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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 11:08

 

Estimation de dollars dissimulés dans lles paradis fiscaux : 26 000 milliards. La moitié de cette fortune serrait détenue par 90 000 personnes soit 0,001% de la population mondiale. L'autre moitié par 8,4 millions d'individus, soit 0,14% des habitants du monde...
Grâce à leur présence dans les paradis fiscaux, les grandes entreprises affichent des taux d'imposition ridicules au niveau mondial : 2,3% pour General electric, 2,4% pour Google...
En France, pour un taux d'imposition sur les sociétés de 33,3%, les entreprise paient en moyenne un taux de 18%... 30% pour les entreprises de moins de 20 salariés, 8% pour les entreprises du CAC 40, certaines d'entre elles ne payant absolument pas d'impôts. Alter éco mai 2013.



Avec la probable désignation automatique du président de la CE, les élections européennes de 2014 devraient donner davantage de légitimité démocratique à l’exécutif bruxellois. Mais est-ce vraiment souhaitable ? Pas sûr.
Ancrez la démocratie européenne à l’échelle nationale en renforçant le rôle du PE. Oui, acceptez davantage de candidats dans la course à la succession de J.M. Barroso et organisez des auditions publiques. Mais ne faites pas comme si la CE était le gouvernement de l’UE. Dagens Nyheter presseurop 03/05/13.

 

 

Les pressions exercées par le parti eurosceptique Ukip pourraient pousser David Cameron, le PM britannique, à soumettre aux députés l’idée d’un référendum sur une sortie de l’UE avant la prochaine élection de 2017. The Times presseurop 03/05/13. 

 

 

Il y a urgence à infléchir la politique européenne, mais il ne faut pas simplement se plaindre de l’attitude d’Angela Merkel : il faut faire des propositions à l’Allemagne, sous peine de la braquer inutilement. Lettre d'Alter éco 02/05/13.

 

 

Oskar Lafontaine, fondateur de die Linke, ancien président du PSD, est maintenant favorable à la fin de l'euro. Si la monnaie unique ne peut plus être dévaluée ou ré-évaluée à sa valeur réelle dans les pays concernés, il faut l'abandonner, explique-t-il. L'Euro a échoué selon lui parce qu'il n'existe pas de politique salariale coordonnée dans les différents pays qui l'utilisent.

Une position que semble partager sa compagne, Sarah Wagenknecht,VP du groupe parlementaire de die Linke au Bundestag, économiste, qui ne cache pas ses convergences avec nombre de critiques de la monnaie unique avancées par l'Alternative für Deutschland (Afd).
Une évolution qui ne fait pas du tout l'affaire de la direction de die Linkequi ne milite pas pour la fin de l'euro, "en dépit des graves erreurs de sa conception", au contraire, assure Katia Kipping, présidente du parti -originaire de l'ex RDA. Sortir de l'euro serait une « erreur fatale » affirmait également il y a peu Gregor Gysi, chef du groupe parlementaire de die Linke au Bundestag, qui isolerait l'Allemagne et serait fatal pour les exportations allemandes. http://www.michel-verrier.com/revue-presse-allemagne/?2013/05/02/1329-lafontaine

 

 

L’État grec est en train de redevenir solvable. Mais le pays va connaître en 2013 sa sixième année consécutive de récession et la paupérisation est massive. Slate.fr 03/05/13.

 

La prise en compte des prêts accordés aux pays en difficulté ne change rien à l’affaire : l’euro reste très avantageux pour l’économie allemande, selon une étude de la fondation Bertelsmann. 03/05/2013 Euractiv.fr

Dans une entrevue accordée au Financial Times, le président irlandais a formulé une critique sévère de la politique d'austérité de l'UE et de la BCE, appelant à "repenser entièrement" les stratégie de gestion de crise. Eurotopics 03/05/13.

 

En 2013, 24 pays sur 27 ne pourront respecter le pacte de stabilité. Politis 02/05/13.

 

Bermudes ou Anguilla: les dépendances britanniques passent à l’échange automatique. En Suisse, les milieux financiers doutent de l’efficacité réelle de ces accords. Le Temps 04/05/13.

 

Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer infiniment est soit un fou, soit un économiste. Keneth Boulding Libération 06/05/13.

 

L'économie parallèle représentait 19% du PIB européen l'an passé contre 19,3% un an plus tôt...
La part représentée par les activités non déclarées par rapport aux activités connues a ainsi atteint son niveau le plus bas depuis 10 ans dans les 31 pays du continent européen pris en compte. En valeur absolue, les transactions légales mais non déclarées et le travail au noir représentaient 2 175 milliards d'euros en 2012.
Les experts expliquent la baisse de ces activités notamment par les nouvelles mesures de lutte contre la fraude mises en place par les États.
En France, en 2011, le poids des activités non déclarées représentait 11% du PIB puis elles ont diminué à 10,8% en 2012... devrait passer cette année, à 9,9%. L'Hexagone se situe derrière la Suisse à 7,6% en 2012, l'Autriche (7,6%), le Luxembourg (8,2%) et les Pays-Bas (9,5%).
En Bulgarie, les activités non déclarées représentaient 31,9% du PIB en 2012, en Estonie, 28,2%, en Croatie 29%, en Espagne à 19,2%.
L'Italie est l'un des rares pays où la proportion d'activités non déclarées a augmenté entre 2011 et 2012. Le Figaro 06/05/13.



Dans ce contexte d’austérité, la lutte pour arriver à des décisions communes a eu un impact négatif sur les sentiments du marché. Mais désormais nous sommes arrivés à un point où l’Union monétaire, pour survivre, a besoin d’un pacte de croissance parallèlement au pacte fiscal bien connu”.Mario Draghi Euronews 06/05/13.

 

"Rappelons que selon les critères de Maastricht, la limite maximale pour la dette publique est de 60% du PIB. Toute la zone euro a dépassé ce palier. … Seuls cinq pays d'Europe respectent les critères de Maastricht et seraient autorisés à intégrer la zone euro aujourd'hui : Luxembourg, Estonie, Slovénie, Slovaquie et Finlande ! … Les Européens souffrent. Leurs revenus et leurs retraites stagnent ou diminuent. La réduction des déficits fait chuter leur niveau de vie. Comment se fait-il donc que la dette publique continue d'augmenter ?" To Ethnos Eurotopics 05/05/13.

 

Dettes publiques en 2012 en % du PIB : Japon 214,3, Grèce 156,9, Italie 127, Islande 124,7, Irlande 117,6, États-Unis 109,8, Belgique 99,6, France 90,2, GB 90, Chypre 85,8, Canada 85, 8, Espagne 84,2, Allemagne 81,9, Hongrie 79,2. Libération 07/05/13.



Une ville "ultra-métissée qui peine à gérer sa diversité". "Avec 75,6% de sa population directement issue de l’immigration, la capitale est trois fois plus métissée que la Wallonie, et cinq fois plus que la Flandre". Le Soir, presseurop 07/05/13,

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 19:41

 

Élections européennes de 2014 : Pour la 1ère fois, le Président de la CE sera élu par le PE, sur proposition du Conseil faite à la lumière de la majorité issue des urnes. Les grands partis ont donc la possibilité de proposer aux électeurs leur candidat à la Présidence. Le Parti socialiste européen organisera des primaires pour choisir son candidat. Cette réforme peut contribuer à politiser le débat en permettant l’incarnation d’une ligne politique pour l’Europe et renforcer la légitimité démocratique de la CE. Terra nova 16/04/13.

A Washington, le G20 a franchi un nouveau cap en plaidant pour «l'échange automatique d'information» : décision prise à l'unanimité avec la présence exceptionnelle de la Suisse, invitée par la Russie qui préside cette année le G20. Le Figaro 20/04/13.

A cause de la crise et du manque de croissance dans la zone euro, "l’Europe est descendue à la dernière place d’une économie mondiale à trois vitesses. Loin derrière les pays émergents comme la Chine, le Brésil et l’Inde, mais aussi à distance respectueuse des États-Unis". De Volkskrant presseurop 22/04/13.

 

Ratios dette publique/PIB fin 2012 :Estonie 10,1%, Bulgarie 18,5, Luxembourg 20,8, Roumanie 37,8, Suède 38,2, Lettonie/Lituanie 40,7, Tchéquie/Danemark, 45,8, Slovaquie 52,1, Finlande 53,0, Slovénie 54,1, Pologne 55,6. 14 États membres ont affiché un ratio supérieur à 60% du PIB dont 12 de la zone euro : Grèce 156,9%, Italie 127,0, Portugal 123,6, Irlande 117,6, Belgique 99,6, France 90,2, Royaume-Uni 90,0, Chypre 85,8, Espagne 84,2, Allemagne 81,9, Hongrie 79,2, Autriche 73,4, Malte 72,1 et Pays-Bas 71,2. En 2012, par rapport à 2011, 6 États ont enregistré une amélioration de leur dette publique en pourcentage du PIB et 21 une détérioration. Eurostat 22/04/13.

 

«Tout ce que nous avons fait n'était pas juste» (J.M. Barroso), les prescriptions pour enrayer la crise de la dette, recommandées principalement par Berlin, ne sont pas efficaces.
La publication de statistiques (Eurostat) démontre que dans de nombreux pays de la zone euro en difficulté, les déficits publics se sont nettement améliorés depuis 2008, à coup de coupes budgétaires sans précédent et de hausses d'impôts drastiques. La dette continue de flamber. Des 4 pays de la zone euro qui ont bénéficié de l'aide de l'UE en contrepartie de mesures d'austérité, seule la Grèce à vu le niveau de sa dette dégonfler, passant de 170% du PIB en 2011 à 157% l'an passé - le niveau le plus élevé en Europe… Les dettes de l'Irlande, l'Espagne, du Portugal ont atteint des sommets l'an passé. En moyenne, la dette souveraine des pays de la zone euro a atteint 90,6% du PIB, du jamais vu sur le vieux continent. LE FIGARO 23 /04/13 .

