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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 20:38

Ajout le 09/05/14

 

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Ajout 05/03/14

 

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Ajout 19/11/13

 

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Ajour 07/12/12

 

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Ajout 28/11/12

 

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Ajout 20/10/12

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Ajoutés  08/10/12

 

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Ajoutés 29/09/12

 

 

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Ajoutés le 20/04/12

 

 

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8 images insérées le 25/03/12

 

 

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7 dessins ajoutés le 12/02/12

 

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9 Tableaux ajoués le 08/10/11

 

 

 

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6 Tableaux ajoutés le 03/05/11

 

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 20:35

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 20:33

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 14:49

 

La crise mondiale est loin d'être terminée : « ces montagnes de dettes accumulées de part et d'autre ne pourront jamais être remboursées dans leur totalité » (Éditorial du Monde du 20 avril 2011). D'où la seule question qui vaille : qui va payer ?


La réponse dans une phrase bien balancée est très claire : « Tout le monde, aux États-Unis comme en Europe, y sera, tôt ou tard, de sa poche : les salariés (qui ont déjà beaucoup donné), les investisseurs, les contribuables, les banquiers peut-être, etc. »


Tout le monde ? Mais encore ? La liste de ceux qui y seront de leur poche commence bien entendu par les salariés en leur rendant un hommage, entre parenthèse, ils « ont déjà beaucoup donné ». Non, on ne leur rendra rien, on ne leur fera pas un à-valoir pour le futur. Ils ont bien commencé, il faut qu'ils continuent à être de bons contributeurs. Sans dire d'ailleurs qu'ils donnent en permanence avec toutes les mesures de régression sociale qui sont édictées dans tous les pays.

Seront aussi mis à contribution, les investisseurs, les contribuables et... « les banquiers peut-être ». Tout est dans ce « peut-être » !

Depuis 2008, les banquiers y sont-ils de leur poche ? Si un ouvrier ou un cadre commet une faute professionnelle, il est sanctionné. Si un banquier fait perdre de l'argent à sa banque, il peut aussi être remercié. Mais tomber d'un poste si élevé peut-être dangereux. Le parachute est prévu.


Quant au salarié, il paie les erreurs ou les fautes des autres : comme salarié dont le salaire est bloqué, les « avantages » sociaux rognés, pour lesquels il a cotisé pendant des années, comme consommateur car les prix augmentent, comme contribuable. Et tout cela touche directement sa vie quotidienne, sa vie familiale. Pas seulement les extras.

Il peut se consoler en se disant qu'on ne touchera pas à son bonus, à son parachute doré, à ses sock-options, à ses dividendes.

Il n'en a pas.

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 22:07

Depuis que l'euro existe, les critiques ne manquent pas. Une critique fondamentale revient souvent : l'euro ne peut fonctionner de façon satisfaisante sans un territoire économique relativement homogène et sans un gouvernement commun ou au moins une politique commune. D'où une revendication permanente : mise en place d'un gouvernement sinon de l'UE à 27 du moins des pays qui ont l'euro en commun.

Les Européens demandent un roi. Comme les grenouilles dans la fable. Le roi de l'UE, c'est l'euro, sous tutelle de la BCE, même si tous les pays de l'Union ne l'ont pas adopté. Et c'est pour sauver l'euro, de plus en plu, attaqué, qu'a été mis en place le pacte pour l'euro baptisé ensuite pacte de stabilité.

En réalité l'euro règne depuis son installation, après Maastricht, à travers le pacte de stabilité que chacun veut voir appliqué par les autres et évite d'appliquer quand cela ne l'arrange pas, y compris les pays, "grands" comme la France et "vertueux" comme l'Allemagne.

Avec la crise de 2008 et leurs égarements, de grandes banques se retrouvent couvertes de dettes, ce sont les États qui vont payer pour les renflouer. États qui vont être attaqués par la spéculation financière. Y compris ceux qui, hier, étaient montrés en exemple !!! D'où finalement, à titre préventif ou curatif, des mesures qui consistent à faire payer les peuples pour éviter la faillite des banques et des États.

Il n'est pas du tout certain que ces mesures soient efficaces pour tous et ne conduisent pas certains à la catastrophe. Il suffit de voir que, quelques semaines après les plans miraculeux mis au point au niveau "européen" avec l'appui du FMI, un nouveau plan est annoncé pour la Grèce, l'Irlande ou le Portugal en attendant la suite...

Mais les peuples sont touchés, bien au delà des États malades, et manifestent pour le dire. De Londres à Athènes en passant par Paris, Rome, Lisbonne ou Madrid. Par des manifestations et des votes, lors des élections qui expriment, maladroitement peut-être, le rejet des politiques qu'on leur impose.

Sans avoir adopté un gouvernement européen, sans avoir mis au point une politique économique commune par des voies démocratiques, des décisions ont été prises propres à sauver la situation. Peut-être à sauver l'euro qui caracole à 1,40 dollar quand il était à 0,80 lors de sa création.

Bien sûr, les gouvernements n'arrêtent pas de proclamer que l'euro nous a sauvé, a été une protection efficace contre la crise.
Pourtant, les chiffres de la croissance économique permettent de constater que l'UE à 27 s'en sort souvent légèrement mieux que les pays de l'euro. En tout cas, ils ne se sont pas effondrés.

D'où aussi le silence qui entoure ce qui se passe en Islande. Voici un petit pays, aux marges de l'Europe, qui a demandé son adhésion à l'UE mais qui est assez démocratique pour demander son avis au peuple et en tenir compte.

