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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 21:54

 

La période est chaude qui va du Grand mensonge de Cahuzac au déballage « offshore leaks » en passant par Chypre du Paradis (fiscal) à l'enfer (social). Mais, tout en pensant à ceux qui paient ou vont payer les pots cassés, la période a quelque chose de réjouissant dans l'étalage de turpitudes, soupçonnées mais inconnues du citoyen de base, qui s'étalent aujourd'hui sur la place publique.

 

I

 

Ainsi publier le patrimoine des élus en début et en fin de mandat et, pourquoi pas en cours de mandat, transformerait le citoyen en voyeur et jetterait la suspicion sur tous les élus. Pour éviter suspicion et voyeurisme, les parlementaires sont prêts à se convertir au voile pudique pour tous.
Ne dévoilant rien, les élus étaient-ils au dessus de tout soupçon ? On aurait pu espérer que les Parlementaires démocrates, profitant de l'occasion, étendent l'obligation de transparence bien au delà des seuls parlementaires ou même des seuls élus.

 

Ainsi, de façon tout aussi inattendue, de nombreux parlementaires sont devenus de fermes adeptes de la doctrine sarkozienne, « travailler plus pour gagner plus » et défendent le cumul des mandats. Mais ils reçoivent un salaire plein pour leur mandat parlementaire auquel ils ne se consacrent pas à plein temps. Ils devraient déposer une proposition de loi pour que tous les travailleurs à temps partiel reçoivent aussi un salaire de temps plein.


Certains pensent « 
travailler plus pour travailler mieux » et affirment que cumuler les mandats ou pratiquer une autre profession permet d'être plus efficace dans le travail législatif. Façon peu élégante de suggérer que ceux qui se consacrent à plein temps à leur rôle de député ou de sénateur ne peuvent le faire correctement.

De plus, interdire certaine ou tout autre activité professionnelle diminuerait la représentativité socioprofessionnelle des parlementaires... certainement pas des catégories déjà absentes à l'Assemblée nationale : pas d'ouvrier, 1 employé, 1artisan.

 

Championne du cumul des mandats et du taux de parlementaires exerçant simultanément une autre profession, la France doit avoir le meilleur Parlement du monde. Oublions les suspicions de conflit d'intérêt.

 

Le travail de représentant du peuple, de législateur, est assez important pour que les parlementaires s'y consacrent à plein temps, ce qui diminuerait, peut-être, l'absentéisme parlementaire et leur permettrait, dans le temps éventuellement libre, de faire acte pédagogique et démocratique en se consacrant davantage aux électeurs en dehors des périodes électorales.

 

Si l'affaire Cahuzac aboutissait à limiter le cumul des mandats, leur renouvellement perpétuel dans le temps et l'exercice d'une autre profession en cours de mandat, peut-être faudrait-il dire, « Merci M. Cahuzac ».

Dans le cas contraire, les minauderies effarouchées des décideurs qui renâclent devant l'obstacle, auront démontré que le corporatisme, ici parlementaire, est un grand obstacle aux réformes en France.

 

II

 

La crise chypriote aura des répercussions sur la population de l'île, au niveau de l'emploi, des revenus... ce qui est souvent mis en avant actuellement pour critiquer les solutions choisies. Quelles qu'elles soient, la population en sera la victime collatérale. Certains s'en aperçoivent aujourd'hui. Mais les critères du traité de Maastricht, des agences de notation, de la troïka... ne concernent jamais le taux de chômage, le niveau de vie, le nombre de pauvres ou les inégalités dans un pays. La souffrance des peuples qui peut être la conséquence de la souffrance des banques ou de leur prospérité ou des politiques gouvernementales, n'entre pas en ligne de compte.

 

Plusieurs mesures, inattendues, préconisées par la troïka, ont particulièrement retenu l'attention, même si des doutes subsistent quant au redressement de la situation de Chypre.

 

Que letaux d'imposition des sociétés passe de 10% à 12,5%, ne fait qu'aligner la fiscalité de Chypre sur le moins disant fiscal, l'Irlande, et n'égratigne même pas le dumping fiscal au sein de la zone euro.

 

Que quelques milliards d'euros soient prélevés sur les comptes supérieurs à 100 000 euros ne fera pas pleurer dans les chaumières même si cela n'a été possible que parce que ces comptes appartiennent essentiellement à des exilés fiscaux russes. Il reste à espérer que ce bon exemple sera suivi quand les oligarques n'auront pas comme marqueur d'être russes. Et que la prochaine fois, les actionnaires seront aussi sollicités, plutôt que les contribuables.

 

La troïka exige aussi une réduction de moitié de la taille du secteur bancaire, hypertrophié, par rapport au PIB mais n'en fait pas une norme européenne qui pourrait gêner d'autres États de la zone.

 

La société de Nikos Anastasiadis, le président chypriote, juriste de métier, s'occuperait des intérêts du monde russe des affaires. Cela expliquerait sa volonté de voir tous les dépôts bancaires imposés de façon à limiter les prélèvements à 9% pour ceux supérieurs à 100 000 euros. Du danger pour les politiques d'exercer une autre profession qui risque de faire oublier et l'intérêt général et l'intérêt des électeurs...

 

III

 

Parallèlement à ces « incidents locaux », les documents publiés par le Consortium international de journalistes d'investigation et ses 2,5 millions de fichiers montrent que paradis fiscaux et optimisation fiscale sont des sports internationaux.

Favorisée par la mondialisation financière et économique, cette fuite fiscale ferait échapper entre un tiers et un cinquième de l'argent mondial à l'impôt (Libération 15/04/13), au moment où les besoins des États deviennent de plus en plus importants dans cette période de crise.

 

Les États-Unis ont commencé à réagir avec a loi Facta qui impose aux banques des pays étrangers de dévoiler les comptes non déclarés de leurs clients sous peine de perdre l’accès au marché des États-Unis. Cette loi inspire les gouvernements de l'UE qui se proposent, à l’initiative de l'Allemagne, la France, l'Italie, le Royaume-Uni, l'Espagne, « d'échanger entre eux, puis avec les autres pays européens y compris le Luxembourg, les mêmes informations fiscales que celles exigées par les États-Unis au titre de la loi Facta ».


A Washington, les 20 plus importantes économies de la planète , en présence exceptionnelle de la Suisse, ont décidé à l'unanimité d'organiser «l'échange automatique d'information» (Le Figaro 20/04/13).


Bien sûr, il ne faut pas se faire trop d'illusions mais le moment est favorable pour une avancée. En sachant que dans le jeu du gendarme et du voleur, le voleur a toujours un temps d'avance.

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Published by Paul ORIOL - dans Actualité
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 22:08

 

 

 

Le Volkskrant signale l’adoption à la Deuxième Chambre d’une motion demandant au gouvernement de lui adresser au plus tard en juin 2013 un plan de lutte contre les pratiques de grandes entreprises qui font des Pays-Bas un « paradis fiscal ». Le PvdA a apporté son soutien à cette initiative de l’opposition. Le chef de file travailliste, M.Samsom, s’était déjà exprimé de façon très critique sur « les entreprises qui ne font rien aux Pays-Pas, mais se contentent d’y faire passer de l’argent ». Une enquête avait déjà montré que « 60 des 100 plus grandes entreprises mondiales utilisent des filiales boites aux lettres aux Pays-Bas. En 2011, elles ont fait circuler au moins 57 Mds€, sans pratiquement payer de taxes » Revue de Presse de l'ambassade de France à La Haye 10/04/13.

Le Volkskrant : A la fin des années 90, des experts et des instances de contrôle avaient mis en garde contre la formation « d’une bulle énorme ». Le prix moyen a augmenté de 250% entre 1995 et 2008. Depuis la crise, le prix a baissé de 20% avec, conséquence, 1 million de foyers avec une dette s’ils devaient vendre leur maison. Le bâtiment se trouve dans une impasse, les communes perdent des milliards sur le prix de leurs terrains. Le Financieele Dagblad note, pendant des années, « l’État, les communes, les promoteurs et les entrepreneurs ont sciemment construit trop peu de nouveaux logements pour maintenir le prix immobilier à un certain niveau ». Revue de Presse de l'ambassade de France à La Haye 11/04/13.

La presse (Kathimerini, Ta Nea, Ethnos, Eleftherotypia) met en relief les déclarations du commissaire européen aux affaires économiques et monétaires qui a tiré la « sonnette d’alarme » sur la situation financière de 13 pays de l’UE et mis en garde contre une aggravation des problèmes économiques notamment en Slovénie, Espagne, France et Italie. Il a évoqué le risque d’une déstabilisation de la zone euro et invité l’Allemagne à changer de politique et à œuvrer davantage pour lutter contre la crise. Revue de Presse de l'ambassade de France à Athènes 11/04/13.



Aucun pays de l'OCDE ne subventionne autant la recherche et développement des entreprises que la France. Le pourcentage de la R&D privée pris en charge par les contribuables est environ 34% en France contre 18% au Canada, 11% au Japon, 10% au Royaume-Uni et en Corée du Sud et 7% aux États Unis... http://www.slate.fr/story/70707/france-paradis-fiscal-recherche-developpement



 Hong Kong, Singapour, État du Delaware (États-Unis), Luxembourg, Suisse,Îles Caïman, City de Londres, Irlande, Bermudes...10 meilleurs paradis fiscaux.. Les leaders européens de la banque et des assurances ont en moyenne 25 filiales chacun dans l'archipel des Îles Caïmans. La palme revient à Barclays avec 168 filiales. Politis 11/04/13.

 

 L'aide aux pays en développement dans le monde a chuté de 4% en 2012. Seuls 5 pays (Luxembourg, Norvège, Suède, Pays-Bas) atteignent ou dépassent l’objectif de 0,7% du revenu national brut fixé par l'ONU. Politis 11/04/13.



Ces 10 dernières années, le nombre de conseillers fiscaux (en Allemagne) a bondi de 30%, celui des avocats fiscalistes de 60%. Le secteurs de l'évasion fiscale est dominé par 4 sociétés... elles emploient 700 000 spécialistes dans plus de 150 pays et totalisent un chiffre d’affaires de 100 milliards de dollars par an. Stern Courrier internationalI 11-17/04/13


 Les Îles vierges, premier pourvoyeur mondial d'entités off shore avec plus d'un million d'entreprises enregistrées... 28 personnes sont en tête de 21 000 sociétés dans le monde Guardian, CI 11-17/04/13.



