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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 20:11

 

 

 

 

Sarkozy, l'Américain, est un grand admirateur de Bush et de ses aventures militaires pour instaurer la démocratie ou abattre le terrorisme. Au point de vouloir le remplacer depuis qu'il a quitté la présidence en laissant les États-Unis et leurs alliés piégés dans deux bourbiers guerriers, l'Irak et l'Aghanistan.

 

Ses amitiés douteuses, et celles de ses ministres, ont troublé la clairvoyance de Sarkozy qui est passé à coté du printemps arabe naissant en Tunisie et en Égypte. Ce n'était que partie remise. Après avoir soutenu des dictatures au delà même du raisonnable, il a cru se refaire une santé politique et électorale en élevant la voix : Gbagbo doit partir «avant la fin de la semaine» (Libération 17/12/10). Gbagbo n'est pas parti. Et voilà la France engagée dans une guerre dans une de ses anciennes colonies.

 

En Tunisie, en Égypte, les dictateurs sont tombées rapidement face aux révoltes populaires. Notre intrépide héros n'allait pas, cette fois, laisser passer l'occasion d'effacer, en Libye,  ses précédentes erreurs de jugement, sans oublier la ridicule réception du dictateur libyen à Paris.

Quelques Rafales, avec ou sans les États-Unis, en dehors de l'Otan, auraient rapidement raison d'un dictateur, tout à coup, fou, assassin de son peuple... Malheureusement, les choses ne se passent pas comme prévu. Malgré l'aide de l'Otan et des États-Unis, le dictateur résiste. Ce n'est pas un simple jeu vidéo permettant de mettre en valeur nos armes merveilleuses. Et voici la France engagée dans une deuxième guerre.

 

Ces deux entreprises militaires pour imposer la démocratie au bout du canon, viennent s'ajouter à la participation militaire en Afghanistan. Comme celles du grand frère, elles risquent d'entraîner un coût humain, politique et financier plus important que prévu.

 

Financier, ce n'est pas le plus grave. Mais il faut noter que de l'argent est disponible alors que les caisses sont vides pour tout autre chose...

 

Politique, c'est déjà plus grave. Rien ne permet de savoir ce qu'il en sortira localement. Il n'est pas sûr que la mésaventure libyenne améliore l'image de Sarkozy (et de la France), mise à mal en Tunisie et en Égypte. Ce qu'il pouvait espérer en cas de victoire rapide.
Par ailleurs, une fois de plus, l'Union européenne montre qu'elle n'existe pas. Et le moteur franco-allemand a été, à cette occasion dissocié.
Enfin, quelle sera la réaction à cette volonté de la France et du RU (puissances ex-coloniales), d'apparaître, avec ou sans les États-Unis (puissance impériale sur le déclin) comme les gendarmes du monde ?

 

Humain : Quelle est la caractéristique commune à ces deux guerres ? Elles sont menées au nom de la protection des populations civiles. Et on pourrait même dire militaires. Échange de tirs d'armes lourdes mais combien de victimes ? De part et d'autre ? Et les dommages collatéraux, comme on dit aujourd'hui ? Pour le moment, c'est encore un jeu vidéo. Le dénombrement des victimes viendra plus tard. S'il vient un jour...

 

Si le temps de la politique de la canonnière est revenu, il n'est pas sûr que ce soit celui de la démocratie.

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 21:49


Le système bancaire irlandais... a besoin de 24 milliards d'eurossupplémentaires... La nouveauté est que les banques doivent... être appelées elles aussi à payer : "Le gouvernement sortant... avait assuré que l'ensemble des coûts des méfaits des bandes irlandaises serait à la charge des contribuables. Le nouveau gouvernement estime... qu'une partie des pertes des banques devrait être compensée par ceux qui leur ont inconsidérément prêté de l'argent... Cette décision politique, et non les chiffres publiés, présente un danger pour l'ensemble de la zone euro."La Stampa – Eurotopics - 01.04.2011

 

L’Eglise catholique est le plus souvent financée par l’impôt.Allemagne :l’État ne reverse pas aux Églises une part de ses propres recettes mais autorise les Églises à prélever un impôt dont elles fixent elles-mêmes le taux (autour de 9%), en général assis sur le revenu. Il est collecté sous la forme d´un supplément aux impôts de l’État. Le financement par dons volontaires, comme en France, est considéré comme favorisant « l’influence indésirable des grands donateurs ».
Italie, Espagne, Hongrie: l’État est « mandaté » par les contribuables pour répartir selon leurs désirs une fraction de leur impôt dont le montant est décidé par l’État.
Italie, le contribuable indique... à quoi il veut consacrer 0,8% de son impôt sur le revenu : soit à des communautés religieuses, soit à l’État qui doit l’affecter à des actions sociales ou humanitaires. Pour ceux qui n’indiquent pas d’affectation, leur contribution est répartie entre les communautés religieuses et l’État, proportionnellement à l’affectation indiquée par les autres contribuables.
Espagne :taux de cet impôt fixé à 5,239 pour mille, en Hongriejusqu’à 2%.
Europe du Nord (et diocèses concordataires): Les pays ayant reconnu des Églises, voire une Église nationale, sont directement subventionnées par l’État – soit en totalité, soit uniquement pour certaines tâches, comme par exemple le traitement du clergé.
Scandinavie(sauf Suède, il n’existe plus de religion d’État), départementsconcordataires d’Alsace et de Moselleet Belgique.
Suisse :Les cantons suisses ont des solutions variées : impôt ecclésiastique en Suisse alémanique, subventionnement public (Vaud) ou,interdiction de tout subventionnement des cultes (Neuchâtel).
Autriche : une loi de 1939 prévoit un financement par contribution obligatoire des fidèles : les contributions ne sont pas levées par l’État mais l’État assiste les Églises pour contraindre au paiement…
Autres modes de soutien de l’Étatexistent dans plusieurs de ces pays : défiscalisation des dons accordés par les fidèles, subventions accordées aux organismes caritatifs catholiques (hôpitaux, maisons de retraite, foyers d’accueil ou de réinsertion…) ou aux écoles catholiques ou entretien d’édifices cultuels faisant partie du « patrimoine culturel ».
Anne-Bénédicte HOFFNER La Croix 30/03/11.

 

L'Eglise catholique de Francedispose de plus de 700 millions d'euros par an. Principales sources de revenus , denier du culte (231 millions), les quêtes (147 millions), les legs (80 millions), les revenus locatifs (23 millions). Le Monde 02/04/11.

« L'UE va interdire les voitures dans les villes d'ici à 2050 », titre le Daily Telegraph, après l’annonce par le commissaire européen aux Transports d’une série de propositions pour un Espace européen unique des transports. En haut de sa liste figure l’objectif d'écarter des villes de l’UE les voitures à essence et au diesel, ainsi que les camions. Cela dans le cadre d'une proposition de réduction des émissions de CO2... et d'utiliser des moyens de transport"alternatifs". "Le plan envisage également de mettre fin aux vols de vacances bon marché de Grande-Bretagne vers le sud de l'Europe..." Selon EUobserver, les militants écologistes estiment que les mesures ne vont pas assez loin parce qu'elles "repoussent la vaste majorité des réductions d'émissions polluantes dans les transports à après 2030 seulement". Presseurope 29/03/11.

Bulgarie, Roumanie, Pologne, Lettonie, Lituanie, Danemark
ont décidé de se joindre au «pacte pour l’euro», adopté le 11 mars par les pays qui partagent la monnaie unique. Il doit leur permettre d'approfondir la coordination des politiques économiques et leur donner accès au mécanisme de sauvetage permanent de l'UE après 2013. Les quatre autres pays, dontle Royaume-Uni,ont décidé de rester en dehors de ce système.
Le texte recommande notamment de reculer l'âge de la retraite et d'établir un lien entre les salaires et la productivité. Les différents pays décideront eux-mêmes quand et comment atteindre ces objectifs.
Avec un taux unique d'imposition des revenus et des sociétés à 10 %, la
Bulgariedispose de la charge fiscale la moins élevée de l'UE. Le ministre des Finances bulgare a expliqué que le pays conserverait ce taux malgré les appels de la France et de l’Allemagne. La Francedispose d'un taux d'imposition sur les sociétés de 33 %. En Allemagne, cette taxe oscille entre 30 et 33%, selon les régions. Réseau EurActiv 28/03/11.