 

Plusieurs parlementaires de la majorité conservatrice de David Cameron et de l'opposition demandent que Schmidt, patron de Google, ne soit plus conseiller économique du gouvernement britannique... Les investissements de Google en G-B sont dérisoires et Schmidt a "beaucoup trop d'influence" sur Cameron. Arrêt sur image 23/04/13.



Obtenue par le biais d'une coopération renforcée de 11 pays de l'UE, le projet de Taxe sur les transactions financières (Taxe Tobin) se voit attaqué par le R-U. Le gouvernement de David Cameron a officiellement lancé un recours auprès de la Cour de Justice de l'Union pour contester la légitimité du projet de directive. Toute l'Europe 23/04/13.

 

Face à l’augmentation exponentielle des demandes de permis de séjour, la Suissea décidé de limiter l’immigration européenne. 8 pays européens, principalement d’Europe de l’Est, étaient concernés par ces restrictions depuis 2012. A partir du 1er mai, elles seront étendues à tous les Européens malgré l’opposition des milieux économiques suisses. Euronews 25/04/13.

 

Deux ministres britanniques ont évoqué le souhait de voir le R-U quitter la Convention européenne des droits de l'homme après les élections de 2015 afin de s'affranchir de cette tutelle perçue comme une immixtion dans les affaires intérieures. Downing Street a confirmé la possibilité d'un retrait temporaire... Comment, comme dans le combat du Premier ministre pour renégocier certaines compétences européennes avec Bruxelles, un pays peut s'affranchir d'institutions supranationales quand cela l'arrange avant de les réintégrer (à propos de l'expulsion de l'islamiste Abou Qatada). Le Figaro.fr 25/04/13.

 

Enquête auprès des lycéens allemands de 14-16 ans. Un tiers ne savait pas qui était Hitler et 40% étaient persuadés que les droits de l'homme étaient respectés sous tous les gouvernements depuis 1933. Kultura (Sofia) cité par CI 25/04-01/05/13.

 

Eurobabel : Au sein de l’UE, la traduction est revient cher en temps et en argent. Pourquoi, ne pas économiser quelques milliards et faire de l’anglais la langue officielle de l’Union ? Malheureusement, cela se ferait au détriment de la démocratie et de l’intégration – et soulèverait un tollé chez les Français. The Guardian Presseurop 29/04/13.

 

Le montant total des impôts et des cotisations sociales, s'est établi à 38,8% du PIB en 2011 dans l'UE, contre 38,3% en 2010 et 38,4% en 2009... la zone euro 39,5% du PIB en 2011 contre 39% en 2010 et 39,1% en 2009. En 2011, la charge diffère d'un État à l'autre, de moins de 30% en Lituanie (26), Bulgarie (27,2), Lettonie (27,6), Roumanie (28,2), Slovaquie (28,5) et Irlande (28,9), à plus de 40% au Danemark (47,7), Suède (44,3), Belgique (44,1), France (43,9), Finlande (43,4), Italie (42,5) et Autriche (42)... Fondation Robert Schuman 29/04/13

 

Après les dures critiques des socialistes français vis-à-vis de la chancelière, les deux gouvernements ont tenté de limiter la casse” mais “à présent, le numéro deux d’Angela Merkel vient jeter de l’huile sur le feu” : le ministre de l’Economie, P. Rösler, a réalisé un rapport dans lequel “il énumère les fautes économiques et politiques du pays voisin”. Parmi elles, “l’augmentation du coût du travail et les charges élevées”, “le nombre d’heures travaillées le plus bas de l’UE”, “le poids de la fiscalité et de la protection sociale le plus élevé de la zone euro”.
Selon Rösler, la compétitivité de la France est en baisse et les industries, plombées par les impôts, quittent le pays. "La France dérive vers le sud", la France pourrait ne plus jouer son rôle de stabilisateur dans la crise de l'euro. Handesblatt Presseurop 30/04/13.

 

Chiffres de la CE pour l'efficacité de la justice (CEPEJ) : Pour obtenir des réparations ou être condamnés dans des affaires non criminelles il faut au Portugal 1096 jours, à Malte 866 jours, à Chypre 545, en Grèce 510, en Espagne 473, en Italie 395, en France, 256 jours, en Suède 185, en Slovénie 180. Du côté des plus vertueux, le Danemark 27 jours, la Lituanie 43 et la Pologne 49. Toute l'Euirope 30/14/13.


TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT 

 

L'Union européenne a encore des charmes et vaut bien un accord serbo-kosovar. 22/04/13.

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 20:40

 

De gauche, de droite, du centre et même du PS, des déclarations plus ou moins fracassantes se bousculent à propos des politiques économiques opposées au moins partiellement, française et allemande, sans qu'on puisse vraiment discerner le rôle de chacune.

 

Ainsi, ont déjà paru 2 versions du projet socialiste de sa « Convention Europe » : la seconde a été expurgée à la demande de Jean-Marc Ayrault ou de Jean-Christophe Cambadélis. On ne sait.

Mais on ne sait pas non plus le statut de ce document fuité. Surveillé par Matignon et l’Élysée, ce texte est-il un signe de la cacophonie souvent reprochée au gouvernement et au parti socialistes, de l'opposition entre parti et gouvernement ou un partage des tâches avant les négociations européennes ?

 

Tout le monde connaît les différences entre les politiques économiques de Angela Merkel et de François Hollande. Qui a intérêt à les dramatiser ? A en faire un affrontement personnel Merkel-Hollande ou, pire, national Allemagne-France ?

 

Hier Angela Merkel apportait son soutien à Nicolas Sarkozy et refusait de recevoir le candidat socialiste pendant la campagne électorale française. Aujourd'hui, François Hollande apporte le sien à Peer Steinbrück (SPD). Le résultat des élections françaises oblige Angela Merkel à faire avec François Hollande. Après les élections allemandes. François Hollande devra faire avec quel qu'en soit le résultat.
Qu'y a-t-il là d'extraordinaire dans ces soutiens croisés, au sein de l'Union européenne ?

 

Tout le monde reproche à François Hollande son manque d'esprit de décision. Pour l'intervention au Mali, sa rapidité de décision a été saluée, y compris à droite, même si tout le monde n'était pas d'accord avec cette expédition.
Lors des derniers sommets, il a essayé de rallier les gouvernements européens à une relance sans modifier le traité signé par son prédécesseur et sans affrontement violent. Il n'y est pas arrivé face à l'alliance d'une majorité de gouvernements de droite conduits par Angela Merkel et David Cameron.

Aujourd'hui, le texte du Parti socialiste semble vouloir rappeler qu'il n'a pas renoncé. Une fois de plus, François Hollande n'est pas Charles de Gaulle ou même David Cameron. Il ne claque pas la porte. Il rappelle sa position. Battu lors des précédents sommets, il repose le mêmes questions.

Entre temps, il a perdu une partie du poids que lui avait donné sa récente élection malgré une marge assez faible. Il aura en face après les élections allemandes une Angela Merkel, légitimée par un résultat électoral plus favorable si on en croit les prévisions sondagières. Dans cette optique-là, un peu de doigté ne nuirait pas de façon à ne pas renforcer cette légitimité politique par une poussée de nationalisme allemand.

 

Car ce qui est en cause, ce n'est pas le peuple allemand mais la politique économique de son gouvernement. Il serait plus judicieux d'attaquer cette politique au nom de l’égoïsme de la classe des rentiers qui gouverne l'Allemagne au détriment non seulement des peuples du sud de l'Union mais aussi des classes allemandes défavorisées. Relâcher l'austérité intéresse aussi le peuple allemand. Et l'Allemagne a les possibilités financières et économiques d'une relance qui donnerait du pouvoir d'achat à l'intérieur et une nouvelle marge de manœuvre aux pays qui en ont le plus besoin.

C'est d'ailleurs ce que demandent les États-Unis (à l'Allemagne et à la Chine), les instances européennes, dont la Commission de façon discrète, et de nombreux économistes. C'est ce que refuse, pour le moment Angela Merkel coincée par le soutien qu'elle reçoit, à quelques mois des élections, de ses électeurs de ce que l'Union compte de néo-libéraux.

 

Il suffit de voit François Fillon se précipiter à Berlin pour apporter son soutien à cette politique. Pour essayer de substituer Merkillon à Merkozy et continuer la politique dont les succès sont tout sauf évidents en France comme dans le reste de l'Union européenne.

La position de Bruno Le Maire est plus ambiguë : « Nous avons depuis longtemps trois sujets de divergence importants avec les Allemands : la convergence sociale et le salaire minimum, car nous ne pouvons pas accepter le dumping salarial ; la politique monétaire, car nous devons éviter une surévaluation de l’euro ; et la politique commerciale européenne, qui suppose la mise en place de règles de réciprocité. Sur ces trois sujets, nous ne pourrons discuter d’égal à égal avec les Allemands que si nous retrouvons notre crédibilité économique ». On croirait entendre François Hollande. Qui veut retrouver une crédibilité économique, ce que lui reprochent d'ailleurs la gauche du PS et le Front de gauche, et non « les fameux marchés » d'après le taux des emprunts actuels de la France.

 

Mais François Hollande n'est pas isolé dans sa mise en cause de l'austérité généralisée en période de récession. Au niveau européen, le président de la CE commence à reconnaître qu'elle à « atteint ses limites ». C'est aussi ce que pense le G20. Et le FMI.

La dernière déclaration en date est celle du nouveau président du Conseil italien, M. Letta dans son discours-programme  : « L’Italie se meurt par la faute de la seule austérité. Les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre". M. Letta se propose de respecter les engagements européens de l'Italie mais veut pouvoir financer une politique de relance. Il effectue à Berlin sa première visite à l'étranger. Il

 

Au total, il ne s'agit pas d'opposer deux personnalités, deux pays mais deux politiques qu'il faut énoncer clairement sans tomber dans le nationalisme, le populismes ou la xénophobie. Sous peine de voir apparaître des affrontements qui dépasseront les chefs d’État et de gouvernement.

