veut pas gouverner. Pas avec elle et avec ses collègues. C'est pour cela que nous votons pour lui.

 

30/03/17 : Hamon est central.
Si Mélenchon le rejoint, les macroniens reviennent ? Ou les radicaux partent ?
Si Hamon rejoint Mélenchon qui partira ?

 

27/03/17 : Faut-il "expatrier" E.Macron dans "l'île" de la Guyane ? Ce serait plus facile pour apprendre la géographie que de réformer l'école et l'ENA

 

24/03/17 : Frère Fillon à confesse. Il a pris sa femme comme attachée parlementaire, a accepté des costumes d'un ami. Sera-t-il pardonné ? Vox populi...?

 

24/03/17 : François Fillon a rendu ses costumes qu'il a mis. Il devrait de rendre son tablier avant de le mettre !

15/03/17 : Fr. Fillon et Me Le Pen, même combat. Contre la justice. Séparés ? Unis ?

 

24/03/17 : François Fillon a rendu ses costumes qu'il a mis. Il devrait de rendre son tablier avant de le mettre !

14/03/17 :Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ? Un gaulliste, catholique, social, peut l'être. Cela dépasse l'imagination !

14/03/17 : Fr. Fillon, mis en examen, élu président de la République, ne prendra pas comme ministre une personne mise en examen. Deux, c'est trop !

13/03/17 : Qui a dit ? «Si je suis président de la République, il n'y aura jamais de responsables politiques, de ministres qui soient mis en examen».

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 17:59
Le tsunami de la présidentielle

Le tsunami de la présidentielle


 

L'élection présidentielle n’a pas encore eu lieu. Elle est déjà un tsunami qui bouleverse le paysage politique. Notamment les partis dits de gouvernement. Et ce n'est pas fini...

L’autodestruction du Parti socialiste.

Ne tient pas seulement au manque de résultats de la politique suivie pendant son mandat par François Hollande.
La coïncidence de la durée des mandats, cinq ans, du président de la République et des députés, voulue par Lionel Jospin, a piégé François Hollande. Le septennat présidentiel lui aurait permis de continuer à présider comme François Mitterrand dans une cohabitation éventuelle de deux ans qui lui aurait, peut-être, permis de reconstituer sa popularité et de se présenter pour un nouveau mandat.

Son échec à faire reculer le chômage, notamment chez les jeunes, priorité affichée de son quinquennat, la faiblesse de sa cote de popularité dans les sondages et la pression d’ambitieux amis l’a conduit à ne pas se représenter.

Par un optimisme excessif, il a attendu le dernier moment pour prendre sa décision. Ce qu’avait fait François Mitterrand pour se débarrasser de ses concurrents éventuels et notamment de Michel Rocard. Mais, appliquant la même tactique, se prononcer le plus tard possible mais en renonçant, il a contribué à retarder, exagérément, la primaire du parti socialiste et de ses alliés. Il a empêché une préparation sérieuse, au niveau équipe, programme, matériel... des candidats à sa succession.
C’est particulièrement visible dans l’impréparation de Benoît Hamon qui est obligé d’ajuster, en quelques semaines, son programme après des annonces
flamboyantes mais insuffisamment élaborées.
Jean-Luc Mélenchon ayant annoncé, très tôt, sa candidature a eu plus d’un an pour élaborer, collectivement, son programme et les moyens de sa ca
mpagne.

Lors de la tardive primaire du PS et de ses alliés, Manuel Valls, premier ministre qui se croyait le prétendant légitime à la charge présidentielle, a suivi son président dans le désamour populaire. Et subi un cuisant échec.
Dans une primaire
réservée aux adhérents socialistes, François Hollande et Manuel Valls avaient une chance, si on en croit les sondages. La primaire étant ouverte, de nombreux électeurs de gauche de 2012 déçus par François Hollande et son influent premier ministre se sont déplacés pour éliminer Manuel Valls même s’ils pensaient ne pas voter pour le vainqueur de cette primaire, lors du scrutin présidentiel.

Au delà des promesses et des serments d’ivresse préélectorale, il est évident que l’opposition de Benoît Hamon au gouvernement ne pouvait qu’entraîner une opposition de nombreux ministres à sa candidature. Face à l’indiscipline partidaire de Benoît Hamon, dans son soutien au gouvernement Valls et à ses critiques, l’indiscipline dans le soutien et la critique de nombreux ministres à sa candidature n’a rien d’étonnant. Ils pouvaient difficilement se flageller par Benoît Hamon interposé !

