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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 16:26

 

Depuis que la droite est décomplexée, les choses sont claires et directes, Nadine Morano, ancienne ministre, ne mâche pas ses mots : elle partage les valeurs du Front national, la maîtrise de l'immigration, le droit de vote des étrangers ... et elle n'hésite pas à se répéter pour être bien entendue (1)


 

Ce qui et étonnant, c'est que cela étonne car Nadine Morano n'en est pas à son coup d'essai. En effet, en 2007, elle ne s'était pas contentée de déclarations, elle s'était chargée de la collecte de signatures pour permettre la candidature de Jean-Marie Le Pen, en sollicitant des maires de son département, la Meurthe-et-Moselle. Le Canard enchaîné l'avait signalé à l'époque (2).


 

Mais il est connu que nous avons la mémoire courte... car ce discours a déjà été tenu, il y a plus de 20 ans, par Charles Pasqua :« Sur l'essentiel, le Front national se réclame des mêmes préoccupations, des mêmes valeurs que la majorité » (3).

Charles Pasqua est beaucoup plus pédagogue, pour lui les valeur sont les mêmes, il faut simplement améliorer l'emballage et écarter les scories trop voyantes...


 

Mais, entre la droite et l'extrême droite, il n'y a qu'une chose qui change, le lubrifiant. Qui est souvent fourni par le centre, toujours de droite, onctueux, n'affirmant jamais avoir les mêmes valeurs mais refusant toujours de les combattre.

 

La dernière élection est de ce point de vue éclairante. Au centre-droit, seul François Bayrou a refusé d'entrer dans le moule d'une droite conservatrice de plus en plus alignée sur l'extrême droite, tous les autres se sont intégrés à l'UMP et François Bayrou a été abandonné par ses "amis" et par ses troupes.

 

 

 

 

1 – Nadine Morano: «J’en appelle très clairementaux électeurs du Front national, qui partagent nos valeurs, à se retrouver sur ma candidature. Ce n’est pas une question d’accord, c’est une question de partage de nos valeurs. Eh bien écoutez, moi je rencontre des électeurs du Front national, avec lesquels je partage les mêmes valeurs: la maîtrise de l’immigration, le refus du droit de vote de étrangers, le fait qu’ils ne veulent pas financer l’assistanat et qu’ils veulent qu’on reconnaisse la valeur travail, la protection de nos frontières extérieures de l’Europe.Oui, je partage ces valeurs là en commun avec eux. Et j’en appelle directementaux électeurs du Front national. Nous sommes là face à des valeurs, des valeurs portées par un mouvement de pensée, pour lequel nous avons des rapprochements s’agissant encore une fois de la maîtrise de l’immigration, du refus du droit de vote des étrangers, et je n’ai aucun état d'âme à en appeler aux électeurs du Front national». http://www.liberation.fr/politiques/2012/06/11/nadine-morano-partage-les-meme-valeurs-que-les-electeurs-du-fn_825357

 


2 -"En Meurthe-et-Moselle, par exemple, Nadine Morano, en bon petit soldat, réunit des maires ruraux début mars (2007)…nous étions cinq ou six à être désignés pour signer en faveur de Le Pen. Nadine nous a demandé d’envoyer nos parrainages non pas directement au Conseil constitutionnel, mais au siège du comité de soutien départemental de l’UMP. C’est elle, ensuite, qui les a emmenés à Paris raconte l’un d’eux"… »l’article du Canard Enchaîné daté du 11 Avril 2007cité par http://memorial98.over-blog.com/article-quand-n-morano-collectait-des-signatures-pour-l

 


3 – Charles Pasqua : « Il y a sûrement au Front national quelques extrémistes, mais sur l'essentiel, le Front national se réclame des mêmes préoccupations, des mêmes valeurs que la majorité. Seulement, il les exprime d’une manière un peu plus brutale, un peu plus bruyante. […] Que les électeurs du FN soient préoccupés par les risques qu’une immigration incontrôlée fait courir à l’ordre public et à l’identité nationale me semble légitime, et nous partageons ces inquiétudes. Il faut cependant qu’ils comprennent que nous avons commencé depuis deux ans à redresser la situation. Notre grande carence aura été une explication insuffisante de notre action. […] M. Mitterrand se pose en rassembleur, mais il porte en lui les germes de la guerre civile. On l’a vu en 1984 avec la guerre scolaire. On le voit aujourd’hui avec la Nouvelle-Calédonie. ». Valeurs actuelles, 2 mai 1988 . http://www.monsieur-biographie.com/celebrite/biographie/charles_pasqua-5584.php

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 17:04

 

En l'attendant, l'Union européenne (UE) se hâte lentement... De nombreux gouvernements (même le Royaume-Uni qui donne des conseils mais reste à l'extérieur) semblent d'accord pour parler de croissance et d'intégration européenne. Sans que, pour le moment et pour ce que nous savons, l'accord aille au delà des mots.

Beaucoup dépend de l'Allemagne et pas seulement d'Angela Merkel.


 

Un premier pas aurait été franchi : le parti libéral (FDP) qui bloquait le gouvernement allemand, cesserait de s'opposer à la taxation des opérations sur les marchés financiers. Ce pourrait être une source de financement de la relance, au niveau d'une partie de l'UE, peut-être au niveau de la zone euro, sans creuser les déficits.

Ce pourrait êtr un point d'entente avec François Hollande. Si Merkel et Hollande s'épaulent sur cette question, il est vraisemblable que la taxe pourra se concrétiser enfin.


 

Ceci pourrait s'ajouter à l'allocation de l'UE (230 millions d'euros) en garantie pour soutenir l'investissement privé dans le transport (200 millions), les réseaux d'information (20 millions) et la connexion des réseaux d'énergie (10 millions), géré par la Banque européenne d'investissement. Cette garantie pourrait permettre de mobiliser 4 à 6 milliards d'euros en investissement privé. Ce projet devrait être adopté à la session plénière du Parlement européen (PE) en juillet.


 

De telles mesures seront elles suffisantes pour arrêter la spéculation ?


 

Par ailleurs, Angela Merkel n'abandonnera pas ses exigences institutionnelles pour avancer vers une certaine dose de fédéralisme. Au delà du mot qui peut jouer le rôle de chiffon rouge, il s'agit de savoir concrètement de quoi il s'agit.

D'augmenter le pouvoirs du PE très bien ! D'augmenter ceux de la Commission européenne (CE) pourquoi pas si elle devient un organisme responsable devant le PE et non l'expression des gouvernements. Quant à l'élection du président de la CE au suffrage universel, il est paradoxal que ce soit le gouvernement d'un pays ayant un régime parlementaire qui le propose !!!


 

Reste que la faisabilité de cette réforme est plus discutable que la mise en place de la taxe sur les transactions financières. Angela Merkel a accepté l'idée d'une Europe à plusieurs vitesses ce qui est le cas de l'UE actuelle. Rien n'empêche d'aller plus loin...

Sauf sur certaines questions institutionnelles. Pour prendre l'exemple le plus flagrant, comment imaginer l'élection au suffrage universel du président de la CE ? Sans la participation de certains États ? Ou avec un double adoubement ?


 

De toute façon, pour avancer sur les institutions, il sera nécessaire d'élaborer un nouveau traité à faire adopter par tous les États et... les peuples de l'UE.

Si c'est la condition de la relance... l'UE sera probablement de l'autre coté du mur avant.

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 09:17

 

Cet article a été rédigé à la demande de "Débat Newsring"  et publié ici sous le titre : "Législatives : tous les parachutages ne sont pas dorés"

 

 

 

 


 

Le parachutage est une pratique condamnée par tous, électeurs, militants, organisations politiques... avec cependant une certaine modération car tous les partis y ont recours quand ils l'estiment nécessaire.


 

Il concerne des célébrités quelquefois relatives et il en est question surtout lors des élections législatives. Ce sont surtout des personnes de l'appareil politique qui en bénéficient et, suivant les circonstances, peuvent être bien ou mal accueillies localement.

Des places sont quelquefois réservées par des partis, par exemple, sur les listes européennes à des personnes pour lesquelles les questions européennes ne sont pas une préoccupation fondamentale. Mais comme organisations politiques et électeurs en France s'intéressent peu, à tort, à l'Union européenne et au Parlement européen, on en parle moins...