Les banques islandaises, dont la clientèle s'étendait au RU et aux PB, s'étaient engagées de façon exorbitante et, la crise venue, se trouvaient en faillite. Les gouvernements des Pays-Bas, du Royaume-Uni et d'Islande s'étaient mis d'accord pour faire payer la facture au peuple islandais avec l'appui de l'UE et du FMI.

Le peuple islandais, consulté par référendum à la demande de son président, a refusé cette injonction par 90% des voix. Un nouveau référendum a été organisé. Et, là encore, malgré l'annonce de conséquences catastrophiques qui suivraient un nouveau "non", malgré le soutien aux accords de la grande majorité des politiques, malgré la menace d'un refus éventuel d'adhésion de l'Islande à l'Union, le peuple islandais a rejeté avec près de 60% des voix, de payer à la place des banques.

Depuis ce deuxième refus, la réflexion continue. Ce n'est pas l'apocalypse annoncée et même, la situation économique semble meilleure qu'en Grèce et en Irlande où, contraints et forcés, les peuples subissent l'austère médication imposée par l'UE et le FMI.

Mais surtout ne le répétez pas trop. Si cela donnait des idées aux autres peuples de l'UE ? Faire passer l'intérêt des peuples avant celui des "compétents" et de leur pacte. Ce pacte qui n'est plus de l'euro mais de compétitivité. Avec les mesures qui l'accompagnent partout : atteintes à toutes les lois de protection sociale pour rendre compétitive la production des divers pays européens. Que l'euro plombe avec une valeur augmentée de 75% depuis sa mise en place (1,4 dollars pour 0,8 au départ).

La Chine et les États-Unis se battent pour sous évaluer leur monnaie et favoriser leur "compétitivité", les Européens laissent flamber l'euro, ouvrent leurs frontières et, "par souci de justice et d'égalité", veulent aligner les salaires et les conditions de travail des travailleurs sur le moins offrant.

Jusqu'à quand ?

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 09:48

La laïcité française s'est construite contre le catholicisme et s'est terminée par un compromis avec le catholicisme. C'est donc une "laïcité catholique". Acceptée par les autres religions à l'époque plus que par les catholiques d'ailleurs qui ne s'y sont ralliés que tardivement et encore pas tous. Et acceptée du bout de la langue par la droite qui, maintenant, s'en revendique, pour s'en servir comme arme de guerre contre l'islam, image de l'étranger.


Avec la sécularisation, ce compromis est devenu un laïcité "acatholique" parce que, à part quelques laïques "purs et durs", tout le monde a oublié que la gare "Saint" Lazare est catholique, que des centaines de localités sont "saint" quelque chose, et que les fêtes de Sète pour la Saint Pierre ou la Saint Louis sont des fêtes religieuses. Ou qu'être enterré à l'église est religieux. Tout cela est devenu plus rituel que religieux.
Sauf pour ceux qui ne s'inscrivent pas dans cette histoire et cette tradition et qui ont, quelquefois, de bonnes raisons de penser qu'ils en sont exclus.


Tout le monde oublié l'Alsace-Moselle et les incongruités, ici ou là... Les laïques oubliaient même que depuis la Libération une dizaine de lois avaient été votées en faveur de l'école "libre" (!!!), en réalité privée et très majoritairement catholique.


Puis débarquent des externes à l'histoire et au compromis. Jusque là ceux qui arrivaient venaient soit à cause de ce compromis (les ashkénazes ou autres républicains)... ils y voyaient un progrès par rapport à ce qu'ils avaient connus et quelquefois même un idéal.
Les intégristes catholiques étaient même combattus par les catholiques et restaient, en gros, dans le domaine religieux.
Avec l'arrivée de l'islam et des séfarades, tout change. Notamment, parce que la laïcité française n'a jamais été appliquée dans l'Algérie française : Français musulmans ou israélites...
Compliqué encore par le complexe de la gauche française qui n'a pas été capable d'arrêter la guerre d'Algérie ou les exactions en Algérie... Et qui va mythifier le respect des cultures d'origine... A un moment, il était même question de permettre l'excision par espect des cultures d'origine... D'où la rupture dans la gauche sur la laïcité.... laïques contre le voile (intolérance colonialiste), tolérance pour le voile (abandon de la laïcité ou de l'égalité femmes-hommes...).
La droite s'empare de la laïcité, devient championne de l'égalité homme-femmes, sauf pour le respect de la parité lors des élections....
Avec en plus que les musulmans laïques sont rares et qu'avec les modérés, ils hésitent à faire le ménage chez eux pour ne pas contribuer à la stigmatisation.
Avec le fait que tous les religieux en profitent en défendant les musulmans pour faire avancer leurs pions.


C'est tout un équilibre précaire, et inégal, qui est en danger.


Et la revendication des examens de nuit, avancée par une toute petite fraction arrive au moment où on interdit la burqa... Il est difficile de ne pas mettre ces 2 revendications côte à côte même si elles sont de nature très différentes. Elles émanent toutes deux de fractions très minoritaires qui veulent se renforcer dans le conflit.
D'ailleurs, elles ne sont pas soutenues par la majorité des institutions religieuses musulmanes ou israélites. Qui n'osent pas les combattre officiellement. Mais qui pensent que c'est dangereux et propre à faire remonter les sentiments antimusulmans ou antisémites.


Il est évident que dans un société idéalement apaisée, ce serait facile de résoudre de tels problèmes. Toute société est conflictuelle. Et volontairement conflictuelle. Parce que c'est par le conflit qu'on peut élargir son espace, sa légitimité.

