Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 19:38

 

RÉGIONS, ÉTATS, EUROPE

 

La revendication indépendantiste de régions de l'Union européenne (UE) pose différentes questions aux États concernés mais aussi à l'Europe institutionnelle.

Les dernières élections municipales ébranlent l'unité et peut-être l'existence de la Belgique avec la victoire en Flandres du parti indépendantiste (N-VA, Nouvelle Alliance flamande, droite). La question risque d'être aussi grave, à terme, en Espagne avec la revendication indépendantiste de la Catalogne et du Pays-Basque. Elle semble moins dramatique au Royaume-Uni (RU) avec la revendication de l'Écosse (RU) et, pour le moment, en Italie avec la Padanie qui rencontre d'autres difficultés.

 

L'aspiration des régions à l'indépendance

 

Au delà d'une revendication identitaire quelquefois très ancienne, la revendication nationaliste moderne s’appuie sur le refus d'une contribution, jugée excessive, au budget national dans le cadre d'une solidarité interrégionale. Elle est le fait de régions riches du nord (relativement) qui ne veulent pas payer pour les régions plus pauvres du sud.

 

Ces mouvements indépendantistes sont bien différents de ceux du XX ième siècle qui étaient, au contraire, le fait de pays pauvres du sud dominés par la puissance de la métropole dans le cadre colonial essentiellement. Ils les ont aussi remplacé dans l'actualité. La Padanie se fait plus entendre que la Sicile ou la Sardaigne.

 

Le contexte actuel de crise et des difficultés rencontrées, par les régions comme par les États, au niveau économique et budgétaire peut expliquer l'exacerbation fiscale de la nouvelle revendication d'indépendance. Elle risque, dans certains cas, d'accentuer les difficultés financières des États.

 

Au niveau européen, ces éventuelles indépendances, affaiblissant les États constitutifs de l'UE peuvent déboucher sur une articulations régions-États-Europe complètement différente et inattendue ou peut-être même sur des dissensions graves.

 

Flandre Belgique

 

Lors des élections municipales en Belgique, dans son dernier discours de campagne, Bart De Wever a été clair : "Nous en avons assez ! Assez d'être pris pour des vaches à lait. Nous n'en pouvons plus de l'immobilisme fédéral. Nous n'acceptons plus la mauvaise gestion économique." (Le Point 14/10/12). Pour le moment, il semble que les Flamands pourraient se contenter de la mise en place d'une confédération. Sa mise en place sera cependant compliquée par les contentieux linguistiques et territoriaux qui perdurent depuis des années. La marche vers l'indépendance semble entamée, mettant en question la survie de la Belgique, au moins dans sa forme actuelle.

 

 

 

 

Catalogne Espagne Pays-Basque

En septembre, une manifestation en faveur de l'indépendance de la Catalogne a rassemblé 1,5 million de Catalans dans les rues de Barcelone. Cette indépendance poserait de graves problème à l’Espagne car sa production constitue 20% du PIB espagnol. Mais la Catalogne est aussi la région la plus endettée de l'Espagne (42 milliards d'euros). Ici encore, les prélèvements de Madrid sont mis en cause : « Pour un euro expédié à Madrid, il en revient 43 centimes en Catalogne ». On croit entendre le célèbre « I want my money back » de Me Thatcher au niveau européen.

La Catalogne bénéficie déjà du statut de communauté autonome depuis des années et il n'est plus question de revendication linguistique. La Catalogne veut obtenir une diminution de sa contribution financière et le même régime que le Pays-Basque. Le gouvernement catalan entend gérer les prélèvements sur son territoire et verser ensuite une part à l'État pour les investissements dans les autres régions et les services de l'administration centrale.

Devant la réponse négative du gouvernement espagnol à cette revendication, l'exécutif catalan veut organiser un référendum sur l'accès à l'indépendance. Mais ce droit appartient au Parlement central qui refuse de le transférer au Parlement catalan. Ce qui pourrait inciter le Pays-Basque à une démarche similaire. Le référendum annoncé en Catalogne ne pourra donc être que consultatif.

Les Catalans pensent que, grâce à leur autonomie fiscale, les Basques transfèrent beaucoup moins aux finances nationales, ce qui leur a permis de relancer leur économie. Ils voudraient pouvoir en faire autant.

 

 

Un an après que l'ETA a mis fin à sa lutte armée, des élections ont eu lieu au Pays-Basque et, si les nationalistes conservateurs du PNV (nationalistes modérés) conservent leur première place au Parlement régional avec 27 députés sur 75, ils sont maintenant suivis par les indépendantistes (gauche) qui remportent 21 sièges, devant les socialistes 16 sièges et le Parti Populaire au pouvoir à Madrid, 10 sièges. Malgré le statut d'autonomie le plus favorable en Espagne, la pression indépendantiste va peser sur le gouvernement central. Le PNV a inscrit à son programme un nouveau statut d'autonomie pour 2015, avec des relations égalitaires avec Madrid, le transfert de nouvelles compétences et le droit à l'autodétermination (Le Monde 23/10/12).

 

Écosse Royaume-Uni

Les séparatistes sont également au cœur de l’actualité en Écosse. Les indépendantistes pensent que l’Écosse possède une culture propre, des systèmes bancaire, juridique et éducatif distincts de ceux de l’Angleterre et devrait se séparer du Royaume-Uniet recouvrer le statut indépendant dont elle jouissait avant 1707. Ici encore, l’Écosse, avec un PIB par habitant supérieur à la moyenne nationale britannique, se sent riche des ressources pétrolières de la Mer du Nord. Selon certains, le pétrole appartient à l’Écosse et ses revenus profitent plus aux autres régions. Cette richesse pétrolière renforce la revendication et la crédibilité de l’Écosse comme État indépendant.

Cependant, en 2008, la Royal Bank of Scotland a été renflouée par le gouvernement britannique au coût de 45 milliards de livres que l’Écosse, avec un PIB de 115 milliards, aurait pu difficilement, supporter.

Bien que le peuple écossais ait obtenu la dévolution des pouvoirs et retrouvé sa souveraineté sur la plupart des affaires intérieures, les nationalistes continuent à réclamer l'indépendance totale. Les Premiers ministres, écossais et britannique, ont signé un accord, le 15 octobre, pour l’organisation d’un référendumsur l’indépendance en 2014.

 

Padanie Italie

En Italie, les circonstances ne sont pas très favorables à la revendication d'indépendance de la Padanie. Les déboires de la Ligue du Nord, affaiblie par des affaires de corruption qui touchent aussi d'autres régions, permettent à Mario Monti et à son gouvernement, au moins pour un temps, de tenter un renforcement de l’État central.

 

La solidarité est mal cotée en bourse.

L'UE peut être perçue comme un dépassement des États nations pour donner à l'ensemble des États européens un rôle et une influence qu'ils ne peuvent plus avoir séparément. En ce sens, elle prolonge ces États autant qu'elle les dépasse. D'autre part, elle entretient des relations particulières avec les régions qui voient là une façon de contourner ou de s'affranchir de la tutelle nationale.
Et du devoir de solidarité nationale en diminuant leur contribution. Mais la solidarité n'est pas dans l'air du temps. Elle est attaquée de toutes parts.

Pour le moment, la solidarité s'exerce essentiellement au niveau national. Il suffit de rappeler que, en moyenne, les finances publiques de chaque pays européen absorbent autour de 50 % du PIB national contre environ 1% du PIB européen pour le budget de l'UE. L'indépendance des régions les plus riches risque ne contribuer à un affaiblissement de cette solidarité nationale.

Ce refus de solidarité ne touche pas que des régions. La solidarité européenne est aussi à la peine. C'est très visible dans le comportement des pays riches et vertueux du nord avec l’Allemagne en tête, suivie de la Finlande, des Pays-Bas face aux pays en difficulté du sud comme l'Espagne, le Portugal ou la Grèce. De même que dans le refus d'augmenter le budget propre de l'UE. Ou dans la remise en question, par mesure d'économie, du Programme alimentaire d'aide aux démunis (PAED) qui profite à une vingtaine de pays et contribue, par exemple, au tiers de l'aide alimentaire fournie dans l'hexagone.

La solidarité au niveau mondial est tout aussi faible. Il fut un temps où le but à atteindre était de consacrer 1% du PIB à l'aide aux pays les moins développés, ce but affiché a été, ensuite, ramené à 0,7% et atteint dans la réalité, péniblement 0,4% (Libération 17/10/12).

 

La solidarité nationale elle-même est largement battue en brèche par la capitalisme libéral et l'entreprise de démantèlement de tous les acquis sociaux en Europe occidentale.

 

L'Union européenne face aux indépendances

 

Les nouveaux indépendantistes se trouvent dans des pays démocratiques d'une UE qui vient de recevoir le prix Nobel de la paix pour la défense des valeurs démocratiques. L'UE se construit en voulant dépasser les États nations et les nationalismes pour avancer vers une Europe, unie dans la diversité, pour certains une Europe fédérale.

 

La question nationale se pose en termes nouveaux en Europe. Ce fut déjà le cas avec l'implosion de l'empire soviétique et l'UE a accepté des démembrements qui la touchaient peu et lui permettaient d'apparaître comme démocratique. Voila qu'apparaissent des nationalisme régionaux qui, pour certains au moins, veulent participer à cette Europe fédérale, pensant qu'une intégration, directe, à l'UE leur donnerait plus de poids qu'à travers le filtre national.

 

Cela risque d'être difficile car la revendication d'indépendance de ces régions va mettre en question des États membres quelquefois depuis l'origine (Belgique) de l'aventure européenne. Mais on voit mal au nom de quoi, l'UE pourrait s'opposer aux droits des peuples à disposer d'eux mêmes et de revendiquer un État. D'autant qu'elle favorise depuis longtemps, une Europe des régions, qui volens nolens, participe à l'affaiblissement des États constitutifs.

 

Reste que peuvent apparaître de nouveaux conflits entre nationalismes nationaux et régionaux dans une période où les peuples souffrent d'une austérité qui se répand et peut favoriser les replis identitaires..

 

Quelles solutions « européennes » ?

La question est d'abord nationale et fera l'objet de négociations d'abord nationales. Dés maintenant, on voit bien que les choses ne vont pas évoluer de la même façon en Espagne, au Royaume-Uni et en Belgique. Que cela dépend de l’histoire du pays, des institutions, du rapport des forces entre la région et l’État dont elle veut se séparer.

 

Le nouvel État qui fera sécession sera-t-il considéré comme déjà membre de l'UE ? Ou devra-t-il demander son adhésion à l'UE. Avec la nécessaire approbation de tous les États, dont l’État d'origine qui pourrait mettre son veto à cette « nouvelle » adhésion.

 

La règle semblait être jusqu'ici qu'une région décidant de devenir indépendante devrait formuler une demande d'adhésion, suivre le difficile parcours imposé à tous les candidats. Et obtenir un vote positif à l'unanimité, pour le moment difficile à envisager pour la Catalogne et le Pays-Basque.
Mais, il y a quelques jours, Viviane Reading, commissaire à la justice et vice-président de la CE a dit :
« aucune loi ne dit que la Catalogne devrait sortir de l'Union si elle devenait indépendante » (Le Monde 17/10/12). Ce qui serait un appui important aux régions.

