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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 20:27

 

 

 

Espagne : Fin décembre, le pays comptait 5 965 400 chômeurs, soit plus de 26% des actifs... les jeunes 55,13% de la tranche d'âge 16-24 ans. La récession devrait s'établir à – 1,5% en 2012, - 0,5 en 2013 suivant le gouvernement et - 1,5% suivant le FMI. Libération 25/01/13.


"L'Europe a décidé de laisser la France seule. L'engagement militaire français ressemble ainsi à une action néocoloniale, destinée à protéger les intérêts français. Il y avait une alternative : nous aurions pu reconnaître l'importance pour l'Europe de stopper l'avancée de l'islamisme radical. Comprendre qu'il incombait à la 'communauté politique' européenne d'affronter cette menace et d''européaniser' l'intervention au Mali. Nous aurions alors peut-être créé les conditions d'une plus grande solidarité en Europe. Il est certain que cela n'aurait pas suffi à forger une Europe unie, mais on aurait au moins commencé à réfléchir dans le sens d'une 'communauté de destin'. Mais on a opté pour la stratégie de la passivité..." Corriere della sera Eurotopics 28/01/13.


 

De 2008 à 2011, ArcelorMittal Finance, en Belgique, a généré, 5,8 milliards d’euros de profits. Mais... elle a pu profiter des “intérêts notionnels”,une spécificité de la fiscalité belge qui prévoit une déduction fiscale sur les capitaux à risques. En 4 ans, la banque a déduit 5,6 milliards : par conséquent, ArcelorMittal a payé des impôts sur une seule année, en 2008, et pour un montant de 81 millions d’euros. Cela correspond à un taux d’imposition moyen de 1,4 % sur ces quatre années. Presseurop Le Soir 28/01/13.


Les partisans d’un maintien du R-U dans l’UE ont pour principal argument le marché unique, mais les bénéfices en sont grandement exagérés. Tout d’abord, au sein de la zone euro, Me Merkel et M. Hollande se sont mis d’accord pour faire en mai une proposition commune en matière d’intégration économique, qui couvrira les marchés de l’emploi, la sécurité sociale et la stabilité financière. En d’autres termes, la zone euro est en train de mettre en place un marché unique au sein du marché unique. Ensuite... il est question... d’une zone transatlantique de libre-échange. Une des grandes conséquences de ce projet... la possibilité de faire circuler librement des produits réglementés dans une juridiction sans qu’il y ait besoin d’autres réglementations. Même si le R-U était en dehors de l’UE, il serait sans aucun doute membre de cette zone de libre-échange. Il ne serait donc pas coupé des échanges commerciaux... le R-U serait toujours dans la zone économique européenne. L’objection à ce genre d’accord, c’est la perte de pouvoir politique : hors de l’UE... Toutefois, cet argument ne tient pas compte de ce que le R-U pourrait négocier... Si l’on est absolument certain de ne jamais rejoindre l’euro, il n’y a plus guère de raisons de rester dans l’UE... Le refus de rejoindre la monnaie unique finira par faire sortir le R-U de l’UE. La question logique dans un référendum – mais elle ne sera jamais posée – devrait être : voulez-vous rejoindre l’euro ou quitter l’Union ? Financial Times Revue de presse ambassade de France à Londres 28/01/13.


 

Que faut-il comprendre de son (Cameron)"discours de Londres" ? Ce que souhaite en fait le chef du gouvernement britannique c'est " une Europe plus compétitive, plus ouverte et plus flexible, et assurer la place du Royaume-Uni en son sein"... il affirmait que "la compétitivité exige de la fléxibilité, des choix et de l'ouverture, sinon l'Europe va se retrouver dans un 'no man's land', coincé entre les économies émergentes d'Asie et les États-Unis qui mènent toujours le marché. L'UE doit être capable d'agir avec la vitesse et la flexibilité d'un réseau, et non la rigidité plombante d'un bloc." Oui à l'Europe donc, mais avec un gros "mais". Toute l'Europe 24/01/13.

 


Le ministre de l’Environnement allemand veut contenir la forte augmentation des prix de l’électricité provoquée par la politique du tournant énergétique engagée par le gouvernement. La loi sur la promotion des énergies alternatives a augmenté la part de ces dernières de 8 à 23 %, mais la taxe payée par le consommateur pour financer le développement du solaire et de l’éolien va coûter plus de 20 milliards d’euros en 2013. En cette année électorale, le ministre veut geler cette taxe pour que le débat sur le tournant énergétique ne soit pas brouillé par la seule question du coût. Le secteur des énergies vertes déplore “un coup mortel”. Presseurop 29/01/13Handelsblatt.

 


 Les troupes britanniques vont « rejoindre la mission française au Mali » (GUARDIAN, SUN et DAILY MAIL). Tous soulignent cependant que celles-ci ne prendront pas part au combat. Revue de presse ambassade de France à Londres 29/01/13.

 


Europa Press informe que l’Italie « ne prêtera finalement pas de soutien logistique à la France » compte tenu « du manque de soutien parlementaire à la demande formulée par le gouvernement technocrate de Mario Monti ». Revue de presse ambassade de France à Madrid 29/01/13.

 


 

En 108 ans d'existence, Rolls Royce n'avait jamais vendu autant : 2 575 voitures en 2012... Alter éco Février 2013.

 

Quand le conseil régional d'Alsace gère 700 millions d'euros de budget, le Bade Wurtemberg, juste de l'autre coté du Rhin en brasse... 37 milliards. Alter éco Février 2013.

 

JP Morgan vient d'annoncerun résultat net de 21,3 milliards de dollars, soit 16 milliards d'euros...Bank of America est parvenu à dégager 2,8 milliards de profits... City Group affiche pour sa part 7,5 milliards de profits...les velléités régulatrices affirmées au plus fort de la crise ne sont plus au rendez-vous... Alter éco Février 2013.


 

Avant la crise, les 29 principales banques mondiales avaient vu leurs notes relevées d’à peine plus d’un cran par les agences de notation, car on tablait sur un soutien de l’État. Or, ces mêmes Léviathans planétaires bénéficient aujourd’hui d’un soutien implicite de près de trois crans... Cela se traduit dans les faits en une importante subvention implicite envers les plus grandes banques du monde sous la forme de coûts de financement réduits et de profits plus élevés. Avant la crise, des dizaines de milliards de dollars chaque année. Aujourd’hui, cela représente des centaines de milliards. http://www.euractiv.fr/economie-et-finance/analyse/letat-et-les-banques-ou-en-est-on-17924.html EurActiv.fr 01/02/13


 

La CE a gelé 890 millions d’aides versées à la Pologne pour l’infrastructure routière. L’événement ébranle l’image du premier bénéficiaire de fonds européens, réputé les employer correctement... après que la justice polonaise a démarré une enquête sur un possible cartel entre les compagnies de construction de routes. 11 personnes inculpées, des cadres d’entreprises ainsi qu’un ancien directeur de la direction publique des routes nationales et autoroutes. http://www.euractiv.fr/economie-et-finance/lue-suspend-laide-a-la-construction-de-routes-polonaises-pour-fraude-17929.html EurActiv.fr 01/02/13


 

Le gouvernement britannique prévoit d'interdire aux immigrés bulgares et roumains l'accès à certaines prestations sociales et de santé... crainte d'une vague d'immigration incontrôlée après l'ouverture du marché du travail britannique... à partir de 2014... L'initiative de Londres est illégitime car elle est prise de manière unilatérale... à l'encontre de citoyens d'un État membre, afin de les priver de droits sociaux et d'aides publiques auxquels ils ont droit… Elle est aussi hypocrite. Car la GB a été le principal promoteur de l'élargissement... sans exiger le respect des stricts critères de Copenhague, lesquels régissent toute nouvelle adhésion. Elle entendait faire de l'UE une simple zone de libre-échange. Eurotopics 01/02/13.


 

Depuis qu’il était devenu évident que l’Allemagne, la France et les autres n’étaient pas prêts à abandonner leur identité nationale, il était facile de présenter l’euro comme une monnaie sans avenir. Personne ne peut être sûr de la survie ad vitam æternam de cette monnaie… Or nous savons désormais que les dirigeants européens n’abandonneront pas avant d'avoir mené un combat féroce. Financial Times Presseurop 01/02/13.

 

 

 

Touit-Touit

 

« Les musulmans convertissent les intégristes catholiques de Civitas.... aux prières de rue ». 29/01/13.

 

« Copé contre le couple homosexuel et même la parité à la tête de l'UMP. » 01/02/13

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Published by Paul ORIOL - dans Polo a lu
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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 23:36

 

«Les États n'ont pas d'amis mais des intérêts» aurait dit le général de Gaulle. C'est en ayant cette idée à l'esprit qu'il faut juger les interventions extérieures des États. Ou les non interventions. Et il faudrait aussi préciser, des intérêts «réels ou supposés».


 

En tout cas, cela incite à ne pas prendre pour argent comptant François Hollande quand il justifie (11/01/13) l'intervention de la France en disant qu'il s'agissait « non pas de ses intérêts fondamentaux mais des droits d’une population, celle du Mali, qui veut vivre libre et dans la démocratie ». Ce n'est pas exactement ce que dit Jean-Marc Ayrault : «Aujourd’hui, nous sommes engagés dans une démarche qui vise à défendre les intérêts de la France et à protéger la France».(AN 16/01/13).


 

Si la France doit intervenir chaque fois que les «droits d'une population» sont atteints, elle aura fort à faire de la Palestine... à la Corée du nord en passant par l'Arabie saoudite. Mais peut-être est-ce cette volonté de défendre tout le monde qui explique que « Depuis l’indépendance des pays africains, la France est intervenue une soixantaine de fois» ? (http://blogs.mediapart.fr/blog/antoine-montpellier/190113/mali-la-france-est-la-source-des-problemes-elle-ne-peut-etre-la).



Il ne faut cependant pas faire porter la responsabilité de toute les interventions extérieures de la France à François Hollande mais, au delà de l'urgence, juger sur pièce plus que sur parole. Pour le moment, ce qui frappe, ce n'est pas le changement mais la continuité.


Le président (Sarkozy) déclarait en 2008 : "La France n'a pas vocation à maintenir définitivement des forces armées en Afrique. L'Afrique doit prendre en charge les problèmes de sécurité". Et en juin 2010, à Nice, lors du sommet Afrique-France, il assurait que "les soldats de la France" n'avaient "pas vocation à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire".
Quelque temps plus tard, oubliant ces déclarations, il faisait entre en action la force Licorne, sous le mandat de l'Onu, pour destituer Laurent Gbagbo.


Le président (Hollande) déclarait en octobre 2012 : "Le temps de la Françafrique est révolu : il y a la France, il y a l'Afrique, il y a le partenariat entre la France et l'Afrique, avec des relations fondées sur le respect, la clarté et la solidarité". M. Hollande a ajouté qu'il comptait bien refermer la longue parenthèse des réseaux d'influence (Le Monde 12/10/12).
Le 11 janvier,
«La France, à la demande du président du Mali et dans le respect de la Charte des Nations unies, s’est engagée pour appuyer l’armée malienne face à l’agression terroriste qui menace toute l’Afrique de l’Ouest... préparer le déploiement d’une force d’intervention africaine pour permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité... que les moyens utilisés par la France soient strictement limités par rapport à cet objectif... protéger nos ressortissants... Je rappelle que la France dans cette opération ne poursuit aucun intérêt particulier... (12/01/13).

 


Passons sur le fait que la protection des ressortissants français, on parle de milliers de personnes, ne soit pas un intérêt particulier pour la France ! Passons sur les discussions autour de la légitimité du gouvernement malien, issu de et mis en question , par un putsch militaire...

 


Pour empêcher l'arrivée des djihadistes à Bamako, inutile de compter sur les troupes de la CEDEAO ou autres contingents de l'ONU ! Les discussions sur une telle intervention traînaient depuis longtemps : «Je rappelle qu’une opération militaire est envisagée depuis avril 2011 ; j’ai en souvenir les déclarations du ministre de la défense en août 2012. J’ai surtout en souvenir le discours du Président de la République le 25 septembre à la tribune des Nations Unies où il évoque un soutien aérien et logistique à une initiative africaine.» (Intervention d'Hervé Morin à l'AN, 16/01/13).

La France faisait pression en faveur d'une intervention et le secrétaire de l'ONU et Romano Prodi l'annonçaient pour l'automne. Après cette information «téléphonée», il n'est pas étonnant que les djihadistes en aient tiré la conclusion logique de ne pas attendre pour lancer leurs troupes vers Bamako !