Ma réponse est un peu longue sur une question que je n'avais pas entendue avant que tu en parles et que j'ai vue ce matin dans ma revue de presse.
Tu vois si c'est compliqué, tu as vu la question avant moi qui suis ici. Comment l'expliques- tu ?

NB : Réponse à un ami qui est à l'étranger et qui m'interpellait sur un "article* et les réactions associées me surprennent.
Après tout (toutes magouilles politiciennes et secret mis à part) quel tort y a-t-il à permettre aux Juifs pratiquants de ne pas passer leurs examens en période de fêtes ou aux Musulmans pendant le Ramadan etc... ?"

* http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-elysee-organise-un-concours-92250>

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 22:23

Union dans la diversité :La coalition compte 16 pays dont 9 pays de l'UE : :Belgique, Danemark, Espagne, France, Grèce, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède. Les 2/3 des pays de l'UE n'y participent donc pas ! D'après le Monde (15/04/11) 

Les taxes vertes poussent lentement

Au classement des pays ayant la fiscalité la plus écologique, la France fait figure de cancre... vingt et unième... parmi les 27 États de l’UE... juste derrière son voisin allemand, mais très loin des... Pays-Bas, Malte et surtout Danemark. La part des taxes environnementales pèse à peine plus de 2 % du PIB hexagonal quand la moyenne européenne se situe à 2,45 % et que le meilleur approche les 6 %. Et encore, la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) est-elle décomptée..., ce qui représente plus de la moitié des 41 milliards d’euros de recettes de cette fiscalité écologique. Nombre d’experts considèrent pourtant que la TIPP n’a rien à voir avec un impôt écologique.

Le bonus-malus sur les voitures les moins polluantes... pris en exemple... a un impact direct sur les ventes de voitures. La part de marché des véhicules peu émetteurs de CO2 est passée de 30 % à 56 % entre 2007 et 2009...
Le
crédit d’impôt sur les travaux de rénovation écologiques...
est devenu une niche fiscale de près de 2 milliards d’euros.
Le reste de la fiscalité écologique est principalement constitué de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) et des redevances pour pollution d’eau. La TGAP est la seule véritable “écotaxe” française. Elle rapporte plus de 440 millions d’euros. Acteurs publics 14/04/2011

Alors que sur le continent, les pays européens victimes de la crise de la dette multiplient des plans d’austérité impopulaires, l’Islande, qui a fait le choix de laisser ses banques faire faillite, sort lentement de l’ornière. Mediapart 08/04/11.

 

Les Islandais ont clairement rejeté..., l'accord sur le remboursement de 3,9 milliards d'euros réclamés par Londres et La Haye après la faillite de la banque Icesave en 2008... Selon les chiffres portant sur 70 % des bulletins dépouillés.. le non arrive nettement en tête avec 57,7 % contre 42,3 % de oui. LeMonde.fr 10/04/11.

Les banques. En juillet dernier, les investisseurs avaient jugé les stress tests peu crédibles. D'ailleurs, quatre mois après avoir vu leur bulletin de santé tamponné par la BCE, deux banques irlandaises avaient appelé au secours. Le Figaro 11/04/11.

Si la fiabilté des tests sur les réacteurs nucléaires est aussi fiable que ceux sur les banques...

Une offre que le Portugal ne pourra pas refuser. Le Portugal est la dernière économie en date à tomber entre les griffes de la Commission européenne, et peut-être aussi du FMI. Des griffes mafieuses, comme les Irlandais et les Grecs peuvent en témoigner.

Les renflouements grec et irlandais ont été présentés comme une mesure extrême mais nécessaire afin de soutenir la solvabilité de l’Etat. Ils ont échoué. Les deux économies ont vu leurs notes continuer à être dégradées... et les marchés financiers anticipent encore un défaut de paiement probable. The Guardian 080411.

Selon l'OFCE, le plan français (d'austérité) amputerait la croissance de 1 point , les plans « extérieurs » de 0,4%. L'organisme table sur un déficit de 5,2% ddu PIB en 2012 et un taux de chômage de 9,5%. Sans plan d'austérité, le déficit serait de 5,9% et le chômage de 7,9%. Le Monde 09/04/11.

Le Parlement européen incapable de se mettre d'accord sur le nucléaire. Le projet de résolution a été rejeté à 300 voix contre 264, et 61 abstentions...
L'ensemble des groupes parlementaires de gauche, socialistes, verts et extrême gauche, ont déposé des amendements dans le sens d’une sortie du nucléaire à plus ou moins long terme. Ils n’ont pas été adoptés, entraînant le rejet du texte par une majorité de députés de gauche.
L
es tenants du nucléaire ont refusé l’harmonisation des règles sur les « stress tests », ces contrôles de résistance des centrales nucléaires engagés en Europe... La résolution prévoyait notamment que ces tests soient effectués par des agences indépendantes, plutôt que par les Etats membres.. Les conservateurs britanniques ainsi que la droite française se sont élevés contre le texte. EurActiv?fr 08/04/11.

Le gouvernement autrichien entend créer une alliance au sein de l'UE et espère réunir la Grèce, le Portugal, Malte, Chypre et l'Irlande dans une conférence antinucléaire d'ici la mi-avril. CI 1065.


Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé à Bruxelles, le 24/03/11, à l'appel des syndicats belges et européens. CI n°1065.

 

Eurobaromètre Chômage Février 2011

Taux de chômage à 9,9% dans la zone euro (17) , à 9,5% dans l'UE (27 ). Il était de 10,0% en février 2010 (27) et 9,6% (17).