 

Les parachutés ne sont pas toujours des personnes qui n'ont jamais affronté le suffrage universel. Aux présentes élections législatives deux des parachutés les plus célèbres, François Fillon et Jack Lang, ont déjà été élus à plusieurs reprises. Quand il s'agit de Jack Lang, on devrait parler plus de nomadisme électoral que de parachutage. Ce qui donne à penser qu'il est plus apprécié avant qu'après, par l'appareil que par les militants...
Pour François Fillon, sa réélection semblait incertaine dans son ancienne circonscription et, élu à Paris, certains pensent l'utiliser dans la conquête de la mairie de Paris alors que des ambitions plus importantes motiveraient son choix.

Tous les parachutages ne sont pas dorés, il y a des parachutages offensifs. Quand François Hollande est allé défier Jacques Chirac dans sa circonscription, c'était un parachutage offensif. Rien n'était acquis. A leur façon, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont des parachutés mais d'une nature encore différente...


 

Reste que les députés sont rarement des inconnus. Ce sont souvent des personnalités qui ont un long passé politique et électoral local. Qui cumulent plusieurs mandats. Sur 577 députés, une centaine seulement n'ont pas d'autres mandats politiques.


 

Mais qu'est-ce qu'un bon député ? Dans une étude sur le cumul des mandats, reprise par Alternatives économiques du mois de juin, il apparaît que que le travail fourni par les députés est fortement lié au fait de n'avoir pas d'autre mandat. La présence à l'Assemblée nationale, le travail en commission diminuent avec l'importance des autres mandats détenus : sauf en ce qui concerne la présence à l'Assemblée nationale lors des séances télévisées et les questions écrites aux ministres par lesquelles ils font apparemment remonter les doléances des électeurs.


 

Pour être réélus, ils se comportent comme un élu local. Mais un député n'est pas, contrairement au sénateur, le représentant d'un circonscription mais un représentant du peuple français élu dans une circonscription. Il devrait, en priorité, se préoccuper des questions nationales et y consacrer la plus grande partie de son travail.


 

Le parachutage électoral est d'autant plus condamnable qu'il répond le plus souvent seulement à une ambition personnelle au détriment de candidats locaux. Tout aussi condamnable que le cumul des mandats. Ou leur renouvellement illimité dans le temps.


 

Pour être un bon député, il faut d'abord être élu, et la notoriété locale ou nationale peut y aider. Reste ensuite à faire le travail.

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 14:25

 

Photo 032

Il y a autant de festivals de Cannes que de participants depuis le président Gilles Jacob jusqu'au promeneur sur la Croisette ou même le téléspectateur en passant par le monde du cinéma et ses annexes, les commerçants de la ville ou les investisseurs. Chacun a sa vision du Festival...

 

C'était notre troisième festival avec, cette fois, une accréditation de « Cannes cinéphiles » qui permet d'assister à de nombreuses projections gratuitement, avec ou sans invitation, à condition de s'armer de patience pour faire la queue : il existe de multiples types d'accréditations (11 OOO accrédités, augmentation de 9% par rapport à 2011) avec des queues plus ou moins longues...

 

Quelques notes sur certains films vus


Sur la centaine de films visibles à Cannes durant le festival dans l'une ou l'autre des sélections, nous en avons vu 26 en fonction des possibilités offertes par l'accréditation, les invitations, les horaires, les informations recueillies dans les files d'attente... Plus 8 courts métrages.

Nous n'avons pas vu les films en compétition mais de bons films sélectionnés dans divers cadres : « Un certain regard », « Quinzaine des réalisateurs », « Semaine de la critique », « Cannes classics », « Acid » ou « Cinéma des antipodes »...

 

Deux films israéliens courageux et de qualité dénoncent, de façon différente, la politique de l’État d'Israël.
Dans le premier, Sharkiya, deux frères, bédouins, et la femme de l'un deux vivent en Israël sur la terre de leurs ancêtres, l'un des maigres revenus de cette terre, l'autre en travaillant comme vigile à la gare routière de la ville voisine. Mais cette terre ne leur appartient plus. A l'annonce de leur expulsion, le vigile signale une bombe désamorcée qu'il a lui-même placée sous un banc pour profiter de la minute de gloire et faire savoir à la télévision qu'il va être expulsé. Ce message sera censuré. Et leurs baraques détruites.

Viennent alors les amis et de nouvelles constructions sont immédiatement érigées. Jusqu'à la prochaine fois... « Sharkiya » de Ami Livne, Israel-France-Allemange, 85 mn (Acid).

I

Dans Room 514, c'est la contradiction absolue entre les principes proclamés, démocratiques et légalistes, et la situation dans les territoires occupés qui piège tous les protagonistes. Une jeune et courageuse enquêtrice, forte du témoignage d'un militaire israélien, instruit une plainte contre le comportement du commandant d'une unité d'élite face à des Palestiniens pacifiques. Peu soutenue par son amant et supérieur immédiat, elle confondra cependant le commandant qui ne supportera pas de se voir désavoué dans ce qu'il estime être son devoir. De ce huis clos symbolique de l'isolement d'Israël, nul ne peut sortir indemne. « Room 514 » de Sharon Bar-Ziv, Israël, 90 mn (Acid).

Les hasards de la programmation font que « Cannes Classics » présentait cette année la version restaurée de « Cléo de 5 à 7 », sorti en 1962, dans lequel Agnès Varda avait l'extrême audace de faire parler un appelé de la « mort inutile » qu'il allait affronter en Algérie !

 

Il est aussi question d'Israël dans un autre film, français : ici, un jeune juif de 27 ans vit d'expédients à Paris et décide d'aller travailler en Israël dans le restaurant d'un cousin pour échapper à sa situation et notamment à la charge d'un frère un peu pesant. La motivation de cette Alyah, motivation fréquente d'après le réalisateur, n'est en rien un ralliement idéologique ou religieux à Israël. Mais une façon de (ne pas) régler des problèmes personnels. « Alyah » de Elie Wajeman, France, 90 mn (Quinzaine des réalisateurs).

 

Deux films, sri lankais et algérien, montrent les difficultés de la réinsertion après une guerre civile. Au Sri Lanka, les Tigres tamouls ont perdu une guerre de trente ans. Dans « Ini Avan » (Him, here after), l'un d'eux, deux ans après la fin de la guerre, revient au village, retrouve la femme dont il était amoureux, veuve après un mariage forcé, et tente de construire une nouvelle vie. Mais les villageois n'ont pas oublié, les haines du passé resurgissent. Ses « compétences » lui permettent cependant de trouver du travail dans la ville voisine mais son refus de rejoindre des camarades dévoyés va le mettre en danger...

Parallèlement, la femme de l'employé, licencié à cause de lui, le poursuit parce quelle ne peut plus nourrir ses enfants. Sans naïveté, elle partagera quelques missions louches... et elle reviendra auprès des siens. Tandis que lui devra essayer de survivre dans un pays où l'on ne peut pas repartir à zéro. « Ini Avan » (Him, here after) de Asoka Handagama, Sri Lanka, 104 mn (Acid).

 

C'est du même thème que traite le film algérien « El Taaib » (Le repenti). Suite à l'offre du gouvernement, un islamiste accepte d'abandonner la lutte armée et rentre dans son village où ceux qui ont perdu des membres de leur famille veulent le liquider.

Dans la ville voisine, enregistré au commissariat de police comme repenti, le commissaire lui trouve du travail dans un bistrot, veut lui faire dénoncer ses anciens « frères » et, finalement, l'engage dans une entreprise pour soutirer de l'argent au pharmacien du coin... « El Taaib » (Le repenti) de Merzak Allouache, Algérie-France, 87 mn (Quinzaine des réalisateurs).

 

Plusieurs films venaient d'Amérique latine.


Xica da Silva du Brésilien Carlos Diégues (qui présidait par ailleurs le jury de la Caméra d'or) conte l'histoire de la belle esclave Xica qui ensorcelle les hommes et notamment l'envoyé du roi du Portugal venu contrôler les richesses diamantifères... qui n'arriveront que très partiellement au Portugal. Pour elle, il fera des folies...

Comédie réjouissante sur la société coloniale portugaise du XVIIIème siècle au Brésil.

 

Carlos Diéguès Cannes 21012 2Carlos Diéguès

 

Un autre film brésilien, plus récent, plus réaliste « Cabra marcado para morrer » (Un homme à abattre) est une enquête sur la famille dispersée d'un militant paysan assassiné pendant la dictature qui peut intéresser les militants brésiliens. « Cabra marcado para morrer » (Un homme à abattre) de Edouardo Coutinho, Brésil, 120 mn (« Cannes classics »).