Ainsi, Benoît Hamon se trouve abandonné sur sa droite par ceux auxquels il s’est opposé quand ils étaient au gouvernement et, sur sa gauche, par ceux qui l’ont soutenu, seulement pour éliminer Manuel Valls.

Il ne fait pas de doute que cette primaire, éliminatoire pour le président de la République, pour l’ancien premier ministre et autres anciens ministres, fera l’objet de nombreuses réflexions au PS maintenu quel qu’il soit. Après son adoption triomphale en 2012 et sa nouvelle édition moins glorieuse en 2017, il n’est pas sûr qu’une primaire du même type soit organisée en 2022…

Les résultats de cette primaire ont touché, par ricochet, Jean-Luc Mélenchon. Il pensait avoir comme adversaire François Hollande ou Manuel Valls. La désignation de Benoît Hamon, par le tout sauf Manuel Valls, avec la participation de certains de ses partisans, a perturbé sa campagne et lui a fait perdre, probablement, quelques points.
 


 

 

Le tsunami de la présidentielle

La droite dans la tourmente

Après le succès de la primaire socialiste de 2012, la droite a repris la méthode. Là encore avec des résultats inattendus. D’abord l’élimination dès le premier tour de de l’ancien président de la République et de quelques anciens ministres. Avec l‘aide de certains électeurs de gauche qui ont apporté leur bulletin à Alain Juppé et leur obole à François Fillon. Décidément, le billard politique est un art difficile.

Mais l’histoire n’était pas terminée et, au second tour, un ancien premier ministre, déjà condamné par la justice mais favori de de la gauche, du centre et du tout politique était sèchement éliminé par le sévère, sérieux, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, soutenu par la droite catholique.
Finalement un honnête notable, mis en examen, aux multiples déclarations contradictoires et inexactes, est proposé pour succéder à un mis en examen qui avait choqué la bonne société par son coté clinquant. Pour conduire, sans états d’âme, une politique vraiment de droite.

Avec quelques troubles parmi ses soutiens. Mais par sa repentance toute chrétienne et sa persévérance toute diabolique, François Fillon a su retourner la situation. S’il n’a pas devant lui l’avenue vers l’Élysée, largement ouverte, qui lui était promise, il reste toujours dans la course. Il a réussi à être le candidat, mal aimé peut-être, d’une droite dure.
Quel que soit le résultat de l’élection, l’aventure Fillon, les aventures Fillon, pèseront sur l’avenir de la droite.

Le tsunami de la présidentielle

D’autres changements s’installent dans le paysage politique.

Les commentateurs ont répété, pendant des années, que le système électoral français, notamment le scrutin uninominal à deux tours pour la présidentielle et les législatives, structurait les échéances électorales et bloquait l’émergence de tout autre offre politique.

Pourtant, dans les autres démocraties occidentales, quel que soit le mode de scrutin, avec ou sans élection présidentielle, la situation est peu différente : travaillistes/conservateurs au Royaume-Uni, CDU-CSU/SPD en Allemagne, Démocrates/Républicains aux États-Unis...

Paradoxalement, il y a quelque temps que la France, échappant à ce schéma, est passé du bipartisme au tripartisme PS, LR et… FN. Sauf à reprendre le discours du FN, UMPS/FN. Ce qui serait plus applicable à l’Allemagne avec une Grande coalition, CDU-SPD qui n’a pas, encore favorisé l’émergence d’une troisième force crédible, ni libérale, ni verte, ni d’extrême droite, ni d’extrême gauche.

Enfin, qui peut dire aujourd’hui quelle configuration va s’installer en France avec l’apparition, en plus des FN, LR et PS, de En-Marche et de la France insoumise ?

Tout ne dépend pas seulement de l’élection présidentielle qui va désigner deux concurrents à l’issue du premier tour et un seul président. Mais aussi des élections législatives qui vont renouveler très fortement la composition de l’Assemblée nationale. Avec une importante dispersion des candidatures, au risque d’une assemblée sans majorité.
Dispersion de la droite et du centre, dispersion
des PS, dispersion de Gauche de Gauche, inconnu d’En-Marche.

Ce renouvellement du personnel politique lors des législatives sera accentué par les effets de la loi sur le non cumul des mandats. De nombreux députés-maires choisiront de conserver leur mandat local en sacrifiant un mandat de député devenu incertain pour beaucoup de sortants.

