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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 15:08

 

Allemagne : Peer Steinbrück, ex ministre des finances et candidat potentiel du SPD à la chancellerie, ouvre la campagne électorale de 2013 avec un discours contre les banques, selon le Handelsblatt. Il revendique la fin de la banque universelle rassemblant l’établissement de crédit classique et la banque d’investissement à risque. La Deutsche Bank, la première banque allemande est ainsi particulièrement visée. Revue de presse de l'ambassade de France à Madrid 26/09/12.KL


 

Espagne : Arthur Mas, le président indépendantiste catalan, lors d’un discours-fleuve prononcé devant le Parlement régional de Catalogne, annonce la tenue d‘élections anticipées pour le 25 novembre prochain, soit deux ans avant la date prévue. Il réclame aussi un droit à l’autodétermination. Euronews 26/09/12.


 

Des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place de Neptuno près du Congrès des députés pour dénoncer les coupes budgétaires drastiques décidées par le gouvernement conservateur. Le face-à-face entre manifestants et forces de l’ordre s’est conclu par des dizaines de blessés de part et d’autres et une trentaine d’arrestations.

Pour les manifestants, les aides sociales ont été sacrifiées au profit d’un sauvetage des banques et sans consultation du peuple, le gouvernement Rajoy ayant décidé par décret. De nouvelles mesures d’austérité doivent être annoncées demain pour 2013 avec peut-être un gel des pensions de retraites. Euronews 26/09/12.

 


ABC et Heraldo de Aragón informent, après El Pais, que la France accueille « 15 000 Espagnols pour la traditionnelle saison des vendanges » : « une échappatoire à la crise ». Revue de presse de l'ambassade de France à Madrid 26/09/12.


 

Kauppalehti rapporte que la Finlandepromeut une ligne dure sur les perspectives financières avec l’Allemagne et les PB. Le budget de l’UE devrait se limiter à 1% du PIB des États membres. La Finlande veut aussi assurer la reconduction des aides aux régions peu peuplées du Nord et de l’Est.
La Finlande soutient la commission dans le développement de ressources fiscales propres mais sans pour autant préciser les moyens qui ont sa préférence.

En conclusion, KL rappelle que la nouvelle lobbyiste du patronat finlandais à Bruxelles regrette que seulement 10% du budget européen soit directement utilisé pour soutenir la croissance et la compétitivité parce que la PAC commune monopolise une grande partie du budget européen. Revue de presse de l'ambassade de France à Helzinki 26/09/12.




Le Portugal support de moins en moins l'austérité imposée par la "troïka" Le gouvernement de M. Passos Coelho a renoncé à une mesure impopulaire ... relever les cotisations salariales de 11 à 18% tout réduisant les cotisations patronales de 23,75% à 18%.... Cette mesure décidée sous l'influence des bailleurs de fonds du pays (FMI, BCE, CE) alimente depuis des semaines la grogne sociale valant au gouvernement le surnom de Robin des bois des riches. Le Monde 25/09/12.


 

La France devrait s'aligner sur les prix (des médicaments) voisins selon la députée européenne Michèle Rivasi. Exemple : le Plavix coûte en France 37,11 euros et 18,35 en Italie, son générique 26,09 euros ci et 16 euros là. En Angleterre  : 2,26 euros !
Quant aux médicaments présentant une avancée thérapeutique sans équivalent, leur prix en France sont supérieurs de 10% à ceux de l'Espagne et 15% à ceux de l'Italie. Le Monde 25/09/12.

 


Alors que la Pologne, la Bulgarie et la République tchèque prennent leurs distances avec la monnaie unique, la Lettonieannonce qu’elle souhaite devenir le 18e membre de la zone euro dès 2014. EurActiv 24/09/12.



RU :Le congrès du parti libéral-démocrate domine la politique intérieure, les journaux titrant les promesses de Nick Clegg de ne pas consentir à une nouvelle réduction des dépenses sans qu’il ne soit créé un impôt supplémentaire pour les 10% des Britanniques les plus riches. Le Daily Telegraph s’en prend au vice-PM et assure que ce n’est pas en imposant les riches que l’on encouragera la croissance. Pour l’Independent, la fiscalité est un des domaines où les Libéraux-démocrates peuvent se démarquer des Tories.
Le
Guardian regrette l’absence d’un vrai débat sur l’Europe aux congrès des différents partis. Revue de presse de l'ambassade de France à Londres 24/09/12.


 

Grèce :Ethnos met en relief les déclarations faites par le PM français au journal électronique « Mediapart ». M. Ayrault s’est dit favorable à ce que l’on donne « plus de temps à la Grècepour s'en sortir, à condition qu’elle soit sincère dans l’engagement des réformes, notamment fiscales ».

Il a souligné que « la solution ne peut pas être la sortie de la Grèce de l’euro » en ajoutant : « Ceux qui ont beaucoup d’argent en Grèce investissent dans l’immobilier, à l’étranger. Tout cela est immoral. La crise grecque est structurelle, mais aussi politique ». Revue de presse de l'ambassade de France à Athènes 24/09/12.


 

Cours de prostitution en Espagne : débouchés assurés. « Travail immédiat ! Cours de prostitution professionnelle. Un travail très rentable pour les deux sexes. ». L’affiche, apparue dans les rues de Valence en Espagne, ne permet plus aucun doute : devenir prostitué(e), mais un(e) pro, cela s’apprend aussi. Et même, après la formation, les enseignants du cours promettent un travail immédiat…Rue 89 23/09/12.



Le PIB de la zone euro a baissé de 0,6% entre juillet et septembre, selon l'enquête mensuelle du cabinet Markit auprès des entreprises privés des 17 pays de la zone. La situation en France est particulièrement préoccupante avec des commandes industrielles en net recul. Les Echos Presseurope 21/09/12.


 

Le gouvernement italien revoit ses prévisions de croissance à la baisse de - 1,4% à -2,4% pour 2012, et de +0,4% à -0,2% pour 2013. La promesse d'un budget à l'équilibre pour 2013 promis par le Premier ministre s'éloigne. La Stampa Presseurop 21/09/12.

 


TIMES consacre sa UNE au « problème de Monaco » et aux 2000 Britanniques réfugiés dans la principauté pour échapper à l’impôt, soit un manque à gagner de 1 milliard de livres pour le RU : parmi les « coupables » plus de 500 dirigeants d’entreprises britanniques, des milliardaires comme Sir Philip Green et six donateurs du parti conservateur. Revue de la presse britannique Ambassade de France 21/09/12.


Les bonnes affaires des retraités politiques de « gauche » : Tony Blair (représentant du Quartet - États-Unis, Russie, UE, ONU - conseiller international de la banque d'affaires américaine JP Morgan avec des émoluments de 2,5 millions de livres par an) est l'exemple vivant de cette symbiose, pas toujours très saine, entre la politique et la finance qui ouvre la porte à toutes les compromissions. Plus d'un million de livres d'honoraires pour 3 heures de travail… pour avoir servi d'intermédiaire entre... Glencore et le Qatar...
Lord Mandelson, ex-premier ministre travailliste est missi dominici de la banque d'affaires Lazard.
Romano Prodi,ancien président du conseil italien, ancien président de la CE, a été engagé par Goldman Sachs.
Depuis 2005,
Gerhard Schröder représente la société russe Gazprom au conseil de surveillance du consortium russo-allemand chargé de la construction et de l'exploitation d'un gazoduc.
L'es-chef du gouvernement belge,
Jean-Luc Dehaene préside le C.A de Dexia. Le Monde 19/09/12.