 

Il est paradoxal de voir que l’État nation s'est particulièrement développé à partir du XIXième siècle en Europe d'abord puis dans le monde : de51 États membres de l'ONU en 1945, aujourd'hui 193, la plupart sous la forme État nation même si tous ne satisfont pas parfaitement à la définition. Les États nations connaissent aujourd'hui, en Europe, un phénomène de décomposition-recomposition, d'abord dans les pays de l'Europe centrale et peut être demain de l'Europe occidentale qui peut bousculer tout l'équilibre européen, augmentant le nombre de « petits » États, affaiblissant certains États et renforçant la suprématie de ceux qui ne seront pas touchés par des sécessions.

 

Les États nations existants sont mis en question, notamment, au nom de la mondialisation, du multiculturalisme, des migrations internationales..., au nom de l'Europe. Et aujourd'hui au nom d'autres peuples qui veulent obtenir ce même statut.

Les régions seront-elles plus fortes face aux forces mondialisées ; espèrent-elles plus de poids dans le cadre d'une Europe fédérale que dans celui de l’État auquel elles appartenaient ? Seront-elles un facteur de crispation des États nations bloquant toute évolution européenne ou le dégroupement favorisera-t-il un nouveau regroupement ?

 



 

Repost 0
Published by Paul ORIOL - dans Europe
commenter cet article
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 19:25

 

Onze pays sur les 17 de la zone euro ont accepté d'appliquer un prélèvement sur les transactions financières : l’Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, l'Autriche, la Belgique, la Grèce, la Slovénie, la Slovaquie et l'Estonie... réclamée depuis une quinzaine d'années par les Altermondialistes. Politis18/10/12.

 

Les Grecs décrètent la grève générale, les Portugais se rebellent et les Espagnols sont à bout de nerfs. Les 27, eux, tiennent sommet et jugent la sortie de crise « tout près ». Libération 18/10/12.


Contrôles d'identité.
RU 
: Depuis 1986, une loi encadre les contrôles d'identité... "À Londres, nous avons commencé à rassembler ces informations (ethniques) en 1992. Ça a été aussi le cas à peu près à la même période dans le reste de l’Angleterre et du Pays de Galles", explique l'inspecteur en chef... La personne contrôlée se voit remettre un récépissé qui comprend notamment le nom du policier, le motif du contrôle, le code ethnique, l'heure de la fouille et ses motifs et le résultat de celle-ci. Les données sont rendues publiques chaque mois. "Selon les informations communiquées..., on constate qu'une personne 'noire' a 4,5 fois plus de risques d'être contrôlée qu'une personne blanche"... le pourcentage de contrôles débouchant sur une arrestation est de 16,5%.


Espagne . Depuis 2006, la police de la ville de Fuenlabrada (zone urbaine de Madrid) remet un récépissé, sous la forme d'un procès-verbal, à chaque personne contrôlée. Des informations telles que la durée du contrôle, son motif, la nationalité, le sexe, l'âge ou encore l'éventuelle révélation d'une infraction y figurent. Tout comme le numéro de matricule de l'agent, qui y est également inscrit sur son uniforme. "Les résultats démontrent qu'en contrôlant 2 fois moins, la police est 2 fois plus efficace dans ses choix", précise le rapport du Défenseur des droits. L'expérience a été étendue à d'autres villes espagnoles, mais elle a été abandonnée à Gérone (Catalogne), à cause de l'opposition des forces de police à ce procédé.


Etats-Unis : ...pas de législation fédérale sur les contrôles d'identité... A New York, la police - qui doit avoir "un doute raisonnable" pour procéder à un contrôle - remet aux personnes concernées une fiche en six langues, les informant de la procédure et de leurs droits. En revanche, aucun reçu n'est donné. En 2011, 685.000 contrôles d'identité, et sur 1.700 plaintes les concernant, 200 ont été considérées comme fondées... plus de 50% des personnes contrôlées sont "noires" ou "hispaniques".


Canada :Les contrôles d'identité nécessitent "un cadre juridique". Un badge d'identification bien visible figure sur les uniformes des policiers, une politique de recrutement d'agents issus des "minorités" et des contacts suivis avec la commission locale des droits de l'Homme ont été mis en place... Aucun récépissé n'est délivré. Cette possibilité est à l'étude.


Hongrie : Dans ce pays où les Roms étaient exposés à un profilage racial selon plusieurs études, 3 sites pilotes avaient été choisis en vue de la mise en place d'un formulaire en cas de contrôle d'identité. L'arrivée au pouvoir de Viktor Orban a mis un terme au projet. JDD 17/10/12.

 

RU : Le Times mène une campagne musclée pour que soit mis un terme à l'évasion fiscale, légale mais immorale. Le quotidien londonien est parti à la chasse des 533 exilés fiscaux britanniques à la tête de sociétés immatriculées au RU qui résident à Monaco. La gent cossue du Rocher représente une perte de plus d'un milliard de livres (1,24 milliard d'euros) pour le fisc anglais. Le Monde 17/10/12.


 

Une politique indigne du prix Nobel de la paix
En Allemagne, le nombre de demandeurs d'asile serbes et macédoniens a explosé, passant du simple au double en un mois. La plupart... sont des Roms. Le ministre de l'Intérieur... leur reproche d'abuser du droit d'asile et menace de suspendre la liberté de visa pour les deux pays. L'Europe devrait pourtant être à la hauteur de son prix Nobel de la Paix, du moins a posteriori. " Elle devrait tester les valeurs humanitaires en Méditerranée où l'Europe couronnée de son prix de la paix regarde des milliers de réfugiés se noyer, car elle ne connaît rien d'autre que le protectionnisme et la xénophobie..." Frankfurter Rundschau 16/10/12.


 

Chypre : Le président Dimitris Christofias envisage de démissionner pour ne pas avoir à ratifier un mémorandum austéritaire avec les créanciers internationaux. Le quotidien conservateur le rappelle à son devoir : "Nous devons tous réfléchir avec patriotisme, sérieux et responsabilité. Nous voulons croire qu'il ne s'agit ici que d'une rumeur. Un président ne peut reculer devant le problème et ne doit pas diviser les citoyens et l’État. … S'il démissionne pour ne pas avoir à signer le mémorandum d'une troïka qu'il a lui-même invitée, l'histoire sera particulièrement dure à son égard. Aucun citoyen, aucun combattant et surtout aucun leader politique n'a le droit de quitter le champ de bataille. On n'a pas le droit de déserter, et surtout pas à la dernière minute." Simerini - Chypre 15/10/12.



Lituanie Nucléaire : Parallèlement aux élections législatives, les Lituaniens se sont exprimés par référendum contre la construction d'une nouvelle centrale nucléaire : "Le plus gros échec de la présidente Grybauskaitė est le référendum sur le projet de centrale à Visaginas, qu'elle souhaitait vraisemblablement vendre comme la plus grande réalisation de son mandat. Mais les électeurs ont voté non au référendum... Elle déclare maintenant que seule une partie des électeurs a exprimé sa volonté et que moins d'un tiers de ces votants douterait de l'utilité de la centrale. Comment comprendre cette déclaration ? Les résultats sont-ils invalides s'ils ne vont pas dans le sens de la présidente ?" Delfi, Lituanie 15/10/12.


 

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce samedi en Espagne et Portugal à l’occasion d’une grande journée de contestation sociale. Les manifestations s’inscrivaient dans le cadre de la journée internationale “Global Noise” contre la dette des États. Ce sont donc casseroles à la main que ces Espagnols ont défilé pour se plaindre de l’austérité qui mine le pays. Euronews 13/10/12.



En août 2012 par rapport à août 2011, la production industrielle a baissé de 2,9% dansla zone euro et de 1,8% dans l'UE27. : la production de biens intermédiaires a diminué de 4,9% dans la zone euro et de 3,8% dans l'UE27. Les biens de consommation durables ont reculé respectivement de 4,9% et 2,9%. Les biens d'investissement ont diminué de 1,9% et de 0,8%. Les biens de consommation non durables ont baissé de 1,4% et 0,8%. La production d'énergie est restée stable dans la zone euro et a baissé de 0,5% dans l'UE27.

La production industrielle a diminué dans 11 États membres et a augmenté dans 11 autres. Les baisses les plus marquées en Italie (-5,2%), en Espagne (-3,2%) et en République tchèque (-3,1%), et les hausses les plus importantes en Slovaquie (+17,0%), en Lituanie (+11,1%) et en Lettonie (+8,1%). Eurostat 12/10/12.


 

Allemagne : A la fin de l'école primaire, les enfants de foyers démunis lisent et calculent plus mal que ceux des ménages plus privilégiés, les écolier(e)s originaires de familles issues de l'immigration sont distancés par les Allemands d'origine et les filles sont meilleures en lecture que les garçons qui les surpassent par contre en math. Tels sont les principaux résultats du dernier tableau comparatif de l'éducation dans les Länder, selon le Tageszeitung berlinois.

L'école ne parvient pas à combler les différencesentre les élèves au bout de 4 ans de scolarisation (6 ans à 9 ans). Les écoliers issus des couches sociales les plus élevées ont déjà l'équivalent d'un an de scolarité d'avance sur les retardataires provenant des milieux défavorisés, compréhension à l'écrit et à l'oral ou compétences en maths. Berlin blog 11/10/12.

Repost 0
Published by Paul ORIOL - dans Polo a lu
commenter cet article
15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 14:41

 

En attribuant le prix Nobel de la Paix à l'Union européenne, le Comité Nobel a voulu essentiellement saluer son rôle dans la paix entre l'Allemagne et la France après une période de 70 ans qui a vu ces pays s'affronter 3 fois, dont 2 ayant entraîné des guerres mondiales.

 

Il a voulu dans le même temps mettre en relief son rôle dans l'évolution démocratique de pays comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal et aujourd'hui la Turquie. Il a rappelé les exigences démocratiques pour l'accueil des pays de l'Europe centrale et orientale après la chute du Mur et dans la réconciliation dans les Balkans, en passant sous silence sa relative impuissance dans les conflits de l'ex-Yougoslavie...

 

Bien sûr, le rôle réel de l'UE dans chacune de ces questions peut être, légitimement, discuté. Certains avancent que c'est la paix qui a favorisé l'UE plus que l'inverse. On pourrait dire de même que c'est la volonté de réconciliation franco-allemande qui a entraîné et entraîne encore les avancées vers l'UE. Que le parapluie étasunien et la menace soviétique ne sont pas pour rien dans l'histoire des 6 dernières décennies. Et l’implosion de l'Union soviétique dans la démocratisation de l' ancien bloc soviétique européen..

 

Le Comité ne fait aucune allusion au rôle de l'UE dans la paix dans le monde. Cela lui évite de pointer « la non-politique étrangère conduite par la Britannique Catherine Ashton » (Le Monde 14-15/10/12) dont elle n'est pas la seule responsable, les interventions militaires de certains de ses membres qui ne sont pas obligatoirement gage de paix, pas plus que les ventes d'armes.