 


En quelques jours, les déclarations françaises ont beaucoup évolué ! Passant d'un soutien logistique à un appui au sol de l'armée malienne et finalement à un engagement sur le terrain, diplomatiquement, «aux cotés de l'armée malienne»... L'intervention visant à cantonner les djihadistes dans le nord, puis à les repousser, enfin à ne pas tolérer de poches de résistance et à les détruire.
Vérités successives, diplomatiques ou prises de conscience progressives des difficultés de l'entreprise...

 


« Heureux quand ils arrivent, heureux quand ils partent» (un ami parlant de ses enfants et petits enfants...)
Si les choses durent, l
'armée française, accueillie en libératrice à Bamako, risque d'être perçue comme une troupe d'occupation. Pas seulement au nord. Bienvenue en raison des «liens privilégiés», sa présence deviendra «néocolonialiste». Il peut en être de même, avec des mots différents, pour les troupes de la CEDEAO.

 


La réoccupation militaire du nord ne résoudra pas tous les problèmes. La question de l'indépendance ou de l'autonomie de l'Azawad, question posée depuis des dizaines d'années et non résolue malgré plusieurs accords...
En1957, les Touaregs refusaient d'être rattachés à l'ouest-africain et voulaient être intégrés au Sahara français. Ils se révoltèrent à plusieurs reprises en1963-1964, avec une sévère répression qui a laissé des traces. Nouvelle révolte en 1990-1996, puis dans les années 2000. Des accords ont été signés en 1990, 1991, 2006. Puis les Touaregs engagés en Libye sont rentrés, après la chute de Kadhafi, avec armes et bagages et le MNLA (mouvement national de libération de l'Azawad), hostile aux djhadistes, a mis en déroute l'armée malienne et proclamée l'indépendance de l'Azawad jusqu'à l'intervention des djihadistes.


A cet irrédentisme touareg, s'ajoute la présence de djihadistes dont certains sont étrangers, l'AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique) et le MUJAO (Mouvement pour l'unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest) et d'autres touaregs (Ansar eddine).

 

 

L'Algérie a entamé des négociations pour séparer AQMI et le MUJAO du MNLA et Ansar Eddine (islamistes de l'Azawad). Ce sont ces derniers qui semblent avoir pris l'offensive vers le sud.

L'Algérie a combattu férocement les islamistes sur son territoire, ils se sont implantés dans l'Azawad (AQMI). L'Algérie affiche non interventionnisme absolu à l'extérieur et intransigeance absolue à l'intérieur avec les islamistes, la dernière prise d'otage le confirme. Finalement les djihadistes se sont partagés le travail : Ansar Eddine au sud, l'AQMI au nord !

 


Comment va se passer «l'occupation» du nord par des troupes maliennes ou étrangères, arrivées dans les fourgons de l'armée française et suspectant toutes les populations touaregs de solidarité avec les djihadistes. Les «libérateurs»vont avoir quelques difficultés à faire le tri. "Être arabe, touareg ou habillé de façon traditionnelle, pour quelqu'un qui n'est pas de Sévaré, cela suffit à le faire disparaître",(Express 21/01/13). Des plaintes contre les exactions de l'armée malienne existent déjà ! L'armée française va-t-elle rester inerte devant les éventuels écarts de comportement de ces troupes ou va-t-elle les «contrôler» ? A quel titre ?

 


L'engagement particulier de la France peut être qualifié de colonialiste ou post colonialiste car il repose sur un passé et des accords particuliers avec le Mali et la présence de troupes dans divers pays africains qui ont permis une intervention rapide.
Mais nul autre pays ne s'est précipité avec ses avions ou des troupes aéroportées... Cette non intervention est tout aussi intéressée que l'intervention française. Si celle-ci perdure, s'ensable, d'autres auront conservé leur innocence et seront prêts à prendre le relais politique et économique...

 


De toute façon, ou la France intervenait et elle était immédiatement soupçonnée de néocolonialisme y compris de ceux qui affirment que c'est à elle d'intervenir, ou elle n'intervenait pas et elle aurait été comptable des exactions des djihadistes et accusée de laxisme, de faiblesse, de trahison.

 


Restent les vraies questions, graves questions. Pourquoi le Mali, le peuple malien, son gouvernement, son armée sont dans un tel état.? Comment sera le Mali au départ des troupes françaises. Et les institutions, gouvernement, armée ? Et la démocratie ? Dans quel état sera la population civile ? Dans quelle situation seront les personnes déplacées ?.

Le Mali fait partie des pays les moins avancés. La France, le FMI ont une responsabilité dans l'effondrement de l'Etat malien avec les ajustements structurels qui l'ont mis à genoux. Un important pourcentage de la population vit sous le seuil de pauvreté soit 36,1 % (2005). Cette année là, à l'indice de développement humain, le Mali était classé 173e sur 177 pays. Il fait partie de 48 pays les moins avancés dont 33 sont en Afrique et 12 sont d'anciennes colonies françaises !

 


Il n'est pas sûr que les pays de la CEDEAO appelés à intervenir soient dans une situation bien meilleure ! La corruption à grande échelle n'est pas une spécificité malienne.
Dans la région, 18 millions de personnes souffrent de la faim, le désert s'étend et les jeunes, de plus en plus nombreux, n'ont pas de perspectives d'emplois. Les djihadistes n'en sont que plus séduisants. Mais même si on les chasse, on n'aura pas résolu les problèmes de l'Afrique occidentale. Un engagement plus durable sera nécessaire. Avec une politique commerciale plus équitable.
La France continue à extraire l'uranium d'Afrique occidentale à des prix dérisoires pour son industrie nucléaire, comme le ferait une ancienne puissance coloniale. (14/01/13
Tages-Anzeiger – Suisse).

 


L'armée malienne a montré son inexistence, chassée en quelques semaines du nord par le MLNA, lui même mis militairement hors jeu par les djihadistes. Concernant l'armée malienne, le Times écrit : «L'un des résultats les plus alarmants de l'épisode malien est que la plupart des soldats entraînés par les États-Unis sont, dit-on, restés dans leurs baraquements ou ont déserté pour rejoindre les islamistes»(cité par CI 14-30/01/13). Petit air de déjà entendu : parmi les djihadistes qui viennent de connaître une certaine célébrité, écho de l’Afghanistan, M. Belmokhtar y a acquis son entraînement alors que les États-Unis armaient les moudjahidines (Financial times Revue de presse de l'ambassade française à Londres 18/01/13).

 


Il est à craindre qu'une victoire militaire des Français au nord-Mali, sans solution politique dans l'Azawad et à Bamako, ne résolve pas les problèmes et soit à l'origine d'une dissémination des djihadistes dans l'ensemble du Sahel.

 


L'intervention au Mali a d'autres effets. Le soutien appuyé de Hollande à Bouteflika lors de son voyage en Algérie dépasse probablement la volonté de rapprochement des peuples. Soutien à un pouvoir qui a essayé de négocier avec Ansar eddine au Mali ? Contre l'armée, fer de lance contre les djihadistes ? Des craquements se font entendre entre Bouteflika et les militaires à propos d'In Amenas. Contre le peuple avec lequel la communication de Bouteflika est totalement absente ? Contre un peuple qui n'aime pas les djihadistes mais qui voit d'un mauvais oeil la France tentée par ses vieux démons coloniaux ?

 


Reste la question de la françafrique. Qui n'existe plus bien sûr. Mais les troupes africaines déployées au Mali viennent « du Bénin, du Nigéria, du Sénégal, du Togo, et du Burkina. Les autres se « préparent » à se déployer au Mali. Ainsi au Niger voisin, un bataillon est cantonné à Oualam, prêt à intervenir, avec les renforts tchadiens qui arrivent petit à petit. 400 militaires tchadiens seraient maintenant au Niger, sur les 2 000 prévus pour les opérations. Enfin, la Côte d'Ivoire promet elle aussi de participer avec un bataillon de 500 hommes...» (Rfi.fr 23/01/13). Si ce n'est pas une forme de Françafrique, cela lui ressemble beaucoup.

 


Si la France est si engagée dans l'aventure malienne, c'est parce qu'elle est l'ancienne puissance coloniale, avec des alliances d'État à État, des allégeances de chef de gouvernement souvent peu démocratiques, des troupes positionnées, des intérêts économiques et politiques. La motivation humanitaire et démocratique peut exister. Elle n'est pas suffisante pour justifier son intervention.

Elle permet de satisfaire l'orgueil national. Les djihadistes commettaient des crimes insupportables. Les troupes françaises sont bien accueillies. Faut -il croire que les autres pays européens sont pas aussi démocrates que la France, et leurs peuples aussi généreux que le peuple français ?

 


Il est évident que l'on est complètement désarmé devant la question : Alors, il fallait laisser faire ? Si on pose la question aux Français, c'est parce que la France a des responsabilités particulières par suite de son passé colonial et de ses relations néo-coloniales avec une partie de l'Afrique. Elle n'est pas posée de la même façon aux autres Européens.


Mais si des individus peuvent s'engager pour des raisons humanitaires, démocratiques. Les États ne le font que parce qu'ils ont des intérêts qu'ils accompagnent de justifications propres à entraîner l'adhésion des peuples. Pour lever le soupçon, il faut que le séjour militaire soit le plus bref possible suivi d'un soutien efficace  au pays.

 

Ajout  le 29/01/13 à 08h30  :  A noter, dans cette guerre très médiatisée, le peu d'informations sur les nombre de morts et de blessés qu'ils soient djihadistes, militaires de différentes nationalités ou appartiennent à la population civile. Il n'en sera pas toujours de même. D'autant qu'après le repli sans vraiment combattre des djihadistes, viendra le temps des coups de main.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:33

 

Islande ! Le gouvernement islandais est confronté à un euroscepticisime croissant de la population, désormais rassurée sur la santé économique de l'île. Le Monde 16/01/13.

 

Depuis la création de la zone euro en 1999, le PIB britannique a augmenté de 28%, contre 20% pour la zone euro. Libération 18/01/13.

 

La Cour européenne des droits de l'Homme a donné raison à 7 détenus italiens qui se plaignaient de leurs conditions de détention... La surpopulation carcérale est un fléau en Europe... Elle touche particulièrement la France, 'Italie, l'Espagne et le Royaume-Uni où plus de 50% des prisons sont surpeuplées. CI 17-23/01/13.


Croatie « La chrétienté se trouve de nouveau en prison » (homélie d'un père dominicain, le jour de Noël). L'école « refuge du diable »... La polémique porte sur l'enseignement de la sexualité... notamment sur un nouveau module de 6 heures évoquant l'homosexualité et les transgenres. CI 17-23/01/13.

 

Chypre... a besoin d’une aide équivalant à 92% de son PIB. Mais le paradis fiscal n’entend rien céder en échange. J.C. Juncker... «un problème plus grave que la Grèce»... comptant pour moins de 0,2% du PIB des Dix-Sept…

Le sauvetage des banques - 9 milliards d’euros... rapporté à la taille du pays, serait le deuxième plus gros du monde (50% du PIB), après le renflouement du secteur bancaire indonésien en 1997. En ajoutant l’aide de 7,5 milliards dont l’Etat a besoin... la facture pourrait dépasser… 92% de son PIB !
Fin 2012, un rapport des services secrets fédéraux évaluant à 20 milliards d’euros les capitaux russes sur des comptes chypriotes.
Toutes les sociétés... même taux d’imposition de 10%... sur ce territoire grand comme la Corrèze, sont aujourd’hui enregistrées 270 000 compagnies - deux fois plus qu’en 2005... P. Marini... de dire au ministre des Finances ce qu’il pensait d’un «impôt sur les sociétés à 10% dans un pays qui demande un renflouement de 17 milliards d’euros». La France, espère-t-il, saura conditionner son aide à la fin de ce dumping fiscal. Un chantage identique...- en vain - envers Dublin (qui a sauvé son taux à 12,5%)... Libération 18/01/13.

 

 Le SPD et les Verts ont arraché une majorité d'un siège au parlement de Basse-Saxe (Hanovre) face au libéraux du FDP et à la CDU, qui gouvernaient depuis 10 ans.
L'opposition SPD-Verts est maintenant majoritaire au Bundesrat...r et aura la possibilité d'impulser des propositions de loi alternatives à celles du gouvernement et du parlement, sur le salaire minimum entre autres. Ce qui ne sera pas indifférent à l'horizon des prochaines élections fédérales, dans le cadre de la campagne. Berlin Blog 21/01/13.