Selon les estimations d’Eurostat, 23,051 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage en février 2011 dans l’UE27 dont 15,747 millions dans la zone euro.

Taux les plus bas : Pays-Bas (4,3%), Luxembourg (4,5%) et Autriche (4,8%).

Taux les plus élevés : Espagne (20,5%), Lituanie (17,4% au 4° trimestre 2010) et Lettonie (17,3% au 4° trimestre 2010).

Sur un an, le taux a baissé dans 13 États, stable dans 2, augmenté dans 12.

Baisses les plus importantes : Lettonie (de 20,1% à 17,3% entre les 4° trim. de 2009 et 2010), Estonie (de 16,1% à 14,3% entre les 4° trim. de 2009 et 2010) et Suède (de 8,8% à 7,6%).

Plus fortes hausses : Grèce (de 10,2% à 14,1% entre les 4° trim. de 2009 et 2010), Bulgarie (de 9,4% à 11,6%), Irlande (de 13,0% à 14,9%). 01/04/11. Communiqués de presse sur internet: http://ec.europa.eu/eurostat

 

Dernières données démographiques dans l'UE Eurobaromètre 01/04/11

Population d'un demi-milliard d'habitants.
Après avoir fortement baissé entre 1980 et le début des années 2000, le taux de fécondité a recommencé à augmenter dans l'UE27 en 2003... de 1,47..., à 1,60 en 2008. Ce taux a augmenté dans tous les États sauf Luxembourg, Malte et Portugal.

Plus fortes hausses : Bulgarie (de 1,23... en 2003 à 1,57 en 2009), Slovénie (de 1,20 à 1,53), République tchèque (de 1,18 à 1,49), Lituanie (de 1,26 à 1,55).

En 2009, taux les plus élevés : Irlande (2,07), France (2,00), RU (1,96 en 2008) et Suède (1,94), ces pays approchant le taux de renouvellement de 2,1.

Taux les plus bas : Lettonie (1,31), Hongrie, Portugal (1,32 chacun), Allemagne (1,36).

A 65 ans, l'espérance de vie femmes/ hommes plus élevée en France et en Espagne

Au cours des 50 dernières années, l'espérance de vie à la naissance a augmenté dans l'UE27 d'environ 10 ans... atteignant 82,4 ans pour les femmes et 76,4 ans pour les hommes en 2008.

Augmentation dans tous les États : les plus fortes hausses en Estonie et en Slovénie.

En 2009, l'espérance de vie à la naissance plus élevée :

femmes : France (85,1 ans), Espagne (84,9 ans), Italie (84,5 ans en 2008), Chypre (83,6 ans) ;

hommes : Suède (79,4 ans), Italie (79,1 ans en 2008), Espagne et Pays-Bas (78,7 ans).

A l'âge de 65 ans, les femmes dans l'UE27 pouvaient espérer vivre 20,7 années supplémentaires et les hommes 17,2 années.

Étrangers dans les Etats de l'UE27 en 2010 : Iimmigration principal moteur de croissance de la population dans la plupart des États : entre 2004 et 2008, 3 à 4 millions d'immigrants se sont installés dans l'UE27 chaque année.

2010 : 32,4 millions d'étrangers dans un État de l'UE27 (soit 6,5% de la population totale) dont 12,3 millions citoyens d'un Etat membre de l'UE27 vivant dans un autre et 20,1 millions des citoyens provenant d'un pays en dehors de l'UE27.

2010 : plus grands nombres d' étrangers : Allemagne (7,1 millions de personnes), Espagne (5,7), RU (4,4), Italie (4,2), France (3,8). Près de 80% des citoyens étrangers dans l'UE27 vivaient dans ces 5 États membres.

Pourcentage le plus élevé : Luxembourg (43% de la population totale), Lettonie (17%), Estonie et Chypre (16% chacun), 'Espagne (12%), Autriche (11%).

Les communiqués de presse d’Eurostat sur internet : http://ec.europa.eu/eurostat

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 13:12

La France guerrière

  • Afghanistan : 55 soldats tués, 4 000 présents sur place, absorbe 54% du budget affecté « aux opérations extérieures » soit 47O millions d'euros pour 2010. Politis 14/04/11.

  • Djibouti : Environ 3 000 soldats, une dizaine de Mirage, des hélicoptères et des navires de combat. Politis 14/04.11.

    Exclusions définitives d'élève... multipliées par 3,5 entre 1995-96 et 2007-08... Gardes à vue... doublées en 10 ans. 17 lois répressives... adoptées depuis 2002, sans effet radical sur la délinquance. Alter éco février 2011.

Inégalités : Depuis les années 1960, le niveau de vie des Français a doublé... Entre 1998 et 2008, le niveau de revenu annuel moyen des 10% des ménages les plus riches s'est accru de 11 000 euros... celui des 10% les plus pauvres à augmenté de 970 euros. L'écart a donc progressé de 10 000 euros. Louis Maurin, Observatoire des inégalités, Politis 14/04/11.


Les subventions pour la construction HLM sont passées de 716 millions d'euros en 2009 à 270 millions en 2011. Alter éco février 2011.


En 2010, la Chine est devenue le 7ème producteur de vin dans le monde. Alter éco février 2011.


Ernest-Antoine Seillère, ancien président du Medef, se voit réclamer 50 millions d'euros par le fisc... 14 dirigeants du groupe Wendel s'étaient attribué en douce, en 2007, des actions pour 324 millions d'euros. En oubliant de les déclarer comme salaire. Alter éco février 2011.