 

Ni sur la qualité de la démocratie européenne où seul le Parlement est élu au suffrage universel et où la consultation des peuples est savamment évitée lors des décisions importantes.

 

Le Comité note que « l'UE rencontre actuellement des difficultés économiques graves et des troubles sociaux considérables » en oubliant sa responsabilité, notamment avec le dernier traité, et les conséquences qui peuvent en découler : division et éclatement de l'Union, éloignement des peuples de la construction européenne, montée populiste et d'extrême droite qui peuvent conduire à des situations proches de celles des années trente.

 

Il était peut-être judicieux de rappeler que les valeurs de l'UE ne reposent pas dans une politique économique qui, en réalité la met en danger, mais que l'identité profonde de l'UE est la démocratie et la paix qui passent probablement par une autre politique économique. Le Comité ne le dit pas explicitement. Il serait bon que les instances européennes et les gouvernements l'entendent cependant.

 

« L'Europe, quel numéro de téléphone » demandait, ironiquement, le secrétaire d’État étasunien Kissinger. C'est la question que doit se poser, concrètement, le Comité Nobel au moment de choisir le récipiendaire du prix. A moins d'affréter un avion spécial pour recevoir collectivement tous ceux qui se bousculent au portillon depuis les présidents de ceci ou de cela : le président du PE, seul organe élu au suffrage universel, Martin Schulz, de la CE, José Manuel Barroso, du Conseil européen, Herman Van Rompuy, du Conseil de l'UE, de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker) les 27 chefs d’État ou de gouvernement, les anciens présidents (Romano Prodi, Jacques Delors...), les historiques (Helmut Kohl, Giscard d'Estaing...). Cet éventail témoigne plus de la diversité que de l'unité de l'Union européenne.

 

Pour les départager, Cecilia Malström , commissaire européenne aux affaires intérieures posait la question « Pourquoi ne pas inviter 27 enfants à Oslo pour recevoir le prix ? ». Cela ferait 27 heureux, presque autant de frustrés mais aucun jaloux.

 

The Nobel Peace Prize for 2012

The Norwegian Nobel Committee has decided that the Nobel Peace Prize for 2012 is to be awarded to the European Union (EU). The union and its forerunners have for over six decades contributed to the advancement of peace and reconciliation, democracy and human rights in Europe.

In the inter-war years, the Norwegian Nobel Committee made several awards to persons who were seeking reconciliation between Germany and France. Since 1945, that reconciliation has become a reality. The dreadful suffering in World War II demonstrated the need for a new Europe. Over a seventy-year period, Germany and France had fought three wars. Today war between Germany and France is unthinkable. This shows how, through well-aimed efforts and by building up mutual confidence, historical enemies can become close partners.





In the 1980s, Greece, Spain and Portugal joined the EU. The introduction of democracy was a condition for their membership. The fall of the Berlin Wall made EU membership possible for several Central and Eastern European countries, thereby opening a new era in European history. The division between East and West has to a large extent been brought to an end; democracy has been strengthened; many ethnically-based national conflicts have been settled.

The admission of Croatia as a member next year, the opening of membership negotiations with Montenegro, and the granting of candidate status to Serbia all strengthen the process of reconciliation in the Balkans. In the past decade, the possibility of EU membership for Turkey has also advanced democracy and human rights in that country.



The EU is currently undergoing grave economic difficulties and considerable social unrest. The Norwegian Nobel Committee wishes to focus on what it sees as the EU's most important result: the successful struggle for peace and reconciliation and for democracy and human rights. The stabilizing part played by the EU has helped to transform most of Europe from a continent of war to a continent of peace.


The work of the EU represents "fraternity between nations", and amounts to a form of the "peace congresses" to which Alfred Nobel refers as criteria for the Peace Prize in his 1895 will.

Oslo, 12 October 2012

 

 

Le Prix Nobel de la Paix pour 2012

Le Comité Nobel norvégien a décidé que le Prix Nobel de Paix pour 2012 doit être attribué à l'Union européenne (UE). L'Union et ses précurseurs ont pendant plus de six décennies contribué à l'avancement de paix et la réconciliation, la démocratie et des droits de l'homme en Europe.

 

Dans les années de l'entre-deux-guerres, le Comité Nobel norvégien a récompensé plusieurs personnes qui cherchaient la réconciliation entre l'Allemagne et la France. Depuis 1945, cette réconciliation est devenue une réalité. Les souffrances affreuses durant la Deuxième Guerre mondiale ont démontré le besoin d'une nouvelle Europe. Au cours d'une période de soixante-dix ans, l'Allemagne et la France s'étaient combattues dans trois guerres. Aujourd'hui la guerre entre l'Allemagne et la France est impensable. Cela montre comment, par des efforts bien orientés et en créant la confiance mutuelle, des ennemis historiques peuvent devenir de proches associés.

Dans les années 1980, la Grèce, l'Espagne et le Portugal ont rejoint l'UE. L'introduction de la démocratie était une condition de leur adhésion. La chute du Mur de Berlin a rendu l'adhésion à l'UE possible pour plusieurs Pays de l'Europe de l'Est et Centrale, ouvrant ainsi une nouvelle ère dans l'histoire européenne. La division entre l'Est et l'Ouest est en grande partie terminée ; la démocratie a été renforcée ; beaucoup de conflits nationaux basés sur le plan ethnique ont été réglés.


L'admission de la Croatie comme membre l'année prochaine, l'ouverture de négociations d'adhésion avec le Monténégro et l'octroi du statut de candidat à la Serbie renforcent le processus de réconciliation dans les Balkans. La décennie passée, la possibilité d'adhésion de l'UE pour la Turquie a aussi favorisé la démocratie et des droits de l'homme dans ce pays.

 

L'UE rencontre actuellement des difficultés économiques graves et des troubles sociaux considérables. Le Comité Nobel norvégien souhaite mettre en relief ce qu'il voit comme le résultat le plus important de l'UE : la lutte réussie pour paix et réconciliation et pour démocratie et les droits de l'homme. La part de stabilisation jouée par l'UE a aidé à transformer la plus grande partie de l'Europe d'un continent de guerre en un continent de paix.


Le travail de l'UE représente "la fraternité entre des nations" et s'élève à une forme "de congrès de paix" auquel Alfred Nobel se réfère comme critère pour le Prix de Paix dans sa volonté de 1895.


Oslo, le 12 octobre 2012

(traduction « reverso » et P.O.)

 

 

 

Repost 0
Published by Paul ORIOL - dans Europe
commenter cet article
13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 12:25

 

Conflits d’intérêts au sein d’instances communautaires. La Cour des comptes européenne épingle 4 agences de régulation pour leur gestion des conflits d’intérêts.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) en tête pour les liens étroits de certains de ses experts avec l'ILSI, lobby de Monsanto, Unilever, Syngenta, Bayer, Nestlé). L’ILSI est au cœur de plusieurs scandales dont le dernier quand la présidente de l’EFSA fut contrainte de démissionner en raison de ses liens avec le lobby. Elle a officiellement rejoint l’ILSI en tant que directrice exécutive pour l’Europe.
La cour des comptes pointe 6 autres experts des instances de l’EFSA ayant des liens avec l’ILSI.

L’EFSA avait pourtant commandé un audit indépendant en septembre 2012 par la société de notation Ernst & Young qui saluait « les principes d’indépendance, d’ouverture et de transparence », de l’agence européenne !!!!

L’EFSA n’a rien à envier à l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA), l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) et l’Agence européenne du médicament en charge de l’autorisation des médicaments (EMA). http://blogs.rue89.com/de-interet-conflit/2012/10/12/quatre-agences-europeennes-epinglees-pour-conflits-dinterets-228646

 

Allemagne : Le tournant écologique victime de son propre succès. Le FDPrevendique une réduction des subventions aux solaire, éolien, biomasse, pour faire chuter le prix du courant. Les Verts, les associations sociales revendiquent une réduction du tarif pour les ménages les plus démunis.
Le président du groupe vert au Bundestag souligne que nombre de grandes entreprises ont été déchargées de la « contribution aux énergies renouvelables » qui compense le coût du courant écologique. « Ce qui équivaut à faire payer les petits entrepreneurs, les artisans et les ménages en épargnant les plus gros consommateurs. » Le ministre de l'environnement justifie cette politique au nom de la sauvegarde de l'emploi.
La contribution aux énergies renouvelables va faire croître de 3,6 à 5,3 % les prix.
La part du courant écolo tend vers les 30 %. Le courant vert est plus cher que le conventionnel, la contribution EEG est là pour équilibrer la différence. Elle restera en vigueur jusqu'à ce que le prix du courant écolo soit équivalent sur le marché à celui des centrales.
Le succès des énergies renouvelables transforme le courant en produit de luxe dont les petits budgets doivent rationner leur consommation. Tous les consommateurs payent un supplément sur leur note d'électricité. http://www.michel-verrier.com/revue-presse-allemagne/?2012/10/12/1241-les-consommateurs-et-le-cout-du-tournant-ecologique

 

Portugal : 1700 personnes ont assisté au « Congrès des alternatives », organisée par les mouvements de gauche. Ce congrès a suscité l’adhésion totale du Bloc de gauche contrairement au PC, absent, et une participation relative du PS - présence de son secrétaire national. Soutien de l’ancien Président Mario Soares, de l’ancien leader de la CGTP, première centrale syndicale... Revue de presse de l'Ambassade de France à Lisbonne du 03-10/10/12.

 

Dans l'Amérique actuelle, si l'on est né en haillons, on a davantage de chances de rester en haillons que presque partout dans la vieille Europe. CI Hors série oct-déc 2012.

 

Allemagne : 7000 enfants vivent dans des foyers où les 2 parents ont le même sexe. Le Monde 12/10/12.


La directrice du FMI demande aux pays de la zone euro d'accorder plus de temps aux pays en crise pour appliquer les programmes de rigueur. Elle a reconnu que l'austérité affaiblissait davantage l'économie qu'on ne le pensait. Certains jugent ce revirement du FMI bénéfique et espèrent que l'UE s'en inspirera. Pour d'autres, cette proposition est un signe d'embarras. Eurotopics 11/10/12.

 

Participation du président du parti allemand « Die Linke » aux manifestations d'Athènes contre la visite Merkel et contre les mesures d’austérité. M. Rixinger s’est trouvé en Grèce à l’occasion de l’inauguration du nouveau bureau de la fondation politique allemande « Rosa Luxemburg » (proche de Die Linke). Revue de presse de l’ambassade de France à Helsinki, 12/10/12.



10% du trafic sur internet est le fait de robots qui « peuvent imiter les humains en publiant des commentaires ou en participant à des concours ». CI 04-10/10/12.

Standard & Poor's attribue un «BBB-», contre un «BBB+» à l'Espagneavec une «perspective négative». LeFigaro.fr 11/10/12.

La taxe Tobin dans onze États : LaFrance et l’Allemagne ont rallié Autriche, Belgique, Espagne, Estonie, Grèce, Italie, Portugal, Slovaquie et Slovénie. Luxembourg,Pays-Bas, Suède ,Royaume-Uni, principaux opposants à cette mesure. Les 11 États se sont déclarés prêts à agir dans le cadre d’une ‘coopération renforcée’ de l’UE. A la CE d’élaborer un texte de loi.