Qui à l'époque aurait pu penser qu'aujourd'hui, en pleine crise financière européenne, les économistes allemands débattent déjà de « l'hégémonie allemande »,de la concrétisation du leadership allemand ? L'Allemagne, à peine 20 pour cent de la population européenne, produit 30 pour cent de sa performance économique. Le président français tente désormais de forger avec les pays méridionaux en crise, l'Italie et l'Espagne, un front contre la suprématie allemande. Le traité de l'Elysée célèbre son jubilé, mais les chances de faire redémarrer l'axe Paris-Berlin sont nulles, aussi bien sur le plan personnel que factuel, et cela ne permettra pas de résoudre la crise européenne." Eurotopics Der Standard – Autriche 22/01/13

 

La bonne chose, c'est que les deux pays et les deux peuples ne sont plus dépendants de leurs dirigeants… Grandes et petites entreprises sont actives par-delà les frontières, les deux pays sont l'un pour l'autre les principaux partenaires commerciaux. Ministères et autres autorités effectuent des échanges réguliers. Il y a plus de 2.200 jumelages de ville et, année après année, un nombre croissant d'écoliers, d'étudiants et de touristes voulant découvrir le pays partenaire." Eurotopics Berliner Zeitung 22/01/13.

 

L’Allemagne, la France et neuf autres pays de la zone euro ont obtenu le feu vert de l’Union à la mise en oeuvre d’une taxe sur les transactions financières, en dépit des réticences des États abritant certaines des principales places financières du continent, comme Londres ou Luxembourg.
La majorité des ministres des Finances de l’UE ont donné leur accord... La taxation appliquée dans quelques mois, s’imposera quel que soit le lieu oú la transaction est réalisée, dès lors que l’acheteur ou le vendeur est basé dans un des pays qui l’ont adoptée. Euronews 22/01/13.

 

En 2012, plus de 4 000 personnes en provenance d'Espagne, de Grèce, d'Italie, du Portugal et d'Irlande ont demandé un permis de séjour en Suède. Ce chiffre a doublé depuis 2010 en raison de la crise économique en Europe, selon les services d’immigration suédois. Svenska Bagbladet presseurop 23/01/13.

 

En 2011, ces multinationales ont fait entrer et sortir des Pays-Bas 57 milliards d’euros sans payer beaucoup d’impôts. De Volkskrant presseurop 23/01/13.

 

Le Premier britannique s'est engagé à organiser, d’ici à la fin 2017, un référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'UE. Il a promis de renégocier les termes de l'appartenance de la GB à l'UE au cours des deux années et demi précédant les prochaines élections de 2015, et de consulter les citoyens britanniques à ce sujet. The Guardian 03/01/13 presseurop

 

Le 22 janvier, les ministres européens des Finances ont donné leur aval au lancement de la “Tax Tobin” par 11 Etats membres, dont l’Allemagne, la France et l’Italie — le Royaume-Uni et le Luxembourg notamment n’y participeront pas. C'est l'ultime feu vert dont avaient besoin ces pays... LaTribune presseurop 23/01/13.

 

Selon le réseau Tax Justice Network, 21 000 milliards de dollars [plus de 15 800 milliards d’euros, ndlr] de fortune étaient abrités dans les paradis fiscaux en 2011. Sept fois plus que le déficit budgétaire de tous les États du monde ! Libération 24/01/13.


La croissance mondiale devrait être moins forte que prévu en 2013, freinée par les nouvelles «faiblesses» d’une zone euro qui se dirige vers une deuxième année consécutive de récession (- 0,2%, contre + 0,2% prévu auparavant), estime le FMI. La France voit encore sa prévision abaissée cette année (de 0,4% à 0,3%), alors que le gouvernement continue d’espérer bien mieux (+ 0,8%). Libération 24/01/13.

 

De grands groupes français (EDF, GDF Suez, Thales ou Veolia…)recourent de plus en plus à des holdings installés aux Pays-Bas afin de réduire leurs impôts, affirme le quotidien économique néerlandais Het Financieele Dagblad. Libération 24/01/13.


Les chancelleries européennes... en pleine ébullition après le discours du Premier ministre britannique. A Paris, le ministre des Affaires étrangères a déclaré que si le Royaume-Uni voulait quitter l’Europe, la France déroulerait volontiers le tapis rouge aux hommes d'affaires britanniques. Son homologue allemand Guido Westerwelle a estimé qu'“une politique à la carte” ne marche pas. Presseurop Süddeutsche Zeitung 24/01/13.


En annonçant l’organisation d’un référendum sur la place du Royaume-Uni dans l’UE, le Premier ministre britannique David Cameron fait la promotion d’une croyance dépassée qui voudrait que l’intégration économique puisse être séparée de l’intégration politique, selon Gazeta Wyborcza.


Cette vision dit “oui à la libéralisation du commerce et au marché unique” et aussi à “une coopération plus étroite en matière de politique internationale (avec une forte participation de l’OTAN). Mais elle pose un gros point d’interrogation sur les questions de coopération en matière de sécurité et de justice”, souligne le quotidien de Varsovie. Presseurop Gazeta Wyborcza 24/01/13.



Tweet : 18/01/13 : Parisot, précarité ou Poutine ? Précarité pour les autres, présidence du Medef à perpétuité pour elle ! Poutine disent ses petits camarades.

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 15:53

 

 

Une question est souvent posée : comment se fait-il que ce qui a été possible entre la France et l'Allemagne, la réconciliation quelques années après la fin de la guerre, ne soit pas possible entre la France et l'Algérie, 50 ans après son indépendance. Des différences, substantielles peuvent expliquer cette difficulté à réaliser un souhait, pourtant partagé par de nombreuses personnes de part et d'autre de la Méditerranée.


Il a fallu 80 ans et trois guerres entre la France et l'Allemagne pour en arriver là ! La première, en 1870, a servi à construire l'unité de la Prusse et des États allemands et s'est terminée par la chute de l'Empire, la défaite de la France, l'amputation de son territoire. Et la volonté de revanche et de restauration de son intégrité territoriale. Ce qui fut obtenu par la guerre de 14-18, Première guerre mondiale. Dont les conséquences seront utilisées par Hitler pour reconstituer la puissance de l'Allemagne et laver l'humiliation. Avec une Seconde guerre mondiale.


En 1945, la France, sûre d'elle-même, bénéficiant de l'habileté gaullienne qui l'avait maintenue, malgré sa défaite, dans le camp des démocraties victorieuses, se croyait encore une grande puissance, apparemment forte de son empire colonial dont l'Algérie.

Sortie du conflit écrasée, déplacée et divisée, l'Allemagne risquait de disparaître en tant qu’État. Difficile de rêver de grandeur, de puissance au décours de l'aventure nazie avec ses millions de morts et sa barbarie. Rares étaient en Allemagne ceux qui pouvaient se dire indemnes de toute responsabilité.


Mais la sagesse a prévalu. L'idée d'une unité européenne, déjà caressée dans l'entre deux guerres, a pu à nouveau être envisagée. Sous la pression directe des États-Unis et indirecte de l'Union soviétique. Sans mettre en question l'identité de l'Allemange et de la France, sans réanimer les nationalismes concurrents et éventuellement conflictuels.

Cette réconciliation s'est déroulée presque à chaud et, au minimum, en dehors des peuples. Il reste à savoir si, les forces reconstituées, cette unité, cet équilibre perdurera devant les nouvelles difficultés, en dehors d'une véritable menace extérieure. Alors que s'éloigne, pour les peuples, le souvenir des atrocités et, pour les politiques, celui des responsabilités.


Pour les Français, l'Algérie est une vieille histoire dont ils ne savent rien, hors la présentation officielle qui en a toujours masqué le « système  profondément  injuste et brutal : la colonisation. Et... les souffrances que la France a infligées au peuple algérien» dont a parlé François Hollande lors de son voyage en Algérie.
Pour ceux qui ont participé au « maintien de l'ordre », c'est un mauvais souvenir enfoui, dont il ne faut pas parler. Une contrainte, une mauvaise parenthèse dans la vie.
Quant aux « rapatriés » et aux « harkis », ils se sont sentis trahis par le pouvoir politique et n'ont pas été accueillis comme ils auraient dû l'être. Pour nombre d'entre eux et leurs descendants, le passé demeure entre nostalgie et douleur.


Un gros travail de dénazification a été entrepris en Allemagne. En France, il n'y a pas eu de travail de « décolonialisation », ni de « Commission de la vérité et de la réconciliation » comme en Afrique du sud après l'apartheid. Une fois de plus, l’État, par l'amnistie, a caché l'inacceptable sous le tapis tandis que ce passé devenait fonds de commerce politique et l'instrument de sabotage face à toute tentative de réconciliation par l'extrême droite, encouragée par des hommages rendus plus ou moins officiellement à des « héros » au passé discutable.


Le 17 octobre, François Hollande a fait un premier pas dans la reconnaissance des violences infligées au peuple algérien. Il a continué lors de son voyage en Algérie. Certains pensent que c'est insuffisant. Qu'il est bien tard. Il a fallu cinquante ans pour reconnaître le rôle de la France dans les rafles contre les juifs durant la seconde guerre mondiale. Cinquante ans pour la que la France reconnaisse l’injustice et les massacres de la colonisation.

Si comme le dit un politique algérien, « les équilibres internes dans l’État français » ont limité sa liberté de parole, François Hollande, avant d'être président de la République, a été secrétaire national du PS pendant 11 ans (1997-2008)... A quel moment, a-t-il officiellement désavoué le rôle de la SFIO et de certains de ses membres en Algérie comme Robert Lacoste (1) par exemple ?


L'occupation française a duré 132 ans et l'Algérie, comme État moderne, est née d'une guerre meurtrière de 7 ans contre la France. Guerre qui légitime, encore 50 ans après, le pouvoir en place.

Ces 132 années et la guerre ont profondément traumatisé la société algérienne dans tous les domaines et à tous les niveaux économique, social, culturel... L’Algérie de 1962 n'est pas l’Algérie de 1830 retrouvée, elle est une Algérie nouvelle bouleversée par une présence étrangère imposée et de longue durée, par une histoire volens, nolens partagée... notamment par la partie de ses ressortissants qui ont combattu avec la France, ont travaillé ou travaillent en France ou qui en rêvent même si la vie de ceux qui y sont n'est pas ce qu'elle devrait être.

Si l'indépendance a fait naître l’enthousiasme, 50 années plus tard elle laisse encore beaucoup d'insatisfaction. Il suffit de lire la presse algérienne dont la liberté d'expression est remarquable !


François Hollande venait de naître (1954) quand Abdelaziz Bouteflika rejoignait le FLN (1957). Il avait 14 ans quand, Bouteflika signait les accords franco-algériens de 1968 ! Quand le premier adhère au PS, le second est ministre d’État. Président de la République algérienne depuis 1999, Bouteflika se prépare pour un nouveau mandat ; Hollande a été élu récemment, 3ème président de la République française reçu par le président Bouteflika.

Les deux hommes sont bien différents, et leur histoire, leur rapport à l'Histoire. L'un, nouveau président pressé par le temps, affiche sa volonté d'engager un redressement économique et social difficile au sein de l'Union européenne tout en développant de profitables relations économiques et politiques. L'autre après 14 ans de présidence, dernier héritier de la légitimité révolutionnaire, affaibli par la maladie, ne semble plus avoir de projet que son maintien au pouvoir et la distribution de la rente pétrolière.

 

Pour qu'il y ait réconciliation, il faut une volonté politique affirmé clairement de part et d'autre. Si on a entendu les propos de Fançois Hollande, salués ou critiqués, d'un coté ou de l'autre, tous les observateurs ont été frappés par le silence du président Bouteflika.

 

Au point que, à plusieurs reprises, c'est François Hollande qui semble avoir parlé à sa place !

"Je ne viens pas ici, puisque ça n'est ni ce qui m'est demandé, ni ce que je veux faire, pour faire repentance ou excuse", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. Mais le président Bouteflika qui disait le 18 mai 2006, qu’ « il est aujourd'hui de notre devoir envers le peuple algérien et les chouhada (martyrs), de réclamer des excuses officielles de la part d'une nation dont la devise révolutionnaire a de tout temps été liberté, égalité, fraternité » n'a rien dit. A-t-il renoncé ? L'Algérie a-t-elle renoncé ?

