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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 15:24

La chute du Mur comme les Révolutions arabes ont surpris tous les gouvernements et tous les journalistes. Même si les journalistes se chargent ensuite de démontrer que les événements étaient parfaitement prévisibles.

Il n'en reste pas moins qu'Olivier Roy avait annoncé dés 2005 et l'échec de l'islamisme politique et les revendications démocratiques. Que son rapport avait été remis aux politiques et ignoré. MAM ne semble même pas avoir eu connaissance de la cellule à laquelle le rapport aurait été remis. Mais les politiques reçoivent tellement de rapports qu'ils ne retiennent probablement que ceux qui sont en accord avec leurs désirs, leur vision du monde.
Dans le cas de la Tunisie, l'aveuglement - par intérêt bassement matériel ? - est allé beaucoup plus loin et MAM n'a rien vu pendant ses vacances en Tunisie, alors que le phénomène était enclanché. Et elle n'a rien vu au point d'accompagner ses parents dans leurs (dé)placements. Elle avait vu cependant qu'il se passait quelque chose. Des armes ont été envoyées et elle a proposé le savoir faire français pour la répression.
Et comme si cela n'était pas assez, Sarkozy, soi-même, on ne peut penser que c'est une initiative d'une MAM sur la pente savonneuse, nomme un jeune et brillant ambassadeur, qui s'empresse d'agresser les journalistes tunisiens !
On ne peut pas dire qu'il n'y a pas continuité dans la politique française en Tunisie. Persévérence diabolique mais persévérance tout de même.
Comme les membres du gouvernement  appartiennent à la même famille, ont la même culture  ils se partagent les lieux de villégiature : le compagnon de MAM entretenait des relations douteuses avec la Libye et le Premier ministre était en congé en Egypte avec un crochet politique pour rencontrer Moubarak.
Il est possible que MAM ait raison, qu'il n'y ait rien là d'illégal, ce par quoi elle veut se différencer des Woerth, Blanc et autres. Mais cela témoigne de suffisance et d'incompétence.
Nous attendons maintenant les épisodes suivants. Particulièrement intressantes seraient les révélations sur la "démocratie" irréprochable du Maroc et la liste des personnes - certains parlent d'un véritable Bottin mondain -  qui ont profité des largesses du roi du Maroc, ce qu'on ne pourrait leur reprocher étant donnés leurs faibles revenus.
Finalement, comme l'a dit - encore - MAM, ils ne font que faire ce que font des millions de Français. Mais à leurs frais et non, comme elle, au frais sinon du contribuable français du moins, ce qui n'est pas moins grave, aux frais du contribuable tunisien, libyen, égyptien ou marocain.
Ce doit être ce que  Sarkozy appelle être aux cotés de ceux qui luttent pour leur liberté, leur dignité. Cela doit faire partie aussi de l'aide au tiers monde.

Le Monde et Saïf Al-Islam Kadhafi.
Les journalistes fussent-ils d'un "journal de référence" ne font pas, quelquefois, beaucoup mieux. Ainsi, le Monde daté du 23/02/11 consacrait une page entière à la fratrie Kadhafi et la moitié de cet article à Saïf Al-Islam qui était présenté comme "mesuré et cohérent"... "Sa politique d'ouverture a permis le retour en Libye des grandes compagnies pétrolières..." "Récemmment, Saïf Al -Islam avait dénoncé les atteintes aux droits de l'homme en Libye et plaidé pour l'instauration d'une Constitution".
L'article sur Saïf Al-Islam se terminait par : "Le voila au pied du mur.
Sauf que l'article est paru dans le journal daté du 23 et rédigé probablement bien avant. Mais le 21, Saïf Al-Islam Kadhafi était intervenu dans la nuit à la télévision pour expliquer que son pays était «au bord de la guerre civile", victime d'un complot étranger visant à déstabiliser le pays et à la transformer en République islamiste. Il a promis des réformes quand le calme serait revenu. Il a affirmé que son père se battrait jusqu'au bout. Et a menacé."Je m'adresse à vous et pour la dernière fois avant de recourir aux armes... La Libye n'est ni la Tunisie, ni l'Egyte... Notre moral est au plus haut et le leader Mouammar Kadhafi, ici à Tripoli, conduit la bataille et nous le soutenons ainsi que nos forces armées (...) Nous ne lâcherons pas la Libye et nous combattrons jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière femme et jusqu'à la dernière balle".
C'était le 21, l'article du Monde méritait de sauter ou au moins un bémol. Ou des explications, des excuses le lendemain. Il n'en a rien été.

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 10:23

L'année commence bien : Ben Ali en janvier, Mobarak en février, vivement le printemps. Bien entendu, ce n'est pas terminé, ni en Tunisie, ni en Egypte, ni ailleurs... En Chine, les informations sur les révolutions tunisienne et égyptienne seraient censurées !!! Mais pourquoi donc ?

 

Il est difficile de prévoir ce qui va se passer. Commençons donc par nous réjouir.

 

Personne n'a rien vu venir, mais ce n'est pas la première fois. : pour la chute du mur de Berlin, ce ne sont pourtant pas les informateurs qui manquaient. Les plus vieux se souviennent qu'une semaine avant es événements de mai 68, Pierre Vianson-Ponté disait dans le Monde "la France s'ennuie". Une jeunesse qui étouffait, dans une France gérée par un monument historique octogénaire, a fait exploser la société en dehors de toute organisation politique ou syndicale même si, petites ou grandes, elles ont essayé de récupérer le mouvement.

 

Sans vouloir faire de parallèle simpliste, il s'agit ici aussi d'une explosion populaire conduite par la jeunesse en dehors de toute structure même s'il existe ici ou là des organisations. C'est une explosion à laquelle, bien sûr, on peut trouver une événement déclenchant et même des signes annonciateurs, reconnus une fois que l'explosion a eu lieu. Il n'est que plus juste de penser à ceux qui, depuis des années ou depuis quelques jours, se battent quelquefois très douloureusement. Énorme différence avec mai 68.

 

Ce qui frappe, au moins en France mais probablement dans les autres pays européens, c'est la prudence des commentaires qui accompagnent, toujours avec un peu de retard, ces événements qui devraient enchanter tout le monde puisqu'il s'agit de peuples qui créent une démocratie malgré l'image que peut en donner l'Occident et surtout certains qui voulaient exporter...
Il s'agit d'un phénomène porteur d'espérance. Une démocratie revendiquée n'a-t-telle pas plus de chances de vivre qu'une démocratie imposée ?

 

Ces événement sont les plus importants, probablement depuis la chute de l'empire soviétique et la fin du colonialisme.
Si la fin de la guerre froide a permis l'explosion du néo-libéralisme et le développement des inégalités sur tout la planète, elle a libéré un espace pour de luttes autonomes. D'autant qu'Obama n'est pas Bush. Qu'il a pensé qu'une pression de l'extérieur sur les tenants du pouvoir était plus profitable pour la démocratie surveillée que l'envoi d'un corps d'armée surtout quand il y a peu de pétrole...
Il est d'ailleurs plaisant d'entendre le roi d'Arabie faire chorus avec Mouvarak et dénoncer l'ingérence étrangère. Pour stimuler le nationalisme ? Mais ce n'est là que l'écume.

 

Ce qui frappe c'est que les mots d'ordre des peuples soulevés est très proches : c'est le refus d'un pouvoir sans partage avec même essai de transmission héréditaire en Egypte (déjà réalisée en Syrie et en... Corée du nord !), de la corruption à grande échelle. Partout, le pouvoir pèse fortement. Il est facile d'accepter le satuquo.

