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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 22:11

 

 

La crise semble avoir du bon ! Peu à peu, l'idée que l'Union européenne n'est pas un modèle de démocratie fait son chemin. Malheureusement, il aura fallu 50 ans, et la crise pour en arriver là. Et encore, il n'en est pas tiré de conclusion pratique... et démocratique. De ce fait, tout est en place pour un éclatement de l'Union qui risque d'être douloureux, non seulement pour l'euro mais aussi pour les Européens.

 


Il y avait eu des avertissements. Quand les peuples ont été consultés, il ont, plusieurs fois, répondu « non » à la question posée : Danemark (refus d'adopter l'euro en 2000), Irlande, France, Pays-Bas. Sans vergogne, sauf au Danemark, on les a fait revoter ou bien on a fait adopter par voie parlementaire ce qui avait été refusé par référendum.

Ce n'était pas grave. La « bonne » politique, rejetée, continuait. Après 4 ans de crise, les choses deviennent de plus en plus difficile malgré une vingtaine de sommets, proclamés de la dernière chance, se terminant pas des communiqués auto-satisfaits. Invalidés avant que leur encre ne soit sèche. Et la ligne toujours maintenue.

 


Cette politique demande, chaque jour, de nouveaux sacrifices aux plus défavorisés pour que les États puissent apurer les dettes des banques, trop importantes pour disparaître, qu'ils ont endossées. Pendant ce temps, les riches sont de plus en plus riches. Donc tout va, presque, bien.


Tandis que les plus voraces ne pensent qu'à soumettre encore plus les peuples à un régime draconien, certains commencent à s'inquiéter. La crise de 1929 a donné 1939 ! Que va donner la crise de 2008 ? Un vent mauvais souffle déjà sur l'Europe. Le partis populistes ou d'extrême droite montent à chaque élection y compris dans les vertueux pays démocratiques de l’Europe du nord.

 


Même de calmes responsables commencent à perdre leur sang froid. Devant la rigidité allemande, Mario Monti, le compétent, trouve que les gouvernements (sous entendu le gouvernement allemand) devraient savoir mettre au pas leurs parlementaires, peut-être aussi leur cour constitutionnelle ? Un journal italien, tendance Berlusconi, parle du IVème Reich qui veut imposer sa politique à l'Union européenne. Ce qu'elle fait depuis longtemps.


Et quand Mario Draghi et l'ensemble du directoire de la BCE (à l'exception du directeur de la Bundesbank) n'obéit pas aux intégristes financiers, on vient lui rappeler qu'il n'a jamais été élu (comme Mario Monti et ancien de Goldman-Sachs comme lui!). Jusque là, ils ne s'en étaient pas aperçus.


Mais qu'ont décidé les élus ? Que la politique économique de Maastricht qui n'a jamais été totalement appliquée et a échoué, devait être accentuée (0,5% au lieu de 3% de déficit public) ! Que cette « règle d'or" doit être une "disposition juridique de haut niveau", une loi organique à défaut de l'insertion dans la Constitution (décision du Conseil constitutionnel).Que l'UE était trop démocratique et que les budgets nationaux devaient d'abord être soumis à la Commission européenne avant d'être votés par les parlements nationaux ?

 


Pour le moment seuls deux États, le RU et la République tchèque ont refusé de signer le traité. Pour éviter un affrontement avec l'Allemagne, F.Hollande veut faire adopter le traité Merkozy.

 


Que va-t-il se passer ? Les huit juges de Karlsruhe, tout de rouge vêtus, vont-ils bloquer la machine ? Quel va être le facteur déclenchant du grand bouleversement ? Faudra-t-il une explosion ?


L'UE va-t-elle doucement glisser vers le repli multicentrique, l'éclatement ? La montée des sentiments nationalistes ? Ici antigermaniques. Là contre les Pigs. Et l'affrontement (1)?


Les peuples vont-ils se soulever pour exiger la « règle d'or » du taux maximum admissible de chômage, du partage des richesses et des revenus, du blocage des mouvements migratoires vers les paradis fiscaux ?


Est-il encore temps pour un sursaut démocratique européen ?



1 – « Une nouvelle guerre de religion » entre vertueux protestants et dispendieux catholiques est même annoncée par Massimo Franco dans le Corriere della Sera du 07/09/12 à la lecture du blog de Stephan Richter, président du Global Research Center.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 20:00

 

 

A l'occasion de l'élection présidentielle, le Parti socialiste a réussi la primaire pour désigner son candidat. Alors qu'en 2007, seuls les adhérents, même à prix réduit, pouvaient participer à a désignation, en 2012, elle était largement ouverte et a connu un succès tel que l'UMP a dû ravaler ses sarcasmes et a promis d'adopter une procédure du même type pour 2017.

 

 

Ce qui a paru bon pour désigner le candidat à la présidence de la République, discutable d'un point de vue théorique, n'a pas été repris pour désigner le secrétaire du parti. Et le parti s'est refermé sérieusement pour cadenasser l'élection et limiter le choix des militants. Et pas seulement l'élection.

 

 

D'après les statuts du parti adoptés en 2010, seul le premier signataire d'une motion peut être candidat. Et comme la secrétaire et le Premier ministre veulent qu'il n'y ait qu'une motion, celle qu'ils ont rédigé, il ne devrait y avoir qu'un seul candidat. Celui qu'ils auront choisi. Qui est donc assuré d'un score vraiment socialiste style Union soviétique ou Corée du Nord.

 

 

Que l'aile gauche persiste à vouloir présenter une motion, forcément très minoritaire, ne changera rien. Le parti doit être aux ordres du gouvernement et le secrétaire choisi pour veiller à l'alignement des troupes. Le PS va-t-il devenir un parti de godillots ? Cela paraît difficile et cette tentative n'est pas ce qui était attendu de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault.

 

 

Même l'UMP fera mieux. Il y aura deux candidats ayant quelques chances d'être élus. Mais seulement deux candidats car, le secrétaire du parti veille jalousement sur le fichier pour que n'apparaissent pas de troublions.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 08:59

 

 

A l'occasion des 100 jours de la présidence de François Hollande, de nombreuses réflexions portent sur l'inertie, l'absence d'événements... A croire que le sevrage des politiques et les journalistes est difficile et qu'ils ont la nostalgie de l'agitation qu'ils critiquaient hier.