Un demi-million de Britanniquesont manifesté dans le centre de Londres contre l'austérité, à l'appel des syndicats. Un score historique depuis 20 ans.JDD 25/03/11.

 

Mis sous pression par d’importantes mobilisations populaires, les députés portugais ont rejeté le nouveau (et quatrième !) plan d'austérité présenté par le premier ministre qui a dû démissionner. Cette crise illustre l'impasse dans laquelle s'enfonce l'UE avec ses politiques d'austérité forcenée destinées à "rassurer les marchés financiers". ATTAC 25/03/11.

La parité en Europe.CI n°1064.

% de femmes

Pays

dans les conseils d'administration

diplômées de l'enseignement supérieur

Norvège

39

61

Suède

26

64

Finlande

26

62

Lettonie

23

70

Danemark

18

58

Pays-Bas

15

56

Allemagne

13

56

Royaume-Uni

13

58

France

12

55

Espagne

10

58

Autriche

9

52

Italie

5

58

Portugal

5

65

 

 

 

UE à 27

12

59

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 09:51
 (Par suite d'incidents techniques, l'alignement du texte, la longueur des lignes sont incorrects
mais je ne sais comment y remédier. Je vous prie de m'en excusser)


Les élections cantonales, comme chacun sait, sont des élections locales sans incidence au
niveau national...
Elles ont cependant donné lieu à une déculottée nationale importante
pour l'UMP et donc le président : en nombre de voix, en pourcentage, en siège, en départements.
Mais tout cela n'est qu'une légère accentuation de ce qui se passe dans ce type d'élections
pour le parti au pouvoir. Nicolas Sarkozy pourrait même être satiisfait du fait que le PS n'a
pas été le bénéficiaire exclusif de ce désamour présidentiel.

L'extrême droite, sans avoir rencontré le succès dont la presse la crédite, est apparue
suffisamment forte pour faire craindre une défaite électorale dès le premier tour de l'élection
présidentielle.
D'autant que la majorité, phénomène classique là encore, a accentué le
désarroi post-électoral par des querelle d'égo mais aussi de ligne politique entre ceux,
barons et électeurs, qui regardent vers l'extrême droite et ceux qui voudraient une politique
et une équipe plus centristes. Le succès de 2007 reposait sur un attelage qui tire aujourd'ui
à hue et à dia. Et qui s'échine à s'entre détruire.


Pour compléter le tableau, il faut parler des Hauts-de Seine. Dans ce département, l'amie de
toujours, Isabelle Balkany, est battue. Devedjian devait être débarqué de la présidence du
Conseil général. L'histoire se répète en descendant : hier, le président de la République n'a
pu se séparer du Premier ministre comme il le souhaitait, aujourd'hui, c'est un président de
Conseil général qui fait de la résistance.

Mais ce n'est pas tout : dans sa bonne ville de Neuilly, c'est le maire élu contre sa volonté qui
devient conseiller général contre le candidat officiel. L'autorité se perd...

Dans cette suite de déboires, le président peut encore se réjouir de voir que le Val d'Oise,
département de JFK, s'est rallié à la droite...


Cette échéance électorale malheureuse était prévue, dans une mesure moindre cependant.
C'est pourquoi, malgré l'échec du précédent « grand débat », l'UMP, encouragée par le
président, avait prévu un nouveau « grand débat » sur l'islam. Sous la pression de la gauche
et beaucoup plus génante d'une bonne partie de la droite, le thème du débat est passé de
l'islam à la laïcité.

Mais ce n'était pas suffisant. Il faut, en plus, que les représentants des 6 religions de France,
après avoir dit séparément leurs réticences, se réunissent pour inviter ceux qui sont « en
responsabilité » à ne pas ajouter « de la confusion dans la période trouble que nous
traversons ».

Finalement, le « grand débat » s'est, peu à peu, rabougri, au point que quelques jours avant
la date fatidique, nul ne sait où il aura lieu, qui y participera, pour quoi faire. Il devrait se
résumer à deux tables rondes, deux heures de débat(s), ne débouchant sur aucune
proposition.


Heureusement, l'intervention en Libye allait montrer le savoir faire international du président.
Il a beaucoup bataillé pour que l'intervention ne se fasse pas sous l'autorité de l'OTAN.
Finalement, l'intervention se fait sous le commadement de l'Otan et « Barak Obama a
clairement signifié aux alliés.... que plus un seul pilote américain ne survolerait la Libye,
sitôt l'opération transférée dans sa totalité à l'Otan (Le Monde 31/03/11).

Nicolas Sarkozy s'est évertué à engager, dans l'intervention, les pays arabes et africains
pour que l'intervention n'apparaisse pas trop comme un combat de l'Occident contre l'islam.
Ceux-ci assurent les service minimum...

Nicolas Gros-Verheyde (1), examinant la « photo de famille » de la réunion de Londres

note l'absence «  d’Alain Juppé, étonnante » et celle de Cathy Ashton (la Haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères) qui l'est beaucoup mois. Que serait allé faire la représentante européenne dans cette galère ? Elle n'a pas pu ou voulu proposer la moindre politique commune pour l'UE.
Il ne voit « Sur cette photo… aucun Africain et très peu d’Arabes… » mais «  le secrétaire général de l’OTAN est bien présent au premier plan et le représentant du Vatican (!) au dernier rang ». Comme photo, on aurait pu faire mieux.

Si la présence du représentant du Vatican sur cette photo est confirmée, il est permis de se demander ce qu'il faisait là dans une coalition guerrière.

Mais pour Nicolas Gros-Verheyde, l'important n'est pas là : « Il importe de renouer le lien avec les Africains. Et ce devrait être à l’Union européenne de prendre cette initiative sur un continent où, année après année, la Chine avance ses pions, ses banques, ses comptoirs, ses entreprises et prend un poids politique majeur ». C'est peu-être ce que faisait Cathy Ashton, en coulisse pendant la photo...

Ces échecs et malheurs de Sarkozy seraient agréables s'ils étaient sans conséquence sur la vie de millions de personnes, ici et ailleurs. A ce jour, il est cependant permis d'espérer car les Français ont montré leur capacité de résistance. Arriveront-ils à sécréter une classe politique qui soit digne d'eux ?

1 - http://www.bruxelles2.eu/afrique/maghreb/la-coalition-anti-kadhafi-tres-blanche-tres-occidentale-lafrique-oubliee-danger.html

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 08:23
Si le monde explose, la dernière voix audible sera celle d'un expert disant que la chose est impossible. Peter Ustinov. L'Amour des quatre colonels, 1951.



L'Observateur des inégalités, n°85, avril 2011. Ci-après, la table de matières du numéro d'avril de « L'Observatoire des inégalités »

Les plus grandes fortunes mondiales : La fortune annuelle de l’homme le plus riche du monde est 94 millions de fois supérieure au seuil de pauvreté mondial et représente 18 millions de fois la richesse médiane par adulte... 

Les hauts revenus du show-biz et du sport dans le monde : Les revenus annuels du show-biz et du sport représentent pour certains plus de 1 500 années de Smic en France, 19 000 années aux Etats-Unis...
Les inégalités de revenus dans les départements
La pauvreté dans les départements
L’origine sociale des élus locaux : 31 % des conseillers généraux sont cadres supérieurs et à peine 1 % sont ouvriers.
L’espérance de vie en bonne santé des femmes est de 4 ans supérieure à celle des hommes.
La course à la distinction : La quête de reconnaissance mène à une course effrénée aux statuts, aux diplômes et à la consommation de biens de distinction. François Dortier, Sciences Humaines..
La répartition de la richesse dans le monde
Le dixième le plus riche de la population mondiale détient 83 % de la richesse. L’Amérique du Nord et l’Europe possèdent plus de 60 % de cette richesse. La France est l’un des pays qui compte le plus de millionnaires.
Inégalités : que peuvent faire les départements ?
Les non-dits des inégalités hommes-femmes : Se poser la question de la façon dont fonctionne l’entreprise, la famille ou l’école. Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
Synthèse : Les inégalités entre les femmes et les hommes se réduisent mais on est encore loin d’atteindre l’égalité. Le tour de la question en France et en Europe .
Inégalité homme-femme : Les hommes n’assurent que 20 % des tâches ménagères. Extrait du magazine Marie-Claire.
Qui sont donc les classes moyennes ? V. Schneider et L. Maurin de l’ Observatoire des inégalités.
Synthèse : qui gagne combien en France ? De quelle ampleur sont les inégalités de revenus ?

