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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 10:24

Après la seconde guerre mondiale, les "pères" de l'Europe ont voulu assurer la paix entre les pays européens, la reconstruction de leur économie et unifier une Europe forte face à l'Union soviétique. Conscients qu'une union politique immédiate était impossible pour les peuples, ils se sont engagés dans une suite de traités économiques qui devaient ligoter le géant allemand et conduire peu à peu vers une union fédérale européenne.


Cette union économique entre les 6 pays devait, pour assurer une concurrence libre et non faussée, entraîner aussi une harmonisation sociale, vers le haut. Le poids de l'Union soviétique et la force des partis communistes dans au moins 3 de ces 6 pays, l'expansion économique dans l'ensemble de l'Europe occidentale étaient des arguments forts pour faire accepter au patronat ce compromis social.


Le déchaînement du libéralisme économique, l'affaiblissement des partis communistes, l'implosion de l'Union soviétique, l'élargissement de l'Europe politique en construction ont complètement changé la donne.

Désormais, le politique est au service de l'économie et de la finance. La recherche de l'harmonisation est toujours le mot d'ordre mais vers le bas aussi bien au niveau social qu'au niveau fiscal.


A l'évidence, la construction européenne n'a jamais été démocratique. Elle s'est faite contre les peuples ou, au minimum, en dehors d'eux grâce aux années d'expansion qui assuraient un consentement silencieux.


Aujourd'hui, devant l'impasse de la crise et pour assurer la pérennité du pouvoir économique et financier, les politiques essaient de prendre le relais en invoquant le manque (le déficit, disent-ils !) de démocratie.

Bien entendu, ils ont leur solution : tout changer pour que rien ne change. C'est à dire donner le pouvoir aux institutions non démocratiques qui gèrent l'Union européenne actuellement en incluant dans les textes sacrés des mesures économiques comme "la règle d'or" qui empêchent toute politique économique et financière différente.


Ils veulent une constitution européenne, leur constitution, un corset. Ils ont échoué une première fois avec la Convention sur l'avenir de l'Europe. Toutes les déclarations actuelles montrent qu'ils vont reprendre la question, au nom de la démocratie, avec un quelconque "processus constituant" et mettre en place des institutions pour empêcher toute alternance socio-économique.


Mais en oubliant le seul "processus constituant" qui vaille : l'élection d'une assemblée constituante européenne. Cette assemblée devrait mettre en place les institutions européennes (exécutif, législatif, judiciaire) et organiser leurs rapports avec les institutions nationales du même type.
Et, en aucune façon, fixer les politiques à suivre au niveau financier, économique et social qui seraient assurées par les institutions mises en place démocratiquement.




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Published by Paul ORIOL - dans Europe
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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 09:20

 

Royaume-Uni : Le TIMES poursuit sur le thème de l’évasion fiscale, qui fait des vagues après les déclarations de David Cameron en ayant dénoncé l’immoralité… Le journal se range aux arguments du Premier Ministre, estimant que même si elle reste dans le cadre de la légalité, l’évasion fiscale est inacceptable et « représente une trop grande perte pour le pays ». Quelques journaux reviennent sur… les salaires excessifs des PDG… Revue de presse Ambassade de France 21/06/12.

 


Barack Obama : “Je me félicite des mesures importantes qu’ils [les Européens] ont prises pour favoriser la croissance, la stabilité financière et la responsabilité fiscale… chaque pas montre que l’Europe s’oriente vers une plus grande intégration plutôt que l‘éclatement”.
François Hollande : “Nous les Européens, nous nous sommes fixés trois volontés communes, que nous aurons à traduire pour le sommet européen de la fin du mois, la croissance, la stabilité financière et la responsabilité financière
Reste à se mettre d’accord sur un plan d’action. Ou plutôt à obtenir l’accord d’Angela Merkel… La chancelière de son côté continue d’insister sur l’union politique : “J’ai de mon coté redit clairement que nous avons besoin de plus d’Europe, et besoin d’approfondir notre coopération, parce que les marchés évoluent ensemble…”  Euronews 20/06/12.

 


Pour François Hollande, il faut 120 milliards d'euros pour relancer la croissance européenne http://www.touteleurope.eu/fr/organisation/etats-membres/france/actualite/actualite-vue-detaillee/afficher/fiche/5932/t/107623/from/4904/breve/pour-francois-hollande-il-faut-120-milliards-deuros-pour-relancer-la-croissance-europeenne.html?cHash=2bec5e154a


Dix pays pour des Etats-Unis d’Europe (1)(groupe du futur)... veulent  faire entendre leur voix pour transformer l’UE en une fédération sur le modèle des Etats-Unis… ils préparent… le “Plan de transformation pour un Etat européen”. Le 19/06, ces 10 ministres ont présenté un premier rapport à ceux qui profiteraient le plus de sa réalisation : José Manuel Barroso, Herman Van Rompuy, Mario Draghi et Jean-Claude Juncker, respectivement présidents de la CE, du Conseil européen, de la BCE et de l’Eurogroupe.
Car le groupe du futur initié par l’Allemand Guido Westerwelle, et dans lequel la France n’est pas représentée, propose de déchoir de leur pouvoir les chefs d’Etat et de gouvernement et de valoriser le président de la CE. Ce dernier serait élu directement au suffrage universel et aurait le droit de constituer une “équipe gouvernementale”, ce qui ferait de lui l’homme politique le plus puissant d’Europe.
Le groupe veut également remplacer les Conseils des ministres et des dirigeants européens en créant une seconde chambre, “des États”…. Des compétences nationales seraient cédées à cette fédération telles que la gestion des frontières, la défense ou le budget, pour notamment “rendre l’euro irréversible”.
… il n’est pas surprenant que ce soient les diplomates des pays qui ont perdu toute influence depuis le traité de Nice signé en 2000, et surtout depuis l’éclatement de la crise, qui veulent reprendre leurs droits aujourd’hui.

1) Les ministres des Affaires étrangères allemand, autrichien, belge, danois, italien, luxembourgeois, néerlandais, polonais, portugais et espagnol. Presseurop Die Presse 20/06/12

 


Grèce : l'alliance de gauche Syriza n'est pas parvenue à entrer au gouvernement…, le succès du chef du parti Alexis Tsipras influencera… la politique européenne, car il a réussi "une grande performance : en trois ans, il a multiplié par six les résultats enregistrés par son parti. Mais cela n'a pas suffi à remporter les élections. Soupir de soulagement pour les eurocrates et Merkel. Le chantage qu'ils ont exercé et l'intervention encore inédite dans la vie politique d'un pays de l'UE n'ôtent pas aux élections grecques leur légitimité démocratique.… Mais grâce à son résultat et aux pertes des partis de la troïka, le Syriza est parvenu à changer les choses. Si la Grèce n'a pas réussi à lancer la refonte de la politique européenne, elle a tout de même généré un épouvantail qui aura un impact." (19.06.2012)Blog Arrastão - Portugal

 

Grèce : « L’interview du président français, M. Hollande… est d’une importance particulière, car elle définie clairement les limites dans lesquelles pourra agir le nouveau gouvernement grec. Les opportunités mais aussi les dangers. L’importance des déclarations de M. Hollande consiste sur le fait qu’elles sont faites par la personne qui constitue « l’arme principale » dans le renversement de la politique européenne « Merkozy » sur lequel misent toutes les forces politiques grecques qui désirent le maintien de la Grèce au sein de la zone euro. Sans alliances élargies fortes et sans chefs favorablement disposés à l’égard des centres des décisions, un petit pays européen, qui se trouve même dans une situation extrêmement difficile, ne pourra pas tout seul réussir grand-chose… Que cela nous plaise ou non, c'est la vérité. » ETHNOS: selon l’office national des statistiques, le taux de chômage a atteint 22,6% lors du remier trimestre de 2012 (soit une hausse de 57,3%, par rapport à la même période de l’année dernière). Parmi les 1.120.097 chômeurs, 56,5% sont des chômeurs de longue durée, alors que le taux de chômage chez les jeunes âgés de moins de 24 ans est de 52,7% (Kathimerini) http://www.ambafrance-gr.org/IMG/pdf/120615.pdf


 

L’Europe se trouve face à deux questions cruciales : va-t-on arriver à donner un fondement démocratique à la maison commune de l’Europe ? Le veut-on vraiment ? Et deuxièmement : une union monétaire refondée peut-elle être le moteur de l’unification européenne? Pour répondre rapidement : on n’est pas encore prêt pour les Etats-Unis d’Europe. Ça veut dire aussi qu’on devrait freiner nos ambitions pour l’euro. Presseurop 15/06/12.