La chancelière a aussi ses calculs... Pour espérer conserver sa cote de popularité actuelle jusqu'aux élections législatives, elle aurait tout intérêt à se rapprocher de Cameron et de ses idées de libéralisme et de transparence démocratique, plutôt que de la doctrine plus étatiste des Français et de leurs instincts protectionnistes. Times Presseurop 15/04/13

 

AfD (Alternative pour l'Allemagne) souhaite proposer une alternative à l’euro et à la politique d’Angela Merkel, à qui il pourrait ravir de nombreuses voix lors des élections législatives de septembre prochain. Est-ce la une "folie des grandeurs conservatrice ou une perspective réaliste ?", s’interroge Die Tageszeitung Presseurop 15/04/13

 

Un groupe de conseillers politiques allemands envisage l’introduction d’un système de fiscalité pour faire contribuer les citoyens aisés des pays criblés de dettes aux plans de sauvetage. The Daily Telegraph Presseurop 15/04/13

 

En 2011, les résidents de l’UE27 ont effectué 1,0 milliard de séjours touristiques dont environ un quart en dehors de leur pays de résidence. L’Espagne a été la première destination à l’étranger des résidents de l’UE27 en 2011 (13% de l’ensemble des séjours à l’étranger), suivie de l’Italie et de la France (9% chacun). Eurostat 15/04/13.

 

Dans une directive sur la résolution des crises bancaires, le commissaire européen au Marché intérieur Michel Barnier propose que les actionnaires soient d'abord mis à contribution, puis les créanciers et les déposants au-dessus de 100 000 euros "si cela est nécessaire". 16/04/13 -Toute l'Europe

 

251 riches personnes ont quitté l’Hexagone en 2012 contre 128 un an plus tôt, en priorité pour la Suisse. Le Ministère des finances concède les informations au compte-gouttes. Pendant ce temps, la situation des finances publiques continue de se dégrader. Le Temps 18/04/13.

 

829 millions d’euros, c’est l’impôt sur les sociétés qu’auraient payé en 2011 les géants américains Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft si leurs activités françaises étaient localisées et taxées dans l’Hexagone, soit 22 fois plus que ce qu’ils ont acquitté (37,5 millions), selon la Fédération des télécoms. Libération 17/04/13.

 

  Part des postes de direction occupés par des femmes : Chine 51%, Pologne 49%, Botswana 32%, Turquie 30%, Afrique du Sud 28%, France et Malaisie 26%, Moyenne mondiale 24%, États-Unis 20%, Inde 19%, Suisse 14%, Japon 7%. Wall street journal Courrier international 18-24/04/13.

 

Le nombre d'Espagnols officiellement enregistrés sur le sol marocain a été multiplié par 4 entre 2003 et 2011. Aujourd'hui, des dizaines de milliers se trouveraient en situation illégale. Christian Science Monitor Courrier international 18-24/04/13

 

Le taux de chômage aux Pays-Bas dépasse les prévisions officielles, atteignant 8,1% en mars, soit 643 000 personnes, le plus haut niveau depuis 30 ans. Depuis le début de la crise il y a cinq ans, le nombre d’inactifs a doublé. Ce sont surtout les 25-45 ans qui sont touchés, et des secteurs comme le bâtiment et le commerce de détail. 19/04/13 Handesblad presseurop

L'agence Fitch a retiré sa note maximale, AAA, à la G-B, en raison de la dégradation de sa situation économique qui l'a amenée à revoir à la hausse ses prévisions en matière de déficits publics. Cette annonce est un nouveau revers pour le gouvernement de David Cameron, après que l'agence Moody's a déjà privé le pays de son "triple A" à la fin de février. Le Monde 19/04/13.

 

TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touitTOUIT touit TOUIT touit TOUIT 

 

Une raison de plus de la voter : Henri Guaino songe à se retirer de la vie politique si la loi sur la moralisation est votée. 15/04/13.

 

 

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 20:20

 

Partage de compétences entre les Etats et l’UE : le Volkskrant évoque la réaction négative de la chancelière allemande et du président français à la demande de la GB de participer à une étude sur le partage des compétences entre l’UE et les Etats membres. Le Financieele Dagblad relève que le gouvernement néerlandais garde « une distance appropriée » vis-à-vis de l’enquête. Les Pays-Bas organiseront leur propre étude qui devrait être prête cet été. «  le Premier ministre néerlandais est un des rares dirigeants de la zone euro qui est clairement en faveur de rapatrier certaines compétences. Mais La Haye, comme Paris et Berlin, craint de se laisser mener par l’agenda politique et électoral de Cameron. Les Pays-Bas ne seraient pas contre des discussions sur la récupération de compétences, à condition que cela soit valable pour tous les Etats membres ». Revue de presse Ambassade de France à La Haye 03/04/13.

 

Le FINANCIAL TIMES évoque enfin l’initiative commune du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, de l’Espagne et des Pays-Bas contre Google pour la violation des règles européennes sur la protection de la vie privée. Revue de presse Ambassade de France à Londres 03/04/13.

 

Avec plus de 26 millions de personnes sans emploi, le taux de chômage dans l'UE s'est élevé à 10,9 % en février 2013 selon Eurostat. Le nombre dans l'UE a augmenté de 76 000 entre janvier et février 2013. Ce taux était de 10,2 % en février 2012. Dans la zone euro, le taux a égalé le record de janvier 2013, avec 12% de travailleurs sans emploi.
Les taux les plus bas ont été enregistrés en  Autriche (4,8%), en Allemagne (5,4%), au Luxembourg (5,5%), ainsi qu'aux Pays-Bas (6,2%), et les plus élevés en Espagne (26,3%) et en Grèce (26,4% en décembre 2012).
En France, le taux a très légèrement augmenté et s'élève à 10,8 %, alors qu'en Allemagne il est stable à 5,4 %.
Le chômage touche davantage les jeunes : 23,5 % des moins de 25 ans (22,5 en février 2012, soit 196 000 jeunes chômeurs en plus) dans l'UE, soit 5,694 millions. Ce qui laisse présager une génération perdue. La Grèce enregistre un taux catastrophique de 58,4% (décembre 2012), l'Espagne (55,7% en février 2013). Alors que l'Allemagne n'enregistre un taux de chômage chez les moins de 25 ans "que" de 7,7%. Toute 'Europe 04/04/13.

 

Les paradis fiscaux sont une menace pour la démocratie. Ils minent l’état de droit en jouant sur la dissimulation... Ce sont des sommes colossales qui se cachent derrière des sociétés écrans. De riches particuliers y détiendraient au total, l’équivalent des PIB des Etats-Unis et du Japon additionnés. Le Monde 04/04/13.

 

 

D'après les dernières révélations, 130.000 personnes fortunées ont investi quelque 25 milliards d'euros dans des paradis fiscaux. eurotopics De Morgen 05/04/13

 

Dans les nombreux enregistrements sur les comptes douteux ouverts dans des paradis fiscaux offshore qui ont été transmis au réseau de façon anonyme, figurent, outre des suspects habituels tels que oligarques, vendeurs d'armes, dictateurs, escrocs de la finance, toute une série d'hommes politiques célèbres avec une place privilégiée accordée aux gouvernements français et grec. Il est évident que dans ces conditions, l'appel à la transparence ne suscite pas un intérêt démesuré." eurotopics Die Presse (Autriche) 05/04/13.

 

A Madrid, mais aussi Bruxelles, Londres, Berlin, New-York, Buenos Aires, Paris, Toulouse ou Lyon, des centaines de jeunes Espagnols se sont rassemblés ce dimanche pour exprimer leur désespoir. Leur slogan, “No nos vamos nos echan”  (On ne part pas, ils nous virent), était clair : l’émigration des jeunes Espagnols n’est pas toujours un choix, mais une obligation, un exil forcé par un taux de chômage record de 55% chez les moins de 25 ans et de 26% de la population active en général. Le Monde 07/04/13.



Le Premier ministre portugais a annoncé de nouvelles coupes dans les aides sociales, la santé et l'éducation. La Cour constitutionnelle avait prononcé l'invalidité du budget d'austérité 2013. Si certains voient dans ce verdict un signal important contre les ravages de l'austérité, d'autres le considèrent comme une menace pour l'assainissement des finances publiques. Eurotopics 08/04/13



L'émigration a augmenté de 30% l'an dernier en Italie, à causes des difficultés économiques. Cette émigration touche surtout les jeunes issus des régions favorisés du Nord. Leur destination favorite : allemagne, Suisse, Grande-Bretagne. Libération 08/04/13.

 

« La tendance va vers un échange d'informations bancaires. Nous n'y sommes plus strictement opposés » Luc Frieden, ministre luxembourgeois des finances dont le pays serait prêt à assouplir le secret bancaire. Libération 08/04/13

 

Selon l'Organisation internationale du travail, il faudrait créer 6 millions d'emploi en Europe pour revenir au niveau d'avant la crise. Seuls 5 pays de l'UE (Allemagne, Autriche, Hongrie, Luxembourg et Malte) ont aujourd'hui des taux d'emploi supérieurs à 2008. Libération 09/04/13.

 

Vantée par Bruxelles, la mobilité des travailleurs se traduit par un triptyque détonant : jungle pour les droits sociaux des Européens, évasion fiscale aux dépens de l’Etat d’accueil et salaires à deux vitesses. Des professionnels tirent la sonnette d’alarme. Euractiv 09/04/13.

 

"Des mesures contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale sont à l’ordre du jour. L’Autriche doit s’aligner sur la Suisse et le Luxembourg... L’Autriche devrait participer à des négociations sur le secret bancaire", déclare le chancelier autrichien, Werner Faymann.
Ces déclarations de Faymann contredisent celles prononcées quelques jours auparavant par la ministre des Finances Maria Fekter, selon laquelle l’Autriche "ne bougera pas d’un millimètre" sur l’assouplissement du secret bancaire. Presseurop 09/04/13.