 

Deux films portaient sur l'histoire plus ou moins récente de pays sud-américains.

« No » narre l'histoire de la victoire du « non » lors du référendum, organisé par Pinochet en 1988. Ce film déclenche habilement l’enthousiasme des spectateurs malgré son ambiguïté. Il décrit la bataille entre les « purs » du camp du « non » et ceux qui pour gagner font appel à une habile publiciste « créatif ». Grâce à son talent, le « non »l'emporte dans un référendum que les partisans de Pinochet étaient sûrs de gagner.
L'artisan de la victoire du
« non »peut reprendre sa place auprès de son patron qui menait la campagne du « oui » dans l'agence de publicité dont il sera le principal fleuron. « No » de Pablo Larrain, Chili, 115 mn (Quinzaine des réalisateurs).

 

« Infancia cladestina » (Une enfance clandestine), raconte l'histoire d'un couple de Monteneros qui rentrent, avec leurs deux enfants, en Argentine pour participer à la lutte armée en 1979. Juan, 12 ans, est scolarisé sous le nom d'Ernesto et devient amoureux d'une camarade de classe à qui il propose de partir... Ses parents sont traqués par la police, son père tué, sa mère arrêtée (au minimum). Laissé par la police devant la porte de sa grand-mère, quand celle-ci demande, « qui est-là ?». Il hésite et répond « Juan »... et non « Ernesto »... Signant la fin (le rejet ?) de la clandestinité. « Infancia cladestina » (Une enfance clandestine) de Beminjamin Avila, Argentine-Espagne-Brésil, 112 mn (Quinzaine des réalisateurs).


Le thème de la jeunesse était traité dans quatre films.


Avec « Despuès de Lucia » (Après Lucia), qui se passe dans la jeunesse de la petite bourgeoisie, d'un pays émergent, le Mexique, changement de pays, d'époque, de monde.

Après la mort, dans un accident de voiture de Lucia, son mari s'installe à Mexico avec sa fille pour commencer une nouvelle vie. Dans un milieu de jeunes, apparemment libérés, « modernes » (cannabis, iphone), la jeune Alejandra dont les ébats ont été filmés par son partenaire et diffusés, va devenir, rapidement, le souffre douleur de sa classe. Elle n'en dira rien à son père, jusqu'au drame. « Despuès de Lucia » de Michel Franco, France-Mexique, 103 mn (Un certain regard).

 

« Gimme the Loot » d'Adam Leon, Etats-Unis, 80 mn (Un certain regard). Dans le Bronx, un couple de jeunes Noirs veulent réaliser un graffiti géant pour répondre à un gang rival. Pour cela, ils vont se lancer dans la recherche d'argent par des méthodes peu orthodoxes qui ne seront pas très fructueuses... Dans cette comédie, les questions sociales sont loin d'être oubliées et si ces deux jeunes n'arrivent pas résoudre tous les problèmes, ils arrivent cependant à se retrouver.

 

« La tête la première ». Dans ce film, la jeune Zoé prend la route pour approcher un écrivain qu'elle admire quand elle rencontre Adrien, le voyage prend soudain une direction différente où les deux jeunes ont des difficultés à prendre conscience qu'ils se sont trouvés... Dans la société actuelle, même « libérée », on peut encore traiter de façon légère l'éternelle rencontre du premier homme (A?) et de la première femme (Z?). « La tête la première » de Amélie Van Elmdt, Belgique, 100 mn (Acid).

 

Dans Broken, la violence extrême se déchaîne entre voisins et au sein de la famille. Un jeune est salement tabassé par un voisin dont la fille l'accuse, faussement, de viol. C'est le début de l'engrenage... « Broken » de Rufus Norris, Royaume-Uni, 90 mn, (Semaine de la critique).

 

« Casa Nostra » (Notre maison) de Nathan Nicholovitch , France, 94 mn.(Acid) En route vers le pavillon familial, deux sœurs et un frère se retrouvent pour aller jusqu'à la maison familiale alors que leur père est mourant. C'est l'occasion, pour les trois, de se redécouvrir... NN pose la question « Qu'est-ce qu'une famille, qu'est-ce qu'une lignée ? »

 

 

« The Central Park five » (Les 5 de Central park) démonte l'injuste condamnation de 5 jeunes pour des actes qu'ils n'ont pas commis. En 1989, le viol d'une joggeuse à Central Park secoue les États-Unis. Sous la pression politique et médiatique, il faut trouver des coupables rapidement : cinq jeunes noirs feront l'affaire. Malgré tout ce qui pourrait les innocenter, notamment les analyses d'ADN !!! Seuls,les aveux du coupable, quelques années plus tard permettront le rétablissement de la vérité. Les auteurs utilisent de façon efficace les archives, les entretiens avec les acteurs de cette erreur judiciaire... The Central Park five (Les 5 de Central park) de Ken Burns, Sarah Burns et David Mac Mahon, Etats-Unis, 119 mn, (Hors compétition).

 

Dans « Face to face », un jeune ouvrier du bâtiment emboutit la Jaguar de son patron, à la suite de son licenciement,. Au lieu d'être mis en jugement, il se retrouve devant un conciliateur avec sa mère et son meilleur ami d'une part, le patron, sa femme, un cadre, des collègues de travail et deux secrétaires d'autre part. Tirant, habilement, sur le fil de ce licenciement, le conciliateur va mettre à jour la responsabilité du patron, dans tous les dysfonctionnements de l'entreprise à tous les niveaux. Après quelques explications douloureuses, de bonnes résolutions et les mesures qui s'imposent dans la gestion de l'entreprise, tout va rentrer dans l'ordre à la plus grande satisfaction de tout le monde ou presque (les frasques du patron ont été dévoilées), y compris des spectateurs... Face to face de Michael Rymer, Australie, 85 mn, (Cinéma des antipodes).  

 

« Tahrir,place de la Libération » de Stefano Savona, France-Italie, 91 mn

Chronique sur la place Tahrir au Caire, à partir du 6ème jour de la Révolution.

 

« La Vierge, les Coptes et moi » de Namir Abdel MESSEEH, France, Qatar, 85 mn. (Acid).

Namir qui a décidé de faire un film sur les apparitions de la Vierge en Égypte. Les problèmes commencent... Ce film, présenté par l'ACID*, a reçu un accueil chaleureux des spectateurs et trouvé à cette occasion une distributrice.

 

« Ombline » de Stéphane Cazes, France, Prix au Festival Cannes Junior. Lors de l'arrestation de son mari qui est tué à cette occasion, Ombline blesse un policier et se retrouve enceinte et en prison. Elle accouche en prison, élève son enfant pendant 18 mois puis l'enfant est placé en famille d'accueil... Malgré les multiples difficultés rencontrées durant ce séjour, elle s'en sortira et retrouvera son enfant.

 

Dans cette société, la drogue s'est aussi installée, non seulement le cannabis, drogue qui se veut de connivence mais la drogue dure. « Stalingrad lovers » a été tourné dans les milieux du crack dans le quartier de Stalingrad (Paris). C'est l'histoire d'Isaïe qui a promis à son ami de rapatrier son corps à Touba (Sénégal) en cas de malheur et une plongée documentaire avec des acteurs professionnels et un groupe de dealers et d'usagers dans le monde parallèle de la drogue. « Stalingrad lovers » de Fleur Albert, France, 83 mn (Acid).

 

Dans le cadre de « Cannes Classics » :

 

- « Kalpana » de Uday Shankar, Inde, 1948, 155 mn : Film indien remarquable qui insère chants et danses dans l'histoire sociale et politique de l'Inde.

- « Xica da Silva » de Carlos Diegues, Brésil, 1976, 114 mn,

- « Viaggio in Italia » (Le voyage en Italie) de Roberto Rossellini, 1954, Italie, 97 mn : Un couple d'anglais qui bat de l'aile vient en Italie pour vendre une somptueuse villa dont ils ont hérité. Ils repartiront sur de nouvelles bases.

- « Cléo de 5 à 7 » de Agnès Varda, France, 90 mn, 1962

Photo 051

Agnès Varda


- « Woody Allen : documentary » de Robert Weide, Etats-Unis, 113 mn : Un documentaire sur Woody Alen et sur ses films, réjouissant à travers les bons mots de W.A. Permet d'aller au delà et d'entrer dans sa vision du monde.

- « Me and me Dad » de Katrine Boorman, Etats-Unis, 66 mn : Sur son père, John Boorman sur le grand réalisateur étasunien (Delivrance, Excalibur…) et toute sa famille. Humour et tendresse.