L'ami Papandréou donne, pour 46 000 euros mensuels, des cours à Harvard sur... la crise. Politis 20L09/12.


Cinq des six plus gros États de l'UE, à l'exclusion de la Grande-Bretagne, appellent à une refonte radicale des politiques européennes de défense et des Affaires étrangères. Le but est de créer un nouveau ministère des Affaires étrangèrespan-européen, d'instaurer un vote à la majorité sur les politiques étrangères communes en vue de contourner les veto, de mettre en place une éventuelle armée, ainsi qu'un marché unique pour les industries de la défense de l'UE.... résultat d'une réflexion menée par les ministres des Affaires étrangères de 11 pays de l'UE, qui dure depuis 9 mois, et qui avait été lancée par le ministre des Affaires étrangères allemand. Guardian Presseurop 19/09/12.


Belgique : Les emplois industriels ont baissé de 6% entre le premier trimestre 2008 et le deuxième trimestre 2011, une chute cependant compensée par une augmentation de l’emploi dans le secteur tertiaire et les services de l’État. Après les fermetures des usines Renault à Vilvoorde en 1997 et Opel à Anvers en 2010, les Belges redoutent la fin possible de l’activité à l’usine Ford de Genk. De Standaard Presseurop 18/09/12.


Suisse : Inquiétés par la création probable d’une nouvelle taxe sur les revenus financiers, les riches Européens retirent en masse leur argent de la Confédération suisse. La banque UBS s’attend à des retraits à hauteur de 25 milliards d’euros. La taxe fait partie d’un accord fiscal entre la Suisse et l’Allemagne, en voie de ratification à Berlin. Financial Times Deutschland Presseurop 18/09/12.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 19:31

 

 

L'attribution du droit de vote à des étrangers dépend de l'idée que l'on se fait de la démocratie. Cette démocratie est amputée quand elle n'englobe pas toutes les personnes qui vivent sur un même territoire. En France, jusqu'en 1944, les femmes et les étrangers, encore aujourd'hui. Cette amputation ne peut se justifier par l'exigence de réciprocité.

 

 

Tout d'abord parce qu'un droit de l'homme ne peut être l'objet d'un marchandage ! Cela fait dépendre la qualité de la démocratie, ici, de l’origine nationale de l'étranger, qui a quitté son pays pour différentes raisons, quelquefois justement démocratiques. Double peine : un citoyen du monde qui ne peut voter ni ici, ni là-bas !

 


Réciprocité qui est toujours invoquée pour refuser, jamais pour ouvrir : les Français ont le droit de vote dans de nombreux pays quelquefois depuis fort longtemps – dans le canton de Neuchâtel (Suisse) depuis 1849 et quelquefois à toutes les élections comme au Chili, en Nouvelle-Zélande, en Uruguay, au Venezuela...).

 


On ne voit pas en quoi, « accorder le droit de vote local aux étrangers (non seulement des pays du sud mais également de Norvège, de la Suisse, de la Russie, ou de la Chine) sans qu'il y ait réciprocité reviendrait à accorder un traitement privilégié aux étrangers non communautaires » (1)alors que cela n’aboutirait même pas à les mettre sur un pied d'égalité, on pourrait même dire maintiendrait un traitement discriminatoire entre étrangers en fonction de la nationalité, les citoyens de l'Union européenne ayant en plus le droit de vote et d'éligibilité aux élections européennes.

 


Il faut noter d'ailleurs que les Français ont le droit de vote local en Norvège et dans certains cantons suisses ! Et que ce droit est aussi accordé par des pays de l'UE à des citoyens non-communautaires : (Belgique, Danemark, Estonie, Finlande, Irlande Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Slovénie, Suède). Sans oublier le Royaume-Uni, où les résidents venant d'un pays du Commonwealth ont le droit de vote et d'éligibilité à toutes les élections.

 


Il est curieux aussi de penser que la réciprocité « permettrait d’ouvrir la vie locale à ceux qui veulent s'enraciner en France » (1) comme si la volonté d'enracinement des étrangers dépendait de la volonté des gouvernements français et du pays d'origine.

 


Dans les faits, il n'y a pas un seul parlementaire qui ait fait une proposition de loi en ce sens.

 

 

 

 


1 - Proposé au Courrier des lecteurs du Monde, à la suite d'un article de Didier Maus (Le droit de vote supposerait la réciprocité), Président émérite de l'Association internationale de droit constitutionnel.Paru dans le Monde du 22/09/12.

 

2 - Hervé ANDRES : Le droit de vote des étrangers, État des lieux et fondements théoriques, Thèse pour le Doctorat de sciences juridiques et politiques, 2007.

 


 

NB : Le passage suivant est copié de "Résidents étrangers, Citoyens ! Plaidoyer pour une citoyenneté européenne de résidence."  Éditions Presse Pluriel 2003. Tout le livre peut être consulté et téléchargé :  http://paul-oriol.pagesperso-orange.fr/


 

4.8 La réciprocité

C’est aussi avoir une piètre idée de la démocratie que d’avoir une exigence de réciprocité.

La réciprocité ne peut s’exercer qu’entre systèmes proches. Et encore, cette réciprocité n’a jamais été invoquée pour étendre le droit de vote, elle est toujours avancée pour empêcher cette extension. Car ceux qui en parlent aujourd’hui n’ont pas encore déposé de proposition ou de projet de loi pour donner le droit de vote aux élections locales aux Norvégiens, aux Suisses des cantons de Neuchâtel ou du Jura ou `a toutes les élections aux Néo-zélandais qui l’ont donne aux résidents français.


En l’exigeant pour des personnes qui viennent de pays non-démocratiques, on est ainsi assure de n’avoir jamais à le donner. Plus grave, cela conduit à faire dépendre la qualité de la démocratie en France d’un despote quelconque (avec lequel la France entretient par ailleurs souvent d’excellentes relations). Cela conduit à reconnaître un droit de regard de ces dictateurs sur les libertés, ici, de personnes qui ont quitte leur pays quelquefois après en avoir combattu le régime ! Quel crime ont-ils commis pour être déchus des droits civiques là-bas et ici ?


Quand les Pays-Bas ont attribue le droit de vote aux élections municipales à leurs ressortissants étrangers, Hassan II, alors roi du Maroc, a demande à ses ressortissants de ne pas entrer dans ce jeu et de rester Marocains. Tous les “grands démocrates” qui ont voulu s’opposer à la participation de leurs ressortissants se taisent désormais. Ils savent que les choses sont en train de changer.