 

Ca bouge enfin parce que les Etats surendettés ont besoin d'argent pour réduire leur déficit ; qu'ils ne peuvent en même temps imposer l'austérité et ne pas s'attaquer à l'évasion fiscale ; que les Etats-Unis ont fait plier la Suisse et se dotent de lois contre les paradis fiscaux ; que l'Allemagne traque ses fraudeurs en payant la délation et que l'instauratin prochaine d'une supervision bancaire européenne vient déjà d'amener le Luxembourg à accepter le principe d'échange d'informations fiscales. Ce système de fraude mondiale prend l'eau et l'urgence est d'accélérer le mouvement... Bernard Guetta, Libération 10/04/13.

 

Plus de 120.000 médecins, ingénieurs, informaticiens et chimistes ont quitté la Grèce depuis le début de la crise de la dette en 2010. To Ethnos Eurotopics 10/04/13.

 

Même dans les Etats surendettés, on note de grandes fortunes privées. Ces dernières devraient être mises à contribution pour la consolidation des budgets de ces Etats, plutôt que de faire intervenir les contribuables d'autres pays. Chypre a préservé ce principe, du moins dans l'esprit, grâce à la ponction obligatoire des gros dépôts bancaires. Un principe qui devra aussi être appliqué aux éventuels sauvetages futurs." Die Welt Eurotopics 10/04/13

 

Dans le panorama des “petites économies fragilisées par la crise”, comme Malte, la Lettonie et le Luxembourg, dressé par le quotidien suisse Le Temps, “le cas le plus urgent reste la Slovénie” . Presseurop 10/04/13.

 

Selon une étude de la BCE, le capital moyen d’un foyer en Allemagne était de 51 400 euros en 2010, immobilier inclus, un montant inférieur au capital moyen des foyers des autres pays de la zone euro. Selon ce classement, dont la méthodologie est contestée, les ménages les plus riches sont les Luxembourgeois (397 800 euros ), les Chypriotes (266 900 euros), les Maltais (215 900 euros), les Espagnols (182 700 euros) et les Italiens (173 500 euros). Le quotidien... s’étonne que ce soient les Allemands qui doivent payer le plus pour le sauvetage de Chypre. De Standard Presseurop 10/04/13.

 

 

 

TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit

 

Nafissatou Diallo nous avait évité DSK, elle aurait pu emporter aussi Cahuzac et Guérini. 03/04/13

 

Avec la crise, tout devait changer. Rien n'a changé : Chypre, Cahuzac aujourd'hui ! Dernière chance pour Hollande ? Changer  maintenant ? 04/04/13


 Le pédalo est dans la tourmente. Le capitaine cherche le cap. Le trouvera-t-il ? Avant ou après la grande mutinerie ? 05/05/13

 

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 18:58

 


 

Ce qui vient de se passer à Chypre - qui n'est probablement pas terminé - est riche d'informations jusque là ignorées du citoyen mais bien connues des décideurs même s'ils n'en ont pas tenu compte quand il aurait fallu.

Il est difficile de savoir, à partir de ces informations ou de ces fuites, qui fait quoi, qui est responsable de quoi... Tout au plus, peut-on entrevoir la partie qui se joue entre institutions banques et oligarques.

 

Chypre, avec 0,17% de la population de l'UE et 0,14% de son PIB, a mis – met ? - l'UE, l'euro en danger. Le secteur tertiaire contribue à plus de 80% du PIB de l'île et emploie 76,7% de sa population active. Le tourisme, l'immobilier et le transport maritime sont considérés comme les piliers de l'économie, avec les services financiers.

 

L'immobilier est une activité que les banques ont favorisée, profitant d'un certain laxisme de la banque centrale nationale qui, par ses prêts, alimente une bulle immobilière locale.

Chypre possède la dixième plus grande flotte de transport maritime du monde et la troisième en Europe, grâce à des entreprises à capital étranger basées dans l'île pour bénéficier d'avantages financiers importants mais dont les activités sont en dehors de l'île.

 

Ces accueillants services financiers qui emploient 18 000 personnes, soit 5% de la population active et contribuent pour 30% au PIB, ne se contentent pas de soutenir l'immobilier et le transport maritime.

Avec l'euro, une législation accommodante, des taux très intéressants, pouvant aller jusqu'à 9,5%, un impôt sur les sociétés à 10 %, le plus faible de la zone euro, ce qui favorise « l'implantation » de sociétés (270 000 domiciliées dans l'île, 2 fois plus qu'à l'adhésion à l'UE en 2004), Chypre est un paradis fiscal.

 

On parle beaucoup des oligarques russes. Ils ne devaient pas être le seuls à profiter de la clémence chypriote.Selon les données de la BCE, à la fin 2012, les dépôts étrangers constituaient 30 % des dépôts totaux : quelquefois d'origine douteuse, ces dépôts s'élevaient à plus de 7 fois la richesse nationale. En 2010, le bilan des banques représentait même 896 % du PIB du pays ! Seul en Europe, le Luxembourg fait plus avec des banques représentant plus de 2000 % de son PIB (HT://alternatives-economiques.fr/blogs/vauplane/2013/03/17/taxation-des-depots-a-chypre-les-cles-pour-comprendre/).

En 2004, l'UE a admis Chypresans problème, en même temps que l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Slovénie... Mieux, Chypre a pu adopter l'euro en 2008 car "le pays respectait tous les critères de Maastricht, en termes de déficit, de dette et d'inflation".S'il en est de même avec les autres pays ayant adopté l'euro ou adhéré à l'UE, lequel de ces pays sera la prochaine bombe respectueuse des critères ?

 

Les banques chypriotes ont souffert de la dégradation du remboursement de leurs crédits, des économies en récession et des pertes sur la dette publique grecque dont la restructuration leur a coûté plus de 4 milliards d'euros. De plus, depuis quelque temps, elles ont connu une baisse des dépôts de certains clients avertis dont la confiance dans le système bancaire chypriote a faibli... Plus de 130 entreprises auraient sorti un total de 700 millions d'euros de Chypre vers l'étranger avant la taxation (01/04/13 Eurotopics).

 

La crise

Chypre avait besoin de 17 milliards d'euros. Membre de l’UE et de la zone euro, elle ne pouvait utiliser les mêmes armes que l’Islande : dévaluation, blocage des changes... (Hubert de VauplaneAlter éco Lettre d'information 21/03/13).

Les 2 principales banques (Bank of Cyprus et Laïki) ont une taille supérieure à la richesse nationale. La troïka n'a pu faire comme en Irlande, imposer au gouvernement – donc au contribuable - d'assumer les pertes de ces banques ! L'Irlande n'avait alors qu'une très faible dette publique (25% du PIB) qui a bondi à 80% du PIB… Le même traitement aurait fait passer la dette de Chypre de 87% à 150% du PIB montant explosif et ingérable (Thomas Coutrot Politis 04/04/13). Ce qui aurait mis Chypre dans la même situation que la Grèce ! L'idée était de la limiter la dette à 100% du PIB à l'horizon 2020.

 

La troïka s'est engagée à fournir 10 milliards d'euros, le gouvernement chypriote devant trouver le reste en ponctionnant les dépôts bancaires. Pour la première fois depuis le début de la crise de la zone euro, les épargnants seraient mis à contribution. Pour les dépôts inférieurs à 100 000 euros, avec une taxe de 6,75 %, et de 9,9 % pour les dépôts supérieurs.
Le gouvernement chypriote a tenu à taxer l’ensemble des épargnants alors que Berlin acceptait que seuls ceux détenant plus de 100 000 euros soient concernés, a déclaré Wolfgang Schäuble. Selon le Financial Times, Nicosie refusait de taxer à plus de 10 % les gros dépôts, de peur de voir les investisseurs quitter le pays. Ou peut-être parce quela société de Nikos Anastasiadis, le président chypriote, s'occupait des intérêts d'affaires russes, entre autres ? (CI 21-27/03/13).

Ce plan a déclenché l'indignation des Chypriotes et une ruée vers les distributeurs de billets pour retirer le maximum d'argent en espèces avant le blocage des comptes. Finalement, ce premier plan a été refusé par le parlement chypriote.

 

Pour la première fois, la BCE a adressé un ultimatum (communiqué du 21 mars) obligeant Chypre a accepter le plan sous peine de voir la ligne de crédit aux banques supprimée ce qui aurait conduit, probablement, à sortir de l'euro ! Unnouveau plan a, alors, été adopté qui ne touche pas les dépôts inférieurs à 100 000 euros. Les comptes des deux plus grandes banques du pays, dépassant 100 000 euros, sont gelés. La première (Bank of Cyprus, 18,5 milliards d'euros de dépôts) doit être restructurée et la seconde (Laïki, 9,2 milliards) liquidée. Des calculs sont en cours pour déterminer l'ampleur de la ponction prévue sur les dépôts à la Bank of Cyprus, qui a été fixée pour l'instant à 37,5 % mais pourrait aller jusqu'à 60 % (Le Monde 30/03/13).

 

Le nouveau chef de l'Eurogroupe a parlé d'une sorte « d'impôt sur la fortune » et « précisément ciblé sur les non-résidents ». L'objectif  : faire payer les oligarques russes, épargner les oligarques européens et les actionnaires des banques européennes...

Le nouveau plan, restructurant les deux principales banques, permet d'éviter un vote au Parlement. Une entorse de plus à la démocratie... de peur que, malgré tout, Chypre ne soit tentée par le modèle islandais ?

 

Ponctionner les dépôts bancaires diminue la confiance dans la sécurité des fonds, pas seulement de ceux dépassant 100 000 euros ! Même au pays d'Angela Merkel : 54 % des Allemands ne font pas - ou plus - confiance aux promesses de la chancelièrequant à la garantie de leurs dépôts bancaires. Contre 41 %. qui s'y fient. 62 % des sondés se font du souci pour l'avenir de leur épargne. Le quotidien berlinois Tagesspiegel résume : «Pourquoi en effet ce qui a failli se passer à Chypre, la taxation des dépôts au dessous de 100 000 euros, ne reviendrait pas à l'ordre du jour dans quelque autre pays de la zone euro un jour prochain» (27/03/13).



Mais la troïka a d'autres exigences :

  • Un meilleur échange d'informations entre administrations fiscales et une enquête sur le blanchiment d'argent (Libération 25/03/13).