Quelques pays ne participeront pas, ce qui permettra aux grands acteurs des marchés de contourner cette taxe. Et les revenus ? Serviront-ils de nobles objectifs ? Et bien, ils boucheront les trous dans la trésorerie. Presseurop 10/10/12.



Depuis décembre 2009 les fonds publics engagés pour secourir les «pays de la périphérie», Grèce, Irlande, Italie, Portugal et Espagne, s'élèvent à plus de 1100 milliards d'euros. Capitaux prêtés par le Fonds de soutien européen et surtout la BCE qui a non seulement acheté des titres d'État (plus de 200 milliards) mais porte à bout de bras les banques de ces 5 pays.
La crise de la zone euro... vaste fuite de capitaux privés auxquels les institutions européennes, BCE en tête, ont dû se substituer. Les banques privées ont ainsi diminué de moitié leurs engagements sur les 5 pays les ramenant à environ 750 milliards.
Entre juin 2011 et juin 2012, l'Italie et l'Espagne ont enregistré des sorties de 235 et 296 milliards (15% et 27% de leur PIB). Les Grecs ont réduit de 30% leurs dépôts dans les banques grecques. Rapport du FMI
LEFIGARO.fr 09/10/12.

 

Après plus de deux années d’austérité et plusieurs révisions de croissance à la baisse, dans un rapport qui revoit la croissance mondiale à la baisse, le FMI commence à corriger sa mathématique : pour chaque euro économisé du budget, l’économie chute non pas de 0,5 comme on le croyait, mais de 0,9 à 1,7 euros. Publico presseurop 09/10/12.

 

Dans les négociations préliminaires sur le budget de l’UE pour la période 2014-2020, l’Allemagne a lancé l’idée d’un budget séparé pour la zone euro. Cela coûterait plusieurs dizaines de milliards de zlotys à la Pologne, et “serait le début de l’éclatement de l’UE en deux Europes”. Rzeczpospolita Varsovie presseurop 09/10/12.

 

Enquête d’opinion du Bureau du plan social et culturel des Pays-Bas, “Est-ce une bonne chose que les PB soient membre de l’UE ?”, 44 % des Néerlandais répondent « oui ».
V
entilation : 67 % des personnes avec un niveau d’éducation supérieur soutiennent la présence du pays au sein de l’UE, contre 37 % dans le groupe d’éducation moyenne [niveau secondaire et brevet professionnel] et 26 % chez les personnes les moins éduquées. De Volkskrant presseurop 09/10/12.

Merkel en Grèce : "Une visite riche en messages : 1, Merkel a décidé de maintenir la Grèce dans la zone euro. 2, Elle entend soutenir Samaras - elle le juge sur la bonne voie. 3, Elle veut tester personnellement la crédibilité du gouvernement grec en matière de réformes. Le déplacement de Merkel n'est donc rien moins qu'un changement de cap de la chancelière. … La visite de Merkel en Chine a été déterminante avec la requête pressante de Pékin de stabiliser l'euro et donc la Grèce. Pour Merkel, l'Allemagne ne peut se permettre une situation qui, en cas de glissement de la conjoncture mondiale (à cause de l'Europe), pourrait attirer la Chine et les Etats-Unis dans ses remous." Handelsblatt – eurotopics 09/10/12.

 

Prévisions du FMI : Le PIB de l’eurozone devrait se contracter de 0,4% cette année... L’Italie subirait une récession de 2,3% (croissance de 0,4% en 2011), soit un recul encore plus marqué qu’en Espagne où le PIB refluerait d’1,5% après avoir crû de 0,4% en 2011... La crise économique est encore plus aiguë : - 3% au Portugal en 2011, -2,3% à Chypre, -6% en Grèce, après une contraction de 6,7% l’an dernier. Plus on se dirige vers le Nord, et plus les pays européens échapperaient à la récession tout en flirtant dangereusement avec elle. La France atteindrait péniblement 0,1% de croissance cette année, avant de croître légèrement à 0,4% en 2013. Des prévisions en porte-à-faux avec celles, plus optimistes, du gouvernement : 0,3 % cette année et 0,8% l'an prochain. EurActiv.fr 09/10/12.

 

Les centrales sont démodées, fermons-les !Les tests de résistance effectués par l’UE fournissent plus de raisons qu’il n’en faut de fermer les vieux réacteurs. Mais la Commission n’a pas le courage de suivre l’exemple de l’Allemagne et préfère miser sur de coûteuses modernisations, déplore la Frankfurter Rundschau. Presseurop 05/10/12.

Repost 0
Published by Paul ORIOL - dans Polo a lu
commenter cet article
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 23:06

  22/10/12  Ajout en fin d'article

 

Le déménagement "patriotique" deBernard Arnault a permis à la droite une opération bien orchestrée (voir article précédent). Dans le même temps, cet événement a révélé des faits, situations et comportements, insoupçonnés par les citoyens.


 

Bernard Arnault nous manque...mais les paradis fiscaux sont bien peuplés

Après que le gouvernement Mauroy a investi près d’un milliard de francs de subventions diverses, Bernard Arnault, alors spécialisé dans l’immobilier, achète pour le franc symbolique la société Boussac-Saint-Frères (Dior, Conforama, Peaudouce, le Bon Marché, etc.). Et revend certaines filiales au plus offrant. Autrement dit, notre capitaine d'industrie est d'abord un prédateur du même type que Bernard Tapie. En plus grand.


 

Bernard Arnault annonce sa migration nationalitaire et, avec son sens de la formule bien connu, Libération titre : "Casse-toi, riche con !" . Edouard de Rothschild apprécie le bon coup de marketing du journal dont il est le principal actionnaire ! Backchich rappelle quelque chose qui n'a pas fait la une de Libération ou autres journaux : "Il y a deux ans... le multimillionnaire Edouard de Rothschild, propriétaire du quotidien Libération avait quant à lui demandé la nationalité israélienne qui peut, elle aussi, procurer un certain nombre de stimulants « avantages fiscaux ». Et il avait assuré qu’il n’ambitionnait nullement, par cette demande, de se soustraire à trop de rigueurs contributives :  son unique objectif, avait-il expliqué, était de pouvoir intégrer l’équipe israélienne d’équitation aux Jeux olympiques de Londres" (http://www.bakchich.info/france/2012/09/10/casse-toi-pov-liberation-61666).


 

Arrêt sur image de railler. Si Bernard Arnault : " avait justifié son passage de la frontière franco-belge par une furieuse envie d’intégrer l’équipe bruxelloise de hockey subaquatique, il se serait probablement épargné de se faire traiter de «con» par de sélectifs indignés" (10/09/12).


 

Cette "une" de Libération lui aurait valu une sanction financière importante sur le plan publicitaire : l'équivalent de 150 000€ par LVMH. Avec les entreprises du luxe solidaires, les pertes pour le journal seraient de 700 000€, en tout. (http://uneautrevie-stef.blogspot.fr/2012/09/le-secteur-du-luxe-sanctionne-le-casse.html). Cette information a peu été répercutée par la presse. Prudence ! Prudence !


Bernard Arnault a choisi Uccle


Bernard Arnault est inscrit au registre de la population d’Uccle (Bruxelles) depuis fin 2011, avant même l’arrivée au pouvoir des socialistes en France. Il y aurait déjà 9 000 Français dans cette commune de 80 000 habitants, jumelée avec Neuilly-sur-Seine ! (Libération 19/09/12).
Cette installation n'est que le coté spectaculaire d'un amour immodéré pour la Belgique de Bernard Arnault. Car certaines de ses sociétés y sont installées, au moins depuis 2008.
"Résultat effrayant" de l'élection de Nicolas Sarkozy, ou de "décisions stupides "de François Fillon ? Ni la presse, ni François Fillon, lui-même, ne le suggèrent. Étonnant !
Il y aurait 12 sociétés liées à LVMH et
13 milliards d'euros environ auraient circulé par leur entremise en Belgique en 2011, soit plus de la moitié du chiffre d'affaires réalisé par le groupe. Les capitaux détenus en Belgique par LVMH sont chiffrés par certains à 6 milliards d'euros, les 12 sociétés d'investissement n'ont créé que 7 emplois. Ce qui est une faible participation à la lutte locale contre le chômage.

Bernard Arnault voudrait mettre ses héritiers à l'abri, sinon du besoin, au moins des droits de succession. Dès 2008, il a créé en Belgique une fondation pour "protéger les intérêts de ses enfants" après son décès (JDD 13/09/12). Mais, bonus, le Monde rappelle que LVMH n'a payé, en Belgique, que 24,2 millions d'euros d'impôts sur 630 millions de bénéfices depuis 2009. Soit un taux moyen de 3,84% et un gain de 188 millions... alors que les entreprises belges dont la taille leur interdit de recourir aux mécanisme d'ingénierie fiscales, acquittent un taux de 33,9%. La plupart des revenus du travail, moyens et supérieurs, sont quant à eux imposés à 50%. (Le Monde 19/09/12).

 

La Belgique

 


Tous les Français installés en Belgique ne sont pas des exilés fiscaux. Ils ne seraient que 1 500 à 2 000 sur les 200 000 Français de Belgique. Tous les Belges ne sont pas des "exilés fiscaux de l'intérieur"et des frères de classe de Bernard Arnault.
Ils ont été quelques milliers à défiler pour demander "
une fiscalité plus juste"et dénoncer les "rentiers"... qui "viennent profiter du système belge". Ils revendiquent " que les revenus financiers soient taxés à la même hauteur que les revenus du travail, de l'ordre de 28 %", a expliqué la secrétaire générale de la Fédération générale des travailleurs belges. (Le Monde 14/09/12).

 

 

 

Sur la fiscalité belge, quelques uns des faits rapportés par Jean Quatremer.
Selon l'institut Emile Vandervelde, bureau d'étude du PS francophone belge, si le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine se domiciliait en Belgique, « 95 % des revenus réels de Mitt Romney échapperaient à l’impôt sur les personnes physiques, en toute légalité... ».

« Le système fiscal belge vise la masse à la différence de la France où la moitié des foyers fiscaux sont exonérés de l’impôt sur le revenu », résume Thierry Afschrift, professeur de droit fiscal à l’Université libre de Bruxelles et avocat. En clair, « on prend beaucoup à beaucoup de monde », c’est-à-dire à ceux qui travaillent...

Cette fiscalité accommodante pour les plus riches bénéficie aussi aux sociétés les plus grosses. Alors que le taux d’imposition des bénéfices est théoriquement de 34 %, le taux réel de l’impôt des principales sociétés établies en Belgique ne dépasse pas… 10 %.

Résultat : 75 % des impôts sur les revenus (donc hors TVA) proviennent du travail, ce que l’ensemble des partis politiques belges, hormis les libéraux, trouvent déséquilibré. En ajoutant des charges sociales plus importantes qu’en France, la fiscalité belge n’encourage ni le travail, ni l’embauche... Est-il encore possible que le Royaume de Belgique se comporte en paradis fiscal afin d’attirer les capitaux de ses voisins ? La réponse ne fait aucun doute aux yeux de Jean Quatremer et la Belgique le sait. La flibuste fiscale jette sans doute ses derniers feux (Coulisses de Bruxelles 21/09/12). Quel optimisme !