Mais partout, le désir de révolte existe. L'aspiration à la liberté, à l'égalité. Le succès en Tunisie et en Egypte donne à penser aux autres peuples. Il montre que le succès est possible. Au delà même du monde arabe.  

 

Dans un passé récent, les Algériens et les Iraniens ont déjà essayé et ont payé cher leur échec. Aujourd'hui, les pouvoirs en place sont avertis, aux aguets et lâchent du lest : annonce de mesures sociales (prix des aliments, recrutement de fonctionnaires), politiques (changement de gouvernement, fin de l'état d'urgence). Tentative pour désamorcer la révolte ? Ou déjà aveu de faiblesse ?

 

Cependant, en Tunisie et en Egypte, tout n'est pas fini car tous les corrompus ne sont pas partis, loin de là. Combien sont-ils, prêts à se dévouer pour assurer la transition et sauver l'essentiel, leurs prébendes ? Y compris au sein des forces armées ?
La construction sera très difficile.
Le peuple a payé cher pour renverser les gouvernements. Contre Ben Ali et Moubarak, l'unité populaire s'est faite. Se fera-t-elle pour construire une démocratie et une société plus justes et politiquement et socialement ? C'est toujours l'enjeu des lendemains des "jours de gloire révolutionnaire".

 

Cela ne doit pas empêcher de nous réjouir avec les peuples de leurs victoires et de les soutenir dans la mesure de nos faibles moyens et en luttant contre ceux qui ont été complices hier et feront tout pour pousser vers une "solution raisonnable" qui ne remette rien profondément en question.

 

Reste que la situation globale du Proche-Orient en est bouleversée. L'éventuelle arrivée au pouvoir de forces démocratiques plus en phase avec le sentiment populaire est un affaiblissement de l'Etat d'Israël, même assuré d'un soutien définitif des États-Unis.

Est-il de nature à rendre réaliste les politiques israéliens ? L'inquiétude d'Israël peut-elle être un facteur favorisant l'arrêt de cette guerre de cent ans ?

 

Réjouissons-nous et rêvons.

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 23:58

 

 

Si, dans la révolution tunisienne, lerôle des Etats-Unis est resté discret, il n'en est pas de même en Egypte où Barack Obama intervient publiquement en continuité, semble-t-il , avec son discours du Caire du 4 juin 2009.

 

Pour la première fois (à ma connaissance du moins), le président des Etats-Unis a fait connaître sa volonté de voir un chef d'Etat céder son poste. Personne ne semble le lui reprocher, ni même s'en étonner. Il s'agit pourtant d'une immixtion caractérisée dans les affaires d'un autre pays. Jusque là, les Etats-Unis, et bien d'autres, soutenaient Moubarak : l'Egypie de Moubarak était, avec Israël, un des deux pays les plus aidés financièrement par les Etats-Unis. Obama change la donne. Et le dit.

 

Est-ce une habileté ? Il est, pour le moment, soutenu par John Mac Cain et même Bush père. Peut-être se rendent-ils compte que c'est une meilleure façon d'exporter une forme de démocratie, avec l'approbation de la population locale, que les interventions militaires en Irak. Si l'affaire tourne bien, Obama en aura le mérite peut-être au niveau électoral mais surtout, et avec lui, les Etats-Unis, au niveau de l'opinion publique de tout le Proche-Orient qui avait apprécié le discours du Caire.

 

Ce n'est pas sans risque. Car si la solution tarde, la situation peut dégénérer. Pour le moment, la nomination du général Omar Souleimane, chef des renseignements, comme vice-président et organisateur de la transition ne doit pas enthousiasmer la place Tahrir.

 

Les Occidentaux soutenaient les dictatures tunisienne et égyptienne en invoquant le barrage qu'elles constituaient face aux islamistes. Ce qui a surpris, c'est de voir qu'ils ont été pratiquement absents des soulèvements. Mais les négociations ont commencé avec toutes les forces d'opposition dont les Frères musulmans, structure principale en Egypte et El Nahda en Tunisie.

Et l'Occident se met à espérer l'apparition d'une "démocratie-musulmane", comme on dit démocratie-chrétienne, et trouvent positifs le parti "conservateur islamique" turc AKP.

 

Sans croire aveuglément à la théorie des dominos, la chute de Moubarak ouvre des espoirs et des craintes dans tout le monde arabe. Des espoirs pour les peuples qui luttent depuis longtemps pour la démocratie. Des craintes car si les Etats-Unis abandonnent leur principal point d'appui au Proche-Orient, que peuvent penser les autres potentats face à leur peuple ? La révolution en Tunisie et en Egypte ouvre la voie aux autres peuples, la politique d'Obama leur montre que la porte est aussi entre ouverte au niveau international. C'est avec un décalage de 20 ans une des conséquences de la chute du mur de Berlin.

 

Lors de la manifestation de solidarité avec le peuple égyptien, à Paris, des banderoles dénonçaient cependant "les ingérences étrangères" dans les affaires de l'Egypte. "Il faut que les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël respectent la volonté du peuple égyptien qui, dans son immense majorité, exige la fin de ce régime corrompu"... Le coup de pouce des Etats-Unis était-il inutile ? Il n'était probablement pas gratuit.

 

Dans les soulèvement tunisien et égyptien, les moyens modernes de communication (cela a du rappeler à certains les transistors de mai 68) ont été utilisés par la jeunesse pour renverser des dictateurs octogénaires et corrompus au pouvoir depuis de longues années. Sans aucune force réelle, structurée, organisée. Avec des mots comme démocratie, constitution, auxquels les pays occidentaux et les dictateurs (Rassemblement constitutionnel démocratique en Tunisie, Parti national démocratique en Egypte) n'ont pas réussi à enlever le caractère subversif.

 

Maintenant, chacun de guetter le prochain soulèvement en sachant que les choses bougent en Algérie, en Jordanie, au Yémen...

Au Maroc, la légitimité du roi est forte et repose sur la religion qui en fait un descendant du Prophète. En Algérie, celle de Bouteflika vient de la guerre delibération nationale. Ben Ali et Moubarak n'étaient que des héritiers. L'armée égyptienne a débarrassé le pays du roi Farouk, elle a connu son heure de gloire face à Israël, notamment avec Nasser dont on pouvait voir des portraits lors de la dernière manifestation à Paris. Mais l'un et l'autre se sont surtout appuyés sur une répression policière omniprésente. Pour défendre les intérêts d'un clan.

 

Les troubles en Algérie sont observé attentivement, ceux de Tunisie ont été négligés. Certains ont confondu Produit national brut et bonheur national brut. Ce qui valait à la Tunisie les félicitations des uns et des autres la démocratie pesant peu par rapport au taux de croissance... Là-bas, comme ici d'ailleurs, on a considéré que corruption et croissance des inégalités ne pouvaient poser problème..

 

Quant aux gouvernants français, ils regardent passer l'Histoire. Ils avaient d'excellentes relations avec les uns et les autres. Deux ministres empruntaient l'avion d'un ami tunisien, le Premier ministre un avion de l'armée égyptienne, pour leurs vacances. Il est évident que cela n'a pas favorisé leur clairvoyance et ne les a pas grandis aux yeux des peuples du sud et du nord de la Méditerranée. Ni la France.

 

Dans une véritable démocratie, ils auraient démissionné. Dans une démocratie exemplaire, ils sont toujours là. Jusqu'à ce que le peuple français reprenne le mot d'ordre du peuple tunisien ?

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 23:24

 

 

 

Suivant la théorie des dominos, tout le monde scrute les événements dans les différents pays du sud de la Méditerranée. Personne ne s'attend à ce que cet élan révolutionnaire s'étende aussi vers le nord de la Méditerranée.