     

  • Le taux d’Impôt sur les sociétés doit passer de 10 à 12,5 %. Ce genre de mesures n'avait pu être obtenue de l’Irlande.

  • Le pays s’engage à ramener, d'ici 2018, la taille de son système bancaire vers la moyenne européenne (350 % du PIB), soit un changement important de modèle bancaire.

  • Les autorités chypriotes mettront en place une restriction des mouvements de capitaux, notamment étrangers, pour éviter leur fuite. Surtout celle de capitaux russes et britanniques placés à des taux très intéressants.

  • Les discussions doivent continuer avec la Russie sur l'extension d'un prêt de 2,5 milliards d'euros accordé en 2011 et qui doit venir à échéance en 2016 (JDD 25/03/13).

  • La taxation des intérêts du capital passera de 15 à 30%.

  • L’UE, la BCE et le FMI donnent désormais à Chypre jusqu’à 2017 pour atteindre un excédent primaire (hors paiement des intérêts de la dette) de 4 % du PIB, au lieu de 2016.

  • Les Chypriotes connaîtront aussi un cortège de sacrifices : gel des salaires et pensions jusqu’en 2016, hausses d’impôts, report de 65 à 67 ans de l’âge de la retraite.

  • En plus, la fermeture de la Laiki Bank menace 2 300 emplois locaux (Libération 26/03/13).

Bien entendu, le président de la République a annoncé un plan de croissance : dégrèvements fiscaux pour les bénéfices des entreprises réinvestis sur place, plus grandes facilités de paiement et meilleurs taux d’intérêt sur les emprunts (EurActiv.fr 02/04/13). Et l'archevêque orthodoxe de Chypre, Chrysostome II, a déclaré qu'il était prêt à mettre à disposition tout le patrimoine des églises et des cloîtres de Chypre pour préserver l’État de la faillite (Biziday Eurotopics 21/03/13).

 

Jusque là, lors des crises dans les autres pays de l'UE, la BCE et les gouvernements européens ont veillé à ce que les dépôts bancaires restent sûrs, ne soient pas touchés. Ils craignaient des retraits massifs dans les banques européennes. La taxation des dépôts supérieurs à 100 000 euros risque de provoquer une fuite des capitaux vers l’Allemagne, la Suisse, le Luxembourg et un effondrement d'une économie, trop dépendante de ses banques.
Aujourd'hui, la BCE surveille particulièrement la situation à Athènes, Madrid, Lisbonne, Dublin, Rome, craignant que le précédent chypriote ne crée un mouvement de panique... (Washington Post/Courrier international 21-27/03/13).

 

Les Russes paieront !

Le gouvernement britannique compensera le préjudice des 3 500 militaires et employés de la base militaire de l’Île (Courrier international 21-27/03/13). Ce sont les russes qui sont les grands perdants de ce plan, leurs banques sont largement exposées à Chypre et certains estiment qu’elles pourraient perdre près de 20 milliards €.

Pour la correspondante de Die Welt à Bruxelles, l’UE est arrivée à ses fins : Chypre se maintient dans la zone euro et le plan ne touche ni les petits épargnants chypriotes, ni les contribuables européens. Cet accord pourrait servir de modèle pour les prochaines crises bancaires malgré le: risque de contagion aux banques « saines » et les dommages importants sur l’économie chypriote (EurActiv.fr 26/03/13).

 

La descente aux enfers de Chypre s'est terminée au dépens des Russes, c'est ainsi qu'est résumé le sentiment général par le Komsomolskaïa Pravda qui rappelle que c'est dans la Bank of Cyprus que sont concentrés les principaux avoirs russes  - une banque dont le principal actionnaire est un oligarque russe (Courrier international 28/03-03/04/13).

C'est peut-être pour cela que sentant venir le danger, Gazprom aurait proposé de financer la restructuration du secteur bancaire chypriote en contrepartie de l'octroi de droits pour l'exploitation du gaz chypriote. L'entreprise a démenti... Pour le Diario de Noticias, on a atteint le point où un groupe propose de racheter un État de l'UE... Le danger consiste à perdre les conquêtes de la démocratie, de sorte que nous ne soyons plus dirigés que par une entreprise unique et gigantesque (Eurotopics 19/03/13).

Peut-être aussi parce que Chypre a des relations particulières avec la Russie. Les armes russes à destination de Bachar El-Assad sont passées par Chypre, en pleine présidence chypriote de l'UE qui avait décidé d'un embargo sur les armes à destination de la Syrie (Publico CI 21-27/03/13).
L'île est le premier investisseur en Russie (elle-même premier investisseur étranger à Chypre). La part des investissements chypriotes sur l'ensemble des investissements directs étrangers en Russie est de 28%, fin 2011 soit 129 sur les 456 milliards de dollars.

Plus de la moitié des flux d'IDE vers la Russie ont pour origine des pays à fiscalité attractive. Cela signifie qu'une grande partie des flux entrant en Russie sont en réalité des investissements réalisés par des sociétés russes (CI 21-27/03/13). L'argent des oligarques russes revient blanchi dans son pays d'origine.



On peut se réjouir qu'un paradis fiscal et qui mieux est « européen » fasse les frais de la crise. Malheureusement, les Chypriotes vont en subir les dommages collatéraux. Mais quelle que soit la solution, islandaise, irlandaise ou chypriote, le peuple paie toujours plus que sa part.

La question des paradis fiscaux, y compris européens, est loin d'être réglée. Maltepointe sa candidature à la succession de façon alléchante : «Vous hésitez à installer votre société à Chypre ? Venez à Malte, 5% de taxe seulement !» : publicité qui s’affiche sur Internet après avoir tapé les mots «Cyprus» «Malta» et «offshore» dans un moteur de recherche (Libération 25/03/13). Elle n'est pas la seule.
Pour ceux qui recherchent un paradis européen, le choix est largement ouvert : le Luxembourg, membre fondateur de l'UE, membre fondateur de l'euro... avec des dépôts qui
se montent à 227 milliards d’euros, pour un PIB de seulement 44 milliards. Et Andorre, l'île de Man, l'Irlande, Jersey, Liechtenstein, Monaco, Saint-Marin, la Suisse… mais aussi de grands pays, la Grande-Bretagne (Libération 25/03/13 ). Tous les requins ne sont pas aux îles Caïman !

Mais il n'y a de marchands de drogue que parce qu'il y a des consommateurs et les banques françaises (comme BNP-Paris Bas et le Crédit agricole) ne manquent pas d'appétit pour le paradis financiers sous le regard bienveillant des États.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 08:18

 

En parallèle au débat sur l'avenir du Royaume-Uni dans l'UE, le gouvernement britannique a lancé en juillet 2012 une très importante consultation, 32 rapports prévus, pour établir un tableau complet de ce que l'UE apporte ou non au Royaume-Uni. « Nous devons examiner si l’équilibre est bon dans de très nombreux domaines dans lesquels l’UE a légiféré...», a expliqué le Premier ministre(Euractiv 02/04/13).

Cette démarche peut être envisagée sous deux perspectives qui ne s'excluent pas l'une l'autre mais plutôt se complètent : D.Cameron qui dit vouloir rester dans l'UE, espère en tirer des arguments face aux eurosceptiques britanniques lors du référendum annoncé en Grande Bretagne pour 2017 au plus tard ; mais aussi, pour armer le gouvernement britannique lors d'éventuelles négociations européennes dans une perspective d'Europe à la carte... Et dans les 2 cas, pouvoir récupérer des compétences au moins pour le Royaume-Uni.

Dans sa magnanimité, le Gouvernement britannique est prêt à entendre les gouvernements étrangers qui voudraient donner leur point de vue, « pour que l'Europe fonctionne mieux ». Au même titre que les groupes de pression ou les syndicats britanniques ? La France et l'Allemagne ont répondu négativement, les Pays-Bas sont plus ouverts, d'autres se disent prêts à participer...

La démarche peut être considérée comme relativement démocratique dans le cadre national. Il n'en est pas de même au niveau de l'Union européenne.

L'UE fonctionne sur le modèle intergouvernemental. Le Royaume-Uni aurait pu faire une proposition aux autres gouvernements, à la CE..., bienvenue pour un débat à l'échelle de l'UE lors des élections européennes de 2014. Il a choisi de faire des pays de l'Union des des auxiliaires de sa campagne nationale. Pour savoir ce qu'apporte ou non l'UE à son pays. Au moment où, la « crise aidant », des voix se lèvent pour une gouvernement fédéral de l'Union européenne, David Cameron se situe en deçà de la gestion intergouvernementale de l'Union.

A chaque nouvelle difficulté, tout le monde voit bien que l'Union ne fonctionne pas correctement. Que les pays ont été admis sur des critères inadéquats : l'Espagne, Chypre respectaient les critères de Maastricht au moment de leur adhésion, ce qui ne les a pas empêché de connaître une crise grave ! Que les décisions sont prises toujours avec retard. Que la politique suivie ne répond pas à la situation de l'UE mais aux intérêts de quelques États...

Devant cette situation, certains proposent des solutions en fonctions des intérêts réels ou supposés de leur État et quelquefois de leur calendrier électoral...
Mais comment se fait-il qu'aucun gouvernement, qu'aucun politique, qu'aucun parlementaire ne se lève pour crier que la meilleure façon d'avancer demeure l'élection d'une assemblée constituante.
Elle permettrait de mettre au pont un texte commun que les peuples, après un large débat, pourraient adopter ou rejeter. Qui permettraient aux uns de rester dans l'Union, aux autres d'en sortir et d'éventuellement négocier une association...

Il est surprenant que tous ces démocrates ne veulent qu'une solution, la leur, sans réelle consultations des principaux intéressés, les peuples de 'Union.

Quant au Royaume-uni, sa politique a été constante, tout faire contre l'Union de l'Europe : création de l'association européenne de libre échange, après son échec, entrée dans l'Union pour la contrôler de l'intérieur, engagement en fonction de ses seuls intérêts (« I want my money back » de Margaret Thatcher), élargissement à tout va pour faire de l'Union seulement un marché, ingouvernable politiquement, diminution du budget propre de l'Union... La proposition de D .Cameron ne vise qu'à entraîner l'Union dans encore moins de solidarité européenne.