Toujours le président Hollande, à propos des moines de Tibhirine : «J'en ai parlé avec le président Bouteflika, ce sujet fait partie de la sensibilité qui est forte compte tenu de la tragédie, il m'a dit qu'il avait donné toutes les instructions autant qu'il est possible, à la justice d'aller au bout de l'enquête.»

Et encore, «J'ai invité le président Bouteflika à venir en France au moment où il sera possible pour lui de le faire, il pourra s'adresser aussi à la France. Moi, je m'adresse aujourd'hui aux deux, pour dire que je suis lucide sur le passé, mais pour dire surtout que je suis désireux de faire avancer les deux pays, donner un nouvel élan.»
"Ce que je veux définir avec l'Algérie, c'est un partenariat stratégique d'égal à égal et qui permette d'entrer dans un nouvel âge", après un entretien avec son homologue Abdelaziz Bouteflika. Les deux hommes ont signé une déclaration commune "un partenariat exemplaire et ambitieux"


Mais pour qu'il y ait un nouvel élan, un partenariat stratégique d'égal à égal, exemplaire et ambitieux, il y faut un engagement des deux côtés. Il faut un projet politique commun. Bouteflika est-il décidé à partager un projet politique avec la France ? Est-il prêt à le porter ?

Pour expliquer son silence, il a dit attendre que son « peuple s'exprime sur le sujet ! » Mais, coincé entre les affairistes et son passé, le président a-t-il encore un projet politique pour son pays ?

Faute de quoi, une fois de plus, ces grandes déclarations, ces bonnes intentions n'iront pas plus loin que, comme les fois précédentes, un communiqué commun, quelques affaires propres à satisfaire les amis des uns ou des autres. Le tout sombrant dans la routine des affaires.

En attendant la prochaine élection présidentielle ? Ici ou là-bas ?

 

 

 

(1) : Robert Lacoste fut un des principaux acteurs de la répression du peuple algerien durant la guerre d'Algérie. Pour cela, il n'hésita pas à défendre l'usage de la torture par l'armée française et la police, en déclarant par exemple le 7 juillet 1957 à Alger devant des anciens combattants : « sont responsables de la résurgence du terrorisme, qui a fait à Alger, ces jours derniers, vingt morts et cinquante blessés, les exhibitionnistes du cœur et de l'intelligence qui montèrent la campagne contre les tortures. Je les voue à votre mépris. ». Il n'a jamais été exclu de la SFIO ou du PS. Wikipedia


Commentaire de A.M.

 
L'article analyse et pose clairement le problème des deux réconciliations : l'une en marche et l'autre en panne.
J'ajoute simplement les éléments de réflexion suivants :

   
- la réconciliation franco-allemande est désormais insérée dans la coopération et l'intégration européennes ; elle est devenue un processus multilatéral dont elle est le moteur, mais en tenant compte des autres partenaires. Cela est important par comparaison au projet franco-algérien qui est enfermé dans le bilatéral avec toutes les passions et contradictions que cela comporte. Certes, il y des projets multilatéraux comme l' Euro-Méditerranée ou les "5 +5" (Méditerranée occidentale) ; mais, outre qu'ils sont embryonnaires, ils ne peuvent pas jouer le même rôle que le projet européen;
     - il y a aussi le problème de savoir sur quel type de projet global pourrait s'articuler une réconciliation entre la France et l'Algérie. J'avoue ne pas en voir. Il y a en revanche des projets sectoriels intéressants, mais qui ne sont pas porteurs de la même espérance, comme tu le signales au demeurant ;
    - je me demande aussi dans quelle mesure les valeurs socio-culturelles, très largement partagées entre la France et l'Allemagne,  ne sont pas devenues des obstacles pour tout projet global entre l'Algérie d'aujourd'hui (de plus en plus arabisée et islamisée) et la France (laïque et démocratique).

En somme en parlant de réconciliation franco-algérienne, le problème est à la fois de savoir dans quel contexte et comment y parvenir – ce que l’article montre fort bien -et ce que l’on peut mettre intellectuellement et concrètement dedans pour l'avenir, ce qui est à peine esquissé. (A.M.)







Cet article a été publié dans Agoravox avec quelques 16 réactions : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-impossible-reconciliation-entre-129037

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 18:48

 

: Mais si l’UE trouve légitime de courtiser les personnes hautement qualifiées avec des conditions de rêve — vacances supplémentaires, primes nettes d’impôts, salaires confortables — les avantages des fonctionnaires européens sont loin de faire l’unanimité, car trop coûteux : Le PM britannique veut couper des milliards dans les salaires. Et la CSU [branche bavaroise de la CDU d’A. Merkel]... demande la suppression de 15 des 27 Commissaires européens... Quand les États membres doivent faire des économies, disent les critiques, l’UE ne devrait pas faire exception.
L’UE dépense 6% de son budget pour sa propre administration, soit 44 000 fonctionnaires – 55 000 employés si l’on compte les contractuels et les CDD. En 2011, 8,2 milliards d’euros étaient utilisés pour l’appareil. Die Welt presseurop 04/01/13.



: Selon un récent sondage, 62,5% des Polonais ne veulent pas remplacer le zloty par l'euro (seuls 29,7% sont pour). "L'introduction de la monnaie unique européenne apporterait certes des avantages mais aussi des engagements qui coûtent des milliards"... La Pologne aurait à supporter "d'éventuelles faillites dans l'UE", comme le montre le cas de la Grèce, qui a reçu une somme équivalente à un tiers du total des fonds structurels européens que la Pologne recevra sur la période 2014-2020 Dziennik Gazeta Prawna presseurop 04/01/13.



: Hervé Falciani, l'homme qui a révélé l’existence de comptes suisses appartenant à des ressortissants européens, collabore avec les autorités espagnoles, et est protégé par les forces spéciales espagnoles.100 milliards d’euros, placés sur des comptes appartenant à des Espagnols, seraient cachés en Suisse. Or la mesure d’amnistie – qui permet à ces contribuables d’être exonérés de poursuites s’ils déclarent leur patrimoine financier aux autorités de Madrid – a expiré en décembre. La Gaceta presseurop 04/01/13.


 : Depuis l'adhésion de leur pays à l'UE, en janvier 2007, 5 000 praticiens roumains (sur un total de 42 000) ont fait le choix de se déraciner. Plus d'un quart d'entre eux vivent en France ; les autres se sont installés en Allemagne, en Belgique, au Royaume-Uni, en Espagne ou en Italie. Le Monde diplomatique Janvier 2013.


“ : La crise économique a porté le chômage dans la zone euro à un nouveau record. Selon les chiffres publiés par Eurostat, il y avait au mois de novembre 18,8 millions de sans-emploi dans les pays partageant la monnaie unique. Cela équivaut, écrit le journal, à 11,8% de la population active, soit 0,1% (ou 113 000) de plus que le mois précédent et 2,01 millions de plus que le même mois de l’année précédente”. presseuro La Voix du Luxembourg 09/01/13.


: TGV : Bruxelles veut briser le monopole de la SNCF... prévoira l’ouverture à la concurrence sans restriction des lignes nationales à grande vitesse dès 2019. Le texte en préparation tend à libéraliser totalement les chemins de fer européens, un mouvement engagé depuis plus de 10 ans. Le trafic fret l'est déjà depuis 2007. presseurop Les Echos 10/01/13/


Irlande : D'après les chiffres offciels, 87 100 personnes ont quitté le pays l'année dernière, soit près de 2% de la population. Sunday Times Dublin CI10-16/01/13.

 

Radio Cadena Ser s’intéresse au coût des études supérieures : « Faire des études en France coûte cinq fois moins cher qu’en Espagne ». Selon la radio, le nombre d’Espagnols qui « partent pour étudier dans des universités publiques françaises a augmenté de 20% ». Revue de Presse ambassade de France à Madrid 10/01/13.

 

Plus de la moitié des Européens (68%) estiment que leur voix ne compte pas en Europe – cela doit changer. Viviane Reding Toute l'Europe 10/01/13.

 

Le chômage en Grèce n’est plus de 26% de la population active en septembre mais de 26,8% au mois d’octobre, soit une progression de 3% sur un mois alors que la progression annuelle est de 37%. Le chômage chez les jeunes de la tranche 15-24 ans touche 56,6% de cette population alors que plus de 30% des femmes sont sans emploi contre 24% pour les hommes. Euronews 10/01/13.

 

Le président sortant de l’Eurogroupe, M. Juncker, devant la commission des affaires économiques du PE :« L’Europe serait imparfaite sans la Grèce ». M. Juncker a répondu affirmativement à la question de savoir s’il souhaiterait succéder à M. Barroso à la présidence de la CE... le souhait exprimé par M. Juncker que l’on fasse supporter les conséquences de la crise à ceux qui sont les plus forts, en Grèce.... la chasse aux fraudeurs grecs du fisc.. Revue de presse de l'ambassade de France à Athènes 11/01/13 .

 

Dans l'UE27, 53% des entreprises1 de l'industrie et des services ont déclaré avoir mené des activités d'innovation entre 2008 et 2010. Parmi les États membres de l'UE27, les plus fortes proportions d'entreprises ayant mené des activités innovantes ont été enregistrées en Allemagne (79% des entreprises), au Luxembourg (68%), en Belgique (61%) ainsi qu'au Portugal, en Suède et en Irlande (60% chacun), et les plus faibles en Bulgarie (27%), en Pologne (28%), en Lettonie (30%) ainsi qu'en Roumanie et en Hongrie (31% chacun).La France, avec 53,5% est en 13ème position. Eurostat 11/01/13.

 

L’activité économique s’est contractée en Allemagne au 4ème trimestre : c’est le ministre de l'Économie qui l’affirme, en raison de la baisse de production des entreprises engendrée par la faiblesse de la demande en Europe. Le ministre a toutefois précisé que la croissance de l‘économie allemande sera de nouveau au rendez-vous cette année. La croissance sera positive en Allemagne sur l’année 2012 : les économistes prévoient 0,8% de hausse du PIB. Euronews 11/01/13.

 

Athènes va faire payer des impôt à ses armateurs de bateaux battant pavillon étranger, une première depuis des décennies même si le régime fiscal du secteur reste privilégié. Libération 12/01/13.

 

Le Parlement polonais (Sejm) débattra la semaine prochaine de trois projets de loi visant à étendre les droits du mariage civil aux couples homosexuels. Ces trois propositions – dont deux sont présentées par l’Alliance démocratique de gauche et le Mouvement Palikot (RP) et la troisième par la Plateforme civique au pouvoir – ont beau ne pas accorder les mêmes droits civils aux couples homosexuels qu’aux couples mariés, le quotidien de Varsovie souligne que de toute façon, “il n’y a pas de majorité suffisante au Parlement pour faire passer aucun de ces projets”. Polska presseurop 14/01/13.

 

En novembre 2012 par rapport à novembre 2011, la production industrielle a baissé de 3,7% dans la zone euro et de 3,3% dans l'UE27. Eurostat 14/01/13.

 

"Les Français sont intervenus plus de 50 fois en Afrique depuis 1960. Ils ont combattu au Tchad, dans la guerre non déclarée avec la Libye, protégé les régimes de Djibouti et de République Centrafricaine des rebelles, empêché un coup d'état aux Comores, sont intervenus en Cote d'Ivoire. Que ce soit pour préserver des intérêts économiques, protéger les ressortissants français ou démontrer le statut de grande puissance du pays, les locataires de l'Elysée, de gauche comme de droite, ont fréquemment manifesté leur penchant pour les actions unilatérales. … Pourtant personne n'a jamais protesté. … Si les États-Unis intervenaient avec une telle véhémence, il y aurait des protestations interminables en Europe. Et les ambassades américaines verraient défiler des diplomates fâchés, à commencer par les Français." 15/01/13) Lidové noviny (Rep. Tchèque, Eurotopics

 

La Suisse se préparerait militairement à des soulèvements violents en Europe. L'opération a consisté à déployer ses troupes le long des frontières avec l'Italie et la France afin de les entraîner à prévenir ou contenir l'entrée massive de migrants en provenance de ces pays. L'Observatoire de l'Europe 15/01/13.