Suisse

La Belgique n'est pas le seul paradis fiscal en Europe pour les Français et les autres. Sur les 5 445 exilés fiscaux dénombrés en Suisse, en hausse de plus de 75% en 10 ans, il y avait entre 1 500 et 2 000 Français en 2010. Les exilés fiscaux ont versé 668 millions de francs suisses à la Confédération (Le Monde.fr 23/09/12). Leurs dépenses de consommation, selon le Conseil fédéral, seraient à 1,5 milliards de francs suisses entraînant la création de 23 000 emplois plein temps.

 


 

Mais les exilés ne sont pas tranquilles. La Suisse et les Etats-Unis viennent de signer un nouvel accord fiscal qui va entraîner une forte réduction des affaires conclues par les banques suisses avec des particuliers aux Etats-Unis. (Corriere del TicinoEurotopics 06/03/12).

 


 

Qu'en est-il pour les exilés fiscaux les plus nombreux en Suisse, les Européens ? Des banques suisses (Julius Bär, UBS) sont soupçonnées par le fisc allemand d'aider la fraude et le transfert d'importantes sommes vers l'Extrême-Orient. Des CD avec les noms d'Allemands soupçonnés ont été achetées par l'État de Nord-Rhénanie-Westphalie. D'autres CD pourraient être achetés.

Le gouvernement allemand a négocié un traité avec la Suisse et s'engage à ne pas acheter des données volées. (Le Figaro.fr 12/08/12). Cet accord de septembre 2011, prévoit un impôt libératoire sur les capitaux discrètement placés. L’impôt sur le capital passera dans une fourchette de 21 à 41%, au lieu de 19 à 34%.

La Suisse a aussi signé des accords prévoyant cet impôt libératoire avec la Grande-Bretagne et l’Autriche.

Si les Allemands sont les principaux "clients", d'autres dans l'UE sont intéressés, comme l'Italie, la Grèce et l’Espagne. On parle souvent d'harmonisation fiscale dans l'UE, de lutte contre les paradis fiscaux. Il serait préférable que ces questions soient traitées par des négociations UE-Suisse. Ce que le PE a demandé et cela ramènerait 500 milliards d'euros dans les caisses de les États !

La Suisse constitue aussi un paradis fiscal pour des pays comme la Chine, l’Inde ou la Russie. Pas seulements pour des personnes. La multinationale brésilienne Vale, installée à Saint-Prex, dans le canton de Vaud, devrait payer 3,3 milliards d'impôts mais grâce à un forfait, elle s'en sort avec 285 millions (Republica 23/09/12).

 


La fronde des citoyens :

Le Temps évoque un «malaise persistant» face à ces avantages et à «des salaires et des bonus très élevés, perçus comme injustes, problématiques ou tout simplement inconcevables». «L'image du président François Hollande faisant les poches des riches a fait le tour de la planète...l. En Suisse aussi, le climat se gâte pour les riches. La tolérance pour les forfaits fiscaux diminue.» (LeFigaro.fr 24/09/12).


Le système du forfait fiscal se règle canton par canton. En 2009, le canton de Zurich l’a supprimé, suivi par ceux de Schaffhouse, d’Appenzell Rhodes-Extérieures, de Bâle-ville (nord-ouest) et de Bâle-Campagne.
Le canton de Berne a refusé d'abolir ces forfaits fiscaux. C'est dans ce canton que se trouve Gstaad célèbre pour ses exilés fiscaux comme Jonnhy Halliday et Roman Polanski.
" A Gstaad, on trouve par exemple 13 familles grecques multimillionnaires qui s'acquittent d'impôts ridicules, c'est un scandale", s'insurge la députée socialiste du canton. (http://www.arte.tv/fr/pas-d-exil-des-exiles-fiscaux-de-gstaad/6948400,CmC=6948422.html).


Les citoyens de Berne se sont peut-être souvenus que le canton de Zurich avait perdu près de la moitié de ses millionnaires étrangers (97 sur 201) après la suppression du forfait fiscal en 2009. Ce départ s’est soldé par une baisse de 12,2 millions de francs suisses des recettes fiscales en 2011 ! Ils ont cependant approuvé un durcissement des conditions d'attribution du forfait.


Devant la montée de la réticence populaire au forfait fiscal, le barème national pourrait être relevé.
Par ailleurs une
initiative populaire au niveau fédéral a été lancée par la Gauche et devrait donner lieu à une nouvelle votation sur la question. (Le Monde25/09/12).



Monaco. Certains craignant les impôts excessifs se "délocalisent"ou parlent de le faire au Royaume-Uni. D'ailleurs le Premier ministre et le maire de Londres se disputent pour leur fourni le tapis rouge.

Mais l'exil fiscal touche aussi les Britanniques. Ainsi d'après la Revue de presse de l'Ambassade de France à Londres (21/09/12), TIMES s'intéresse aux 2 000 Britanniques réfugiés dans la principauté de Monaco pour échapper à l’impôt, soit un manque à gagner de 1 milliard de livres pour le RU : parmi les « coupables »plus de 500 dirigeants d’entreprises britanniques, des milliardaires dont six donateurs du parti conservateur !

 


Deux sports semblent plus complémentaires que contradictoires dans les milieux fortunés, toutes nationalités confondus : la chasse aux subvention pour s'enrichir, l'exil fiscal, une fois fortune faite.
Tout ceci coûte fort cher à l'Etat français ce dont devraient s'inquiéter tous ceux qui demandent une baisse des impôts. Car ce qui est donné à quelques riches contribuables est pris de la poche de tous les contribuables, c'est à dire de tout le monde car l'impôt qui rapporte le plus en France est payé par tout le monde : la TVA.

 


A l'occasion de la migration de Bernard Arnault, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici, reprenant une déclaration de Franços Hollande, s'est déclaré favorable à une renégociation " dans les années qui viennent " des conventions fiscales entre la France, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. François Hollande avait annoncé pendant la campagne présidentielle vouloir renégocier ces conventions fiscales (L'Express 10/09/12). Faut espérer que cette intention entrera dans les faits. En effet on chiffre l'évasion fiscale en France autour de 50 milliards d'euros par an. Les avoirs françaéis dissimulés dans les paradis fiscaux sont estimés à plus de 600 milliards.

 


Pour le gouvernement, un nouveau chantier national qui pourrait être européen et européen ! En le menant à bien, le gouvernement ferait rentrer des euros et peut-être aussi remonter lsa cote dans les sondages. 

 

Ajout du 22/10/12.

 

Premier cercle de Donateurs à l'UMP : En avril 2006, le ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy déclarait : « S'il y en a que ça gêne d'être en France, je le dis avec le sourire mais avec fermeté, qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas. » Beaucoup de ses plus puissants soutiens financiers de l’époque ne sesont pas gênés. C’est le premier constat factuel que l’on peut tirer de l’étude de la liste : sur les 544 membres du Premier Cercle recensés, plus du quart – 140 précisément, selon notre décompte – résident à l’étranger, pour l’essentiel dans des contrées où la fiscalité est plus douce qu’en France. Ainsi, 64 d’entre eux ont élus domicile à Londres, l’un des paradis fiscaux les plus accueillants selon le magazine Forbes ; 40 aux Etats-Unis, essentiellement à New-York ; 12 en Suisse et 9 en Belgique, deux destinations très prisées par les exilés fiscaux. Les 15 restants se partagent entre le Portugal, le Vietnam, la Chine, l’Argentine, le Maroc, le Liban, le Brésil, Singapour, le Canada et l’Italie. Mediapart 25/09/12.

Repost 0
Published by Paul ORIOL - dans Actualité
commenter cet article
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 09:16

 

P1000808

 

 

P1000810.JPG

 

 

P1000805

 

 

 

P1000806.JPG

 

 

 

P1000804.JPG

Repost 0
Published by Paul ORIOL - dans Peinture
commenter cet article
6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 09:33

 

Sur 54.000 Grecs détenteurs des comptes bancaires à l’étranger, 15.000 concernent des contribuables dont les revenus déclarés ne justifient pas les sommes portées sur leurs comptes à l’étranger (7 milliards d’euros au total). Le ministère des finances envisage de mettre en place un taux d’imposition de 45% pour les dépôts bancaires non déclarés. Le gouvernement devrait ainsi encaisser environ 2,25 milliards d’euros (Kathimerini, Ta Nea, Ethnos, Eleftheros Typos) Revue de presse de l'ambassade de France à Athènes.

 


10% du trafic sur internet est le fait de robots.... Ces robots « peuvent imiter les humains en publiant des commentaires ou en participant à des concours ». CI 04-10/10/12.


Le trucage de matches: un nouveau phénomène d’ampleur dans la fraude. Les scandales se sont multipliés... Aussi bien pour les sports collectifs que pour les sports individuels... Aucun pays européen, aucune discipline sportive n’ont été épargnés puisque 19 des 27 États membres et les 4 pays candidats à l’entrée dans l’UE ont été affectés ou sont en cours de jugement dans des affaires de ce type. La question est... de savoir si les 8 États membres restants ne sont pas touchés ou que cela n’a pas encore été détecté. Toute l'Europe 04/10/12.


La liste d'environ 2 000 évadés fiscaux grecs ayant placé leurs fonds (1,5 milliard d'euros) dans une agence genevoise d'HSBC est surnommée « la liste de Lagarde »... Ce n'est pas la seule liste circulant... et celle-ci est supposée connue depuis 2010... Le gouvernement grec veut faire des exemples et fait mener des enquêtes sur 26 politiciens et hauts-fonctionnaires. Parmi eux, un ancien secrétaire d'État à l'Intérieur, Leonidas Tzanis, a été retrouvé pendu.http://www.come4news.com/grece-un-suicide-sur-la-liste-de-lagarde-814718


 

Depuis la catastrophe de Fukushima, les pays qui croient encore au nucléaire ne sont pas légion. Japon, Italie, Belgique, Suisse et Allemagne se détournent de l'atome. Le Monde 05/10/12.


 

Le Fonds social européen est en faillite et ne peut rembourser les États membres. La semaine prochaine, ce sera au tour d'Erasmus, le programme étudiant, puis à la fin du mois, ce sera le Fonds pour la recherche et l'innovation. Eubusiness.Com Presseuro 04/10/12.

Allemagne minée par le inégalités : Le 29/09, environ 40 000 personnes ont manifesté dans tout le pays pour réclamer une augmentation des impôts payés par les plus riches. L'Allemagne compte 6 millions de personnes touchant une allocation équivalente au RSA.
Les 10%... les plus riches possédaient 45% de la richesse du pays en 1995, 53% en 2008. Les 50% du bas de l'échelle se partagent 1% contre 4% en 1995. Ces manifestants revendiquent une augmentation de la tranche supérieur d'imposition ramenée de 53 à 42% par M.Schröder puis à 45% pour les revenus supérieurs à 250 000€ par Me Merkel. Le Monde 04/10/12.