On ne peut pas se satisfaire du chemin qu'a pris le débat ces derniers jours.

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 13:22

 

A travers sondages, promesses électorales de gauche, déclarations de droite ou de gauche, le droit de vote revient périodiquement dans l'actualité : on pourrait même dire qu'il n'en ait jamais sorti depuis plus de 30 ans.

 

De 1999 à 2011, le sondage de la Lettre de la citoyenneté(1) a posé, 11 fois, la même question et dans 8 cas, les réponses ont été majoritairement favorables. Elles sont été défavorables seulement après les attentats du 11 septembre à New York et du 11 mars à Madrid.

 

De l'extrême gauche jusqu'aux radicaux de gauche , tous les partis de gauche se sont déclarés favorables au droit de vote des résidents étrangers, et récemment encore, Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG) déclarait : « Je suis un fervent partisan du droit de vote des immigrés – d’ailleurs, je vais plus loin que les textes actuels – non seulement aux élections locales mais aussi aux élections nationales »en ajoutant  : « J’étais il y a quelque temps au Chili avec le Premier ministre. Dans ce pays qui était dirigé par Pinochet il y a encore 15 ans, les étrangers votent aux élections présidentielles »(2).

 

Des personnalités de droite, - et non des moindres, Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Louis Borloo – pour ne citer que ceux-là - se sont, à certaines occasions, prononcées en faveur de ce droit de vote, quitte à se dédire par la suite. Et nombreux sont à droite ceux qui sont contre seulement parce que la gauche est pour ! Ce n'est plus une question de principe mais d'opportunité politicienne.


Quoi qu'il en soit, pour que le droit de vote puisse devenir une réalité en France, il est indispensable de procéder à une modification de la Constitution. Or, compte tenu de la majorité qualifiée requise et du rapport des forces actuel, il serait nécessaire qu'un certain nombre de parlementaires de droite ne participent pas au vote, s'abstiennent ou votent en faveur de la réforme (3). C'est donc la droite qui détient la clef de la question


A droite, ceux qui veulent réellement attribuer le droit de vote aux résidents étrangers – en reste-t-il ? - peuvent emprunter deux voies :

  • soit ils prennent l'initiative de le faire contre la majorité de leur camp, avec l'appui de la gauche (mais à ce jour, ils n'ont jamais essayé même quand la droite était au pouvoir) ;.

  • soit ils soutiennent un projet de la gauche (lors du dernier vote sur la question au Sénat, 25 des 31 centristes, se sont prononcés contre, aucun pour, et l'Union pour une majorité populaire a voté contre à l'unanimité).

Face à une telle situation, nous pensons que le rôle du mouvement associatif ne devrait pas consister à crier à la « trahison de la gauche », mais de faire le siège des députés de droite les plus ouverts pour les amener à se prononcer publiquement en faveur de cette réforme ou, au pire, pour s'assurer de leur neutralité, par le biais de l'abstention ou de la non-participation au vote lors de la séance du Congrès qui voterait la réforme constitutionnelle. .Il est difficile d’évaluer les chances de réussir à de rallier ainsi la quarantaine de parlementaires de droite requise.

 

Que peut faire la majorité ?
Dans un tel contexte, la majorité parlementaire actuelle pourrait faire voter une réforme constitutionnelle à l'Assemblée nationale et au Sénat et mettre en évidence qu'il n'existe pas de « majorité constitutionnelle » pour que cette réforme soit adoptée, sans toutefois la soumettre au vote du Congrès.

La majorité pourrait aussi profiter d'une réunion du Congrès convoquée en vue de l'examen de plusieurs autres réformes de la Constitution pour soumettre également la réforme relative au droit de vote des étrangers lors des élections municipales de façon à ne pas être accusée de ne pas aller au bout du combat pour tenter de tenir sa promesse électorale.

Par ailleurs, des tentatives de négociation sont possibles pour rallier des suffrages-et certaines ont été suggérées comme celle d'inclure dans le texte constitutionnel la condition de réciprocité. Peut-être, cela a-t-il été tenté sans obtenir les résultats escomptés car, pensons-nous, cette condition, souvent avancée par la droite, ne l'est que pour justifier le refus pratique de la réforme, jamais pour attribuer le droit de vote aux ressortissants des pays où les Français peuvent voter...


Peut-être aussi, cette idée a-t-elle divisé la majorité car c'est une dénaturation du projet qui vise à attribuer de nouveaux droits aux résidents quelle que soit leur nationalité... La réciprocité diviserait les résidents étrangers en autant de catégories que d'origines nationales et ajouterait une nouvelle discrimination entre résidents étrangers. En outre, quel sens peut avoir la réciprocité avec des pays qui ne sont pas démocratiques ?

 

Un référendum ?

La voie parlementaire semble fermée, probablement pour longtemps, car c'est une première, sous la 5ème République que d'avoir une majorité de gauche au Sénat et sauf réforme du mode d'élection des sénateurs, il faudra attendre longtemps avant de connaître à nouveau cette situation. En effet, on peut espérer ne pas revoir de sitôt une nouvelle présidence du type de celle de Nicolas Sarkozy qui a conduit, par son rejet, à cette situation sénatoriale hors norme...

A défaut du vote positif de parlementaires de droite ou de leur « neutralité », il ne reste plus comme voie pour l'adoption d'une réforme constitutionnelle que le référendum, comme l'avait annoncé Le candidat François Hollande (6) mais que le même, devenu président de la République, a refusé d'envisager (7).



Dans le faits, ,peut-on envisager que les dirigeants en place soient prêts à engager un référendum sur cette seule question, au moment où la popularité du Président et celle du Premier ministre sont au plus bas, selon les sondages d'opinion, et sachant que ce référendum peut-être difficile – voire même dangereux pendant la campagne référendaire du fait de dérapages hélas prévisibles - et incertain au niveau du résultat ?

Il est également possible d’organiser un référendum avec une seule réponse à un ensemble de réformes dont le droit de vote. Mais est-ce constitutionnellement faisable ? Et démocratiquement souhaitable ?

Reste la solution d'un référendum sur différentes réformes que les citoyens pourraient adopter ou refuser, séparément : limitation du cumul des mandats, de leur renouvellement, statut du président de la République, droit de vote des résidents étrangers, mise en place d'un véritable doit au référendum d'initiative populaire... Mais, là encore, serait-ce constitutionnellement faisable ?

En tout cas, une telle démarche utilisée dans certains pays, a plusieurs avantages. Soumettre des questions diverses auxquelles les citoyens pourraient répondre de façon différente, acceptant les unes, refusant les autres, serait une démarche éminemment démocratique. Elle ouvrirait une nouvelle forme de participation de la société civile et banaliserait le référendum en cassant le lien référendum/plébiscite souvent utilisé ou critiqué en France.

Établir un nouveau mode de décisions multiples avec participation de la société civile ne serait-ce pas quelque chose dans l'esprit affiché du président François Hollande qui affirme chercher à faire évoluer la démocratie française vers des formes plus « apaisés ».

Si une telle procédure était mise en place à l'occasion de l'attribution du droit de vote aux résidents étrangers, ce serait là une nouvelle importante contribution de ces derniers à une avancée de la démocratie en France.

 

Paul ORIOL

* Un de premiers militants en France pour le droit de vote des étrangers, ancien responsablede l'Association pour une citoyenneté européenne de résidence (ACER), ancien membre du conseil scientifique de Migrations société.

Le présent texte a été élaboré par l'auteur à partir d'un article qu'il a publié dans son blog (pauloriol.over-blog.fr) le 8 mars 2013.

 

 

 

1 - http://www.lettredelacitoyennete.org/sondage114.htm Voir également, dans le présent dossier, la contribution de Bernard Delemotte, page 129

2 - http://lelab.europe1.fr/t/jean-michel-baylet-rappelle-a-francois-hollande-sa-promesse-et-veut-ouvrir-le-droit-de-vote-des-etrangers-aux-elections-nationales-7759

3 – Voir dans le présent dossier la contribution de Jean-Pierre Dubois, page 79

4 – Il s'agit de points suivants envisagés par le gouvernement : adaptation du statut juridictionnel du chef de l’État, incompatibilité des fonctions de membre du gouvernement avec une fonction exécutive locale, réforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), suppression de la Cour de justice de la République (CJR), suppression de la catégorie des membres de droit au Conseil constitutionnel, constitutionnalisation du dialogue social, ratification de la Charte des langues régionale. http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/02/18/le-gouvernement-anticipe-l-echec-de-la-reforme-constitutionnelle_1834223_823448.htm

5 – Voir dans le présent dossier la contribution de Jean-Pierre Dubois page 79

6 – Voir par exemple http://lci.tf1.fr/politique/elections-presidentielles/vote-des-etrangers-hollande-ira-jusqu-au-referendum-7212673.html

7 – Voir, par exemple, http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Droit-de-vote-des-etrangers-Hollande-exclut-tout-referendum-575326

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Article paru dans MIGRATIONS SOCIÉTÉ(Vol.25. N°146 mars-avril 2013) qui contient un dossier : Droit de vote des étrangers Où en sommes-nous ?

Dossier coordonné par Catherine Wihtol de Wenden, contributions de Catherine Wihtol de Wenden, Jean-Pierre Dubois, Pierre Barge, Hervé Andrès, Fiona Barker, Bernard Delemotte, Frédéric Tiberghien.

 

L'article original paru dans le blog a été adapté avec l'importante collaboration de Pedro Vianna

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 21:54

 

La période est chaude qui va du Grand mensonge de Cahuzac au déballage « offshore leaks » en passant par Chypre du Paradis (fiscal) à l'enfer (social). Mais, tout en pensant à ceux qui paient ou vont payer les pots cassés, la période a quelque chose de réjouissant dans l'étalage de turpitudes, soupçonnées mais inconnues du citoyen de base, qui s'étalent aujourd'hui sur la place publique.