 

 

Dans ce « calme plat » de l'été, la première chose à remarquer est le « calme plat » des agences de notation, des bourses.... En 2007, Sarkozy nous avait annoncé le retour de la confiance, grâce à son élection. En 2012, c'était l'apocalypse s'il n'était pas réélu... dans les 2 cas, ses prévisions étaient fausses. Avec l'élection de François Hollande, les marchés devaient s'abattre sur la France, lui faire perdre son triple A qu'elle avait perdu auprès d'une agence sous Sarkozy, le taux des emprunts allait atteindre ceux de l'Espagne ou de l'Italie, voire ceux de la Grèce. Il ne s'est rien passé de tout cela. Et la France peut emprunter à court terme avec des taux négatifs pour la première fois !!!


 

 

Avec un brin d'humour noir, c'est ce calme des marchés qui devrait inquiéter la critique de gauche. Fidèle à lui-même, François Hollande chemine sur la crête. Arrivera-t-il à tenir longtemps l'équilibre ? A appliquer son programme sans que les marchés se déchaînent ? Pour le moment, seul Warren Bufet, milliardaire américain philanthrope et investisseur, a recommandé de ne pas investir en France.

 

 

 

Quant à ses 60 engagements, François Hollande ne devra pas attendre 60 mois pour les tenir. C'est dans les premiers mois qu'il faut donner l'orientation et entreprendre les changements fondamentaux, quant aux effets, ils ne peuvent être immédiats.

 

 

 

Pour le moment, le gouvernement est en train d'en mettre quelques uns en place... : banque publique d’investissement (engagement 1), recrutement dans l’Éducation nationale, non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux et première conférence sociale (10), hausse de 25 % de l'allocation de rentrée scolaire (16), rétablissement partiel de la retraite à 60 ansau titre des carrières longues (18), encadrement de l’évolution des loyers, renforcement des obligations des collectivités en matière de construction de logements sociaux, augmentation des sanctions financières pour les communes à la traîne, mobilisation du foncier public (22), droit au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels (23), contrat de génération (33) annoncés pour 2013, réduction de 30% la rémunération du président de la République et des ministres (47), mise en place de 24 zones de sécurité prioritaire (52), retrait immédiat des troupes d’Afghanistan (59). Mesures partielles, insuffisantes dont il reste à voir comment elles seront mises en action et quel en sera les résultats...

 


 

Tout ceci, loin d'être négligeable, n'est pas flamboyant mais témoigne du changement. Peut-être, le rôle d'un président de la République n'est-il-pas d'être sur le pont à la moindre occasion mais de prendre la parole pour donner sens aux mesures prises au niveau des différents ministères.


 

 

Restent les premiers reculs qui sont plus inquiétants que le « calme » : sur les Roms, sur les contrôles au faciès, la démission d'une ministre face aux exigences des pétroliers...


 

 

Les moments les plus durs sont à venir : la réforme fiscale et la politique européenne. Il y a fort à parier que la réforme fiscale, tant attendue, ne sera pas exactement la Révolution fiscale (1). Elle suscitera cependant d'autres réactions que le regret de l'inertie. Il suffit de voir comment l'opposition a accueilli le budget rectificatif qui loin d'être révolutionnaire a cependant marqué une orientation différente de celle du gouvernement précédent.

On peut regretter la continuité des engagements sur les critères budgétaires et l'acceptation du nouveau traité. Il n'empêche que là où le gouvernement précédent ne voyait le salut que dans la réduction des dépenses donc, essentiellement, du budget social, celui-ci augmente les recettes.

 

 

Le Figaro rappelle tout ce que l'UMP aurait voulu voir censuré, sans succès, par le Conseil constitutionnel dans la loi de finances rectificative qui, pour cette année, comporte 7,2 milliards d'impôts nouveaux d'ici à la fin de l'année contre un effort sur les dépenses de l'État de 1,5 milliard d'euros : suppression des allègements sociaux sur les heures supplémentaires, contribution exceptionnelle sur la fortune au titre de l'année 2012, taxe exceptionnelle sur la valeur des stocks de produits pétroliers, réforme de la participation de France Télécom au budget de l'État pour la prise en charge de la retraite de ses fonctionnaires, assujettissement aux prélèvements sociaux des revenus immobiliers perçus par les non-résidents, suppression de la prise en charge des frais de scolarité des enfants scolarisés dans un établissement français à l'étranger, hausse du prélèvement social sur les stock-options, hausse du forfait social, suppression de l'allègement de l'ISF voté l'an dernier...


 

Mais c'est dans les prochaines semaines que la place va s'animer : avec les débats sur la réforme fiscale et sur le traité...

Sur le traité, une fois de plus, François Hollande n'a pas voulu aller à l'affrontement violent avec Angela Merkel et il n'a pas obtenu d'introduire la croissance qui reste en annexe. Il a accepté la « règle d'or » que beaucoup, non seulement à gauche, estiment catastrophique justement pour la croissance, il a accepté de faire pression sur le gouvernement grec alors que chaque exigence de l'UE enfonce un peu plus le peuple grec. Mais il a aussi évité l'enfermement dans le tête à tête perdant avec l'Allemagne d'A. Merkel en essayant de s'allier avec l'Italie et l'Espagne...


 

 

Dans les semaines qui viennent, le débat sur le traité n'agitera pas seulement la France. Mais l'Allemagne avec la sentence de la cour de Karlsruhe qui tombera le jour des élections législatives aux Pays-Bas, la Finlande avec ses élections municipales en octobre qui vont marquer une nouvelle progression populiste....

