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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 14:35

 

 

Par essence, l'UE est multiculturelle. La devise de l'Union est "unité dans la diversité". Au Parlement, les députés européens peuvent s'exprimer dans leur langue nationale et l'assemblée bénéficie de la traduction simultanée pour toutes les langues ce qui pose un important problème budgétaire.


Au niveau des documents de travail, le multilinguisme est moins important. Trois langues seulement sont réputées langues de travail. Tous les documents, en principe, doivent donc être publiés en allemand, anglais et français. Dans la pratique, ils sont tous en anglais et après un délai plus ou moins long, dans les deux autres langues.


Lors du concours d'entrée aux institutions européennes, les candidats doivent posséder 2 langues de l'UE dont leur langue maternelle. Il n'est plus question de 3 langues de travail. Mais cela n'est plus suffisant. Selon le Financial Times, Bruxelles avait envisagé de permettre aux Britanniques de passer le concours d'entrée en anglais seulement, ce qui est illégal (Le Monde 23/02/11). Au delà de l'avantage donné aux candidats dont la langue maternelle est l'anglais, cela favoriserait l'hégémonie déjà fort avancée de la langue anglaise et en ferait la seule langue de travail !


Cameron, Merckel, Sarkozy ont raison, le multiculturralisme, cela ne marche pas au niveau de l'UE.

Il ne reste plus qu'à parler anglais. Comme tout le monde.

 

 

 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 00:18

 

 

  La croissance mondiale va créer dans un horizon relativement proche des situations de pénurie... Il ne sera pas possible de tout résoudre par des solutions technologiques. Le Monde 16/02/11.


17 pays, pour la plupart en voie de développement ont déposé des dossiers pour la construction de centrales nucléaires. Le Monde 13-14/02/11.


Mururoa : après l'atome, la menace du tsunami. Fragilisés par les tirs nucléaires souterrains (147, plus 46 essais atmosphériques), l'atoll pourrait subir un glissement de terrain suivi de vagues océaniques. Le Monde 11/02/11.


Ouganda : Selon un rapport 2008 de la Banque mondiale, le taux de chômage chez les jeunes était alors le plus élevé de la planète. Dans la tranche 15-24 ans, il atteignait le chiffre record de 83% ! CI 10-16/02/11.


25% des 25 millions de salariés ont perçu moins de 9000 euros net au cours de l'année 2008, soit moins de 75% du smic calculé sur l'année. FO Hebdo, 02/02/11 repris par Politis10/02/11.


Après condamnation par des juridictions françaises, européennes et internationales, le Conseil constitutionnel a jugé que les lois de cristallisation des pensions des anciens combattants et fonctionnaires originaires de l’ex-empire... (gel discriminatoire... de leurs pensions) étaient contraires aux libertés et droits constitutionnels.
Aucune réparation ne prévoit de compensation rétrospective de cette spoliation opérée pendant des années. Les personnes concernées pour obtenir l’égalité des droits, devront, dans un délai de trois ans, faire une demande, alors même que l’administration leur verse déjà régulièrement leur pension et qu’il suffirait de décider d’aligner leur montant sur celui des pensionnés français. Le gouvernement s’est opposé aux amendements proposant une information systématique des pensionnés.

A la suite de la décristallisation qui portait sur d’autres prestations (retraite du combattant, pension militaire d’invalidité), plus de deux ans après la réforme, 57 000 personnes percevaient encore la retraite du combattant à un taux cristallisé. C’était le cas pour environ 17 000 des 18 000 bénéficiaires de la pension militaire d’invalidité, soit plus de 9 sur 10. Extrait du communiqué du 10/02/11 de ATMF, CATRED et GISTI

 

Tous les morts ne se valent pas. Le réassureur Munich Ré compare le coût des 950 événements dans le monde en 2010. Le tremblement de terre en Haïti a fait plus de 200 000 morts, il n'a pas été très coûteux pour les assureurs : seuls 200 millions des 8 milliards de pertes étaient assurés. La catastrophe la plus chère pour eux a été le séisme au Chili : 8 milliards assurés sur 30 milliards de dollars de pertes. Et 521 morts… Lettre d'information Alter-éco 10/02/11.


Le taux de chômage des 15-24 ans atteint 23,3%... 3 fois plus élevé que la moyenne. Le nombre de personnes de moins de 30 ans au chômage atteint le million et, parmi elles, se trouvent 150 000 chômeurs de longue durée. Le Monde 09/02/11.


20 600 agriculteurs bio, 25% de plus qu'en 2009... 2,9% de la surface agricole. Le Monde 05/02/11.


6178 élèves apprennent l'arabedans le secondaire (1% de l'effectif). Le Monde 05/02/11.


Etats-Unis : sur l'Egypte, 5 discours différents en 7 jours.
1)
« Notre évaluation de la situation, c'est que le gouvernement égyptien est stable et cherche les moyens de répondre aux besoins et intérêts légitimes du peuple égyptien. » Hilary Clinton 25/01/11...
5) "
La transition politique doit être profonde, qu'elle doit être pacifique et qu'elle doit commencer maintenant ». Barak Obama 01/02/11. Pascal Riché, Rue89, 02/02/11.


"Les conservateurs savent le prix de chaque chose mais ne connaissent la valeur de rien" Le Monde 01/02/11.


Le report de l'âge de la retraite suppose le maintien des seniors en emploi or le nombre de chômeurs de plus de 50 ans ne cesse de croître. Le Monde 01/02/11.