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 19:34

 

 

 

 

 

La part du PIB consacrée à la protection sociale est, en moyenne, inférieure à 30% pour l'UE. Mais les disparités sont significatives : Danemark (33,4%), France, Autriche, Belgique et Finlande dépassent 30% ; à l'inverse, sont au dessous de 20% par ordre décroissant : Estonie, Bulgarie, Roumanie, Lettonie, Slovaquie (16%). Cela dépend du risque couvert et de l'universalité de la protection..
Le montant moyen des dépenses de protection sociale par habitant est pour l'UE 6 935€. Il va de 14 500€ au Luxembourg à 1 783 en Lettonie, 8 fois moins ! La France à 8 210€ est au dessus de la moyenne. Ufal Info mars 2013.


Obama en Israël :Les bus séparés pour les Palestiniens ne lui rappellent donc rien ? Deux communautés vivant sur la même terre , l'une avec des droits et l'autre sans, cela ne lui dit rien du tout ?
Admirer des « valeurs fondamentales », tout en sachant qu'on a affaire à l'un de pays les plus racistes du monde, avec un mur de séparation et des politiques rappelant l'apartheid... Ha'Aretz Cité par CI 21-27/03/13.

 

Mabrouk, haut responsable de la sécurité en Lybie : « J'ai 25 kalachnikovs chez moi ». « Celles-la mêmes (les armes) que la France nous a livrées durant la révotion pour chasser Kadhafi ont récemment servi à descendre des avions français au Mali. » Tunisia Live CI 21-27/03/13.

 

T. Repentin est le dixième ministre ou secrétaire d'Etat aux affaires européennes en dix ans. Il succède à B. Cazeneuve, nouveau ministre délégué au budget, à la suite de la démission de J. Cahuzac. Depuis P. Moscovici, qui fut ministre chargé des affaires européennes pendant cinq ans (1997-2002), le portefeuille n'est pas resté plus de deux ans au même titulaire. LeMonde.fr 20/03/13.

 

Une nouvelle taxe sur les dépôts bancaires payée par les banques plutôt que les épargnants, va être introduite pour "remettre de l’ordre dans le système bancaire espagnol" (déclaration du ministre des Finances Cristóbal Montoro). Ce taux serait entre 0,1 et 0,2% par dépôt bancaire et lèverait entre 1,5 et 3 milliards d’euros. Les dépôts bancaires espagnols s’élèvent actuellement à 1 500 milliards d’euros. Expansion presseurop 21/03/13.

 

Depuis l'arrivée au pouvoir de D. Cameron en 2010, l'impitoyable politique d'austérité budgétaire conduite à Londres n'a pas plus rétabli la croissance qu'elle n'a assaini les finances de l'Etat. Mais le conservateur G. Osborne maintient le cap… Il en va outre-Manche comme dans la zone euro. Les programmes d'assainissement budgétaire - la politique d'austérité - n'ont pas rétabli la confiance, pas plus celle des investisseurs que des consommateurs. Eurotopics Le Monde 23/03/13

 

Dans son éditorial, la Tageszeitung estime que "l’union monétaire fait désormais partie de l’histoire". Puisque les dépôts sont moins sûrs dans les pays en difficulté qu’en Allemagne ou au Pays-Bas, "nous avons officiellement un euro, mais dans les faits, il y a 17 euros différents". Presseurop 26/03/13.

 

Dans un rapport, la CE reconnaît que les coupes budgétaires dans les indemnités de chômage ou les pensions ont pu avoir un effet récessif. L’austérité a anéanti l’effet stabilisateur des dépenses publiques. EurActiv.fr 26/03/13.

 

L’UE27 a enregistré 332 000 demandeurs d’asile en 2012 contre302 000 en 2011. En 21012, ils viennent d’Afghanistan (8%de l’ensemble), de Syrie (7%), juste devant ceux de Russie (7%), du Pakistan (6%) et de Serbie (6%).

Allemagne, France, Suède, Royaume-Uni et Belgique reçoivent 70% des demandeurs d’asile. Le plus grand nombre de demandeurs a été enregistré en Allemagne (77 500, soit 23% de l’ensemble), en France (60 600, 18%), en Suède (43 900, 13%), au Royaume-Uni (28 200, 8%) et en Belgique (28 100, 8%).

Les taux les plus élevés de demandeurs ont été observés à Malte (5000 par million d’habitants), en Suède (4 600), au Luxembourg (3 900), en Belgique (2 500) et en Autriche (2 100) ; les plus faibles au Portugal (30), en Estonie et en Espagne (55 chacun) et en République tchèque (70).

A Malte, 60% des demandeurs provenaient de Somalie, en Pologne, 57% de Russie, en Lettonie, 51% de Géorgie, en Lituanie, 48% de Géorgie, en Estonie, 45% deGéorgie et en Hongrie, 41% d’Afghanistan.

En 2012 dans l’UE27, 73% des demandes de première instance ont fait l’objet d’un rejet, 14% se sont vu octroyer le statut de réfugié, 10% la protection subsidiaire et 2% une autorisation de séjour pour raisons humanitaires. Eurostat 22/03/13.

 

Chaque année dans le monde, une bonne gestion de l'eau permettrait d'éviter 1,4 million de décès d'enfants par diarrhée ; 860 000 décès d'enfants par malnutrition, 500 000 décès par paludisme, 200 000 décès par noyade. Valeurs mutualistes Avril 2013

 

Selon l'OCDE, le non-recours aux droits sociaux atteint 20 à 40% des ayants droit. En France, il varie entre 10 et 90% en fonction des prestations : 50%pour le RSA, 68% pour le RSA activité en 2011.Valeurs mutualistes Avril 2013

 

En 1 mois, 8 personnes se sont immolées par le feu en Bulgarie. CI 28/03-03/04/13.

 

Consultation britannique sur l’UE : En parallèle du débat au sein de leur classe politique sur l’avenir du Royaume-Uni dans l’UE, les Britanniques ont lancé en juillet 2012 une consultation aussi inédite que titanesque. Fiscalité, santé, libre circulation des biens et des personnes, immigration et asile, transports… 32 rapports différents seront petit à petit rendus publics entre juin 2013 et décembre 2014 afin de peindre un tableau exhaustif de ce que l’Europe apporte ou non au Royaume-Uni. Chaque ministère est responsable d’une série de sujets… tous les professionnels qui le veulent peuvent contribuer au débat ... « Nous devons examiner si l’équilibre est bon dans de très nombreux domaines dans lesquels l’UE a légiféré....», a expliqué le Premier ministre. Cameron grave sa promesse de référendum dans le marbre « Cette consultation va servir de base au Royaume-Uni pour formuler ses demandes à l’UE », explique G. Gottfried, chercheur à Londres à l’Institut de recherche en politique publique (centre-gauche). L’idée sous-jacente d’une Europe à la carte a reçu une fin de non-recevoir à Paris et à Berlin. L’objectif de la consultation est de « permettre un débat fondé sur des faits et des chiffres », (source britannique), notamment pour lutter contre les eurosceptiques. Elle ne sera ni les prémisses d’un départ du Royaume-Uni de l’UE, ni une base pour négocier une « Europe à la carte », assure-t-elle…. La rédaction d’un document global, qui comprendrait les principaux constats est en outre encore en discussion. La possibilité pour les gouvernements étrangers de donner leur point de vue, s’ils le souhaitent, n’aide pas, cependant, à clarifier l’objectif de la consultation. La France et l’Allemagne auraient déjà refusé de se mêler de cet « exercice britannique pour les Britanniques ». D’autres pays comme l’Italie, le Portugal, ou la Roumanie ont en revanche fait part de leur intérêt, selon des sources britanniques. « Ils pourront contribuer à élargir le débat au sein de l’UE, pour faire en sorte que l’Europe fonctionne mieux » (même source). « Le gouvernement essaie probablement de comprendre où sont ses alliés », estime quant à lui G. Gottfried. D. Cameron a annoncé la tenue d’un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’UE d’ici la fin de l’année 2017. Le Premier ministre a souhaité placer le « marché intérieur au cœur » de la future relation entre le Royaume et l’UE. Il a également martelé son souhait de voir la Grande-Bretagne rester dans l’Union. EurActiv.fr 02/04/13.

 

63,5% des Grecs sont en faveur de l'euro malgré la rigueur imposée au pays depuis 4 ans... 58,5% sont pour le maintien dans la zone euro mais en suivant une « politique économique différente. » Libération 01/04/13.

 

Angela Merkel voyage. Depuis 2007, 274 déplacements à l'étranger : 168 en Europe, 59 en Asie, 29 en Amérique du Nord, 11 en Afrique et 7 en Amérique latine... Dans cet agenda surchargé, la Chine occupe une place particulière avec 6 longues visites officielles en 6 ans, dont 2 en 2012. A chaque fois, A. Merkel se rend à Pékin et en province. En 10 ans, le commerce entre les 2 pays est passé de 36 à 144 milliards d'euros. La Chine est devenue le troisième partenaire commercial de l'Allemagne (derrière la France et les Pays-Bas) et, sur les 10 dernières années, l'Allemagne a affiché 6 excédents commerciaux. Presseurop 02/04/13

 

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 16:25

 

Ainsi, on peut conclure que les mesures d’austérité draconiennes qui ont été imposées par la panique conjointe du marché et des décideurs ont non seulement produit une profonde récession dans les pays qui ont été exposés à un tel remède, mais aussi que, jusqu’à présent, ce remède n’a pas fonctionné. En fait, il a conduit à des rapports  de dette sur PIB encore plus élevés, et a sapé la capacité de ces pays de continuer à rembourser leur dette. Article difficile mais très intéressant http://www.telos-eu.com/fr/europe/zone-euro-lausterite-et-la-panique.html

 

Un éditorial du FT appelle le gouvernement à faire davantage pour relancer la croissance. Revue de presse de l'ambassade de France à Londres 11/03/13.