Afin de réduire le déficit budgétaire, le gouvernement portugais... Pour ne pas avoir à recourir à la hausse contestée des cotisations sociales, il prévoit une augmentation des impôts sur les revenus, le capital et la fortune. Le quotidien économique libéral Jornal de Negócios critique ce manque d'imagination. 04/10/12 Jornal de Negócios Eurotopics.

 

 

 

Plan radical de l’UE : casser les banques” : La SZ résumeainsi les conclusions du comité d’experts chargés par le Commissaire européen Michel Barnier de présenter des recommandations pour un meilleur contrôle des banques. Parmi les... suggestions, les experts proposent que les banques séparent, à partir d’un certain seuil, l’activité financière (spéculative) des dépôts des clients “ordinaires”, afin de protéger ces derniers en cas de crise bancaire. Pour l’Europe, dont les États ont dû soutenir leurs banques à coups de centaines de milliards d’euros d’argent public, il s’agirait d’une “révolution”.
Jusqu’à présent les réformes entreprises... souffrent du fait qu’elles ne réduisent pas le potentiel destructeur des banques. Quand on sait que le bilan de la Deutsche Bank a quasiment la même valeur que le PIB allemand, les dangers sont évidents – mais il n’a pas été fait grand chose pour les éviter pour le moment. Presseurop 05/10/12.

Jamais vu : 40 faillites par jour. En neuf mois, l’économie belgea détruit 16 000 emplois — un record. Les experts estiment que le nombre de faillites devrait atteindre 11 000 fin 2012, dont 1 190 faillites en septembre — un record absolu. Les secteurs les plus touchés sont l’hôtellerie et de la restauration, suivis du bâtiment. Le Soir Presseurop 03/10/12.

 

Dans la zone euro(ZE17), le taux de chômage...s’est élevé à 11,4% en août 2012. Dans l’UE27, il s’est établi à 10,5%. Dans les 2 zones, les taux ont augmenté par rapport à août 2011 où ils étaient respectivement de 10,2% et 9,7%. Les taux les plus bas ont été en Autriche (4,5%), au Luxembourg (5,2%), aux Pays-Bas (5,3%) et en Allemagne (5,5%), les plus élevés en Espagne (25,1%) et en Grèce (24,4% en juin 2012). http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-01102012-AP/FR/3-01102012-AP-FR.PDF

 

 

Allemagne : Le gouvernement fédéral adopte un projet de loi visant à éviter les dangers et les abus liés aux transactions à haute fréquence. http://www.bundesfinanzministerium.de/Content/FR/Pressemitteilungen/2012/2012-09-26-limitation-de-vitesse-pour-les-transactions-a-haute-frequence.html



 

Les catholiques allemandsne risquent plus l'excommunication en déclarant au fisc qu'ils n'acquitteront plus leur impôt religieux mais ils restent exclus de l'église et de ses sacrements. Blog 26/09/12.

 

 

Pendant des années, l’Allemagne de l'Ouesta été une destination de choix pour les polonais. Aujourd'hui, les Allemands traversent l’Oder à la recherche d’un emploi en Pologne. En 2006, la Pologneétait à la 5ème place des destinations pour les expatriés allemands, désormais plus nombreux en Pologne qu'en Espagne ou en France... Notre pays a détrôné de sa 3ème place l'Autriche, pour se placer juste derrière la Suisse et les États-Unis. Preseurop 01/10/12.

 

 

Marqués par le souci du retour à l’équilibre, les budgets présentés ces jours-ci par plusieurs pays annoncent des temps encore plus durs, voire une récession. Pour sortir du cercle vicieux déficit-rigueur, il faut assouplir les limites du déficit,Jean-Marie Colombani El Païs 01/10/12.

 

 

Les pays en crise doivent s'unir : En France, en Espagne et au Portugal, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce week-end leur opposition à la politique austéritaire de leur gouvernement respectif. Seule l'unité peut permettre aux pays touchés par la crise de se défendre contre les mesures d'économies imposées par les Allemands : "La première manifestation de l'ère Hollande a montré que les Français n'ont pas oublié l'alliance objective entre Sarkozy et Merkel… On a entendu des appels à l'unité entre les pays frappés par la crise et à stopper la destruction de l'UE qui serait menée par Berlin... cela ne sert à rien que chaque pays réfléchisse seul aux changements politiques en Europe. C'est une question d'efficacité... Mais il est bon de savoir qu'il existe des alternatives et que celles-ci peuvent être mises en œuvre dans les pays touchés par la crise d'autant plus facilement que tous ces pays parleront d'une même voix." Diário de Notícias 01/10/12.

Repost 0
Published by Paul ORIOL - dans Polo a lu
commenter cet article
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 09:52

 

 

53,7 milliards d’euros pour purger le système bancaire espagnol Sept établissements sont dans le rouge, dont Bankia, qui capterait la moitié des aides
Les résultats des stress tests bancaires, dévoilés vendredi 28 septembre, donnent la mesure de l’aide dont les banques espagnoles ont besoin. L’examen, par le cabinet Oliver Wyman, a pris en compte un scénario dur où le PIB chuterait de 6,5% entre 2012 et 2014, auquel s’ajoute un recul important du secteur immobilier. Dans pareilles circonstances, les besoins des banques se chiffrent à 53,745 milliards d’euros, répartis entre les 7 établissements qui n’ont pas résisté aux stress tests. Bankia près de la moitié des fonds (24,7 milliards), CatalunyaBank (10,8 milliards), Novagalicia (7,1 milliards), Banco de Valencia (3,4 milliards), Banco Popular (3,2 milliards), Banco Mare nostrum (2,2 milliards) et le nouveau groupe résultant de la fusion entre Ibercaja, Liberbank et Caja 3 (2,1 milliards). EuraActiv 01/10/12.

 


Un agent français derrière le mort de Kadhafi. Le mérite de la capture du raïs reviendrait aux services de Paris. Le Colonel « vendu » à l'occident par Assad...

Mahmoud Jibril, ex-premier du gouvernement transitoire... « C'est une agent étranger mêlé aux brigades révolutionnaires... »

Piste française : Dans les milieux diplomatiques occidentaux de la capitale libyenne, le commentaire officieux le plus diffusé... « quasi certainement était français ».... Kadhafi menaçait ouvertement de révéler les détails de ses rapports avec l'es-président français, y compris les millions de dollars versés pour financer sa candidature et la campagne électorale de 2007. « Sarkozy avait tous les motifs pour chercher à faire taire le Colonel et le plus rapidement possible, ont répété hier des sources diplomatiques européennes à Tripoli. »

Corriere della sera, en italien : http://www.corriere.it/esteri/12_settembre_29/gheddafi-morte-servizi-segreti-francesi-libia_155ed6f2-0a07-11e2-a442-48fbd27c0e44.shtml

Repris pas le Parisien : http://www.leparisien.fr/international/mort-de-khadafi-un-officiel-lybien-accuse-les-services-francais-30-09-2012-2191015.php.

 


Allemagne : manifestations contre la pauvreté (30 septembre 2012 Jean-Pierre Anselme Mediapart ). Environ 40 000 personnes ont manifesté à l'appel des syndicats allemands, samedi 29 septembre, devant la Banque centrale européenne à Francfort, mais aussi à Berlin, Hambourg et Cologne, contre la pauvreté et une distribution plus juste des richesses. Au même moment, à Rome, Madrid, Lisbonne... Paris (Pour lire l'article... http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/300912/allemagne-manifestations-contre-la-pauvrete).


 

Austérité : Pour dénoncer les coupes budgétaires et réclamer la démission du gouvernement Rajoy, ils se sont pressés dans les rues de la capitale espagnole, par milliers. Des jeunes, des moins jeunes, des chômeurs, des étudiants, des indignés… Pour la troisième fois cette semaine,ils expriment leur refus de l’austérité. (30/09/12)
Des dizaines de milliers de Portugais, au moins 70 000, ont dit ce samedi à Lisbonne leur opposition au nouveau tour de vis budgétaire que prépare le gouvernement. C’est la plus importante manifestation anti-austérité au Portugal depuis mai 2011, quand le pays a obtenu une aide de 78 milliards d’euros du FMI et de l’Union européenne. (29/09/12) Euronews.

 


 

« La dernière fois, son effet avait duré plus de trois mois, cette fois un peu moins de deux mois. L’efficacité du second sédatif administré par Mario Draghi est moindre... Certes, d’autres événements en ont dissipé l’effet : l’incertitude espagnole sur la demande d’aide mais surtout une déclaration des ministres des Finances allemand, finlandais et hollandais ont défait, à travers un communiqué, l’accord sur les banques espagnoles qui avait été mis au point... par les 17 gouvernements de l’euro en juin dernier... – et apparaissait vital pour éviter à l’Espagne de sombrer. Leur intervention pose un autre problème..., n’importe quel gouvernement peut démonter à l’improviste un accord pris à l’unanimité... Pour le moment, le MES aidera l’Allemagne, la Hollande et la Finlande (à qui il achètera des titres pour placer ses fonds de manière sûre), contribuant ainsi à augmenter le spread entre ces pays et le couple Italie-Espagne. Et ce jusqu’à ce que l’un ou l’autre des pays en difficulté demande une intervention, en acceptant les conditions posées» Corriere della Sera, Ambassade France à Rome 27/09/12. 

 


 

Portugal : Si la troïka a imposé la fermeture de 54 tribunaux et un redécoupage territorial supprimant plus de 1000 communes, l’État portugais a pris lui-même l'initiative de fermer depuis 2000 plus de 4000 services publics...

Royaume-Uni : Le site internet PubicLibrary News estime à 2170 le nombre de bibliothèques britanniques fermées ou menacées sur un total de 4 612. CI 27/9-03/10/12.

 


 

Démocratie : "Manifestement, presque personne ne remarque que depuis un certain temps, les pays européens ne sont plus dirigés par des institutions démocratiquement légitimes, mais par une série de sigles. FESF, MES, BCE, ABE et FMI... Seuls les experts sont en mesure de décrypter ces sigles... Toutes ces institutions ont en commun de ne figurer dans aucune Constitution du monde, et le fait qu'aucun électeur ne peut influer sur leurs décisions. Les seuls acteurs auxquels elles prêtent l'oreille, ce sont les 'marchés'... L'impassibilité avec laquelle les habitants de notre petit continent ont accepté leur mise sous tutelle est impressionnante." El Païs Eurotopics 27/09/12.

 


 

Économie : Le monde n'est pas composé uniquement de liste d'indices boursiers, mais aussi de listes de courses des ménages. Il est illusoire de croire que, à moyen et long terme, les premiers puissent être florissants si les seconds se portent mal. La Stampa Eurotopics 27/09/12.

 


 

Le FMI voudrait que les Européens acceptent une décote de la dette grecque détenue par les États. Les gouvernements traînent des pieds, alors que la situation budgétaire d'Athènes est toujours incertaine. EurActiv.fr 27/09/12.

 


La directrice du FMI pense que l'Espagne devrait "ralentir" le rythme d'assainissement de ses finances publiques. Elle juge que les plans de rigueur budgétaire menés par les pays sous assistance financière (Irlande, Grèce, Portugal) devraient être appliqués "de la manière la plus judicieuse et souple possible". Elle a appelé les autorités à se concentrer davantage sur les "mesures" politiques que sur des "objectifs" chiffrés.