1,5 milliards de personnes prises dans le cycle de la violence et de la misère. Il existe une très forte corrélation entre chômage, corruption et conflits suivant la Banque mondiale. Le Monde 12/04/11.


En 2008, la consommation mondiale d’énergies primairesétait de 12,2 milliards de TEP... 87% d’énergies de stock (33% pétrole, 27% charbon, 21% gaz naturel, 6% uranium) et 13% d’énergies de flux (10% biomasse, 3% hydraulique, éolien, solaire, géothermie).
S
ur la base de la consommation actuelle, les réservessont de deux à trois siècles pour le charbon, de quelques dizaines d’années pour le pétrole, de l’ordre du demi-siècle ou un peu plus pour le gaz naturel, de quelques dizaines d’années pour l’uranium.B. Laponche,docteur ès Sciences en physique des réacteurs nucléaires, expert en politiques de l'énergie et de maîtrise de l'énergie.Libération 11/04/11.


Dans beaucoup de pays, le système de pharmacovigilancene fonctionne pas. Sauf en Grande-Bretagne... Résultat : ce pays compte deux fois moins de médicaments sur le marché que le nôtre et veille à ne pas y mettre de produits inutiles et potentiellement dangereux. Pr. Philippe Even. Valeurs mutualistes, mars-avril 2011.


Si les ménages étaient imposés aujourd'hui comme en 2OOO, l'impôt sur le revenu, l'impôt sur la fortune et les droits de succession rapporteraient 31 milliards d'euros de plus soit 1,5 point de PIB. Alter éco avril 2011.


Taux de détention carcérale : États-Unis : 743 pour 100 000 habitants, France 97... un peu en dessous de la moyenne européenne. Alter éco avril 2011.


La sectorisation scolaire reste la norme en Europe. Quand la liberté de choix existe, elle se traduit par de plus fortes inégalités. Alter éco avril 2011.

 

L'Agence internationale de l'énergie plaide pour la fin des subventions aux énergies fossiles (312 milliards de dollars). Le Monde 08/04/11.


Les incertitudes sur le prix de l'électricité et le nucléaire font plonger EDF en Bourse... l'action a perdu 7% en 2 jours et 33% au cours des 12 derniers mois. Le Monde 08/04/11.


« Une alternative à la marée noire : la catastrophe nucléaire ». Dessin paru dans El Païs et cité par CI 7-13/04/11.


Iles Vierges britanniques : « 25 000 habitants, 800 000 sociétés enregistrées dont 460 000 environ sont actives. CI 07-13/04/11.


Alors que le groupe pétrolier (Total) a enregistré 10,5 milliards d'euros de bénéfices et qu'il s'apprête à verser 5,2 milliards de dividendes à ses actionnaires, il ne va payer, pour la deuxième année consécutive, aucun impôt sur les sociétés, grâce à un système de niche fiscale. Le ministre du budget, François Baroin, est sur le point de lui accorder le renouvellement de ce mécanisme très favorable. Mediapart 06/04/11.


Étude menée par l'Institut international de l'eau pour le compte de la Fao : la moitié environ de la nourriture mondiale produite ne verrait pas le début d'une dent humaine ! Le Monde 07/04/11.

Parité : Sur les 2026 conseillers généraux élus le 27/03/11, 280 seulement sont des femmes, soit 13,8%... 17,7% parmi les élus socialistes, 11;65 parmi les UMP, moins de 10% parmi les divers droite. Il y avait 23,2% de femmes parmi les candidats. Le Monde 01/04/11.


Laurent Fabius : « Il y a deux choses à faire, comptabiliser les votes blancs. Je suis pour aussi que l'on rende le vote obligatoire ».


Paris profite du « printemps arabe » pour resserrer sa coopération dans le Golfe. Déçues par l'attitude américaine face aux soulèvements, les monarchies de la région apprécient le volontarisme de M.Sarkozy en Libye... L'armée française vient de récupérer l'entraînement de toutes les unités d'élite de l'armée saoudienne. Le Monde 30/03/11.


Les représentants de six cultes, qui ont constitués en novembre dernier la Conférence des responsables de culte en France (CRCF) ont publié une tribune dans laquelle ils critiquent l'initiative de l'UMP... Mgr André Vingt-Trois, pasteur Claude Baty, Métropolite Emmanuel, Mohammed Moussaoui, Grand Rabbin Gilles Bernheim et révérend Olivier Wang-Genh (bouddhiste).
"La laïcité est un des piliers de notre pacte républicain, un des supports de notre démocratie,un des fondements de notre vouloir vivre ensemble"... "Veillons à ne pas dilapider ce précieux acquis." Les religieux jugent qu'il est "capital, pendant cette période pré-électorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation". LEJDD.fr 30/03/11

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 23:23

 

Quel rôle joue l'Union européenne (UE), à ses portes, à sa frontière sud, en Libye, où des événements graves se déroulent ? L'UE ne peut rester indifférente.

 

Il n'est pas question de discuter ici du bien fondé ou non de l'intervention étrangère. La décision d'intervenir tient sa légitimité du vote de la résolution 1793 par le Conseil de sécurité de l'ONU avec 10 voix pour et 5 abstentions. Alors que la résolution était présentée par la France et la Grande Bretagne et soutenue par les États-Unis, l'Allemagne s'est abstenue. L'UE a montré sa division. Et pas seulement au Conseil de sécurité.