 

Royaume-Uni : Le plan présenté par le Chancelier de l’échiquier et le gouverneur de la Banque d’Angleterre est ingénieux : en échange de fonds de l'Etat, les banques doivent s’engager à prêter davantage aux petites entreprises. Compte tenu de la situation économique, de la perte de confiance et des inquiétudes croissantes à propos de l’Europe, toutes tentatives visant à stimuler la croissance ne peuvent qu’être bienvenues….
Par ailleurs, George Osborne a annoncé une réforme des banques… : une législation présentée à l’automne comportera des mesures pour l’accroissement du capital que devront détenir les institutions financières. Les épargnants ordinaires auront la priorité en cas de faillite des banques, et surtout il y aura séparation des dépôts et des opérations risquées. http://www.ambafrance-uk.org/Vendredi-15-juin-2012-Royaume-Uni


 

Privés de leur rôle de législateur sur l'un des aspects de la réforme de Schengen, les élus (députés européens) ripostent en interrompant les discussions sur plusieurs textes. Ce boycott pourrait se prolonger sous la présidence chypriote. EurActiv.fr 14/06/12.


L’engagement de Hollande envers la Grèce. Dans une interview accordée à la chaîne Mega Channel à quatre jours des législatives grecques, le président français s’est engagé à soutenir Athènes, tout en mettant en garde les Grecs contre une sortie de la zone euro en cas de non respect de leurs engagements. To ethnos 14/06/12.


 

Les eurodéputés ont affirmé qu'il était nécessaire d'avoir un budget européen "souple". Ils veulent réformer le système actuel, pour permettre l'utilisation de sources de revenus alternatives dans le budget européen, comme les recettes d'une taxe sur les transactions financières ou les revenus que générerait une nouvelle TVA de l'UE. Selon leurs estimations, ce changement ramènerait, d'ici 2020, la contribution des États fondée sur le revenu national brut de 75 % à 40 %. Euractiv 13/06/12.



 

Europe : Le 23 mai, lors du premier sommet auquel participait François Hollande… Une mission a été confiée aux présidents des quatre institutions (CE, Conseil européen, BCE et Eurogroupe des 17 ministres des Finances) : préparer, pour le Conseil européen de fin juin, un rapport listant les étapes de l’approfondissement de l’union monétaire. Bruxelles espère que cette «feuille de route» pour aboutir à l’union bancaire, à une mutualisation totale ou partielle des dettes publiques (euro-obligations), à l’intégration politique afin de donner plus de légitimité démocratique à l’Union ou encore à la création d’un vrai budget européen, sera approuvée par les 27. Objectif : parvenir à un texte d’ici fin 2012. Jean Quatremer Les coulisses de Bruxelles 13/06/12.


 

L’agence d'évaluation financière Moody’s a abaissé mercredi la note d’endettement à long terme de l’Espagne de trois crans, à«Baa3», juste au dessus de la catégorie «spéculative». Libération 13/06/12.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 10:31

 

Lors de la campagne électorale pour l'élection présidentielle, notamment lors des rassemblements autour du candidat Jean-Luc Mélenchon, des drapeaux tricolores sont apparus à coté des drapeaux rouges beaucoup plus nombreux et des drapeaux de différentes organisations ainsi d'ailleurs que des drapeaux "étrangers".


 

Les drapeaux étrangers étaient brandis par des immigrés ou des jeunes issus de l'immigration et très mal vus de la droite : on peut y voir le signe que ceux qui les brandissaient voulaient assumer, à la fois, leur origine et participer au combat politique en France. Ce dont tout le monde devrait se réjouir. C'était d'ailleurs le cas, en 2002, en soutien à Jacques Chirac, place de la République, et la droite ne s'en est pas beaucoup inquiétée...


 

En sens inverse, certains militants de gauche ou d'extrême gauche qui n'étaient pas gênés par ces drapeaux étrangers n'ont pas beaucoup aimé la présence de drapeaux tricolores... D'où un petit tour, instructif, sur la toile...


 

Le drapeau tricolore

Cela commence par la bataille des cocardes : en 1789, le blanc est le symbole du roi, drapeau et cocarde ; la cocarde noire est celle de l'aristocratie antirévolutionnaire ; la verte celle du début de la révolution ; finalement, ce sera la cocarde tricolore qui sera acceptée par Louis XVI à son retour à Paris et qui deviendra le symbole de la Révolution.


La Fayette prenant la tête de la nouvelle garde nationale, déclarera : « Voilà une cocarde qui fera le tour du monde ! ». Quand il est décidé de créer un drapeau national, ce sont les trois couleurs qui sont adoptées.


 

L'ordre, la disposition et la nuance des couleurs subiront quelques variations, de même que la dimension de chacune des bandes mais finalement, le bleu-blanc-rouge sera adopté définitivement signifiant bien que le roi, le pouvoir, après la disparition du roi, sont entre les mains du peuple (de Paris).


Drapeau révolutionnaire pour

Fête de la Fédération

Exécution de Louis XVI

Fête de l'Être Suprême



Cette adoption "définitive" connaîtra une éclipse. Le roi revenant en 1814, la cocarde blanche se répand et un arrêté du gouvernement provisoire décide que le blanc sera la couleur de la cocarde, du pavillon pour les navires de guerre et de commerce et du drapeau... jusqu'au retour de Napoléon Ier en 1815. Sous Louis XVIII, c'est le blanc qui redevient légal jusqu'en 1830. Après la Révolution de juillet, le drapeau tricolore est rétabli et Louis-Philippe devient roi des Français.


 

Le Second Empire et les Républiques ont conservé " l'emblème national " tricolore, avec ses bandes verticales et d'égales dimensions. La Marine nationale conserve cependant ses bandes inégales.


 

Le drapeau tricolore a joué un rôle fondamental dans la naissance de la IIIème République. En effet, si son acceptation n'a pas empêché Louis XVI de perdre la tête et Louis-Philippe le trône, c'est le refus des trois couleurs par le comte de Chambord, en 1873, qui lui interdira l'accès au trône de France qui lui était promis par une majorité royaliste. Et qui permettra l'instauration, fragile, de la IIIème République.

 

Cocarde

          

Drapeau                                                                                                                  Pavillon

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Le drapeau rouge

Le drapeau rouge apparaît dès 1792 mais surtout en 1848 sur les barricades. Le drapeau tricolore étant le drapeau de Louis-Philippe qui venait d'être renversé par les barricades, l'adoption du drapeau de Louis-Philippe comme drapeau de la République pose problème. Le drapeau rouge, symbole du peuple, de ses révoltes, de la révolution sociale... est proposé.

 


C'est lors de cette bataille des drapeaux que Lamartine prononcera son fameux discours pour défendre le drapeau tricolore dans un pays qui " ne connaît qu'un seul peuple composé de l'universalité des citoyens "." Citoyens, vous pouvez faire violence au gouvernement, vous pouvez lui commander de changer le drapeau de la nation et le nom de la France. Si vous êtes assez mal inspirés pour imposer une république de partis et un pavillon de terreur... Quant à moi... Je repousserai jusqu'à la mort ce drapeau de sang et vous devriez le répudier plus que moi : car le drapeau rouge, que vous-mêmes rapportez, n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 1791 et 1793, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie." Lamartine 25/02/1848.

Les trois couleurs sont adoptées et il est ajouté que les membres du gouvernement porteraient la rosette rouge qui serait aussi placée à la hampe du drapeau. Cela ne durera pas très longtemps.


 

Mais ce conflit entre république tricolore ," bourgeoise ",et république rouge, " sociale ", entre le parti du pouvoir et le parti des luttes sociales ne disparaîtra pas. Le drapeau rouge réapparaîtra lors de la Commune de Paris. Il deviendra le symbole des luttes sociales, le symbole des partis de gauche, socialiste, communiste.

Même si le drapeau tricolore fait sa réapparition à gauche dans des moments d'unité nationale comme à la Libération ou à certaines périodes avec la volonté de ne pas laisser la nation à la droite ou à l'extrême droite.

 



 

 


 

Le drapeau rouge a une symbolique forte où le sang joue un rôle aussi bien pour ceux qui voient en lui une menace de guerre civile, le drapeau des " buveurs de sang ", que pour ceux qui le défendent comme le drapeau qui rappelle le sang versé dans les luttes sociales ou politiques pour une société plus juste, plus fraternelle...