Pourtant, il y a peu des centaines de milliers de manifestants ont défilé dans les rues de France. Et aussi dans d'autres pays d'Europe. Pourtant la révolution tunisienne met à jour la connivence entre les pouvoirs au sud et au nord de la Méditerranée.

 

Ce devrait être, au moins l'occasion, de réexaminer la politique étrangère de Nicolas Sarkozy, malheureusement de la France, dans ce que certains appellent son "pré carré" d'autres la "Françafrique".

 

Qui se souvient encore du premier discours de Nicolas Sarkozy, le soir de son élection le 06/05/07 dans lequel il lançait "un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c'est en Méditerranée que tout va se jouer, qu'il nous faut surmonter toutes les haines pour laisser place à un grand rêve de paix et de civilisation". Il affirmait que la France serait "du coté des opprimés du monde", de "tous ceux qui croient aux valeurs de la tolérance, de la liberté, de la démocratie".

Comme toujours avec les politiques mais Sarkozy est en cela un expert, il y a une distance certaine entre les paroles et les actes. Les opprimés, les épris de liberté ont pu s'en rendre compte rapidement. Et dans la continuité.

 

En décembre 2007, Sarkozy délivre, en plein Paris, une autorisation de campement sans faire comprendre au président Khadafi que "notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort " (Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme). Il est plus regardant quand il s'agit des gens du voyage.

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Lors de son voyage en Tunisie, en 2008, il n'hésite pas à déclarer à son hôte : "Tout n'est pas parfait en Tunisie, certes. Tout n'est pas parfait en France non plus..., quel pays peut s'enorgueillir d'avoir autant avancé en un demi siècle sur la voie du progrès, sur la voie de la tolérance, et sur la voie de la raison ?" Tandis qu'il interdit, à la demande du président Ben Ali, une rencontre entre la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme et le bureau de l'ATFD (association tunisienne des femmes démocrates pourtant officiellement reconnue) pour parler de la "violence faite aux femmes". Il est difficile de voir les choses quand on ferme, volontairement, les yeux.

 

Bien entendu dans son désir de rupture, Nicolas Sarkozy avait annoncé la fin de la Françafrique. On pouvait en douter car, pendant la campagne électorale, il était allé prendre conseil du "vieux sage" Omar Bongo qui en était à 40 années de présidence "démocratique" du Gabon. Elu - grâce à ses conseils ? - il s'est empressé de l'appeler le 7 mai et d'aller saluer à Libreville le "doyen des amis de la France" pour cloturer en juillet son voyage africain si bien commencé à Dakar.

Omar Bongo aurait dit « L'Afrique sans la France, c'est la voiture sans le chauffeur. La France sans l'Afrique, c'est une voiture sans carburant ». On est en droit de se demander si le "vieux sage" ne se moque pas un peu du monde car Sarkozy a obtenu l'accord du Club de Paris pour une amputation partielle de la dette du Gabon. Voila pour le carburant
Ce serait à la demande d'Omar Bongo que Jean-Marie Bockel est passé de la Coopération et la francophonie aux Anciens combattants. Il n'était pas allé voir le "vieux sage" avant d'avoir suggéré de "signer l'acte de dédés da la Françafrique". Et voila pour le chauffeur.

Contrairement à ses déclarations, Nicolas Sarkozy encourage les récidivistes, Omar Bongo ayant déjà obtenu, sous François Mitterrand, la tête de Jean-Pierre Cot, ministre délégué chargé de la Coopération et du Développement qui avait, lui-aussi, pris au sérieux les déclarations de son président.

Parmi les paroles fortes de Nicolas Sarkozy, il faut rappeler l'ultimatumdu 17 décembre 2010, sommant Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir "avant la fin de la semaine". Gbagbo en tremble encore.

Au niveau de la Méditerranée, la grande initiative de Nicolas Sarkozy a été l'Union pour la Méditerranée (UPM). L'UPM semble plus difficile à manier que l'UMP. Initialement prévue pour renforcer l'Europe du sud et notamment la France contre l'Allemagne et l'Europe du nord, il a fallu, finalement, y faire entrer toute l'UE.

L'UPM devait remplacer le processus de Barcelone, elle a rapidement été transformée en suite du processus. Sauf qu'entre temps la démocratie et les droits de l'Homme ont été oubliés. Le sommet fondateur de l'UPM a eu lieu à Paris, le 13 juillet 2008, sous la présidence bicéphale de Sarkozy et Moubarak, encore en place mais pour combien de temps ? Sarkozy voulait que le secrétariat soit installé à Tunis, il est à Barcelone, il voulait un secrétaire tunisien, c'est un jordanien qui était en poste jusqu'à la semaine dernière où il a démissionné. Décidément la politique sarkozienne de la Méditerranée ne maque pas de flair.

Certes, ni Sarkozy, ni la France ne peuvent lutter contre toutes les dictatures du monde. Mais il ne faut pas croire s'attacher le respect des peuples jeunes quand on fréquente trop amicalement leurs vieux oppresseurs. Chirac, le roi-fainéant, a su faire entendre au moins une fois sa voix. On ne voit du Petit Nicolas que des courbettes devant les petits et les grands.

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 15:57

 

 

Les internationales existent. Ainsi, l'Internationale socialiste. Mais il en est d'autres, plus efficaces.

 

Quelquefois, il est difficile de comprendre à quoi sert l'Internationale socialiste. Ainsi Gbagbo et Ben Ali et leurs partis appartiennent à l'Internationale socialiste. Enfin, le RCD appartenait... depuis que Ben Ali a été chassé par son peuple, le 14 janvier, le RCD en a été exclu, le 17. L'Internationale s'aligne sur le peuple, ce n'est pas bien ça ?

 

"Une décision a été prise par le président avec le secrétaire général, conformément aux statuts de l’Internationale Socialiste, de faire cesser l’adhésion du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) de Tunisie". Le président est George A. Papandreou (Grèce) et le secrétaire Luis Ayala (Chili).

 

Quant aux responsables du PS français, ils en avaient fait la demande à plusieurs reprises ils ne pouvaient décider seul. A quoi sert donc cette internationale et la participation du PS ? Quels sont les partis qui sont membres de l'IS ? Quelles sont les conditions pour devenir et rester membre. Combien de crimes faut-il avoir commis pour en être exclus ?

 

En Cote d'Ivoire, le parti de Gbagbo, le Front populaire ivoirien, est toujours membre de l'Internationale. Il n'en est peut être pas indigne. Il a, en effet, respecté la constitution de la Cote d'Ivoire puisque le résultat des élections a été validé par son Conseil constitutionnel. Et cautionné de plus par une expert, Roland Dumas, l'ancien président, socialiste français, du Conseil constitutionnel qui, en son temps, a validé indûment, on le sait aujourd'hui, les comptes de campagne du candidat Jacques Chirac à la présidentielle. Peu importent donc les jugements des observateurs sur place...

 

On apprend, maintenant que ça bouge en Egypte, que le parti de Moubarak est aussi membre de l'Internatonale socialiste. Martine Aubry et Jean-Christophe Cambadélis s'apprêtent à demander son exclusion. Ils ont encore une marge. Moubarak n'a pas fait tirer sur la foule.

 

La révolution tunisienne commence à faire le ménage à l'Internationale !!! L'Internationale pourrait faire un petit effort et revoir la liste des partis adhérents sans attendre que les peuples se révoltent.

 

Ce qui a (trop) bien fonctionné, par contre, c'est la solidarité des gouvernements français et tunisien. La malheureuse Michèle Alliot-Marie n'a pas signé, au nom du Ministère des Affaires étrangères, l'autorisation de livrer des grenades lacrymogènes au gouvernement tunisien, c'est son prédécesseur qui l'a fait. Et Ben Ali est parti avant l'arrivée des grenades. MAM s'est contentée la veille de sa chute de proposer à Ben Ali des instructeurs pour montrer comment on pouvait s'en servir... Trop tard !