 

Les contribuables allemands sont appelés à la rescousse non pour aider les Grecs et les Espagnols - qui ne cessent de se serrer la ceinture - mais les banques allemandes et françaises (Deutsche Bank, BNP...) qui sont les premières à bénéficier des aides soi-disant attribuées à la Grèce et à l'Espagne, en tant que créditrice privilégiées des banques des pays concernés. D'après Oskar Lafontaine. http://www.michel-verrier.com/revue-presse-allemagne/?2013/03/11/1317-merkel-courtise-les-riches-selon-lafontaine-wiesbaden-nouveau-revers-pour-la-cdu-spd-plateforme-electorale-gauche-cout-du-travail-en-hausse

La croissance économique des États-Unis et du Japon devrait encore s’affermir et la zone euro connaître une amélioration, tandis que la vigueur de l’activité se modérerait en Chine, selon les données avancés de l’OCDE publiés lundi 11 mars. Euractiv 12/03/13

 

En Bulgarie, le président a nommé l’ambassadeur à Paris, Marin Raykov, à la tête d’un gouvernement de technocrates qui conduira le pays jusqu’aux législatives de mai. Il succède à Boïko Borissov qui a démissionné sous la pression de la rue. Dimanche, des milliers de personnes ont de nouveau protesté contre la pauvreté et la corruption. Euronews 12/03/13.


100 milliards de dollars, montant des ventes d'armes classiques - chars, avions, certaines armes légères et artillerie – par an dans le monde : Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie, principaux exportateurs. Libération 13/03/13.


  En tout cas, ils (Conseil européen et CE) ne peuvent pas nous mettre sur le dos leur incapacité à décider des bonnes politiques. Alors qu'ils ont les pleins pouvoirs depuis 3 ans, 7 pays de la zone euro sont en récession et 9 en stagnation. Quelle « réussite »... Guy Verhofstadt, président du groupe libéral au PE. Libération 14/03/13.

Le « volumineux » programme de campagne marque, pour la presse, un virage à gauche des SPD... les quotidiens retiennent que « le SPD veut augmenter impôts et taxes » (FAZ), que « Steinbrück veut augmenter les contributions des riches » (Süddeutsche Zeitung) pour financer de nombreuses mesures contre la précarisation du travail. Les journaux relèvent la phrase dans laquelle le candidat du SPD déplore que « beaucoup de choses se sont déséquilibrées dans l’économie », exemple la « fracture sociale croissante entre riches et pauvres » et « les ressources catastrophiquement basses » de nombreuses communes.

« Le SPD défend avec véhémence l’Agenda 2010 et veut le corriger exhaustivement», Tageszeitung qui, comme les autres quotidiens, considère qu’il s’agit d’un exercice d’équilibre. Revue presse hebdomadaire Ambassade de France 08-15/03/13.



Consciente des risques, mise en garde sur les excès de sa politique par le FMI..., l'Europe semble prête à faire un geste pour alléger l'austérité. Si en façade, rien n'est concédé aux apôtres de la rigueur que sont A. Merkel ou M.Rutte, dans les faits, l'Europe se montre déjà plus indulgente. Ce qui n'est pas pour déplaire aux marchés. Sur recommandation de la CE, l'Eurogroupe a accordé 2 ans de délai à la Grèce pour respecter ses objectifs de déficits; l'Espagne a obtenu 1 an supplémentaire et le Portugal pourrait obtenir 2 ans de plus pour revenir aux 3%. La France, quant à elle, négocie d'arrache-pied un an de délai pour revenir sous les 3% de déficit. Le Figaro 15/03/13.

 

Suisse : manifestation contre l'austérité : 20.000 professeurs, policiers, travailleurs de la santé et autres fonctionnaires ont manifesté à Berne contre des mesures d'austérité et ont exigé de meilleures conditions de travail et des augmentations de salaire. "Le canton de Berne n'a pas assez d'argent et ce sont les fonctionnaires qui en paient le prix", a dénoncé M. Gerber, porte-parole du syndicat enseignant de la région... les manifestants ont pressé le gouvernement cantonal de "cesser la démolition". JDD 16/03/13.


6 États-membres de l'UE ont accepté l'adoption par les couples homosexuels : Belgique, Danemark, Espagne, Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni. Libération16-17/03/13.


Les pays de la zone euro ont conclu un accord de sauvetage de Chypre, en présence de représentants de la CE, de la BCE et du FMI. 10 milliards d’euros seront apportés par l’UE et le FMI. Le reste, 5,8 milliards, provient d’une taxe exceptionnelle sur l’argent déposé dans les banques. Pour la première fois depuis le début de la crise de la zone euro, les épargnants - y compris les plus petits - sont mis à contribution. Pour les dépôts inférieurs à 100 000 euros, le taux de la taxe est fixé à 6, 75 %, et 9, 9 % au delà.
Dans son intervention, le président a affirmé avoir défendu l’intérêt des citoyens chypriotes... Le gouvernement chypriote a tenu à taxer l’ensemble des épargnants alors que Berlin acceptait que seuls ceux au-dessus de 100 000 euros soient concernés, a déclaré Wolfgang Schäuble. Selon le FT, Nicosie refusait de taxer à plus de 10 % les gros dépôts, de peur de voir les investisseurs quitter le pays. De nouvelles négociations sont en cours et les taux pourraient être revus : 3 % pour les sommes allant de 0 à 100 000 euros, 10 % de 100 000 à 500 000 et 15 % au-dessus.

Avec une législation accommodante et des taux plus intéressants qu’en Allemagne ou en France, Chypre est un paradis fiscal au cœur de l’UE. Les dépôts représentent 80 milliards d’euros, soit sept fois sa richesse nationale. 20 milliards viennent de Russie avec de fortes suspicions sur leur origine mafieuse.
L’accord prévoit aussi une hausse du taux d’imposition des entreprises. A hauteur de 10 % aujourd’hui - le plus faible de l’UE - il doit atteindre 12, 5 %. EurActiv.fr 18/03/13.

 

Chypre connaît... un système bancaire en faillite dont l'UE exige le sauvetage par les contribuables...
En finançant le sauvetage de ses banques par un prélèvement progressif sur les avoirs bancaires, Chypre innove radicalement. L'objectif de la CE, poussée par le gouvernement allemand, est double : faire payer les oligarques russes [1]... et épargner les oligarques européens... les actionnaires des banques européennes...
Cette décision est évidemment inacceptable pour les petits et moyens déposants, spoliés pour une affaire qu'ils ne comprennent pas et dans laquelle ils n'ont aucune responsabilité. … Elle est également inacceptable du fait qu'une nouvelle fois, les créanciers imprudents sont sauves par l'argent du public.
En revanche, que l'UE valide une taxe exceptionnelle et progressive sur les grandes fortunes pour rembourser la dette des banques constitue un précédent très intéressant. Il est donc possible de faire payer les riches par une méthode ô combien expéditive, un prélèvement direct voté par le Parlement sur les avoirs bancaires, y compris les produits financiers.
[1] Chypre est un paradis fiscal, ses banques recyclant des capitaux venus de l'étranger, et la taxation prévue des dépôts devrait porter un sérieux coup à l'un des paradis fiscaux de l'Union européenne. Attac France, 18/03/13


Les intérêts versés par les établissements chypriotes sont particulièrement élevés : la PrivatBank (filiale de la plus grande banque ukrainienne) propose de 3,2 % à 9,5 % (selon la somme et la durée de dépôt)… Coulisses de Bruxelles 18/03/13.


  Les dirigeants européens monnayent leurs citoyens Gazprom serait prêt à financer la restructuration du secteur bancaire chypriote en contrepartie de l'octroi des droits pour l'exploitation du gaz chypriote. L'entreprise a démenti... Il ne serait pourtant pas étonnant que l'UE accepte une telle offre : "On a atteint le point où un groupe propose de racheter un État de l'UE... Le danger consiste à perdre les conquêtes de la démocratie, de sorte que nous ne soyons plus dirigés que par une entreprise unique et gigantesque." Eurotopics Diário de Notícias 19/03/13/.

 

 

 

 

TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit

 

Avec une fausse déclaration, Sarkozy occupe l'actualité pendant... Autrefois, il lançait une idée par jour. Maintenant il lui suffit de parler une fois par mois pour ne rien dire et les journalistes assurent l'après vente... 11/03/13

 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 23:13

 

 

 

 

Les parlementaires européens ont approuvé à une très forte majorité (506 voix contre 161 et 23 abstentions), une résolution présentée par le PPE, le PSE, les Libéraux, les Verts et la GUE qui rejette le budget européen adopté, après de longues négociations, par le Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement.

 

Les chefs d'Etat et de gouvernement affirment que la réponse à la crise doit être un renforcement de l'Union et proposent un budget d'affaiblissement de cette Union ! Même si le montant de ce budget reste, dans toutes les propositions, à la limite du ridicule : 0,9%, 1%, 1,1% ou 1,2% du PIB européen, 67 centimes par Européen et par jour (Libération 23/11/12.). Mais les variations gardent leur importance au niveau symbolique.

 

Ce coup d'éclat du PE n'est pas anecdotique. Il a été rendu possible par le traité de Lisbonne qui donne au PE un pouvoir de codécision sur le budget européen. Malgré toutes les pressions, officielles ou discrètes, à un an des prochaines élections, les parlementaires ont désavoué leurs chefs de gouvernement.

 

Le contrôle du budget est la « mère » des batailles politiques et démocratiques. Les Parlements ont souvent été institués pour consentir à l'impôt au nom des peuples qu'ils représentent et la discussion du budget est l'instrument essentiel d'élaboration des politiques et de contrôle de l'exécutif. La PE est-il sur cette voie ?

Au delà du rejet du budget qui a fait événement, en parcourant la résolution, il apparaît que le PE soulève des questions essentielles :

  • Et tout d'abord le rôle du Parlement lui-même qui refuse de n'être qu'une chambre d'enregistrement : « les négociations sur des éléments soumis à la procédure législative ordinaire ne sauraient être préemptées par les conclusions du Conseil européen ».
    Il affirme sa détermination « d'exercer pleinement ses prérogatives législatives, telles qu'elles sont fixées par le traité de Lisbonne » et vouloir « de véritables négociations avec le Conseil », le vote ne venant « qu'après la conclusion heureuse de négociations substantielles avec le Conseil ».
     