La Fondation Abbé Pierre (16 ème rapport sur le mal logement) chiffre à 8,2 millions le nombre de Français en situation de mal logement ou de fragilité et de précarité : 3,6 millions de personnes non ou très mal logées et plus de 5 millions en situation de réelle fragilité à court et moyen terme. L'an dernier, elle avait chiffré à 6,6 millions le nombre de personnes en fragilité... 1,2 million de personnes sont en demande d'un logement social, tandis que 3,4 millions sont en situation de précarité énergétique et que 1,3 million de locataires ont rencontré des difficultés pour s'acquitter de leur loyer. Au moins 10 millions de personnes subissent les conséquences de la crise du logement. LeFigaro.fr 01/02/11.


La banque d'affaires Goldman Sachs a annoncé que le salaire annuel de son PDG était porté de 600 000 dollars à... deux millions de dollars... La banque Goldman Sachs avait bénéficié de plusieurs milliards de dollars d'aide de la part du Trésor américain. Les 4 autres principaux cadres dirigeants de la banque voient également leur salaire tripler... Ces sommes ne comprennent pas les primes que pourraient en outre toucher ces cadres dirigeants.
Ces hausses de salaires sont annoncées alors que Goldman Sachs a enregistré un bénéfice en recul de 37% en 2010, à 7,7 milliards de dollars, pour un chiffre d'affaires qui a reculé de 13% à 39,2 milliards de dollars...
Un porte-parole de la banque a précisé que le salaire de base de ces cadres était resté «inchangé depuis l'entrée en Bourse de Goldman Sachs en 1999». LeParisien.fr 31/01/11.


Le problème avec Wikipedia, c'est que ça marche, seulement en pratique. En théorie, c'est un désastre total. Le Monde 30-31/01/11.


Vingt-six millions d'Américains (1 actif sur 6) sont aujourd'hui sans emploi ou sous employés, 4 millions de famille ont perdu leur toit. Le Monde 29/01/11.


L'alimentation n'est pas un actif financier mais un élément fondamental de notre existence. Rien n'est malhonnête, tout est légal mais si des fortunes se font, des misères se créent... Le Monde 30-31/01/11


Le chômage de masse perdure malgré la reprise. En 2010, le nombre de chômeurs de longue durée a progressé de près de 20%. Le Monde 28/01/11.


Sur les 59 pays où la natalité n'est plus suffisante pour assurer le maintien de la population, 18 sont qualifiés par l'ONU de pays en voie de développement...
Rien ne sert de sonder trop longtemps les mystères de la natalité, mieux vaut créer des crèches et le congé parental. Le Monde 28/01/11.


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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 15:38


Les conséquences de l'effondrement de l'Union soviétique, symbolisée par la Chute du Mur de Berlin, n'en finissent pas.
Bien sûr, la première, hors de l'Union soviétique proprement dite, a été l'unification de l'Allemagne  et la démocratisation, l'indépendance des pays de l'Europe de l'Est qui ont rapidement adhéré à l'Union européenne.

Un deuxième effet a été le triomphe, la généralisation planétaire du libéralisme de Thatcher et Reagan. Traduction de la victoire du capitalisme occidental sur le communisme soviétique. Désormais débarrassé de la menace extérieure de l'Union soviétique, le capitalisme a pu prendre, sans crainte de révolution interne, son nouveau visage. Il a pu se lancer à l'assaut de tous les "acquis sociaux" qu'il avait du concéder à la social-démocratie pour éviter la révolte ouvrière. Sus à l'État providence et à l'État tout court. Il suffit de privatiser et le marché réglera tous les problèmes.

L'Histoire se terminait par la victoire du marché, du marché financier qui n'avait nul besoin des réglementations des États devenus quasiment inutiles. Tous les pays devaient suivre le même modèle, le FMI était là pour veiller au grain et ramener les brebis égarées dans le droit chemin. La preuve de la supériorité du système était confirmée par l'augmentation du PNB. Qu'importe la croissance des inégalités, entre pays, à l'intérieur des pays, de tous les pays. Qu'importe l'augmentation du nombre de pauvres, y compris dans les pays les plus riches.
La crise n'allait rien y changer. Un moment déstabilisées, les banques retrouvaient la nécessité de l'État  pour les renflouer et l'alerte passée, tout pouvait revenir comme avant.

Pendant ce temps, un certain nombre de pays développaient un deuxième modèle un peu différent. Avec un État fort, très peu démocratique, un marché intérieur administré et une croissance continue bien plus importante. Rien de bien inquiétant. Certes, ces pays n'étaient guère démocratiques mais comme la croissance de leur PNB était forte, comme ils mettaient à la disposition des grandes entreprises une main d'œuvre bon marché dont ils contrôlaient la soumission, il n'y avait rien à redire. De tout façon, ces populations n'étaient pas aptes à la démocratie. Seule chose inquiétante, les déséquilibres entre la Chine, les ateliers, et les États-Unis, les rentiers...

Dans les pays arabes, ce modèle avait d'autres avantages : les dictatures amies constituaient un barrage contre le nouvel empire du mal, les terroristes, les frères musulmans et, par la même occasion, les syndicats et les forces de gauche qui auraient pu gêner les affaires. D'autant que ces dictatures avaient, pour cela, besoin d'armes...

La révolution tunisienne est venue troubler le cours de ces relations bénéfiques pour ceux qui étaient au pouvoir des deux cotés. En quelque jours, elle mettait à mal le modèle "capitaliste-autoritaire". Et ces pays qui avaient déjà exporté leur démocratie par les armes, étaient pris de court quand elle se cherchait toute seule. Dès lors, les questions qui reviennent chaque jour, ce n'est pas comment aider les démocrates. C'est comment prévenir le terrorisme islamiste pourtant pris au dépourvu tout autant que les gouvernements occidentaux. Comment prévenir le débarquement de milliers, de dizaines de milliers, de centaines de milliers d'immigrants massés aux frontières... Lors de la chute du mur, les réflexes étaient identiques.