Si “nos ancêtres” de 1789 avaient attendu la réciprocité pour proclamer la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, s’il fallait attendre la réciprocité pour appliquer les lois aux étrangers vivant en France ! Il n’y aurait jamais eu de déclaration, ces lois seraient différentes suivant l’origine des personnes. Si ces personnes sont là pour une longue durée, il y a tout intérêt a les intégrer le plus rapidement possible dans le système politique, inutile de multiplier les obstacles. Si elles doivent repartir un jour, leur permettre de juger, par l’expérience, des avantages de la gestion démocratique de la cite (qui ne se résume pas cependant au droit de vote et intelligibilité mais dont ces droits font partie) devrait être considère comme un devoir pour l’État français, comme pour tout État démocratique. Cela peut servir de travaux pratiques, de terrain d’expérience, de lieu d’apprentissage. Dans tous les cas, ils s’en souviendraient lors du retour au pays d’origine. On ne voit pas quel danger, il peut y avoir, on perçoit facilement les bénéfices qu’on peut en retirer pour l’image de la démocratie.

 

 

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 20:08

 

Par les réseaux sociaux, un appel à rassemblement devant l'ambassade des États-Unis a été lancé contre la diffusion de « L’innocence des musulmans » sur YouTube, vidéo qui a déjà entraîné de multiples manifestations de musulmans avec des incidents, quelquefois graves, avec mort d'hommes dans le monde.

 

 

A Paris comme ailleurs, la manifestation du samedi 15 septembre visait à faire interdire la diffusion de cette vidéo et, plus largement, à protester contre la politique des États-Unis. Aucune demande d'autorisation n'avait été déposée à la préfecture de police.

Ce rassemblement visait donc à limiter la liberté d'expression et, n'étant pas déclaré, était illégal. Mais l'arrestation de 152 personnes sur 200 à 250 manifestants semble monter qu'il s'agissait pour la police plus de remplir un fichier que de disperser une mini-manifestation non autorisée.

 


Le ministre de l'Intérieur a déclaré : « Je ne permettrai pas que des femmes voilées entièrement, que des prières de rue, que des slogans hostiles à des pays alliés à nos valeurs puissent se faire entendre dans nos rues. Donc, je serai extrêmement ferme ». Le ministre est dans son rôle quand il affirme vouloir faire respecter la loi. Mais y-a-t-il une loi qui interdit de « faire entendre des slogans hostiles à des pays alliés ».

On serait, par ailleurs, en droit d'attendre des déclarations pour défendre la liberté d'expression... par rassemblement ou manifestation, y compris les manifestations non autorisées....



Des autorités musulmanes ont pris position : si
le Conseil français du culte musulman n'a pas condamné cette atteinte à la liberté d'expression, on peut comprendre pourquoi, il faut remarquer qu'il a réitéré sa “condamnation ferme et totale de toute action commise par des personnes se réclamant de l’islam tout en bafouant délibérément ses valeurs et ses principes » (Euronews 17/09/12).

 

De même, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a annoncé «la lecture d’un message» d’apaisement sur son lieu de culte. Le recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, a appelé à «ne pas tomber dans le piège» d’une révolte.
Pour sa part, Tariq Ramadan a déclaré qu’il ne fallait «absolument pas manifester»... et recommandait aux «leaders d’organisations musulmanes de dire avec force ceci : même si notre cœur est blessé, notre intelligence doit avoir la dignité de ne pas répondre et de regarder au-delà» (Liberation.fr 20/09/12).

 


Une déclaration de manifestation sur la même question a été déposée pour ce samedi. La manifestation a été interdite. Sans vent de protestation.

 


Liberté d'expression :

  • Les gouvernements des États-Unis, de le France, entre autres, ont condamné la diffusion et le contenu du film « L'innocence des musulmans » ou au moins de la bande annonce de 14 mn car personne ne semble avoir vu le film qui durerait 2 heures


  •  

    Les mêmes gouvernements, au nom de la liberté d'expression, disent ne pas pouvoir et vouloir l'interdire. Même si le gouvernement des États-Unis a demandé à YouTube d'en arrêter la diffusion ce qui a été refusé. Mais YouTube en a bloqué l'accès en Malaisie, Indonésie, Inde, Libye, Égypte, Afghanistan, Bangladesh et Pakistan (actualite@icare.to 21/09/12 http://tempsreel.nouvelobs.com/).

  • Les incidents, les exactions qui ont accompagné les manifestations contre le film dans le monde sont inadmissibles.
  •  

  • Mais les mesures, disproportionnées, contre la manifestation pacifique de 200 personnes à Paris sont aussi une atteinte à la liberté d'expression.
  •  

  • L'interdiction de la manifestation de samedi sur le même thème est tout autant une atteinte à la liberté d'expression. Tant que ces appels demeurent pacifiques.


  • Certes, le gouvernement peut avancer le « risque de trouble à l'ordre public ». Qui n'est pas pour le moment avéré. L'interdiction peut-elle diminuer ou augmenter le risque de trouble public ?


  • Ce motif pourrait être avancé pour la diffusion du film qui est à l'origine de troubles publics dans le monde... Dans le passé, des projections de films ou manifestations ont été interdites à ce titre.


  • CharlieHebdo a publié des caricatures qui peuvent provoquer de graves réactions. Pour faire respecter sa sécurité, et sa liberté d'expression, le local du journal est sous la protection de la police. Qui empêche des personnes de manifester.

  • Les personnes qui se sentent éventuellement agressées peuvent avoir recours à la loi. Quels recours ont-elles contre la diffusion d'un film sur internet ?


  • L'appel au calme de la plupart des autorités musulmanes en France et dans le monde témoigne de leur volonté de se dissocier des extrémistes et de l'image qiu'ls donnent de l'islam.

 

En Allemagne, la question de pose dans des terme proches de la France. L'entrée du territoire allemand a été interdite au pasteur étasunien Terry Jones, connu pour avoir brûlé des Corans en 2011. Il était invité par l'extrême droite pour soutenir la diffusion de la version intégrale (?) du film. Le ministre de l'Intérieur veut aussi empêcher la projection de de ce film qui "serait contraire à la préservation de l'ordre public".

 
Angela Merkel qui avait défendu avec ardeur la publication des caricatures du prophète Mahomet en 2005, au nom de la liberté d'expression se posait la question
de savoir si cette projection mettait en péril la sécurité du pays.


Quant à la communauté musulmane d'Allemagne, le Conseil central des musulmans et le Conseil de coordination des musulmans (KRM) ont appelé à une interdiction tandis que la Fédération islamique libérale s'est prononcée contre. « Plus on fait de ce genre de contenus un tabou, plus les dommages sont grands » a affirmé Lamya Kaddor, dans le journal Tageszeitung (actualite@icare.to 21/09/12 http://tempsreel.nouvelobs.com/).