"Soutenir l'Observatoire des inégalités "

 

 



Un poids lourd du gouvernement s'inquiète : « Borloo et un animal blessé depuis que Sarkozy a préféré maintenir Fillon à Matignon plutôt que de le prendre. Copé pense le tenir avecle million d'euros que donne l'UMP aux radicaux. » Le Monde 29/03/11.

Les routes nationales se détériorent faute de crédits. Le transfert aux départements, en 2006-2007, s'est traduit par des réductions budgétaires. Le Monde24/03/11.

« Une guerre nucléaire ne serait rien d'autre qu'une façon d'amener des millions de gens à l'amour de Dieu, avec quelques années d'avance, c'est tout » Archevèque de Canterbury en 1965, cité par CI n°1063.

Rapport annuel de l'inspecteur général pour la sécurité EDF... 7 incendies significatifs, un des risques majeurs dans une centrale...
EDF doit relever 3 défis : renouveler des compétences amputées par les départs à la retraire ; accroître un taux de disponibilité des centrales tombé au plus bas... ; obtenir une prolongation de 10 ans de la durée d'exploitation des réacteurs. Le Monde 18/03/11.

La catastrophe de Tchernobyl.... les pays scandinaves, épaulés par l'Allemagne, voulaient créer une sorte de police des installations nucléaires. La France, parmi d'autres, s'y est opposée. Le Monde 18/03/11.

Deux décennies après la capitulation, le Japon en 1968 accède au rang de deuxième économie mondiale... Dans les années 1980, l'ascension et la soif d'acquisition du Japon ... L'éclatement de la bulle financière en 1991... 2010, le grand géant chinois ravit au Japon la deuxième place mondiale. 2011, tremblement de terre, tsunami, catastrophe nucléaire... Le Monde 17/03/11.

Le Premier ministre a adressé une lettre à trois ministres, Nathalie Kosciusko-Morizet (Écologie), Claude Guéant (Intérieur) et Christine Lagarde (Économie), demandant de veiller à ce qu'il ne soit procédé à aucun forage de gaz et huiles de schiste d'ici la remise des rapports, début juin, sur leur impact environnemental. Lettre des acteurs publics n° 204, 14/03/11.

Licenciés en 1948, ils sont remboursés... en 2011 : L'un des plus longs combats du syndicalisme français... La cour d'appel de Versailles vient de donner raison à 17 mineurs licenciés à l'automne 1948, accordant 30.000 euros aux plaignants. Ces gueules noire sont perdu non seulement leur emploi mais aussi leur maison. Bannis des houillères, ils ont rencontré bien des difficultés pour retrouver un travail. Les avocats ont plaidé la constitutionnalité du droit de grève et fini par l'emporter. 17 mineurs ou leur famille, ont eu gain de cause... 62 ans après les faits.| Le Figaro 11/03/2011.

Une justice désinvolte au procès Vincent-Auriol : Drôle de justice qui a fait changer spécialement pour le procès Chirac les 114 ampoules des lustres de la 1ère chambre du tribunal correctionnel de Paris et qui est incapable de fournir un micro correct au procès de l'incendie du bd Vincent-Auriol... qui a fait 17 victimes le 26/08/05. Le Monde 12/03/11.

Le gouvernement a annoncé des mesures ccontre la hausse des loyers des logements de moins de 13 m2... On compterait sur tout le territoire français 48 704 logements de moins de 13 m2. Le Monde11/03/11.

Les juges financiers de moins en moins nombreux à Paris. Le Monde 11/03/11.

Ahmed, bey de Tunis, a aboli l'esclavage 2 ans avant la France... Le Monde 11/03/11.

Eléments chimiques

Période radioactive

Uranium 238

4,47 milliards d'années

Potassium 40

1,3 milliards d'années

Uranium 235

704 millions d'années

Carbone 14

5730 ans

Radium 226

1600 ans

Césium 137

30,2 ans

Strontium 90

28,8 ans

Tritium

12,3 ans

Cobalt 60

5,27 ans

Iode 131

8,05 jours

Phosphore 30

2,55 minutes

Hélium 6

0,82 seconde

Rue 89 16/03/11.

La Chine est devenue en 2010 la première puissance manufacturière. Sa production constitue 19,8% de celle de la planète, la part des États-Unis s'est établie à 19,4%. Le Monde 16/03/11.

Les écrans publicitaires vidéo dans le métro parisien consomment autant d'électricité que 6 Français. Le Monde 16/03/11.

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 13:42


Raymond Marcellin, ancien ministre de l'Intérieur, a dit  (citation de mémoire): « Quand la  police intervient, c'est que, quelque part, un ministre n'a pas fait son travail ». Autrement dit, quand il a laissé les problèmes s'accumuler. Quand le mécontentement éclate, la police est sommée d'intervenir pour rétablir l'ordre.
Transposé en politique internationale, cela peut s'appliquer au droit d'ingérence : il est question d'une intervention extérieure quand la situation s'est suffisamment dégradée pour qu'éclatent des troubles. Mais, les États n'interviennent pas, ou pas seulement,  pour des raisons humanitaires, mais par intérêt. Le droit d'ingérence n'existe pas mais le devoir d'ingérence existe, non en fonction de l'intérêt des populations concernées mais en fonction de l'intérêt de l'État intervenant. Le droit ou le devoir d'ingérence, n'est pas ce qu'on appelle la guerre ?

Personne n'évoque le droit d'ingérence contre la  Chine, à propos du Tibet par exemple. Le morceau est trop gros pour que quiconque s'en mèle. De même, que dans certains États inféodés à la Russie mais on sait que la Russie combat le terrorisme... Le droit d'ingérence est un droit que s'arrogent les États assez puissants pour pouvoir l'exercer contre un État plus faible. La guerre mais du fort au faible.

Pour des raisons humanitaires, il faudrait intervenir dans de nombreux pays :
En Cote-d'Ivoire, le gouvernement en place ne reconnaît pas les résultats d'une élection qui s'est déroulée sous le contrôles des observateurs de l'ONU. Des troupes internationales sont en place.  Des affrontements de plus en plus violents ont lieu. La communauté internationale, la communauté africaine poussent le gouvernement en place, sans aucun mandat depuis des années, à partir ou à négocier... Que va-t-il se passer ? Intervention ou non ? Avant ou après les massacres ? Pour le moment la Libye... alibi ?

Au Yemen, tous les jours des manifestants pacifiques sont tués par le président en place, l'Occident lui conseille la modération et craint que le remplaçant éventuel ne soit pas aussi efficace contre le terrorisme. Et en Syrie. Et au Bahrein où l'Arabie saoudite, pays démocratique, intervient, à la demande du gouvernement certes, pour réprimer des manifestants pacifiques. Mais tous sont es alliés contre le terrorisme...

On pourrait faire un tour du monde et trouver des dizaines d'États avec lesquels les États occidentaux ont d'excellentes relations, avec lesquels ils commercent fructueusement, auxquels même ils vendent des armes qui ne peuvent servir qu'à la répression. Dont ils blanchissent l'argent volé à leur peuple....

La Libye de Kadhafi, après des débuts de « gauche », est devenu un État voyou, réellement, (attentats, otages) et quelque temps après ou en même temps, un État avec lequel on pouvait entretenir d'excellentes relations. En 2007, la France signait un mémorandum en vue de la « réalisation de projets de production d'énergie nucléaire et de dessalement de l'eau » (1) ; en 2009, il était prévu « la constitution d'une unité de même type que le RAID » (1). Il était même question de « partenariat global ».
Lors des révoltes au Maghreb, c'est d'abord l'arrivée éventuelle d'immigrants qui a préoccupé le gouvernement. Pourtant il savait, par un rapport parlementaire, que les migrants étaient traités de façon particulièrement rude en Libye. Cela n'avait pas empêché de dérouler le tapis rouge à Paris pour ce potentat qui a pu s'essuyer les pieds.(Rama Yade)

La France n'est pas le seul pays fournisseur d'armes . Les principaux fournisseurs d'armes européens de Kadhafi sont dans l'ordre : l'Italie, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne (2).