 

Pour Jean-Marie Colombani, (La France fait son devoir d'ingérence, Slate 09/04/11), « Les interventions françaises en Libye et Côte d'Ivoire marquent un rééquilibrage des grandes puissances du monde en faveur de l'Europe et l’amorce d’un bouleversement qui affectera l'Afrique... Le vote de la résolution 1973, qui a permis le déclenchement des opérations en Libye, restera, pour la diplomatie française liée à la diplomatie britannique, comme un véritable succès ».

 

C'est aller un peu vite. La France et la Grande Bretagne, avec l'aide des États-Unis, ont entraîné l'adhésion du Conseil de sécurité. Non celle ni de l'UE, l'Allemagne s'est abstenue et nombre de pays traînent les pieds. Ni celle des pays émergents. Ni celle des pays africains ou arabes.

Certes, c'est beaucoup mieux que lors de l'intervention franco-britannique à Suez. Mais parler de succès est, peut-être un peu exagéré. De plus, c'est confondre l'UE et deux de ses composantes fussent-elles, importantes.

 

L'UE fonctionne, au niveau de la politique économique, sur le tandem franco-allemand. Mais, à chaque fois, après un accord des deux pays, les autres font entendre leur mauvaise humeur devant ce duumvirat mais finalement s'y joignent rapidement (cf. le pacte de compétitivité). Seule la Grande Bretagne se tient plus longtemps à l'extérieur pour se ralier tardivement en obtenant parfois des exemptions.

 

Ici, ce sont la France et la Grande Bretagne qui occupent le devant de la scène. Les autres suivent-ils ? Par ailleurs, cette initiative binationale a totalement obscurci que l'UE dispose avec Lady Ashton, d'une « haute représentante de l'UE pour les affaire étrangères et la politique de sécurité ». En admettant que la France et la GB aient connu un grand succès à l'ONU, on ne peut dire que la « haute représentante » de l'UE y soit pour quelque chose.

 

Ce n'est peut-être qu'une question de priorités qui a permis à la France et à la GB de jouer ce rôle apparemment important. Les États-Unis, Obama particulièrement, ont d'autres chats à fouetter : engagement en Irak et en Afghanistan, relations économiques avec la Chine, problèmes internes, la reprise, la santé... Et ses préoccupations sont plus au ProcheOrient et en Extrême-Orient qu'au Maghreb. Peut-être ne sont-ils pas mécontents d'avoir des supplétifs... dont le succès est loin d'être assuré. Et qui place les deux puisances ex-coloniales en situation de gendarme en Afrique, doublement pour la France avec son intervention, là encore sous couvert de l'ONU en Cote d'Ivoire.

Peut-on combattre la pénétration de la Chine en Afrique, et... des États-Unis, à coup de canons ?

 

Dans la conduite des opérations, divergences encore entre européens. La France ne voulait pas entendre parler de l'Otan contre la Turquie, la Norvège... Finalement, l'intervention a lieu sous commandement de l'Otan et tout le monde reconnaît qu'elle n'est possible que grâce à la force aérienne et navale des États-Unis. Belle démonstration de la puissance de l'UE.

Et quand France et GB se plaignent d'une activité insuffisante de l'Otan, Espagne et Italie s'empressent d'affirmer qu'elle est parfaite !

 

Sur un seul point, l'UE semble fonctionner : renforcer Frontex pour limiter la venue de réfugiés de Libye ou de Tunisie. Mais dés que ceux-ci ont débarqué sur le sol européen, à nouveau la discorde apparaît sur le sort qui doit leur être réservé.

 

Reste« l'ingérence humanitaire » dont l'UE voudrait se charger avec peut-être l'appui de l'Allemagne qui accepterait de fournir les troupes au sol pour en assurer la protection.

 

Il faut attendre la fin de l'histoire pour voir qui tirera bénéfice de cette intervention. En tout état de cause, il y a peu de chances que ce soit l'UE. Ni en cas de succès, ni en cas d'échec. Et de quoi se souviendront les peuples africains ?

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 20:50

 

Rien ne sera plus comme avant. Le Japon, seule victime d'une guerre nucléaire, a été hier, le symbole du rejet de l'arme atomique. Deuxième victime du nucléaire civil, le Japon devient aujourd'hui, le symbole du nécessaire rejet de l'énergie nucléaire civile. Fukushima comme Hiroshima ne sont pas des événements japonais même si les Japonais ont été ou sont les plus touchés.

 

Mais comme les symboles, ni les peuples ne font la loi, ce sont les conséquences économiques qui contraindront à revoir, profondément, les choix énergétiques et de société.

 

Three Mile Island en 1979 et Tchernobyl en 1986 étaient des avertissements, diversement entendus. Three Mile Island avait été contrôlé. Tchernobyl se passait dans un pays dont la suffisance occidentale dénonçait l'incompétence. Cela ne pouvait se passer nulle part ailleurs. Fukushima en 2011 survient au Japon, 3ème puissance économique mondiale, à l'avant garde des techniques modernes.

 

Bien entendu, les circonstances ont été exceptionnelles et non prévues. Elles seront exceptionnelles ailleurs et tout aussi non prévues. Nous apprenons aujourd'hui que tout n'était pas parfait à Fukushima. C'est aussi ce que nous apprendrons demain où que le nouvel accident ait lieu. Et peut-être même avant avec les tests et audits...

 

Au delà des victimes du tsunami, au delà des premières victimes du nucléaire qui vont apparaître jour après jour et pendant des années ou des dizaines d'années, c'est le bien fondé de la politique énergétique qui est en question.

 

En bref

 

L'accident de Fukushima dépasse largement le Japon.

 

Par ses conséquences immédiates, il touche le 3ème puissance économique mondiale, un pays inséré dans la mondialisation et donc relié à toute l'économmie mondiale. Cet accident a des conséquences dans tous les pays du monde.