 

 

 

En marge : Lors de la fête de l'Humanité, une quarantaine de personnes, n'appréciant pas ses positons sur l'islam, l'islamisme... ont réussi à empêcher Caroline Fourest de prendre la parole.
L'annulation du débat sur « Comment faire face au FN ».auquel Caroline Forest devait participer, lui permet de dire que ceux qui l'ont empêché de parler ont joué le « rôle d'idiots utiles »et rendu service au FN.
On peut aussi constater, pour s'en réjouir ou pour le regretter, que le service de protection du PC a bien changé. Il n'a pu faire respecter la liberté de parole de son invitée à la Fête de l'Humanité.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 13:18

 

Excédent de 15,6 milliards d'euros du commerce international de biens de la zone euro. Excédent de 3,1 milliards d’euros pour l'UE27 http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/6-17092012-AP/FR/6-17092012-AP-FR.PDF



Le Financieele Dagblad relève que « la France et la Belgique sont pressées de mettre en place lasurveillance bancaire alors que l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède freinent. Cela risque de retarder l’aide directe du MES aux banques espagnoles. » Revue presse néerlandaise Ambassade de France. 127/09/12.



Cette semaine aura donné... de l’air et un peu d’espoir à tous les euro-progressistes. Mais le sauvetage de la zone euro ne se fera pas par des décisions monétaires ou juridiques mais par desdécisions politiques.Que des institutions comme Karlsruhe ou la BCE prennent autant de place parce qu’elles occupent le vide laissé par la trop faible politisation de l’UE.  Sauvons l'Europe 17/09/12.


Portugal :Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté, samedi 15 à Lisbonne et dans plusieurs villes du Portugal, contre les mesures d'austérité du gouvernement qui a mis le feu aux poudres en annonçant un renforcement de la rigueur. "Stop au terrorisme social", "Ceux qui volent le Portugal doivent être jugés", "Bientôt l’État volera les morts", sur les banderoles "Que la troïka aille au diable"... lemonde.fr 15/09/12.


Lors d'une des plus grandes manifestations de l'histoire portugaise,des centaines de milliers de personnes ont protesté contre les nouvelles mesures d'austérité, en demandant une répartition plus équitable des charges. Le peuple a tout à fait raison : "Le gouvernement ne veut pas reconnaître que la colère de la population ne vise pas les coupes drastiques mais les inégalités qui en résultent, visibles notamment dans l'augmentation des cotisations sociales... l'insolence avec laquelle les salaires des travailleurs ont été diminués pour les mettre à la merci de leurs employeurs...le cynisme avec lequel on se garde bien de toucher au capital... on a clairement montré que la ligne rouge a été franchie… L'erreur fatale commise par tous les fanatiques tels que le ministre des Finances et le Premier ministre est de croire que la puissance des forts les protégera toujours de la colère des faibles. Mais il n'en sera pas toujours ainsi." Público 18/09/12 Eurotopics.


Espagne :Sous le mot d'ordre "Ils veulent ruiner le pays, il faut l'empêcher", une foule multicolore de manifestants venus de toute l'Espagne a envahi Madrid pour protester contre la politique de rigueur, au moment où le pays, miné par le chômage, tente d'éviter un sauvetage global. lemonde.fr 15/09/12.



L’union finlandaise des entrepreneurs a réagi à la décision suédoise de baisser de 26,3% à 22% l’impôt sur les sociétés. En Finlande, il est de 24,5%, après avoir été abaissé (26% en 2011). Selon les entrepreneurs finlandais, la décision suédoise devrait augmenter la pression en faveur d’une nouvelle baisse en Finlande .
Les 9 plus grandes entreprises finlandaises ont versé 448 millions d’euros d’impôts en 2010. Leur bénéfice était de 8,3 milliards, part des impôts 5,4 %.
Sur son bénéfice de 1,8 milliards d’euros, Nokia a versé des impôts en Finlande à hauteur de 1,6 millions d’euros. Metso et Nokian renkaat (pneus) n’ont rien versé en Finlande...
Au niveau international, ces entreprises versent des impôts à hauteur de 19 % de leur résultat. C’est souvent les Pays-Bas qui récupèrent ces versements. Selon le chef du service fiscal des Finances, « les Néerlandais sont des génies pour développer des conventions et pratiques pour attirer des recettes fiscales » Revue de presse de l'ambassade de France à Helsinki.




La Belgique, terre d'accueil des entreprises qui veulent réduire leurs impôts. LVMH, comme 200 multinationales... pour profiter d'avantages fiscaux. En Belgique, le PTB a calculé « une cinquantaine de grandes sociétés dont les bénéfices réalisés en 2010 se comptent en millions, vire en millairds d'euros – comme Telemet, AcelorMittal, Frère Bourgeois, Accor, Solvay, Umicore ou BASF – ont été imposés en moyenne à 1,04% ». Et les 1000 entreprises les plus bénéficiaires ne sont soumises qu' à« un taux d'imposition moyen de 5,7% ». Le Monde 14/09/12.

Remarque : Les paradis fiscaux ne se trouvent pas seulement dans des îles exotiques mais au cœur de l'UE.


 

Un pacte de. croissance pour relancer l'Italie : Le PIB italien s'est rétracté de 0,8% entre avril et juin, et ce pour le 47ème trimestre consécutif. Pour contrer la récession, l'Italie doit réduire ses dettes mais aussi conclure un pacte de croissance. Les coupes dans l'administration publique et la cession de biens publics pourraient contribuer à réduire la dette de l’État. Mais épargner ne signifie pas renoncer à l'assainissement et à la croissance. Au contraire... Il faut parvenir à un accord de croissance contraignant aussi bien pour le gouvernement actuel que pour les prochains. Il Sole 24 Ore  Eurotopics 14/09/12.



La Fed va consacrer 40 milliards de dollars par mois au rachat de dettes liées à des créances immobilières. L’objectif de la Fed c’est de soutenir la relance du marché de l’emploi et de l’immobilier. Les États-Unis jouissent d’une stabilité générale des prix depuis le milieu des années 90. La situation de l’emploi reste cependant une grave préoccupation. Si l‘économie semble être sur la voie d’une reprise, ça ne va pas assez vite pour réduire le taux de chômage. La Fed indique qu’elle le continuera si “la perspective du marché du travail ne s’améliore pas nettement”. Cette annonce a été bien accueillie par la bourse de New York. Euronews 14/09/12.


 

A un moment crucial pour une UE qui peine à sortir de la crise, J.M. Barroso voulait marquer les esprits. Le 12 septembre, dans son discours sur l'état de l'UE, le président de la CE a formulé plusieurs propositions, dont l'emblématique “fédération démocratique d’Etats-nations”, qui serait instaurée par un nouveau traité européen. Presseurop 13/09/12.