A l'Onu, il n'y a pas si longtemps, la Libye a présidé le Conseil des droits de l'homme. Et voilà qu'aujourd'hui, on vient de voter sa radiation (3). Question de logique des textes car il est difficile d'adopter la résolution 1973 et de garder la Libye dans ce conseil. Mais La Libye a-t-elle tellement changé entre temps ? Combien de pays devraient être radiés de ce conseil ?

Intervention pour renverser Kadhafi ? Non, pour protéger les populations civiles. Sans débarquement de troupes. En même temps, les uns et les autres proclament que Kadhafi doit partir. En attendant, on immobilise son aviation, on bombarde ses troupes, on gèle ses avoirs à l'extérieur... Tiens, lui, sa famille, ses amis avaient des avoirs à l'extérieur et on ne les avait jamais gelés... Pas même pour indemniser les victimes des attentats. Pour libérer les otages.

En réalité, pour le moment, l'intervention idéale a réussi, sans pertes humaines occidentales. Les militaires occidentaux, professionnels, tuent, seulement des militaires  de Kadhafi, mercenaires ! Chaque jour, en Irak, en Afghanistan, l'intervention entraîne des pertes de militaires occidentaux : ici, ce ne devrait pas être le cas. Mais on retrouvera les effets collatéraux... sur les populations civiles. Il n'en est pas encore question sauf dans la propagande de Kadhafi.

Sur quoi va déboucher l'intervention ? Va-t-elle continuer à traquer les forces gouvernementales qui resteront dans les villes, avec risques graves pour la population ?
Va-t-on armer les opposants pour qu'ils puissent combattre à armes égales ? Finira-t-on par aller leur donner un coup de main ? Ou envoyer des troupes de l'Onu pour s'interposer ? Avancer vers une partition ? Avec en arrière plan l'enjeu du contrôle du gaz et du pétrole libyen ?

Des visions plus optimistes peuvent être envisagées : un coup d'État interne sans succès à ce jour.
Une négociation, probablement en cours, entre Kadhafi et les alliés. Acceptera-t-il ? Il est probable que son fils Saïf el Islam dont on n'entend plus parler depuis quelque temps y travaille. Peut-être avec une partition temporaire (?) qui permettrait au bout de quelques années une réconciliation ou un nouvel équilibre.

Quoi qu'ill en soit, l'intervention risque d'être plus longue que prévu. Elle ne pourra, si on veut éviter aux populations civiles les règlements de compte, rester purement aérienne.

L'intervention en Libye est une intervention occidentale, plus exactement francaise, britannique et américaine, légitimée par l'Onu avec les moyens de l'Otan sans lesquels elle serait impossible.

La résolution 1973 , adoptée le 17 mars 2011, a été présentée  au Conseil de sécurité par la France, le Liban et le Royaume-Uni. Ont voté pour l'Afrique du Sud, la Bosnie-Herzégovine, la Colombie, les États-Unis, la France, le Gabon, le Liban, le Nigeria, le Portugal et le Royaume-Uni ; cinq membres se sont abstenus : l'Allemagne, le Brésil, la Chine, l'Inde et la Russie  (4).

Premier constat, une fois de plus, l'inexistence de l'Union européenne et notamment de Catherine Ashton, sa représentante pour les affaires étrangères, qui ne semble avoir joué aucun rôle. Il faut cependant noter que les 27 étaient loin d'être unanimes : participent à la coalition la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, la Belgique, le Danemark, la Grèce,  l'Espagne, la Norvège (5).

En plus du Liban qui a présenté la résolution, ce qui lui a donné une couverture arabe, l'intervention a été soutenue, au début, par la Ligue arabe. En fait, soutiennent aussi l'intervention, la Jordanie, les  Émirats arabes unis qui ont promis, au départ 24 avions, puis 12...  Seul le Qatar s'est engagé franchement, avec 4 avions, le financement de l'insurrection de Benghazi et la chaîne satellitaire Al Jazeera  (6). Pour les autres membres de la Ligue arabe, il serait intéressant de savoir qui a voté le soutien... Personne n'en parle, il ne faut pas compromettre l'avenir...
Quant à Amr Moussa, représentant de la Ligue arabe, quelle est sa position. Faut dire qu'il est plus ou moins candidat à la candidature à la présidence de l'Égypte et que celle-ci ne participe pas à la coalition.

La plupart des pays africains sont opposés à cette intervention, le souvenir de certains financements ? Mais les 3 États du Conseil de sécurité, Afrique du Sud, Nigéria, Gabon ont voté en faveur du recours à la force (7).


Les raisons de Sarkozy peuvent être multiples. Il a complètement manqué le train tunisien, le train égyptien, il ne fallait pas rater celui-ci. Les sondages étaient catastrophiques, Sarkozy comptait sur sa présidence des G8 et G20 pour redorer son blason comme lors de sa présidence de l'UE... ça ne marchait pas fort. Prendre l'initiative pouvait montrer qu'il est l'homme des circonstances graves et améliorer son image.
Une bonne occasion se présentait pour faire oublier aussi les cantonales. Il a sauté dessus au point d'humilier son ministre des Affaires étrangères, de reconnaître, un peu rapidement, le Conseil national intérimaire libyen comme seul représentant du peuple libyen et il s'est empressé de faire intervenir les Rafales sans en avertir les autres membres de la coalition. Notre représentant de commerce en matériel de guerre a bien saisi l'occasion.

Sarkozy, « l'américain » du temps de l'interventionniste Bush, s'est propulsé à l'avant garde de l'interventionnisme devançant même Obama le prudent. Il joue les chefs de guerre, oubliant les réalités matérielles qui font que rien n'est possible militairement sans l'Otan. Il n'est pas sûr que cette « gloire militaire » soit suffisante pour sauver son quinquennat. Elle n'a pas sauvé les cantonnales ! D'autres épreuves nous attendent.

Un de ses ministres, le plus proche, a parlé de « croisade » (à usage interne), quand lui-même dit ne pas vouloir de l'Otan, pour gommer cet aspect et pour éviter une opposition de la Turquie qui en est membre.


Pour le moment, l'intervention a bloqué la progression des troupes de Kadhafi et le massacre des populations civiles, ce qui était le but affiché. C'était le plus urgent et le plus facile étant donné le rapport de forces militaires. Reste à trouver les moyens de remettre en marche, en Libye aussi, le printemps arabe. Ce sera probablement plus difficle.

1.Le Monde 23/03/11.
2.Revue de la presse allemande 17/03/11.
3.Le Monde 26/03/11.
4.Wikipedia.
5.LeMonde.fr 22/03/11.
6.Le Monde 22/03/11.
7.Le Monde 22/03/11.

 

 

Quelques coupures de la Presse internationale :

Le rôle de Nicolas Sarkozy paraît d'autant plus important que "Hillary Clinton joue une partition inusitée dans les annales des interventions armées américaines : l'humilité", analyse le Washington Post. Et The Economist prévient : "Si l'opinion publique française salue le renouveau de la crédibilité nationale, elle n'a pas encore été préparée à une longue et sale guerre." LeMonde.fr 21/03/11.

"Les Français aiment avoir un chef de l'Etat actif sur la scène internationale",  et "une bonne crise", c'est peut-être ce dont avait besoin Nicolas Sarkozy, note un diplomate cité par le Guardian.

Il s'agit de reprendre la main, un an avant une élection présidentielle qui s'annonce difficile. Mais aussi de faire oublier les errements de la diplomatie française lors des récentes révolutions en Tunisie et Egypte, et l'accueil fait à Kadhafi fin 2007, "avec tous les honneurs" et "de bonnes affaires", souligne Die Welt allemand.

S'y ajoutent des "raisons personnelles", selon The Economist : "Kadhafi l'avait traité de clown et son fils Saïf Al-Islam a allégué sans preuve que la Libye avait participé au financement de sa campagne présidentielle de 2007".