 


Le drapeau rouge 1877

Refrain

- Le voilà !, Le voilà ! Regardez !
- Il flotte et fièrement il bouge,
- Ses longs plis au combat préparés,
- Osez, osez le défier !
- Notre superbe drapeau rouge !
- Rouge du sang de l’ouvrier ! (bis)


Ecrit à Berne en 1877 pour la commémoration de la Commune par Paul Brousse, ancien communard, alors en exil (« Hymne au Drapeau Rouge »), remanié par Annette Le Roy puis pas Lucien Roland (vers 1910)

http://centenaire.parti-socialiste.fr/article.php3%3Fid_article=312.html

 

Le rouge n'est pas seulement la couleur du drapeau, il est devenu le la couleur symbole de la gauche. Désormais, les " rouges ", c'est la gauche... Et à gauche, tout est rouge : le bonnet phrygien, la cravate, les tentures, les affiches, les banderoles, les brassards, le foulard des jeunes...

 

 

Après la Commune, ce drapeau rouge devient l'emblème des revendications sociales, des luttes pour la justice, des partis de gauche mais aussi de l'internationalisme, des révolutionnaires... Bien au delà, de l'hexagone. Le drapeau rouge devient le symbole de l'internationalisme ouvrier...

 


Il apparaît en Russie dans les luttes en 1876 à Saint Petersbourg et de plus en plus dans les luttes au début du XXème siècle, particulièrement en 1905 et sur le cuirassé Potemkine... Il devient en 1923 le drapeau de l'URSS avec la faucille et le marteau et sera, avec les étoiles, celui de la Chine communiste.

 


Les drapeaux dévoyés ?

Après 1848, le drapeau tricolore va être le symbole de la liberté pour de nombreux peuples, les bandes verticales colorées, vont être adoptées par de nombreux pays.

En France, peu à peu, les drapeaux choisissent leur camp : le drapeau tricolore, drapeau de la nation, drapeau qui symbolise la prise du pouvoir par le peuple, devient de plus en plus le symbole de l'Etat, repris par tous les nationalistes.

 


Ce que c'est qu'un Drapeau,

Chanson patriotique, 1909

Paroles de E. FAVART (1879 ou 1883- 1941. Musique de DIODET-LAMAREILLE

Refrain


" Flotte petit Drapeau
Flotte, flotte bien haut
Image de la France
Symbole d'espérance
Tu réunis dans ta simplicité
La famille et le sol, la Liberté."


http://seynoise.free.fr/chansons/chants_patriotiques.html#1



En un certain sens, le drapeau tricolore va " échapper " à la nation pour devenir le drapeau des nationalistes, de colonialistes, de l'Etat dans toutes ses (més)aventures :

 

 

Pavillon particulier du maréchal Pétain, chef de l'Etat français (Vichy)



http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:VichyFlag.svg

 

 

Drapeau de la France libre, devenu ensuite le pavillon particulier du président Charles de Gaulle.

Pavillon de Valéry Giscard d'Estaing, président de la République

Pavillon de François Mitterrand, président de la République

 

 

http://svowebmaster.free.fr/drapeaux_France_presidents.htm


Parallèlement, le drapeau rouge, adopté par les Etats soviétique et chinois, va être longtemps le symbole de la révolution mondiale en marche. Mais ce drapeau a aussi couvert de nombreuses actions bien peu émancipatrices pour les peuples...



Drapeau de l'URSS

Drapeau de la R.P. de Chine

Le drapeau de l'URSS. Le rouge symbolise le sang des défenseurs de la révolution populaire , la faucille et le marteau l'union des ouvriers et des paysans, l'étoile l'Armée rouge.

Le drapeau de la RP de Chine. Le rouge représente la révolution, les cinq étoiles et leur relation l'unité du peuple chinois sous la direction du PCC.



Malgré cette " nationalisation " du drapeau rouge par l'URSS et la RP de Chine, malgré l'évolution de ces pays (l'URSS a disparu et seule la Chine conserve le drapeau rouge), le drapeau rouge demeure le symbole international des luttes sociales et des partis qui luttent pour la justice sociale.



Dans les manifestations de gauche, en France, c'est la couleur rouge qui domine largement. Certains veulent " reprendre " le drapeau tricolore et lier les revendications d'aujourd'hui à celles, inabouties, de la Révolution. Tandis que d'autres y voient essentiellement le symbole du nationalisme, des aventures coloniales...

 

Au delà de leur origine nationale et de leur dérive propre, le drapeau tricolore garde une connotation nationale, de rassemblement national ou de lutte pour le pouvoir national. Ce qui permet son utilisation par tous les camps.
Le  drapeau rouge est lié aux luttes sociales, c'est le drapeau des classes exploitées et de la lutte des classes au niveau national ou international.







NB : Le drapeau actuel de la Russie a été conçu par Pierre le grand en 1699, sur le modèle néerlandais, avec 3 bandes horizontales blanc-bleu-ouge, où le blanc représente le tsar, le bleu le ciel et le rouge le peuple. Choisi comme drapeau national en 1883, il est redevenu le drapeau de la Russie après la chute de l'Union soviétique.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 13:43

 

 

Le parachutage électoral est un sport dangereux. Ce qui peut être démontré par de multiples exemples à l'occasion du premier tour des élections législatives. Mais le cas Ségolène Royal est probablement le plus complexe. Car elle a déjà une longue carrière de « nomade ».

 

Elle a été conseillère municipale de Trouville-sur-mer (Calvados 1983-86) puis de Melle (Deux-Sèvres 1989-95) enfin de Niort (Deux-Sèvres 1996-2001) où elle ne parvient pas à devenir maire, malgré l'investiture du Parti socialiste local : elle échoue face au maire socialiste dissident sortant Bernard Bellec.

 

Elle souhaite être candidate aux législatives de 1986 mais elle n'est pas investie par les socialistes locaux et notamment Louis Mexandeau. Elle obtient de François Mitterrand la deuxième circonscription des Deux-Sèvres, réputée ingagnable pour la gauche et est élue au second tour par 50,57% des voix en 1988. Et ensuite réélue plusieurs fois.

 

Elle a été ministre à plusieurs reprises, notamment de Lionel Jospin qui ne passe pas pour le meilleur de ses amis ...

En 2004, elle devient présidente du conseil régional de Poitou-Charente, fief du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin . En 2006, elle annonce qu'elle ne se représentera pas à la députation, pour éviter le cumul de mandat avec présidente du Conseil régional. Elle est remplacée par sa suppléante,



Surtout, elle est candidate à l'élection présidentielle en 2007. Lors de la primaire, elle a humilié les deux « hommes » (« qui va garder les enfants ? »), DSK et Fabius, qui se pensaient « candidats naturels » à cette fonction. Il n'est pas sûr qu'eux et leurs amis aient oublié et pardonné. On a simplement noté que le PS ne s'est pas fortement mobilisé derrière sa candidate.



A la suite de sa candidature à la présidence de la République, elle a pensé être légitime pour le poste de secrétaire nationale en vue de la présidentielle de 2012 mais la ligne « tout sauf Ségolène Royal »a prévalu au PS. Elle a donc été battue par Martine Aubry de 42 ou 102 voix....


Persévérante dans l'adversité, elle s'est présentée à la primaire pour la présidentielle qui a sélectionné pour le second tour Martine Aubry, secrétaire nationale et François Hollande, ancien secrétaire national et père de ses enfants. Qui sera candidat du PS, auquel elle apporte rapidement son soutien, et finalement élu.


En 2012, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charente, ancienne élue de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres, décide de se présenter, avec l'appui de l'appareil du PS mais sans consultation des instances locales du parti dans la première circonscription de Charente-Maritime. Elle passe donc d'une circonscription à une autre dans la région qu'elle préside. C'est un parachutage très relatif mais ressenti comme tel car sans consultation des militants locaux.

 

En plus, elle annonce que, si la gauche obtient la majorité et si elle est élue députée, elle se présentera à la présidence de l'Assemblée nationale. Une nouvelle façon de se faire des amis en essayant d'asseoir sa candidature sur l'opinion publique et non sur le parti ou sur le groupe parlementaire... Mais Jean Glavany (ami de Lionel Jospin) et Jack Lang (encore un « nomade ») sont aussi intéressés par ce poste.

 

C'est dans ces circonstances qu'elle se retrouve au second tour de l'élection législative avec 32,03% des voix face au socialiste local, Olivier Falorni, exclu du PS, pour son indiscipline (28,91%).

 

Ségolène Royal a donc eu un parcours agité de militante, de ministre, de conquérante qui ne lui a pas fait que des amis pour des questions politiques ou caractérielles et, aujourd'hui, sentimentales.


C'est à la lumière de ce passé qu'il faut lire les prises de position actuelles qui ne sont pas toutes à prendre au premier degré. Certains ne peuvent se dérober sous peine de faire naître le soupçon : l
e président de la République, la 1ère secrétaire du PS Martine Aubry, son ex-rivale au congrès de Reims. Pour la ministre Cécile Duflot, c'était le moins, comme signataire de l'accord PS-EELV qui lui a ouvert une place de parachutée (sans dissidence, elle a pris la députée sortante PS comme suppléante)...