 

Le nationalisme catalan menace l'UE.En pleine crise de la dette, l'Europe devrait suivre avec attention le renouveau des aspirations indépendantistes catalanes : "Selon les Catalans, qui contribuent à 19 % au PIB espagnol, ils devraient recevoir 19 % des dépenses publiques de l'État central, oubliant tout mécanisme de redistribution solidaire entre territoires. Dans ces conditions, comment justifier la politique européenne de sortie de crise et la mise en place du mécanisme européen de solidarité financière ? L'Europe n'a de sens que si les nations qui la composent restent elles-mêmes solidaires. Ce que les Catalans nous apprennent, c'est qu'un autre mouvement souterrain, un nationalisme étroit et populiste, menace les fondements de la construction européenne au moment même où elle doit se battre pour sauver son pilier monétaire." Le Figaro Eurotopics 13/09/2012


 

La double-morale douteuse de l'Allemagne. Le fait que la garantie allemande plafonnée à 190 milliards d'euros pour le MES ne puisse être augmentée sans l'approbation du Parlement illustre bien la double morale allemande,.. L'Allemagne demande d'un côté à ses partenaires, au nom de l'européanisation devenue depuis longtemps inévitable des structures économiques et politiques, de ratifier le pacte budgétaire et donc de renoncer à leur souveraineté budgétaire respective. D'un autre côté, les juges font-ils valoir dans leur verdict sur le MES la logique exactement opposée ? Il Sole 24 Ore Eurotopics 13/09/12

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 20:09

 

Bercy veut renégocier les accords fiscaux avec la Suisse. L'Union européenne exige de la Suisse la suppression du statut fiscal préférentiel pour les holdings. L'accord fiscal conclu avec l'Allemagne sur le prélèvement à la source est menacé. L'Italie fit encore figurer la Suisse sur a liste noire.
Entre 2008 et 2010, le nombre
d'Américainsayant choisi de quitter la nationalité américaine a été multiplié par six. Ce phénomène touche de plus en plus de Chinois, de Russes ou d'Indiens dans l'inaction de ces grands pays à qui souvent ils doivent d'être devenus riches. Le Monde 12/09/12.


 

Grèce – UE : plusieurs journaux constatent un changement de climat à l’égard de la Grèce. Ta Nea se réfère au revirement de l’Allemagne : « de façon définitive, Mme Merkel, « a décidé de garder Athènes au sein de la zone euro ».Ethnos « Mme Merkel abandonne la position suivie jusqu’à présent à l’égard de la Grèce et veut désormais éviter à tout prix une sortie de ce pays de la zone euro, même si cela signifie la nécessité d’embellir le rapport de la troïka ». Eleftheros Typos note qu’un éventuel « GREXIT » coûterait à l’Allemagne 62 milliards d’euros.

Par ailleurs, le ministre allemand des finances s’est déclaré optimiste que la Grèce respectera ses engagements et restera dans la zone euro (Kathimérini). Enfin, dans une interview accordée à To Vima, M. Herman Van Rompuy, a souligné que « les conséquences d’une sortie de la Grèce de la zone euro seraient imprévisibles pour tout le monde », et s’est dit convaincu que la Grèce procédera à des changements structurels profonds. Revue de presse, ambassade de France à Athènes 10/09/12.




La troïka (BCE, Union européenne, FMI) maintient la pression sur le gouvernement grec.
Athènes doit dégager 11,5 milliards d’euros d‘économies en 2013 et 2014.
“Les divergences portent sur l’ampleur des coupes prévues dans les retraites et les prestations sociales, il faut des mesures qui soient justes”, le dirigeant socialiste du Pasok. Une tranche de 31,5 milliards d’euros de prêts gelée depuis juin attendue cet automne.

Berlin et Paris seraient favorables à l’adaptation du programme appliqué à la Grèce selon Der Spiegel.
Athènes est confrontée à sa 5ème année de récession et un quart de la population active grecque est au chômage. Un raz-le-bol exprimé par plus de 12 000 manifestants lors de défilés à Salonique samedi. Des rassemblements pour exiger une autre politique. Euronews 10/09/12.


 

Le PIB de la zone euro en baisse -0,5% et -0,3% respectivement par rapport au deuxième trimestre 2011 ; Eurostat 06/09/12.


 

Draghi se distingue comme banquier central, créatif et habile dans les médiations, prudent mais décidé, comme figure de premier plan de la politique européenne qui vient suppléer aux carences de leadership et de structure institutionnelle. Dans la crise de la dette espagnole, Rajoy peine à gérer les troubles graves dans les finances régionales et dans l’enchevêtrement permissif entre pouvoirs autonomes et grandes banques locales. Pour l’Italie, outre les institutions qui nécessitent d’être réformées, il y a les incohérences et les intrigues qui ont porté au gouvernement ‘technique’. En France, Hollande avec son anachronique programme social-démocrate est incapable d’allier politiques de rigueur et de croissance et apparaît indécis sur les architectures institutionnelles de l’Europe : de la modalité de l’intervention du MES aux limites des compétences de la BCE sur le système bancaire, en passant par la grande question des nouvelles politiques de Draghi. En Allemagne, des voix divergentes se font jour au sein du gouvernement et du SPD. Merkel soutient la ligne Draghi, sans avancer de programme européen clair. Et au sommet de la CE, Barroso, moins charismatique que Delors. Mais Draghi ne pourra pas indéfiniment pallier ces carences. » Il Sole Revue de presse ambassade de France à Rome 06/09/12.


 

La visite de la Chancelière allemande ce jour à Madrid constitue l’essentiel des titres et des commentaires de la presse. El Pais relève : « Tout a changé depuis la victoire de François Hollande en France et surtout depuis le sauvetage de la banque espagnole (…) Aujourd’hui Merkel rend visite à Mariano Rajoy à un moment crucial ».

Les médias évoquent également la rencontre hier à Paris entre le président de la République et le président du Conseil européen : « Hollande demande de mettre en marche ‘rapidement’ les mesures de

croissance pour stabiliser les marchés » titre Europa Press. ABC ajoute que le président français a rappelé notamment que lors du Sommet européen du mois de juin, les dirigeants européens « avaient décidé de mettre en marche un dispositif qui permette à la BCE d’intervenir sur les marchés de la dette ». Enfin, La Razón qui qualifie la rencontre entre Angela Merkel et Mariano Rajoy aujourd’hui à Madrid de « décisive » fait état du « soutien international » à l’Espagne et titre : « François Hollande réclame face à Van Rompuy l’achat de dette par la BCE ». Revue de presse ambassade de France à Madrid 06/09/12.


 

V. Reding, commissaire européenne à la Justice, aux Droits fondamentaux et à la Citoyenneté, propose que d’ici 2020, au moins 40% des membres des conseils d’administration des entreprises européennes cotées en Bourse soient des femmes. De Morgen Presseurop 05/09/12.


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F. Hollande et M. Monti se sont mis d’accord sur une stratégie en 3 étapes pour sauver l’euro : “respecter les décisions du Conseil de l’UE, résoudre les problèmes de la Grèce et de l’Espagne, et créer une union bancaire”. Les deux dirigeants ont également renouvelé leur promesse de terminer le chantier controversé de la ligne ferroviaire Lyon-Turin. Corriere della serra Presseurop 05/009/12.


 

 

A. Merkel .. « Les cinq dernières années, les marchés ne sont pas au service du peuple permettant ainsi au petit nombre de s’enrichir au détriment du grand nombre... On ne peut pas permettre aux marchés de détruire le fruit du travail des peuples et les gouvernements ne peuvent pas se retrouver à leur merci en raison du surendettement ». Elle a certes placé la barre assez haut pour la Grèce, ce pays doit respecter ses engagements et affirmé qu’elle ferait pression pour favoriser les réformes « même si parfois on nous reproche d’appliquer une ligne dure ». Cette prise de position d’A. Merkel... est le signe clair que quelque chose est en train de changer. Mieux vaut tard que jamais ». Imerissia Revue de Presse de l'Ambassade de France en Grèce 04/09/12.