Les démocrates devraient avant tout se réjouir de ce mois de mai en janvier. Ce printemps précoce est encore une conséquence indirecte de la chute du mur. Auparavant, tout événement local se transformait rapidement en conflit est-ouest. Désormais, une initiative populaire est relativement possible. Relativement car personne ne sera pas pris au dépourvu et le soutien ne fera pas défaut aux monarchies pétrolières.

Le printemps arabe né en Tunisie est d'abord le fait de la jeunesse, de la jeunesse diplômée et moderne. Tout le monde a attiré l'attention sur l'importance d'internet, des réseaux sociaux, des téléphones mobiles . Et l'importance de Al Jazaria. Certains doivent se souvenir des transistors de 68 et d'Europe n°1. Il ne faut pas oublier cependant que la croissance du PIB masquait et la pauvreté, et le chômage, et les bas salaires. La révolution n'est pas tunisoise, elle est tunisienne. Elle n'a pas été déclenchée dans un campus de Tunis mais par l'immolation par le feu d'un jeune Tunisien sur une place publique de l'intérieur du pays. Aucune organisation politique ou religieuse n'est à l'initiative, ni ne la contrôle, même si le syndicat UGTT est une des rare organisations à structure nationale. La lutte est maintenant ouverte pour savoir qui récupèrera, canalisera cette révolution. La succesion des chefs de gouvernement montre bien la volonté du pouvoir de se maintenir en place.

Face à ces pseudo-démocrates qui ne voyaient que la dictature pour s'opposer à l'intégrisme islamiste, une aspiration autonome à la dignité, à la liberté, aux valeurs démocratiques s'est levée et a renversé, sans arme, la dictature. Et cet événement a des échos jusqu'en... Chine qui censure "jasmin" sur internet !!!

Belle leçon à tous ceux qui voulaient croire ou faire croire que les valeurs de liberté, d'égalité étaient réservées à quelques privilégiés. Il y a pourtant longtemps que l'on sait que les hommes ne vivent pas seulement de pain.


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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 01:15

 

 

 

 

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De tout ce que mon père m'a laissé en héritage, la chose à laquelle je tenais le plus était sa gamelle avec son car de militaire. Gamelle et car l'ont suivi pendant la guerre de 1939-40 et pendant sa captivité où l'un de ses camarades a gravé des images qui ont fasciné mon enfance. Il y avait aussi un cadre en bois gravé, inachevé (il y manque la date de fin de captivité), destiné à recevoir une photo...


Il a passé 18 mois comme prisonnier de guerre au Stalag VIII C, à Sagan, maintenant en Pologne. Pendant sa captivité, j'avais 5-6 ans, quand des voisins me demandaient où était mon père, comme on m'avait dit qu'il était prisonnier, je répondais, logiquement, en prison. Et tout le monde riait. Je ne comprenais pas pourquoi !


Il y a quelques années, Anne et moi sommes allés dans l'est de l'Allemagne (Weimar, Buchenwald, Dresden...) et la proximité de la frontière nous a poussés à faire un saut jusqu'à Sagan où mon père avait passé ses 18 mois de captivité.
Au bureau du tourisme, une jeune femme nous a immédiatement renseignés, aimablement émue d'apprendre que mon père y avait passé 18 mois. Peu de "touristes" doivent passer pour la même raison.

Les touristes sont, peut-être, plus intéressés par l'Offlag où s'est déroulée l'histoire narrée dans le film "La grande évasion" qui n'a cependant pas été tourné là. Je pense que le régime communiste polonais ne voulait pas faire écho à cette aventure américaine.


Sur place, cependant, un souterrain a été reconstitué à coté du monument qui rappelle cette période et du musée réservé au prisonniers de guerre. Dans les vitrines, étaient exposés de multiples documents d'époque, photographies, matériel et... des gamelles semblables à celle de mon père même si elles n'étaient pas aussi travaillées.


Finalement, avec l'âge, j'ai pensé me séparer de ce morceau d'enfance et confier la gamelle à un musée. Celui de Carcassonne par exemple. Et c'est là que l'aventure commence.

Nous sommes allés offrir nos objets, précieux de souvenirs, au musée des anciens combattants de la ville où nous avons été très bien reçus. Nous en avons profité pour visiter le musée.


J'étais au premier étage en train de regarder les vitrines quand une personne du musée est venue me saluer courtoisement. Nous avons discuté et je lui ai dit le plaisir que j'avais de visiter un tel musée et notamment de voir que, dans cette vitrine, il y avait un document rappelant que des Allemands aussi avaient participé à la résistance.

Et là, stupéfaction ! Cette personne est partie dans une longue diatribe contre les Allemands. J'ai essayé de rappeler quelques faits de résistance d'Allemands au nazisme, du prix qu'ils avaient payé... j'ai noté aussi que les officiers français qui s'étaient opposés au comportement de l'armée française en Algérie n'étaient pas très nombreux bien que le risque soit bien moindre.


J'ai eu droit alors à une défense énergique de la torture. Non seulement de la torture passée mais aussi de celle qui pourrait advenir. Dans un musée d'anciens combattants qui devrait illustrer les horreurs de la guerre et encore plus de ses excès. Dans un musée où on fait défiler les enfants des écoles. Leur enseigne-t-on qu'il est légitime de torturer ?


J'ai immédiatement quitté ce lieu, furieux. Abandonnant la gamelle du Caporal dans quelles mains. Ma cousine, ma presque soeur, est venue heureusement les reprendre, le lendemain, alors que j'avais quitté Carcassonne.


Quelque temps plus tard, nous sommes allés les déposer au Mémorial de Caen. Ainsi la gamelle du Caporal est maintenant dans un musée dédié à la paix.