 

La crise frappe aussi la natalité. “Le taux de fécondité baisse pour quinze pays européens – sur 22 étudiés et comparables – entre 2008 et 2011” (Institut de démographie de Vienne).
La crise européenne a un impact direct, et plus profond, sur la natalité qui plonge en Grèce (1,43 enfants par femme), au Portugal (1,35), en Espagne (1,36) et en Irlande (2,05)... la France et l’Allemagne, 2 exceptions en Europe.
Même quand la natalité européenne était en forte progression dans les trois années de boom précédant la crise, l'Allemagne n'a jamais connu de hausse. La France aussi est un cas à part avec un taux de fécondité qui a progressé de 1,8 à 2 en dix ans, malgré la crise, grâce à une politique familiale généreuse.

L’Institut de Vienne met en garde sur le risque qui pèse sur le renouvellement des générations en Grèce, en Espagne et au Portugal.... en Grèce, le nombre d’avortements a augmenté de 50% en 2011. Au Portugal, le nombre de naissances est tombé en 2012 à 90 000, son point le plus bas depuis 60 ans. 15/01/13 Presseurop Le Figaro

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 11:04

 

(Note présentée le 08/01/13 au Cercle des Chamailleurs)


Ce livre très, intéressant, m'est apparu trop complexe pour que je puisse en faire un compte-tendu fidèle. Par ailleurs, la partie constructive n'est qu’ébauchée. Je me contenterai de quelques aperçus, notamment historiques concernant essentiellement les États-Unis et la France, quelquefois le Royaume-Uni.

 

Pour l'auteur, l'amour de l'égalité est à l'origine de la Révolution. Aujourd'hui, sous l'influence de l’idéologie dominante qui n'est plus l'amour de l'égalité mais la diabolisation de l’égalitarisme et le culte de l'égalité des chances, il y a un consentement à l'inégalité : 57% des Français jugent que les inégalités sont inévitables et sont un facteur qui favorise le dynamisme de l'économie. Et les inégalités se développent en France et dans le monde.

 

L'invention de l'égalité.

 

Le christianisme reconnaît l’égalité des hommes au point de vue spirituel et non social ou politique. Avant la Révolution, les nobles se voyaient comme une race à part (Sieyès) et c'est contre cette noblesse que s'est construite en France l'idée de la République des égaux. Une égalité qui ne s'oppose pas à la liberté : Rabaut Saint Étienne parle « d'égaux en liberté ».

Cette notion d’égalité-liberté est en accord avec le marché dans une société précapitaliste où le marché apparaît comme un lieu d'échange des fruits du travail entre égaux en indépendance sans grande interférence de l’État.

 

La société des égaux, c'est aussi une société de participation des citoyens. Avec le suffrage universel, on compte les voix, on ne les pèse pas comme avec les ordres (noblesse, clergé, tiers-état) où chaque voix n'avait pas le même poids.

Le vote est indissociable d'une communauté politique, la collectivité des citoyens, d'une histoire commune, dans une réunion vivante. On vote en public (isoloir 1913).

 

La société des égaux est une société de semblables. Est mise en place une politique d'uniformisation (départements contre provinces), d'appartenance, pour fortifier le sentiment d'égalité, pour instiller l'égalité-homogénéité, pour favoriser la norme, langue, mesures, mémoire.

La nation devient une totalité abstraite, détachée des identités sociales ou provinciales...

Dans la société des égaux, il peut y avoir des différences. Mais il faut « Que nul citoyen ne soit assez opulent pour en pouvoir acheter un autre, et nul n'est assez pauvre pour être contraint de se vendre ».(Rousseau).

L'esprit d'égalité est fondé sur les droits du présent contre les droits du passé, des origines, contre les privilèges. La société de marché contre celle des ordres. De l'échange contre la rente foncière. L'argent est le grand niveleur.

 

L'inégalité des richesses est corrigé par la culture de l'unité nationale, de la fraternité. D'où l'abolition des titres de noblesse et de leur usage, réforme fondamentale qui s'attaque à l'identité des nobles, à leur singularité (19 juin 1790), à partir de 1792, tutoiement citoyen...

Aux États-Unis où il n'y a pas de nobles, après 1800, la démocratie évoque une forme de société plus qu'un régime politique : égalité renvoie au respect mutuel, à la facilité de contact. Servantest humiliant mais les domestiques sont beaucoup moins nombreux qu'en Europe et tout le monde est lady ou gentleman.

 

L'Amérique fait descendre l'idée d'égalité dans la vie sociale, les Français la projettent surtout dans la sphère politique.

 

La révolution industrielle, rupture décisive

 

En Amérique,en 1840 : 80% du travail est indépendant : petits cultivateurs, artisans, commerçants. Avec la révolution industrielle, les travailleurs sont des esclaves. « Les Noirs sont sous la dépendance de maîtres intéressés à leur conservation. Les ouvriers blancs peuvent mourir... On achète les uns, on loue les autres. »

 

En France, en 1803, Sismondi fait l'éloge de la liberté économique et, en 1819, souligne que travail et capital sont des puissances séparées, en lutte l'une contre l'autre... Certains parlent de 2 nations, privilégiés et prolétaires : « désormais les ouvriers naissent et meurent ouvriers ».

Le libéral-conservatisme va stigmatiser les ouvriers, justifier moralement les inégalités, en faire le moteur du développement industriel : « La misère est le châtiment de la paresse et de la débauche ». « Le développement de l'industrie serait... impossible si les hommes étaient tous également heureux... ». « Il est bon qu'il y ait des lieux inférieurs où soient exposés à tomber les familles qui se conduisent mal et d'où elles ne puissent se relever qu'à force de se bien conduire ».

La misère ne peut être surmontée par l'amélioration de la condition ouvrière mais par la moralisation.

 

La science va« naturaliser »les vertus, les talents, les localiser dans des zones du cortex (phrénologie) et rendre l'inégalité objective (le QI). Comme les inégalités sont dans la nature, on remplace la lutte pour l'égalité par l'égalité des chances, par la méritocratie : recruter des élites, déceler des génies mais sans fabriquer des frustrés par une ouverture inconsidérée de l'école, chercher partout des talents non une promotion sociale générale. L'égalité de chances masque la reproduction massive des places dans l'ensemble de la société.

 

Contre l'individualisme et la concurrence

 

Dés 1820, face à la « secte économique » pour qui la concurrence est la condition nécessaire au progrès, les socialistes vont imaginer des mondes parfaits où règnent l'unité et la fraternité : chacun est inscrit dans un ordre protecteur plus large, pas de concurrence possible, pas d'individu autonome. L'individu n'est qu'un rouage. Unité veut dire indistinction, suppression des antagonismes.

À la Révolution, cette notion d'individu abstrait est corrigée par la fraternité, la civilité, l'attention, la bienveillance.

La société des égaux dessine un horizon qui suppose l'éradication de tout ce qui peut nourrir la discorde, la domination et repose sur l'extinction du politique, de l'économique et du psychologique.

 

Extinction du politique : Dans cette société de semblables, tous égaux, l'unanimité règne, les membres de la communauté ne sont pas en concurrence mais les rouages d'un ensemble. Le suffrage universel, le pluralisme de la presse sont inutiles. Tout est pensé à l'avance, rationnel.

Extinction de l'économique : Par la suppression de la propriété privée, de l'accumulation de richesse ou de puissance, par une organisation rationnelle et le progrès technique « tous les besoins naturels pourraient être satisfaits avec abondance... l'égoïsme cessera d'exister ».

.Extinction du psychologique : L'éducation et l'école rendront possible l'éradication de l'envie, de l'égoïsme, du désir de distinction. « Partout, la fraternité, l'union, la paix ».

 

Une nouvelle espèce humaine va naître, dans un monde où tous les hommes ne sont pas seulement égaux mais identiques. Plus de rivalité possible, même dans la conquête des femmes toutes semblables.

 

Le national-protectionnisme

 

Face aux rêves socialisants, le national-protectionniste fonde une égalité-identité sur l'homogénéité nationale. Le prolétaire devient l'ouvrier « sous l'égide glorieuse du drapeau tricolore ». Mêlant les intérêts des industriels et des salariés d'où le nom du premier regroupement d'industriels : Association pour la défense du travail national (1846) contre la concurrence cosmopolite ...

Le protectionnisme se veut en faveur de tous les petits, ouvriers, ateliers et propriétés foncières et en définitive de la nation tout entière. La France protectionniste construit la cohésion nationale par une communion identitaire.

 

Les socialistes ont défini l'idée de nation sur un mode non nationaliste à construire comme espace de solidarité, de redistribution. La nation devient porteuse d'un idéal émancipateur à coté de l'internationalisme. Mais l'égalité des socialistes, égalité de tous les hommes, est exigeante et certains passent du radicalisme révolutionnaire à l'ultranationalisme (France aux Français, France envahie par les étrangers, socialisme nationaliste).

 

Le protectionnisme ouvrier a une efficacité immédiate. Il institue un traitement inégal entre étrangers et nationaux. Il va prendre la forme de la protection du travail national contre les étrangers, taxer leur utilisation, expulser ceux à la charge de l'assistance publique, prôner la préférence nationale. Il y aura des manifestations et des incidents contre les Belges dans le Nord , avec des morts à Aigues-Mortes en 1893 contre les Italiens,.

A ce national-protectionnisme va s'ajouter l'aventure coloniale qui diffuse, surtout après 1870, le sentiment collectif d'une entreprise conquérante et d'une supériorité par rapport aux peuples à civiliser.

 

A la société des égaux de la Révolution, le nationalisme de la fin du XIXème oppose l'intégration par la fusion des individus dans un bloc  : « L'idée de patrie implique une inégalité au détriment des étrangers » Barrès.

 

Le racisme constituant aux Etats-Unis

 

Aux États-Unis, le racisme n'est pas seulement une survivance de l’esclavage dans le sud, c'est aussi une création de la période, dite de Reconstruction.

A la fin de la guerre de Sécession, l'esclavage est aboli par le 13ème amendement (1865) et le droit de vote établi par le 15ème (1869). Mais les Noirs en sont exclus par des artifices : taxe de vote, capacité politique... qui ne touchent pas les Blancs, soit parce qu'ils ont déjà voté, soit parce qu'il descendent d'électeurs...

 

Durant la période esclavagiste, maîtres et esclaves cohabitaient : distance sociale et proximité physique avec une certaine tolérance aux relations sexuelles. Premières règles de ségrégation dans le nord où il n'y avait pas d'esclavage.

Le racisme aux États-Unis est une forme structurante de la démocratie. Cette séparation donne aux Blancs une identité qui masque les inégalités économiques, donne le sentiment de s'élever ensemble. Le racisme est plus structurant parce que permanent, plus lisible.

Les États-Unis sont le seul pays occidental qui n'a pas connu de parti socialiste important à cause de l'hétérogénéité ethnique et sociale du monde ouvrier, pas de passé féodal, ni d'ordres ; importance de l'individualisme et défiance envers l'État.

 

Les pauvres sont responsables de leur sort et nombre de Blancs suspectent les Noirs d'être des tricheurs, de profiter du système. Les Blancs ne veulent pas de système redistributif dont les Noirs pourraient bénéficier. Les États qui ont le moins de Noirs ont les prestations sociales les plus généreuses.

 

Le siècle de la redistribution

 

La révolution au XIXème siècle est une menace pour les uns, une espérance pour les autres. « Il faut choisir entre une révolution fiscale et une révolution sociale ».

 

La peur des conservateurs et la raison des socialistes conduisent à une politique de réduction des inégalités avec trois réformes au tournant du siècle :

  • adoption dans tous les grands pays de l'impôt progressif sur le revenu (Allemagne 1891, États-Unis, RU, France) avec un taux faibles au début (2% en France, 3% au RU payée par seulement 12 500 ménages).

  • Bismarck, en 1883, crée l'assurance maladie obligatoire, cotisations ouvrières et patronales, couvre l'incapacité en cas d'accident du travail en 1884 et en 1889, l'assurance vieillesse.

  • Les syndicats légalisés en France en 1884.

 

Avec la guerre, la nation est une communauté d'épreuve. L'égalité des poilus donne un sens directement sensible à l'idée d'une société de semblables. La guerre a exacerbé la nation-identité et la nation-solidarité : dette sacrée à l'égard des défenseurs de la patrie, par extension, protection et sécurité sociale, vision de l'État assureur.

De même, aux États-Unis, le patriotisme fiscal légitime l'impôt progressif sur le revenu, Revenu Act 1917 :« que les dollars meurent aussi pour la patrie ».