 

 

Réforme fiscale, traité européen, les 100 jours importants sont devant nous. C'est à ce moment là qu'on pourra juger François Hollande.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 23:04

 

Un entrepreneur haut-savoyard renonce à installer sa nouvelle usine dans l'Hexagone, où 400 emplois auraient dû être créés, préférant le Maroc. Il fait payer le choix politique des Français.
« Si Hollande passe, je ne construit pas mon usine à Marnaz ».Yves Bontaz, fondateur et président du conseil de surveillance de Bontaz, une entreprise industrielle automobile savoyarde affichant 111 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2011, a mis sa menace à exécution. Ce patron autodidacte de 73 ans et adhérent à l'UMP installera son nouveau site au Maroc. Selon lui, l'arrivée de la gauche au pouvoir en France ne présage rien de bon pour l'économie nationale. Et ce, d'autant plus que le gouvernement Ayrault revient sur les mesures prises par Nicolas Sarkozy à la fin de son mandat. Le Figaro 04/09/12


L'entreprise emploie 1800 personnes dont 270 emplois en France

1995 : création du premier site en République tchèque : 400 personnes

1999 : ouverture d'un site au Brésil : 15 personnes

2000 : ouverture d'un site en Chine : 90 emplois

2001 : ouverture d'un site aux US : 15 personnes

2008 : ouverture d'un site en Tunisie : 950 personnes

2012 : création d'un site au Maroc : 35 personnes


 

Ce monsieur ne manque pas d'air. L'historique de son entreprise qui se trouve sur son site montre bien sa politique. Sur 18 000 personnes embauchées dans son entreprise, seules 270 travaillent en France ! Est-ce la faute à Hollande ?

Il essaie de faire monter la psychose à la fuite des patrons. Mais cette fuite, pour lui au moins, ne date pas d'aujourd'hui.

Il suffit d'aller sur le site de son entreprise pour le savoir.


 

Réf :

file:///C:/Documents%20and%20Settings/User/Bureau/historique_1990-2000.php.htm

file:///C:/Documents%20and%20Settings/User/Bureau/historique_2000.php.htm

http://www.bontaz-centre.com/fr/implantation_monde.php

 

NB : L'historique ci-dessus a été mis en commentaire de l'article du Figaro.

 

NB 2 : au matin, l'article a disparu du figaro.fr....

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 09:48

 

L'ex-chancelier allemand, Gerhard Schröder, à l'origine d'une refonte de la protection sociale outre-Rhin, admet que la rigueur étrangle l'économie grecque. Pour être acceptées par la population, les réformes doivent être plus étalées dans le temps. Euractiv 04/08/12.

 

David Cameron va chercher à stimuler l’économie britannique..., en annonçant des mesures pour encourager les prêts aux entreprises, la construction de nouveaux logements et assouplir les règles d’urbanisme. Revue de presse britannique par l'ambassade de France à Londres 03/08/12.

 

Le premier ministre finlandaisvoudrait réformer l’UE. Il propose 3 mesures... : renforcer le contrôle de la CE et de la Cour de justice sur les États membres afin qu’ils remplissent leurs obligations et respectent les traités ; approfondir l’intégration du marché intérieur ; choisir entre protéger son marché ou promouvoir le libre-échange avec les autres aires économiques. La promotion du libre-échange serait conforme aux intérêts d’un petit État ouvert. Le PM n’est favorable au départ d’aucun Etat de la zone euro...


La mauvaise image de la Finlande est dû au fait que « l’on confond... : la victoire des Vrais Finlandais aux législatives, l’exigence de la Finlande d’obtenir des collatéraux et les propositions finlandaises pour réformer la zone euro. Ce sont des choses différentes, quand on les mélange, on pense facilement que la Finlande est un turbulent eurosceptique ». Revue de presse de l'ambassade de France en Finlande 03/08/12.



L’idéologie française et italienne gagne du terrain. Les universitaires S. Eijffinger et E.Mujagic signent un article dans le Financieele Dagblad sur l’influence décroissante de la Bundesbank allemande sur la BCE. « La Bundesbank n’a plus d’alliés parmi les autres banques. La politique allemande ne soutient pas la banque non plus et on peut se demander si le soutien du peuple allemand sera durable… Le revers de la médaille est que la BCE ressemble de plus en plus à la Réserve fédérale américaine.... Beaucoup d’économistes et de politiques verront cela comme la victoire... sur la doctrine de la Bundesbank. Mais pour la stabilité monétaire en Europe, ce n’est pas une bonne nouvelle. ». Revue de presse ambassade de France aux Pays-Bas 03/08/12.

 


Dans un rapport publié le 31/08/12, le FMI estime que l'économie de la Finlandeest menacée par la crise de l'euro. La croissance finlandaise ralentit et les prévisions ont été revues à la baisse. En outre, le pays est confronté aux défis d'une population vieillissante et d'un ralentissement de la productivité... Lettre de la fondation Schuman n°545

 


Le taux de chômage brut en Allemagne, qui était reparti en hausse en juillet après plusieurs mois de repli, est stable en août à 6,8%, d'après de l'Agence fédérale pour l'emploi. En données brutes, le nombre de sans-emploi a augmenté de 29 000 sur un mois. Au total, il s'établit à 2,905 millions de personnes. Lettre de la fondation Schuman n°545


Allemagne : L’économie de l’ex-RDA décroche par rapport à celle de l’Ouest : le niveau de productivité reste très inférieur et l’écart entre les conditions de vie se creuse de plus en plus. Une étude recommande une “piqûre d'investissements” d’au moins 1 000 milliard d’euros. Handelsblatt Presseurop 03/09/12.

 

Dans la zone euro, le taux de chômage... s’est élevé à 11,3% en juillet 2012... Il était de 10,1% en juillet 2011. Dans l’UE27, le taux... s’est établi à 10,4% en juillet 2012. Il était de 9,6% en juillet 2011.


25,254 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage en juillet 2012 dans l’UE27, dont 18,002 millions dans la zone euro...Comparé à juillet 2011, le chômage s'est accru de 2,104 millions dans l'UE27 et de 2,051 millions dans la zone euro.

 

Les taux les plus bas enregistrés : Autriche (4,5%), Pays-Bas (5,3%), Allemagne et Luxembourg (5,5% chacun) ; les plus élevés : Espagne (25,1%) et Grèce (23,1%).