 

Ce qui s'est passé là peut se reproduire partout. D'où la mise en question de l'industrie nucléaire dans le monde. Au niveau sûreté comme au niveau coût. Avec des conséquence importantes économiques et financières.

 

Le monde n'est pas encore sorti de la crise financière de 2008 et l'UE encore moins. Avec Fukushima, la grande crise est peut-être devant nous.

 

La civilisation industrielle s'est développée au risque de la santé et de la vie des travailleurs. La prise de conscience du risque encouru par la planète du fait des gaz à effet de serre est récente. Certains ont pensé qu'on pouvait y échapper en ayant recours à l'industrie nucléaire, en fermant volontairement les yeux sur ses risques. Risques dus aux accidents qui, de toute façon, sont réservés, le plus souvent, aux travailleurs, notamment à nombre de travailleurs intérimaires mal surveillés. Mais aussi les risques attachés à l'industrie nucléaire proprement dite : extraction du minerai, inutile d'en parler c'est au Niger, transport, traitement des déchets, démantèlement des réacteurs...


La société est sommée de choisir entre les risques climatique ou nucléaire, minorés en permanence par les « compétents » des 2 camps. Mais tous deux posant comme présupposé, indiscutable, le développement continu, le besoin toujours croissant d'énergie.

Le principe de précaution brandi à tout bout de champ, constitutionnalisé en France, n'est, curieusement, jamais invoqué.

 

Dans cette querelle de Charybde et Scylla, le nucléaire à l'avantage d'apporter à la France son indépendance énergétique, alléguée, en réalité reposant sur un néocolonialisme, « inconscient ? » qui fait que depuis des années le nucléaire français est édifié sur le minerai africain... même les enlèvements au Sahara de travailleurs français n'ont pas touché cette ligne de défense !

 

L'argument du faible coût de l'électricité nucléaire va être discuté à nouveau avec Fukushima qui met en évidence l'insuffisance des mesures de sécurité. Il va falloir ajouter le coût imprévu des nouvelles mesures dans toutes les centrales, en activité, en construction ou en projet... De même pour le démantèlement dont le coût a toujours été « oublié » ou sous estimé (estimé 65 milliards d'euros en 2004 par la Cour des comptes, cité par Alter éco avril 2011), mais l'heure de vérité approche avec les premiers travaux pratiques sur les centrales qu'il va falloir arrêter. Et le traitement et le stockage des déchets dont nul ne sait aujourd'hui comment s'en débarrasser. Ce n'est pas grave, ils seront stockés, « ailleurs ». Le coût du stockage a été réévalué de 15 milliards d'euros en 1996 à 58 milliards en 2003 (Alter éco avril 2011).

Tout cela va augmenter le prix de revient de l'énergie nucléaire, surtout pour les générations futures.

 

Les premières conséquences de Fukushima concernent évidemment la région dont les hommes, les animaux, la production agricole, la pêche vont être contaminés durant des années, des dizaines d'années... Pour le moment, « le Japon a perdu 4 voire 6 réacteurs nucléaires, soit une valeur de 20 à 30 milliards d'euros, démantèlement non compris. Plus d'un millier de km2 alentour sont contaminés à des degrés divers, rendant durablement impossible une vie normale. La centrale elle-même deviendra un cimetière nucléaire à surveiller pendant des centaines d'années » (Le Monde 30/03/11).

 

Fukushima a aussi un impact sur l'ensemble du Japon.

- Dans la zone sinistrée, se trouvent « près du quart de l'industrie de la pêche, 10% de la production du matériel informatique. 25% de la production japonaise d'huitres dont quantité de naissains qui partaient vers la France... » (Le Monde 27-28/03/11).

- Le séisme et le tsunami ont frappé plus largement l'ensemble de l'économie japonaise. «  Le gouvernement japonais estime... qu'il pourrait coûter plus de 200 milliards d'euros à l'économie nippone, sans compter l'impact sur l'activité des entreprises et les conséquences de l'accident nucléaire de Fukushima, soit 4,5% du produit intérieur brut de l'archipel » (JDD 24/03/11). Les exportations devraient particulièrement baisser dans l'automobile et l'électronique, secteurs dont la production est la plus affectée par les dégâts et perturbations engendrés par le séisme et le tsunami du 11 mars (LEMONDE.fr 05/04/11).

L'économe mondiale sera fortement touchée : "Outre les grands groupes japonais (Toyota, Suzuki, etc.) et leurs filiales étrangères, il existe également de par le monde de nombreuses multinationales (General Motors, Sony Ericsson, Volkswagen, Boeing, etc.) dont la production dépend de l'approvisionnement permanent d'éléments de construction et de pièces de rechange venant du Japon... Ces livraisons sont désormais interrompues. L'arrêt de la production au Japon pourrait aussi freiner très rapidement la dynamique de la production industrielle dans d'autres pays ».(Élet és Irodalom – Hongrie 25/03/11)

Les arrêts de fourniture d'électricité, plus ou moins prolongés, vont retentir sur la production industrielle. L'économie japonaise n'était pas au mieux depuis une dizaine d'années. Certains pensent que le Japon est un des pays les mieux armés pour relever un tel défi. Ils s'appuient sur le précédent du tremblement de terre de Kobé, en 1995. Il s'agissait d'un cataclysme naturel et les Japonais savent comment réagir à des phénomènes qu'ils ont appris à gérer à défaut de pouvoir les empêcher. Ils sont, cette fois, partiellement responsables. Ils s'en souviendront. Ils ont vu le désarroi de « compétents », techniciens et gouvernants. Qui peut croire qu'ils accepteront facilement de repartir dans l'industrie nucléaire.