 

Elle n'était pas à Paris au moment où il fallait y être. Ses "services" lui avaient dit qu'elle pouvait partir en week-end. Cela pose problème surtout si elle dit la vérité.

Qu'il y ait solidarité entre gouvernements n'est guère étonnant du moment que les affaires marchent. Cela est plus gênant quand cela empêche les "services" de faire leur travail. Certes les événements ont évolué rapidement. Était-ce si imprévisible ? Que font les services diplomatiques et les renseignements français en Tunisie ?

 

Certains prétendent que l'entente était tellement parfaite entre les gouvernements que les services de l'ambassade n'avaient guère de contacts autres qu'officiels.
Cependant, le gouvernement savait, tout le monde connaissait la politique économique suivie en Tunisie, Ben Ali a été félicité à plusieurs reprises par des membres du gouvernement et même par le directeur du FMI (c'était peut-être une fleur entre "socialistes").

Tout le monde savait à quel point la presse tunisienne était censurée et la presse étrangère indésirable.

Enfin, Yves Aubin de la Messuzière, ancien ambassadeur de 2002 à 2005 affirme que le gouvernement ne manquait pas d'informations sur la population en provenance du quai d’Orsay et des diplomates en place à Tunis : «Les rapports diplomatiques mettaient aussi l’accent sur l’exaspération et le mal-être de la jeunesse tunisienne, liés certes au problème de l’emploi mais aussi à l’absence d’espace et d’expression politiques» (Libération 26/01/11).

Mais entre gouvernants qui se comprennent si bien, a-t-on besoin de services diplomatiques ? Surtout quand un ministre a même la nationalité tunisienne !!! Et quand un autre vient de se marier avec une Tunisienne.

 

Peut-on penser que le gouvernement n'est pas informé de la situation des pays du Maghreb ? Quand Henri Guaino affirme : "La Tunisie, le Maroc, l'Algérie, c'est presque un problème intérieur pour la France" (RTL, 17/01/11 cité par le Monde Magazine 22/01/11). Ou est-il aussi mal informé sur les Français ? Pauvre de nous !

 

Enfin,certains ne perdent pas de temps pour apporter leur soutien à la démocratie qui essaie de naître en Tunisie. Les agences de notation Fitch et S&P l’envisagent, Moody’s a pris les devants : la Tunisie vient de voir sa note souveraine dégradée d’un cran. Les incertitudes économiques et politiques, suite au soudain changement de régime, les inquiètent (19/01/11 http://trends.rnews.be/fr/economie/actualite/politique-economique/tunisie-moody-s-degrade-s-p-et-fitch-menacent/article-1194926969733.htm).

 

Additif 29/01/11 / voir article du JDD.fr : Internationale socialiste : ces dirigeants qui gênent

http://www.lejdd.fr/International/Actualite/Internationale-socialiste-Ces-dirigeants-peu-democratiques-qui-derangent-260569/

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 21:54

 

"Du bois, je ne conserve que le bâton et l'épine mais pas la langue" Philippe Even, cité par Le Monde Magazine 22/01/11.


Médicaments : "23 membres (de la Commission d'Autorisation de mise sur le marché) ont personnellement touché de l'argent des laboratoires." Seuls deux des 30 membres déclarent n'avoir pas du tout reçu d'argent des laboratoires au cours des cinq dernières années. Médiapart cité par Arrêt sur image 19/01/11.


La part des étudiants issus des milieux populaires décroît. Le Monde 19/01/11.

Entre 2001 et 2009, le nombre annuel de gardes à vue est passé de 200 000 à 800 000 !
Michel Mercier, ministre de la Justice. Le Figaro 17/01/11.


Le chômage des jeunes a augmenté de 27% en 2009. Le Monde 15/01/11.


En 2009, la France... indicateur de fécondité de 1,99... à la tête de l'UE de 27. Les pays du sud, Espagne, Italie, Portugal, Grèce...1,4. En France, en 2008, les "sans diplôme" avaient un indicateur de 2,5 contre 1,8 pour les bachelières et les diplômées du supérieur. A leur premier enfant, les mères sans diplôme étaient âgées de 25,3 ans, les bachelières de 28,3 et les diplômées du supérieur de 30 ans. Le Monde 15/01/11.


Une couche sale pesant environ 150g, un enfant génère près de 913 kg de déchets qui ne pourront qu'être incinérés ou enfouis (200 à 500 ans pour se dégrader). Politis 13/01/11.

L'année 2010 la plus chaude jamais enregistrée sur Terre depuis les premiers relevés en 1880, à égalité avec 2005. http://fr.news.yahoo.com/ 12/01/11


La terre mettra plus de mille ans à "oublier" un siècle d'émissions de CO2. Le Monde11/01/07

 

L’« or gris »du marché de la dépendance. « Le business du cacochyme est devenu au fil des ans presque aussi juteux que le casino de Monte Carlo. Une fois les investissements immobiliers amortis, le taux de rentabilité dépasse facilement les 25%... » note Daniel Mermet. Et ce n’est qu’un début. http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article139.

 

Les sociétés du CAC 40 devraient verser pour 40 milliards d'euros (dividendes) à leurs actionnaires au titre de 2010, un montant record, en hausse de 13% sur un an selon les Echos du 07/01/11. Le Monde 08/01/11.


Les Chinois ont un déficit démocratique et nous un déficit budgétaire. Il suffit de passer l'éponge." ABC 07/01/11.


La Banque mondiale émet, sur la place de Hong-Kong, ses premières obligations libellées en yuans. L'institution appuie l'internationalisation progressive de la monnaie chinoise. Le Monde 07/01/211.


Au Congrès américain, 6 athées sur 553 élus et 56,8% protestants (51,3% dans la population adulte), 29,2% catholiques (23,9% dans la population), 7,3% juifs (pour 1,7%), 4,3% autres chrétiens (pour 3,3%), aucun "croyant non affilié ou agnostique" (16,1% dans la population). Le Monde 07/01/11.


5024 jeunes bénéficiaires du RSA au lieu des 1601 000 prévus. Le Monde 07/01/11.


Joseph Stiglitz : "Mon espoir pour la nouvelle année, c'est que nous arrêtions d'écouter les soi-disant experts financiers qui nous ont menés dans ce pétrin et qui demandent désormais des mesures d'austérité." Világgazdaság cité par Eurotopics 06/01/11.


Un rapport d'inspection contredit... la majorité sur les soins des sans-papiers. Le gouvernement escompte que l'instauration du forfait rapporte 6 millions d'euros par an sur un budget de l'AME de 600 millions... du fait du report des soins... puis contraints d'être hospitalisés, risque de majoration des dépenses... plus de 20 millions. Le Monde 06/01/11.

Ces dernières années, la thèse (que) le basculement d'une économie basée sur l'industrie vers une économie de services était inéluctable a fait florès. Certains... anticipaient une économie sans usines. En 15 ans, la France a perdu 500 000 emplois industriels. Sur les 25 dernières années, le poids de l'industrie dans notre économie est resté stable en volume (17 %) mais a reculé en valeur (de 21 % à 12 %). Le Monde 06/01/11.


En métropole, environ 133 000 personnes... sans domicile en 2008 dont 33 000... à la rue ou dans les dispositifs d’hébergement d’urgence et près de 100 000 dans des services sociaux d’accueil pour des durées un peu plus longues. La Croix 06/01/11.


Chômage: 13 % des ouvriers contre 4 % des cadres supérieurs. L'observateur des inégalités, janvier 2011.