- « Claude M le cinéma » (Claude Miller, cinéaste de l'intime) de Emmanuel Barnault, France, 52 mn : Portrait de Claude Miller, récemment décédé, auteur de 17 films dont la « Meilleure façon de marcher », « Garde à vue », « L'effrontée », « La classe de neige », « Un secret » … Long entretien entrecoupé d'extraits de films et des témoignages de Annie Miller, sa femme et productrice, de Luc Béraud, scénariste, de Bertrand Blier, de Jean-Louis Livi, et de Charlotte Gainsbourg.

 

8 courts métrages

 

  • « Tram » de Michaela Pavlàtovà, France-Tchéquie : remarquable dessin animé sur les fantasmes d'une conductrice de tram, ses passagers, sa machine...

  • « The curse » de Fyzal Boulifa, Royaume-Uni Maroc : Dans un village dans le désert une jeune femme est surprise en relation amoureuse par un jeune d'une dizaine d'années qui la fait chanter pour des sucreries, brise sa réputation...

  • « Wrong cops » de Quentin Dupieux, France : récit parodique sur le premier jour de la semaine d'un flic étasunien qui livre de la drogue et s'acharne sur un jeune écoutant de la musique avec son baladeur. Première partie d'un long métrage à venir.

  • « Portret z pamieci » (Portrait) de Marcin Bortkiewicz, Pologne : début d'Alzheimer chez une grand-mère qui aime trop les vampires.

  • « Os mortos vivos » de Anira Rocha da Silveira, Brésil.

  • « Soirée foot » de Luc Béraud, France, 9 mn. (Acid).

  • « La marque des champions » de Stéphane Kazandjian, France, 10 mn (Acid).

  • « Emily de Ben Mathews », Australie, 20 mn

 

 

 

  • NB : Acid : association des cinéastes pour le cinéma indépendant et sa distribution. Cette association dont c'était le vingtième anniversaire, soutient, chaque année, une dizaine de films pour essayer de leur trouver un public et surtout un distributeur (450 films soutenus). Les films sont projetés en préence de l'équipe réalisatrice. Ils sont repris à Paris à l'automne au Nouveau Latina...

  • Les projections ont lieu au cinéma des Arcades à deux pas de la Croisette et à la MJC Picaud. L'entrée est gratuite pour tous les accrédités et pour les invités. Les invitations sont attribuées à toutes les personnes intéressées.

Photo 058

MJC Picaud

 

Informations diverses


Pétrole et cinéma : Nous avions entendu parler de l'arrivée de l'argent du pétrole dans le sport, la télévision, les affaires... Nous avons découvert qu'il était aussi arrivé dans le cinéma à travers des informations parues dans la presse diffusée gratuitement au festival, le plus souvent anglophone.

TwoFour 4 société d'État gérant les industries des médias et de contenus créatifs et la commission du film d 'Abou Dhabi ont lancé un crédit d'impôt, opérationnel dès le 01/09/12. L'aide prend la forme d'une réduction pouvant atteindre jusqu'à 30% des dépenses effectuées dans l'émirat. Elle concerne les projets de longs métrages, fictions, documentaires, publicité ou clips. : services ou biens payés à Abou Dhabi, frais de location, studios de tournage, de post production, dépenses liées à l'hébergement de l'équipage ou du transport... Digital domaine media Group en collaboration avec TwoFour54 va construire une école de média et un studio à Abou Dhabi.

 

Le Doha film institute accompagne 23 projets avec de nombreux pays : Algérie, (1 long métrage, 2 documentaires), Liban, Maroc-GB-EU, Jordanie-PB-Allemange, Palestine, Maroc-France, Égypte, Koweït, Jordanie-France, Syrie, Liban-Arménie, Tunisie, Maroc, Algérie-France, Libye, Qatar...

 

Pour certaines, les investissements - par des sociétés luxembourgeoises notamment - dans le cinéma comme dans le foot chercheraient essentiellement le prestige (monter les marches...). Notre hôtelier connaissait surtout les dégâts commis dans les hôtels par leurs excès...

 

Le budget du Festival est de 20 millions d'euros chaque année. La moitié par des fonds publics : ministère de la culture et de la communication, ville de Cannes, région Paca et le département des Alpes maritimes.

 

Une vitrine internationale : Pendant le festival, les marques du luxe installent des espaces privés dans les suites, afin d'habiller, maquiller et coiffer les stars. Le Martinez en dénombre 24 cette année. : Chopard, Gucci, YSL...

Tous les services apports aux stars sont gratuits.

Au 7ème étage de l'Hôtel Martinez, la suite Christian Dior occupée par la maison pendant le festival s'étend sur 450 m2, Complètement redécoré dans les couleurs de la marque. Louable à l'année, la suite coûte la modique somme quotidienne de 30 000 euros.

 

Marché du film : l'an dernier 800 millions de dollars de chiffre d'affaires.

 

Le cinéma sur la Côte : Tout confondu – télé, photo, - ce sont 284 projets (contre 204 en 2010) qui ont été mis en boite sur la Cote d'Azur, l'an passé. Mieux encore, en 2011, la Côte a accueilli 14 équipes de films long métrage. Soit 178 jours de tournage, plus de 10 000 nuitées pour les hôteliers et 9 millions d'euros pour l'économie azuréenne.

 

 

Les chasseurs d'images : Face aux « marches » se groupent des photographes professionnels ou non. Nous avons fait connaissance d'un amateur passionné qui vient tous les ans à Cannes, depuis 4 années, pour saisir l'image des personnalités qui descendent le fameux escalier ou en d'autres circonstances et qu'il publie ensuite sur son site (http://www.focale31.com/photographes/qui_suis_je.php?id=2537). Il fait aussi des photos avec des modèles.
Notre photographe tire 100 à 150 photos pour en retenir 3 ou 4. mais certains peuvent aller jusqu'à plus de 1000 dans la journée.

Ils sont une vingtaine de non-professionnels qui se retrouvent chaque année, français essentiellement, (l'an dernier un Russe, un Italien), deux tiers hommes, un tiers femmes, avec chacun son escabeau et son matériel. Parmi eux un chirurgien, un cadre dans une grande entreprise...

 

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La citation du Festival : « Fille d'une Suédoise et d'un Italien mais vivant à Paris et New York, je suis encline à l'internationalisme ou au nomadisme... Connaître d'autres cultures m'aide à comprendre combien ma façon de penser et même de sentir n'est pas bonne ou mauvaise mais culturellement liée. Voyager ouvre mon esprit. » Isabella Rossellini.

 

Mais le Festival de Cannes, c'est aussi pour beaucoup, l'occasion de voir et de se faire voir dans la rue... La mode, cette année, était les robes, les corsages... au crochet.

 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 22:44

Espagne : près de 100 milliards d’euros de capital… sortis du pays pendant les trois premiers mois de l’année ; en même temps, la BCE vilipendait sa gestion du cas Bankia, la banque en grande difficulté. Financial Times Presseurop 01/06/12.

 

Les parlementaires (européens) votent en faveur du lancement des premiers « project bonds ». Les élus en charge du budget de l’UE ont donné leur feu vert à l'apport de garanties publiques, à hauteur de 230 millions d'euros, pour soutenir des projets de transports, d'énergie et de technologies de l'information. EurActiv.fr 01/06/12. 


50 000 fonctionnaires en grève en Norvège. Leur nombre a doublé par rapport à la semaine dernière. Les travailleurs du secteur public exigent des augmentations salariales et leur mouvement menace aujourd’hui le fonctionnement des raffineries norvégiennes et l’approvisionnement du pétrole dans le pays. Euronews 31/05/12.


Les médecins britanniques ont déposé un préavis de grève pour le 21 juin. Cela fait presque quarante ans qu’ils n’avaient pas mené une telle action. La cause de cette grogne, c’est une réforme qui reculera de trois ans jusqu‘à 68 ans l‘âge du départ en retraite pour les médecins dès 2015. Ils devront aussi cotiser plus, alors que le montant de leur retraite va diminuer. Euronews 31/05/12.


Selon un rapport de la National Bank of Greece, si la Grèce devait sortir de l’euro, le revenu moyen baisserait de 55%, la monnaie nationale serait dévaluée de 65%, le PIB baisserait de 22%, le taux de chômage passerait à 34%, alors que l’inflation atteindrait 32%. To ethnos Presseurop 31/05/12.