  • Le deuxième point porte sur la nature même du budget et on s'éloigne quelque peu de la bataille de boutiquiers qu'a donné à voir le Conseil.
    Le budget doit être « 
    un budget moderne, prévoyant, souple et transparent, qui puisse produire de la croissance et des emplois et combler le fossé entre les engagements politiques de l'UE et ses moyens budgétaires », en augmentant « substantiellement ses investissements dans l'innovation, la recherche et le développement, les infrastructures et la jeunesse... le changement climatique et l'énergie... l'inclusion sociale... »

  • Un troisième point porte sur la nécessité d'un « accord sur une réforme en profondeur du système de ressources propres »; qui « réduise la part dans le budget de l'Union des contributions fondées sur le revenu national brut (RNB) à un maximum de 40 % et mette fin à tous les actuels rabais et autres mécanismes de correction » notamment avec « la taxe sur les transactions financières devraient être affectées, du moins en partie, au budget de l'Union, en formant de véritables ressources propres ».

Avec ces prises de position, le PE joue pleinement son rôle en faveur d'un budget européen contrairement à celui présenté par le Conseil et il n'est guère étonnant que celui-ci ait reçu le soutien essentiellement des eurosceptiques et autres conservateurs....

 

Ce n'est pas un coup d'Etat démocratique. Il n'y a pas eu de déclaration fracassante, type « serment du jeu de paume » et le PE se place dans le cadre des institutions, c'est à dire d'une nouvelle négociation entre le Conseil et le Parlement pour aboutir à un compromis. Le Parlement avance des conditions qui n'ont rien de révolutionnaire mais qui promettent, si le Parlement maintient ses positions, un véritable bras de fer.

 

Le moment est favorable au Parlement. En l'absence de compromis, le budget de 2012 serait reconduit pour 2013 et serait dans le débat des prochaines élections européennes avec les questions politiques importantes que pose la résolution : rôle du PE, ressources propres pour le budget, mise en cohérence du budget avec les propos sur l'avenir de l'Union...

 

Le moment est, peut-être, moins favorable pour les parlementaires qui, bien qu'appartenant au même parti, votent contre la politique de leur gouvernement ce qui risque de peser lourdement sur leur désignation comme candidats aux prochaines élections avec un scrutin de liste...

Si un compromis n'est pas trouvé, cette opposition du PE et du Conseil pourrait être mis sur sur la place publique et faire entrer en jeu les peuples de l'UE qui sont les grands absents du débat.

On peut tenir pour négligeable la lutte de la Confédération européenne des syndicats aussi discrète qu'un lobby et beaucoup moins efficace, qui « réussit » à rassembler quelques milliers de personnes à Bruxelles contre l'austérité quand de vraies manifestations de masse se déroulent dans de multiples pays de l'UE.



Le Parlement européen est la seul instance européenne élue au suffrage universel direct avec une participation populaire qui diminue à chaque nouvelle consultation. Probablement sensible à cette progressive désaffection, le Parlement pense améliorer sa « légitimité démocratique »en demandant qu'après la consultation de 2014, le PE et la CE puissent « reconfirmer les priorités budgétaires de l'Union » et même envisager une « révision complète et obligatoire ».

Le projet de budget du Conseil, compromis entre chefs d'Etat et de gouvernement, a été présenté comme LE budget qu'allait adopter le Parlement alors que celui-ci avait annoncé son opposition « en l'état ». Le passage en force a échoué.
Dans la résolution du PE, l'accent a été mis sur le REJET. Mais le ton, le contenu de la résolution sont au moins aussi importants que le rejet et, au moins, donnent un sens à ce rejet.
Quelle peut être la ligne du compromis entre ce budget et cette résolution ? Si le PE veut persister non seulement dans le paraître mais dans sa recherche d'une voie démocratique pour l'UE, il faut espérer qu'il refusera un compromis - une des 50 nuances du gris – incompréhensible.

A défaut sa relative légitimité comme celle du Conseil continuera à faiblir. Et les peuples à se détacher de l'Union européenne. Jusqu'à l'explosion ?

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 10:16

François Hollande n'a pas voulu faire la même erreur que François Mitterrand : « la relance dans un seul pays », ce qui l'avait rapidement conduit à un virage et à rentrer dans le rang.

Comme Mitterrand, il n'a pas voulu rompre avec l'Union européenne. Il a annoncé qu'il refuserait de soumettre le pacte fiscal dans sa forme originale à l’Assemblée nationale et qu'il obtiendrait auparavant un volet «  relance  ». M. Schockenhoff, député allemand et vice-président du groupe CDU/CSU, président du groupe franco-allemand, a répondu que le pacte pouvait être modifié « dans sa rhétorique », non dans sa « substance  ». « Nous pouvons y mettre un beau paragraphe sur la croissance. Nous pouvons aussi répéter de nouveau ce qui y est déjà dit avec d’autres mots et en expliquant que nous nous engageons aussi à nous préoccuper de la croissance. Comme ça, Hollande pourra dire chez lui : ’J’ai fait en sorte que le pacte budgétaire traite de croissance’. » http://www.euractiv.fr/election-presidentielle/pacte-budgetaire-allemagne-prepare-arrivee-hollande-14444.html

 

C'est effectivement ce qu'il s'est passé. François Hollande a, finalement, assumé au nom de la France la signature, par son prédécesseur, du Pacte de solidarité et de croissance. Sans pouvoir réellement l'infléchir. Ce que, fraîchement élu, il disait avoir réussi au sommet de juin 2012 et qui n'a été entériné ni en novembre ni, encore moins, en janvier 2013.

 

Pour avancer, il a rompu son isolement en constituant un front de la relance avec, essentiellement, Mario Monti (pourtant un eurocrate) et Mariano Rajoy (pourtant un conservateur) face à la coalition libéro-vertueuse regroupée derrière Angela Merkel : coalition renforcée par le Royaume-Uni et David Cameron. Dont l'énergie a été récompensée, faisant de cette alliance un groupe plus libéral qu'européen.

 

En plus, au delà de leurs sentiments personnels, Angela Merkel comme David Cameron, pour gagner les prochaines élections, doivent tenir compte de la montée de l'euroscepticisme dans leur propre camp : UKIP (United Kingdom Independence Party = Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni ) et Alternative für Deutschland (Alternative pour l’Allemagne)..http://www.endzeit-news.org/neue-partei-alternative-fur-deutschland-will-euro-abschaffen/

 

François Hollande a refusé l'affrontement et la croissance reste un voeu pieux. Il a accepté le pacte que beaucoup, non seulement à gauche, estiment catastrophique pour la croissance et pour les peuples de l'Union.

 

Face au R-U de Cameron et à l'Allemagne de Merkel, la France de Hollande ne fait pas le poids. N'est pas de Gaulle qui veut. L'Europe et la France d'aujourd'hui ne sont pas celles d'hier.

La seconde guerre mondiale est finie. Et l'après guerre aussi. Les politiques au pouvoir aujourd'hui sont nés après la guerre ! Le passé historique a cédé au présent économique. La solidarité de l'après-guerre a fait place à l'individualisme, la vision communautaire de l'Europe aux égoïsmes nationaux. Et le libéralisme triomphe..
Le dernier sommet européen en est la preuve évidente. Pour la première fois le budget de l'Union européenne a été revu à la baisse. Et chaque chef d'Etat n'a parlé que de ses intérêts d'Etat réels ou supposés. Aucun n'a incarné une vision à long terme de l'Union européenne et aucune instance européenne. Reste, peut-être, le Parlement européen.

 

Hollande, sans dire ouvertement qu'il ne respectera pas le pacte, avance en traînant les pieds. Il sait qu'il a des alliés. Les « pays du club med », mais aussi la politique économique des États-Unis, les déclarations des plus grands économistes et même, dans une certaine mesure, le FMI.

 

N'ayant pas réussi à entraîner l'Union européenne dans une politique de relance, il doit élargir le nombre de ses alliés, notamment les PECO (pays de l'Europe centrale et orientale), ces alliés traditionnels de la France, bêtement méprisés par Jacques Chirac. Ils ont adhéré à l'UE à défaut de pouvoir adhérer directement aux États-Unis, ils sont séduits par la puissance allemande et sa réussite économique dont, comme les autres, ils pâtiront un jour.

 

François Hollande espère dans une reprise qui tarde mais qui lui permettrait une autre politique économique et d'avancer vers le respect des critères de Maastricht, de façon peut-être plus efficace et surtout moins douloureuse.

Cette reprise pourrait venir des États-Unis ! « Avec les nouvelles surprenantes qui s'accumulent, l'économie américaine semble se relever de la crise plus vite que prévu. Chômage en nette baisse, des indices boursiers en pleine forme... Cette semaine a vite chassé les inquiétudes occasionnées par le déclenchement des coupes budgétaires automatique. Malgré une alerte avec une chute de la croissance du dernier trimestre 2012, la première puissance mondiale a retrouvé une forme de tous les diables. » http://www.huffingtonpost.fr/2013/0...

 

Jusqu'à maintenant, au niveau institutionnel, seul le Parlement européen a joué son rôle dans le débat sur le budget. Traduira-t-il ses déclarations fortes par un rejet du budget européen ? Etant donné que la presque totalité des gouvernements sont de droite, le risque est grand que les députés refusent de déjuger leurs gouvernements !


Refuser de voter le budget serait loin d'être une catastrophe. Ce serait même un bienfait à plusieurs titres.
Comme l'a fait remarquer Cohn-Bendit, si le vote du PE est positif, le budgets annuel de l'UE est adopté pour 7 ans ! Deux mandatures du PE. Avec une législation de ce type, le budget de la France voté en 2012 par la majorité UMP serait valable pour toute la présente mandature et le début de la suivante !

Plus grave, en adoptant ce budget pour 7 ans, le Conseil semble dire que la crise va durer 7 ans et qu'il ne faut pas prévoir un développement budgétaire de l'Union européenne pendant cette même période ! C'est un message clair de régression européenne. Budget de crise ou budget de croisière anti européen ?

 

Si le PE rejette le budget adopté par les le Conseil, le budget de 2012 sera reconduit en 2013, puis, éventuellement, en 2014... Ceci aurait l'énorme intérêt de placer le budget de l'UE au centre du débat des élections européennes de 2014. Enfin, une élection européenne pourrait avoir comme objet central l'Union européenne et son budget ! Ce serait donner aux peuples de l'Union une partie du pouvoir qui leur a toujours été refusé. Ce pourrait être l'occasion de l'ouverture d'un espace public européen !