 

G. Westerwelle, ministre allemand des affaires étrangères (parti libéral), met en garde la coalition gouvernementale, la CSU bavaroise en particulier, contre le manque de respect à l'égard des partenaires de l'Allemagne, la Grèce en particulier, dans la crise de l'euro. « Nous devons prendre garde nous les Allemands, à ce que nos polémiques de partis motivés par des visées tactiques, n'endommagent durablement notre réputation en Europe et dans le monde."
La discussion et ses déclarations en partie haïssables rayonne largement au delà de nos frontières, souligne Westerwelle de retour d'Asie ou il a été sans cesse interpellé sur la crise de l'euro et sur le débat en Allemagne. " Les mises en garde de Westerwelle doivent être comprises comme une tentative de discipliner la coalition dans une phase critique de la crise de l'euro". Berliner Zeitung Revue de la presse allemande 04/09/12.


 

Allemagne : A peine un quart des Allemands souhaitent que la Grèce reste dans la zone euro. Le Monde 04/09/12.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 22:49

 

Au moment où le président de la République présente ses projets fiscaux, Bernard Arnault, quatrième fortune de France, fait savoir, innocemment, qu'il a demandé à bénéficier de la nationalité belge alors qu'il est installé dans le "ghetto" français de Bruxelles depuis le mois de novembre.


 

Un seul être nous manque...

Que tout soit bien clair, Bernard Arnault ne fait pas cela pour fuir la fiscalité nouvelle, bien que François Fillon en ait profité pour fustiger les "décisions stupides" qui auraient, selon lui, motivé cet exil. Comme ni l'un, ni 'autre ne sont des imbéciles, il faut bien en conclure qu'ils ont raison tous les deux.


 

L'opération politique a bien réussi. Bernard Arnault continuera à avoir sa résidence fiscale en France. Il a fait cette déclaration (de guerre) pour prendre la tête du "soulèvement" fiscal des richissimes et François Fillon lui donne le sens politique au cas où les Français n'auraient pas compris. Contrairement à l'opération précédente, trop grossière et trop facile à démonter.
Que Bernard Arnault obtienne la nationalité belge, qu'il paye l'impôt à 75% ou non, ce n'est pas important. Et même qu'il ne paye pas d'impôt du tout.


 

Les malheureux riches, qui ne sont pas cons, n'ont pas attendu l'arrivée de François Hollande pour se mettre à l'abri. Le montant global de l'évasion fiscale est estimé à 50 milliards d'euros par an par une commission d'enquête sénatoriale. La totalité des avoirs fiscaux français dans les paradis fiscaux est estimée à 600 milliards d'euros !


 

Fillon et Sarkozy n'ont pas manqué d'attirer l'attention durant le quinquennat sur une fraude sociale, inadmissible, qui s'élèverait à 2 milliards d'euros ! Il ne fait pas de doute que c'est là LE gisement de ressources à ne pas négliger !!


 

Quoi qu'il en soit, les raisons avancées par les uns ou les autres ne trahissent aucun amour inconsidéré pour la Belgique ou Sa majesté le roi des Belges. Plusieurs ont été avancées : investir en Belgique avec son ami Albert Frère comme il le fait déjà ; s'installer à Monaco avec un passeport belge et échapper ainsi à la convention fiscale franco-monégasque (raison démentie par le maire de la commune où est installé Bernard Arnault) ; préparer sa succession (les droits de succession et les donations sont moins imposés en Belgique) ; échapper à l'impôt exceptionnel de 75%, ce qu'il a nettement démenti ; se prémunir contre une évolution défavora ble de la future fiscalité (Slate.fr 10/09/12). Toutes raisons bien plus louables que celles qui poussent un travailleur à venir en France avec l'espoir de pouvoir gagner le smic et nourrir sa famille.


 

Le récidiviste

En fait, Bernard Arnault est un récidiviste. Ne supportant pas l'idée de voir les chars russes défiler sur les Champs élysées, Bernard Arnault n'a pas hésité en 1981 à l'arrivée de la gauche au pouvoir à s'exiler pendant 3 ans aux Etats-Unis Avant de de rentrer "quand les choses ont repris un cours normal" pour saluer l'arrivée de Laurent Fabius (Le Monde 09/09/12) et acheter Boussac pour un franc symbolique. Début d'une grande aventure qui perdure... Il ne semble pa que la reconnaissance soit une vertu fondamentale de Bernard Arnault.

Cette fois il va moins loin et demande la nationalité belge. Pense-t-il que l'exil va être plus long ? Ou veut-il rester à un TGV de Paris au cas où une autre affaire juteuse et urgente se présenterait ?


 

Bernard Arnault devrait être l'arbre qui démasque la forêt;.. car forêt il y a. D'autres ont pris une autre nationalité, comme Edouard de Rotschild, il y a deux ans, mais avec le simple espoir, non réalisé, de défendre les couleurs israéliennes d'équitation aux Jeux olympiques de Londres et "un certain nombre de stimulants avantages fiscaux" (http://www.bakchich.info/france/2012/09/10/casse-toi-pov-liberation-61666)


 

Il n'est pas possible d'établir le Bottin mondain des pauvres exilés même si des listes sont faciles à trouver, y compris sur le Figaro qui n'hésite pas à dénoncer en images les petits camarades (http://www.lefigaro.fr/argent/2012/09/09/05010-20120909DIMFIG00063-ils-ont-choisi-l-exil-fiscal.php)

 


Ces listes ne sont qu'indicatives. Elles comprennent des artistes (le plus célèbre est un fidèle soutien de Sarkozy, Johny Halliday), de sportifs, des patrons, des écrivains... qui se répartissent essentiellement entre la Suisse et la Belgique mais qu'on retrouve aussi à Monaco, au Luxembourg ou au Royaume-uni et même aux États-unis, au Canada, en Irlande, en Espagne ou en Argentine.... (http://plumecitoyenne.over-blog.com/article-liste-des-exiles-fiscaux-fran-ais-107489034.html)


 

Les Français de l'étranger ne sont pas tous des émigrés fiscaux. Ils ne seraient que 1500 à 2000 sur les 200 000 Français de Belgique. L'exil fiscal n'est pas le fait des seuls gouvernements de gauche, ce n'est pas non plus une spécificité française. En Suisse, sur les 5 à 6 000 immigrés fiscaux, en 2010, selon l'administration helvétique, entre 1500 et 2000 seraient Français Certains ne sont que résidents, d'autre ont pris la nationalité du pays, pour une fois bien nommé, d'accueil.



Mais la situation de ces émigrés, comme celle de tous les émigrés, reste bien précaire. Il est question de renégocier les conventions fiscales, datant de la fin des années cinquante qui permettent cette inégalité profitable des législations fiscales. Dans certains cantons de Suisse, des votations sont en cours pour revoir la législation.