 

En ce qui concerne les mesures de réforme du marché du travail à l'allemande que le plan en 5 points proposerait d'étendre à l'Europe ...leurs conséquences sociales en Allemagne même sont soulignées par une étude réalisée à partir des données d'Eurostat… publiée par la fondation Hans-Böckler…
« La pauvreté s'est particulièrement accrue en Allemagne depuis les réformes Harz IV initiées par l'ex chancelier Schröder, commente Die Welt on line (proche du gouvernement). 70 % des sans emplois ont aujourd'hui un revenu situé au dessous du seuil de pauvreté (60 % du revenu médian, soit 940 euros en Allemagne). 25 % de plus que la moyenne des pays membres de l'UE. »
De 2004 à 2009, la pauvreté s'est accrue de 29 % chez les chômeurs contre 5 % en moyenne au sein de l'UE.  http://www.michel-verrier.com/revue-presse-allemagne/?2012/05/28/1169-le-plan-de-croissance-ne-dechaine-pas-l-enthousiasme

 

Dans l'UE27, le prix de l’électricité pour les ménages a augmenté de 6,3% entre le deuxième semestre 2010 et le deuxième semestre 2011, après une hausse de 5,6% entre le deuxième semestre de 2009 et celui de 2010.
Le prix du gaz
pour les ménages a progressé de 12,6% dans l'UE27 entre le deuxième semestre 2010 et le deuxième semestre 2011, après une augmentation de 7,5% entre le deuxième semestre de 2009 et celui de 2010. http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/8-25052012-AP/FR/8-25052012-AP-FR.PDF

Et si les dirigeants de l’UE venaient à choisir la fin de l’euro ? ...alors, les banques et les entreprises du continent sombreraient, en raison de la chute de la valeur de leurs dettes et de leurs avoirs à l’étranger. Suivraient une cascade de faillites et de procédures judiciaires. Les gouvernements déficitaires seraient forcés de réduire brutalement leurs dépenses ou de faire tourner la planche à billets.
C’est une des raisons pour lesquelle… “les nations de la zone euro doivent partager leur fardeau”.
Sauver l’euro est souhaitable et possible. La question… demeure… : les Allemands, les Autrichiens et les Néerlandais se sentent-ils assez solidaires des Italiens, des Espagnols, des Portugais et des Irlandais pour payer la note ? Nous croyons que dans leur propre intérêt, il est temps pour les dirigeants européens, et en particulier pour Madame Merkel, de faire ce choix. The Economist Presseurop 28/05/12.


François Hollandesoutient la demande du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy de voir la BCE soutenir la dette publique des pays qui respectent les compromis d'austérité. ABC Madrid Presseurop 24/05/12.

 

Une dizaine de grands projets dans les transports, l'énergie ou les télécommunications en Europe pourraient être financés par des emprunts obligataires, appelés "project bonds"Les Etats, le PE et la CE se sont mis d'accord sur le principe d'une phase pilote… Alors que la crise de la dette souveraine au sein de la zone euro est loin d'être achevée, la disette budgétaire limite les capacités d'investissement des Etats. C'est pourquoi l'idée de mettre en place des emprunts obligataires, émis par des entreprises privées, garantis par la BEI et une part du budget européen (230 millions) fait son chemin. Imaginée par J. Delors au début des années 90, cette proposition a été faite formellement par la CE au mois d'octobre 2011. EurActiv.fr 22/05/12

 

Italie : Au second tour des élections municipales, le mouvement « 5 stelle » de l’humoriste Beppe Grillo à remporté sa première mairie, à Parme. Les partis de droite ont subi un cuisant revers. Le Parti démocrate (gauche) remporte la plupart du millier de mairies en jeu. La participation a dépassé de peu les 50%. Corriere della Sera Presseurop 22/05/12. 

 

Selon Eurostat, 5,516 millions d’Européens de moins de 25 ans n’avaient pas de travail en mars 2012 (22,6% de l’ensemble des sans-emplois en Europe). C’est 303 000 de plus qu’en mars 2011. En 2012, 12,7% des jeunes devraient être au chômage. L’OIT évoque “la naissance d’une génération perdue.” Die Presse Vienne Presseurop 22/05/12. 

 

Espagne : Les syndicats, les élèves et les parents manifestent ce 22 mai dans la plupart des villes pour protester contre les coupes budgétaires nationales et régionales dans le secteur de l’éducation, de la maternelle à l’université. El Periodico de Catalunya Presseurop 22/05/12. 

 

Les 13-14/05/12, à Nanterre, a eu lieu la conférence européenne sur la défense des services publics de santé et de protection sociale : une petite centaine de déléguéEs de France, Allemagne, Belgique, Espagne, Grèce, Irlande, Italie, Pologne et Slovaquie, représentant des syndicats, des associations, des partis.
Après l'exposition des situations et des perspectives de lutte dans chaque pays, une déclaration a été adoptée à l'unanimité et il a été décidé de créer d'un
"réseau européen ». Qui fera circuler les informations, aura un bulletin et une visibilité européenne. Il est ouvert aux mouvements, syndicats, associations et partis qui pour différentes raisons n'ont pas été représentéEs à cette conférence.
Une semaine d'actions contre les privatisations, la marchandisation de la santé a été décidée pour octobre et cette semaine se terminera par un village de tentes à Varsovie avec des délégations de chaque pays membre, et l'annonce d'une campagne commune, sur une plateforme commune et sur le long terme. Anne (Les Alternatifs)

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 17:17

L'Europe s'est d'abord construite en dehors des peuples de l'UE mais avec leur complicité tant qu'ils en sentaient les effets plutôt positifs.


 


Avec l'hégémonie ultralibérale des Thatcher et Reagan, renforcée par la chute de la menace soviétique, l'Europe est devenue, malgré les discours lénifiants, de plus en plus antisociale. Peu à peu, les peuples de l'Union ont pris conscience de cette tromperie. Mais le pouvoir de la finance, sûre d'elle même, n'a pas su faire un minimum de changements "pour que rien ne change". : tous les gouvernements ont chanté en choeur "Tina" (There is no alternative, il n'y a pas d'autre solution). Et quand les peuples du Danemark, de l'Irlande, de la France ou des Pays-Bas ont voté clairement "non" aux traités qui leur étaient soumis, ces gouvernements se sont ingéniés à faire revoter les peuples ou à les exclure de la décision.


 

Avec la "crise", les choses se sont subitement aggravées. Au point que, depuis octobre 2008, seuls 4 gouvernements conservateurs ont été reconduits (en Allemagne, Suède, Estonie et Lettonie et "16 pays sur les 27 de l'UE ont connu une alternance liée à la crise" (Le Monde 09/05/12). Qu'importe que leur gouvernement soit de gauche ou de droite, l'alternance n'a intéressé que les équipes, la politique est restée la même !

Rien d'étonnant que les électeurs se désintéressent des élections ou votent pour des politiques qui rejettent la politique européenne quand ce n'est pas l'Union européenne elle-même.


 

Devant les difficultés de certains gouvernements élus "démocratiquement" à appliquer une politique insupportable socialement et économiquement, les "grands pays européens (Allemagne, France) et les instances européennes ont mis en place des "proconsuls", technocrates "apolitiques" (Italie, Grèce) qui devaient faire accepter les mesures absolument nécessaires mais en réalité inefficaces et qui, aux yeux de plus en plus ouverts des peuples, ne constituent pas la solution mais ajoutent un problème au problème.


 

La démocratie, valeur fondamentale de l'UE, est mise en question par les technocrates d'abord, par la montée des forces dites populistes, en réalité de droite extrême, sinon franchement nostalgiques du nazisme comme en Grèce.


 

L'exclusion de la Grèce de l'euro et de l'UE est de plus en plus ouvertement envisagée, assortie de lourdes menaces pour les Grecs, perte de 20, 30 ou 50% du pouvoir d'achat, menaces aussi pour l'ensemble de l'UE avec le risque de voir basculer Portugal, Espagne, Italie...


 

Ce qui est fort peu probable car, même si les menaces persistent ("il faut suivre les ordres de ceux qui donnent l'argent"), après l'alarmisme absolu, les choses (les mots ?) changent doucement : tout le monde parle de relance même si tout le monde n'y met pas la même chose ; la Grèce (2% du PIB de l'UE) qui aurait pu être sauvée si l'Allemagne l'avait voulu en début de crise ; la Grèce dont la dette a été allégée mais dont les intérêts sont encore insupportables... Finalement, la politique suivie jusqu'ici, l'argent d'abord, quel qu'en soit le prix pour l'humain, apparaît comme dangereuse devant la révolte des peuples.