 

 

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Published by Paul ORIOL - dans Souvenirs
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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 23:44

 

 

Parvenir à un accord de paix israélo-palestinien d’ici septembre est un défi encore

 

possible à relever selon Catherine Ashton.
 

 

Mais alors qu’une vague de contestation populaire traverse le monde arabe, Israël affirme

 

que sa priorité est l’Iran, pas les négociations de paix. “Nous devons d’abord trouver des

 

solutions au problème iranien, ensuite seulement nous serons prêts à prendre". Avigdor

 

Lieberman, ministre des Affaires étrangères. Euronews 15/02/11.


 

Le PIB de la zone euro en hausse de 0,3% et celui de l'UE27 de 0,2%. Eurostat Home

 

15/02/11.

 

 

L’initiative citoyenne européenne devrait être opérationnelle en mars 2012, soit bien plus

 

tard que l’échéance initialement fixée au 1er décembre 2010, exactement un an après

 

l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Fenêtre sur l'Europe 14/02/11.

 

 

Le 26 mars 2001, date à laquelle les syndicats (britanniques) ont appelé à un  

 

rassemblement géant pour protester contre l'austérité. Le Monde 15/02/11.


 

Prochain lancement de Brussels Leaks, sur le « modèle » de WikiLeaks, pour « centraliser

 

les renseignements sur le fonctionnement interne de l'UE ». Le Monde 11/02/11.


 

Le président et la ministre des Affaires étrangères de l'UEse sont montrés totalement

 

transparents dans les événements du monde arabe, déplore une chroniqueuse espagnole.

 

Un comportement qui illustre la pauvreté de la politique européenne.08/02/11 Soledad

 

Gallego Díaz El Païs.


 

Devenir propriétaire de son logement fait toujours rêver les européens : les citoyens

 

européens – en Europe de l’Est et de l’Ouest – considèrent l’accès à la propriété comme

 

un élément essentiel de leur bien-être. Et alors que ce rêve coûte de plus en plus cher,

 

comparé à l’évolution des revenus et des loyers, cela ne semble pas décourager nos

 

concitoyens européens.

 

L’accès à la propriété, composante d’une « bonne » qualité de vie présente des disparités

 

entre pays : le taux de propriétaire se révèle le plus faible en Allemagne (45%), et en France

 

seulement 48% de propriétaires. Dans les nouveaux États membres les taux sont les plus

 

forts avec une moyenne de 77% de propriétaires ; la plus grande proportion de propriétaires

 

étant en Hongrie (91%). Fenêtre sur l'Europe 11/02/11.

 


 

Denis Robert non coupable ? Merci l'Europe ! Les textes européens plus protecteurs de la

 

liberté d'expression que la loi française. Arrêt sur image 08/02/11.


 

Angela Merkel veut rendre l'Europe un peu plus allemande (die Welt). En 12 mois les

 

pays de l'UE devront adopter des freins à la dette à l'allemande, uniformiser l'âge de la

 

retraite et l'impôt sur les sociétés. Ce qui était parfaitement inimaginable jusqu'ici. Il ne s'agit

 

pas d'un gouvernement mais d'une politique économique commune qui n'accorde plus aux

 

institutions européennes CE et PE qu'un rôle secondaire. Les chefs d’État décident.

 

http://www.michel-verrier.com/revue-presse-allemagne/index.php/2011/02/06/802-

 

le-nouveau-pacte-d-angela-merkel-au-feu-de-la-critique


 

Coup de frein sur les salaires en France. En 2010, les salaires de base n'ont progressé

 

que de 0,3% en France contre 1,4% en Allemagne. Le Monde 05/02/11.



Avec le pacte pour la compétitivité,  l'Allemagne et la France font jouer leur poids politique

 

au sein de la zone euro tandis que le rôle de la CE reste confus. Ce serait à la fois rusé,

 

impudent et bien dans l'esprit de l'accord de Deauville que Merkel et Sarkozy contraignent

 

Barroso à soutenir personnellement l'acceptation du pacte, comme cela a déjà été le cas

 

pour les changements du traité de Lisbonne… Mais celui qui paye mène la danse. Personne

 

n'a plus intérêt à avoir les Allemands de son côté que les États membres. La CE espère un

 

élargissement du fonds de sauvetage de la zone euro. De ce point de vue, personne ne peut

 

se permettre d'irriter Berlin." (03.02.2011) euinside - Bulgarie



Le "pacte pour la compétitivité"de A. Merkel et N. Sarkozy est imposé. Les travailleurs

 

européens ne cesseront de s'appauvrir ! ... La manière dont les décisions sont prises

 

actuellement dans la zone euro et dans l'UE s'apparente à un coup d'Etat. On peut adopter

 

ou rejeter les contenus de la proposition de Merkel... Ce qui est inacceptable, c'est la

 

manière d'imposer ces mesures. Bien que celles-ci … changeront radicalement la vie de

 

tous les citoyens européens, les politiques ne prévoient aucun traité pour cela mais

 

l'adoption de mesures hâtives." (03.02.2011) To Ethnos – Grèce Eurotopics


 

8,4 % des travailleurs de l’UE sont pauvres (Eurostat). Avec 3,7 % et 4,6 %, la Finlande et

 

la Belgique sont les pays où la part de travailleurs pauvres est la plus faible. La Roumanie

 

se situe au plus haut, avec 17,6 %, puis la Grèce (13,8 %) et l’Espagne (11,4 %). La France

 

est sous la moyenne de l’UE avec 6,7 %. Parmi les pays les plus riches, l’Italie

 

présente une proportion de travailleurs pauvres supérieure à la moyenne, 10,2 %.