 

I

 

Ainsi publier le patrimoine des élus en début et en fin de mandat et, pourquoi pas en cours de mandat, transformerait le citoyen en voyeur et jetterait la suspicion sur tous les élus. Pour éviter suspicion et voyeurisme, les parlementaires sont prêts à se convertir au voile pudique pour tous.
Ne dévoilant rien, les élus étaient-ils au dessus de tout soupçon ? On aurait pu espérer que les Parlementaires démocrates, profitant de l'occasion, étendent l'obligation de transparence bien au delà des seuls parlementaires ou même des seuls élus.

 

Ainsi, de façon tout aussi inattendue, de nombreux parlementaires sont devenus de fermes adeptes de la doctrine sarkozienne, « travailler plus pour gagner plus » et défendent le cumul des mandats. Mais ils reçoivent un salaire plein pour leur mandat parlementaire auquel ils ne se consacrent pas à plein temps. Ils devraient déposer une proposition de loi pour que tous les travailleurs à temps partiel reçoivent aussi un salaire de temps plein.


Certains pensent « 
travailler plus pour travailler mieux » et affirment que cumuler les mandats ou pratiquer une autre profession permet d'être plus efficace dans le travail législatif. Façon peu élégante de suggérer que ceux qui se consacrent à plein temps à leur rôle de député ou de sénateur ne peuvent le faire correctement.

De plus, interdire certaine ou tout autre activité professionnelle diminuerait la représentativité socioprofessionnelle des parlementaires... certainement pas des catégories déjà absentes à l'Assemblée nationale : pas d'ouvrier, 1 employé, 1artisan.

 

Championne du cumul des mandats et du taux de parlementaires exerçant simultanément une autre profession, la France doit avoir le meilleur Parlement du monde. Oublions les suspicions de conflit d'intérêt.

 

Le travail de représentant du peuple, de législateur, est assez important pour que les parlementaires s'y consacrent à plein temps, ce qui diminuerait, peut-être, l'absentéisme parlementaire et leur permettrait, dans le temps éventuellement libre, de faire acte pédagogique et démocratique en se consacrant davantage aux électeurs en dehors des périodes électorales.

 

Si l'affaire Cahuzac aboutissait à limiter le cumul des mandats, leur renouvellement perpétuel dans le temps et l'exercice d'une autre profession en cours de mandat, peut-être faudrait-il dire, « Merci M. Cahuzac ».

Dans le cas contraire, les minauderies effarouchées des décideurs qui renâclent devant l'obstacle, auront démontré que le corporatisme, ici parlementaire, est un grand obstacle aux réformes en France.

 

II

 

La crise chypriote aura des répercussions sur la population de l'île, au niveau de l'emploi, des revenus... ce qui est souvent mis en avant actuellement pour critiquer les solutions choisies. Quelles qu'elles soient, la population en sera la victime collatérale. Certains s'en aperçoivent aujourd'hui. Mais les critères du traité de Maastricht, des agences de notation, de la troïka... ne concernent jamais le taux de chômage, le niveau de vie, le nombre de pauvres ou les inégalités dans un pays. La souffrance des peuples qui peut être la conséquence de la souffrance des banques ou de leur prospérité ou des politiques gouvernementales, n'entre pas en ligne de compte.

 

Plusieurs mesures, inattendues, préconisées par la troïka, ont particulièrement retenu l'attention, même si des doutes subsistent quant au redressement de la situation de Chypre.

 

Que letaux d'imposition des sociétés passe de 10% à 12,5%, ne fait qu'aligner la fiscalité de Chypre sur le moins disant fiscal, l'Irlande, et n'égratigne même pas le dumping fiscal au sein de la zone euro.

 

Que quelques milliards d'euros soient prélevés sur les comptes supérieurs à 100 000 euros ne fera pas pleurer dans les chaumières même si cela n'a été possible que parce que ces comptes appartiennent essentiellement à des exilés fiscaux russes. Il reste à espérer que ce bon exemple sera suivi quand les oligarques n'auront pas comme marqueur d'être russes. Et que la prochaine fois, les actionnaires seront aussi sollicités, plutôt que les contribuables.

 

La troïka exige aussi une réduction de moitié de la taille du secteur bancaire, hypertrophié, par rapport au PIB mais n'en fait pas une norme européenne qui pourrait gêner d'autres États de la zone.

 

La société de Nikos Anastasiadis, le président chypriote, juriste de métier, s'occuperait des intérêts du monde russe des affaires. Cela expliquerait sa volonté de voir tous les dépôts bancaires imposés de façon à limiter les prélèvements à 9% pour ceux supérieurs à 100 000 euros. Du danger pour les politiques d'exercer une autre profession qui risque de faire oublier et l'intérêt général et l'intérêt des électeurs...

 

III

 

Parallèlement à ces « incidents locaux », les documents publiés par le Consortium international de journalistes d'investigation et ses 2,5 millions de fichiers montrent que paradis fiscaux et optimisation fiscale sont des sports internationaux.

Favorisée par la mondialisation financière et économique, cette fuite fiscale ferait échapper entre un tiers et un cinquième de l'argent mondial à l'impôt (Libération 15/04/13), au moment où les besoins des États deviennent de plus en plus importants dans cette période de crise.

 

Les États-Unis ont commencé à réagir avec a loi Facta qui impose aux banques des pays étrangers de dévoiler les comptes non déclarés de leurs clients sous peine de perdre l’accès au marché des États-Unis. Cette loi inspire les gouvernements de l'UE qui se proposent, à l’initiative de l'Allemagne, la France, l'Italie, le Royaume-Uni, l'Espagne, « d'échanger entre eux, puis avec les autres pays européens y compris le Luxembourg, les mêmes informations fiscales que celles exigées par les États-Unis au titre de la loi Facta ».


A Washington, les 20 plus importantes économies de la planète , en présence exceptionnelle de la Suisse, ont décidé à l'unanimité d'organiser «l'échange automatique d'information» (Le Figaro 20/04/13).


Bien sûr, il ne faut pas se faire trop d'illusions mais le moment est favorable pour une avancée. En sachant que dans le jeu du gendarme et du voleur, le voleur a toujours un temps d'avance.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 22:08

 

 

 

Le Volkskrant signale l’adoption à la Deuxième Chambre d’une motion demandant au gouvernement de lui adresser au plus tard en juin 2013 un plan de lutte contre les pratiques de grandes entreprises qui font des Pays-Bas un « paradis fiscal ». Le PvdA a apporté son soutien à cette initiative de l’opposition. Le chef de file travailliste, M.Samsom, s’était déjà exprimé de façon très critique sur « les entreprises qui ne font rien aux Pays-Pas, mais se contentent d’y faire passer de l’argent ». Une enquête avait déjà montré que « 60 des 100 plus grandes entreprises mondiales utilisent des filiales boites aux lettres aux Pays-Bas. En 2011, elles ont fait circuler au moins 57 Mds€, sans pratiquement payer de taxes » Revue de Presse de l'ambassade de France à La Haye 10/04/13.

Le Volkskrant : A la fin des années 90, des experts et des instances de contrôle avaient mis en garde contre la formation « d’une bulle énorme ». Le prix moyen a augmenté de 250% entre 1995 et 2008. Depuis la crise, le prix a baissé de 20% avec, conséquence, 1 million de foyers avec une dette s’ils devaient vendre leur maison. Le bâtiment se trouve dans une impasse, les communes perdent des milliards sur le prix de leurs terrains. Le Financieele Dagblad note, pendant des années, « l’État, les communes, les promoteurs et les entrepreneurs ont sciemment construit trop peu de nouveaux logements pour maintenir le prix immobilier à un certain niveau ». Revue de Presse de l'ambassade de France à La Haye 11/04/13.

La presse (Kathimerini, Ta Nea, Ethnos, Eleftherotypia) met en relief les déclarations du commissaire européen aux affaires économiques et monétaires qui a tiré la « sonnette d’alarme » sur la situation financière de 13 pays de l’UE et mis en garde contre une aggravation des problèmes économiques notamment en Slovénie, Espagne, France et Italie. Il a évoqué le risque d’une déstabilisation de la zone euro et invité l’Allemagne à changer de politique et à œuvrer davantage pour lutter contre la crise. Revue de Presse de l'ambassade de France à Athènes 11/04/13.



Aucun pays de l'OCDE ne subventionne autant la recherche et développement des entreprises que la France. Le pourcentage de la R&D privée pris en charge par les contribuables est environ 34% en France contre 18% au Canada, 11% au Japon, 10% au Royaume-Uni et en Corée du Sud et 7% aux États Unis... http://www.slate.fr/story/70707/france-paradis-fiscal-recherche-developpement



 Hong Kong, Singapour, État du Delaware (États-Unis), Luxembourg, Suisse,Îles Caïman, City de Londres, Irlande, Bermudes...10 meilleurs paradis fiscaux.. Les leaders européens de la banque et des assurances ont en moyenne 25 filiales chacun dans l'archipel des Îles Caïmans. La palme revient à Barclays avec 168 filiales. Politis 11/04/13.

 

 L'aide aux pays en développement dans le monde a chuté de 4% en 2012. Seuls 5 pays (Luxembourg, Norvège, Suède, Pays-Bas) atteignent ou dépassent l’objectif de 0,7% du revenu national brut fixé par l'ONU. Politis 11/04/13.



Ces 10 dernières années, le nombre de conseillers fiscaux (en Allemagne) a bondi de 30%, celui des avocats fiscalistes de 60%. Le secteurs de l'évasion fiscale est dominé par 4 sociétés... elles emploient 700 000 spécialistes dans plus de 150 pays et totalisent un chiffre d’affaires de 100 milliards de dollars par an. Stern Courrier internationalI 11-17/04/13


 Les Îles vierges, premier pourvoyeur mondial d'entités off shore avec plus d'un million d'entreprises enregistrées... 28 personnes sont en tête de 21 000 sociétés dans le monde Guardian, CI 11-17/04/13.