Notre Assemblée nationale, la plus vieille du monde, fondée sur la quasi absence de moins de 50 ans... mâles sexagénaires réélus depuis plus de 20 ans, cumulant souvent un mandat et de généreuses retraites, réforme les pensions en conservant ses propres droits acquis et fait porter l'ajustement sur les députés de demain... Le Monde 04/01/11.


Pas moins de 296 formations politiques dont seulement 40 éligibles à l'aide publique sont concernées par la déclaration de leurs comptes de l'année 2009...
Qui connaît l'URAC, domiciliée dans les Bouches-du-Rhone à... l'adresse du député (UMP) Dominique Tian qui perçoit zéro euros de cotisations de ses adhérents mais qui a versé 65 000 euros à l'UMP en 2009 ? Le Monde 01-02/01/11.


Depuis 5 ans, les "sociétés non financières", comme les appelle la comptabilité nationale (près des trois-quarts de la valeur ajoutée et de l'emploi des secteurs marchands), distribuent à leurs actionnaires et à leurs dirigeants davantage que le montant de leurs profits après impôts : en 2009, 236 milliards d'euros alors que leur résultat après impôts a été de 216 milliards. Ces profits, au lieu de permettre de préparer l'avenir, servent à enrichir et à fidéliser leurs actionnaires... (qui) se comportent en prédateurs. La tonte des coupons - l'expression est de Marx, pour désigner les dividendes - compromet la pousse de la laine à l'avenir. Denis Clerc Alter éco Janvier 2011.


La dernière étape de la libéralisation totale du courrier en France a été franchie samedi 1er janvier 2011. Elle concerne la distribution des lettres dont le poids est inférieur à 50 grammes. Fenêtre sur l'Europe 03/01/12.


En aucune langue, le mot femme n'est le féminin du mot homme. L'humanité est masculine et féminine dans son unité et son identité n'est que relation. Antoine Guggenheim. Le Monde 25/12/10.


On comptait en France, en mai 2010, 19 640 prêtres... dont la moitié avait 75 ans et plus... 83 ordinations en 2010 (8 à Écone)... 999 en 1951 et 575 en 1960.
27% des Français déclaraient participer régulièrement à la messe dominicale en 1965, 20% en 1972, 4,5% entre 2006 et 2009.
En 1966, 80% des Français se disaient catholiques, 64% en 2009. Le Monde 25/12/10.


"J'estime à 15 millions le nombre de personnes pour lesquelles les fins de mois se jouent à 50 ou 100 euros près". Jean-Paul Delevoye cité par Le Monde 28/12/10.

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 23:23

 

 

Energie verte: 20% d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie finale de l'UE en 2020 (directive bruxelloise du 23/04/09). Selon les chiffres d'Eurostat (2008), on en est très loin. Avec un taux dépassant à peine 10%, l'UE est à mi-chemin de l'objectif. A 11%, la France n'a pas beaucoup avancé depuis 2005 (10,3%) et reste très loin du but (23%). Alter-éco Lettre d'information 22/01/11. 

 

Pierre Méhaignerie insite sur le caractère particulièrement généreux  de l'indemnisation du chômage en France vis-à-vis du reste de l'Europe... Il s'offusque du montant jugé excessif des indemnités versées aux chômeurs ... Si on observe pour 2008 (dernière année connue) le volume global des prestations versées afin de soutenir les revenus des chômeurs (1,17% du PIB), rapporté à la proportion de chômeurs dans la population active (7,8%), la France se situe - avec 0,15 point de PIB par point de chômage - dans la moyenne de l'Europe des 15 et des 27. Huit des pays  de l'UE à 15 indemnisent mieux leurs chômeurs. Et pour cerains dans des proportions importantes : 2,7 fois pour les Pays-Bas, 2,5 fois pour le Danemark, 2 fois pour l'Autriche,  A contrario, le Royaume-Uni les maltraite beaucoup plus - 4 fois moins indemnisés - mais... nos voisins d'Outre-Manche n'ont  jamais constitué un modèle particulièrement enviable... C'est le cas, également,  des pays d'Europe centrale et orientale mais, là aussi, ce n'est ni une surprise ni un exemple à suivre. Alter éco, Lettre d'information, 22/01/11.

 

La France arrive en 9e position (dans le taux d'imposition sur les successions dans l'UE), derrière la Belgique, l'Espagne, les Pays-Bas, la Finlande, le Royaume-Uni, le Danemark, la Pologne et l'Allemagne. Bref, le patrimoine d'un millionnaire est moins ponctionné en France que dans la plupart des pays européens qui taxent les successions. Alter-écoLettre d'information 22/01/11.

 

En 2008, pour la première fois depuis vingt-quatre ans, le nombre de personnes qui partent d’Allemagne a dépassé celui des nouveaux arrivants. Une tendance confirmée en 2009 avec 721 000 immigrants, contre 734 000 partants :130 000 d’entre eux étaient originaires de Pologne, 56 000 de Roumanie, 29 000 de Bulgarie, 30 000 seulement venaient de Turquie, autant que des Etats-Unis. La Tribune de Genève 19/01/11.

Allemagne: Les Verts veulent remettre l’impôt sur la fortune en vigueur,s’ils parviennent au gouvernement avec les sociaux démocrates en 2013... Celui-ci... devrait rapporter, selon eux, 100 milliards d’euros... Les biens personnels seraient imposés au delà d’1 million d’euro pour les célibataires, 2 pour les couples, 2,5 pour un couple avec deux enfants et au delà de 5 millions pour les biens d’exploitation. http://www.michel-verrier.com/revue-presse-allemagne/index.php/2011/01/13/789-dioxine-le-sommet-de-l-iceberg-les-verts-pour-le-retour-de-l-impot-sur-la-fortune-le-retour-de-margot-kamann

En France... l'année 2010 a été «la plus fraîche» des deux dernières décennies alors qu'elle a été la plus chaude en moyenne à la surface du globe, selon Météo France dans son bilan climatique annuel. Leparisien.fr 13/01/07.

La CE a diffusé un agenda 2010-2011 en septembre à plus de 3 millions d’étudiants qui mentionne de multiples fêtes religieuses en omettant les chrétiennes, une «bourde» reconnue à Bruxelles. Libération.fr 13/01/11.

Au cours du troisième trimestre 2010, le PIB de la zone euroa augmenté de 0,3% et celui de l’UE27de 0,5% par rapport au trimestre précédent, selon les deuxièmes estimations publiées par Eurostat, l’office statistique de l'UE. Eurostat 07/01/11

Royaume-Uni : Le ministre des Finances a annoncé une hausse de la TVA de 17,5 à 20% qui a pris effet le 04/01/11. Cette mesure représente une "étape dure mais nécessaire" en vue du redressement des finances publiques, assure-t-il. Cette hausse de la TVA doit rapporter jusqu'à 13 milliards £. Elle suscite l'opposition parmi la population britannique. Fondation Robert Schuman 10/01/11

 

La Hongrie modifiera sa loi très controversée sur les médias si l'UE l'exige, "Si des changements sont nécessaires, nous changerons le texte",a déclaré le Premier ministre. Fondation Robert Schuman 10/01/11

 

Le 20 décembre, les 27 ministresde l'environnement ont approuvé un accord établissant à l'échelle européenne des normes en matière d'émissions de CO2pour les véhicules utilitaires légers. Cet accord prévoit de limiter à 175 g/km le niveau moyen d'émissions de CO2 pour ces véhicules légers immatriculés dans l'UE à partir de janvier 2013. Les ministres sont également parvenus à un accord concernant les produits biocides(insecticides, désinfectants et répulsifs). Ce nouveau règlement interdit pour la première fois des substances dans les biocides pouvant causer des cancers, des mutations ou des problèmes de fertilité. Enfin, les ministres ont rappelé l'importance de l'évaluation des risques environnementaux dans le cadre des procédures d'autorisation des OGM.Fondation Robert Schuman 10/01/11

 

Le 5 janvier, l'UE a ratifié la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. Cette convention a pour objet de garantir que les personnes handicapées puissent exercer leurs droits sur un pied d'égalité avec tous les autres citoyens. Il s'agit du premier traité global sur les droits de l'Homme à être ratifié par l'UE. Les 27 États membres l'ont signé et 16 d'entre eux l'ont ratifié. L'UE devient ainsi la 97e partie à ce traité, qui fixe des normes minimales visant à garantir aux personnes handicapées un éventail complet de droits civils, politiques, sociaux et économiques, ainsi qu'à protéger ces droits. Fondation Robert Schuman 10/01/11.