 

Observatoire des inégalités http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1280

 

 

Dans la zone euro(ZE16), le taux de chômage corrigé des variations saisonnières est établi

 

à 10,0% en décembre 2010,  stable par rapport à novembre. Il était de 9,9% en décembre

 

2009. Dans l’UE27, le taux s’est élevé à 9,6% en décembre 2010, stable par rapport à

 

novembre. Il était de 9,5% en décembre 2009. Eurostat févirer 2011.

 


 

Pour les experts, l'UE doit développer tous les carburants alternatifs. En utilisant des

 

énergies non fossiles, l'Europe pourrait rendre le transport durable d'ici 2050, selon un

 

rapport remis à la CE. http://www.euractiv.fr/experts-ue-developper-carburants-alternatifs-

 

article


 

La CE a mené à terme les processus de libéralisation des transports ferroviaires, des

 

services postaux et de l’énergie (gaz et électricité). Conséquence presque mécanique

 

dans les différents secteurs : la privatisation des entreprises publiques (en France,

 

GDF-Suez et bientôt EDF) ou du moins leur transformation progressive dans cette

 

perspective ( Poste, SNCF). Dans tous les cas, le passage à un management

 

« d’entreprise » est la règle avec réduction des coûts salariaux, marketing à outrance (SNCF

 

et Poste particulièrement explicite), et augmentations substantielles des prix pour « être à

 

l’écoute du marché ». http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article138

 

Jusque là absente des discussions, la CE a finalement envoyé une lettre au gouvernement

 

hongrois, exigeant que ce dernier s'engage à modifier la loi (sur la presse) sous deux

 

semaines. Fenêtre sur l'Europe 26/01/11.


 

Islam Karimov, président d'un Ouzbékistan riche en gaz, reçu à Bruxelles en dépit de ses

 

dérives autoritaires. M.Barroso assure, sans convaincre, avoir évoqué les droits de l'homme

 

avec le président ouzbek. "Pour des questions d'agenda"... pas de conférence de presse

 

des deux hommes. Pour des "problèmes d'agenda", pas de rencontre avec Herman Van

 

Rompuy, président du Conseil. Le Monde 26/01/11.

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 20:52

Tubes Champ NB-5

Horizon de tubes

 

Tubes Allée NB-2

Allée des tubes

 

Tubes Champ NB-1

Champ de tubes

 

Tubes IIndustrie1NB-6

Industrie industrialisante

TubesIndustrie2 NB

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 15:24

La chute du Mur comme les Révolutions arabes ont surpris tous les gouvernements et tous les journalistes. Même si les journalistes se chargent ensuite de démontrer que les événements étaient parfaitement prévisibles.

Il n'en reste pas moins qu'Olivier Roy avait annoncé dés 2005 et l'échec de l'islamisme politique et les revendications démocratiques. Que son rapport avait été remis aux politiques et ignoré. MAM ne semble même pas avoir eu connaissance de la cellule à laquelle le rapport aurait été remis. Mais les politiques reçoivent tellement de rapports qu'ils ne retiennent probablement que ceux qui sont en accord avec leurs désirs, leur vision du monde.
Dans le cas de la Tunisie, l'aveuglement - par intérêt bassement matériel ? - est allé beaucoup plus loin et MAM n'a rien vu pendant ses vacances en Tunisie, alors que le phénomène était enclanché. Et elle n'a rien vu au point d'accompagner ses parents dans leurs (dé)placements. Elle avait vu cependant qu'il se passait quelque chose. Des armes ont été envoyées et elle a proposé le savoir faire français pour la répression.
Et comme si cela n'était pas assez, Sarkozy, soi-même, on ne peut penser que c'est une initiative d'une MAM sur la pente savonneuse, nomme un jeune et brillant ambassadeur, qui s'empresse d'agresser les journalistes tunisiens !
On ne peut pas dire qu'il n'y a pas continuité dans la politique française en Tunisie. Persévérence diabolique mais persévérance tout de même.
Comme les membres du gouvernement  appartiennent à la même famille, ont la même culture  ils se partagent les lieux de villégiature : le compagnon de MAM entretenait des relations douteuses avec la Libye et le Premier ministre était en congé en Egypte avec un crochet politique pour rencontrer Moubarak.
Il est possible que MAM ait raison, qu'il n'y ait rien là d'illégal, ce par quoi elle veut se différencer des Woerth, Blanc et autres. Mais cela témoigne de suffisance et d'incompétence.
Nous attendons maintenant les épisodes suivants. Particulièrement intressantes seraient les révélations sur la "démocratie" irréprochable du Maroc et la liste des personnes - certains parlent d'un véritable Bottin mondain -  qui ont profité des largesses du roi du Maroc, ce qu'on ne pourrait leur reprocher étant donnés leurs faibles revenus.
Finalement, comme l'a dit - encore - MAM, ils ne font que faire ce que font des millions de Français. Mais à leurs frais et non, comme elle, au frais sinon du contribuable français du moins, ce qui n'est pas moins grave, aux frais du contribuable tunisien, libyen, égyptien ou marocain.
Ce doit être ce que  Sarkozy appelle être aux cotés de ceux qui luttent pour leur liberté, leur dignité. Cela doit faire partie aussi de l'aide au tiers monde.