 

« Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés». Dans une économie mondialisée qui fonctionne en flux tendu, avec zéro stock, la défaillance d'un maillon entraîne des conséquences en chaîne. Ce qu'illustre parfaitement la liste des composants venant essentiellement ou exclusivement du Japon, établie par Éric Besson, ministre de l'Industrie : disques durs, capteurs pour appareils photo numériques, transistors fins, batteries pour PC… 20% de la production électronique mondiale vient du Japon, et même 70% pour au moins trente secteurs technologique (JDD 24/03/11).

 

Tout ceci ne peut laisser indifférent le monde politique, économique et financier.

Angela Merckel et la coalition au pouvoir en Allemagne viennent d'en faire les frais, les premiers, en perdant la majorité au profit des Grünen et du SPD dans un État. Malgré la décision, précipitée et peu convaincante, de revenir sur sa décision de prolonger la vie de centrales : moratoire de trois mois sur l’allongement de la durée de vie de 17 réacteurs et l’arrêt provisoire de 7 centrales anciennes. Depuis, l’Allemagne est contrainte d'importer de l'électricité nucléaire française et tchèque produite par des centrales thermiques avec dégagement de gaz à effet de serre.

Cela va lui poser le choix de production de l'électricité nécessaire à son industrie, électricité plus chère qui diminuera sa compétitivité... Le surcoût touchera à la fois le titulaire de revenu minimum, comme l’industrie. FAZ.net 05/04/11 Revue de Presse allemande permalien #849


L'Italie avait arrêté ses investissement dans le nucléaire en 1987 et se préparait à les reprendre. Un référendum est organisé en juin sur la question. Il n'est pas sûr que les Italiens soient très enthousiastes après Fukushima et... l'Aquila !

 

En France, comme l'a dit Éric Besson, des industries sont dépendants de fournisseurs japonais : déjà, Peugeot a du ralentir une de ses chaines, certaines pièces indispensables n'étant fabriquées qu'au Japon

Mais .la question va se poser à d'autres niveaux. Sur le plan intérieur, avec ses 58 réacteurs en activité produisant 70% de son électricité, qu'il va falloir tester, renforcer au point de vue sécurité, peut-être arrêter. Et dont il sera difficile de prolonger l'utilisation ce qui était prévu, et contesté.

En France aussi, par suite de ses activités à l'exportation du nucléaire. Ce n'est pas étonnant que Areva avec 7 % des ventes au Japon aient été chahuté à la bourse. De lourdes incertitudes pèsent sur l'expansion internationale d'EDF. En décrétant un moratoire d'un an sur le nucléaire civil, le gouvernement Berlusconi fait peser une lourde incertitude sur la poursuite des projets Le Monde 01/04/11).

 

Fin 2010, plus de 60 États avaient informé l'AIEA... qu'ils envisageaient de lancer des programmes d'énergie nucléaire (Le Monde 07/04/11). Vont-ils témoigner du même enthousiasme dans les mois qui viennent ?
La puissance nucléaire installée est de 360 gigawatts (GW).Il était prévu 360 GW supplémentaires d'ici 2035... Avec Fukushima, l'AIEA n'en prévoit plus que 180 GW (Le Monde 02/04/11).

Le remplacement, pour une durée provisoire qui risque de durer longtemps, de l'énergie nucléaire, va pousser à la hausse le prix du pétrole, à l'augmentation des investissements dans les recherches de gaz, la remise en activité du charbon. Les énergies renouvelables vont intéresser davantage car elles apparaîtront désormais moins chères, moins dangereuses, moins polluantes.

 

Das cette nouvelle orientation, une fois de plus, l'Allemagne qui n'a pas fait, comme la France le choix du « tout nucléaire » se trouve bien placée pour produire, mettre en place, exporter...

En Espagne, le vent est déjà la première source d'électricité : 21% en mars et il est prévu de doubler la production d'ici 2020. Actuellement, l'ensemble des énergies renouvelables couvre 40,5% des besoins (Le Monde 02/04/11).

 

D'après l'AIEA, la production d'énergie au niveau mondial est tributaire pour 87% du pétrole-charbon-gaz , 7% pour les énergies renouvelables et 6% pour le nucléaire. Pour 2035, l'Agence internationale de l'énergie prévoyait respectivement 78%, 14%, 8%. (Le Monde 05/04/11).
D'ores et déjà, la part des énergies renouvelables est supérieure à celle du nucléaire à l'échelle mondiale. Il était déjà prévu de l'augmenter encore, avant Fukushima. Il y a fort à parier que cette tendance va s'accentuer, avec le renchérissement des prix des autres énergies, avec les résistances qu'on pourra difficilement ignorer,.

Ce que les politiques ont refusé à ce jour, sous la pression aveuglante des nucléocrates scientifiques et financiers, leur sera imposé demain par la contrainte économique et financière.
Pour échapper au dilemme, asphyxie ou irradiation, il faut mettre en chantier, rapidement, les sources d'énergie renouvelable, non polluante et surtout construire une société qui avancera comme priorité des priorités, les économies d'énergie.

La crise de 2008 n'est pas terminée. L'Union européenne est ébranlée. Le Japon esst durement frappé. Les États-Unis peinent à repartir. Qui peut dire que principal de la crise n'est pas à venir ? Malgré cela, l'économe mondiale, face aux problèmes écologiques, ne peut se contenter de faire toujours plus.


 

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