La Commission européenne devrait se préoccuper des ces sdf (sans difficultés financières) comme certains les nomment.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 22:11

 

 

La crise semble avoir du bon ! Peu à peu, l'idée que l'Union européenne n'est pas un modèle de démocratie fait son chemin. Malheureusement, il aura fallu 50 ans, et la crise pour en arriver là. Et encore, il n'en est pas tiré de conclusion pratique... et démocratique. De ce fait, tout est en place pour un éclatement de l'Union qui risque d'être douloureux, non seulement pour l'euro mais aussi pour les Européens.

 


Il y avait eu des avertissements. Quand les peuples ont été consultés, il ont, plusieurs fois, répondu « non » à la question posée : Danemark (refus d'adopter l'euro en 2000), Irlande, France, Pays-Bas. Sans vergogne, sauf au Danemark, on les a fait revoter ou bien on a fait adopter par voie parlementaire ce qui avait été refusé par référendum.

Ce n'était pas grave. La « bonne » politique, rejetée, continuait. Après 4 ans de crise, les choses deviennent de plus en plus difficile malgré une vingtaine de sommets, proclamés de la dernière chance, se terminant pas des communiqués auto-satisfaits. Invalidés avant que leur encre ne soit sèche. Et la ligne toujours maintenue.

 


Cette politique demande, chaque jour, de nouveaux sacrifices aux plus défavorisés pour que les États puissent apurer les dettes des banques, trop importantes pour disparaître, qu'ils ont endossées. Pendant ce temps, les riches sont de plus en plus riches. Donc tout va, presque, bien.


Tandis que les plus voraces ne pensent qu'à soumettre encore plus les peuples à un régime draconien, certains commencent à s'inquiéter. La crise de 1929 a donné 1939 ! Que va donner la crise de 2008 ? Un vent mauvais souffle déjà sur l'Europe. Le partis populistes ou d'extrême droite montent à chaque élection y compris dans les vertueux pays démocratiques de l’Europe du nord.

 


Même de calmes responsables commencent à perdre leur sang froid. Devant la rigidité allemande, Mario Monti, le compétent, trouve que les gouvernements (sous entendu le gouvernement allemand) devraient savoir mettre au pas leurs parlementaires, peut-être aussi leur cour constitutionnelle ? Un journal italien, tendance Berlusconi, parle du IVème Reich qui veut imposer sa politique à l'Union européenne. Ce qu'elle fait depuis longtemps.


Et quand Mario Draghi et l'ensemble du directoire de la BCE (à l'exception du directeur de la Bundesbank) n'obéit pas aux intégristes financiers, on vient lui rappeler qu'il n'a jamais été élu (comme Mario Monti et ancien de Goldman-Sachs comme lui!). Jusque là, ils ne s'en étaient pas aperçus.


Mais qu'ont décidé les élus ? Que la politique économique de Maastricht qui n'a jamais été totalement appliquée et a échoué, devait être accentuée (0,5% au lieu de 3% de déficit public) ! Que cette « règle d'or" doit être une "disposition juridique de haut niveau", une loi organique à défaut de l'insertion dans la Constitution (décision du Conseil constitutionnel).Que l'UE était trop démocratique et que les budgets nationaux devaient d'abord être soumis à la Commission européenne avant d'être votés par les parlements nationaux ?

 


Pour le moment seuls deux États, le RU et la République tchèque ont refusé de signer le traité. Pour éviter un affrontement avec l'Allemagne, F.Hollande veut faire adopter le traité Merkozy.

 


Que va-t-il se passer ? Les huit juges de Karlsruhe, tout de rouge vêtus, vont-ils bloquer la machine ? Quel va être le facteur déclenchant du grand bouleversement ? Faudra-t-il une explosion ?


L'UE va-t-elle doucement glisser vers le repli multicentrique, l'éclatement ? La montée des sentiments nationalistes ? Ici antigermaniques. Là contre les Pigs. Et l'affrontement (1)?


Les peuples vont-ils se soulever pour exiger la « règle d'or » du taux maximum admissible de chômage, du partage des richesses et des revenus, du blocage des mouvements migratoires vers les paradis fiscaux ?


Est-il encore temps pour un sursaut démocratique européen ?



1 – « Une nouvelle guerre de religion » entre vertueux protestants et dispendieux catholiques est même annoncée par Massimo Franco dans le Corriere della Sera du 07/09/12 à la lecture du blog de Stephan Richter, président du Global Research Center.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 20:00

 

 

A l'occasion de l'élection présidentielle, le Parti socialiste a réussi la primaire pour désigner son candidat. Alors qu'en 2007, seuls les adhérents, même à prix réduit, pouvaient participer à a désignation, en 2012, elle était largement ouverte et a connu un succès tel que l'UMP a dû ravaler ses sarcasmes et a promis d'adopter une procédure du même type pour 2017.

 

 

Ce qui a paru bon pour désigner le candidat à la présidence de la République, discutable d'un point de vue théorique, n'a pas été repris pour désigner le secrétaire du parti. Et le parti s'est refermé sérieusement pour cadenasser l'élection et limiter le choix des militants. Et pas seulement l'élection.

 

 

D'après les statuts du parti adoptés en 2010, seul le premier signataire d'une motion peut être candidat. Et comme la secrétaire et le Premier ministre veulent qu'il n'y ait qu'une motion, celle qu'ils ont rédigé, il ne devrait y avoir qu'un seul candidat. Celui qu'ils auront choisi. Qui est donc assuré d'un score vraiment socialiste style Union soviétique ou Corée du Nord.

 

 

Que l'aile gauche persiste à vouloir présenter une motion, forcément très minoritaire, ne changera rien. Le parti doit être aux ordres du gouvernement et le secrétaire choisi pour veiller à l'alignement des troupes. Le PS va-t-il devenir un parti de godillots ? Cela paraît difficile et cette tentative n'est pas ce qui était attendu de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault.

 

 

Même l'UMP fera mieux. Il y aura deux candidats ayant quelques chances d'être élus. Mais seulement deux candidats car, le secrétaire du parti veille jalousement sur le fichier pour que n'apparaissent pas de troublions.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 08:59

 

 

A l'occasion des 100 jours de la présidence de François Hollande, de nombreuses réflexions portent sur l'inertie, l'absence d'événements... A croire que le sevrage des politiques et les journalistes est difficile et qu'ils ont la nostalgie de l'agitation qu'ils critiquaient hier.


 

 

Dans ce « calme plat » de l'été, la première chose à remarquer est le « calme plat » des agences de notation, des bourses.... En 2007, Sarkozy nous avait annoncé le retour de la confiance, grâce à son élection. En 2012, c'était l'apocalypse s'il n'était pas réélu... dans les 2 cas, ses prévisions étaient fausses. Avec l'élection de François Hollande, les marchés devaient s'abattre sur la France, lui faire perdre son triple A qu'elle avait perdu auprès d'une agence sous Sarkozy, le taux des emprunts allait atteindre ceux de l'Espagne ou de l'Italie, voire ceux de la Grèce. Il ne s'est rien passé de tout cela. Et la France peut emprunter à court terme avec des taux négatifs pour la première fois !!!