 

Perspective intéressante. Mais les peuples auront-ils la patience d'attendre et de subir jusque là. A chaque fois qu'ils en ont la possibilité, ils disent leur opposition à la politique suivie : en votant pour l'opposition ou en s'abstenant parce qu'ils pensent que l'opposition ne fera pas mieux ou en votant pour ceux que les « compétents » qui ont la solution à tous les problèmes depuis des années, appellent des « clowns »...

Et, au delà des élections, les peuples de l'Union se révoltent tour à tour, de la Grèce au Portugal, de l'Italie à la Bulgarie, séparément dans de nombreux pays de l'Union. Mais ces révoltes sont séparées. Dispersées. L'indignation est partout. Sans véritable printemps européen. Pour tout chambouler. Jusqu'à quand ?

 

Car si malgré une crise financière qui dure maintenant depuis 5 ans , l'euro se porte bien grâce notamment à une décision de Mario Draghi, la cure d'austérité entraîne de lourds sacrifices pour les populations sans ouvrir de perspectives, d'espérance pour les peuples.

 

Il n'y a pas d'espace politique européen, les élections européennes de 2014 pourraient ouvrir un tel espace. Il n'y a pas « d'espace social » européen. Mais de multiples espaces nationaux politiques ou sociaux. Les peuples du nord de la Méditerranée sauront-ils créer des réseaux sociaux européens nécessaires pour aller au delà des « indignés » et ouvrir la voie à une Europe de la solidarité.

 

Paradoxalement, le salut viendra-t-il de la révolte des peuples contre les gouvernements fossoyeurs de l'Europe au profit du libéralisme ? Sur quelles forces peuvent-ils compter ?

 

Il est permis de rêver.

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 10:28

 

 

Le pays plongé dans la récession et soumis à un effort de rigueur sans précédent établit un nouveau record de demandeurs d'emploi. Cela représente plus de 26% de la population active.
5.040.222 chômeurs. Pour la première fois, le nombre d'Espagnols inscrits aux Services publics de l'emploi (SPE, l'équivalent de Pôle emploi) a franchi la barre des 5 millions. Le Fgaro 04/03/13.

Le monde n'a jamais compté autant de milliardaires... 1 426 cette année, 200 de plus que l'an dernier, dont le plus riche est toujours le Mexicain Carlos Slim, selon le classement annuel 2013 Forbes.
Deux Français se hissent à la 9eet 10eplaces... Liliane Bettencourt (L'Oréal) est désormais la femme la plus riche au monde (9e, 30 milliards de dollars, soit environ 23 milliards d'euros) et Bernard Arnault... 10eavec une fortune estimée à 29 milliards de dollars.
Les quatre pays qui comptent le plus de milliardaires sont les Etats-Unis (442), la Chine (122), la Russie (110) et l'Allemagne (58). Le Monde.fr 04/03/13.

 

La Lettonie officiellement candidate à l'euro : les 17 pays de la zone euro devront donner leur accord après une étude approfondie. En mai 2012, la Commission européenne a jugé que le pays n’était pas encore prêt. Euractiv 05/03/13.

 


Le syndicat allemand IG Metall revendique des augmentations de salaire allant jusqu'à 5,5% pour les 3,7 millions d'employés de la métallurgie. Libération 05/03/13.

 

  "Le plébiscite helvétique a porté le coup de grâce aux minces espoirs britanniques. … La préoccupation des Britanniques, à savoir que le plafonnement des bonus chasse les banques et banquiers d'Europe, vient de la crainte que Londres soit la première à en pâtir... Londres s'achemine vers une défaite qui risque d'éloigner un peu plus la G-B de l'UE. L'isolement est manifestement un prix que Londres est prêt à payer pour un euroscepticisme qui a gagné sapolitique gouvernementale." Il Sole Eurotopics 05/03/13.

 

Portugal :Plus d’un million de personnes sont descendues dans les rues du pays pour demander la fin de l’austérité. Un mécontentement croissant qui pourrait bouleverser le système politique en place depuis la chute de la dictature...
Si l’opposition ne parvient pas à donner corps à une alternative crédible et si le principal parti de la droite portugaise entre en désagrégation, les premiers qui en profiteront, sérieux ou populistes, comédiens ou hommes d’état, pourront provoquer un séisme politique. Parce que le séisme social, lui, est en train d’avoir lieu. Sans que, apparemment, les institutions et les partis réagissent. Presseurop Expresso 05/03/13.

 

  Car, comme avec le cholestérol, il faut distinguer le bon populisme (proche du “capital social” universaliste, source de confiance) du mauvais populisme (capital social mis au profit d'intérêts particuliers, source de méfiance). Le mauvais populisme, c'est celui de Berlusconi et des caudillos de son acabit : un parrain mafieux qui prend ses partisans en otage pour les exploiter pour son seul intérêt personnel. Presseurop El Païs 05/03/13.

 

Le Financial Times annonce... le projet des grandes banques de la City londonienne de poursuivre l’UE en justice sur la question de la limitation des bonus. Revue de presse ambassade de France à Londres 05/03/13.

 

  Selon plusieurs quotidiens allemands, un parti anti-euro devrait participer aux élections fédérales de septembre 2013 : Alternative pour l’Allemagne. Le parti serait conduit par un ancien patron de la fédération allemande des industries. Le programme d’Alternative pour l’Allemagne se fonderait sur deux « constats » : l’économie allemande se porterait mieux avec le Deutschmark et le pays n’a pas à éponger les dettes de pays de l’eurozone peu soucieux de l’équilibre de leurs finances publiques. http://www.euractiv.fr/institutions/analyse/euroscepticisme-touche-t-il-allemagne-18344.html

Le PIB de la zone euro en baisse de 0,9% et celui de l’UE27 de 0,6% par rapport au quatrième trimestre 2011 Eurostat 06/03/13.

 

Réunion, à Varsovie, du groupe de Visegrad (Pologne, République tchèque, Slovaquie et Hongrie), le 6 mars : les dirigeants des pays de l’alliance d’Europe centrale ont discuté, avec François Hollande et Angela Merkel, des projets destinés à coordonner la politique de défense du groupe. 07/03/13 Presseurop Gazeta Wyborcza, Pravda

 

Depuis 2011, les entreprises allemandes, grandes consommatrices d’électricité, sont exemptées de la redevance sur le réseau électrique. Un avantage fiscal qui leur a permis d’économiser environ 805 millions d’euros. La CE a ouvert cette procédure suite à des plaintes d’associations de consommateurs et de fournisseurs d’énergie. 07/03/13 Presseurop Süddeutsche Zeitung


Défense européenne : Dans le cadre la réforme du Livre blanc, les Français sont à 90% d’accord avec l’idée d’intensifier les « efforts de collaboration entre les armées européennes » (37% totalement, 53% plutôt d’accord). Avec 2% totalement contre, on pourrait presque parler d’un plébiscite ! Ils sont aussi une nette majorité (79%) à vouloir réviser la politique d’intervention extérieure (79%) comme de moderniser les équipements (80%) ou de soutenir l’industrie française de défense (83%). On est ainsi dans une posture socialo-gaulienne, révisée Monnet, si on peut dire. http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/armees-europeennes/les-francais-aiment-larmee-quand-elle-seuropeanise-et-quand-elle-defend-les-interets-francais.html

 

 

Les aides astronomiques consenties aux banques européennes n’ayant pas permis de relancer la croissance, le climat change en Europe. La grogne monte contre les abus du secteur privé. L’opinion a soif de vengeance... Les banques ne peuvent s’en prendre qu’à elles-mêmes. Elles ont voulu voler trop près du soleil et l’ire [du peuple] a fait fondre leurs ailes dorées. Elles n’ont qu’une excuse. La cupidité de la City n’était rien comparée à l’insanité de la Banque d'Angleterre et du ministrère des Finances, qui ont accepté d’ouvrir leurs caisses. Jamais, dans l’histoire de l’économie britannique, on n’aura jeté autant d’argent par la fenêtre pour une cause aussi vaine. Et toujours sans l’ombre d’un remords. Presseurop Guardian 08/03/13.

 

  Le discours de politique économique de David Cameron suscite un grand nombre de commentaires très critiques. Comparé à Me Thatcher célèbre pour sa petite phrase « there is no alternative » (Tina), le Premier ministre a affirmé qu’il ne changerait pas de cap, car il n’y a pas d’autre solution que l'austérité actuelle. Le Daily Telegraph se déclare déçu (pas d’annonce de réduction d’impôts). Le TIimes estime que Cameron se trompe : si la réduction du déficit doit rester une priorité, il faut aussi penser à la croissance. Le FT assure que prétendre que des plans mis en place il y trois ans ne peuvent pas être changés, est de la folie. The Economist réclame des investissements dans les infrastructures. Revue de presse de l'ambassade de France à Londres 08/03/13.

 

  La note de crédit de l’Italie a été abaissée par l’agence Fitch Ratings qui l’a ramené de A- à BBB+. Fitch étaye sa décision par des élections législatives qui n’ont pas abouti à une majorité claire et le risque d’une récession plus longue que prévu. L’agence a assorti sa note d’une perspective négative et pourrait donc abaisser cette note si la récession devait s’aggraver. Fitch anticipe une contraction de 1,8% du PIB italien cette année. Euronews 08/03/13.

 

TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit TOUIT touit

 

 

La France, Libé vont mal. Demorand, revendicateur-chef pour une + grande hiérarchie des salaires à Libé, pour l'augmentation de son salaire ? 05/03/13.

 

Le Pape s'en va ! Chavez meurt ! Après 10 mois d'un presque silence, c'est reparti pour une sarko-dose mensuelle, hebdomadaire, quotidienne. 06/03/13.

 

Chérèque parti, Thibault partant, tout est précaire, Parisot, dégage ! 07/03/13.

 

Israël : Palestiniens, bus séparés. Paris : taxis roses pour femmes (Bournazel). Petit ou grand, chacun son mur ! 10/03/13.

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