 New York Times : "les premières sorties aériennes françaises, qui n'étaient pas coordonnées avec les autres pays, ont mis en colère certains dirigeants réunis à Paris, selon un haut diplomate d'un pays de l'OTAN. Celui-ci a ajouté que le mouvement des troupes de Kadhafi était clair dès le vendredi, mais que la France avait bloqué tout accord de l'OTAN dans l'attente de la réunion de Paris."
“Nous devrions tous remercier et louer le nouveau shérif de la ville, le président français Nicolas Sarkozy , écrit John Guardiano. Viva La France! (sic)”. “Qui aurait pu imaginer que la France produirait un président plus pro-américain que le notre ?” enchaîne Aaron Goldstein, sur le blog de l’American Spectator. Great America Libération.fr 21/03/11.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 07:31

Quelques réflexions complémentaires après la publication des résultats globaux

 

 

Le Monde publie les résultats des élections cantonales de 2004 et 2011 donc dans les mêmes cantons (1).

 

Première information qu'il est possible d'en tirer : avec plus d'un million d'inscrits supplémentaires, il y a 3 351 366 votants de moins. Le taux d'abstentions est passé d'une élection à l'autre de 36,09 à 55,68. Le parti des abstentionnistes a fait un véritable bond en avant.

 

Cet abstentionnisme touche-t-il également les différentes organisations ?

 

Les « partis de gouvernement », l'UMP et le PS, qui détiennent, à eux deux, toutes les structures électives de pouvoir ne représentent que 18,03% des inscrits en 2011 contre 28,9% en 2004 : désaveu total de ces organisations. Les électeurs n'espèrent rien des partis de gouvernement. Ils n'espèrent pas beaucoup plus des autres organisations. En cette période de crise, l'abstention est le mode principal de contestation des politiques.

 

Certes, une part de cette abstention est structurelle mais il ne faut pas oublier les forts taux de participation, lors de la dernière élection présidentielle (83,77% au premier tour et 83,97% au second) ou lors du référendum de 2005 (69,37%). Les nouveaux abstentionnistes ne sont pas apolitiques mais désespèrent de la politique et des politiques.

 

Comment des politiques qui se disent « démocrates », « républicains », ne sont-ils pas inquiets, peuvent-ils se satisfaire d'une démocratie à moins de 10% ? Peuvent-ils continuer, sans inquiétude, à jouer « au théâtre ce soir » en direct à la télévision ?

Sauf par leur vanité à exercer le pouvoir.

 

Le titre-commentaire du Monde, présentant les résultats comparés de 2011 à 2004, est :


«Tous les partis perdent des voix sauf Europe Ecologie-Les Verts ». Ceci n'est que


partiellement exact.
EELVest la seule organisation à augmenter son nombre de voix qui


passe de 500 956 à 753 097, et encore plus son pourcentage de 4,08 à 8,22. Mais avec un

nombre de candidats qui est passé de 739 à 1172. En réalité,
le nombre de voix par

candidat EELV a diminué : 643 au lieu de 678.


Les écologistes pouvaient espérer de meilleurs résultats, d'autant que Les Verts sont devenus EELV avec un certain élargissement militant et que l'élection avait lieu en pleine catastrophe nucléaire du Japon...

Le PS passe de 26,21% à 24,94% et perd un million de voix ! Cela devrait fortement le porter à des réflexions plus sérieuses que ces affrontements entre candidats en réalité non-candidats et non-candidats en réalité candidats.

Le nombre de voix du PS diminue alors qu'il présentait 1516 en 2011 contre 1504 en 2004. Soit 1507 voix par candidat en 2011 contre 2 138 en 2004.
Ceci n'est pas dû à la multiplication des candidatures à gauche : l'extrême gauche a moins de candidats (368 contre 1543) d'une élection à l'autre ; le PC en avait 1671 en 2004 et 1638 (PC+PG) en 2011. Le PRG, les divers gauche avaient aussi moins de candidats en 2011.

 

Tous ces partis perdent des voix et si le résultat en pourcentage peut faire illusion, le Front de gauche en 2011 arrive à 8,92% contre 7,79% en 2004, cela ne traduit pas un engouement immodéré. Tout au plus peut on dire que le Front de gauche freine la descente aux enfers du PC. Et dans la perspective de alliances futures éventuelles avec le PS pour les législatives, Front de gauche et EELV ont le même poids dans ce « sondage » auprès des électeurs.

 

La droite classique est largement battue. Si on compare les résultats, toutes droites confondues (y compris UDF en 2004 et Modem en 2011, non compris l'ED), elles recueillaient 4 729 874voix (37,1%) soit 2211 par candidat (2139) en 2004 et 3 020 551 voix (32,96%) soit 1066 voix par candidat (2833). Une chute de plus de 1,7 million de voix.
En ne considérant que l'UMP, 2 570 193 voix (20,96%) pour 1380 candidats (1862 voix par candidat) en 2004 et 1 554 726 (16,97%) pour 1138 candidats (1366 par candidat) en 2011, la chute est encore plus sévère.

 

De son coté, le FN, avec 1 379 933 voix pour 1441 candidats (958 voix par candidat) en 2011 contre 1 486 840 et 1850 candidats en 2004 (804 voix par candidat), perd des voix d'un scrutin à l'autre. Mais il présentait beaucoup moins de candidats, essentiellement semble-t-il pour des raisons financières. Sa progression en pourcentage, de 12,12 à 15,06 tient, probablement, au fait que les abstentionnistes sont moins nombreux dans son électorat et qu'il présentait moins de candidats, donc de préférence dans les circonscriptions les plus favorables.

 

Dans ces élections aucun parti ne peut, objectivement, être satisfait des résultats.

Reste qu'en fonction des commentares dominants, de reports de voix du second tour, de la répartition des élus, le jeu des interprétations partisanes va reprendre.

Par ailleurs, ces élections « apolitiques » ont déjà eu des conséquences sur l'UMP qui est dans le brouillard.  Elles peuvent avoir des conséquences sur la composition du sénat.


1 - Le Monde 24/03/11

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 14:45

Plus de 100 000 personnes venues des 4 coins du RU sont attendues à Londres, le samedi 26 mars, pour participer à une grande manifestation “contre les coupes dans les dépenses publiques”.CI 24-30/03:11.

 

La grande majorité des Européens serait prête à investir sur le prix et les caractéristiques de leur voitureafin de réduire les émissions de facteurs nocifs. L'enquête, dans les 27 États de l'UE, a montré que 75% des utilisateurs de voitures de l'UE... en faveur d'une diminution de la vitesse afin de réduire les émissions.... Près des trois quarts des citoyens de l'UE (71%) ont dit qu'ils pourraient utiliser les transports en commun plus souvent s'il était possible d'acheter un billet utilisable pour tous les modes de transport possibles. Eurobaromètre 24/03/11.

Portugal: le Parlement rejette le plan d'austérité, le Premier ministre démissionne : L'opposition a voté à l'unisson le rejet de ce nouveau programme, censé «garantir» la réduction du déficit public à 2% du PIB d'ici 2013 et éviter le recours à l'aide extérieure.  Libération 24/03/11.

Heureusement..., tout cela se passe au Japon. Rien de tel évidemment ne pourrait arriver en Europe, continent où les mesures de sécurité sont prises et bien prises, et où les inspecteurs inspectent....
Je vous conseille donc vivement... d'aller lire le papier d'ouverture de cette... page 4 du Monde.... Titré "cacophonie européenne sur la sureté nucléaire", l'article détaille les laborieuses négociations entre ministres de l'industrie, à Bruxelles, à propos de la manière dont on va tenter, si possible, si ça ne dérange pas trop, d'éviter des Fukushima européens. "Le flou subsiste quant aux procédures qui seront retenues.... La CE parle de la nécessité de choisir des experts indépendants, quand les Etats - dont la France - évoquent plutôt le rôle des autorités nationales de surveillance". Autrement dit.., la position française est la suivante : pas question que des indépendants, a fortiori étrangers, viennent mettre leur nez dans nos câbles électriques usés et nos groupes électrogènes rouillés. Laissez-nous gérer seuls.., la rouille tri-co-lo-re de Fessenheim, par exemple (au hasard). Arrêt sur image 23/03/11.