 

 

Le tsunami de la présidentielle

Pour terminer sur une note optimiste, on peut espérer qu’il en sortira un rajeunissement et une féminisation de l’Assemblée nationale. Avec un degré d’optimisme supplémentaire, des parlementaires qui, connaissant la législation anti-corruption et sentant la diligence des juges seront plus scrupuleux dans l’utilisation des deniers de l’impôt.
Pour cela, les électeurs ont un rôle à jouer : sanctionner les candidats mis en examen.
Ce serait un tsunami dans le tsunami !

Le tsunami de la présidentielle
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 21:06
Faucheurs de chaises contre BNP

 

Florent Compain, président des Amis de la Terre France, est poursuivi en justice, à Bar-le-Duc, par la BNP Paribas pour avoir participé à une réquisition citoyenne de chaises dans une agence de la banque en novembre 2015.
À l’occasion de ce second procès d’un Faucheur de chaises, un rassemblement public devant le siège national de la BNP Paribas à Paris a été organisé. Pour rappeler que c’est BNP Paribas, non les Faucheurs de chaises, qui devrait être sur le banc des accusés pour son rôle dans l’évasion fiscale et le financement de projets climaticides.

Lors du Sommet citoyen pour le climat, Alternatiba et la Coalition Climat 21, ont réuni sur la place publique, à Montreuil (93), les 196 chaises « réquisitionnées » dans des succursales de banques en France, Belgique, Suisse. Sur ces chaise avaient pris place 196 personnes de la société civile, venant des 5 continents et engagées dans les luttes pour « changer le système, non le climat ».
Depuis, ces 196 chaises ont été restituées, devant le Palais de justice, à Paris, lors du procès de Jérôme Cahuzac pour fraude fiscale et blanchiment.

Faucheurs de chaises contre BNP

Aujourd'hui, à l'occasion du procès de Florent Compain, à Bar le Duc, les Faucheurs de chaise ont voulu rappeler que réquisitionner ces chaise, à visage découvert et sans violence, était un acte citoyen, transparent, nécessaire.
Tandis que les milliards sont détournés, discrètement, vers les paradis fiscaux par les grandes banques dont le première banque de France, la BNP.
L'évasion fiscale s'élèverait en France à 60-80 milliards d'euros.
Ce ne sont pas les faucheurs de chaise qu'il faut poursuivre mais la BNP. Pour ses activités dans les paradis fiscaux.

Faucheurs de chaises contre BNP

Une première victoire a été obtenue : la BNP Paribas a mis fin à ses soutiens directs à de nouveaux projets charbon mais elle continue ses activités de financement et d’investissement dans les énergies fossiles qui contribuent aux perturbations climatiques. En opposition à ses promesses et à ses engagements dans le cadre de la COP 21! La BNP cherche aussi à financer d’autres projets comme le terminal d’exportation de gaz de schiste Texas LNG, aux États-Unis, alors que les gaz de schiste sont interdits en France !
Les choix de la BNP Paribas aggravent la crise climatique.

L’argent qui est aujourd’hui dissimulé dans les paradis fiscaux et qui sert à financer les entreprises les plus polluantes doit être réorienté, de façon urgente, vers une transition écologique et sociale qui permette de relever le défi climatique.
 

 

Faucheurs de chaises contre BNP

Ce ne sont pas les Faucheurs de chaises, les lanceurs d’alerte ou les militants écologistes qu’il faut poursuivre mais les puissantes multinationales qui organisent le système de l’évasion fiscale, la destruction de l’environnement et des conditions de vie des populations partout dans le monde.
C’est la BNP Paribas qu’il faut mettre sur le banc des accusés !

Faucheurs de chaises contre BNP
Faucheurs de chaises contre BNP
Faucheurs de chaises contre BNPFaucheurs de chaises contre BNPFaucheurs de chaises contre BNP
Faucheurs de chaises contre BNP
Faucheurs de chaises contre BNP
Faucheurs de chaises contre BNP
Faucheurs de chaises contre BNP
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 22:20
Unir le peuple !