 

Il apparaît alors que l'impossible est à portée de main, le déficit primaire de la Grèce "c'est à dire hors paiement des intérêts de la dette , n'est plus que 1% du PIB. En 2013, le pays sera en excédent primaire" (Stéphane Déo, économiste en chef d'UBS, cité par Jean Quatremer 10/05/12).. C'est déjà le cas de l'Italie.

Dans ce changement qui avance lentement, l'élection de François Hollande et sa volonté affichée d'une relance des investissements déjà demandée par beaucoup d'économistes et même de gouvernements, sera-t-elle un facteur déterminant pour un changement réel de politique ou couvrira-t-elle seulement une adaptation déjà en cours ?

 

Il y a fort à parier que demain, la discussion sera de savoir la nature, l'importance du changement de politique européenne et dans quelle mesure l'élection de Hollande y aura contribué.









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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 22:49

 

Contrairement à ce qu'ont dit Nicolas Sarkozy et Jean-Francois Copé, le premier tour n'était pas à 9 contre 1 mais chacun pour soi et le second tour n'était pas à un contre un mais à 1 (Nicolas Sarkozy) contre 6 (François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, Philippe Poutou, Jacques Cheminade, plus François Bayrou, "à titre personnel"), Marine Le Pen et Nathalie Arthaud s'étant prononcées pour le vote blanc et Nicolas Dupont Aignan n'ayant pas donné de consigne de vote.


 

Alors que ce scrutin a été présenté comme un référendum contre Nicolas Sarkozy (et non pour François Hollande et/ou sa politique), la défaite est de faible amplitude. Surtout si on tient compte de la crise : dans l'Union européenne, la plupart des gouvernements en place, de "gauche" ou de droite, ont été remerciés par les électeurs depuis le début de la crise.

Dès avant le début de a campagne électorale, la cote de Sarkozy était au plus bas. Non celle de François Fillon, le chef du gouvernement qui conduisait sa politique, tout en faisant entendre sa petite différence.
C'est Nicolas Sarkozy qui a été battu. Non sa politique. Et la tactique de l'ardent Buisson a failli réussir.


 

Cette tactique a permis à Nicolas Sarkozy d'arriver devant Marine Le Pen au premier tour. En accentuant cette orientation droitière au second tour, s'il a récupéré un certain nombre de voix de Marine Le Pen, il a perdu des voix centristes. Surtout, il n'a pas obtenu le ralliement de Marine Le Pen.

Ralliement impossible car Marine Le Pen voulait l'échec de Nicolas Sarkozy et, par là, créer le désarroi à l'UMP et la recomposition de la droite extrême. Elle n'a pas été suivie par tous ses électeurs du premier tour mais suffisamment pour faire perdre Nicolas Sarkozy.


 

En 2007, Nicolas Sarkozy a réussi à attirer des voix de l'extrême droite pour se faire élire. Son comportement erratique, personnel et politicien de droite décomplexée, du Fouquet's, du bouclier fiscal, de la diversité, du Conseil français du culte musulman à la chasse de l'étranger et de tout ce qui lui ressemble, au tapis rouge et au tapis de bombe pour Khaddafi, a inquiété. Dans sa dérive, toujours plus à droite, il n'a pu satisfaire la surenchère constante de Marine Le Pen pour capter ses électeurs.


 

La droite a longtemps proclamé que François Mitterrand avait sciemment fait monter le FN pour handicaper la droite; il n'est pas possible de dire la même chose en 2012.

Nicolas Sarkozy est seul responsable. Il n'a pas réussi à renouveler l'opération de 2007. Non seulement le vote FN est au plus haut mais une bonne partie de la droite classique est prête à pactiser avec elle, par intérêt électoral d'une part, par affinité idéologique assumée d'autre part.


 

Mitterrand s'était servi du PC pour arriver au pouvoir et l'avait asséché, Nicolas Sarkozy a promu et légitimé l'extrême droite. Il est vrai que la situation politique est bien différente : les partis communistes étaient déjà sur le déclin et la chute de l'Union soviétique à complété le travail. Aujourd'hui, la droite extrême a plutôt le vent en poupe au niveau européen.


 

L'unité de façade de la droite pour garder le pouvoir a éclaté. Elle est maintenant à reconstruire sous le regard d'une extrême droite mise en appétit. Et d'une droite dure compatible et qui peut être tentée d'arriver au pouvoir sur cette ligne dure. Sauf accentuation gravissime de la crise, cela est peu probable. La décantation risque de prendre du temps surtout si les gouvernements européens et François Hollande impulsent une politique différente au niveau de l'Union.

 


François Hollande a gagné avec un résultat sensiblement égal à celui de François Mitterrand en 1981, mais en 2017, il ne pourra espérer une victoire par le rejet d'une droite décomplexée au pouvoir. Il aura besoin de l'adhésion de l'électorat populaire. Cela suppose une politique intérieure et européenne, sociale et économique, différente de celle de Sarkozy mais aussi de Zapatero, Blair, Socrates et autres Papandreou.

 

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A la Bastille, le soir du 6 mai, un manifestant brandissait une pancarte, "Hollande, gare si tu t'encroutes !"

Il ne s'agit pas seulement de Hollande. Mais de la politique de l'ensemble de l'Union européenne. Ce n'est pas seulement Hollande qui serait alors en danger mais la démocratie et les peuples de l'UE.


 

La bataille n'est pas finie, elle ne s'arrêtera pas en juin avec les législatives françaises. Elle est déjà avancée en Grèce, en Italie, en Espagne, en Irlande, aux Pays-Bas...

 

 

Elle commence même en Allemagne avec la débacle de la CDU (26,3% des voix, soit 8,3 points de moins qu'en 2010) en Rhénanie du nord-Westphalie  et une importante poussée du SPD (avec 39% des voix soit 4,5 points de plus qu'en 2010).


 

Ces résultats sont un avertissement pour Angela Merkel car ils annoncent des élections législatives à haut risque pour elle et sont particulièrement malvenus à la veille de la première rencontre avec François Hollande.


 

C'est peut-être le moment favorable pour un mouvement populaire contre l'austérité au niveau européen.

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 21:47

Italie : La colère monte dans la péninsule à mesure que l'austérité se fait ressentir. Un bureau de l'agence de perception de l'impôt Equitalia a encore été la cible samedi de cocktails Molotov. Figro 12/05/12.


Allemagne : Selon les derniers chiffres publiés par l’Office fédéra des statistiques, sur les 381.000 étrangers qui se sont installés… au premier semestre 2011 –soit un cinquième de plus par rapport au premier semestre 2010–, la part de ressortissants européens a bondi de près de 30%. Et en particulier celle des Grecs, qui sont 4.880 à être venus s'installer en Allemagne sur cette période, ce qui représente une envolée de 84% par rapport à l'an passé, et des Espagnols, avec 4.890 arrivées, soit une augmentation de 49%. Slate.fr 11/05/12.


 

La CE a enregistré la… première initiative citoyenne européenne (ICE). Intitulée "Fraternité 2020 – Mobilité, Progrès, Europe", cette première ICE a été proposée par des Européens venant d'Autriche, de Belgique, d'Espagne, de Hongrie, d'Italie, du Luxembourg, et de Roumanie. Leur but est "d'améliorer les programmes d'échange de l'UE, comme Erasmus ou le service volontaire européen, afin de contribuer à une Europe unie, fondée sur la solidarité entre les citoyens". Toute l’Europe 10/05/12.


 

Favoriser les aides d'Etat, oui. Mais seulement celles qui soutiennent la croissance. C’est ce que propose la CE dans une communication… L’initiative vise à « moderniser » les aides d'Etats européennes, pour les adapter au contexte de crise actuel, et à la concurrence de plus en plus importante des pays émergents. "Les pouvoirs publics doivent concentrer leurs dépenses sur des priorités de nature à renforcer la croissance," (le commissaire à la Concurrence… lors de la présentation du texte). EurActiv 10/05/12.

 


Europe : malédiction des pouvoirs sortants. L’alternance en France est la dernière péripétie d’une valse des gouvernements sur fond de crise financière. 16 des 27 pays de l’UE ont connu une alternance liée à la crise : seuls 4 gouvernements conservateurs ont été reconduits (Allemagne, Suède, Estonie, Lettonie). Le Monde 09/05/12.