Sur un an, le taux de chômage a baissé dans 10 États, a augmenté dans 16, est resté stable en Slovénie. Baisses les plus importantes : Estonie (de 13,2% à 10,1%), Lituanie (de 15,2% à 13,0%) et Lettonie (de 17,0% à 15,9%). Plus fortes hausses : Grèce (de 16,8% à 23,1%), Espagne (de 21,7% à 25,1%) et Chypre (de 7,7% à 10,9%). Eurostat 31/08/12.


La Chine veut aider l’Euro à sortir de la crise. A l’occasion de la visite d’A. Merkel à Pékin, les autorités chinoises ont annoncé leur intention d’acheter des obligations d'Etat européennes, y compris celles des pays les plus endettés, "sous certaines conditions". Parmi celles-ci, “l’accélération du rythme du sauvetage de l’euro”. Die Welt Presseurop 31/08/12


Le PM chinois a appelé A. Merkel à trouver une solution rapide à la crise de la dette européenne. Alors que la dépendance européenne s'accroît, la Chine prend confiance en elle, estime Die Presse ... Il s'est déclaré extrémement préoccupé par la crise de l'euro, l'éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro ou la possible faillite de l'Italie et de l'Espagne. Il a appelé Berlin à aider les pays faibles de l'UE et a remarqué que les mesures d'austérité à elles seules ne pourraient résoudre le problème, comme Merkel le pense... Il est clair que l'Allemagne et la Chine dépendent massivement l'une de l'autre sur le plan économique, Cela donnait l'image d'un roi qui corrige son vassal." Die Presse – Autriche 31.08.2012,

 


Espagne : Après la forte mobilisation des travailleurs des mines de charbon – en lutte contre la réduction de 63% des aides publiques... c'est au tour des ouvriers agricoles andalous de dénoncer la politique économique du gouvernement... en procédant de manière non-violente à des réquisitions dans des supermarchés, en campant sur des terres agricoles appartenant au ministère de la défense et en occupant brièvement des banques. CI 30/08-05/09/12.

 


Allemagne : Dans une centaine de villes, il existe depuis 2000 un dispositif anonyme pour abandonner un enfant sans risque. CI 30/08-05/09/12.



L’armée norvégienne a décidé d’autoriser les militaires à porter des couvre-chef religieux, qu’il s‘agisse de turban, foulard ou kippa.

En Finlande, les militaires ont le droit à des temps de prière. En revanche, ils doivent respecter des règles plus strictes en matière vestimentaire ne leur permettant pas de porter les cheveux longs ni de couvre-chef religieux. http://www.ambafrance-fi.org/Revue-de-la-presse-finlandaise-du,3564


 

L'investisseur américain (Warren Buffet)... estime que la France représente trop de risqueséconomiques et qu’elle n’offre pas des taux de rendements assez élevés... il conseille aux investisseurs de se retirer du pays. Handelsblatt Presseurop 30/08/12


 

Selon Eurostat, 9 pays sur 17, regroupant 48% de la population de la zone euro, devraient connaître une croissance nulle ou négative en 2012. Alter éco septembre 2012.


 

Plus de 1800 patients sujets à des tests sont morts depuis l'ouverture de l'Inde aux essais cliniques étrangers en 2005... Presque tous les patients recrutés étaient pauvres et/ou illettrés.. Alter éco septembre 2012.


 

Après avoir connu une augmentation de 5% par an sur la période 2000-2009, les dépenses de santédes pays de l'OCDE ont stagnée en 2010... C'est particulièrement vrai dans les pays durement touchés comme l'Islande, l'Irlande ou encore la Grèce qui ont réduit de plus de 6% leurs dépenses dans ce secteur. Alter éco septembe 2012.


 

% de propriétaires de leur logement

DE

AU

FR

NL

UK

BE

IT

IRL

PT

ES

53,2

57,4

62

67,2

70

71,6

71,9

73,4

74,9

83

Alter éco septembe 2012.


 

4% des Français diplômés du supérieur vivent à l'étranger contre 12,5% des Britanniques. Altr éco mars 2012.

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 15:08

"J’accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans. " C'est l'engagement n°50 de François Hollande, candidat à la présidence dela République.

 

 

 

 

Nous avons voté pour qu'ils votent !

 

Est-ce suffisant ?


Faut-il se contenter d'attendre ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le droit de vote des résidents étrangers aux élections municipales est donc un engagement de François Hollande, lors de la campagne présidentielle. Le passage à l'acte, c'est maintenant.


La réalisation de cet engagement nécessite une modification de la constitution. Pour cela, le projet doit être  voté par 'Assemblée nationale et le Sénat en termes identiques. Il faut ensuite qu'il soit approuvé à la majorité qualifiée des trois cinquièmes de ces deux assemblées réunis en Congrès ou par référendum. Le président de la République a le choix entre ces deux procédures, également difficiles.


La gauche dispose d'une majorité à l'Assemblée nationale et au Sénat (au moins jusqu'en 2015 date des prochaines élections sénatoriales)  qui devrait permettre l'adoption, sans problème, du projet de loi dans les mêmes termes dans les deux assemblées.


Il est probable que la réforme constitutionnelle ne portera pas sur cette seule question mais pourrait être constituée d'un paquet de réformes :  inscription de la laïcité (engagement 46), composition de Conseil constitutionnel, statut pénal du chef de l'état (47), nomination aux plus hautes fonctions de l'état, rôle du Parlement (48), démocratie sociale (55) . Chacune de ces réformes sera adoptée, séparément,  à l'Assemblée nationale et au Sénat. 


C'est l'ensemble du projet de réforme de la Constitution qui doit être approuvé par une majorité des trois cinquièmes en Congrès. Il est évident que, pour obtenir cette majorité qualifiée, le président devra soumettre au Congrès des réformes voulues ou acceptées par une partie de la droite. Si l'une d'entre-elles est un "casus belli", le président sera contraint de faire des concessions sur un autre point ou de la retirer, pour faire passer l'ensemble.