 

« L 'homme seul n'existe pas », il naît débiteur de la société. L’État est devenu « partie intégrante de chaque individu ». Solidarité socio-économique et citoyenneté politique tendent à se superposer. De plus, il y a la peur de la Révolution d'octobre et le poids du monde du travail, massivement organisé.

 

L'idée national-socialiste est un peuple souverain et homogène dans l'espace naturel, la race constitue une masse unie et indistincte. Il substitue l'homogénéité naturelle à l'égalité naturelle. La race conduit à l'expulsion d'une partie des hommes hors de l'humanité, condition de l'égalité. On passe du social au racial.

 

La victoire sur le nazisme écarte cette homogénéité d'exclusion. L'effort de guerre et le partage des sacrifices conduisent à la solidarité. On retrouve, encore plus qu'après la guerre de 14, la volonté de « garantir à tous les conditions de travail meilleures, la prospérité économique et la sécurité sociale » (1941 : charte de l'Atlantique).

En 1945, la peur du monde soviétique prend la suite de la peur de la Révolution d'octobre de 1917 et favorise l’État-providence.

 

Le grand retournement

 

L'éloignement des grandes épreuves, la mondialisation, l'effondrement du communisme affaiblissent le réformisme et font réapparaître les inégalités.

 

Le chômage de masse, l'insécurité sociale ont conduit à un État d'assistance qui gère surtout les situations d'exclusion les plus criantes.

Les hommes sont solidaires quand les risques sont diffus, de causes inconnues, non quand ils sont liées à des comportements individuels ce dont chacun a pris conscience. Les improductifs vivent aux dépens des productifs, le sentiment social de solidarité s'émousse, on explique la pauvreté par la paresse …

 

Dans le capitalisme classique, les travailleurs manuels sont interchangeables. Dans le nouveau capitalisme, les salariés doivent répondre à l'imprévu, la créativité est un facteur de production, l'économie de services donne de l'importance au consommateur et à la singularisation du travail : soin, conseil, enseignement, artisanat spécialisé, livraisons ou réparations à domicile. D'où la notion de qualité, indissociable d'une certaine autonomie.

 

Aujourd'hui, le marché du travail peut expliquer la hiérarchie des salaires mais le pdg qui gagnait 35 fois le salaire moyen de l'ouvrier en 1974, gagne 150 fois plus en 1990. Ce ne sont pas la vertu ou le mérite qui ont déterminé la montée en flèche des rémunérations. Mais la ruse, le rapport de force, la connivence voire la corruption entre dirigeants, administrateurs, actionnaires.

 

L'égalité radicale des chances

 

Les différences ne peuvent être justifiées que par le mérite ou le hasard, à la fois opposées et complémentaires : le mérite pour le talent (nature) et le comportement (vertu). La compétition révèle les capacités, la chance aide à supporter l'injustice ou la compétition trop rude.

L'égalité des chances liée à la méritocratie servent à disqualifier l'égalité par l'invention et la démonisation de l'égalitarisme.

 

L'égalité des chances a plusieurs aspects.

  • Égalité légale des chances : suppression des privilèges et des barrières juridiques ou corporatives avec Déclaration des droits de l'homme.

  • Égalité sociale des chances :

    • Neutralisation des distorsions par l’égalité institutionnelle : école républicaine, ouverte à tous. En 1793, proposition d'une école, maison de l'égalité, pour former des hommes nouveaux soustraits de 5 à 12 ans au milieu familial.

    • Une société démocratique appartient aux vivants, les morts n'ont rien à y jouer., d'où différentes propositions touchant à l'héritage : le supprimer (oisiveté héréditaire), abolir la « propriété par droit de naissance » et non « par droit de capacité », système de succession nationale pour doter les Français modestes au démarrage dans la vie, doter à 25 ans et retraite à 50, déclarer nulle toute disposition avantageant un héritier, forte fiscalisation,

Mais s'il y a une égalité permanente des chances, il n'y a plus de chance à saisir ou d'efforts à faire.

 

 

 

 

La société des égaux aujourd'hui

 

L'égalité des chances théorise les inégalités légitimes, justifie les enrichissements les plus spectaculaires par le mérite, critique l'État redistributeur, remplace les droits sociaux par la compassion.

 

L'individualisme d'universalité concerne des êtres humains, tous égaux, tous semblables, membres du souverain par le droit de vote. La société des égaux, au XIXème, est une société sans classes : « le développement de chacun est la condition du libre développement de tous ». L'égalité des libertés est un idéal d'émancipation, d'autonomie. Une société où les différences ne créent pas d'exploitation, de domination ou d'exclusion.

 

L'individualisme de singularité. Aujourd'hui, les inégalités résultent autant de situations individuelles, de trajectoires personnelles que des conditions sociales.

Dans l'égalité de singularité chacun se manifeste par ce qui lui est propre, chacun a les moyens de sa singularité, de son autonomie, de se donner un avenir. La singularité n'est pas tendance à la distanciation mais attente d'une reconnaissance mutuelle des particularités. Faire société à partir de ce que les individus ont de spécifique.

 

Il faut des règles justes qui correspondent à l'individu universel.(pôle de généralité : droits sociaux et politiques, automatiques, inconditionnels) et des règles qui favorisent l'attention à autrui (pôle de singularité : respect, dignité, non-discrimination, possibilité de construire son histoire)

 

Le respect et la reconnaissance sont des biens sociaux fondés sur une relation de réciprocité, permettant à une multitude d'êtres singuliers de faire société. La réciprocité ne vise pas à l'égalitarisme, stricte égalité arithmétique, ni une égalité-indépendance hors d'atteinte dans un monde complexe mais une égalité d'engagement : mêmes droits et mêmes devoirs .

 

La pathologie de la singularité

A tous les niveaux de l'échelle sociale se sont développés des comportements d'éviction et de distinction : recomposition des identités collectives, segmentation, discrimination, séparatisme social.

  • La discrimination : c'est l'assimilation négative d'une personnes à l'un de ses caractères, la réduction d'un individu « à sa classe de singularité », « à cette singularité ».

  • L'âge des sécessions et des séparatismes : La frange la mieux lotie de la population vit en dehors du monde commun, elle fait sécession : émigrés fiscaux... Juridiquement citoyens, ils ne font plus partie de la communauté. Les conditions d'un divorce explosif entre 2 nations séparées et hostiles comme au XIXème.

  • La dépolitisation : La délégitimation de l'impôt redistributif et la tendance au séparatisme social traduisent une forme de dépolitisation. L'essence de la démocratie, c'est l'organisation d'une vie commune entre gens différents, la fusion des habitants en un même corps civique.
    Un groupement humain qui ne se pense que sous les espèces d'une homogénéité donnée n'est pas seulement non démocratique, il est aussi non politique.

  • Le séparatisme à base territoriale, régionale ou autre : Aux États-Unis, attaques du fédéralisme fiscal à fonction redistributive, « unincorporated areas » zones résidentielles sans structure municipale, ni services publics : forme la plus avancée pour substituer le principe d'homogénéité, à connotation identitaire, au principe démocratique.

La tentation de l'homogénéité

La robustesse de l'État-providence dans les pays scandinaves est lié au caractère socialement et ethniquement homogène. La diversité ethnique ou culturelle freine l'exercice de la solidarité.

 

Deux conceptions antagonistes de l'homogénéité :

  • La première sur le mode d'une qualité donnée équivalent à une identité figée.

  • La seconde comme travail d'homogénéisation lié à la réduction des inégalités et à l'exercice d'une démocratie fortement délibérative.

 

Conclusion

 

Comment être semblables et singuliers, égaux et différents, égaux sous certains rapports et inégaux sous d'autres ?

 

Lors des révolutions américaine et française, Les idéaux de similarité, d'autonomie et de citoyenneté s'accordaient. C'était le temps de l'égalité heureuse. Société des égaux dans une économie simple de l'égalité : droits de l'homme, suffrage universel, marché...

 

Aujourd'hui, dans une économie complexe à l'âge de l'individualisme de la singularité, l'égalité doit admettre la différence mais celle-ci tend à se transformer en inégalité destructrice. D'où la nécessité d'une réciprocité ouverte : « de chacun suivant ses possibilités à chacun selon ses besoins ». qui peut tolérer une inégalité économique tant que l'écart de ressources n'entame pas la forme de similarité, de réciprocité.

 

 

Trois choses me semblent ressortir de ce livre :

 

  • L'évolution parallèle des sociétés surtout étasunienne et française avec quelques particularités qui permettent de comprendre certaines différences.

  • Le retour périodique d'affrontements avec les mêmes arguments

  • La nécessité de réfléchir à une revendication moderne d'égalité qui ne peut s'en tenir à l'égalité universaliste de tous égaux, tous semblables de la Révolution mais qui doit être une égalité universaliste dans le respect des différences, ce que l'auteur appelle l'universalité de la singularité.

 

LA SOCIETE DES EGAUX Pierre Rosanvallon Le Seuil 2011 434 p

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 21:27

 

 

Ce blog a été créé le 6 avril 2008, dans le tableau ci-après, nombre de visiteurs « uniques », nombre de pages vues et de commentaires ou remarques faits par quelques lecteurs.


 

Depuis peu, les articles sont publiés sur 2 blogs, celui-ci « OverBlog » et « WordPress » et traduits en allemand, anglais, espagnol et italien. La fréquentation du blog « WordPress » est insignifiante.


 

Les données ci-après sont celles de OverBlog.


 

Nombre de visiteurs« uniques », de page vues, d'articles publiés et de commentaires par année

Année

Visiteurs

Pages vues

Articles publiés

Commentaires

2008

318

953

12

0

2009

751

1 406

40

3

2010

2 702

5 237

56

3

2011

5 019

10 762

92

24

2012

8 308

16 330

137

28

Total

17 098

37 688

337

58

 Remarques :

  • Chaque personne qui va sur le blog voit en moyenne 2,2 pages depuis le début.

  • Le nombre de lecteurs progresse régulièrement. Cette progression est à relativiser en fonction de plusieurs facteurs :

    • Le nombre d'articles publiés a augmenté chaque année bien que la revue de presse française ait été supprimée.

    • A l'occasion de l'élection de Barak Obama, une très large information a été faite, par courriel, sur l'article rédigé lors de sa première élection (d'où plus de 100 consultations de cet article en 1 mois).

    • La plupart des articles, à l'exclusion des « revues de presse », sont publiés sur Agoravox. Cela peut entraîner quelques curieux à visiter le blog. Les articles sur Agoravox sont plus commentés que lorsqu'ils paraissent sur le blog sans que cela soit très important sauf s'il s'agit d'islam...

    • L'auteur du livre qui a inspiré l'article « peut-on parler de races humaines » fait des conférences sous le même titre ce qui a pu amener des lecteurs sur le blog par l'intermédiaire des moteurs de recherche.

  • Le nombre d'abonnés au blog (10) n'a pas changé.

  • Tous les articles sont annoncés sur twitter (9 abonnés) et sur facebook (114 amis).

  • Il n'est pas possible de connaître les articles les plus lus depuis le début du blog. Les seules informations disponibles portent sur la veille, les 7 derniers jours ou les 30 derniers jours.

    Voici le décompte des pages vues pour le 30 derniers jours (532 visiteurs) :

Articles

Nombre de visiteurs

%

Photos d'Algérie

149

28

Droit de vote

94

17,7

Droit du sol, du sang, nationalité

56

10

Blog PO

50

9,5

Immigration

45

8,4

Races humanies

29

5,5

Revue de presse

24

4,5

Tableaux Mogès

19

3,6

Mémoire/Gamelle

11 + 8

3,6

Étrangers dans l'UE

14

2,6

Cannes

9

 

Autres temps, autres moeurs

8

 

St Petersbourg

7

 

Pesaro

7

 

Murs à renverser

6

 

Fribourg/Rivesaltes

7

 

Drapeaux

5

 

Libye

5

 

PSU

4

 

Barak Obama

4

 

Religions

3

 

Mariage

3

 

Monde

2

 

Hiroshima

2

 

Responsabilité patronale

2

 


Il n'est pas sûr que les 30 derniers jours reflètent l'ensemble des visites du blog. Mais, le résultats sont proches de ceux de l'an dernier.


Les visiteurs sont essentiellement intéressés par les photos d'Algérie (qui ne sont pas renouvelées) et les articles qui concernent l'immigration, la citoyenneté et le droit de vote des résidents étrangers qui touchent l'actualité et était mon axe principal de militantisme..