L'Italie conserve le droit de garder ses crucifix... Les juges européens (CEDH) ont reconnu que l'exposition du crucifix était « l'expression d'une identité culturelle et religieuse des pays de tradition chrétienne » Le Monde 20-21/03/11.

 

Le 11/03, le règlement n°211/2011 du PE et du Conseil sur l'initiative citoyenne a été publié au JO de l'UE. Le règlement... adopté le 16/02 ... fixe les modalités pratiques de l'initiative citoyenne européenne instituée par le traité de Lisbonne... Ce nouvel instrument pourra être utilisé par les citoyens européens à partir du 01/04/12. La Fondation Robert Schuman a lancé... une action de sensibilisation de ce nouvel instrument auprès des femmes en Europe. Fondation Robert Schuman Lettre 479.

 

Suite à l'émotion suscitée par l'accident nucléaire de Fukushima, le gouvernement italien semble hésiter sur le retour annoncé vers le nucléaire (abandonné par référendum en 1987). L'Expresso publie une série de câbles diplomatiques américains révélant"un scénario où les pots-de-vin ont décidé de l'avenir énergétique du pays". Obtenus par WikiLeaks, ces documents attesteraient qu'entre 2005 et 2009, les États-Unis comptaient pousser l'Italie vers le nucléaire afin de réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie et de l'influence du partenariat entre l'italien ENI et le russe Gazprom. Pour cela, Washington aurait engagé un long bras de fer avec les concurrents français EDF-Areva, avantagés par les rapports privilégiés avec de nombreuses entreprises italiennes. Les lobbyistes américains sont parvenus à convaincre Rome à abandonner les critères de sécurité fixés par l'UE pour les nouvelles centrales en faveur de ceux, plus souples, de l'OCDE. Une victoire pour leurs entreprises, "obtenue au détriment de la sécurité des Italiens".Presseurop 18/03/11.

 

L''Allemagne a donné le feu vert aux livraisons de missiles anti-chars Milan 3 par la France à la Lybie. Les plates formes de lancement sont produites en Bavière par une filiale d'Eads. On ignore si elles ont été utilisées par le dictateur contre son peuple. Les principaux fournisseurs d'armes européens de Kadhafi sont dans l'ordre: l'Italie, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne. Revue de la presse allemande 17/03/11.

 

Le gouvernement allemand prévoit de réduire en 2015 le déficit fédéral à 0,5% du PIB. L'essentiel des économies proviendra du ministère de l'emploi et des affaires sociales. Le Monde 18/03/11.

 

16 pays de l'UE27 ont actuellement recours à l'industrie nucléaire... L'Italie envisage de revenir à l'atome pour produire, à terme, un quart de son électricité. La Pologne élabore un projet d'équipement... La Tchéquie, la Lituanie, la Roumanie songent à développer un parc nucléaire.

G.Öttinger, commissaire européen à l'énergie, plaide pour une réponse coordonnée des Européens car, en cas d'accident, les populations des pays voisins pourraient être directement menacées. Le Monde 16/03/11.

 

Les ministres de l’Environnement grec, britannique, suédois, danois, espagnol, portugais et allemand ont réclamé un passage de 20% à 30% de réduction d'émission de CO2 dans l'UE dès 2020. Euractiv 15/03/11.

 

 

Alors que le gouvernement irlandais vient d'être nommé et que le Danemark a rémanié le sien, la parité est loin d'être la règle au sein des gouvernements et la tendance est à la baisse (la moyenne européenne chute de 26,07% à 25,45%). Cette tendance, moindre, se retrouve avec le renouvellement des Parlements irlandais (Dail Eireann) et estonien (Riigikogu) : on passe de 24,22% à 24.21%. Fondation Robert Schuman Lettre n°478


Le taux de chômage en Grèce a encore grimpé en décembre sur un an, à 14,8% contre 10,2% un an auparavant,le plus haut niveau depuis au moins cinq ans, affectant particulièrement les 15-24 ans dont près de 40% sont touchés, a indiqué le 9 mars l'Autorité statistique grecque (Esa). En novembre, le chômage touchait 13,9% de la population active du pays. Fondation Robert Schuman Lettre n°478

 

Deux résolutions sur les progrès des négociations d'adhésion de la Turquie et du Monténégro ont été adoptées le 09/03. L'impasse Chypre-Turquie, le manque de dialogue entre les partis politiques turcs et la remise en cause de la liberté de presse... en Turquie sont les principaux facteurs qui ralentissent les négociations d'adhésion de l'UE, a expliqué le rapporteur Ria Oomen-Ruijten (PPE, NL). Les députés se sont félicités du statut officiel de candidat du Monténégro, en dépit des inquiétudes concernant la corruption, la criminalité organisée, la discrimination et les restrictions à la liberté des médias. Fondation Robert Schuman Lettre n°478

 

Les 10 à 12 millions de Roms de l'UE devraient bénéficier de mesures européennes afin de promouvoir leur intégration sociale, culturelle et économique, ont estimé les députés, le 9 mars. La résolution du PE adoptée par 576 voix, contre 32 et 60 abstentions, cherche à influencer la future stratégie de la Commission pour l'intégration des Roms. Fondation Robert Schuman Lettre n°478

 

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 00:48

 

 

Pour une fois, tout le monde est d'accord au lendemain d'une élection : le parti grand vainqueur de ces cantonales est le parti des abstentionnistes avec plus de 55%. Il n'est pas sûr que l'accord aille bien plus loin.

 

Car ces abstentions ont des causes diverses, circonstancielles  ;

  • - ces élections n'étaient, contrairement aux élections cantonales antérieures, couplées avec aucune autre élection ;

  • - les élus ne resteront en place que pour un demi-mandat ;

  • - le gouvernement, prévoyant les résultats désastreux a tout fait pour les faire oublier ;

  • - l'importance des événements internationaux Japon, Libye, les a fait passer au second plan.

    Mais ces abstentions, si elles sont particulièrement fortes, viennent après d'autres où le taux était encore plus élevé : élections européennes avec un taux à 59,37 % en 2009, après 57,24 % en 2004. Pour prendre les véritables dimensions du problème, il faudrait, e plus, prendre en compte, le nombre de personnes qui ont le droit de vote et qui ne sont pas inscrites sur les listes électorales.

 

Certes, la démocratie ne se résume pas dans les seules élections. Mais tout montre que les électeurs peinent à se déplacer parce qu'ils ont pris conscience que leur vote ne servait à rien.

 

Ils ont voté en nombre au référendum en 2005 mais les politiques se sont empressés d'en dévaloriser et « redresser » le résultat en adoptant en Congrès les mesures rejetées par le scrutin populaire.

 

Les citoyens se sont inscrits, en nombre, sur les listes électorales et ont voté pour la dernière élection présidentielle parce qu'ils en attendaient un changement qui n'est pas venu. Le « travailler plus » s'est transformé en une augmentation du chômage et l'augmentation du pouvoir d'achat n'a touché que les amis ayant des revenus déjà substantiels.

 

Les sondages dont les politiques sont si friands, ont bien montré l'opposition de la population à la réforme des retraite, telle qu'elle a été conduite. Et les manifestations aussi. Sans plus d'effet que les élections.

 

Sans oublier les affaires judiciaires en cours qui n'aboutissent pas parce qu'elles touchent des puissants...

 

C'est là que la démocratie est en danger. Quand aucun canal démocratique ne fonctionne. Quand la justice est aux ordres. Quand les puissants font la loi, sans pudeur, à leur profit. L'abstention, la montée de l'extrême droite sont les derniers modes d'expression du mécontentement populaire.

 

Maintenant la droite désemparée est aux abois. Elle a légitimé les réponses de l'extrême droite, à travers ses campagnes et ses lois. Elle est en train de conforter son appareil en le mettant sur le même plan que le PS par des consignes de vote dont la clarté et la cohérence ne sont pas les qualités fondamentales. Cette ambiguïté n'est pas totalement innocente : au prix de l'élection de conseillers d'extrême droite dans certaines circonscriptions, l'UMP espère en retour être soutenu ailleurs. Et masquer ainsi la débâcle. Ce jeu politicien est cependant dangereux et risque d'unifier l'électorat de droite au profit de sa fraction la plus dure.