Le droit de vote des résidents étrangers peut être ce point de blocage. Car il est difficile de réunir une majorité des  trois cinquièmes favorables au droit de vote des résidents étrangers  au Congrès. En comptant que toute la gauche, au sens large, soit favorable à cette modification, le compte n'y est pas (Tableau). Il n'y a que  523 parlementaires de gauche, il en faut 555 pour arriver à la majorité qualifiée.  De plus, il n'est pas exclu que certains parlementaires de "gauche", votent contre, s'abstiennent ou soient absents au moment du vote. Pour obtenir, la majorité qualifiée requise, il faut donc trouver 40 à 50 voix au centre ou à droite.


Ce ne sera pas facile. Certes, certains parlementaires qui ne sont pas de gauche se sont prononcés en faveur du droit de vote des résidents étrangers aux élections municipales comme  jean-Louis Borloo, Jean-Pierre Raffarin ou Yves Jégo mais il ne sont pas très nombreux et il n'est pas certain qu'ils votent contre la majorité de leur camp.

Le candidat Hollande a prévu cette difficulté dans un débat le 2 mai 2012.  Si le droit de vote ne peut être voté par le Congrès, l'autre solution consiste à soumettre le projet de modification à référendum : «ce sera au peuple français et seulement au peuple français de pouvoir en décider».


Il est fort probable que le président de la République hésitera avant de s'engager dans cette voie. Il n'est pas sûr de gagner d'une part, d'autre part lancer le débat sur cette question entraînerait fort probablement un conflit passionné, au moins dans certains secteurs de l'opinion publique, et ce n'est pas, semble-t-il dans la volonté du président de la République de susciter, d'exacerber les affrontements.


Dans les deux cas, les partisans du droit de vote ne peuvent se dessaisir de la question : voie parlementaire ou voie référendaire, une forte mobilisation de tous les militants sera nécessaire pour faire pencher la balance.


Assemblée nationale/ Groupe Membres Sénat
Groupe
Membres Congrès
Total

577

Total

348

925

Socialiste, républicain et citoyen 297 Socialiste et apparentés 128  
Écologiste 17 Écologiste 12  
Gauche démocratique et républicaine 15 Communiste, républicain et citoyen 21  
Radical républicain, démocrate et progressiste 16 Rassemblement démocratique et social européen 17  
 

345

 

178

523

UMP 196 UMP et apparentés 132  
Démocrates indépendants 29 Centriste et républicain 31  
 

225

 

163

388

Non inscrits

7

Non inscrits

7

14

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 18:53

 

 

En juin 2012 par rapport à juin 2011, la production industrielle a baissé de 2,1% dans la zone euro et de 2,2% dans l'UE27. Eurostat 14/08/12.

 

Allemagne : La Rhénanie du Nord-Westphalie, Land le plus peuplé d’Allemagne et où l’on compte le plus d’élèves musulmans (320 000), prend les devants et commence, ce mercredi, l’enseignement de la religion musulmane dans 44 écoles primaires. Ainsi, le gouvernement régional compte envoyer un signal à ses 15 homologues qui se débattent depuis plus d’une décennie pour établir l’enseignement de l’islam chez eux rapporte la Süddeutsche Zeitung.
Le début n’est pas optimal. Il n’y a pas encore de professeurs formés et le programme d’études n’est pas fixé. Mais il y a la volonté d’enfin démarrer et d’envoyer un signal.
Avant que les premiers professeurs de religion islamique ne sortent de l’Université, en 2019, ce seront les enseignants de culture islamique, qui existe déjà dans plusieurs Länder, qui vont se charger de l’enseignement religieux. L’introduction à la foi musulmane suscite un débat en Allemagne où catholiques et protestants sont réconnus comme des “communautés de foi” ayant le droit d’établir le programme de l’enseignement de la religion à l’école, contrairement aux musulmans. Presseurop 21/08/12

 

LA LETTRE DU FORUM ROBERT SCHUMAN 27/08/12

Le 12 septembre 2012, les Néerlandais sont invités à élire les 150 membres de la Tweede Kamer (Chambre des États Genéraux). La coalition gouvernementale sortante (VVD, CDA et SGP), minoritaire, est tombée sur la question du budget 2013. Les Pays-Bas, pourtant notés AAA, sont entrés en récession...

La
République de Chypre en récession... prévoit que son économie devrait se contracter de 1,5% en 2012, un taux plus élevé que celui de 0,5% prévu précédemment, le déficit budgétaire restant supérieur à 3% du PIB...

Le budget  2013-2014 approuvé par le gouvernement espagnol doit désormais être soumis à la CE. Il prévoit des mesures pour réduire le déficit budgétaire à 4,5% en 2013 et 2,8% en 2014...

L'Espagne n'a finalement enregistré en 2011 qu'une croissance du PIB de 0,4% contre 0,7% annoncé... La quatrième économie de la zone euro,  privée depuis 2008 de son moteur de croissance, la construction, peine depuis à se relever et a renoué ces derniers mois avec la récession, à peine deux ans après en être sortie.

Le produit intérieur brut de la Finlande a reculé au deuxième trimestre de 1% par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation de l'institut statistique finlandais.

Le PIB de la Grèce s'est contracté de 6,2% au deuxième trimestre 2012, après une contraction de 6,5% au premier trimestre 2012...

L'économie italienne s'est enfoncée dans la récessionau deuxième trimestre avec une nouvelle contraction de 0,7% de son PIB par rapport au trimestre précédent... 

Chômage record au Portugal de 15% au deuxième trimestre alors qu'il s'établissait déjà à 14,9% au trimestre précédent. Le gouvernement portugais prévoit sur l'ensemble de l'année un taux de chômage à 15,5% avant d'atteindre un pic à 16% en 2013...

Recul du PIB britannique de 0,5% au deuxième trimestre de l'année 2012. La production industrielle s'est contractée de 0,9%, et les services de 0,1%. La consommation domestique a diminué de 0,4%...

L'Office fédéral des statistiques allemand a annoncé le 23 août que le gouvernement, pour la première fois depuis 2008, avait dégagé un excédent budgétaire de 0,8% du PIB. Le système de protection sociale a dégagé un large bénéfice (11,3 milliards d'euros) permettant de combler amplement le déficit de l'Etat fédéral et des Länder (3,3 milliards d'euros). Le déficit public devrait atteindre 0,5% sur l'année, et la croissance était de 0,3% au deuxième trimestre. Ces bons chiffres s'expliquent par les fortes exportations, une consommation intérieure importante et un marché du travail dynamique...