 

Localement, le PS est divisé entre ceux qui soutiennent le dissident, « régional de l'étape » et les légitimistes. En sous main, nombreux sont ceux qui ne seraient pas fâchés d'un échec qui la « remettrait à sa place » dont elle n'aurait jamais du sortir...

 

Bien entendu, ils ont fortement aidés par la droite locale et nationale. Car focaliser l’attention des médias sur la chute, éventuelle, de la présidente de Poitou-Charentes amortirait, un instant, la défaite de la droite, et bloquerait la volonté éventuelle de François Hollande de faire de Ségolène Royal, la première présidente de l’Assemblée nationale.



Le soutien apporté par la compagne de François Hollande au concurrent, socialiste « dissident »,de Ségolène Royal n'arrange pas les choses et a fait passer, toutes affaires cessantes, le réchauffement climatique, le discours de Hollande au Conseil économique, social et écologique, la dégradation de l'Espagne, les rencontres européennes sur la crise... aux oubliettes. Un conseiller de l’Élysée répondait aux questions du Monde: "Je m'attendais à des crises gouvernementales, pas conjugales. C'est hallucinant."

 

Bien entendu, ce mélange de rancœurs privées et politiques ne rendent pas service à la volonté de François Hollande de « normaliser »sa présidence.

Arnaud Montebourg avait dit en 2007 : « Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut. C'est son compagnon. » On pourrait retourner la proposition et dire aujourd'hui : « François Hollande n'a qu'un défaut, ce sont ses compagnes ». Il ne fait pas de doute qu'il devra se consacrer à apaiser l'une et à réconforter l'autre. Par un lot de consolation si elle est battue à La Rochelle ?

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:39

 

Rio + 20 tourne à Rio – 20 ! Et l'orage s'abat sur le printemps arabe, à nos portes. La reprise piétine partout...

 

 

Aux États-Unis malgré les centaines de milliards injectés par la FED, la croissance ralentit et dans les pays émergents. Tout le monde, y compris « le très europhile » Cameron qui commence à sentir que le Royaume-Uni ne passera pas à travers les gouttes, tout le monde se tourne vers l'Union européenne qui avance lentement vers le mur... dans une crise qui n'en finit pas de finir, malgré les mesures « garanties » efficaces par les gouvernements :


  • les milliards d'euros : 85 en novembre 2010 pour l'Irlande, 78 en mai 2011 pour le Portugal, 110 puis 130 pour la Grèce, 100 pour recapitaliser les banques en Espagne en juin 2012 et Chypre qui en demande 3-4 milliards pour les siennes ; en attendant l'Italie et encore l'Espagne...

  • les politiques d'austérité qui remplacent les ajustements structurels du FMI... diminutions des budgets sociaux, destructions des codes du travail, augmentation de la TVA, privatisations...

 

Avec toujours les mêmes résultats, chute de l'activité, augmentation du chômage et de la pauvreté... Sans rétablir la confiance des « marchés » qui s'attaquent maintenant après la Grèce, l'Irlande, le Portugal, à l’Espagne et à l'Italie entraînant une augmentation du taux, 6 ou 7%, des emprunts qui étranglent ces États...

 

Les Irlandais, les Portugais, les Espagnols, les Italiens ont changé de gouvernement, pour faire la même politique.

 

Les Grecs et les Français sont appelés à voter dimanche avec des propositions nouvelles.

 

Quel est l'événement le plus important de la semaine en France pour nos médias ? Le tweet hélas !

 

Les politiques ne sont pas seuls responsables des abstentions...

 

Faut-il se résigner ? s'indigner ? Ou se révolter ?

 



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Published by Paul ORIOL - dans Billets
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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 19:10

 

L’Espagne paie les taux d’intérêt les plus élevés depuis la création de l’euro. Le taux à dix ans des obligations espagnoles a atteint le taux record de 6,84%. El Correo. Presseurop 13/06/12.



La taxe Tobin pourrait voir le jour en 2012 : Si 9 États membres au minimum approuvent l’introduction d’une taxe sur les transactions financières, ce projet pourrait être adopté dès la semaine prochaine, lors du Conseil européen des ministres des Finances. Cependant, le R-U maintient son véto, tandis que le parlement allemand a fait de l’adoption de cette taxe la condition de son soutien à Angela Merkel au sujet du pacte budgétaire européen. Süddeutsche Zeitung  Presseurop 13/03/12.


 

Chypre :C'était dans l'air depuis des semaines, Nicosie s'pprête à demander une aide financière d'urgence estimée à 3-4 milliards d'euros à l'UE pour recapitaliser ses banques, très exposées à a dette grecque, et se financer. Mais le temps presse... Cyprus Mail. Presseurop 13/06/12.


 

 

Malgré mille milliards d’euros prêtés pour 3 ans à 1 % par la Banquecentrale européenne (BCE) aux banques privées travaillant pour leurs actionnaires pour garantir le calme lors de la présidentielle française, malgré 150 milliards pour l’Irlande et le Portugal, 250 milliards pour la Grèce, voilà les 100 milliards pour l’Espagne (4e puissance économique de la zone euro) et ses banques dans le trou noir du krach immobilier espagnol ; et la question commence à se poser pour la 3e puissance économique de la zone euro, l’Italie. Est-il besoin d’être bac +35 pour comprendre que cela ne pourra pas durer éternellement ? ReSPUBLICA  12/06/12.



 

Italie : « L’Europe est aux prises avec la crise de l’euro et les scénarii-catastrophe se multiplient. En ce qui concerne les Italiens, 80% d’entre eux considèrent improbable l’abandon de l’euro par l’Italie, bien qu’en une semaine, la proportion d’italiens peu confiants en la monnaie unique soit passée de 55% à 71%. Nous sommes devenus un peuple d’eurosceptiques. Aujourd’hui 65% des Italiens se disent perplexes face à l’UE, 70% approuvent – en se trompant gravement - l’idée selon laquelle ‘l’introduction de l’euro a apporté plus de désavantages que d’avantages à l’économie italienne’, et presque un Italien sur trois pense qu'il vaudrait mieux revenir à la bonne vieille lire’. Mais 70% sont bien conscients du fait que l’abandon de l’euro aurait des conséquences très négatives. Ces chiffres montrent que, dans notre pays aussi, se répand un dangereux euroscepticisme, voire une hostilité à l’UE et à sa devise. C’est une des conséquences de la crise de l’UE et de ses valeurs, comme le prouve, entre autres, la remontée de Grillo dans les sondages. » Revue de la Presse italienne par ambassade de France http://www.ambafrance-it.org/spip.php?article4409



Italie : Depuis le 5 juin, ce journal publie des éditoriaux des pères fondateurs [de l'Union actuelle, dont Helmut Schmidt, Jacques Delors et Jerzy Buzek] sur les Etats-Unis d’Europe afin de rappeler à tous que le prochain sommet fin juin ne peut être le vingt-cinquième où l’on ne décide rien. […] Madame Merkel, on ne peut pas continuer comme ça. Vous n’irez pas très loin si vous continuez à être indifférente à la colère des Grecs, distante vis-à-vis de l’orgueil blessé des Espagnols, des craintes des Italiens et des angoisses des Français. […] Le temps des mots est fini. Avec dix années de retard, le dessein de l’intégration politique doit être porté à terme à travers des choix concrets, immédiatement opérationnels. Il sole Presseurop 12/06/12.



Royaume-Uni : Selon un sondage réalisé par l’institut Populus pour le Times, 80% des électeurs britanniques aimeraient un référendum sur l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’UE. Près de 50% d’entre eux pensent qu’un tel scrutin devrait avoir lieu maintenant, sans attendre que les dirigeants européens trouvent une solution à la crise qui mène les économies européennes au chaos. Times Presseurop 11/06/12.


 


Allemagne : Le parti libéral a cessé de s'opposer à la taxation des opérations sur les marchés financiers (Süddeutsche Zeitung), ouvrant ainsi la vie à l'adoption du traité budgétaire européen au Bundestag
Merkel peut maintenant militer en sa faveur sur la scène internationale, même si elle n'est mise en œuvre que dans un nombre restreint de pays membres de l'Union. C'est une percée également parce que le président français Hollande se mobilise également sur cette revendication. Si Merkel et Hollande s'épaulent sur cette question il est vraisemblable que la taxe pourra se concrétiser enfin. 08/06/12 Revue de la presse allemande.