 


Le message de ce mois de mai français, en ces temps de crise, de déclin citoyen et de l’anti-politique, est donc plein d’espoir. Pour la France et pour l’Europe qui regarde la France. […C’est] aussi un choix de défense, contre l’Europe des sacrifices sans équité et de la rigueur sans croissance. […] La France de Hollande ne rêve plus du socialisme dans un seul pays, mais d’un peu plus de social-démocratie en Europe. Corriere della Sera, Presseurope 0705/12.


Sous l’effet de la crise, l’aide publique au développement… des pays riches vers les pays en voie de développement a connu une baisse quasi généralisée en 2011… Sur 15 pays, seules l’Allemagne et la Suède ont accru leur contribution… La France, 3ème pays donateur européen… baisse de 5,6%.
L’aide au pays en développement des principaux donateurs mondiaux a baissé de 3% en 2011, une première depuis 1997.
La part destinée
aux pays les plus pauvres a reculé de près de 9%. Le Monde 06-07/05/12.


Royaume-Uni : La City de Londres  a perdu 100 000 emplois depuis 2007. L'emploi dans la capitale de la finance européenne est au plus bas depuis 1996. Cette chute d'activité devrait peser sur le rédémarrage de la croissance de Londres et du Royaume-Uni. Le Figaro 09/05/12.

 

Royaume Uni : Malgré les mensonges, la destruction d’archives et le silence de la presse, La Grande Bretagne doit reconnaître qu’elle a commis des atrocités au Kenya dans les années 60… Les hommes… on leur introduisait même des serpents et des scorpions dans l’anus…  The Guardian, CI 03-09/05/12.


 

Italie : Ce sont encore les petits partis protestataires qui font recette. Lors des municipales…, les Italiens ont plébiscité le mouvement “Cinq Etoiles” du comique Bepe Grillo… Autre signe du malaise et de la colère des électeurs, l’abstention, elle a été inhabituellement élevée, 33%... Le parti démocratique, principale formation de gauche est en tête dans la majorité des grandes communes. Ces élections étaient un premier test politique après six mois de gouvernement Monti… Le parti de droite de Silvio Berlusconi est en déroute un peu partout. Euronews 08/05/12.


 

"Donner à la construction européenne une dimension de croissance, d'emploi, de prospérité, bref d'avenir et c'est ce que je dirai le plus tôt possible à nos partenaires européens et d'abord à l'Allemagne, au nom de l'amitié qui nous lie et au nom de la responsabilité qui nous est commune". Extrait du premier discours de François Hollande après sa victoire, 06/05/12, prononcé à Tulle.


 

Süddeutsche Zeitung : « Merklande » se différencie de « Merkozy » et recouvre l'Europe libéral-conservatrice et social-démocrate. En tant que grande coalition, elle peut faire en sorte que les objectifs franco-allemands soient acceptés par les autres peuples. Passer un accord avec Hollande permettra à la chancelière d'éviter de devenir une dirigeante isolée de l'UE. Merkel trouve en Hollande un partenaire avec qui relever le défi européen : l'assainissement des Etats et le développement d'un modèle social qui trouve sa stabilité dans le nouveau monde. S'ils y parviennent, l'histoire à succès de l'Europe se poursuivra. S'ils échouent, la peur, la frustration et la colère des citoyens portera un populiste nationaliste à l'Elysée en 2017." Eurotopics 07/05/12

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 15:37

 

 

Ceci est la dernière livraison de "Polo a lu" qui me semble intéresser peu de lecteurs.

Je maintiendrai cependant "Polo a lu (Europe)" même si son audience n'est guère plus importante. Car la place qui lui est accordée dans la presse est largement insuffisante. C'est une erreur profonde.
 Peut-être que la crise et l'élection de François Hollande vont changer les choses et faire de l'Union européenne  l'objet central des discussions pendant quelques mois.
Pour le moment, il n'y a pas d'espace public européen, il n'y a pas de coordination des luttes au niveau européen. Il n'y a même pas d'information sur les luttes européennes ! C'est pourquoi je continuerai à diffuser ce que je pourrai glaner ici ou là.

Sans prétention.



Marché mondial des produits alimentaires halal en 2011 en milliards de dollars : Asie 418,1, Afrique 155,9, Europe 69,3, Amérique du nord 15,3, Australie 1,6, Amérique latine 0,8%. CI 03-09/05/12.

Chine : Etat nutritionnel des enfants de 0 à 5 ans : insuffisnace pondérale 3,4% retard de croissance 9,4%, dépérissement 2,3%, surcharge pondérale 6,6%. CI 03-09/05/12.

Etats-Unis : Pays d'origine des immigrés sans papiers : Mexique 59%, Salvador 6%, Guatemala 5%, Honduras 3%, autres 27% sur un total de 11,5 millions de "clandestinos". CI 03-09/05/12.

Antigone Z... cargo congélateur... les 10 marins ... ont déclenché une grève pour obtenir leur dû, soit un arriréré de salaires de plus 173 000 euros... Un navire immatriculé à Panama...; un armateur grec aux abonnés absents ; une société gestionnaire qui "serait " basée en Lituanie ; un affréteur hollandais ; une carg&ison "bretonne" et un courtier basé à Brest, un équipage russo-lituanien abandonné à son sort... on a là une affaire emblématique de la mondialisation libérale... Rouge et Vert 27/04/12.



Une petite commune de Seine-et-Marne refuse de scolariser des enfants d'étrangers. Le Monde 04/05/12.

Près de la moitié de la population mondiale doit renouveler ses dirigeants en 2012. (En France), 3 millions de non-inscrits sur les lstes électorales.Alter éco Avril 2012

Le “mercato” des conseillers ministériels bat son plein : Selon le recensement effectué par Acteurs publics, 118 collaborateurs de cabinets ministériels ou de l’Élysée se sont “recasés” depuis le début de l’année, avec une forte accélération en avril. Neuf sur dix étaient issus du secteur public et y sont retournés, souvent à de meilleurs postes. Acteurs publics 02/05/12.

Tandis que Nicolas Sarkozy, sur France 2, fustigeait la CGT, qui «trahit la cause du syndicalisme»en appelant à voter contre lui, François Fillonconfiait, sur RTL, ne pas aimer «qu’on critique les syndicats en tant que tels»car ils «sont nécessaires au fonctionnement de l'économie et du système social français».Comme on lui faisait remarquer que cette remarque pouvait apparaître comme une critique des déclarations du président-candidat, il ajoutait que c’était là l’«opinion»qu’il a «toujours défendue» et que«personne ne sera surpris [qu’il] la défende à nouveau». Libération 01/05/12.


Depuis qu'il a décidé de penser par lui-même, Nicolas Sarkozy oublie de citer ses sources: << Le patriotisme, c’est l’amour des siens. Le nationalisme, c’est la haine des autres. >> Romain Gary Romancier français d’origine russe (1914-1980) http://www.citationspolitiques.com/theme.php3?id_mot=488


Le député UMP Etienne Pinte juge que Nicolas Sarkozy «se trompe»de stratégie en reprenant les thématiques chères au FN et estime que l’aile modérée du parti présidentiel doit «avoir le courage de le dire»et de «lui montrer ce désaccord». «Je regrette qu’on reprenne aujourd’hui ce qu’on a rejeté, à savoir certaines thématiques de Marine Le Pen: immigration, identité nationale, fermeture des frontières. Ce ne sont pas les préoccupations des Français. Les priorités, ce sont le pouvoir d’achat, l’emploi, le logement, la formation, la santé. On se trompe en voulant reprendre ces thématiques»Libération 26/04/12



Dominique de Villepin sort l'arme lourde contre Nicolas Sarkozy. Dans une tribune au vitriol sur le site Internet du "Monde", l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac se dit "effrayé" de la campagne d'entre-deux-tours à droite, jugeant que "les lignes rouges républicaines sont franchies une à une" dans "le débauchage sans vergogne des voix extrémistes". RTL.fr 27§04/12.

 

On a beaucoup parlé des "riches" pendant la campagne électorale présidentielle en France. Entre gros bonus à 16 millions d'euros pour Maurice Lévy, patron de l'agence de communication Publicis, et les 75% d'impôts au-dessus d'un millions de François Hollande, ils leur est difficile de passer inaperçu. D'autant qu'il n'y a jamais eu autant de riches en France. 450.000 : c'est le chiffre que publie le magazine "Capital" ce jeudi dans son dossier spécial en partenariat avec RTL. Ils ne sont pas tous partis en Suisse ou en Belgique. La crise ne touche pas tout le monde. RTL 26/04/12.