Stabilisation du taux d'inflation aussi bien dans la zone euro que dans l'UE, à respectivement 2,4 et 2,5%. Suède, Grèce, Allemagne et Lettonie enregistrent les taux les plus faibles (< 2%), et la Hongrie, Malte et l'Estonie les taux les plus forts (> 4%). Boissons alcoolisées, tabac, logement et transports sont les secteurs connaissant la plus forte hausse des prix, tandis qu'ils ont diminué de plus de 3% dans le secteur des communications...

Excécent commercial record : zone euro et UE ont enregistré, au mois de juin, des excédents commerciaux, respectivement à hauteur de 14,9 milliards et 0,4 milliard d'euros. La balance commerciale s'est sensiblement améliorée depuis un an, puisque en juin 2011, la zone euro enregistrait un excédent de seulement 0,2 milliard d'euros, et l'UE un déficit de 15,3 milliards d'euros. L'Allemagne, les Pays-Bas et l'Irlande ont la meilleure balance commerciale, tandis que le Royaume-Uni, la France et l'Espagne enregistrent les déficits les plus importants. L'exportation de produits manufacturés et l'importation de ressources énergétiques ont fortement augmenté...

Eurostat a annoncé que le PIB de la zone euro et de l'UE étaient en recul de 0,4 et 0,2% au deuxième trimestre 2012 par rapport au deuxième trimestre 2011. La Grèce enregistre un recul de plus de 6%, tandis que l'Italie, Chypre et le Portugal font face à des reculs de plus de 2%. Les trois pays baltes affichent les meilleurs résultats, avec une croissance supérieur à 2,5%...

 

Espagne : Les mariages civils représentent 60% des unions, le nombre de cérémonies religieuses dégringole. Chaque année, le nombre de mariages diminue en Espagne. Pourtant, les unions officialisées devant un tribunal ou à la mairie ne cessent d’augmenter. L’année dernière, 97 666 mariages civils ont été célébrés, presque le double de 2000. Les mariages religieux ne cessent de baisser, passant de 152 000 à 62 000 en dix ans. Une chute qui confirme la sécularisation de la société espagnole. El Correo Bilbao Presseurop 28/08/12.

 

La ville de Hambourg a décidé de reconnaître officiellement des jours fériés musulmans, leur donnant une valeur similaire aux jours fériés chrétiens.
Tous les salariés seront concernés et pourront être absents lors de certaines fêtes religieuses et les écoliers auront droit à trois jours par an (mais devront rattraper les heures perdues).
Cette nouveauté est introduite par un accord, passé avec plusieurs associations musulmanes et alévies, après cinq ans de négociations. Cet accord, une première en Allemagne, a été réalisé sur le modèle d’accords conclus en 2007 avec la communauté juive et en 2005 avec les églises catholiques et protestantes.
Cet accord prévoit aussi d’élargir l’enseignement religieux, obligatoire en Allemagne. Actuellement, ne peuvent enseigner que des professeurs protestants : à terme, des professeurs musulmans pourront être chargés de cours.
La question du voile passée sous silence. Le maire de Hambourg, Olaf Scholz, ne veut pas prendre de décision officielle et laisse la discussion ouverte au sein des entreprises. Martin Untersinger Rue 89 16/08/12 -

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 17:31

 

Pour la 1ère fois, plus de 200.000 personnes en République d'Irlandese trouvent au chômage depuis plus de 12 mois. Le quotidien conservateur Irish Independent attribue cela à l'éclatement de la bulle immobilière et ne s'attend pas à une amélioration de la situation : "Pour les individus qui dérivent dans le chômage longue durée, il sera particulièrement difficile de retrouver du travail, même si l'économie devait lentement reprendre... De nombreux chômeurs longue durée travaillaient dans le secteur de la construction avant que n'explose la bulle immobilière. La majorité des 180.000 postes qui y ont été supprimés ces 5 dernières années ne seront vraisemblablement jamais recréés. Il est largement plus probable que de nouveaux postes soient éliminés."Eurotopics (02.08.2012)


Quarto Reich : Pour Il Giornale, détenu par le frère Silvio Berlusconi, la décision de la BCE est dictée par l'Allemagne. Le journal estime que le "quatrième Reich", s'impose en Europe. Il Giornale compare la pression opérée par l'Allemagne sur l'Europe à celle qui existait sous les nazis. "Le non de Merkel met l'Europe à genoux". Euractiv 03/08/12.


Le seul moyen de sauver l’Europe n’est pas une stratégie de relance, mais moins d’austérité...Aider les Italiens et les Espagnols c'est nous aider aussi. La stratégie allemande depuis le début de la crise est un échec. Eric Heyer (OFCE) Eurctiv 27/07/12.


Le pays qui a pris les rênes de l'UE depuis un peu plus d'un mois traverse une mauvaise passe financière..., l'agence Standard and Poor's annonce  avoir abaissé la note souveraine de Chyprede BB+ à BB, tout en la plaçant sous surveillance avec implication négative. S&P anticipe une augmentation de l'endettement chypriote qui pourrait dépasser 105% du produit intérieur brut (PIB) l'an prochain. Euractiv 02/08/12.


Le taux de chômage à 11,2% dans la zone euro-17 (10,0 en juin 2011) et 10,4% dans l'UE27 (9,5 en juin 2011).

Les taux de chômage les plus bas ont été enregistrés en Autriche (4,5%), aux Pays-Bas (5,1%) ainsi qu'en Allemagne et au Luxembourg (5,4%), et les plus élevés en Espagne (24,8%) et en Grèce (22,5%).

Sur un an, le taux de chômage a baissé dans 7 États, augmenté dans 19 et est resté stable en Suède. Les baisses les plus importantes ont été observées en Estonie (de 13,6% à 10,9%), en Lettonie (de 17,1% à 15,3%) et en Lituanie (de 15,4% à 13,7%).

Les plus fortes hausses ont été enregistrées en Grèce (de 16,2% à 22,5%), en Espagne (de 21,2% à 24,8%) et à Chypre (de 7,6% à 10,5%). Eurostat, 31/07/12.