 

Italie : Beppe Grillo, porté par al vague eurosceptique. Lors des élections municipales de mai dernier, le Mouvement 5 étoiles de l‘humoriste Beppe Grillo a remporté plusieurs villes dont Parme. En prônant la sortie de l’euro et le renversement de la classe politique actuelle, il serait devenu le deuxième parti du pays. 08/06/12  La Stampa.


 


Crise de l’euro : le monde entier s’impatiente : A une semaine du sommet du G20 qui se tiendra au Mexique les 18 et 19 juin, Barack Obama s’est entretenu avec David Cameron pour soutenir un “plan immédiat” de sauvetage de la zone euro. Avec Angela Merkel et Mario Monti, le président américain s’est entendu sur la nécessité de renforcer “la résistance de la zone euro et de la croissance en Europe. Le Soir Presseurop 07/06/12.


 

Allemagne : Samedi, l’électricité  produite par les panneaux solaires allemands a couvert presque 5% des besoins de la population. Le Monde 05/06/12.



Contrôles d’identité : Des expérimentations menées de 2007 à 2009 ont obligé des policiers espagnols et hongrois à justifier leurs contrôles d'identité. L'efficacité de ces derniers a grimpé en flèche tandis que les contrôles au faciès ont chuté. Lefigaro.fr 01/06/12.



Si Athènes sortait de la zone euro à la mi-juin et décidait de ne pas rembourser ses dettes, l'État français y perdrait jusqu'à 58,5 milliards d'euros, soit 895 euros par Français. La facture s'allonge au fil du temps.
L'Allemagne y perdrait directement, selon les calculs du magazine Wirtschaft Woche, 76,6 milliards d'euros et l'ensemble des institutions européennes, près de 302 milliards d'euros, d'après les chiffres publiés par l'agence de notation Fitch. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/05/15/20002-20120515ARTFIG00501-les-milliards-que-la-grece-doit-a-la-france.php



Le spectre du chômage de masse et a récession  se répand en Europe comme dans les années 30, à cette différence  près que, lors de la crise de 1929, c’étaient les banquiers  qui se suicidaient alors qu’aujourd’hui, ce sont les salariés, les chômeurs, les retraités comme on l’a vu cette semaine en Grèce… Le Magazine du Monde 14/04/12.



Le taux de fécondité dans l’UE est inférieur à 1,5 enfant par femme…. La Franceet l’Irlande se situent aux environs de 2… les pays scandinaves et les PB aux environs de 1,7 et un large groupe comprenant l’Europe centrale et méditerranéenne près de 1,3. Les Nouvelles de l’Ircantec  Février 2012

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 16:26

 

Depuis que la droite est décomplexée, les choses sont claires et directes, Nadine Morano, ancienne ministre, ne mâche pas ses mots : elle partage les valeurs du Front national, la maîtrise de l'immigration, le droit de vote des étrangers ... et elle n'hésite pas à se répéter pour être bien entendue (1)


 

Ce qui et étonnant, c'est que cela étonne car Nadine Morano n'en est pas à son coup d'essai. En effet, en 2007, elle ne s'était pas contentée de déclarations, elle s'était chargée de la collecte de signatures pour permettre la candidature de Jean-Marie Le Pen, en sollicitant des maires de son département, la Meurthe-et-Moselle. Le Canard enchaîné l'avait signalé à l'époque (2).


 

Mais il est connu que nous avons la mémoire courte... car ce discours a déjà été tenu, il y a plus de 20 ans, par Charles Pasqua :« Sur l'essentiel, le Front national se réclame des mêmes préoccupations, des mêmes valeurs que la majorité » (3).

Charles Pasqua est beaucoup plus pédagogue, pour lui les valeur sont les mêmes, il faut simplement améliorer l'emballage et écarter les scories trop voyantes...


 

Mais, entre la droite et l'extrême droite, il n'y a qu'une chose qui change, le lubrifiant. Qui est souvent fourni par le centre, toujours de droite, onctueux, n'affirmant jamais avoir les mêmes valeurs mais refusant toujours de les combattre.

 

La dernière élection est de ce point de vue éclairante. Au centre-droit, seul François Bayrou a refusé d'entrer dans le moule d'une droite conservatrice de plus en plus alignée sur l'extrême droite, tous les autres se sont intégrés à l'UMP et François Bayrou a été abandonné par ses "amis" et par ses troupes.

 

 

 

 

1 – Nadine Morano: «J’en appelle très clairementaux électeurs du Front national, qui partagent nos valeurs, à se retrouver sur ma candidature. Ce n’est pas une question d’accord, c’est une question de partage de nos valeurs. Eh bien écoutez, moi je rencontre des électeurs du Front national, avec lesquels je partage les mêmes valeurs: la maîtrise de l’immigration, le refus du droit de vote de étrangers, le fait qu’ils ne veulent pas financer l’assistanat et qu’ils veulent qu’on reconnaisse la valeur travail, la protection de nos frontières extérieures de l’Europe.Oui, je partage ces valeurs là en commun avec eux. Et j’en appelle directementaux électeurs du Front national. Nous sommes là face à des valeurs, des valeurs portées par un mouvement de pensée, pour lequel nous avons des rapprochements s’agissant encore une fois de la maîtrise de l’immigration, du refus du droit de vote des étrangers, et je n’ai aucun état d'âme à en appeler aux électeurs du Front national». http://www.liberation.fr/politiques/2012/06/11/nadine-morano-partage-les-meme-valeurs-que-les-electeurs-du-fn_825357

 


2 -"En Meurthe-et-Moselle, par exemple, Nadine Morano, en bon petit soldat, réunit des maires ruraux début mars (2007)…nous étions cinq ou six à être désignés pour signer en faveur de Le Pen. Nadine nous a demandé d’envoyer nos parrainages non pas directement au Conseil constitutionnel, mais au siège du comité de soutien départemental de l’UMP. C’est elle, ensuite, qui les a emmenés à Paris raconte l’un d’eux"… »l’article du Canard Enchaîné daté du 11 Avril 2007cité par http://memorial98.over-blog.com/article-quand-n-morano-collectait-des-signatures-pour-l

 


3 – Charles Pasqua : « Il y a sûrement au Front national quelques extrémistes, mais sur l'essentiel, le Front national se réclame des mêmes préoccupations, des mêmes valeurs que la majorité. Seulement, il les exprime d’une manière un peu plus brutale, un peu plus bruyante. […] Que les électeurs du FN soient préoccupés par les risques qu’une immigration incontrôlée fait courir à l’ordre public et à l’identité nationale me semble légitime, et nous partageons ces inquiétudes. Il faut cependant qu’ils comprennent que nous avons commencé depuis deux ans à redresser la situation. Notre grande carence aura été une explication insuffisante de notre action. […] M. Mitterrand se pose en rassembleur, mais il porte en lui les germes de la guerre civile. On l’a vu en 1984 avec la guerre scolaire. On le voit aujourd’hui avec la Nouvelle-Calédonie. ». Valeurs actuelles, 2 mai 1988 . http://www.monsieur-biographie.com/celebrite/biographie/charles_pasqua-5584.php

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 17:04

 

En l'attendant, l'Union européenne (UE) se hâte lentement... De nombreux gouvernements (même le Royaume-Uni qui donne des conseils mais reste à l'extérieur) semblent d'accord pour parler de croissance et d'intégration européenne. Sans que, pour le moment et pour ce que nous savons, l'accord aille au delà des mots.

Beaucoup dépend de l'Allemagne et pas seulement d'Angela Merkel.


 

Un premier pas aurait été franchi : le parti libéral (FDP) qui bloquait le gouvernement allemand, cesserait de s'opposer à la taxation des opérations sur les marchés financiers. Ce pourrait être une source de financement de la relance, au niveau d'une partie de l'UE, peut-être au niveau de la zone euro, sans creuser les déficits.

Ce pourrait êtr un point d'entente avec François Hollande. Si Merkel et Hollande s'épaulent sur cette question, il est vraisemblable que la taxe pourra se concrétiser enfin.


 

Ceci pourrait s'ajouter à l'allocation de l'UE (230 millions d'euros) en garantie pour soutenir l'investissement privé dans le transport (200 millions), les réseaux d'information (20 millions) et la connexion des réseaux d'énergie (10 millions), géré par la Banque européenne d'investissement. Cette garantie pourrait permettre de mobiliser 4 à 6 milliards d'euros en investissement privé. Ce projet devrait être adopté à la session plénière du Parlement européen (PE) en juillet.


 

De telles mesures seront elles suffisantes pour arrêter la spéculation ?


 

Par ailleurs, Angela Merkel n'abandonnera pas ses exigences institutionnelles pour avancer vers une certaine dose de fédéralisme. Au delà du mot qui peut jouer le rôle de chiffon rouge, il s'agit de savoir concrètement de quoi il s'agit.