Les euro-obligations existent déjà: L'émission d'obligations par tous les pays de la zone euro se heurte surtout jusqu'à présent à la résistance de l'Allemagne. Le journal économique Dienas Bizness ne croit pas que celle-ci pourra maintenir durablement cette position : "Des obligations communes aux pays de la zone euro (eurobonds) constituent l'une des mesures les plus importantes pour apaiser les marchés. Malgré le refus de l'Allemagne, une obligation a déjà été instituée le 5 janvier dans le cadre de l'EFSM (European Financial Stability Mechanism) et celle-ci a une valeur de prototype sur le plan pratique. La demande était d'environ 20 milliards d'euros, alors que l'offre ne s'élevait qu'à 5 milliards d'euros. C'est un signal positif pour les marchés. Le taux d'intérêt est de 2,6% et les moyens générés par ces obligations pourront être employés pour aider l'Irlande, mais à un taux d'intérêt de 5,5%. Cela veut dire que dans de tels emprunts, les Etats les mieux lotis s'en sortiront mieux, mais la différence restera au sein de la zone euro et ne tombera pas entre les mains des spéculateurs."10/01/11 Dienas Bizness – Lettonie.

 

La part de Français favorable à la sortie de l’euro recule : 72% des Français ne sont pas favorables au retour au franc. 28% des Français veulent que la France abandonne l’euro, selon un sondage Ifop pour France Soir, réalisé les 5-6 janvier. Un chiffre en recul puisqu’il était à 35% en novembre, lors de la réalisation d’un sondage similaire.

Un quart des sympathisants de gauche expriment ce souhait, mais le chiffre varie très fortement entre les proches d’Europe écologie (9%) et ceux du Front de Gauche (52%). 26% des sympathisants UMP sont également favorables à la sortie de l’euro. Le chiffre s’élève à 71% pour les proches du Front National. Euroactiv.fr 07/01/11.

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 08:02

 

Article publié, sans les commentaires, dans le bulletin de Comité citoyen pour une Europe solidaire

 

L'appétence des dirigeants politiques pour la consultation directe des peuples est bien connue. Les péripéties autour de l'adoption du projet de traité constitutionnel en ont fait la démonstration.

Curieusement, le traité de Lisbonne et la révision constitutionnelle voulue par Nicolas Sarkozy institutionnalisent, simultanément, la possibilité de référendum au niveau européen et au niveau national.

FRANCE

EUROPE

Loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23/07/08

22/12/10 : projet de loi organique présenté en Conseil des ministres.

 

"Initiative populaire" : Proposition de loi, présentée par au moins un cinquième des parlementaires soit 184 et soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales soit 4,5 millions.

 

Le Conseil constitutionnel (CC) valide la proposition :

Si elle s'inscrit dans le champ de l'article 11 de la Constitution :
- organisation des pouvoirs publics,
- réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale et aux services publics,
- autorisation de ratifier un traité.

Si elle
- n'a pas pour objet d'abroger une disposition législative promulguée depuis moins d'un an,
- ne reprend pas un sujet rejeté par référendum dans les 2 années précédentes.

Le CC a un mois pour statuer.

Le recueil des soutiens peut commencer dans un délai de 2 mois. Il ne peut avoir lieu dans les 6 mois qui précèdent l'élection présidentielle.

 

La collecte des signatures par voie électronique mise en place dans les communes ne doit pas durer plus de 3 mois,.

Le CC statue sur la recevabilité.


La proposition de loi est soumise au moins à une lecture dans chaque chambre dans un délai de 1 an.

Si cette obligation n'est pas respectée, le président soumet la proposition à référendum dans un délai de 4 mois.

 

Extrait du compte rendu du Conseil des ministres du 23/12/10 : http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/art11_Constitution_pl.asp

Traité de Lisbonne signé le 13/12/07.
15/12/10 : engagement de la Commission européenne (CE) sur le texte amendé et adopté par le Parlement européen (PE).

Initiative citoyenne : Comité d'initiative d'au moins 7 citoyens résidant dans au moins 7 États membres différents. Doit obtenir le soutien d'un million de citoyens répartis dans au moins un tiers des États membres (soit 9). Le nombre de signataires devra être « significatif » au sein de chaque pays. Soit pour la France un minimum de 55 500 signatures.

 

Sitôt 300 000 signatures recueillies à travers trois pays, la CE vérifie que l’objet de l’initiative est "recevable" et n'est pas "contraire aux valeurs de l’Europe".

L'initiative s'adresse directement à la CE, pour lui demander de soumettre une proposition d'acte juridique aux fins de l'application des traités.

 

Les signatures pourront être recueillies dans la rue, en ligne ou par courrier mais sécurisées. La collecte ne doit pas durer plus d’un an.
 

 

L’initiative enregistrée, déclarée recevable et les signatures vérifiées, la CE aura quatre mois pour se prononcer sur le fond, en motivant sa réponse :
- soit l’initiative sera rejetée ;
- soit elle commandera une étude pour « approfondir la question » ;
- soit elle acceptera de légiférer.

 

Résolution législative du Parlement européen du 15 décembre 2010 sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à l'initiative citoyenne

(COM(2010)0119 – C7-0089/2010 – 2010/0074(COD))

 

 

NB : L'initiative qualifiée de populaire est, en fait, une initiative parlementaire bien bordée. Une simple lecture dans les deux assemblées suffit pour éviter le référendum malgré 4,5 millions de signatures.

La comparaison des deux initiatives permet de penser que la France n'a pas été un moteur au niveau européen.

 

COMMENTAIRES

 

Cette volonté d'instituer des possibilités de référendum est étonnante et bienvenue. Alors que le projet de traité constitutionnel de 2005 a été rejeté par référendum et que le traité de Lisbonne chargé de le remplacer a été adopté en écartant toute consultation populaire, voici deux propositions, ouvrant la possibilité de référendums, adoptées l'une par le traité de Lisbonne au niveau européen, l'autre dans le cadre des réformes constitutionnelles française de 2008.

 

Le référendum d'initiative "populaire" est le dernier point de la réforme constitutionnelle, voulue par Nicolas Sarkozy, à avoir été présenté en Conseil des ministres au mois de décembre. Il reste encore à faire adopter cette proposition de loi avant que la réforme puisse être applicable.

 

Tenant compte des différents délais prévus par la proposition de loi, environ 1 an, il est peu probable que la première application du référendum d'initiative "populaire" ait lieu avant 2013.


La rapidité de mise en place des dispositions nécessaires à son application et la comparaison des deux initiatives permet de penser que la France n'a pas été un moteur au niveau européen.

 

REMARQUES COMPARATIVES

  • Bien que toutes les dispositions ne soient pas encore prises, le délai entre la décision constitutionnelle et l'applicabilité de la teneur de la réforme ne semble pas extraordinairement différent dans les deux situations bien que l'initiative européenne intéresse 27 États.