Le Monde et Saïf Al-Islam Kadhafi.
Les journalistes fussent-ils d'un "journal de référence" ne font pas, quelquefois, beaucoup mieux. Ainsi, le Monde daté du 23/02/11 consacrait une page entière à la fratrie Kadhafi et la moitié de cet article à Saïf Al-Islam qui était présenté comme "mesuré et cohérent"... "Sa politique d'ouverture a permis le retour en Libye des grandes compagnies pétrolières..." "Récemmment, Saïf Al -Islam avait dénoncé les atteintes aux droits de l'homme en Libye et plaidé pour l'instauration d'une Constitution".
L'article sur Saïf Al-Islam se terminait par : "Le voila au pied du mur.
Sauf que l'article est paru dans le journal daté du 23 et rédigé probablement bien avant. Mais le 21, Saïf Al-Islam Kadhafi était intervenu dans la nuit à la télévision pour expliquer que son pays était «au bord de la guerre civile", victime d'un complot étranger visant à déstabiliser le pays et à la transformer en République islamiste. Il a promis des réformes quand le calme serait revenu. Il a affirmé que son père se battrait jusqu'au bout. Et a menacé."Je m'adresse à vous et pour la dernière fois avant de recourir aux armes... La Libye n'est ni la Tunisie, ni l'Egyte... Notre moral est au plus haut et le leader Mouammar Kadhafi, ici à Tripoli, conduit la bataille et nous le soutenons ainsi que nos forces armées (...) Nous ne lâcherons pas la Libye et nous combattrons jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière femme et jusqu'à la dernière balle".
C'était le 21, l'article du Monde méritait de sauter ou au moins un bémol. Ou des explications, des excuses le lendemain. Il n'en a rien été.

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 10:23

L'année commence bien : Ben Ali en janvier, Mobarak en février, vivement le printemps. Bien entendu, ce n'est pas terminé, ni en Tunisie, ni en Egypte, ni ailleurs... En Chine, les informations sur les révolutions tunisienne et égyptienne seraient censurées !!! Mais pourquoi donc ?

 

Il est difficile de prévoir ce qui va se passer. Commençons donc par nous réjouir.

 

Personne n'a rien vu venir, mais ce n'est pas la première fois. : pour la chute du mur de Berlin, ce ne sont pourtant pas les informateurs qui manquaient. Les plus vieux se souviennent qu'une semaine avant es événements de mai 68, Pierre Vianson-Ponté disait dans le Monde "la France s'ennuie". Une jeunesse qui étouffait, dans une France gérée par un monument historique octogénaire, a fait exploser la société en dehors de toute organisation politique ou syndicale même si, petites ou grandes, elles ont essayé de récupérer le mouvement.

 

Sans vouloir faire de parallèle simpliste, il s'agit ici aussi d'une explosion populaire conduite par la jeunesse en dehors de toute structure même s'il existe ici ou là des organisations. C'est une explosion à laquelle, bien sûr, on peut trouver une événement déclenchant et même des signes annonciateurs, reconnus une fois que l'explosion a eu lieu. Il n'est que plus juste de penser à ceux qui, depuis des années ou depuis quelques jours, se battent quelquefois très douloureusement. Énorme différence avec mai 68.

 

Ce qui frappe, au moins en France mais probablement dans les autres pays européens, c'est la prudence des commentaires qui accompagnent, toujours avec un peu de retard, ces événements qui devraient enchanter tout le monde puisqu'il s'agit de peuples qui créent une démocratie malgré l'image que peut en donner l'Occident et surtout certains qui voulaient exporter...
Il s'agit d'un phénomène porteur d'espérance. Une démocratie revendiquée n'a-t-telle pas plus de chances de vivre qu'une démocratie imposée ?

 

Ces événement sont les plus importants, probablement depuis la chute de l'empire soviétique et la fin du colonialisme.
Si la fin de la guerre froide a permis l'explosion du néo-libéralisme et le développement des inégalités sur tout la planète, elle a libéré un espace pour de luttes autonomes. D'autant qu'Obama n'est pas Bush. Qu'il a pensé qu'une pression de l'extérieur sur les tenants du pouvoir était plus profitable pour la démocratie surveillée que l'envoi d'un corps d'armée surtout quand il y a peu de pétrole...
Il est d'ailleurs plaisant d'entendre le roi d'Arabie faire chorus avec Mouvarak et dénoncer l'ingérence étrangère. Pour stimuler le nationalisme ? Mais ce n'est là que l'écume.

 

Ce qui frappe c'est que les mots d'ordre des peuples soulevés est très proches : c'est le refus d'un pouvoir sans partage avec même essai de transmission héréditaire en Egypte (déjà réalisée en Syrie et en... Corée du nord !), de la corruption à grande échelle. Partout, le pouvoir pèse fortement. Il est facile d'accepter le satuquo.

Mais partout, le désir de révolte existe. L'aspiration à la liberté, à l'égalité. Le succès en Tunisie et en Egypte donne à penser aux autres peuples. Il montre que le succès est possible. Au delà même du monde arabe.  

 

Dans un passé récent, les Algériens et les Iraniens ont déjà essayé et ont payé cher leur échec. Aujourd'hui, les pouvoirs en place sont avertis, aux aguets et lâchent du lest : annonce de mesures sociales (prix des aliments, recrutement de fonctionnaires), politiques (changement de gouvernement, fin de l'état d'urgence). Tentative pour désamorcer la révolte ? Ou déjà aveu de faiblesse ?

 

Cependant, en Tunisie et en Egypte, tout n'est pas fini car tous les corrompus ne sont pas partis, loin de là. Combien sont-ils, prêts à se dévouer pour assurer la transition et sauver l'essentiel, leurs prébendes ? Y compris au sein des forces armées ?
La construction sera très difficile.
Le peuple a payé cher pour renverser les gouvernements. Contre Ben Ali et Moubarak, l'unité populaire s'est faite. Se fera-t-elle pour construire une démocratie et une société plus justes et politiquement et socialement ? C'est toujours l'enjeu des lendemains des "jours de gloire révolutionnaire".

 

Cela ne doit pas empêcher de nous réjouir avec les peuples de leurs victoires et de les soutenir dans la mesure de nos faibles moyens et en luttant contre ceux qui ont été complices hier et feront tout pour pousser vers une "solution raisonnable" qui ne remette rien profondément en question.