Quelle est l’influence de l’Europe sur la législation nationale ? Juristes et spécialistes de l’administration publique se sont penchés sur les lois, et ont calculé le nombre d’entre elles qui dérivaient directement de réglementations européennes. Différentes enquêtes, menées dans plusieurs pays, sont parvenues au même résultat :environ une loi sur cinq était influencée par l’UE... Les enquêtes soulignent d’énormes différences selon le domaine : l’ Asser Instituut a calculé que les deux tiers de la législation en matière d’environnement étaient influencés par l’Europe, contre 6 % pour l’éducation. Presseurop 31/07/12.


Sommet des 28 et 29 juin 2012, « 19 ème sommet de la dernière chance ». Lignes d'Attac, juillet 2012


En 2009, les impôts sur le patrimoine des ménages représentaient 8% des recettes fiscales en France contre 7,4 en Suisse, 12 au RU et 14 aux États-Unis. Le Monde 31/07/12.


Du coté de la City,on ne peut pas ne pas se souvenir que la permanence historique de la politique britannique a toujours été d’éviter toute unification sur le continent européen. Ce pourquoi la Grande Bretagne a toujours agi pour que l’Union européenne ne soit qu’une simple et vaste zone de libre  échange. J-M Colombani  Slate.fr 31/07/12.


Grèce : Une fois les Jeux terminés, la plupart de la vingtaine de bâtiments construits pour l'occasion n'a plus jamais été utilisée. Une aberration au regard du budget dépensé : de 4,6 milliards d'euros prévus au départ, il est serait passé, selon les chiffres officiels, à 11,2 milliards. Selon des estimations indépendantes, il serait en fait grimpé à 20 milliards d'euros. Les sommes dépensées pour Athènes 2004 ont porté un coup fatal à la Grèce. Slate.fr 31/07/12.

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 20:42

 

Les « subprimes »des banques étasuniennes sont à l'origine de la crise de 2008. La spéculation des banques est à l'origine de la bulle immobilière et des difficultés de l'Espagne et de l'Irlande, ces bons élèves de l'UE.

Personne ne s'est ému tant que la crise ne touchait que les souscripteurs. C’est devenu grave quand les banques ont été entraînées dans la tourmente. Après Lehman-Brothers, les États ont volé au secours des banques. L'endettement est devenu public.

 


L'image du gros capitaliste au cigare a disparu. Les marchés anonymes mènent la danse. Les entreprises, les banques « pauvres victimes » qu'il faut aider, refinancer. Et protéger leurs dirigeants par des salaires faramineux, des stock options, des parachutes dorés même s'ils sont responsables des catastrophes !


 

La politique ne se fait pas à la corbeille, aurait dit le général de Gaulle. Aujourd'hui, elle veille à la santé des marchés et des banques. Pour les satisfaire, 18 ou 19 sommets européens de la dernière chance, sans grand succès. L'économie mondiale plonge avec des chômeurs par millions, variable d'ajustement comme ils disent...




« Depuis vingt ans, les marchés se sont crus tout permis parce qu’on leur a tout permis en détricotant les régulations existantes. Ce temps est révolu : aucun acteur de marché n’échappera à une régulation publique, ils doivent le savoir. Nous sommes en train, à grande vitesse, de reconstruire ce qui a été défait » (Barnier Michel, Coulisses de l'Europe 04/08/12). Acceptons en l'augure. Mais qui a « détricoté » et « tout permis ». Si ce n'est les politiques ?

« Ils doivent savoir... ». Ils tremblent après toutes les fermes déclarations des uns et des autres. Par exemple, sur les paradis fiscaux, toujours aussi prospères – et pas seulement dans des îles exotiques mais à Londres, dans les îles anglo-normandes, au Luxembourg, au Liechtenstein...

 


De toute façon, les banques françaises sont solides. Après la publication des tests de résistance, aujourd'hui bien oubliés François Baroin, ministre de l'Économie, : « Il n'y a aucune interrogation et aucune inquiétude à avoir sur le dispositif bancaire ». Et pour Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France : « très solides. Elles ont une base de capital importante, comparable à celle des autres banques européennes et elles sont rentables. En tant que superviseur, nous sommes vigilants et nous connaissons leur bilan. Aucune ne cache d’actifs toxiques » (JDD 27/09/11).

 


Mais que sont devenus les 6 milliards d'euros du sauvetage public de Dexia de 2008 ? Et le test de résistance Dexia passé haut la main ? Finalement où est passée Dexia ?

 


La CE a reconnu que des banques européennes, qui n'ont pas échoué lors du test auront vraisemblablement besoin d'être recapitalisées du fait de la crise de la dette (La Lettre 502 Fondation Robert Schuman). Car les tests sont « comiques » ou « pathétiques » (Jacques Attali). Test ou non, Christine Lagarde de parler de la nécessité « urgente »de recapitaliser un certain nombre de banques européennes (Politis 15/09/11). Dexia avait obtenu la troisième meilleur note de solvabilité parmi les grandes instituions bancaires (El Païs cité par CI 17/10-02/11/2011). Alors pour qui toutes ces déclarations ? Pour amuser le tapis ?

 

 

Les banques ne se sont pas contentées de créer des produits sophistiqués et hasardeux dans lesquels elles ont entraîné le système, elles se sont engagées dans des opérations reconnues comme illégales...
La dernière affaire est la manipulation du Libor...
« De vrais salauds ! », s’exclame ce haut fonctionnaire européen... Cinq ans après l’éclatement de la bulle des « subprimes » américaines, 4 ans après l’explosion des bulles immobilières irlandaises et espagnoles, 3 ans après le début des attaques spéculatives contre la zone euro, la CE croyait que les banques ne pourraient plus surprendre... Loupé ! (Jeaan Quatremer 17/07/12). Et on parle d'échec de l'autorégulation. Depuis quand demande-t-on aux délinquants de s'autoréguler ?