D'augmenter le pouvoirs du PE très bien ! D'augmenter ceux de la Commission européenne (CE) pourquoi pas si elle devient un organisme responsable devant le PE et non l'expression des gouvernements. Quant à l'élection du président de la CE au suffrage universel, il est paradoxal que ce soit le gouvernement d'un pays ayant un régime parlementaire qui le propose !!!


 

Reste que la faisabilité de cette réforme est plus discutable que la mise en place de la taxe sur les transactions financières. Angela Merkel a accepté l'idée d'une Europe à plusieurs vitesses ce qui est le cas de l'UE actuelle. Rien n'empêche d'aller plus loin...

Sauf sur certaines questions institutionnelles. Pour prendre l'exemple le plus flagrant, comment imaginer l'élection au suffrage universel du président de la CE ? Sans la participation de certains États ? Ou avec un double adoubement ?


 

De toute façon, pour avancer sur les institutions, il sera nécessaire d'élaborer un nouveau traité à faire adopter par tous les États et... les peuples de l'UE.

Si c'est la condition de la relance... l'UE sera probablement de l'autre coté du mur avant.

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 09:17

 

Cet article a été rédigé à la demande de "Débat Newsring"  et publié ici sous le titre : "Législatives : tous les parachutages ne sont pas dorés"

 

 

 

 


 

Le parachutage est une pratique condamnée par tous, électeurs, militants, organisations politiques... avec cependant une certaine modération car tous les partis y ont recours quand ils l'estiment nécessaire.


 

Il concerne des célébrités quelquefois relatives et il en est question surtout lors des élections législatives. Ce sont surtout des personnes de l'appareil politique qui en bénéficient et, suivant les circonstances, peuvent être bien ou mal accueillies localement.

Des places sont quelquefois réservées par des partis, par exemple, sur les listes européennes à des personnes pour lesquelles les questions européennes ne sont pas une préoccupation fondamentale. Mais comme organisations politiques et électeurs en France s'intéressent peu, à tort, à l'Union européenne et au Parlement européen, on en parle moins...


 

Les parachutés ne sont pas toujours des personnes qui n'ont jamais affronté le suffrage universel. Aux présentes élections législatives deux des parachutés les plus célèbres, François Fillon et Jack Lang, ont déjà été élus à plusieurs reprises. Quand il s'agit de Jack Lang, on devrait parler plus de nomadisme électoral que de parachutage. Ce qui donne à penser qu'il est plus apprécié avant qu'après, par l'appareil que par les militants...
Pour François Fillon, sa réélection semblait incertaine dans son ancienne circonscription et, élu à Paris, certains pensent l'utiliser dans la conquête de la mairie de Paris alors que des ambitions plus importantes motiveraient son choix.

Tous les parachutages ne sont pas dorés, il y a des parachutages offensifs. Quand François Hollande est allé défier Jacques Chirac dans sa circonscription, c'était un parachutage offensif. Rien n'était acquis. A leur façon, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont des parachutés mais d'une nature encore différente...


 

Reste que les députés sont rarement des inconnus. Ce sont souvent des personnalités qui ont un long passé politique et électoral local. Qui cumulent plusieurs mandats. Sur 577 députés, une centaine seulement n'ont pas d'autres mandats politiques.


 

Mais qu'est-ce qu'un bon député ? Dans une étude sur le cumul des mandats, reprise par Alternatives économiques du mois de juin, il apparaît que que le travail fourni par les députés est fortement lié au fait de n'avoir pas d'autre mandat. La présence à l'Assemblée nationale, le travail en commission diminuent avec l'importance des autres mandats détenus : sauf en ce qui concerne la présence à l'Assemblée nationale lors des séances télévisées et les questions écrites aux ministres par lesquelles ils font apparemment remonter les doléances des électeurs.


 

Pour être réélus, ils se comportent comme un élu local. Mais un député n'est pas, contrairement au sénateur, le représentant d'un circonscription mais un représentant du peuple français élu dans une circonscription. Il devrait, en priorité, se préoccuper des questions nationales et y consacrer la plus grande partie de son travail.


 

Le parachutage électoral est d'autant plus condamnable qu'il répond le plus souvent seulement à une ambition personnelle au détriment de candidats locaux. Tout aussi condamnable que le cumul des mandats. Ou leur renouvellement illimité dans le temps.


 

Pour être un bon député, il faut d'abord être élu, et la notoriété locale ou nationale peut y aider. Reste ensuite à faire le travail.

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 14:25

 

Photo 032

Il y a autant de festivals de Cannes que de participants depuis le président Gilles Jacob jusqu'au promeneur sur la Croisette ou même le téléspectateur en passant par le monde du cinéma et ses annexes, les commerçants de la ville ou les investisseurs. Chacun a sa vision du Festival...

 

C'était notre troisième festival avec, cette fois, une accréditation de « Cannes cinéphiles » qui permet d'assister à de nombreuses projections gratuitement, avec ou sans invitation, à condition de s'armer de patience pour faire la queue : il existe de multiples types d'accréditations (11 OOO accrédités, augmentation de 9% par rapport à 2011) avec des queues plus ou moins longues...

 

Quelques notes sur certains films vus


Sur la centaine de films visibles à Cannes durant le festival dans l'une ou l'autre des sélections, nous en avons vu 26 en fonction des possibilités offertes par l'accréditation, les invitations, les horaires, les informations recueillies dans les files d'attente... Plus 8 courts métrages.

Nous n'avons pas vu les films en compétition mais de bons films sélectionnés dans divers cadres : « Un certain regard », « Quinzaine des réalisateurs », « Semaine de la critique », « Cannes classics », « Acid » ou « Cinéma des antipodes »...

 

Deux films israéliens courageux et de qualité dénoncent, de façon différente, la politique de l’État d'Israël.
Dans le premier, Sharkiya, deux frères, bédouins, et la femme de l'un deux vivent en Israël sur la terre de leurs ancêtres, l'un des maigres revenus de cette terre, l'autre en travaillant comme vigile à la gare routière de la ville voisine. Mais cette terre ne leur appartient plus. A l'annonce de leur expulsion, le vigile signale une bombe désamorcée qu'il a lui-même placée sous un banc pour profiter de la minute de gloire et faire savoir à la télévision qu'il va être expulsé. Ce message sera censuré. Et leurs baraques détruites.

Viennent alors les amis et de nouvelles constructions sont immédiatement érigées. Jusqu'à la prochaine fois... « Sharkiya » de Ami Livne, Israel-France-Allemange, 85 mn (Acid).

I

Dans Room 514, c'est la contradiction absolue entre les principes proclamés, démocratiques et légalistes, et la situation dans les territoires occupés qui piège tous les protagonistes. Une jeune et courageuse enquêtrice, forte du témoignage d'un militaire israélien, instruit une plainte contre le comportement du commandant d'une unité d'élite face à des Palestiniens pacifiques. Peu soutenue par son amant et supérieur immédiat, elle confondra cependant le commandant qui ne supportera pas de se voir désavoué dans ce qu'il estime être son devoir. De ce huis clos symbolique de l'isolement d'Israël, nul ne peut sortir indemne. « Room 514 » de Sharon Bar-Ziv, Israël, 90 mn (Acid).

Les hasards de la programmation font que « Cannes Classics » présentait cette année la version restaurée de « Cléo de 5 à 7 », sorti en 1962, dans lequel Agnès Varda avait l'extrême audace de faire parler un appelé de la « mort inutile » qu'il allait affronter en Algérie !

 

Il est aussi question d'Israël dans un autre film, français : ici, un jeune juif de 27 ans vit d'expédients à Paris et décide d'aller travailler en Israël dans le restaurant d'un cousin pour échapper à sa situation et notamment à la charge d'un frère un peu pesant. La motivation de cette Alyah, motivation fréquente d'après le réalisateur, n'est en rien un ralliement idéologique ou religieux à Israël. Mais une façon de (ne pas) régler des problèmes personnels. « Alyah » de Elie Wajeman, France, 90 mn (Quinzaine des réalisateurs).

 

Deux films, sri lankais et algérien, montrent les difficultés de la réinsertion après une guerre civile. Au Sri Lanka, les Tigres tamouls ont perdu une guerre de trente ans. Dans « Ini Avan » (Him, here after), l'un d'eux, deux ans après la fin de la guerre, revient au village, retrouve la femme dont il était amoureux, veuve après un mariage forcé, et tente de construire une nouvelle vie. Mais les villageois n'ont pas oublié, les haines du passé resurgissent. Ses « compétences » lui permettent cependant de trouver du travail dans la ville voisine mais son refus de rejoindre des camarades dévoyés va le mettre en danger...