Marine Le Pen affirme Avec moi, celui qui déballera ses cartons à l'Élysée, ce sera le peuple. Seule contre tous, elle met en évidence, de façon imagée, sa prétention à parler au nom du peuple. Suggérant que les autres candidats à la présidentielle débattent en comparses, en connivence. Derrière cet apparent isolement, elle conduit à lancer des œillades vers une certaine droite qui ne comprend pas pourquoi cette séparation invisible, cette fragile paroi de verre, entre droite extrême et extrême droite, ne pourrait pas sauter pour établir enfin un gouvernement de rêve. Devant les évolutions convergentes de l'extrême droite dédiabolisante et la droite de plus en plus extrême et divisée.

 

Marine Le Pen, seule contre tous. Contre tous les étrangers, enfin contre tous les étrangers visibles. Le racisme est un délit, elle sait manier l’euphémisme. Et personne contre elle, contre ce qu’elle dit. Parce qu’elle est difficile à contrer. Comme son père que seul Bernard Tapie avait su renvoyer dans les cordes lors d’un tête à tête.
Ou bien on discute, pas à pas, les simplismes avancés et on la met en vedette en se mettant sur son terrain. Ou on ne lui répond que par des généralités éculées, reprises depuis des dizaines d’années face au père et à la fille, avec toujours les mêmes résultats. Ce qui commence à inquiéter beaucoup de monde au point de vue électoral.

Car ce qui inquiète, ce sont les résultats électoraux plus que la situation des électeurs, des citoyens, de ceux qui votent pour le Front national, insatisfaits d’avoir voté pour les uns ou pour les autres…

 

Lors du grand débat, chacun a fait, justement, ce qu’il sait faire. Chacun a mis en avant son programme. Quel programme ? Celui mené, à ce jour, par les gouvernements de droite ou de gauche, - aggravé ou amélioré ? - qui fait que, en France comme dans toute l’Europe, les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus nombreux ?
Jusque là, pour faire barrage aux candidats du Front national ou à Le Pen, père ou fille, il y avait le Front républicain – l’UMPS - maintenant, il y a l’UMPS en un seul candidat, le jeune Emmanuel Macron !
Non pour résoudre les problèmes, traiter le mal à la source. Entendre la plainte de ceux qui votent pour et leur parler, leur faire des propositions qui soient audibles par tous.

 

Certes, le dérèglement climatique met en question la survie de l’humanité. Et les institutions nationales et européennes sont un obstacle qui rend impossible tout changement de politique sans intervention massive des citoyens.

Mais cela ne répond pas à leur problème immédiat. L’élection présidentielle est l’occasion de mobiliser ceux qui ont le plus intérêt au changement de politique économique, sociale. Ici. Changement, aussi, de politique étrangère et ses aventures militaires qui ne sont pas sans conséquence.


 

Unir le peuple !
Unir le peuple !

Faut-il enfin rappeler que, pour la première fois dans une élection présidentielle, deux candidats ont des problèmes avec la justice. Ce sont les deux candidats qui prônent la tolérance zéro pour les délinquants ! L’un a annoncé qu’il ne se présenterait pas à l'élection présidentielle en cas de mise en examen. Il fait le contraire une semaine plus tard ! L’autre refuse de répondre à une convocation du juge !
Espèrent-ils, tous les deux, que leur élection éventuelle les mettra à l’abri de toute poursuite ?
 

Unir le peuple !

Des choses ont été dites, discrètement, lors du grand débat à la télévision. Mais qui s’est adressé, directement au cœur des 10 millions de téléspectateurs et, à travers eux, à tous ceux qui vivent dans un pays de plus en plus inégalitaire.

Qui leur a dit clairement que leurs problèmes ont les mêmes causes. Qu’aller les uns contre les autres les affaiblit ! Que c’est leur union qui fait leur force ! Sans distinction d’origine, de race ou de religion comme il est écrit dans l’article 2 de la Constitution de la V° République.

Si cet appel n'est pas lancé, fortement, s'il n'est pas entendu, le peuple marinera, longtemps.

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 10:54
Ménages de printemps... et d'automne

La route est désormais dégagée pour les onze candidats à l'élection présidentielle (1). Les candidats ont été nombreux mais beaucoup éliminés soit, pour la grande majorité, parce qu'ils n'ont pas obtenu le nombre de parrainages nécessaires, soit parce qu'ils ont été écartés lors de la primaire à laquelle ils ont participé.

 

Bien que concourant tous, officiellement, pour l’élection présidentielle, leur place dans l'élection n'est pas exactement la même, ni leur but.

 

Certains, Jean Lassalle, Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, François Asselineau, Jacques Cheminade utilisent cette élection qui leur donne l’occasion, rare pour ces candidats disposant de faibles moyens, de s’adresser à toute la population dans l’élection la plus suivie par les médias et les citoyens en espérant élargir l’audience de leurs idées, de leur organisation.