 

Etats-Unis : Les Noirs comptent pour plus de 70% dans toutes les condamnations. Un enfant noir a moins de chance aujourd'hui, d'être élevé par ses 2 parents que pendant 'esclavage. Le Monde 19/04/12.

Le rejet du salaire du PDG de Citygroup pourrait faire jurisprudence. Les actionnaires de la banque américaine ont refusé d'allouer 15 millions de dollars à M.Pandit ( PDG). Le Monde 20/04/12.

 

L'espérance de vie en bonne santé en légère baisse en France. Le Monde20/04/12.

 

Pierre Lellouche emploie illégalement à son domicile personnel une femme de ménage sans-papiers. Libération révèle cette information embarrassante pour le secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur malgré ses tentatives d’explications.
Il a d’abord assuré ne pas savoir « qu’elle était en situation irrégulière » mais Pierre Lellouche avait contacté Eric Besson afin qu’il régularise la jeune mauricienne dès 2009. Le ministre de l’Immigration n’avait pas donné suite. Rue89 16/04/12.

 

Pas d'annonce pour le grand public, mais un tabou majeur est brisé dans ce discours : celui de la politique de la BCE. "Si la Banque centrale européenne ne soutient pas la croissance, nous n'aurons pas assez de croissance... L'Europe doit apurer ses dettes, elle n'a pas le choix. Mais entre la déflation et la croissance, elle n'a pas davantage le choix. Si elle choisit la déflation, elle disparaîtra. Il faut se souvenir des années 30", assure M. Sarkozy, qui ajoute : "Il ne doit pas y avoir de sujets tabous, il ne doit pas y avoir de débats interdits."
Ainsi, M. Sarkozy rompt, à huit jours du premier tour, le pacte de silence conclu avec Angela Merckel et Mario Draghi patron de la BCE : ne rien dire sur la Banque et lalaisser prendretoutes les initiatives les plus hétéroMario Draghni. lemonde.fr 15/04/12.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 16:02

 

Il est terne, consensuel et pragmatique. Et pourtant, s’il est élu président de la République, le candidat socialiste pourrait changer le cours de la politique en Europe ; El Païs 24/04/12 Presseurop 06/05/12.

 

 

Le syndicat allemand IG Metall appelle à la grève pour des hausses de salaire. Le privé réclame 6,5% d’augmentation après celle obtenue par les fonctionnaires. Le Monde 29-30/04/12.

 

 

En Roumanie, l’austérité, les libéraux et les socialistes font chuter le gouvernement de centre droit. Le nouveau premier ministre socialiste pourrait remettre en cause le politique de rigueur. Le Monde 29-30/04/12.

 

 

Paris et Berlin ont certes empêché le référendum grec mais, du moins jusqu’à nouvel ordre, les échéances électorales sont inévitables. Antoine Réverchon, Le Monde 02/05/12.

 

 

François Hollande : "Il est vrai que la gauche a été happée par une construction européenne  conçue davantage  comme un grand marché que comme un grand projet. Et il est vrai aussi que cette Europe-là a fini par représenter le libéralisme aux yeux  des citoyens. La gauche a payé cette erreur, elle a corrigé le tir". Le Monde 05/05/12.

 

 

Le syndicalisme français est le Lilliputien de l’UE : avec un taux de syndicalisation de 8% - moins de 5% dans le privé – il se classe au dernier rang. Le Monde 28/04/12.

 

 

J.O.l de l’UE : en 2010, alors même qu’il s’enfonçait  inexorablement dans la crise, l'Etat grec a acheté pour 1 milliard d’euros d’armement à ses partenaires européens. Dont 876 millions à la France. Alter éco  avril 2012.

 

 

N'est-il pas irréaliste d'espérer obtenir une réouverture de la négociation sur le traité budgétaire européen comme le demande François Hollande ? Mais où est l'irréalisme sinon dans l'idée que la gouvernance de la zone euro pourrait se limiter à un empilement de plans d'austérité ? Lettre d'information d’Alter éco 04/05/12.

 

 

Allemagne : Les journaux font état de manifestations du 1er mai à l’appel des syndicats qui, selon la FAZ, auraient mobilisé plus de 400.000 personnes « contre la politique d’austérité en Europe et en faveur de la mise en place d’un salaire minimum ».
Sous le titre « les syndicats réclament des milliards pour des projets de relance», la FAZ indique que les représentants syndicaux ont fait valoir qu’à un « pacte budgétaire insensé » il existe des solutions de rechange comme la régulation des marchés financiers et le soutien apporté à l’économie réelle….

 Dans leurs comptes rendus consacrés au « sommet sur l’énergie » qui s’est tenu le 2 mai à la chancellerie fédérale, les journaux retiennent essentiellement la décision prise par le gouvernement fédéral de mettre en place une autorité de contrôle chargée de veiller sur la transparence des prix des carburants….


La chancelière favorable à une politique européenne de soutien à la croissance

Revue hebdomadaire de la presse Allemande 27-04/04-05/12.

 

 

Pour financer sa dette, le gouvernement de la région de Valence (Espagne) emprunte sur les marchés à un taux de 7% à six mois, ce qui est plus que pour la Grèce ou le Portugal. El País Presseurop 04/05/12.

 

 

M. Draghi a détaillé un pacte de croissance qui pourrait  enrayer les records de chômage que connaît la zone euro et dynamiser la compétitivité européenne. Il a préconisé… des réformes du marché du travail pour augmenter la flexibilité, la mobilité des actifs, mais aussi améliorer le statut des jeunes salariés… EurActiv.fr 04/05/12.

 

 

Appelés aux urnes le 6 mai, les Serbes devront choisir leurs députés et départager les candidats au premier tour de la présidentielle. EurActiv.fr 04/05/12.


 

Angela Merkel boutée par les urnes ? France, Grèce, Pays-Bas, Allemagne : les cinq scrutins qui vont avoir lieu en Europe sont très différents. Mais tous pourraient livrer un verdict sur la politique d’Angela Merkel face à la crise qui affaiblirait la chancelière Die Zeit Presseurop 03/05/12.


 

Le chômage, une bombe à retardement au même titre que la dette, pour l’ensemble de l’eurozone ? En Italie, le taux de chômage frôle désormais les 10 %. Nouvelle hausse en mars et nouveau record chez les 15/24 ans : 36 % d’entre eux sont sans emploi. Euronews 05/04/12.


 

Dans la zone euro, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est élevé à 10,9% en mars 2012, comparé à 10,8% en février. Il était de 9,9% en mars 2011. Eurostat 02/05/12.


 

Le pays est en récession. Jadis branchée et généreuse, sa capitale, Londres... est devenue inégalitaire et cynique. Malgré un nombre record de milliardaires… La Repubblica Presseurop 02/05/12.


 

En France, la journée du 1er mai a été un terrain de jeu opposant la droite et ses « vrais travailleurs » aux cortèges emmenés par les syndicats remontés à bloc. Un contexte que le premier ministre belge Elio di Rupo, n’a pas perdu de vue. La fête du travail est « par essence une fête progressiste », au micro de la RTBF. 

 

En Espagne… Cinq marches ont été organisées à Madrid et d’autres grands rassemblements réunissant des dizaines de milliers de manifestants ont eu lieu à Barcelone, Valence ou Séville... Les motifs de révolte portent sur les coupes budgétaires, la réforme du marché du travail qui rend les licenciements plus faciles et moins coûteux, l’augmentation des droits d’inscription à l’université, l’instauration d’une franchise médicale etc.

 

L’Italie souffre d'un taux de chômage très élevé des jeunes (environ 30%). «Ce n’est pas un beau 1er mai », a commenté la ministre en charge des affaires sociales. Outre les manifestations, la journée a été marquée par le discours du président italien Georgio Napolitano, pour qui le chômage des jeunes ne pourra se résorber sans une politique forte en faveur de la croissance.

 

A Londres, le mouvement des indignés baptisé « Occupy London » a repris du service à l’occasion pour dénoncer l’écart grandissant entre les plus riches et les plus pauvres, «qui croît plus vite en Grande-Bretagne qu’en trois décennies dans les autres économies. » Euractiv 02/05/12.

 

 

Jeune, européen et au chômage : Dans un rapport qui sera publié le 1er mai, l’OIT met en garde contre les plans d’austérité, qui pourraient accroître la pauvreté et engendrer des troubles sociaux en Europe. L’institution onusienne constate qu’un jeune sur cinq âgé de 15 à 24 ans est au chômage et que la situation ne va pas s’améliorer avant 2016. Berliner Zeitung Berlin Presseurop 30/04/12.

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