 

Il n'est pas sûr dans ce cas que le centre accepte de continuer à jouer les forces d'appoint d'une politique qui s'éloigne de plus en plus de ses valeurs.

 

La démocratie est aussi en danger parce que la politique du PS hier quand il était au pouvoir, aujourd'hui dans l'opposition n'apparaît pas comme une force crédible du changement. Les résultats des écologistes qui doublent leur pourcentage de voix, de la gauche de gauche qui, malgré ses divisions, gagne un point, montrent qu'il existe une demande d'espérance.

 

Quelle forme prendra-t- elle demain ?

 

 

 

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 11:39

 

 

 

Les résultats des sondages mettant Marine Le Pen en première position lors d'une éventuelle élection présidentielle ont déclenché des commentaires répétés qui passent à coté de l'essentiel.

 

Tous les politiques sont d'accord sur un point : les sondages sont contestables quand il ne leur sont pas favorables. Et ils étaient défavorables à tous sauf à une. De là à conclure, les sondages, tous pourris, il n'y a pas loin. Mais ils salivent à la pensée d'un prochain sondage que leur serait favorable... De nouveaux sondages enterreront toutes les réflexions antérieures.

 

Certes, il est utile de contester la qualité, la méthode de certains sondages et de les encadrer. Mais ce n'est pas là l'essentiel. Et il n'est pas fondamental de savoir si Marine Le Pen doit être créditée de 20, 21 ou 22% +/- 1 ou 2%. Même si cela conduit à éliminer le candidat PS ou UMP.

Il y a quelques années, un résultat Le Pen au dessus de 10% aurait conduit à pousser des cris d'horreur. Aujourd'hui, à plus de 20%, on s'attaque aux sondages et aux sondeurs.

 

Ensuite est venue la recherche des coupables. Beaucoup d'observateurs ont avancé que le syphon de 2007 fonctionnait dans l'autre sens. Là où de Sarkozy, mimant le FN, avaient réussi à détourner les voix d'extrême-droite, voici que, aujourd'hui, les propos et la politique de Sarkozy ramènent ces brebis égarées au bercail avec quelques autres. Son discours, républicain, laïque, féministe, décomplexé mais plus cohérent que celui de Sarkozy, et plus acceptable par une certaine droite que celui de son père, fait de Marine Le Pen une candidate présentable. Et ce ne sont pas les indignations, les imprécations qui ont échoué face au discours limite du père qui vont marcher contre les discours policés de la fille. Sarkozy a libéré plus que le discours droitier d'une partie de son électorat. Qui va voir ailleurs.

Bien entendu, Fillon a essayé de faire porter le chapeau au PS, sans grand succès. Il manque pour cela de crédibilité car il peut difficilement reprocher au PS de ne pas incarner une véritable opposition. Et pourtant...

 

Tout cela demeure dans le microcosme politicien. Qu'en est-il de la société française elle-même ? Elle est probablement plus saine que le monde politique mais aussi plus désespérée.

 

Plus désespérée car si les caisses de l'État ont été vidées hier, c'est à coup de mesures favorables aux nantis. Les riches sont devenus plus riches et les pauvres plus pauvres. Le gouvernement veut rétablir les équilibres financiers, non en reprenant aux nantis ce qu'il leur a été donné mais en remettant en question les acquis sociaux qui permettent de vivre à la grande majorité de la population. Quoi que pense la majorité de la population. Quel que soit le nombre de manifestants. Ce pays n'a jamais été aussi riche et la situation devient chaque jour plus difficile pour la majorité de la population.

 

La population est plus saine car malgré le matraquage, elle ne suit pas quand le gouvernement essaie de la diviser en lançant des campagnes sur l'identité nationale, sur les roms, sur l'islam, sur les immigrés avec ou sans papiers... Une confirmation évidente, peut-être simpliste : il suffit de voir quelles sont les personnalités préférées des Français, la « diversité » y est fortement représentée.

Plus pertinente, l'analyse de Nonna Mayer, dans un article récent du Monde (11/03/11), montre « que depuis 1990, il y a un recul lent mais constant des préjugés racistes, xénophobes et antisémites et, à l'inverse, une acceptation croissante de l'autre, y compris des musulmans ». Par contre, elle parle « d'une droitisation de l'électorat UMP... Sur les 2 thématiques phares du FN, l'immigration et l'islam ».

 

Finalement, en attaquant, segment par segment, une grande partie de la société française, Sarkozy recueille le plus grand désamour qu'ait connu un président en exercice !!!


Il a réussi à construire contre lui l'unité syndicale au moment de la réforme des retraites, à se mettre à dos presque tous les secteurs de la société civile : les chercheurs hier et les diplomates aujourd'hui, les associations étranglées par la diminution des subventions, les élus locaux y compris de droite qui doivent gérer plus avec moins de moyens, les enseignants et les parents d'élèves devant ce qui est ressenti comme un démantèlement de l'école et plus largement de la formation. Ce chantre de la sécurité a mis dans la rue et les magistrats et les policiers. Il est difficile de trouver un corps, en dehors des restaurateurs..., qui sans être de gauche ne se sente pas agressé, humilié, par les propos ou les décisions fantasques du président de la République. Y compris des ministres méprisés ou négligés, comme son « collaborateur » Fillon, le ministre d'État Juppé et autres Borloo, Kouchner, Yade...

 

Les sondages sont réellement désespérants par les résultats de Marine Le Pen mais aussi, et peut-être plus, par ceux de la gauche qui est incapable d'occuper le boulevard - surdimensionné pour elle ? - qui lui est offert par Nicolas Sarkozy !

 

La gauche qui se dit de gauche étale ses divisions depuis au moins 2005 au point de donner raison à ceux qui affirment qu'elle incarne le vote inutile.

Le rejet de Nicolas Sarkozy est tel que certains peuvent penser que le passage du tout RPR/UMP au tout PS est assuré : hégémonie acquise au niveau municipal, départemental, régional, majorité demain au sénat ? Victoire à la présidentielle et ensuite aux législatives ? Mais pour faire quoi ? Le PS doit faire un gros effort s'il veut incarner, dans les mois qui viennent, une force annonciatrice d'une politique différente et crédible. Pour le moment, avec la complicité des médias, il occupe le terrain dans un ballet de figuration des ego, exacerbé par des primaires incertaines, tandis que prospère la communication de « l'imam caché ».

 

Si Nicolas Sarkozy a pu être qualifié d'agité du bocal, le PS au lieu d'incarner le changement et l'espoir, l'ouverture et la participation amuse la galerie avec la non-candidature du candidat. Les primaires sont organisées pour que le non-candidat puisse s'y présenter, la secrétaire national affirme qu'elle ne se présentera pas contre le non-candidat. Les fonctions du non-candidat l'empêchent de dire qu'il sera candidat. Mais il est autorisé à dire qu'il n'est pas candidat. Personne ne le lui demande.

 

Il ne fait pas de doute que cette danse du ventre devant le buffet ne peut que mobiliser tous ceux qui ont de la peine à boucler les fins de mois. Ne vous impatientez pas braves gens, le sphinx parlera, le moment venu... Actuellement, il « communique » !

 

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 20:44

 

Trois hommes de foi se penchent sur les versets qui, dans leurs textes sacrés, peuvent conduire à des affrontements interreligieux graves.

 

Yves Simoens, jésuite, n'interroge que l'Évangile de Jean sur les juifs, David Meyer, rabbin, et Soheib Bencheikh, imam, se penchent sur l'ensemble des textes en commençant par expliquer leur nature.

 

David Meyer rappelle que seule la Torah est un texte « révélé » par Dieu à Moïse et donc « supposé » (DM) parfait puisque d'origine divine et inspirée. Le Talmud, particulièrement riche en « versets douloureux » n'est qu'une « compilation de dictons rabbiniques » visant à « créer un code de lois juives » et à « encadrer le peuple juif dans la pratique quotidienne de sa religion ».

Soheib Bencheikh sépare, de la même façon, le Coran, « l'unique source divine et infaillible » du fiqh, jurisprudence islamique, « ni sacré, ni immuable », et les hadith recueil de paroles, de faits et gestes attribués à Mohamed.