La chancelière a aussi ses calculs... Pour espérer conserver sa cote de popularité actuelle jusqu'aux élections législatives, elle aurait tout intérêt à se rapprocher de Cameron et de ses idées de libéralisme et de transparence démocratique, plutôt que de la doctrine plus étatiste des Français et de leurs instincts protectionnistes. Times Presseurop 15/04/13

 

AfD (Alternative pour l'Allemagne) souhaite proposer une alternative à l’euro et à la politique d’Angela Merkel, à qui il pourrait ravir de nombreuses voix lors des élections législatives de septembre prochain. Est-ce la une "folie des grandeurs conservatrice ou une perspective réaliste ?", s’interroge Die Tageszeitung Presseurop 15/04/13

 

Un groupe de conseillers politiques allemands envisage l’introduction d’un système de fiscalité pour faire contribuer les citoyens aisés des pays criblés de dettes aux plans de sauvetage. The Daily Telegraph Presseurop 15/04/13

 

En 2011, les résidents de l’UE27 ont effectué 1,0 milliard de séjours touristiques dont environ un quart en dehors de leur pays de résidence. L’Espagne a été la première destination à l’étranger des résidents de l’UE27 en 2011 (13% de l’ensemble des séjours à l’étranger), suivie de l’Italie et de la France (9% chacun). Eurostat 15/04/13.

 

Dans une directive sur la résolution des crises bancaires, le commissaire européen au Marché intérieur Michel Barnier propose que les actionnaires soient d'abord mis à contribution, puis les créanciers et les déposants au-dessus de 100 000 euros "si cela est nécessaire". 16/04/13 -Toute l'Europe

 

251 riches personnes ont quitté l’Hexagone en 2012 contre 128 un an plus tôt, en priorité pour la Suisse. Le Ministère des finances concède les informations au compte-gouttes. Pendant ce temps, la situation des finances publiques continue de se dégrader. Le Temps 18/04/13.

 

829 millions d’euros, c’est l’impôt sur les sociétés qu’auraient payé en 2011 les géants américains Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft si leurs activités françaises étaient localisées et taxées dans l’Hexagone, soit 22 fois plus que ce qu’ils ont acquitté (37,5 millions), selon la Fédération des télécoms. Libération 17/04/13.

 

  Part des postes de direction occupés par des femmes : Chine 51%, Pologne 49%, Botswana 32%, Turquie 30%, Afrique du Sud 28%, France et Malaisie 26%, Moyenne mondiale 24%, États-Unis 20%, Inde 19%, Suisse 14%, Japon 7%. Wall street journal Courrier international 18-24/04/13.

 

Le nombre d'Espagnols officiellement enregistrés sur le sol marocain a été multiplié par 4 entre 2003 et 2011. Aujourd'hui, des dizaines de milliers se trouveraient en situation illégale. Christian Science Monitor Courrier international 18-24/04/13

 

Le taux de chômage aux Pays-Bas dépasse les prévisions officielles, atteignant 8,1% en mars, soit 643 000 personnes, le plus haut niveau depuis 30 ans. Depuis le début de la crise il y a cinq ans, le nombre d’inactifs a doublé. Ce sont surtout les 25-45 ans qui sont touchés, et des secteurs comme le bâtiment et le commerce de détail. 19/04/13 Handesblad presseurop

L'agence Fitch a retiré sa note maximale, AAA, à la G-B, en raison de la dégradation de sa situation économique qui l'a amenée à revoir à la hausse ses prévisions en matière de déficits publics. Cette annonce est un nouveau revers pour le gouvernement de David Cameron, après que l'agence Moody's a déjà privé le pays de son "triple A" à la fin de février. Le Monde 19/04/13.

 

TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touitTOUIT touit TOUIT touit TOUIT 

 

Une raison de plus de la voter : Henri Guaino songe à se retirer de la vie politique si la loi sur la moralisation est votée. 15/04/13.

 

 

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 20:20

 

Partage de compétences entre les Etats et l’UE : le Volkskrant évoque la réaction négative de la chancelière allemande et du président français à la demande de la GB de participer à une étude sur le partage des compétences entre l’UE et les Etats membres. Le Financieele Dagblad relève que le gouvernement néerlandais garde « une distance appropriée » vis-à-vis de l’enquête. Les Pays-Bas organiseront leur propre étude qui devrait être prête cet été. «  le Premier ministre néerlandais est un des rares dirigeants de la zone euro qui est clairement en faveur de rapatrier certaines compétences. Mais La Haye, comme Paris et Berlin, craint de se laisser mener par l’agenda politique et électoral de Cameron. Les Pays-Bas ne seraient pas contre des discussions sur la récupération de compétences, à condition que cela soit valable pour tous les Etats membres ». Revue de presse Ambassade de France à La Haye 03/04/13.

 

Le FINANCIAL TIMES évoque enfin l’initiative commune du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, de l’Espagne et des Pays-Bas contre Google pour la violation des règles européennes sur la protection de la vie privée. Revue de presse Ambassade de France à Londres 03/04/13.

 

Avec plus de 26 millions de personnes sans emploi, le taux de chômage dans l'UE s'est élevé à 10,9 % en février 2013 selon Eurostat. Le nombre dans l'UE a augmenté de 76 000 entre janvier et février 2013. Ce taux était de 10,2 % en février 2012. Dans la zone euro, le taux a égalé le record de janvier 2013, avec 12% de travailleurs sans emploi.
Les taux les plus bas ont été enregistrés en  Autriche (4,8%), en Allemagne (5,4%), au Luxembourg (5,5%), ainsi qu'aux Pays-Bas (6,2%), et les plus élevés en Espagne (26,3%) et en Grèce (26,4% en décembre 2012).
En France, le taux a très légèrement augmenté et s'élève à 10,8 %, alors qu'en Allemagne il est stable à 5,4 %.
Le chômage touche davantage les jeunes : 23,5 % des moins de 25 ans (22,5 en février 2012, soit 196 000 jeunes chômeurs en plus) dans l'UE, soit 5,694 millions. Ce qui laisse présager une génération perdue. La Grèce enregistre un taux catastrophique de 58,4% (décembre 2012), l'Espagne (55,7% en février 2013). Alors que l'Allemagne n'enregistre un taux de chômage chez les moins de 25 ans "que" de 7,7%. Toute 'Europe 04/04/13.

 

Les paradis fiscaux sont une menace pour la démocratie. Ils minent l’état de droit en jouant sur la dissimulation... Ce sont des sommes colossales qui se cachent derrière des sociétés écrans. De riches particuliers y détiendraient au total, l’équivalent des PIB des Etats-Unis et du Japon additionnés. Le Monde 04/04/13.

 

 

D'après les dernières révélations, 130.000 personnes fortunées ont investi quelque 25 milliards d'euros dans des paradis fiscaux. eurotopics De Morgen 05/04/13

 

Dans les nombreux enregistrements sur les comptes douteux ouverts dans des paradis fiscaux offshore qui ont été transmis au réseau de façon anonyme, figurent, outre des suspects habituels tels que oligarques, vendeurs d'armes, dictateurs, escrocs de la finance, toute une série d'hommes politiques célèbres avec une place privilégiée accordée aux gouvernements français et grec. Il est évident que dans ces conditions, l'appel à la transparence ne suscite pas un intérêt démesuré." eurotopics Die Presse (Autriche) 05/04/13.

 

A Madrid, mais aussi Bruxelles, Londres, Berlin, New-York, Buenos Aires, Paris, Toulouse ou Lyon, des centaines de jeunes Espagnols se sont rassemblés ce dimanche pour exprimer leur désespoir. Leur slogan, “No nos vamos nos echan”  (On ne part pas, ils nous virent), était clair : l’émigration des jeunes Espagnols n’est pas toujours un choix, mais une obligation, un exil forcé par un taux de chômage record de 55% chez les moins de 25 ans et de 26% de la population active en général. Le Monde 07/04/13.



Le Premier ministre portugais a annoncé de nouvelles coupes dans les aides sociales, la santé et l'éducation. La Cour constitutionnelle avait prononcé l'invalidité du budget d'austérité 2013. Si certains voient dans ce verdict un signal important contre les ravages de l'austérité, d'autres le considèrent comme une menace pour l'assainissement des finances publiques. Eurotopics 08/04/13



L'émigration a augmenté de 30% l'an dernier en Italie, à causes des difficultés économiques. Cette émigration touche surtout les jeunes issus des régions favorisés du Nord. Leur destination favorite : allemagne, Suisse, Grande-Bretagne. Libération 08/04/13.

 

« La tendance va vers un échange d'informations bancaires. Nous n'y sommes plus strictement opposés » Luc Frieden, ministre luxembourgeois des finances dont le pays serait prêt à assouplir le secret bancaire. Libération 08/04/13

 

Selon l'Organisation internationale du travail, il faudrait créer 6 millions d'emploi en Europe pour revenir au niveau d'avant la crise. Seuls 5 pays de l'UE (Allemagne, Autriche, Hongrie, Luxembourg et Malte) ont aujourd'hui des taux d'emploi supérieurs à 2008. Libération 09/04/13.

 

Vantée par Bruxelles, la mobilité des travailleurs se traduit par un triptyque détonant : jungle pour les droits sociaux des Européens, évasion fiscale aux dépens de l’Etat d’accueil et salaires à deux vitesses. Des professionnels tirent la sonnette d’alarme. Euractiv 09/04/13.

 

"Des mesures contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale sont à l’ordre du jour. L’Autriche doit s’aligner sur la Suisse et le Luxembourg... L’Autriche devrait participer à des négociations sur le secret bancaire", déclare le chancelier autrichien, Werner Faymann.
Ces déclarations de Faymann contredisent celles prononcées quelques jours auparavant par la ministre des Finances Maria Fekter, selon laquelle l’Autriche "ne bougera pas d’un millimètre" sur l’assouplissement du secret bancaire. Presseurop 09/04/13.