 

Les autres, François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, espèrent réunir suffisamment de suffrages (ou font comme si...) pour pouvoir participer au second tour et affirment viser, réellement, la présidence de la République.
Ils poursuivent, dans le même temps, d'autres buts : comme les précédents, renforcer leur audience et celle de leur organisation, souvent aussi renforcer leur place dans leur propre organisation, préparer les élections législatives qui suivront la présidentielle, restructurer l'espace politique, préparer la rentrée d’automne. Avec des possibilités qui dépendent des résultats de la présidentielle.

 

 

Marine Le Pen est, parmi ces candidats, celle qui risque le moins, personnellement. Même si elle n’est pas élue pour participer au second tour, sa place à la tête du Front national ne sera pas remise en question. Il n’est pas certain qu’il en soit de même pour des personnalités, déjà contestées, dans son entourage.
Il est aussi difficile de prévoir ce que feront des militants, discrets pour ne pas gêner la dédiabolisation recherchée de l’organisation mais qui pourraient se sentir libérés par son échec.

 

Ménages de printemps... et d'automne

Pour François Fillon, une victoire, devenue plus difficile à cause de multiples affaires, le mettrait à l’abri de la justice, pour de nombreuses années sauf nouvel événement particulièrement grave. Ce serait bien différent s’il n’est pas élu…
Par ailleurs, u
ne défaite sévère déclencherait une bataille sanglante au sein de la droite. On a bien vu, lors de la semaine du doute, que nombreux étaient ceux qui pensaient avoir un destin national.

 

Entre les clans, elle est, déjà, en cours pour s’assurer un groupe plus ou moins important, plus ou moins homogène à l’Assemblée nationale et pour le contrôle du parti. Les compromis passés avant le scrutin risquent d’être remis en question... Son élection aiderait François Fillon à renforcer son autorité. En cas d’échec et surtout s’il n’est pas retenu pour participer au second tour, la bataille s’ouvrirait dans un parti éclaté.

 

Emmanuel Macron doit, dès maintenant, faire le tri parmi les nombreuses personnalités de droite, de gauche ou d’ailleurs qui se précipitent, pas toujours désintéressées, sous son aile. Beaucoup seront déçus de n’avoir pas la place espérée.
La question est d’autant plus complexe qu’il n’a probablement pas une équipe prête à former un gouvernement relativement homogène, qu’il doit, dans les jours qui viennent, essayer de nommer 577 candidats pour les élections législatives en espérant emporter ce troisième tour de la présidentielle et obtenir une majorité à l’Assemblée nationale. Tout en mettant en place une ébauche de structure plus ou moins proche de la forme parti-attrape-tout-droite-gauche - avec quels équilibres ? - dont il s’est passé jusqu’ici.
Si de bons résultats et surtout une élection peuvent créer une dynamique, il n’est pas certain qu’elle soit suffisante pour faire céder les barons locaux et lui donner une majorité stable à l’Assemblée nationale.

 

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont un électorat qui se chevauche partiellement et qui rend improbable la présence de l’un de deux au second tour. D’où des pressions, notamment par pétition, pour que les deux candidats s’entendent. Il est fort probable que cette entente n’aura pas lieu pour de raisons qui ne tiennent pas seulement à des raisons psychologiques
Leur entente entraînerait une dynamique dont il est difficile de dire si elle serait positive ou négative... La politique a inventé les mathématiques post-modernes où 1000 + 1000 font rarement 2000, peuvent faire 2500 mais plus souvent 1500.
L
e demi-ralliement du PC à la candidature insoumise en est un exemple. Plus difficilement appréciable, le nombre des socialistes qui désapprouvent le programme trop écologique de l’accord Benoît Hamon avec EELV. Et ceux qui ont pris acte du programme écologiste de Jean-Luc Mélenchon, le rejoignent, comme Sergio Coronado dont la candidature était pourtant préservée dans le cadre de l’accord Benoît Hamon-EELV...