 

Reste que la situation globale du Proche-Orient en est bouleversée. L'éventuelle arrivée au pouvoir de forces démocratiques plus en phase avec le sentiment populaire est un affaiblissement de l'Etat d'Israël, même assuré d'un soutien définitif des États-Unis.

Est-il de nature à rendre réaliste les politiques israéliens ? L'inquiétude d'Israël peut-elle être un facteur favorisant l'arrêt de cette guerre de cent ans ?

 

Réjouissons-nous et rêvons.

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 23:58

 

 

Si, dans la révolution tunisienne, lerôle des Etats-Unis est resté discret, il n'en est pas de même en Egypte où Barack Obama intervient publiquement en continuité, semble-t-il , avec son discours du Caire du 4 juin 2009.

 

Pour la première fois (à ma connaissance du moins), le président des Etats-Unis a fait connaître sa volonté de voir un chef d'Etat céder son poste. Personne ne semble le lui reprocher, ni même s'en étonner. Il s'agit pourtant d'une immixtion caractérisée dans les affaires d'un autre pays. Jusque là, les Etats-Unis, et bien d'autres, soutenaient Moubarak : l'Egypie de Moubarak était, avec Israël, un des deux pays les plus aidés financièrement par les Etats-Unis. Obama change la donne. Et le dit.

 

Est-ce une habileté ? Il est, pour le moment, soutenu par John Mac Cain et même Bush père. Peut-être se rendent-ils compte que c'est une meilleure façon d'exporter une forme de démocratie, avec l'approbation de la population locale, que les interventions militaires en Irak. Si l'affaire tourne bien, Obama en aura le mérite peut-être au niveau électoral mais surtout, et avec lui, les Etats-Unis, au niveau de l'opinion publique de tout le Proche-Orient qui avait apprécié le discours du Caire.

 

Ce n'est pas sans risque. Car si la solution tarde, la situation peut dégénérer. Pour le moment, la nomination du général Omar Souleimane, chef des renseignements, comme vice-président et organisateur de la transition ne doit pas enthousiasmer la place Tahrir.

 

Les Occidentaux soutenaient les dictatures tunisienne et égyptienne en invoquant le barrage qu'elles constituaient face aux islamistes. Ce qui a surpris, c'est de voir qu'ils ont été pratiquement absents des soulèvements. Mais les négociations ont commencé avec toutes les forces d'opposition dont les Frères musulmans, structure principale en Egypte et El Nahda en Tunisie.

Et l'Occident se met à espérer l'apparition d'une "démocratie-musulmane", comme on dit démocratie-chrétienne, et trouvent positifs le parti "conservateur islamique" turc AKP.

 

Sans croire aveuglément à la théorie des dominos, la chute de Moubarak ouvre des espoirs et des craintes dans tout le monde arabe. Des espoirs pour les peuples qui luttent depuis longtemps pour la démocratie. Des craintes car si les Etats-Unis abandonnent leur principal point d'appui au Proche-Orient, que peuvent penser les autres potentats face à leur peuple ? La révolution en Tunisie et en Egypte ouvre la voie aux autres peuples, la politique d'Obama leur montre que la porte est aussi entre ouverte au niveau international. C'est avec un décalage de 20 ans une des conséquences de la chute du mur de Berlin.

 

Lors de la manifestation de solidarité avec le peuple égyptien, à Paris, des banderoles dénonçaient cependant "les ingérences étrangères" dans les affaires de l'Egypte. "Il faut que les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël respectent la volonté du peuple égyptien qui, dans son immense majorité, exige la fin de ce régime corrompu"... Le coup de pouce des Etats-Unis était-il inutile ? Il n'était probablement pas gratuit.

 

Dans les soulèvement tunisien et égyptien, les moyens modernes de communication (cela a du rappeler à certains les transistors de mai 68) ont été utilisés par la jeunesse pour renverser des dictateurs octogénaires et corrompus au pouvoir depuis de longues années. Sans aucune force réelle, structurée, organisée. Avec des mots comme démocratie, constitution, auxquels les pays occidentaux et les dictateurs (Rassemblement constitutionnel démocratique en Tunisie, Parti national démocratique en Egypte) n'ont pas réussi à enlever le caractère subversif.

 

Maintenant, chacun de guetter le prochain soulèvement en sachant que les choses bougent en Algérie, en Jordanie, au Yémen...

Au Maroc, la légitimité du roi est forte et repose sur la religion qui en fait un descendant du Prophète. En Algérie, celle de Bouteflika vient de la guerre delibération nationale. Ben Ali et Moubarak n'étaient que des héritiers. L'armée égyptienne a débarrassé le pays du roi Farouk, elle a connu son heure de gloire face à Israël, notamment avec Nasser dont on pouvait voir des portraits lors de la dernière manifestation à Paris. Mais l'un et l'autre se sont surtout appuyés sur une répression policière omniprésente. Pour défendre les intérêts d'un clan.

 

Les troubles en Algérie sont observé attentivement, ceux de Tunisie ont été négligés. Certains ont confondu Produit national brut et bonheur national brut. Ce qui valait à la Tunisie les félicitations des uns et des autres la démocratie pesant peu par rapport au taux de croissance... Là-bas, comme ici d'ailleurs, on a considéré que corruption et croissance des inégalités ne pouvaient poser problème..

 

Quant aux gouvernants français, ils regardent passer l'Histoire. Ils avaient d'excellentes relations avec les uns et les autres. Deux ministres empruntaient l'avion d'un ami tunisien, le Premier ministre un avion de l'armée égyptienne, pour leurs vacances. Il est évident que cela n'a pas favorisé leur clairvoyance et ne les a pas grandis aux yeux des peuples du sud et du nord de la Méditerranée. Ni la France.