 

Ca bouge enfin parce que les Etats surendettés ont besoin d'argent pour réduire leur déficit ; qu'ils ne peuvent en même temps imposer l'austérité et ne pas s'attaquer à l'évasion fiscale ; que les Etats-Unis ont fait plier la Suisse et se dotent de lois contre les paradis fiscaux ; que l'Allemagne traque ses fraudeurs en payant la délation et que l'instauratin prochaine d'une supervision bancaire européenne vient déjà d'amener le Luxembourg à accepter le principe d'échange d'informations fiscales. Ce système de fraude mondiale prend l'eau et l'urgence est d'accélérer le mouvement... Bernard Guetta, Libération 10/04/13.

 

Plus de 120.000 médecins, ingénieurs, informaticiens et chimistes ont quitté la Grèce depuis le début de la crise de la dette en 2010. To Ethnos Eurotopics 10/04/13.

 

Même dans les Etats surendettés, on note de grandes fortunes privées. Ces dernières devraient être mises à contribution pour la consolidation des budgets de ces Etats, plutôt que de faire intervenir les contribuables d'autres pays. Chypre a préservé ce principe, du moins dans l'esprit, grâce à la ponction obligatoire des gros dépôts bancaires. Un principe qui devra aussi être appliqué aux éventuels sauvetages futurs." Die Welt Eurotopics 10/04/13

 

Dans le panorama des “petites économies fragilisées par la crise”, comme Malte, la Lettonie et le Luxembourg, dressé par le quotidien suisse Le Temps, “le cas le plus urgent reste la Slovénie” . Presseurop 10/04/13.

 

Selon une étude de la BCE, le capital moyen d’un foyer en Allemagne était de 51 400 euros en 2010, immobilier inclus, un montant inférieur au capital moyen des foyers des autres pays de la zone euro. Selon ce classement, dont la méthodologie est contestée, les ménages les plus riches sont les Luxembourgeois (397 800 euros ), les Chypriotes (266 900 euros), les Maltais (215 900 euros), les Espagnols (182 700 euros) et les Italiens (173 500 euros). Le quotidien... s’étonne que ce soient les Allemands qui doivent payer le plus pour le sauvetage de Chypre. De Standard Presseurop 10/04/13.

 

 

 

TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit

 

Nafissatou Diallo nous avait évité DSK, elle aurait pu emporter aussi Cahuzac et Guérini. 03/04/13

 

Avec la crise, tout devait changer. Rien n'a changé : Chypre, Cahuzac aujourd'hui ! Dernière chance pour Hollande ? Changer  maintenant ? 04/04/13


 Le pédalo est dans la tourmente. Le capitaine cherche le cap. Le trouvera-t-il ? Avant ou après la grande mutinerie ? 05/05/13

 

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 18:58

 


 

Ce qui vient de se passer à Chypre - qui n'est probablement pas terminé - est riche d'informations jusque là ignorées du citoyen mais bien connues des décideurs même s'ils n'en ont pas tenu compte quand il aurait fallu.

Il est difficile de savoir, à partir de ces informations ou de ces fuites, qui fait quoi, qui est responsable de quoi... Tout au plus, peut-on entrevoir la partie qui se joue entre institutions banques et oligarques.

 

Chypre, avec 0,17% de la population de l'UE et 0,14% de son PIB, a mis – met ? - l'UE, l'euro en danger. Le secteur tertiaire contribue à plus de 80% du PIB de l'île et emploie 76,7% de sa population active. Le tourisme, l'immobilier et le transport maritime sont considérés comme les piliers de l'économie, avec les services financiers.

 

L'immobilier est une activité que les banques ont favorisée, profitant d'un certain laxisme de la banque centrale nationale qui, par ses prêts, alimente une bulle immobilière locale.

Chypre possède la dixième plus grande flotte de transport maritime du monde et la troisième en Europe, grâce à des entreprises à capital étranger basées dans l'île pour bénéficier d'avantages financiers importants mais dont les activités sont en dehors de l'île.

 

Ces accueillants services financiers qui emploient 18 000 personnes, soit 5% de la population active et contribuent pour 30% au PIB, ne se contentent pas de soutenir l'immobilier et le transport maritime.

Avec l'euro, une législation accommodante, des taux très intéressants, pouvant aller jusqu'à 9,5%, un impôt sur les sociétés à 10 %, le plus faible de la zone euro, ce qui favorise « l'implantation » de sociétés (270 000 domiciliées dans l'île, 2 fois plus qu'à l'adhésion à l'UE en 2004), Chypre est un paradis fiscal.

 

On parle beaucoup des oligarques russes. Ils ne devaient pas être le seuls à profiter de la clémence chypriote.Selon les données de la BCE, à la fin 2012, les dépôts étrangers constituaient 30 % des dépôts totaux : quelquefois d'origine douteuse, ces dépôts s'élevaient à plus de 7 fois la richesse nationale. En 2010, le bilan des banques représentait même 896 % du PIB du pays ! Seul en Europe, le Luxembourg fait plus avec des banques représentant plus de 2000 % de son PIB (HT://alternatives-economiques.fr/blogs/vauplane/2013/03/17/taxation-des-depots-a-chypre-les-cles-pour-comprendre/).

En 2004, l'UE a admis Chypresans problème, en même temps que l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Slovénie... Mieux, Chypre a pu adopter l'euro en 2008 car "le pays respectait tous les critères de Maastricht, en termes de déficit, de dette et d'inflation".S'il en est de même avec les autres pays ayant adopté l'euro ou adhéré à l'UE, lequel de ces pays sera la prochaine bombe respectueuse des critères ?

 

Les banques chypriotes ont souffert de la dégradation du remboursement de leurs crédits, des économies en récession et des pertes sur la dette publique grecque dont la restructuration leur a coûté plus de 4 milliards d'euros. De plus, depuis quelque temps, elles ont connu une baisse des dépôts de certains clients avertis dont la confiance dans le système bancaire chypriote a faibli... Plus de 130 entreprises auraient sorti un total de 700 millions d'euros de Chypre vers l'étranger avant la taxation (01/04/13 Eurotopics).

 

La crise

Chypre avait besoin de 17 milliards d'euros. Membre de l’UE et de la zone euro, elle ne pouvait utiliser les mêmes armes que l’Islande : dévaluation, blocage des changes... (Hubert de VauplaneAlter éco Lettre d'information 21/03/13).

Les 2 principales banques (Bank of Cyprus et Laïki) ont une taille supérieure à la richesse nationale. La troïka n'a pu faire comme en Irlande, imposer au gouvernement – donc au contribuable - d'assumer les pertes de ces banques ! L'Irlande n'avait alors qu'une très faible dette publique (25% du PIB) qui a bondi à 80% du PIB… Le même traitement aurait fait passer la dette de Chypre de 87% à 150% du PIB montant explosif et ingérable (Thomas Coutrot Politis 04/04/13). Ce qui aurait mis Chypre dans la même situation que la Grèce ! L'idée était de la limiter la dette à 100% du PIB à l'horizon 2020.

 

La troïka s'est engagée à fournir 10 milliards d'euros, le gouvernement chypriote devant trouver le reste en ponctionnant les dépôts bancaires. Pour la première fois depuis le début de la crise de la zone euro, les épargnants seraient mis à contribution. Pour les dépôts inférieurs à 100 000 euros, avec une taxe de 6,75 %, et de 9,9 % pour les dépôts supérieurs.
Le gouvernement chypriote a tenu à taxer l’ensemble des épargnants alors que Berlin acceptait que seuls ceux détenant plus de 100 000 euros soient concernés, a déclaré Wolfgang Schäuble. Selon le Financial Times, Nicosie refusait de taxer à plus de 10 % les gros dépôts, de peur de voir les investisseurs quitter le pays. Ou peut-être parce quela société de Nikos Anastasiadis, le président chypriote, s'occupait des intérêts d'affaires russes, entre autres ? (CI 21-27/03/13).

Ce plan a déclenché l'indignation des Chypriotes et une ruée vers les distributeurs de billets pour retirer le maximum d'argent en espèces avant le blocage des comptes. Finalement, ce premier plan a été refusé par le parlement chypriote.

 

Pour la première fois, la BCE a adressé un ultimatum (communiqué du 21 mars) obligeant Chypre a accepter le plan sous peine de voir la ligne de crédit aux banques supprimée ce qui aurait conduit, probablement, à sortir de l'euro ! Unnouveau plan a, alors, été adopté qui ne touche pas les dépôts inférieurs à 100 000 euros. Les comptes des deux plus grandes banques du pays, dépassant 100 000 euros, sont gelés. La première (Bank of Cyprus, 18,5 milliards d'euros de dépôts) doit être restructurée et la seconde (Laïki, 9,2 milliards) liquidée. Des calculs sont en cours pour déterminer l'ampleur de la ponction prévue sur les dépôts à la Bank of Cyprus, qui a été fixée pour l'instant à 37,5 % mais pourrait aller jusqu'à 60 % (Le Monde 30/03/13).

 

Le nouveau chef de l'Eurogroupe a parlé d'une sorte « d'impôt sur la fortune » et « précisément ciblé sur les non-résidents ». L'objectif  : faire payer les oligarques russes, épargner les oligarques européens et les actionnaires des banques européennes...

Le nouveau plan, restructurant les deux principales banques, permet d'éviter un vote au Parlement. Une entorse de plus à la démocratie... de peur que, malgré tout, Chypre ne soit tentée par le modèle islandais ?

 

Ponctionner les dépôts bancaires diminue la confiance dans la sécurité des fonds, pas seulement de ceux dépassant 100 000 euros ! Même au pays d'Angela Merkel : 54 % des Allemands ne font pas - ou plus - confiance aux promesses de la chancelièrequant à la garantie de leurs dépôts bancaires. Contre 41 %. qui s'y fient. 62 % des sondés se font du souci pour l'avenir de leur épargne. Le quotidien berlinois Tagesspiegel résume : «Pourquoi en effet ce qui a failli se passer à Chypre, la taxation des dépôts au dessous de 100 000 euros, ne reviendrait pas à l'ordre du jour dans quelque autre pays de la zone euro un jour prochain» (27/03/13).