Parallèlement, la femme de l'employé, licencié à cause de lui, le poursuit parce quelle ne peut plus nourrir ses enfants. Sans naïveté, elle partagera quelques missions louches... et elle reviendra auprès des siens. Tandis que lui devra essayer de survivre dans un pays où l'on ne peut pas repartir à zéro. « Ini Avan » (Him, here after) de Asoka Handagama, Sri Lanka, 104 mn (Acid).

 

C'est du même thème que traite le film algérien « El Taaib » (Le repenti). Suite à l'offre du gouvernement, un islamiste accepte d'abandonner la lutte armée et rentre dans son village où ceux qui ont perdu des membres de leur famille veulent le liquider.

Dans la ville voisine, enregistré au commissariat de police comme repenti, le commissaire lui trouve du travail dans un bistrot, veut lui faire dénoncer ses anciens « frères » et, finalement, l'engage dans une entreprise pour soutirer de l'argent au pharmacien du coin... « El Taaib » (Le repenti) de Merzak Allouache, Algérie-France, 87 mn (Quinzaine des réalisateurs).

 

Plusieurs films venaient d'Amérique latine.


Xica da Silva du Brésilien Carlos Diégues (qui présidait par ailleurs le jury de la Caméra d'or) conte l'histoire de la belle esclave Xica qui ensorcelle les hommes et notamment l'envoyé du roi du Portugal venu contrôler les richesses diamantifères... qui n'arriveront que très partiellement au Portugal. Pour elle, il fera des folies...

Comédie réjouissante sur la société coloniale portugaise du XVIIIème siècle au Brésil.

 

Carlos Diéguès Cannes 21012 2Carlos Diéguès

 

Un autre film brésilien, plus récent, plus réaliste « Cabra marcado para morrer » (Un homme à abattre) est une enquête sur la famille dispersée d'un militant paysan assassiné pendant la dictature qui peut intéresser les militants brésiliens. « Cabra marcado para morrer » (Un homme à abattre) de Edouardo Coutinho, Brésil, 120 mn (« Cannes classics »).

 

Deux films portaient sur l'histoire plus ou moins récente de pays sud-américains.

« No » narre l'histoire de la victoire du « non » lors du référendum, organisé par Pinochet en 1988. Ce film déclenche habilement l’enthousiasme des spectateurs malgré son ambiguïté. Il décrit la bataille entre les « purs » du camp du « non » et ceux qui pour gagner font appel à une habile publiciste « créatif ». Grâce à son talent, le « non »l'emporte dans un référendum que les partisans de Pinochet étaient sûrs de gagner.
L'artisan de la victoire du
« non »peut reprendre sa place auprès de son patron qui menait la campagne du « oui » dans l'agence de publicité dont il sera le principal fleuron. « No » de Pablo Larrain, Chili, 115 mn (Quinzaine des réalisateurs).

 

« Infancia cladestina » (Une enfance clandestine), raconte l'histoire d'un couple de Monteneros qui rentrent, avec leurs deux enfants, en Argentine pour participer à la lutte armée en 1979. Juan, 12 ans, est scolarisé sous le nom d'Ernesto et devient amoureux d'une camarade de classe à qui il propose de partir... Ses parents sont traqués par la police, son père tué, sa mère arrêtée (au minimum). Laissé par la police devant la porte de sa grand-mère, quand celle-ci demande, « qui est-là ?». Il hésite et répond « Juan »... et non « Ernesto »... Signant la fin (le rejet ?) de la clandestinité. « Infancia cladestina » (Une enfance clandestine) de Beminjamin Avila, Argentine-Espagne-Brésil, 112 mn (Quinzaine des réalisateurs).


Le thème de la jeunesse était traité dans quatre films.


Avec « Despuès de Lucia » (Après Lucia), qui se passe dans la jeunesse de la petite bourgeoisie, d'un pays émergent, le Mexique, changement de pays, d'époque, de monde.

Après la mort, dans un accident de voiture de Lucia, son mari s'installe à Mexico avec sa fille pour commencer une nouvelle vie. Dans un milieu de jeunes, apparemment libérés, « modernes » (cannabis, iphone), la jeune Alejandra dont les ébats ont été filmés par son partenaire et diffusés, va devenir, rapidement, le souffre douleur de sa classe. Elle n'en dira rien à son père, jusqu'au drame. « Despuès de Lucia » de Michel Franco, France-Mexique, 103 mn (Un certain regard).

 

« Gimme the Loot » d'Adam Leon, Etats-Unis, 80 mn (Un certain regard). Dans le Bronx, un couple de jeunes Noirs veulent réaliser un graffiti géant pour répondre à un gang rival. Pour cela, ils vont se lancer dans la recherche d'argent par des méthodes peu orthodoxes qui ne seront pas très fructueuses... Dans cette comédie, les questions sociales sont loin d'être oubliées et si ces deux jeunes n'arrivent pas résoudre tous les problèmes, ils arrivent cependant à se retrouver.

 

« La tête la première ». Dans ce film, la jeune Zoé prend la route pour approcher un écrivain qu'elle admire quand elle rencontre Adrien, le voyage prend soudain une direction différente où les deux jeunes ont des difficultés à prendre conscience qu'ils se sont trouvés... Dans la société actuelle, même « libérée », on peut encore traiter de façon légère l'éternelle rencontre du premier homme (A?) et de la première femme (Z?). « La tête la première » de Amélie Van Elmdt, Belgique, 100 mn (Acid).

 

Dans Broken, la violence extrême se déchaîne entre voisins et au sein de la famille. Un jeune est salement tabassé par un voisin dont la fille l'accuse, faussement, de viol. C'est le début de l'engrenage... « Broken » de Rufus Norris, Royaume-Uni, 90 mn, (Semaine de la critique).

 

« Casa Nostra » (Notre maison) de Nathan Nicholovitch , France, 94 mn.(Acid) En route vers le pavillon familial, deux sœurs et un frère se retrouvent pour aller jusqu'à la maison familiale alors que leur père est mourant. C'est l'occasion, pour les trois, de se redécouvrir... NN pose la question « Qu'est-ce qu'une famille, qu'est-ce qu'une lignée ? »

 

 

« The Central Park five » (Les 5 de Central park) démonte l'injuste condamnation de 5 jeunes pour des actes qu'ils n'ont pas commis. En 1989, le viol d'une joggeuse à Central Park secoue les États-Unis. Sous la pression politique et médiatique, il faut trouver des coupables rapidement : cinq jeunes noirs feront l'affaire. Malgré tout ce qui pourrait les innocenter, notamment les analyses d'ADN !!! Seuls,les aveux du coupable, quelques années plus tard permettront le rétablissement de la vérité. Les auteurs utilisent de façon efficace les archives, les entretiens avec les acteurs de cette erreur judiciaire... The Central Park five (Les 5 de Central park) de Ken Burns, Sarah Burns et David Mac Mahon, Etats-Unis, 119 mn, (Hors compétition).

 

Dans « Face to face », un jeune ouvrier du bâtiment emboutit la Jaguar de son patron, à la suite de son licenciement,. Au lieu d'être mis en jugement, il se retrouve devant un conciliateur avec sa mère et son meilleur ami d'une part, le patron, sa femme, un cadre, des collègues de travail et deux secrétaires d'autre part. Tirant, habilement, sur le fil de ce licenciement, le conciliateur va mettre à jour la responsabilité du patron, dans tous les dysfonctionnements de l'entreprise à tous les niveaux. Après quelques explications douloureuses, de bonnes résolutions et les mesures qui s'imposent dans la gestion de l'entreprise, tout va rentrer dans l'ordre à la plus grande satisfaction de tout le monde ou presque (les frasques du patron ont été dévoilées), y compris des spectateurs... Face to face de Michael Rymer, Australie, 85 mn, (Cinéma des antipodes).  

 

« Tahrir,place de la Libération » de Stefano Savona, France-Italie, 91 mn

Chronique sur la place Tahrir au Caire, à partir du 6ème jour de la Révolution.

 

« La Vierge, les Coptes et moi » de Namir Abdel MESSEEH, France, Qatar, 85 mn. (Acid).

Namir qui a décidé de faire un film sur les apparitions de la Vierge en Égypte. Les problèmes commencent... Ce film, présenté par l'ACID*, a reçu un accueil chaleureux des spectateurs et trouvé à cette occasion une distributrice.

 

« Ombline » de Stéphane Cazes, France, Prix au Festival Cannes Junior. Lors de l'arrestation de son mari qui est tué à cette occasion, Ombline blesse un policier et se retrouve enceinte et en prison. Elle accouche en prison, élève son enfant pendant 18 mois puis l'enfant est placé en famille d'accueil... Malgré les multiples difficultés rencontrées durant ce séjour, elle s'en sortira et retrouvera son enfant.