 


Les articles les moins visités au jour le jour sont les revues de presse. C'est pourquoi la revue de presse
« française »a été supprimée. Seule est maintenue la revue de presse « européenne ».

Meilleurs vœux

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 15:29

 

 

 

: UE : Ne serait-ce que pour son programme d’échange Erasmus, l’UE mérite son Prix Nobel de la paix. Pour avoir encouragé les relations sexuelles transnationales et généré la création de vrais Européens. Guardian presseurop 10/12/12.


 

: Les 27 ministres européens des Affaires étrangères ont reçu... à Bruxelles le chef de la coalition de l’opposition syrienne...
Après Paris et Londres, Ahmed Moaz al-Khatib poursuit donc sa tournée diplomatique pour obtenir la reconnaissance de la coalition comme seul représentant légitime du peuple syrien.

A l’issue de cette réunion, l’UE a décidé d’accroître de 30 millions d’euros son aide humanitaire en faveur de la Syrie. En revanche, elle ne s’est pas encore prononcée sur la possible levée de l’embargo sur les armes... Euronews 10/12/12. (Où était Lady Ashton?)


 

: Le PE a donné son accord - par 533 voix contre 91 et 32 abstentions - à une coopération renforcée entre 11 États de l'UE pour mettre en place une taxe sur les transactions financières. Outre la France et l'Allemagne, qui ont ardemment plaidé pour la création de cette nouvelle ressource, les pays volontaires pour l'expérimenter sont la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l'Autriche, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la Slovaquie et l'Estonie. JDD.fr 12/12/12.


 

: Les 27 ont trouvé un compromis sur le champ d'application de la supervision directe par la BCE, l'articulation entre l'Autorité bancaire européenne (qui concerne l'ensemble de l'UE) et la BCE (qui ne concerne que les 17 membres de la zone euro), et enfin le moyen de séparer les deux fonctions de la BCE (politique monétaire de la zone euro et supervision, qui touchera des pays non membres). Seules les banques dont le bilan dépasse 30 milliards d'euros d'actifs seront sous la surveillance directe de la BCE. Les caisses d'épargne et les banques régionales restent ainsi à l'écart, comme le réclamait Berlin. Toutefois, la BCE pourra se pencher sur elles au cas par cas. LeFigaro.fr 13/12/12.
Finalement, seuls trois pays de l'UE ont fait ne souhaitent pas ce mécanisme : le RU, la Suède, la République tchèque. Le Monde.fr 13/12/12.


 

: Il faut relancer l'industrie en Europe. C'est le moteur crédible de la reprise. Article paru dans Le Monde (12/12/12), signé des ministres chargés de l'industrie en Espagne, Portugal, Italie, France, Allemagne.


 

: Le Volkskrant publie es résultats d’une enquête du SCP sur l’attitude des citoyens néerlandais vis-à-vis de l’Europe et de l’euro. « Subjectivement, on ne sent pas d’enthousiasme pour l’Europe, mais rationnellement, les gens en comprennent bien l’intérêt ». 46% des Néerlandais estiment que l’appartenance à l’UE « est une bonne chose », contre 42% en 2008 et 52% en 2009. Un tiers des personnes interrogées se déclarent sans opinion, 1 sur 5 est ouvertement négative. Les hommes sont plus positifs que les femmes, les diplômés plus favorables que les non diplômés, qui sont également les plus critiques sur l’euro. Revue de presse de l'ambassade de presse française à La Haye 13/12/12.


 

: En 2011, le PIB par habitant au Luxembourg, exprimé en standards de pouvoir d’achat, a été plus de deux fois et demie supérieur à la moyenne de l’UE27. Pays-Bas, Irlande, Autriche, Suède, Danemark, Allemagne se situaient environ 20% à 30% au-dessus de la moyenne de l’UE27, tandis que Belgique et Finlande étaient entre 10% et 20% au-dessus de la moyenne. Royaume-Uni et France étaient supérieur de près de 10% à la moyenne tandis que Italie et Espagne se situaient autour de la moyenne. Chypre était environ 5% en-dessous, Malte, Slovénie, République tchèque entre 15% et 20% inférieur à la moyenne. Grèce, Portugal et Slovaquie entre 20% et 30% en-dessous de la moyenne alors que Estonie, Lituanie, Hongrie, Pologne étaient environ un tiers en-dessous. Lettonie environ 40% en-dessous de la moyenne, tandis que la Roumanie et la Bulgarie se situaient entre 50% et 55% en-dessous. Eurostat 13/12/12.


 

: Lituanie : Sept semaines après les législatives, enfin un gouvernement auquel participe le Parti de la minorité polonaise, qui dispose d'une influence significative au Parlement... un portefeuille stratégiquement important : le ministère de l’Énergie. Voilà enfin l'occasion pour les politiques lituaniens de se rapprocher d'une minorité polonaise abordée avec défiance jusque-là." (14.12.2012) Rzeczpospolita – Pologne eurotopics 13/12/12.


 

: Parmi les 18 scientifiques choisis par l'Autorité européenne de sécurité des aliments, 8 ont déclaré des liens d'intérêt avec des industriels. Le Monde 13/12/12.


 

 

 

: Deutsche Bank : La nouvelle direction de la plus grande banque allemande... avait promis un changement de culture et l’abandon de la stratégie du tout profit. Mais la banque croule sous les affaires. Le 12/12, elle a été perquisitionnée dans le cadre d’une enquête pour une fraude fiscale de centaines de millions d’euros. Le 14, elle a été condamnée à payer à la famille de Leo Kirch des indemnités qui pourraient se chiffrer en milliards d’euros... Der Spiegel Europress 17/12/12.




: Standard & Poor's a relevé la note souveraine de la Grèce, la portant de «défaut sélectif» à B-, ajoutant que la perspective est dorénavant «stable».
Une petite révolution pour la Grèce! à mettre au crédit de ses voisins de la zone euro et de la BCE qui ont accepté de débloquer plusieurs tranches d'aide pour un montant de plus de 49 milliards d'euros d'ici à mars pour éviter la faillite. Lefigaro.fr 18/12/12.


 

 

 

 

: Allemagne : L’interdiction de l’adoption pour les homosexuels vacille : Lors d’une audience consacrée au sujet, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe a laissé entendre qu’elle s’oppose à la législation actuelle, qui donne des avantages au couples hétérosexuels. Au printemps 2013, elle pourrait accorder aux homosexuels le droit d’adopter un enfant adopté par leur partenaire. Pour l’instant, ils peuvent seulement adopter l’enfant biologique de leur partenaire. Presseurop 19/12/12 Süddeutsche Zeitung Munich



: Allemagne :Les ministres fédéraux de l’Environnement et de l’Économie se sont livrés à une « démonstration d’unité ». Ils ont ainsi fait valoir que la transition énergétique prévoyant l'abandon du nucléaire d'ici à 2022 et la promotion des énergies renouvelables est en bonne voie et que l'Allemagne a déjà « parcouru un long chemin », « En dépit de la mise à l’arrêt de huit centrales nucléaires, l’approvisionnement en électricité n’est pas menacé » Revue de presse de l' Ambassade de France à Berlin 21/12/12.


 

: A Londres, les Britanniques blancs sont minoritaires pour la première fois, comme le montre le dernier recensement  : "Cet 'exode des blancs' est-il le revers inévitable de la médaille d'une immigration à grande échelle ? Étonnamment, c'est un phénomène peu étudié. Peut-être est-ce lié au fait qu'il est basé sur une notion d'identité et d'appartenance à des groupes, que la plupart des universitaires libéraux ne perçoivent ou ne comprennent pas, ou ont tendance à juger comme 'raciste', tout du moins lorsqu'elle est exprimée par des blancs.… L'esprit politique moderne n'a pas réussi à réfléchir plus sérieusement à la manière d'aider des personnes de différentes origines à vivre ensemble et à partager des espaces communs avec une confiance mutuelle." Eurotopics Financial Times – 28.12.12.

 

 

 

 

Depuis le 1er janvier, la police de Chicago a enregistré 2364 incidents de tir et 487 homicides, 87% en relation avec des armes. Les tirs ont augmenté de 12% cette année et les meurtres de 19%. Les jeunes sont souvent les cibles. Dans l'année scolaire qui finissait en juin, 319 élèves de l'école publique ont été visés et 24 en sont morts. Washington post 20/12/12 (signalé par André G.).

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 19:13

 

 

La bataille pour ou contre le droit au « mariage pour tous » fait rage. Un premier article, montrait les changements importants de comportement dans la population française.

Cette question peut aussi être appréciée en regardant l’évolution des pratiques au sommet du monde politique dont, depuis longtemps, « la vie privée est une affaire publique ».

 

Il y a quelques dizaines d'années, quand on supputait les chances pour un homme politique de devenir président de la République, les non mariés étaient pratiquement exclus des pronostics. Quant à imaginer une femme présidente... C'était sous la IV° République, les présidents inauguraient les chrysanthèmes et n'étaient pas élus au suffrage universel mais par le Congrès.

 

Les choses ont bien changé. La société est devenue beaucoup plus tolérante aux mœurs des présidents et des candidats et le rôle des femmes de présidents, non codifié par la Constitution, varient suivant les couples présidentiels.

 

Elle est loin l'époque où, Madame Yvonne de Gaulle, épouse effacée du général-président, veillait à ce que l'on tienne à l'écart de l’Élysée les personnes divorcées ou coupables d'adultère.

 

Le couple présidentiel Pompidou a continué dans la dignité gaullienne. Mais Madame Claude Pompidou s'est faite ambassadrice de la Haute-couture française, ce qui lui a valu des critiques et quelques surnoms (Madame de Pompidour, Marie-Antoinette, Reine Claude). Par ailleurs, elle a créé et présidé pendant plus de 30 ans la Fondation Claude Pompidou, d'aide aux personnes âgées, aux malades hospitalisés et aux enfants handicapés.

 

« Tante Yvonne » n'a pu interdire l’Élysée à Giscard d'Estaingqui l'avait contrainte à le quitter et qui avait un comportement moins orthodoxe que ses prédécesseurs, si on en croit les rumeurs : la plus célèbre est celle du « laitier ».


Madame Anne-Aymone Giscard d'Estaing a eu une activité de bienfaisance en organisant, chaque année, une prestigieuse soirée au château de Versailles, au profit de la Fondation pour l'enfance, qu'elle a créée. Elle a été la première à assurer un certain rôle politique en accompagnant ou remplaçant le président. Elle a même servi d'interprète lors d'un discours présidentiel devant le couple royal espagnol et présenté ses vœux aux Français, à la télévision.

 

 

 

Avec le couple François et Danielle Mitterrand, les choses prennent une nouvelle dimension. Au delà des multiples histoires et rumeurs qui accompagnent sa longue vie politique, il est bien connu que François Mitterrand aimait les femmes, comme on dit. Mais en plus, avant d'être président et pendant son double septennat, il a mené une double vie et a eu une fille « adultérine », longtemps cachées et révélées publiquement a la fin du second septennat !

 

 

Dans ce couple, Madame Danielle Mitterrand n'est pas seulement l'épouse de... Son engagement politique, au sens fort du terme, commence dans la Résistance alors qu'elle n'avait que 17 ans. C'est d'ailleurs dans cette activité qu'elle fait la connaissance du futur président. Activité politique qu'elle a continué sa vie durant, avant, pendant et après le passage de son mari à l’Élysée.

Elle n'a pas, comme celles qui l'ont précédée, créé une fondation de bienfaisance mais, très ancrée à gauche, la Fondation France-Libertés Danielle Mitterrand, en 1986, qu'elle a présidée jusqu'à sa mort et qui s'intéressait à de multiples questions politiques. Pas toujours en accord avec la politique de la présidence dont elle a su se servir, son activité a fait grincer pas mal de dents aussi bien au niveau de la politique intérieure que de la politique extérieure : soutien de Fidel Castro, des zapatistes mexicains, du peuple tibétain, des sahraouis, des kurdes, des indiens d'Amérique latine, lutte contre l'apartheid...

 

Par ailleurs, si l'un a navigué entre deux foyers et de multiples ports secondaires, l'autre a vécu avec son amant au domicile conjugal.

 

Finalement, un couple moderne ? Ou bourgeois traditionnel ? L'enterrement de François Mitterrand, où est apparue une forme de famille recomposée, ne peut cependant être classé dans cette catégorie.