Mais la troïka a d'autres exigences :

  • Un meilleur échange d'informations entre administrations fiscales et une enquête sur le blanchiment d'argent (Libération 25/03/13).

     

  • Le taux d’Impôt sur les sociétés doit passer de 10 à 12,5 %. Ce genre de mesures n'avait pu être obtenue de l’Irlande.

  • Le pays s’engage à ramener, d'ici 2018, la taille de son système bancaire vers la moyenne européenne (350 % du PIB), soit un changement important de modèle bancaire.

  • Les autorités chypriotes mettront en place une restriction des mouvements de capitaux, notamment étrangers, pour éviter leur fuite. Surtout celle de capitaux russes et britanniques placés à des taux très intéressants.

  • Les discussions doivent continuer avec la Russie sur l'extension d'un prêt de 2,5 milliards d'euros accordé en 2011 et qui doit venir à échéance en 2016 (JDD 25/03/13).

  • La taxation des intérêts du capital passera de 15 à 30%.

  • L’UE, la BCE et le FMI donnent désormais à Chypre jusqu’à 2017 pour atteindre un excédent primaire (hors paiement des intérêts de la dette) de 4 % du PIB, au lieu de 2016.

  • Les Chypriotes connaîtront aussi un cortège de sacrifices : gel des salaires et pensions jusqu’en 2016, hausses d’impôts, report de 65 à 67 ans de l’âge de la retraite.

  • En plus, la fermeture de la Laiki Bank menace 2 300 emplois locaux (Libération 26/03/13).

Bien entendu, le président de la République a annoncé un plan de croissance : dégrèvements fiscaux pour les bénéfices des entreprises réinvestis sur place, plus grandes facilités de paiement et meilleurs taux d’intérêt sur les emprunts (EurActiv.fr 02/04/13). Et l'archevêque orthodoxe de Chypre, Chrysostome II, a déclaré qu'il était prêt à mettre à disposition tout le patrimoine des églises et des cloîtres de Chypre pour préserver l’État de la faillite (Biziday Eurotopics 21/03/13).

 

Jusque là, lors des crises dans les autres pays de l'UE, la BCE et les gouvernements européens ont veillé à ce que les dépôts bancaires restent sûrs, ne soient pas touchés. Ils craignaient des retraits massifs dans les banques européennes. La taxation des dépôts supérieurs à 100 000 euros risque de provoquer une fuite des capitaux vers l’Allemagne, la Suisse, le Luxembourg et un effondrement d'une économie, trop dépendante de ses banques.
Aujourd'hui, la BCE surveille particulièrement la situation à Athènes, Madrid, Lisbonne, Dublin, Rome, craignant que le précédent chypriote ne crée un mouvement de panique... (Washington Post/Courrier international 21-27/03/13).

 

Les Russes paieront !

Le gouvernement britannique compensera le préjudice des 3 500 militaires et employés de la base militaire de l’Île (Courrier international 21-27/03/13). Ce sont les russes qui sont les grands perdants de ce plan, leurs banques sont largement exposées à Chypre et certains estiment qu’elles pourraient perdre près de 20 milliards €.

Pour la correspondante de Die Welt à Bruxelles, l’UE est arrivée à ses fins : Chypre se maintient dans la zone euro et le plan ne touche ni les petits épargnants chypriotes, ni les contribuables européens. Cet accord pourrait servir de modèle pour les prochaines crises bancaires malgré le: risque de contagion aux banques « saines » et les dommages importants sur l’économie chypriote (EurActiv.fr 26/03/13).

 

La descente aux enfers de Chypre s'est terminée au dépens des Russes, c'est ainsi qu'est résumé le sentiment général par le Komsomolskaïa Pravda qui rappelle que c'est dans la Bank of Cyprus que sont concentrés les principaux avoirs russes  - une banque dont le principal actionnaire est un oligarque russe (Courrier international 28/03-03/04/13).

C'est peut-être pour cela que sentant venir le danger, Gazprom aurait proposé de financer la restructuration du secteur bancaire chypriote en contrepartie de l'octroi de droits pour l'exploitation du gaz chypriote. L'entreprise a démenti... Pour le Diario de Noticias, on a atteint le point où un groupe propose de racheter un État de l'UE... Le danger consiste à perdre les conquêtes de la démocratie, de sorte que nous ne soyons plus dirigés que par une entreprise unique et gigantesque (Eurotopics 19/03/13).

Peut-être aussi parce que Chypre a des relations particulières avec la Russie. Les armes russes à destination de Bachar El-Assad sont passées par Chypre, en pleine présidence chypriote de l'UE qui avait décidé d'un embargo sur les armes à destination de la Syrie (Publico CI 21-27/03/13).
L'île est le premier investisseur en Russie (elle-même premier investisseur étranger à Chypre). La part des investissements chypriotes sur l'ensemble des investissements directs étrangers en Russie est de 28%, fin 2011 soit 129 sur les 456 milliards de dollars.

Plus de la moitié des flux d'IDE vers la Russie ont pour origine des pays à fiscalité attractive. Cela signifie qu'une grande partie des flux entrant en Russie sont en réalité des investissements réalisés par des sociétés russes (CI 21-27/03/13). L'argent des oligarques russes revient blanchi dans son pays d'origine.



On peut se réjouir qu'un paradis fiscal et qui mieux est « européen » fasse les frais de la crise. Malheureusement, les Chypriotes vont en subir les dommages collatéraux. Mais quelle que soit la solution, islandaise, irlandaise ou chypriote, le peuple paie toujours plus que sa part.

La question des paradis fiscaux, y compris européens, est loin d'être réglée. Maltepointe sa candidature à la succession de façon alléchante : «Vous hésitez à installer votre société à Chypre ? Venez à Malte, 5% de taxe seulement !» : publicité qui s’affiche sur Internet après avoir tapé les mots «Cyprus» «Malta» et «offshore» dans un moteur de recherche (Libération 25/03/13). Elle n'est pas la seule.
Pour ceux qui recherchent un paradis européen, le choix est largement ouvert : le Luxembourg, membre fondateur de l'UE, membre fondateur de l'euro... avec des dépôts qui
se montent à 227 milliards d’euros, pour un PIB de seulement 44 milliards. Et Andorre, l'île de Man, l'Irlande, Jersey, Liechtenstein, Monaco, Saint-Marin, la Suisse… mais aussi de grands pays, la Grande-Bretagne (Libération 25/03/13 ). Tous les requins ne sont pas aux îles Caïman !

Mais il n'y a de marchands de drogue que parce qu'il y a des consommateurs et les banques françaises (comme BNP-Paris Bas et le Crédit agricole) ne manquent pas d'appétit pour le paradis financiers sous le regard bienveillant des États.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 08:18

 

En parallèle au débat sur l'avenir du Royaume-Uni dans l'UE, le gouvernement britannique a lancé en juillet 2012 une très importante consultation, 32 rapports prévus, pour établir un tableau complet de ce que l'UE apporte ou non au Royaume-Uni. « Nous devons examiner si l’équilibre est bon dans de très nombreux domaines dans lesquels l’UE a légiféré...», a expliqué le Premier ministre(Euractiv 02/04/13).

Cette démarche peut être envisagée sous deux perspectives qui ne s'excluent pas l'une l'autre mais plutôt se complètent : D.Cameron qui dit vouloir rester dans l'UE, espère en tirer des arguments face aux eurosceptiques britanniques lors du référendum annoncé en Grande Bretagne pour 2017 au plus tard ; mais aussi, pour armer le gouvernement britannique lors d'éventuelles négociations européennes dans une perspective d'Europe à la carte... Et dans les 2 cas, pouvoir récupérer des compétences au moins pour le Royaume-Uni.

Dans sa magnanimité, le Gouvernement britannique est prêt à entendre les gouvernements étrangers qui voudraient donner leur point de vue, « pour que l'Europe fonctionne mieux ». Au même titre que les groupes de pression ou les syndicats britanniques ? La France et l'Allemagne ont répondu négativement, les Pays-Bas sont plus ouverts, d'autres se disent prêts à participer...

La démarche peut être considérée comme relativement démocratique dans le cadre national. Il n'en est pas de même au niveau de l'Union européenne.

L'UE fonctionne sur le modèle intergouvernemental. Le Royaume-Uni aurait pu faire une proposition aux autres gouvernements, à la CE..., bienvenue pour un débat à l'échelle de l'UE lors des élections européennes de 2014. Il a choisi de faire des pays de l'Union des des auxiliaires de sa campagne nationale. Pour savoir ce qu'apporte ou non l'UE à son pays. Au moment où, la « crise aidant », des voix se lèvent pour une gouvernement fédéral de l'Union européenne, David Cameron se situe en deçà de la gestion intergouvernementale de l'Union.

A chaque nouvelle difficulté, tout le monde voit bien que l'Union ne fonctionne pas correctement. Que les pays ont été admis sur des critères inadéquats : l'Espagne, Chypre respectaient les critères de Maastricht au moment de leur adhésion, ce qui ne les a pas empêché de connaître une crise grave ! Que les décisions sont prises toujours avec retard. Que la politique suivie ne répond pas à la situation de l'UE mais aux intérêts de quelques États...

Devant cette situation, certains proposent des solutions en fonctions des intérêts réels ou supposés de leur État et quelquefois de leur calendrier électoral...
Mais comment se fait-il qu'aucun gouvernement, qu'aucun politique, qu'aucun parlementaire ne se lève pour crier que la meilleure façon d'avancer demeure l'élection d'une assemblée constituante.
Elle permettrait de mettre au pont un texte commun que les peuples, après un large débat, pourraient adopter ou rejeter. Qui permettraient aux uns de rester dans l'Union, aux autres d'en sortir et d'éventuellement négocier une association...