 

Dans une véritable démocratie, ils auraient démissionné. Dans une démocratie exemplaire, ils sont toujours là. Jusqu'à ce que le peuple français reprenne le mot d'ordre du peuple tunisien ?

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 23:24

 

 

 

Suivant la théorie des dominos, tout le monde scrute les événements dans les différents pays du sud de la Méditerranée. Personne ne s'attend à ce que cet élan révolutionnaire s'étende aussi vers le nord de la Méditerranée.

Pourtant, il y a peu des centaines de milliers de manifestants ont défilé dans les rues de France. Et aussi dans d'autres pays d'Europe. Pourtant la révolution tunisienne met à jour la connivence entre les pouvoirs au sud et au nord de la Méditerranée.

 

Ce devrait être, au moins l'occasion, de réexaminer la politique étrangère de Nicolas Sarkozy, malheureusement de la France, dans ce que certains appellent son "pré carré" d'autres la "Françafrique".

 

Qui se souvient encore du premier discours de Nicolas Sarkozy, le soir de son élection le 06/05/07 dans lequel il lançait "un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c'est en Méditerranée que tout va se jouer, qu'il nous faut surmonter toutes les haines pour laisser place à un grand rêve de paix et de civilisation". Il affirmait que la France serait "du coté des opprimés du monde", de "tous ceux qui croient aux valeurs de la tolérance, de la liberté, de la démocratie".

Comme toujours avec les politiques mais Sarkozy est en cela un expert, il y a une distance certaine entre les paroles et les actes. Les opprimés, les épris de liberté ont pu s'en rendre compte rapidement. Et dans la continuité.

 

En décembre 2007, Sarkozy délivre, en plein Paris, une autorisation de campement sans faire comprendre au président Khadafi que "notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort " (Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme). Il est plus regardant quand il s'agit des gens du voyage.

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Lors de son voyage en Tunisie, en 2008, il n'hésite pas à déclarer à son hôte : "Tout n'est pas parfait en Tunisie, certes. Tout n'est pas parfait en France non plus..., quel pays peut s'enorgueillir d'avoir autant avancé en un demi siècle sur la voie du progrès, sur la voie de la tolérance, et sur la voie de la raison ?" Tandis qu'il interdit, à la demande du président Ben Ali, une rencontre entre la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme et le bureau de l'ATFD (association tunisienne des femmes démocrates pourtant officiellement reconnue) pour parler de la "violence faite aux femmes". Il est difficile de voir les choses quand on ferme, volontairement, les yeux.

 

Bien entendu dans son désir de rupture, Nicolas Sarkozy avait annoncé la fin de la Françafrique. On pouvait en douter car, pendant la campagne électorale, il était allé prendre conseil du "vieux sage" Omar Bongo qui en était à 40 années de présidence "démocratique" du Gabon. Elu - grâce à ses conseils ? - il s'est empressé de l'appeler le 7 mai et d'aller saluer à Libreville le "doyen des amis de la France" pour cloturer en juillet son voyage africain si bien commencé à Dakar.

Omar Bongo aurait dit « L'Afrique sans la France, c'est la voiture sans le chauffeur. La France sans l'Afrique, c'est une voiture sans carburant ». On est en droit de se demander si le "vieux sage" ne se moque pas un peu du monde car Sarkozy a obtenu l'accord du Club de Paris pour une amputation partielle de la dette du Gabon. Voila pour le carburant
Ce serait à la demande d'Omar Bongo que Jean-Marie Bockel est passé de la Coopération et la francophonie aux Anciens combattants. Il n'était pas allé voir le "vieux sage" avant d'avoir suggéré de "signer l'acte de dédés da la Françafrique". Et voila pour le chauffeur.

Contrairement à ses déclarations, Nicolas Sarkozy encourage les récidivistes, Omar Bongo ayant déjà obtenu, sous François Mitterrand, la tête de Jean-Pierre Cot, ministre délégué chargé de la Coopération et du Développement qui avait, lui-aussi, pris au sérieux les déclarations de son président.

Parmi les paroles fortes de Nicolas Sarkozy, il faut rappeler l'ultimatumdu 17 décembre 2010, sommant Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir "avant la fin de la semaine". Gbagbo en tremble encore.

Au niveau de la Méditerranée, la grande initiative de Nicolas Sarkozy a été l'Union pour la Méditerranée (UPM). L'UPM semble plus difficile à manier que l'UMP. Initialement prévue pour renforcer l'Europe du sud et notamment la France contre l'Allemagne et l'Europe du nord, il a fallu, finalement, y faire entrer toute l'UE.

L'UPM devait remplacer le processus de Barcelone, elle a rapidement été transformée en suite du processus. Sauf qu'entre temps la démocratie et les droits de l'Homme ont été oubliés. Le sommet fondateur de l'UPM a eu lieu à Paris, le 13 juillet 2008, sous la présidence bicéphale de Sarkozy et Moubarak, encore en place mais pour combien de temps ? Sarkozy voulait que le secrétariat soit installé à Tunis, il est à Barcelone, il voulait un secrétaire tunisien, c'est un jordanien qui était en poste jusqu'à la semaine dernière où il a démissionné. Décidément la politique sarkozienne de la Méditerranée ne maque pas de flair.

Certes, ni Sarkozy, ni la France ne peuvent lutter contre toutes les dictatures du monde. Mais il ne faut pas croire s'attacher le respect des peuples jeunes quand on fréquente trop amicalement leurs vieux oppresseurs. Chirac, le roi-fainéant, a su faire entendre au moins une fois sa voix. On ne voit du Petit Nicolas que des courbettes devant les petits et les grands.

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