John Williams (Fed) a estimé que les plans d'austérité demandés à certains États européens risquaient de "freiner " la croissance et de compliquer encore la réduction des déficits. Le Monde 26/09/12

 


 

Depuis que le président français François Hollande a annoncé qu’il voulait taxer à 75% ceux qui gagnent plus de 1 million d’euros par an, les riches Français ont commencé à franchir la frontière vers la Belgique. A Bruxelles, 5 à 6 maisons sont achetées chaque jour par ces contribuables aisés. L’année dernière, 800 familles ont quitté la France pour la Belgique, un chiffre qui pourrait tripler cette année. De Standaard Europress 26/09/12.

 


L’Europe entière économise, sauf Bruxelles : Dix pays - menés par l’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni - contestent la proposition de budget de l’UE pour 2014-2020. Les discussion en cours entre États membres portent sur un montant de 1 000 milliards d’euros, que ces pays voudraient revoir à la baisse. Kleine Zeitung Europress 26/09/12.

Repost 0
Published by Paul ORIOL - dans Polo a lu
commenter cet article
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 09:09

  "L'innocence des musulmans" est un film, vu par personne et commenté par tous ! Seule une bande annonce de 14 minutes, généralement qualifiée de mauvaise qualité, a été diffusée seulement en version anglaise et arabe semble-t-il. Elle a déclenché des manifestations, avec mort d'hommes dans les pays à population musulmane, et des controverses sur la liberté d'expression et le droit au blasphème, essentiellement eu Europe et aux États-Unis. Avec, en plus, au moins en France, des caricatures discutées quant au fond et à l'opportunité de leur publication.


La controverse est née, essentiellement, des manifestations qui ont eu lieu dans certains pays musulmans à l'appel de groupes qui ont utilisé à leur fins propres la piété de musulmans qui se sentaient agressés. En contre partie, ce sont ces manifestations de foules violentes qui ont été diffusées et commentées en Occident plus que le film lui-même. Beaucoup, dans les deux camps "supposés", montant aux extrêmes et masquant, peut-être, des choses essentielles.

Cette affaire vient après le "printemps arabe", encore des foules agressives, manifestant efficacement et renversant des régimes dictatoriaux défendus par l'Occident. Ces "révolutions arabes" ont été perçues, un moment, comme positives puisque à orientation démocratique. Elles ont le tort de ne pas déboucher immédiatement sur des régimes tranquilles qui nous permettraient d'y revenir en vacances à des prix raisonnables en cette période de crise.

Il est possible de percevoir les choses un peu différemment. Tout d'abord, les foules mises en mouvement, par le film et les groupes activistes, sont bien moins importantes que lors du printemps arabe. Elles sont retenues par les principales autorités religieuses et contenues par des forces gouvernementales qui se recommandent d'un "islamisme modéré".

 

 

Le rôle des médias est discutable notamment ce que Christian Ayad appelle le "journalisme préventif". En Egypte, la télévision "diffuse en boucle la vidéo concoctée par une poignée de coptes extrémistes aidés par des fondamentalistes chrétiens en Californie alors que personne n'en avait entendu parler sur les bords du Nil"... pour "aboutir finalement à une manifestation peu suivie... mais violente..." Avec pour pendant, ici, le "journalisme pyromane" qui annonce, "à grand renforts de titres racoleurs... les troubles à venir provoqués par les caricatures d'un journal satirique pas encore sorti dans les kiosques" (http://www.lemonde.fr/international/article/2012/09/21/les-ravages-du-journalisme-preventif_1763825_3210.html).

 

 

Le nombre de manifestants "décevant" n'est pas souligné par ceux qui annonçaient la foule et la violence. La liberté d'expression est peu invoquée face à la répression d'une manifestation non déclarée, qui a conduit à l'arrestation de 151 personnes sur 200 à 250 manifestants ou l'arrestation d'une seule personne pour "manifestation en bande organisée" (où était la "bande organisée" ?) ou le contrôle de passants, faute de manifestants...

Bien entendu, les multiples appels des autorités religieuses musulmanes de France, à ne pas manifester, à ne pas répondre à la provocation, ne provoquent pas le même intérêt...

 

 

Pourtant, ils valaient d'être largement reproduits et commentés comme le communiqué du 16 septembre du CFCM, "qui réaffirme sa profonde indignation face à la diffusion de ce film odieux, note avec satisfaction que grâce à l’attitude digne et responsable des musulmans de France, notamment à l’occasion de la grande prière de vendredi marquée par l’absence de toute manifestation publique ou appel à manifester, aucune atteinte significative à l’ordre public n’est à déplorer sur le territoire national".
 

 

"Le CFCM, respectueux des libertés individuelles et collectives dont le droit de manifester dans le respect de l’ordre public établi par la Loi, considère que dans le contexte actuel toute manifestation dans l’espace public peut faire l’objet de manipulations ou d’une expression préjudiciables à l’image de l’islam et des musulmans, comme en témoignent les derniers événements internationaux ayant causé de nombreuses victimes innocentes.
Le CFCM réitère sa condamnation ferme et totale de toute action commise ou propos proféré par des personnes se réclamant de l’islam tout en bafouant délibérément ses valeurs et ses principes"
(http://www.lecfcm.fr/?p=3012)

 

 

Ou les déclarations de Tariq Ramadan : "On a envie de dire aux gens de 'Charlie Hebdo': certes, votre liberté d'expression, mais dans le contexte actuel, après ce qui vient de se passer, la mort d'un ambassadeur en Libye, des tensions partout dans le monde, majoritairement musulman (...) Ce n'était vraiment pas le moment d'en rajouter".."Attaquer 'Charlie Hebdo' en justice, manifester dans les rues de France, c'est totalement contre-productif... La seule attitude noble (...) c'est ignorer ces attaques, regarder au-dessus en disant, nous sommes Français (...) Il faut dire aux populations qu'elles ont tort de réagir émotionnellement " (http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120920.FAP8652/tariq-ramadan-defend-la-liberte-d-expression-de-charlie-hebdo-et-appelle-les-musulmans-francais-a-ne-pas-manifester.html).

 

 

Ne pourrait-on saluer cette volonté d'apaisement dans la dignité ? Certes les medias sont surtout intéressés par les trains qui déraillent. Cette fois, le déraillement annoncé n'a pas eu lieu. C'est quand même un événement !
Bien entendu, il est possible de douter de la sincérité des uns, du silence des autres. Toujours est-il qu'il n'y a eu ni appel, ni déclaration propres à envenimer les choses. Qu'il n'y ait eu ni débordements, ni même manifestation... Cela mériterait une analyse politique. N'est-ce pas un témoignage de l'intégration de l'islam en France ? De sa normalisation ? De son acceptation, peut-être par nécessité, mais de son acceptation de choses à priori inacceptables ?

 

Ce n'est pas, cependant, propre à la France. Il y a eu peu de manifestations de musulmans ulcérés dans les pays occidentaux, qui ne semblent pas avoir eu, non plus, de Charlie Hebdo.

Certaines prises de positions ou événements auraient pu rencontrer plus d'écho. Peu relayés, ils n'en sont pas moins importants et témoignent que des choses bougent..

Par exemple, dans Al Hayat (Londres) : "Donner à ce film une quelconque importance est une insulte à l'esprit. Le traiter comme s'il était aussi grave que la violence est une insulte à la morale. Ce film n'est rien du tout.Tant qu'il nous occupe et mobilise davantage que tous les drames véritables qui existent dans la région, il n'y a ni démocratie, ni dignité, ni révolutions arabes. Des révolutionnaires syriens ne se sont-ils pas étonnés de ces protestations contre une vidéo alors qu'il n'y en a pas contre les tueries quotidiennes qui se passent en Syrie ? Cela relève de la déchéance morale et intellectuelle.
Avec l'avènement de l'âge de raison politique, à la suite des révolutions arabes, il n'est plus possible de traiter ces questions à l'ancienne, càd en considérant que l'Occident est le seul acteur qui compte et que c'est donc lui qu'il faut blâmer comme si le phénomène salafiste ne nous concernait pas.
Le danger des salafistes ne réside pas dans le fait qu'ils puissent remporter des élections et contrôler des régimes politiques mais dans leur capacité à accaparer le débat politique."
  Cité par Courrier international 27/09-03/10/12. Cette dernière réflexion pourrait s'appliquer, ici et maintenant ? Et pas seulement aux salafistes bleu marine ?

 

 

Déclarations à Paris, à Londres, mais c'est aussi à Alger qu'il est possible d'entendre des paroles fortes. Votairiennes : "Eh bien non, "mes seigneurs" les conservateurs c’est par ses "excès" (et ces "excès") que la liberté d’expression tient. Tout républicain conséquent se doit de défendre la liberté d’expression dans son intégralité, même s’il n’en partage pas tout ce qu’elle permet de dire.
 

 

A mettre dans la balance les violences manipulées par les tenants de la théocratie, et des expressions d’un art aussi débile ou dégénéré soit-il, il est affligeant de constater l’errance hypocrite des "bonnes" consciences" (http://www.lematindz.net/news/9613-blaspheme-quand-le-principe-cede-a-la-manipulation.html).

 


C'est encore à Alger : "Les deux dernières semaines, entre faux film, manifs, meurtres et manips, ont résumé presque les six siècles qui ont suivi la chute de Grenade. Rien depuis l’astrolabe. Des « Arabes » travaillent à la Nasa ? Oui mais il leur faut l’Amérique et la Nasa comme arrière-scène pour pouvoir briller. Tous les arabes ne sont pas des musulmans et tous les musulmans ne sont pas terroristes et salafistes ? Oui, mais les uns naissent du silence des autres, des compromis, des peurs ou, au moins, des mauvaises réponses au monde présent. Il faut repenser l’Islam dans ta totalité et ses fondements très vite et savoir très vite si l’on veut rejoindre l’humanité ou l’au-delà. Tout le reste est blabla et jeu de rétrospectives sur les splendeurs d’autrefois" (http://www.algerie-focus.com/blog/2012/09/23/en-quoi-les-musulmans-sont-ils-utiles-a-lhumanite/)

 


Il n'y a pas que des déclarations ou des articles, il faut rappeler aussi ce qui s'est passé à Benghazi après l'assassinat de l'ambassadeur des États-Unis. Notamment lors de la marche du 21 septembre : "Les manifestants dont certains étaient armés ont réussi à déloger les miliciens de quelques bâtiments de la ville. Ils ont notamment attaqué la caserne de la milice salafiste Ansar Al-Charia [les défenseurs de la charia], désignée comme responsable de l'attentat du 11 septembre. Ces confrontations armées ont fait au moins 11 morts et plus de 70 blessés" (CI 27/09-03/10/12). Il y avait la foule et les morts et l'inattendu... Et même la révolte du peuple.

 


Les révolutions arabes n'ont pas eu lieu, elles sont en cours, les choses sont complexes. Les révolutions ne déboucheront pas du jour au lendemain sur la démocratie idéale (où existe-t-elle ?). Il n'empêche qu'il faut attirer l'attention sur ces déclarations, ces faits, pas seulement sur les incendiaires verbaux ou physiques. En analyser l'importance.