 

Tous deux vont relire Talmud, fiqh ou hadiths en essayant de les interpréter, de les relativiser, en fonction du lieu, du moment et des personnes qui sont à leur origine. Cette critique « historique » est aussi la démarche de YS lisant l'Évangile de Jean.

 

Le Christ est en Judée et n'est pas « reconnu » par les Juifs de Judée qui le recherchent pour le tuer. Cela ne met nullement en cause tous les juifs de tous les temps mais seulement les juifs de Judée au moment où Jésus parcourt cette terre.

Parmi les douze disciples qu'il a choisis, l'un le trahit, l'autre le renie ! Ils n'en demeurent pas moins ses disciples. Ce que condamne le Christ, ce sont les péchés, non les pécheurs. Et de même que Jésus ne condamne pas Judas qu'il a choisi et qui le trahit, de même il ne condamne pas les juifs. « Il devrait être clair pour le regard chrétien que le juif demeure élu de Dieu et plus aimé que quiconque parce qu'il est le plus menacé ».

 

Pour arriver à cette relativisation par l'histoire des rapports de l'Église avec les juifs, YS reconnaît qu'il a quand même fallu des siècles et le livre de Jules Isaac sur « l'enseignement du mépris » venant après la Shoah. Jean XXIII supprime la prière pour les juifs déicides, le vendredi saint !

 

Il est relativement compréhensible que le Talmud, le fiqh, les hadiths énoncés par les hommes puisse être rediscutés aujourd'hui et qu'ils puissent comme le dit David Meyer écrire de nouvelles choses dans les marges de la Torah. Il est plus difficile et beaucoup moins compréhensible pour les croyants de voir discuter un texte « révélé  donné par Dieu à Moïse » (Torah) ou réputé «unique source divine et  infaillible » (Coran).

 

Pour David Meyer comme pour Soheib Bencheikh, il ne faut pas toujours prendre le texte à la lettre, sous peine de courir le risque d'entrer dans la barbarie. Si la parole de Dieu est sacrée, Dieu seul connaît l'interprétation vraie des textes. Et chacun doit interpréter le texte sans que cette interprétation puisse se dire la « vraie » et sans qu'elle devienne obligatoire pour tous.

 

S'attaquant aux versets les plus douloureux, par nature, de la Torah (le sacrifice d'Isaac, la destruction de Sodome et Gomorrhe), David Meyer y voit un dialogue nécessaire entre Dieu et sa créature qui ne peut être enfermée dans la seule soumission. Dieu et l'Homme sont partenaires. La justice s'impose à tous, même à Dieu. Quand Abraham discute l'ordre de détruire Sodome et Gomorrhe, il est dans son rôle de partenaire mais ne va malheureusement pas au bout du marchandage : S'il y a 50 justes ? S'il y a 10 justes ? et il ne pousse pas jusqu'à, et s'il n'y en a qu'un ? Plus grave, il ne discute pas du tout l'ordre de sacrifier son fils. Lors de cette demande, Dieu ne s'attend pas à une obéissance aveugle mais à une objection qui ne vient pas. Malgré cela, Isaac n'est pas sacrifié. La vie est sacrée.

Pour David Meyer, le livre de Josué, particulièrement douloureux, a été maintenu dans la Bible, non « pour justifier toutes les conquêtes mais au contraire pour faire naître un sentiment intuitif de rejet devant l'horreur. Le livre ne doit pas être une source de légitimation mais de réflexion ».

A travers l'histoire et malgré les versets douloureux, les rabbins se sont ingéniés à contourner les textes pour que le génocide qui était en apparence permis ne soit jamais mis en pratique.

 

Pour David Meyer, la Torah n'est pas un livre qui assène la vérité, indiscutable, mais un livre qui doit susciter la réflexion. Au risque de la transgression. Dans l’esprit du Talmud ; « Il y a des cas où transgresser la lettre de la loi, c’est précisément respecter son esprit ».

 Soheib Bencheikh reprend de nombreux reproches faits à l'islam pour montrer qu'ils n'ont, le plus souvent, pas une origine coranique et les rattache à des circonstances
historiques. Mais il n'hésite pas à affirmer que, si le Coran est divin et infaillible, il n'en reste pas moins tributaire de son temps et a subi des variations au moment de la révélation. Il s'étonne même : « Il est curieux que Dieu, pendant 23 ans, ait favorisé cette évolution dans la législation pour ensuite la voir stagner pendant 14 siècles. » Personne, dit-il, « n'a jamais rencontré une Bible ou un Coran qui s'exprime par lui-même ». Par contre, il est facile de rencontrer des hommes qui interpêtent les textes,
souvent de façon très différentes. Ce qui conduit le rabbin comme l'imam à dire qu'il faut
rechercher dans les textes l'enseignement divin, qu'il faut le dégager de son « réceptacle
purement humain ». Qu'il faut surtout se libérer des lectures littérales qui font des versets
douloureux des versets dangereux. Ce qui conduit à une théologie de la transgression, non de la parole de Dieu, mais de ses
interprétations traditionnelles, institutionnelles ou non. Il faut, dit Soheib Bencheikh, et
ce n'est certainement pas à ses yeux valable seulement pour le Coran et l'islam, « délivrer
le patrimoine coranique des mains de l'obscurantisme et de l'intrigue notamment politique ». Pour lui, l'avenir de la planète en dépend, « sachant que le quart de l'humanité est de
confession musulmane ». De plus, « avec la sécularisation du monde occidental et la
laïcisation de l'art de gouverner, l'islam et son droit classique se trouvent largement
dépassés... La sécularisation de la société dans l'Europe chrétienne n'a pas attendu le
concile de Vatican II. L'islam n'est pas différent à cet égard : ou il marche avec son
siècle ou il reste en marge de la société moderne » A la question « qu'est-ce qui oblige à une lecture différente », les 3 auteurs ont des
réponses proches : YS : « D'abord ma conscience morale d'homme, de chrétien,de religieux jésuite, de
prêtre catholique... » DM : « Ce texte , on peut le lire de telle ou telle façon, il y en a une qui me semble
acceptable, il y en a une qui me semble tout à fait inacceptable... Nous avons là une
opposition entre une lecture éthique de ce verset et une lecture littérale. C'est l'éthique
qui l'emporte. Ce n'est pas l'éthique du XXIè siècle mais c'est celle du bon sens.... »
SB : « On ne lit pas le Coran pour l'aduler mais pour chercher des solutions pour soi. Revenir à la conscience individuelle... Libération du Coran de toutes ses interprétations
dépassées par le temps mais aussi la libération de l'idée de Dieu du Coran lui-même ». Comme le dit Alexande Adler dans la préface, les « Livres saints ne sont plus...
un aboutissement des relations entre l'homme et le divin mais seulement un point de
départ ». Qui laisse beaucoup de place au doute pour ne pas dire au scepticisme quand
on voit le jeu des interprétations qui, ici, disent qu'il faut se détacher de l'histoire pour
« trouver dans le texte son message intemporel et universel » et là qu'il faut au contraire
« relire le verset dans son contexte car ce n'est qu'à cette condition qu'il a un sens ». A la question fondamentale d'Alexandre Adler, « pouvons-nous encore nous dire
monothéistes ? », il semble difficile de répondre « oui ». Après les horreurs perpétrées à
travers l'histoire au nom des textes sacrés ou sous leur influence directe ou indirecte. L'exégèse des textes sacrés semble faite pour aider ceux qui ont la foi et que ces textes
désorientent plus qu'ils ne les aident à vivre. Pour cela, il faut aller chercher leur sens
dans la « conscience morale d'homme » (YS), dans l'éthique du « bon sens » (DM),
dans la « conscience individuelle » (SB). N'est-ce pas là un hommage à l'humanisme et à la raison trop souvent mis à mal par
l'interprétation de versets qui sont douloureux pour certains mais dangereux pour tous ?

* Les Versets douloureux. Bible, Évangile et Coran entr conflit et dialogue.
David Meyer, Yves Simoens, Soheib Bencheikh.
Lessius 2007

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Published by Paul ORIOL - dans Diversité
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