  • - L'initiative européenne revient réellement aux citoyens : 7 citoyens de 7 États différents. L'innovation française est surtout sémantique.
    L'intitulé de la réforme française est prétentieux et totalement inexact. En fait "d'initiative populaire", il s'agit d'une initiative parlementaire, bien encadrée. Elle nécessite 184 parlementaires qui doivent rallier 4,5 millions de citoyens.
    Au delà de l'usage que pourra en faire dans certaines circonstances la majorité, elle peut servir à l'opposition (essentiellement au parti majoritaire de l'opposition) pour mobiliser sur une proposition qu'elle pense soutenue par une partie importante de la population.
    Son utilisation aurait probablement été impossible au moment de la réforme des retraites, une proposition de loi contradictoire était déposée par le gouvernement. La loi votée, elle ne peut plus être utilisée avant deux ans.

  • - L'objet de l'initiative est limité par le texte législatif dans les deux cas, sous le contrôle
    - du
    CC au niveau national avec référence à l'article 11 de la Constitution
    - de la
    CE "gardienne des traités" au niveau européen avec référence aux valeurs de l'Europe qui ne sont pas précisées.
    Le rôle de la CE est double, elle est chargée de dire si la question est
    "recevable" et si les conditions d'application sont réunies. Elle doit aussi répondre en tant que "pouvoir législatif" à la demande de législation du référendum.

  • - Le nombre de citoyens nécessaires pour que l'initiative soit recevable est bien moindre au niveau européen qu'au niveau national : 1 million pour l'ensemble de l'UE dans au moins 9 États avec un nombre significatif dans ces États soit 55 500 pour la France.
    Le référendum national est, réellement, populaire non au niveau de l'initiative qui est réservée aux parlementaires mais au niveau des exigences de recevabilité. C'est une initiative parlementaire qui doit prouver son soutien populaire. : 4,5 millions de personnes. En
    Italie, les lois en vigueur peuvent être abrogées par un référendum demandé par 500.000 électeurs.

  • - Les soutiens devront être réunis plus rapidement au niveau national (4,5 millions en 3 mois) qu'au niveau européen (1 million en 1 an).

  • - Même après le succès populaire nécessaire pour être recevable, le référendum n'est pas obligatoire. Des limites sont clairement affichées.

  •  
    • Dans le cas de l'initiative parlementaire, le président de la République devra soumettre la proposition à référendum, seulement si la proposition de loi n'est pas soumise à une lecture par les deux assemblées dans le délai d'un an.

    • Pour le référendum d'initiative citoyenne, c'est la CE qui décidera de la rejeter, de demander une étude ou de rédiger un texte législatif.
      Sa décision devra être motivée.

REMARQUES GENERALES

  • La possibilité d'une initiative législative, citoyenne ou parlementaire-populaire, est présentée comme une importante avancée démocratique. C'est, certes, une avancée mais bien limitée. Cela ne bouleversera pas la démocratie représentative réellement existante.

  • Il est inutile de rappeler combien la composition sociale des assemblées est éloignée de la composition de la population nationale, y compris dans le rapport femmes-hommes, malgré une loi sur la parité.

  • En France, le référendum, national ou européen, ne bouleverse pas l'organisation du pouvoir législatif. Il ouvre une nouvelle possibilité de référendum qui sera très probablement exceptionnelle.

  • Certains pensent que soumettre une question complexe à référendum est un non sens, tous les électeurs n'étant pas aptes à comprendre la subtilité des textes et de la question posée.
    C'est un vrai défi à la démocratie qui ne surgit pas seulement quand il s'agit de référendum. La consultation est alors limitée à une seule question qui peut être largement débattue pendant des mois. Précédée d'une large mobilisation pour le recueil des signatures.
    Lors d'une élection, c'est l'ensemble des questions politiques qu'il faut confier à une personne.

  • Le référendum peut être utilisé par un groupe de personnes pour des intérêts particuliers avec l'appui de moyens importants. Mais les questions sont publiquement débattues. Alors que les groupes de pression font le siège des parlementaires, des ministres, des comités d'experts (voir les récents conflits d'intérêt) dans l'opacité la plus complète.

  • Avec ou sans référendum, les médias sont aux mains du gouvernement et/ou de l'argent. Il va de soi que la démocratie suppose la pluralité des médias. Peut-être serait-il judicieux de susciter un référendum pour les arracher à ces puissances et en assurer l'indépendance et la diversité.

  • La multiplication des filtres mis en place assurent, au delà du nécessaire, que la procédure des référendums ne sera pas galvaudée : sujets constitutionnellement limités, difficulté à réunir le nombre de citoyens nécessaire...

  • A une époque où la participation des citoyens aux élections a tendance à diminuer, il faut noter que les deux référendums sur l'UE, traité de Maastricht et projet de traité constitutionnel, ont entraîné un forte mobilisation et participation des citoyens.

En démocratie, le souverain, c'est le peuple. Tout le monde est théoriquement d'accord. Mais tout le monde s'ingénie à ne lui accorder qu'un pouvoir limité. Les réformes proposées ne sont pas à la hauteur des théories : démocratie active, citoyenne, directe, participative... Dans la pratique, tout est fait pour que le pouvoir ne change pas de main.

 

Le référendum d'initiative citoyenne ou d'initiative parlementaire et populaire s'ajoute à la possibilité existante de référendum par utilisation de l'article 11 de la Constitution de la Vième République qui permet au président de la République, sur proposition du gouvernement ou du Parlement, de décider la tenue du référendum.

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 23:53

 

Le Comité européen des droits sociaux, chargé de veiller à l'application de la Charte des droits sociaux par les États européens, juge excessif que les cadres, en France, puissent travailler jusqu'à 78 heures par semaine. Il déplore également que la loi de 2008 (une des lois sarkozystes de "déverrouillage" des 35 heures) n'impose pas aux conventions collectives d'encadrer la durée du travail. La CGT va se saisir de cet avis pour demander de réformer cette loi de 2008. Arrêt sur image 07/01/1.

 

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe a dénoncé la loi hongroise sur les medias comme une menace à la liberté de la presse... M. Martonyi (ministre des affaires étrangères) s'est étonné que l'OSCE "s'intéresse plus à la Hongrie qu'à la France "où Nicolas Sarkozy désigne lui-même les présidents de groupes audiovisuels publics. Le Monde 25/12/10.

 

Comment croire à une monnaie commune européenne active, si celle-ci n'a pas sécrété un marché d'obligations également commun ? Comment croire à une unité d'action économique quand les dépenses communautaires ne dépassent pas 1 % du PIB européen ? Comment croire à une gouvernance européenne qui continue à miser sur le miracle quotidien d'une coordination efficace de 17 (ou 27) politiques budgétaires et économiques nationales ? François Godement et Thomas Klau. LeMonde.fr 05/01/11.

 

Dans le cadre du plan de sauvetage de l’Irlande, l’UE a effectué ses premiers pas sur le marché obligataire... Le rendement de cette obligation à 5 ans devrait se situer aux environs de 2,50 %, un taux nettement plus favorable que le rendement obtenu par Dublin, qui atteignait mercredi 7,78 %. La somme empruntée sera prêtée à l’Irlande à un niveau majoré – le premier ministre irlandais a évoqué un taux de 5,8 % par an. La Croix 06/01/11.