 

 

Soutenir ceux qui se battent pour que les choses changent et qui, quelquefois, risquent gros. Et sortir du piège d'avoir à choisir entre islamistes et dictateurs.



 

 

 

BENGHAZI

septembre 2012

 


 








Mise à jour le 04/10/12 : Entretien du père Christian Delorme avec Respect Magazine


Beaucoup de médias – surtout les grands médias internationaux – servent des intérêts idéologiques et financiers. Il convient de garder une vraie distance critique à leur égard. Ainsi, la politique des médias occidentaux est de « barbariser » les musulmans en permanence, au lieu de mettre en valeur ce que ceux-ci ont de commun avec l'humanité des non-musulmans. Il est frappant de constater que la plupart des grands médias occidentaux ont dénoncé « la rage des musulmans » en face du film anti-islam et, accessoirement, en face des caricatures publiées par « Charlie-Hebdo ». Or si l'on compare le nombre de personnes qui sont descendues dans les rues et le nombre total de musulmans dans le monde, le chiffre de ceux qui ont manifesté est ridicule. Surtout, on a largement montré des images des manifestants les plus radicaux et les plus violents.

En revanche, on a peu relevé que, au même moment, le pape Benoît XVI était en visite au Liban, où il était accueilli par toutes les communautés religieuses, chefs musulmans en tête. Lors de tout son séjour, le Hezbollah s'est refusé à toute manifestation de protestation contre le film américain, par respect pour le geste pacifique du pape! Cela aurait mérité une meilleure couverture médiatique. Mais la construction de la paix n'intéresse pas les extrémistes de tous bords. http://www.respectmag.com/2012/09/26/film-anti-islam-caricatures-entretien-avec-le-pere-delorme-6682

 

Repost 0
Published by Paul ORIOL - dans Actualité
commenter cet article
26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 15:08

 

Allemagne : Peer Steinbrück, ex ministre des finances et candidat potentiel du SPD à la chancellerie, ouvre la campagne électorale de 2013 avec un discours contre les banques, selon le Handelsblatt. Il revendique la fin de la banque universelle rassemblant l’établissement de crédit classique et la banque d’investissement à risque. La Deutsche Bank, la première banque allemande est ainsi particulièrement visée. Revue de presse de l'ambassade de France à Madrid 26/09/12.KL


 

Espagne : Arthur Mas, le président indépendantiste catalan, lors d’un discours-fleuve prononcé devant le Parlement régional de Catalogne, annonce la tenue d‘élections anticipées pour le 25 novembre prochain, soit deux ans avant la date prévue. Il réclame aussi un droit à l’autodétermination. Euronews 26/09/12.


 

Des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place de Neptuno près du Congrès des députés pour dénoncer les coupes budgétaires drastiques décidées par le gouvernement conservateur. Le face-à-face entre manifestants et forces de l’ordre s’est conclu par des dizaines de blessés de part et d’autres et une trentaine d’arrestations.

Pour les manifestants, les aides sociales ont été sacrifiées au profit d’un sauvetage des banques et sans consultation du peuple, le gouvernement Rajoy ayant décidé par décret. De nouvelles mesures d’austérité doivent être annoncées demain pour 2013 avec peut-être un gel des pensions de retraites. Euronews 26/09/12.

 


ABC et Heraldo de Aragón informent, après El Pais, que la France accueille « 15 000 Espagnols pour la traditionnelle saison des vendanges » : « une échappatoire à la crise ». Revue de presse de l'ambassade de France à Madrid 26/09/12.


 

Kauppalehti rapporte que la Finlandepromeut une ligne dure sur les perspectives financières avec l’Allemagne et les PB. Le budget de l’UE devrait se limiter à 1% du PIB des États membres. La Finlande veut aussi assurer la reconduction des aides aux régions peu peuplées du Nord et de l’Est.
La Finlande soutient la commission dans le développement de ressources fiscales propres mais sans pour autant préciser les moyens qui ont sa préférence.

En conclusion, KL rappelle que la nouvelle lobbyiste du patronat finlandais à Bruxelles regrette que seulement 10% du budget européen soit directement utilisé pour soutenir la croissance et la compétitivité parce que la PAC commune monopolise une grande partie du budget européen. Revue de presse de l'ambassade de France à Helzinki 26/09/12.




Le Portugal support de moins en moins l'austérité imposée par la "troïka" Le gouvernement de M. Passos Coelho a renoncé à une mesure impopulaire ... relever les cotisations salariales de 11 à 18% tout réduisant les cotisations patronales de 23,75% à 18%.... Cette mesure décidée sous l'influence des bailleurs de fonds du pays (FMI, BCE, CE) alimente depuis des semaines la grogne sociale valant au gouvernement le surnom de Robin des bois des riches. Le Monde 25/09/12.


 

La France devrait s'aligner sur les prix (des médicaments) voisins selon la députée européenne Michèle Rivasi. Exemple : le Plavix coûte en France 37,11 euros et 18,35 en Italie, son générique 26,09 euros ci et 16 euros là. En Angleterre  : 2,26 euros !
Quant aux médicaments présentant une avancée thérapeutique sans équivalent, leur prix en France sont supérieurs de 10% à ceux de l'Espagne et 15% à ceux de l'Italie. Le Monde 25/09/12.

 


Alors que la Pologne, la Bulgarie et la République tchèque prennent leurs distances avec la monnaie unique, la Lettonieannonce qu’elle souhaite devenir le 18e membre de la zone euro dès 2014. EurActiv 24/09/12.



RU :Le congrès du parti libéral-démocrate domine la politique intérieure, les journaux titrant les promesses de Nick Clegg de ne pas consentir à une nouvelle réduction des dépenses sans qu’il ne soit créé un impôt supplémentaire pour les 10% des Britanniques les plus riches. Le Daily Telegraph s’en prend au vice-PM et assure que ce n’est pas en imposant les riches que l’on encouragera la croissance. Pour l’Independent, la fiscalité est un des domaines où les Libéraux-démocrates peuvent se démarquer des Tories.
Le
Guardian regrette l’absence d’un vrai débat sur l’Europe aux congrès des différents partis. Revue de presse de l'ambassade de France à Londres 24/09/12.


 

Grèce :Ethnos met en relief les déclarations faites par le PM français au journal électronique « Mediapart ». M. Ayrault s’est dit favorable à ce que l’on donne « plus de temps à la Grècepour s'en sortir, à condition qu’elle soit sincère dans l’engagement des réformes, notamment fiscales ».

Il a souligné que « la solution ne peut pas être la sortie de la Grèce de l’euro » en ajoutant : « Ceux qui ont beaucoup d’argent en Grèce investissent dans l’immobilier, à l’étranger. Tout cela est immoral. La crise grecque est structurelle, mais aussi politique ». Revue de presse de l'ambassade de France à Athènes 24/09/12.


 

Cours de prostitution en Espagne : débouchés assurés. « Travail immédiat ! Cours de prostitution professionnelle. Un travail très rentable pour les deux sexes. ». L’affiche, apparue dans les rues de Valence en Espagne, ne permet plus aucun doute : devenir prostitué(e), mais un(e) pro, cela s’apprend aussi. Et même, après la formation, les enseignants du cours promettent un travail immédiat…Rue 89 23/09/12.



Le PIB de la zone euro a baissé de 0,6% entre juillet et septembre, selon l'enquête mensuelle du cabinet Markit auprès des entreprises privés des 17 pays de la zone. La situation en France est particulièrement préoccupante avec des commandes industrielles en net recul. Les Echos Presseurope 21/09/12.


 

Le gouvernement italien revoit ses prévisions de croissance à la baisse de - 1,4% à -2,4% pour 2012, et de +0,4% à -0,2% pour 2013. La promesse d'un budget à l'équilibre pour 2013 promis par le Premier ministre s'éloigne. La Stampa Presseurop 21/09/12.

 


TIMES consacre sa UNE au « problème de Monaco » et aux 2000 Britanniques réfugiés dans la principauté pour échapper à l’impôt, soit un manque à gagner de 1 milliard de livres pour le RU : parmi les « coupables » plus de 500 dirigeants d’entreprises britanniques, des milliardaires comme Sir Philip Green et six donateurs du parti conservateur. Revue de la presse britannique Ambassade de France 21/09/12.


Les bonnes affaires des retraités politiques de « gauche » : Tony Blair (représentant du Quartet - États-Unis, Russie, UE, ONU - conseiller international de la banque d'affaires américaine JP Morgan avec des émoluments de 2,5 millions de livres par an) est l'exemple vivant de cette symbiose, pas toujours très saine, entre la politique et la finance qui ouvre la porte à toutes les compromissions. Plus d'un million de livres d'honoraires pour 3 heures de travail… pour avoir servi d'intermédiaire entre... Glencore et le Qatar...
Lord Mandelson, ex-premier ministre travailliste est missi dominici de la banque d'affaires Lazard.
Romano Prodi,ancien président du conseil italien, ancien président de la CE, a été engagé par Goldman Sachs.
Depuis 2005,
Gerhard Schröder représente la société russe Gazprom au conseil de surveillance du consortium russo-allemand chargé de la construction et de l'exploitation d'un gazoduc.
L'es-chef du gouvernement belge,
Jean-Luc Dehaene préside le C.A de Dexia. Le Monde 19/09/12.


L'ami Papandréou donne, pour 46 000 euros mensuels, des cours à Harvard sur... la crise. Politis 20L09/12.


Cinq des six plus gros États de l'UE, à l'exclusion de la Grande-Bretagne, appellent à une refonte radicale des politiques européennes de défense et des Affaires étrangères. Le but est de créer un nouveau ministère des Affaires étrangèrespan-européen, d'instaurer un vote à la majorité sur les politiques étrangères communes en vue de contourner les veto, de mettre en place une éventuelle armée, ainsi qu'un marché unique pour les industries de la défense de l'UE.... résultat d'une réflexion menée par les ministres des Affaires étrangères de 11 pays de l'UE, qui dure depuis 9 mois, et qui avait été lancée par le ministre des Affaires étrangères allemand. Guardian Presseurop 19/09/12.


Belgique : Les emplois industriels ont baissé de 6% entre le premier trimestre 2008 et le deuxième trimestre 2011, une chute cependant compensée par une augmentation de l’emploi dans le secteur tertiaire et les services de l’État. Après les fermetures des usines Renault à Vilvoorde en 1997 et Opel à Anvers en 2010, les Belges redoutent la fin possible de l’activité à l’usine Ford de Genk. De Standaard Presseurop 18/09/12.


Suisse : Inquiétés par la création probable d’une nouvelle taxe sur les revenus financiers, les riches Européens retirent en masse leur argent de la Confédération suisse. La banque UBS s’attend à des retraits à hauteur de 25 milliards d’euros. La taxe fait partie d’un accord fiscal entre la Suisse et l’Allemagne, en voie de ratification à Berlin. Financial Times Deutschland Presseurop 18/09/12.

Repost 0
Published by Paul ORIOL - dans Polo a lu
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Paul ORIOL
  • : Réflexions sur l'actualité politique et souvenirs anecdotiques.
  • Contact

Texte Libre

Recherche