 

A tout ceci, il faut ajouter le peu denthousiasme de certains participants à la primaire citoyenne de la Belle Alliance populaire, partisans des deux gauches inconciliables, qui refusent de soutenir Benoît Hamon ou soutiennent Emmanuel Macron… Ils seraient encore plus nombreux et véloces en cas d’entente avec Jean-Luc Mélenchon… sans parler du cas où L’insoumis serait le titulaire. Ce dernier a quitté le PS en 2008 et Benoît Hamon, le gouvernement seulement en 2014 et sans jamais le censurer !!!
Sans oublier, de l’autre côté, les réticences qu’auraient les insoumis à se mobiliser derrière Benoît Hamon !

 

Toutes ces tractations tournent autour de questions que le rattachement des élections législatives, un mois seulement après la présidentielle, vient compliquer.

Les programmes des candidats aux primaires, aussi bien celles de la droite et du centre que celles de la Belle Alliance populaire, ont montré qu’il pouvait y avoir des différences significatives entre les concurrents. Entre François Fillon et d’Alain Juppé d’un coté. Entre Manuels Valls et de Benoît Hamon de l’autre. Et encore plus entre Manuel Valls et Jean-Luc Mélenchon.
Ajouté aux querelles personnelles, cela rend difficile ensuite de parler d’unité.

 

La question des législatives et la répartition des 577 circonscriptions est un autre point central des discussions. On le voit aussi bien au niveau de la droite et du centre qu’à gauche. Circonscriptions réservées à EELV ou aux radicaux de gauche... Querelles entre la la France insoumise et le PCF…
Car la victoire à la présidentielle n’est rien sans une majorité à l’Assemblée nationale. La désignation des candidats à la députation est d’autant plus difficile qu’il n’y a, ni à droite, ni à gauche, de personnalité qui fasse consensus. Et qu’une telle personnalité à peu de chance de se dégager avant la présidentielle. D’où une distribution des sièges qui risque d’être remise en cause après la présidentielle.

Tout ceci risque d’aboutir à une multiplication des candidats pour chaque siège et à une chambre ingouvernable ?

Sans oublier les questions d’argent : depuis 1988, le financement public des partis politiques dépend des résultats aux élections législatives et du nombre de parlementaires, ce qui peut mettre en question la survie de certains.

 

Ménages de printemps... et d'automne

La restructuration de la gauche, peu discutée pour le moment, dépend en partie du résultat de la présidentielle, derrière la bataille fraternelle entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. Autour du PS ? Celui de Benoît Hamon ou celui de Manuel Valls ? Ou celui d’Emmanuel Macron ? Autour de la France insoumise ? Avec quelle participation du PCF ?
Cette question ne se pose pas qu’en France
mais de façon différente, en Allemagne, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni… L’élection présidentielle, le poids de l’extrême droite la rendent peut-être plus aiguë, plus évidente, plus nécessaire.

Après les dégagements du printemps, bien des feuilles risquent de tomber à l’automne.

 

1 - Environ 70 personnes ont annoncé, à un moment ou à l'autre, leur candidature. Le Conseil constitutionnel a validé François Fillon (2953 signatures), Benoît Hamon (1717), Emmanuel Macron (1548),Jean Lassalle (708), Nicolas Dupont-Aignan (672), Jean-Luc Mélenchon (666), Nathalie Arthaud (623), Marine Le Pen (618), Philippe Poutou (573), François Asselineau (569), Jacques Cheminade (528).

Ménages de printemps... et d'automne
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 20:58

Suite aux violences policières, une manifestation Justice et Dignité était organisée de la place de la Nation à la place de la République à Paris, le dimanche 19 mars, à l'appel de nombreuses organisations.

La participation était plus importante que pour nombre de manifestations de ce type, avec beaucoup de jeunes, plus bigarrée qu'à l'ordinaire, même si les Asiatiques étaient absents.

J'ai quitté la manifestation avant la place de la République. Je n'ai pas assisté à la partie artistique qui se préparait et n'ai rien vu des incidents... que j'ai appris pas la radio.

Quelques images.

JUSTICE ET DIGNITE, manifestation
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Lors de la Marche pour l'égalité et contre le racisme, au PSU, nous avions fait une banderole du même type  mais encore plus dure qui était affiché à l'arrivée à Montparnasse. Une chose a changé : à l'époque, les jeunes tués étaient, essentiellement d'origine maghrébine aujourd'hui, ils sont plus souvent d'origine subsaharienne.
Cela m'a rappelé que Sally N'Dongo m'avait dit, dans cette période, nous ne voulons pas que ce qui arrive aujourd'hui aux enfants maghrébins arrive un jour à nos enfants...

JUSTICE ET DIGNITE, manifestation
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