Il est surprenant que tous ces démocrates ne veulent qu'une solution, la leur, sans réelle consultations des principaux intéressés, les peuples de 'Union.

Quant au Royaume-uni, sa politique a été constante, tout faire contre l'Union de l'Europe : création de l'association européenne de libre échange, après son échec, entrée dans l'Union pour la contrôler de l'intérieur, engagement en fonction de ses seuls intérêts (« I want my money back » de Margaret Thatcher), élargissement à tout va pour faire de l'Union seulement un marché, ingouvernable politiquement, diminution du budget propre de l'Union... La proposition de D .Cameron ne vise qu'à entraîner l'Union dans encore moins de solidarité européenne.

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 19:34

 

 

 

 

 

La part du PIB consacrée à la protection sociale est, en moyenne, inférieure à 30% pour l'UE. Mais les disparités sont significatives : Danemark (33,4%), France, Autriche, Belgique et Finlande dépassent 30% ; à l'inverse, sont au dessous de 20% par ordre décroissant : Estonie, Bulgarie, Roumanie, Lettonie, Slovaquie (16%). Cela dépend du risque couvert et de l'universalité de la protection..
Le montant moyen des dépenses de protection sociale par habitant est pour l'UE 6 935€. Il va de 14 500€ au Luxembourg à 1 783 en Lettonie, 8 fois moins ! La France à 8 210€ est au dessus de la moyenne. Ufal Info mars 2013.


Obama en Israël :Les bus séparés pour les Palestiniens ne lui rappellent donc rien ? Deux communautés vivant sur la même terre , l'une avec des droits et l'autre sans, cela ne lui dit rien du tout ?
Admirer des « valeurs fondamentales », tout en sachant qu'on a affaire à l'un de pays les plus racistes du monde, avec un mur de séparation et des politiques rappelant l'apartheid... Ha'Aretz Cité par CI 21-27/03/13.

 

Mabrouk, haut responsable de la sécurité en Lybie : « J'ai 25 kalachnikovs chez moi ». « Celles-la mêmes (les armes) que la France nous a livrées durant la révotion pour chasser Kadhafi ont récemment servi à descendre des avions français au Mali. » Tunisia Live CI 21-27/03/13.

 

T. Repentin est le dixième ministre ou secrétaire d'Etat aux affaires européennes en dix ans. Il succède à B. Cazeneuve, nouveau ministre délégué au budget, à la suite de la démission de J. Cahuzac. Depuis P. Moscovici, qui fut ministre chargé des affaires européennes pendant cinq ans (1997-2002), le portefeuille n'est pas resté plus de deux ans au même titulaire. LeMonde.fr 20/03/13.

 

Une nouvelle taxe sur les dépôts bancaires payée par les banques plutôt que les épargnants, va être introduite pour "remettre de l’ordre dans le système bancaire espagnol" (déclaration du ministre des Finances Cristóbal Montoro). Ce taux serait entre 0,1 et 0,2% par dépôt bancaire et lèverait entre 1,5 et 3 milliards d’euros. Les dépôts bancaires espagnols s’élèvent actuellement à 1 500 milliards d’euros. Expansion presseurop 21/03/13.

 

Depuis l'arrivée au pouvoir de D. Cameron en 2010, l'impitoyable politique d'austérité budgétaire conduite à Londres n'a pas plus rétabli la croissance qu'elle n'a assaini les finances de l'Etat. Mais le conservateur G. Osborne maintient le cap… Il en va outre-Manche comme dans la zone euro. Les programmes d'assainissement budgétaire - la politique d'austérité - n'ont pas rétabli la confiance, pas plus celle des investisseurs que des consommateurs. Eurotopics Le Monde 23/03/13

 

Dans son éditorial, la Tageszeitung estime que "l’union monétaire fait désormais partie de l’histoire". Puisque les dépôts sont moins sûrs dans les pays en difficulté qu’en Allemagne ou au Pays-Bas, "nous avons officiellement un euro, mais dans les faits, il y a 17 euros différents". Presseurop 26/03/13.

 

Dans un rapport, la CE reconnaît que les coupes budgétaires dans les indemnités de chômage ou les pensions ont pu avoir un effet récessif. L’austérité a anéanti l’effet stabilisateur des dépenses publiques. EurActiv.fr 26/03/13.

 

L’UE27 a enregistré 332 000 demandeurs d’asile en 2012 contre302 000 en 2011. En 21012, ils viennent d’Afghanistan (8%de l’ensemble), de Syrie (7%), juste devant ceux de Russie (7%), du Pakistan (6%) et de Serbie (6%).

Allemagne, France, Suède, Royaume-Uni et Belgique reçoivent 70% des demandeurs d’asile. Le plus grand nombre de demandeurs a été enregistré en Allemagne (77 500, soit 23% de l’ensemble), en France (60 600, 18%), en Suède (43 900, 13%), au Royaume-Uni (28 200, 8%) et en Belgique (28 100, 8%).

Les taux les plus élevés de demandeurs ont été observés à Malte (5000 par million d’habitants), en Suède (4 600), au Luxembourg (3 900), en Belgique (2 500) et en Autriche (2 100) ; les plus faibles au Portugal (30), en Estonie et en Espagne (55 chacun) et en République tchèque (70).

A Malte, 60% des demandeurs provenaient de Somalie, en Pologne, 57% de Russie, en Lettonie, 51% de Géorgie, en Lituanie, 48% de Géorgie, en Estonie, 45% deGéorgie et en Hongrie, 41% d’Afghanistan.

En 2012 dans l’UE27, 73% des demandes de première instance ont fait l’objet d’un rejet, 14% se sont vu octroyer le statut de réfugié, 10% la protection subsidiaire et 2% une autorisation de séjour pour raisons humanitaires. Eurostat 22/03/13.

 

Chaque année dans le monde, une bonne gestion de l'eau permettrait d'éviter 1,4 million de décès d'enfants par diarrhée ; 860 000 décès d'enfants par malnutrition, 500 000 décès par paludisme, 200 000 décès par noyade. Valeurs mutualistes Avril 2013

 

Selon l'OCDE, le non-recours aux droits sociaux atteint 20 à 40% des ayants droit. En France, il varie entre 10 et 90% en fonction des prestations : 50%pour le RSA, 68% pour le RSA activité en 2011.Valeurs mutualistes Avril 2013

 

En 1 mois, 8 personnes se sont immolées par le feu en Bulgarie. CI 28/03-03/04/13.

 

Consultation britannique sur l’UE : En parallèle du débat au sein de leur classe politique sur l’avenir du Royaume-Uni dans l’UE, les Britanniques ont lancé en juillet 2012 une consultation aussi inédite que titanesque. Fiscalité, santé, libre circulation des biens et des personnes, immigration et asile, transports… 32 rapports différents seront petit à petit rendus publics entre juin 2013 et décembre 2014 afin de peindre un tableau exhaustif de ce que l’Europe apporte ou non au Royaume-Uni. Chaque ministère est responsable d’une série de sujets… tous les professionnels qui le veulent peuvent contribuer au débat ... « Nous devons examiner si l’équilibre est bon dans de très nombreux domaines dans lesquels l’UE a légiféré....», a expliqué le Premier ministre. Cameron grave sa promesse de référendum dans le marbre « Cette consultation va servir de base au Royaume-Uni pour formuler ses demandes à l’UE », explique G. Gottfried, chercheur à Londres à l’Institut de recherche en politique publique (centre-gauche). L’idée sous-jacente d’une Europe à la carte a reçu une fin de non-recevoir à Paris et à Berlin. L’objectif de la consultation est de « permettre un débat fondé sur des faits et des chiffres », (source britannique), notamment pour lutter contre les eurosceptiques. Elle ne sera ni les prémisses d’un départ du Royaume-Uni de l’UE, ni une base pour négocier une « Europe à la carte », assure-t-elle…. La rédaction d’un document global, qui comprendrait les principaux constats est en outre encore en discussion. La possibilité pour les gouvernements étrangers de donner leur point de vue, s’ils le souhaitent, n’aide pas, cependant, à clarifier l’objectif de la consultation. La France et l’Allemagne auraient déjà refusé de se mêler de cet « exercice britannique pour les Britanniques ». D’autres pays comme l’Italie, le Portugal, ou la Roumanie ont en revanche fait part de leur intérêt, selon des sources britanniques. « Ils pourront contribuer à élargir le débat au sein de l’UE, pour faire en sorte que l’Europe fonctionne mieux » (même source). « Le gouvernement essaie probablement de comprendre où sont ses alliés », estime quant à lui G. Gottfried. D. Cameron a annoncé la tenue d’un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’UE d’ici la fin de l’année 2017. Le Premier ministre a souhaité placer le « marché intérieur au cœur » de la future relation entre le Royaume et l’UE. Il a également martelé son souhait de voir la Grande-Bretagne rester dans l’Union. EurActiv.fr 02/04/13.

 

63,5% des Grecs sont en faveur de l'euro malgré la rigueur imposée au pays depuis 4 ans... 58,5% sont pour le maintien dans la zone euro mais en suivant une « politique économique différente. » Libération 01/04/13.

 

Angela Merkel voyage. Depuis 2007, 274 déplacements à l'étranger : 168 en Europe, 59 en Asie, 29 en Amérique du Nord, 11 en Afrique et 7 en Amérique latine... Dans cet agenda surchargé, la Chine occupe une place particulière avec 6 longues visites officielles en 6 ans, dont 2 en 2012. A chaque fois, A. Merkel se rend à Pékin et en province. En 10 ans, le commerce entre les 2 pays est passé de 36 à 144 milliards d'euros. La Chine est devenue le troisième partenaire commercial de l'Allemagne (derrière la France et les Pays-Bas) et, sur les 10 dernières années, l'Allemagne a affiché 6 excédents commerciaux. Presseurop 02/04/13

 

 

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