 

 

 

Avec Jacques Chirac, retour vers un comportement plus traditionnel : de multiples aventures quelquefois dangereuses quand Jacques Chirac envisage un divorce pour épouser une journaliste du Figaro. Ce sont les pressions de Marie-France Garaud et de Pierre Juillet – conseillers gaullistes, tendance Tante Yvonne ? - qui l'ont convaincu que les Français ne voudraient jamais élire un divorcé à la présidence de la République. Peut-être une juste appréciation de l'état de l'opinion publique en 1976 mais Jacques Chirac n'a été candidat et élu qu'en 1994.
Entre-temps, bien des hommes politiques de premier plan ont divorcé sans problème mais sans avoir réussi à se présenter à l’élection présidentielle comme Michel Rocard ou Alain Juppé. Malédiction de Tante Yvonne ?

 

Madame Bernadette Chirac, qui ne cache pas ses sentiments concernant les aventures galantes de son mari, a quelquefois cru devoir mettre le pied dans la fourmilière peut-être pour d'autres raisons que la simple bataille pour l'influence politique.

Quand son mari devient maire de Paris, elle commence à s'occuper d'œuvres de bienfaisance et autres associations. Mais c'est par l'opération pièces jaunes au profit des enfants hospitalisés qu'elle est plus connue.

Au point de vue politique, elle a un mandat local, conseillère générale de la Corrèze et adjointe au maire de Sarran. Elle est surtout connue par ses avis quelquefois en contradiction avec ceux des conseillers politiques de son mari (opposée à l'appel de Cochin en 1978 et à la dissolution en de l'Assemblée nationale en 1997) et par son rôle dans la campagne de 2002 pour la réélection de Jacques Chirac. Et après, nomination de Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre, soutien à Nicolas Sarkozy...

 

 

Finalement, à travers ces couple présidentiels, on peut ne voir que des relations très classiques de la société bourgeoise française avec cependant un rôle progressivement plus important des épouses en politique.

 


Le grand bouleversement est apporté par les candidats à l'élection présidentielle de 2007. Au second tour s'affrontent deux candidats connaissant des malheurs conjugaux sans que la chance puisse sourire aux deux...
Pour la première fois, une femme – une femme ! – mère de quatre enfants, vivant en concubinage - une concubine ! – et en voie de séparation ! Et un « seconde génération », père de trois enfants de deux mariages, divorcé et remarié avec une femme qui se flatte de n'avoir pas une goutte des sang français dans les veines. A la suite du divorce tumultueux de sa deuxième épouse, il contracte un nouveau mariage avec une Italienne, ancien modèle, chanteuse et polyandre et a un enfant en cours de mandat (1). Ce qui n'empêche pas un activisme parallèle à son activisme politique.

 

Divorcé avant son élection, re-divorce, remariage avec une femme de nationalité étrangère et naissance d'un enfant en cours de mandat : cinq premières pour un seul mandat présidentiel de cinq ans ! Belle performance !

 

En tant qu'épouse du président de la République, la carrière de Madame Cécilia Sarkozy a été brève. Elle a dit son peu d'intérêt pour cette situation et a, dés août 2007, snobé une rencontre avec le président Bush grâce à une angine fort opportune. Quoi qu'il en soit, elle a eu un certain rôle en recommandant des conseillers à son mari... Son action la plus connue est sa participation à la phase finale de libération du médecin et des infirmières bulgares retenues en Libye.

 

 

Madame Carla Bruni-Sarkozy qui lui a succédé par son mariage, en février 2008, a eu plus de temps pour prendre sa place. Elle continue sa carrière de chanteuse et, en juillet 2008, sort son troisième album, Comme si de rien n'était, le premier en tant qu'épouse dont les gains sont reversés à la Fondation de France.

Elle assiste son époux ou le représente dans un certain nombre de rencontres et devient ambassadrice pour le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Elle crée la Fondation Carla-Bruni Sarkozy pour l'accès à la culture et à la connaissance pour tous... participe ou soutient également diverses actions ponctuelles...

Dans une carrière classique d'épouse de président, elle est la première à continuer s à exercer sa profession.

 

 

 

François Hollande et Ségolène Royal ont eu quatre enfants en union libre, leur séparation a été rendue officielle au second tour des élections législatives de 2008. François Hollande officialise en 2010 sa relation avec la journaliste Valérie Trierweiler, sa compagne depuis le milieu des années 2000. Avec l'élection de François Hollande, elle devient la compagne du 24° président de la République. Les médias américains l'ont baptisée la « first girlfriend » à l'occasion du premier voyage présidentiel en mai 2012 aux États-Unis. Titre trois fois mérité si on tient compte de son statut civil, de sa place et de l'Histoire.

 

Ses débuts sur la scène publique sont entachés par l'affaire du tweet envoyé au candidat aux élections législatives qui affronte son ancienne rivale et qui témoigne d'une confusion entre vie publique et vie privée.

Mais l’essentiel n'est pas là : Madame Valérie Trierweiler est une journaliste politique qui ne veut pas se cantonner aux seules fonctions de représentation et souhaite garder son activité professionnelle pour que ses enfants ne vivent pas sur le budget de l’État. Ce qui est très moderne dans la volonté de ne pas être la compagne de... , de conserver une activité et des revenus indépendants mais difficilement compatible quand il s'agit de journalisme politique. La question serait bien différente si elle exerçait une profession prêtant moins à l'accusation de conflit d'intérêt (chanteuse par exemple ?), que certaines femmes de ministre n'ont cependant pas évité.

 

Après une période de tâtonnement, Madame Valérie Trierweiler a renoncé au journalisme politique et déclare vouloir opter pour le modèle Danielle Mitterrand. Ayant renoncé à des documentaires humanitaires télévisés, elle songe à lancer une fondation pour la cause des enfants des rues...
Pour le moment, elle visite la crèche de l’Élysée, joue le rôle d'ambassadrice de la fondation Danielle Mitterrand... et a accepté de remettre au président une lettre signée d'opposants à Notre-Dame-des-Landes...

 

 

 

A travers les secrets d’alcôve et de polichinelle des successifs présidents de la V° République, apparaît une importante évolution de la société française concernant notamment la famille. Mais cette évolution n'a pas atteint son terme.

 

 


Quand on parle de montée de l'homophobie, il faut prendre conscience des acquis. L'homosexualité est aujourd'hui banalisée, demain le mariage homosexuel sera légalisé.

 

Pour revenir aux considération de politique institutionnelle et donc aux élections et aux comportements électoraux, Bertrand Delanoë a dévoilé son homosexualité lors d'une interview télévisée en novembre 1998, bien avant les élections municipales de 2001 qui lui permettront d'être élu maire de Paris et réélu en mars 2008.

 


Cette évolution n'est pas propre à la France. Aujourd'hui, 8 pays européens (dont 6 membres de l'Union européenne) reconnaissent le mariage homosexuel : les Pays-Bas (depuis 2001), la Belgique (2003), l'Espagne (2005), la Suède (2009, avec une disposition obligeant l’Église à trouver un pasteur pour célébrer les mariages religieux), la Norvège (2009), le Portugal (2010), l'Islande (2010) et le Danemark (2012). Dans ces États, les couples gays et lesbiens qui se marient ont les mêmes droits que les couples hétérosexuels. En ce qui concerne l'adoption, neuf pays européens l'admettent, sous une forme ou une autre (adoption de l'enfant du conjoint, adoption internationale), pour les couples homosexuels : l'Allemagne, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, l'Islande, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède.

 


Dans la très catholique Italiequi ne reconnaît pas l'union civile entre homosexuels, lors de la primaire que vient d'organiser la gauche pour désigner son candidat à la présidence du conseil en cas de victoire aux prochaines élections législatives, Nichi Vendola, homosexuel, catholique était candidat et son compagnon Ed Testa a mis sur internet une intervention (en italien) pour le soutenir.

 


Le mouvement perpétuel existe, il serait temps que la droite en prenne conscience. Elle a manqué le Pacs. Elle manque le mariage homosexuel. Non par ignorance, non par conviction mais pour, droite décomplexée, s'aligner sur la fraction la plus réactionnaire de la société française.

 

 

 


1 – Son origine et celle de ses épouses ne l'empêcheront pas de mener la politique la plus défavorables aux immigrés de la V° République.

 

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 13:45

 

 

Corruption: la France seulement au 22e rang mondial et neuvième au niveau de l'UE27 des pays perçus comme les moins corrompus, selon Transparency International Le HuffPost 05/12/2012

 

 


L’Allemagnecompte récupérer les 150 milliards d’euros déposés illégalement en Suisse par ses citoyens, soit par le biais d’un accord fiscal (qui peine à voir le jour), soit en utilisant des données volées dans les banques helvètes. Le 4 décembre, le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie a annoncé l’achat pour 3,5 millions d’euros d’un CD (le quatrième depuis 2007) contenant les données sur des comptes en Suisse appartenant à des Allemands et abritant 2,9 milliards d’euros. Les Echos presseurop 05/12/12.

 


« Enel abandonne le nucléaire en France ; Edf quitte le marché des énergies renouvelables en Italie ». Le colosse français, d’après le Messaggero, aurait mis en vente ses parcs éoliens présents en Italie pour un total de 600 mégawatts. Revue de presse ambassade de France à Rome 06/12/12.

 


Lettre adressée par la CE à la Chambre des Lords : si cette dernière (Écosse) choisit l’indépendance, elle devra faire une demande d’adhésion à Bruxelles et elle perdra l’opt-out (exemption) britannique sur l’euro. Il s’agit pour la presse d’un « revers » pour le PM Alex Salmond qui ne s’est guère montré clair sur la question vis-à-vis de ses électeurs. Revue de presse ambassade de France à Londres 07/12/12.


Pays-Bas : 1,1 millions, soit 7,1% de la population, vivaient en 2011 en-dessous du seuil de pauvreté -soit 960 euros de revenus mensuels pour une personne seule... une hausse de 180 000 personnes par rapport à l’année précédente. De plus, la pauvreté de longue durée, les personnes touchées depuis au moins quatre ans, progresse pour la première fois depuis 2000 et touche 2,5% de la population (2% en 2010). De Volkskrant presseurop 06/12/12.


Le Volkskrant publie une tribune de Thomas von der Dunk sous le titre : « L’Europe peut se passer des Britanniques comme d’une rage de dents ». « Londres bloque toute solution énergique. Cette crise n’est pas une catastrophe naturelle, elle est la conséquence logique d’une orientation – partiellement propagée à partir de Londres – qui a été déterminante pour la politique occidentale de la dernière décennie ». Revue de presse de l'ambassade de France à La Haye 06/12/12.


Seules 2 familles françaises ont fait leur entrée cette année dans le Palmarès des 300 plus grandes fortunes établies en Suisse,selon le magazine helvète Bilan.
La Suisse n'attire plus autant que par le passé, les riches Français. Contrairement à ce que l'on aurait pu penser, l'arrivée de François Hollande à l'Élysée... Au total,
43 exilés français, dont 14 milliardaires détenant un patrimoine cumulé de 43,5 milliards de francs(36 milliards d'euros), figurent dans le palmarès. Ces familles constituent le deuxième groupe national du classement.
«Pour les riches étrangers, la Suisse est en train de perdre son attractivité»... Le fameux secret bancaire est de moins en moins étanche et il pourrait même disparaître... Le forfait fiscal, l'imposition basée sur les dépenses et le train de vie et non sur les revenus, est lui aussi menacé dans deux ou trois ans. Et la nouvelle convention franco-suisse d'imposition sur les successions risque de faire fuir sous d'autres cieux les Français exilés en Suisse»,
Les riches Français... privilégient aujourd'hui la
GB, la Belgique ou le Luxembourg[Rem.de PO : États de l'UE]. Lefigaro.fr 06/12/12.


Base de travail pour le prochain conseil européen des 13/14 décembre. Dans un document préparé avec José Manuel Barroso et Mario Draghi, Herman Van Rompuy détaille son projet institutionnel pour l’avenir de l’UE.
3 étapes. : un mécanisme de supervision bancaire pleinement opérationnel le 01/01/14 ; les 17 ministres des Finances de la zone euro doivent trouver un compromis sur le rôle de la BCE.
Deuxième étape de l’union bancaire, 2013/14 :création d’un organe chargé d’ordonner la restructuration ou la liquidation des banques en difficulté dans la zone euro.
Dernière étape, post 2014 : une « capacité budgétaire” pour amortir les “chocs économiques affectant certains pays ». EurActiv.fr 07/12/12.

 

 

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