 


Barclays, 4ème banque du Royaume-Uni, va payer une amende de 360 millions d'euros pour mettre un terme à des enquêtes des régulateurs britannique et américain et éviter des poursuites judiciaires... Barclays n'est pas le « mouton noir ». Auraient participé à la manipulation du Libor la Bank of America, la Royal Bank of Scotland, JP Morgan Chase, Citigroup, UBS, HSBC, Llyods, Crédit suisse, Deutsche Bank, Société générale…

Des enquêtes, des poursuites pénales sont envisagées, jusqu'à quel niveau ? L’ancien PDG de Barclays met en cause le vice-gouverneur de la banque d’Angleterre... Le gouverneur de la banque d'Angleterre montre du doigt la FSA (autorité financière) qui accuse Barclays... « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette... »

 


A partir de l'exposition de chaque banque aux actifs indexés sur le Libor. Morgan Stanley chiffre le coût pour les banques : 60 millions de dollars pour Lloyds, 350 millions pour la Société générale... 1,1 milliard pour Deutsche Bank ou RBS. Au total, la facture pour les deux prochaines années, près de 20 milliards de dollars pour l'ensemble des banques soupçonnées. Et l' Europe cherche s'il y a eu aussi une entente sur les cousins européen (Euribor) et japonais (Tibor)...

 


Cela n'empêche pas la banque HSBC de faire des affaires ou peut-être en ont elles été favorisées : bénéfice avant impôt en hausse de 11%. HSBC a plusieurs cordes à son arc !
De 2004 à 2010, la banque aurait blanchi de l'argent aux États-Unis et au Mexique en utilisant les paradis fiscaux. Elle a permis de faire circuler, sans contrôle, dans le monde entier, des sommes importantes, notamment, du cartel de la drogue, du terrorisme (Al Qaida), de l'Iran, de la Corée du nord, de la Birmanie (Time Presseurop 18/07/12). Un accord pour éviter les poursuites judiciaires est en négociation avec les autorités aux États-Unis et la banque a mis de coté 700 millions de dollars pour cela.

Elle est aussi accusée, comme nombre d'autres britanniques de vente agressive de produits que les clients achetaient souvent sans s'en rendre compte, en cochant une case en même temps qu'ils contractaient un prêt. Et aussi de la vente de produits d'assurance aux PME... (ainsi que Barclays, Lloyds, RBS) volontairement flous sur les conditions et les risques. Ces banques ont été condamnées à rembourser leurs clients.


Le Monde a trouvé l'explication « l'absence de valeurs éthiques et culturelles pour guider les cadres dirigeants des banques » (01/08/12). Le Jornal de Negócios de Lisbonne est moins timoré. « Complices, les banques et les politiques sont responsables du désastre bancaire en Espagne. Et ce sont les citoyens qui vont devoir en assumer les conséquences »(12/06/12). Tout le monde ment... aux contribuables/citoyens. Et de parler « des républiques de débiteurs et des monarchies de créanciers. Des financiers qui savent tout et qui embobinent des politiciens qui ne savent rien. Et qui ont la suprême audace de traiter les autres, qui paient pour leurs erreurs, d'analphabètes de la finance. Oui, ceux qui ont fait exploser les budgets futurs..., provoquent faillites et chômage, sont aussi ceux qui accusent le peuple d'ignorance financière ». Et de demander si mentir aux institutions européennes, comme cela a été le cas en Grèce, est plus grave que mentir au peuple ?

 


Disons que dans les 2 cas, ce ne sont pas les banksters et leurs complices politiques qui paient les factures mais les peuples...

 


Pour le moment, seule la petite république d'Islande échappe à la règle générale. Si petite qu'il n'est pas nécessaire de beaucoup en parler. Après la chute de Lehmans Brother, les 3 principales banques d'Islande (923% du PIB) s'écroulent. Après démission du gouvernement, élections, refus de se soumettre au diktat des institutions bancaires internationales, les Islandais se sont donnés les moyens de poursuivre ceux « qui ont poussé l'Islande dans l’abîme économique ».

A ce jour, deux anciens dirigeants de banque purgent une peine de quatre ans et demi de prison. L'ancien directeur de cabinet du ministre des finances a été condamné à deux ans de prison ferme. Un ancien président de banque a été condamné à rembourser à la banque 3,2 millions d'euros et tous ses avoirs ont été gelés. D'autres attendent de passer devant la justice. La plupart sont d'anciens cadres financiers qui ont souvent choisi de s'exiler (Charlotte Chabas Le Monde 12/07/12).

Mais si tous les pays appliquaient la même politique, si tous les financiers véreux étaient emprisonnés où pourrait-on mettre les voleurs de poules ?

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 10:41

 

Pesaro est une ville portuaire et balnéaire, italienne de 92 000 habitants, sur le bord de l'Adriatique. C'est dans cette ville qu'est né Gioachino Rossini (musée dans sa maison natale).

Chaque année, à l'occasion du festival de cinéma, nous y passons une semaine. Voci quelques photos faites en 2012.

Photo-140.jpgC'était cette année la 48ème Mostra avec une rétrospective Nanni Moretti.

Le festival se déroule dans 1 ou 2 salles de la ville et, le soir, sur la "Piazza del Popolo". Toutes les séances sont gratuites.

 

Le port de pêche.

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Photo 119


Photo-132-copie-1.jpgDes excursions sont oganisées en catamaran, à partir de Pesaro, pour la Croatie qui est de l'autre coté de l'Adriatique.

 

Pesaro est aussi une sation balnéaire avec une immense plage de sable, une eau toujours chaude. La plage s'enfonce en pente douce, protégée par une bande artificielle de rochers.

 

Photo 145Comme souvent, en Italie, la plage est envahie par des plagistes, quelquefois en accord avec les hôtels. La plage publique gratuite, ici, au centre ville, est réduite, elle est plus étendue à l'extérieur.

Photo-138-copie-1.jpg

Le marché sur la plage

Photo 136Les bicyclettes sont très utilisées. Certains hôtels en mettent, gratuitement (!), à la disposition des clients...

Photo 189

Les pistes cyclables traversent toute la ville à proximité des plages

Photo-188.jpgIl n'y a pas que des vélos...

Photo 190

ET TOUJOURS LE... CINEMA

 

Photo 134-copie-1


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