 

 

Avec un brin d'humour noir, c'est ce calme des marchés qui devrait inquiéter la critique de gauche. Fidèle à lui-même, François Hollande chemine sur la crête. Arrivera-t-il à tenir longtemps l'équilibre ? A appliquer son programme sans que les marchés se déchaînent ? Pour le moment, seul Warren Bufet, milliardaire américain philanthrope et investisseur, a recommandé de ne pas investir en France.

 

 

 

Quant à ses 60 engagements, François Hollande ne devra pas attendre 60 mois pour les tenir. C'est dans les premiers mois qu'il faut donner l'orientation et entreprendre les changements fondamentaux, quant aux effets, ils ne peuvent être immédiats.

 

 

 

Pour le moment, le gouvernement est en train d'en mettre quelques uns en place... : banque publique d’investissement (engagement 1), recrutement dans l’Éducation nationale, non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux et première conférence sociale (10), hausse de 25 % de l'allocation de rentrée scolaire (16), rétablissement partiel de la retraite à 60 ansau titre des carrières longues (18), encadrement de l’évolution des loyers, renforcement des obligations des collectivités en matière de construction de logements sociaux, augmentation des sanctions financières pour les communes à la traîne, mobilisation du foncier public (22), droit au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels (23), contrat de génération (33) annoncés pour 2013, réduction de 30% la rémunération du président de la République et des ministres (47), mise en place de 24 zones de sécurité prioritaire (52), retrait immédiat des troupes d’Afghanistan (59). Mesures partielles, insuffisantes dont il reste à voir comment elles seront mises en action et quel en sera les résultats...

 


 

Tout ceci, loin d'être négligeable, n'est pas flamboyant mais témoigne du changement. Peut-être, le rôle d'un président de la République n'est-il-pas d'être sur le pont à la moindre occasion mais de prendre la parole pour donner sens aux mesures prises au niveau des différents ministères.


 

 

Restent les premiers reculs qui sont plus inquiétants que le « calme » : sur les Roms, sur les contrôles au faciès, la démission d'une ministre face aux exigences des pétroliers...


 

 

Les moments les plus durs sont à venir : la réforme fiscale et la politique européenne. Il y a fort à parier que la réforme fiscale, tant attendue, ne sera pas exactement la Révolution fiscale (1). Elle suscitera cependant d'autres réactions que le regret de l'inertie. Il suffit de voir comment l'opposition a accueilli le budget rectificatif qui loin d'être révolutionnaire a cependant marqué une orientation différente de celle du gouvernement précédent.

On peut regretter la continuité des engagements sur les critères budgétaires et l'acceptation du nouveau traité. Il n'empêche que là où le gouvernement précédent ne voyait le salut que dans la réduction des dépenses donc, essentiellement, du budget social, celui-ci augmente les recettes.

 

 

Le Figaro rappelle tout ce que l'UMP aurait voulu voir censuré, sans succès, par le Conseil constitutionnel dans la loi de finances rectificative qui, pour cette année, comporte 7,2 milliards d'impôts nouveaux d'ici à la fin de l'année contre un effort sur les dépenses de l'État de 1,5 milliard d'euros : suppression des allègements sociaux sur les heures supplémentaires, contribution exceptionnelle sur la fortune au titre de l'année 2012, taxe exceptionnelle sur la valeur des stocks de produits pétroliers, réforme de la participation de France Télécom au budget de l'État pour la prise en charge de la retraite de ses fonctionnaires, assujettissement aux prélèvements sociaux des revenus immobiliers perçus par les non-résidents, suppression de la prise en charge des frais de scolarité des enfants scolarisés dans un établissement français à l'étranger, hausse du prélèvement social sur les stock-options, hausse du forfait social, suppression de l'allègement de l'ISF voté l'an dernier...


 

Mais c'est dans les prochaines semaines que la place va s'animer : avec les débats sur la réforme fiscale et sur le traité...

Sur le traité, une fois de plus, François Hollande n'a pas voulu aller à l'affrontement violent avec Angela Merkel et il n'a pas obtenu d'introduire la croissance qui reste en annexe. Il a accepté la « règle d'or » que beaucoup, non seulement à gauche, estiment catastrophique justement pour la croissance, il a accepté de faire pression sur le gouvernement grec alors que chaque exigence de l'UE enfonce un peu plus le peuple grec. Mais il a aussi évité l'enfermement dans le tête à tête perdant avec l'Allemagne d'A. Merkel en essayant de s'allier avec l'Italie et l'Espagne...


 

 

Dans les semaines qui viennent, le débat sur le traité n'agitera pas seulement la France. Mais l'Allemagne avec la sentence de la cour de Karlsruhe qui tombera le jour des élections législatives aux Pays-Bas, la Finlande avec ses élections municipales en octobre qui vont marquer une nouvelle progression populiste....

 

 

Réforme fiscale, traité européen, les 100 jours importants sont devant nous. C'est à ce moment là qu'on pourra juger François Hollande.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 23:04

 

Un entrepreneur haut-savoyard renonce à installer sa nouvelle usine dans l'Hexagone, où 400 emplois auraient dû être créés, préférant le Maroc. Il fait payer le choix politique des Français.
« Si Hollande passe, je ne construit pas mon usine à Marnaz ».Yves Bontaz, fondateur et président du conseil de surveillance de Bontaz, une entreprise industrielle automobile savoyarde affichant 111 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2011, a mis sa menace à exécution. Ce patron autodidacte de 73 ans et adhérent à l'UMP installera son nouveau site au Maroc. Selon lui, l'arrivée de la gauche au pouvoir en France ne présage rien de bon pour l'économie nationale. Et ce, d'autant plus que le gouvernement Ayrault revient sur les mesures prises par Nicolas Sarkozy à la fin de son mandat. Le Figaro 04/09/12


L'entreprise emploie 1800 personnes dont 270 emplois en France

1995 : création du premier site en République tchèque : 400 personnes

1999 : ouverture d'un site au Brésil : 15 personnes

2000 : ouverture d'un site en Chine : 90 emplois

2001 : ouverture d'un site aux US : 15 personnes

2008 : ouverture d'un site en Tunisie : 950 personnes

2012 : création d'un site au Maroc : 35 personnes


 

Ce monsieur ne manque pas d'air. L'historique de son entreprise qui se trouve sur son site montre bien sa politique. Sur 18 000 personnes embauchées dans son entreprise, seules 270 travaillent en France ! Est-ce la faute à Hollande ?

Il essaie de faire monter la psychose à la fuite des patrons. Mais cette fuite, pour lui au moins, ne date pas d'aujourd'hui.

Il suffit d'aller sur le site de son entreprise pour le savoir.


 

Réf :

file:///C:/Documents%20and%20Settings/User/Bureau/historique_1990-2000.php.htm

file:///C:/Documents%20and%20Settings/User/Bureau/historique_2000.php.htm

http://www.bontaz-centre.com/fr/implantation_monde.php

 

NB : L'historique ci-dessus a été mis en commentaire de l'article du Figaro.

 

NB 2 : au matin, l'article a disparu du figaro.fr....

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