 

Dans cette société, la drogue s'est aussi installée, non seulement le cannabis, drogue qui se veut de connivence mais la drogue dure. « Stalingrad lovers » a été tourné dans les milieux du crack dans le quartier de Stalingrad (Paris). C'est l'histoire d'Isaïe qui a promis à son ami de rapatrier son corps à Touba (Sénégal) en cas de malheur et une plongée documentaire avec des acteurs professionnels et un groupe de dealers et d'usagers dans le monde parallèle de la drogue. « Stalingrad lovers » de Fleur Albert, France, 83 mn (Acid).

 

Dans le cadre de « Cannes Classics » :

 

- « Kalpana » de Uday Shankar, Inde, 1948, 155 mn : Film indien remarquable qui insère chants et danses dans l'histoire sociale et politique de l'Inde.

- « Xica da Silva » de Carlos Diegues, Brésil, 1976, 114 mn,

- « Viaggio in Italia » (Le voyage en Italie) de Roberto Rossellini, 1954, Italie, 97 mn : Un couple d'anglais qui bat de l'aile vient en Italie pour vendre une somptueuse villa dont ils ont hérité. Ils repartiront sur de nouvelles bases.

- « Cléo de 5 à 7 » de Agnès Varda, France, 90 mn, 1962

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Agnès Varda


- « Woody Allen : documentary » de Robert Weide, Etats-Unis, 113 mn : Un documentaire sur Woody Alen et sur ses films, réjouissant à travers les bons mots de W.A. Permet d'aller au delà et d'entrer dans sa vision du monde.

- « Me and me Dad » de Katrine Boorman, Etats-Unis, 66 mn : Sur son père, John Boorman sur le grand réalisateur étasunien (Delivrance, Excalibur…) et toute sa famille. Humour et tendresse.

- « Claude M le cinéma » (Claude Miller, cinéaste de l'intime) de Emmanuel Barnault, France, 52 mn : Portrait de Claude Miller, récemment décédé, auteur de 17 films dont la « Meilleure façon de marcher », « Garde à vue », « L'effrontée », « La classe de neige », « Un secret » … Long entretien entrecoupé d'extraits de films et des témoignages de Annie Miller, sa femme et productrice, de Luc Béraud, scénariste, de Bertrand Blier, de Jean-Louis Livi, et de Charlotte Gainsbourg.

 

8 courts métrages

 

  • « Tram » de Michaela Pavlàtovà, France-Tchéquie : remarquable dessin animé sur les fantasmes d'une conductrice de tram, ses passagers, sa machine...

  • « The curse » de Fyzal Boulifa, Royaume-Uni Maroc : Dans un village dans le désert une jeune femme est surprise en relation amoureuse par un jeune d'une dizaine d'années qui la fait chanter pour des sucreries, brise sa réputation...

  • « Wrong cops » de Quentin Dupieux, France : récit parodique sur le premier jour de la semaine d'un flic étasunien qui livre de la drogue et s'acharne sur un jeune écoutant de la musique avec son baladeur. Première partie d'un long métrage à venir.

  • « Portret z pamieci » (Portrait) de Marcin Bortkiewicz, Pologne : début d'Alzheimer chez une grand-mère qui aime trop les vampires.

  • « Os mortos vivos » de Anira Rocha da Silveira, Brésil.

  • « Soirée foot » de Luc Béraud, France, 9 mn. (Acid).

  • « La marque des champions » de Stéphane Kazandjian, France, 10 mn (Acid).

  • « Emily de Ben Mathews », Australie, 20 mn

 

 

 

  • NB : Acid : association des cinéastes pour le cinéma indépendant et sa distribution. Cette association dont c'était le vingtième anniversaire, soutient, chaque année, une dizaine de films pour essayer de leur trouver un public et surtout un distributeur (450 films soutenus). Les films sont projetés en préence de l'équipe réalisatrice. Ils sont repris à Paris à l'automne au Nouveau Latina...

  • Les projections ont lieu au cinéma des Arcades à deux pas de la Croisette et à la MJC Picaud. L'entrée est gratuite pour tous les accrédités et pour les invités. Les invitations sont attribuées à toutes les personnes intéressées.

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MJC Picaud

 

Informations diverses


Pétrole et cinéma : Nous avions entendu parler de l'arrivée de l'argent du pétrole dans le sport, la télévision, les affaires... Nous avons découvert qu'il était aussi arrivé dans le cinéma à travers des informations parues dans la presse diffusée gratuitement au festival, le plus souvent anglophone.

TwoFour 4 société d'État gérant les industries des médias et de contenus créatifs et la commission du film d 'Abou Dhabi ont lancé un crédit d'impôt, opérationnel dès le 01/09/12. L'aide prend la forme d'une réduction pouvant atteindre jusqu'à 30% des dépenses effectuées dans l'émirat. Elle concerne les projets de longs métrages, fictions, documentaires, publicité ou clips. : services ou biens payés à Abou Dhabi, frais de location, studios de tournage, de post production, dépenses liées à l'hébergement de l'équipage ou du transport... Digital domaine media Group en collaboration avec TwoFour54 va construire une école de média et un studio à Abou Dhabi.

 

Le Doha film institute accompagne 23 projets avec de nombreux pays : Algérie, (1 long métrage, 2 documentaires), Liban, Maroc-GB-EU, Jordanie-PB-Allemange, Palestine, Maroc-France, Égypte, Koweït, Jordanie-France, Syrie, Liban-Arménie, Tunisie, Maroc, Algérie-France, Libye, Qatar...

 

Pour certaines, les investissements - par des sociétés luxembourgeoises notamment - dans le cinéma comme dans le foot chercheraient essentiellement le prestige (monter les marches...). Notre hôtelier connaissait surtout les dégâts commis dans les hôtels par leurs excès...

 

Le budget du Festival est de 20 millions d'euros chaque année. La moitié par des fonds publics : ministère de la culture et de la communication, ville de Cannes, région Paca et le département des Alpes maritimes.

 

Une vitrine internationale : Pendant le festival, les marques du luxe installent des espaces privés dans les suites, afin d'habiller, maquiller et coiffer les stars. Le Martinez en dénombre 24 cette année. : Chopard, Gucci, YSL...

Tous les services apports aux stars sont gratuits.

Au 7ème étage de l'Hôtel Martinez, la suite Christian Dior occupée par la maison pendant le festival s'étend sur 450 m2, Complètement redécoré dans les couleurs de la marque. Louable à l'année, la suite coûte la modique somme quotidienne de 30 000 euros.

 

Marché du film : l'an dernier 800 millions de dollars de chiffre d'affaires.

 

Le cinéma sur la Côte : Tout confondu – télé, photo, - ce sont 284 projets (contre 204 en 2010) qui ont été mis en boite sur la Cote d'Azur, l'an passé. Mieux encore, en 2011, la Côte a accueilli 14 équipes de films long métrage. Soit 178 jours de tournage, plus de 10 000 nuitées pour les hôteliers et 9 millions d'euros pour l'économie azuréenne.

 

 

Les chasseurs d'images : Face aux « marches » se groupent des photographes professionnels ou non. Nous avons fait connaissance d'un amateur passionné qui vient tous les ans à Cannes, depuis 4 années, pour saisir l'image des personnalités qui descendent le fameux escalier ou en d'autres circonstances et qu'il publie ensuite sur son site (http://www.focale31.com/photographes/qui_suis_je.php?id=2537). Il fait aussi des photos avec des modèles.
Notre photographe tire 100 à 150 photos pour en retenir 3 ou 4. mais certains peuvent aller jusqu'à plus de 1000 dans la journée.

Ils sont une vingtaine de non-professionnels qui se retrouvent chaque année, français essentiellement, (l'an dernier un Russe, un Italien), deux tiers hommes, un tiers femmes, avec chacun son escabeau et son matériel. Parmi eux un chirurgien, un cadre dans une grande entreprise...

 

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La citation du Festival : « Fille d'une Suédoise et d'un Italien mais vivant à Paris et New York, je suis encline à l'internationalisme ou au nomadisme... Connaître d'autres cultures m'aide à comprendre combien ma façon de penser et même de sentir n'est pas bonne ou mauvaise mais culturellement liée. Voyager ouvre mon esprit. » Isabella Rossellini.

 

Mais le Festival de Cannes, c'est aussi pour beaucoup, l'occasion de voir et de se faire voir dans la rue... La mode, cette année, était les robes, les corsages... au crochet.

 

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Published by Paul ORIOL - dans Cinéma
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