Sondage IFOP du 12-17 mai 2010 pour la Fondation pour l’innovation politique : 20% des Grecs interrogés pensent que sortir de l’euro serait une « bonne chose » ; 15% sont favorables à la sortie de l’UE.
Sondage LH2 du 21-22 mai 2010 pour NouvelObs.com: 29% des Français interrogés pensent que la France devrait quitter la zone euro : ouvriers (42%), employés (38%), personnes ayant un diplôme inférieur au baccalauréat (43%).
Sondage IFOP du 10-12 novembre 2010 pour la Lettre de l’Opinion : 35 % des Français interrogés sont favorables à ce que la France quitte l’euro et revienne au franc : 52% chez les ouvriers et 50% parmi les employés ; sympathisants d’extrême-gauche (60%) ; sympathisants du PS et de l’UMP respectivement 37% et 27%.
Sondage des 7-8 décembre 2010 pour la chaîne de télévision allemande ARD: 36% des Allemands interrogés souhaitent le retour au Deutschemark.
Sondage du 10 décembre 2010 : Au Portugal, 29% des personnes interrogées estiment que le pays doit quitter l’euro. M'PEP 05/01/11.

«La voie de l’austérité choisie par l’Europe va retarder la sortie de crise». Joseph Stiglitz, Nobel d’économie, estime qu’une action concertée de relance est nécessaire. Libération 05/01/2011

Un mouvement britannique, nommé "UK uncut",manifeste sous diverses formes, ciblant de grandes marques dont les pratiques d'évitement de l'impôt sont connues. Chaque semaine, et de préférence le samedi, dans les principaux magasins des marques concernées, des manifestants envahissent les lieux et alertent clients et passants sur les taxes dues par la marque concernée mais non-versés. LeMonde.fr 04/01/11.
Vodafone a négocié avec l'actuel gouvernement pour ne pas verser 6 milliards de livres dues au trésor public. Philip Green, un milliardaire gérant plusieurs chaînes de magasins, a évité en 2005 de verser 300 millions de livres au trésor public en faisant un don de 1,2 milliards de livres à son épouse domiciliée à Monaco. LeMonde.fr 04/01/11.

 

Nouvelles autorités de surveillance financière pour l'UE : Le Comité européen des risques systémiques installé à Francfort depuis le 15/12 est désormais épaulé par l'Autorité bancaire européenne à Londres, par l'autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles à Francfort et par l'autorité européenne des marché financiers à Paris. Leur rôle demeure consultatif. Le Monde 04/01/11.

 

M. Sarkozy ne veut pas entendre parler de la proposition de certains élus de la majorité d'instituer une nouvelle tranche d'impôts pour les très hauts revenus comme l'ont fait les Allemands. Le Monde 04/01/11.

 

Grèce : Dans les quartiers huppés du nord de la capitale, 300 ménages déclaraient au fisc posséder une résidence avec piscine alors que les images satellites ont réussi à localiser près de... 17 000 bassins.
Le Wall street journal du 26 février 2010 révèle... des spéculateurs... un "gang" dont... Georges Soros... David Einhorn... se seraient réunis en début février 2010 dans un hôtel new-yorkais pour attaquer de façon concertée la devise européenne. Leur objectif : faire tomber l'euro jusqu'à un niveau de parité avec le dollar. Le Monde 01-02/01/11.

 

Le Dax [indice boursier allemand] a progressé de 16,06% en 2010. Le Monde 01-02/01/11.

 

« L'Europe est essentielle à notre avenir, à notre identité et à nos valeurs » (Nicolas Sarkozy, 31/12/10). Le lendemain, la Hongrie prenait pour six mois la présidence de l'UE en même temps qu'entrait en vigueur, dans ce pays..., une loi contre la liberté de l'information digne d'un régime autoritaire. Mediapart 04/01/11

 

Le ministre du Budget, porte-parole du gouvernement, a considéré que cette loi était "incompatible avec l'application d'une certaine idée de la liberté de la presse, validée par tous les traités européens" : "La position française, que j'exprime pour le gouvernement aujourd'hui, la position de tous les États membres de l'UE doit être de nature suffisamment forte sur le plan politique et diplomatique pour permettre au gouvernement hongrois d'avoir une présidence plus sereine en mettant entre parenthèses ce texte." Arrêt sur image 04/01/11.

 

L'UE pourrait lever en 2011 son embargo sur les ventes d'armes à la Chine imposé depuis le massacre de la place Tienanmen. Fenêtre sur l'Europe 03/01/11.

 

La CEDH a condamné la France pour ne pas avoir permis à une détenue malade anorexique de 48 ans d'être soignée dans une structure adaptée. Libération 22/12/10.

 

Le plus mal portant en Europe serait le noyau dur de l'UE : la zone monétaire formée par les 17 pays qui ont choisi l'euro pour devise. Le Monde 24/121/10.

 

"Je ne sais pas si l'ambitieux projet d'intégration européenne survivra aux énormes difficultés qu'il rencontre aujourd'hui. Mais je sais que s'il échoue, c'est le monde entier qui en paiera les conséquences" (Moïses Naïm, ancien ministre du Venezuela, dans International Herald Tribune, cité par le Monde 24/12/10.

Les avancées de 2010 en Europe La Croix 30/12/10.
Démarrée en Grèce, la crise de la dette souveraine de plusieurs États de la zone euro a ébranlé la stabilité de l’union monétaire toute cette année, obligeant les Européens à reprendre le chantier de leur intégration économique. Les ministres européens des finances, sous la présidence d’Herman Van Rompuy, ont élaboré, avec la CE, des recommandations qui seront traduites en législation communautaire pour être votées avec le PE d’ici à l’été 2011.
Discipline budgétaire plus sévère
La surveillance du déficit budgétaire s’étendra à la dette publique. Une nouvelle gamme de sanctions plus graduelles et précoces devra inciter les États à assainir leurs finances.
Surveillance économique
Cette nouveauté pourrait être la plus contraignante dans la conduite des politiques nationales. Une évaluation annuelle des déséquilibres de chaque État (bulle immobilière, trop forte augmentation des salaires…), selon des indicateurs communs, pourra entraîner une alerte précoce à un gouvernement national, tenu de corriger un
« déséquilibre excessif », sous peine de sanctions pour les États de la zone euro.
Coordination budgétaire en amont
Un nouveau mécanisme... oblige chaque État à communiquer les paramètres de sa future loi de finances, pour un examen précoce au printemps. Les recommandations de cet examen européen devront être incluses dans le projet de loi de finances avant son adoption nationale à l’automne.
Fonds permanent de sauvetage
Les Vingt-Sept sont convenus d’amender le traité de Lisbonne pour permettre la création d’un fonds européen de stabilité permanent qui remplacera l’actuel fonds provisoire mis en place jusqu’à mi-2013. Ce fonds intergouvernemental servira à renflouer, sous conditions, les caisses d’un État de la zone euro.

 

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Published by Paul ORIOL - dans Polo a lu
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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 23:33

 

Il y a quelques dizaines d'années, la Chine était rouge ! Quand nous y sommes allés à la veille des années 2000, Pékin était effectivement encore très rouge : toute l'avenue principale était rouge, d'un coté, "marlborough" et de l'autre, "coca-cola" !!!

Depuis, l'invasion publicitaire est-elle aussi désespérément rouge ? Ce qui est certain, c'est que les choses ont beaucoup changé. La Chine n'est plus rouge des espérances révolutionnaires même fourvoyées.


Elle est, d'abord, devenue "l'atelier du monde" qui se réjouissait d'obtenir des produits bon marché grâce au travail, peu rémunéré des ouvriers et ouvrières chinois. En ces jours de fêtes, combien de produits "fabriqués en Chine" se sont retrouvés dans les sabots ou sous le sapin des petits consommateurs occidentaux ? Et bien au delà des "petits consommateurs".

L'atelier a beaucoup avancé en quelques années. Et changé de nature. La Chine ne fournit pas seulement, les marchandises à des prix imbattables qui ont permis la consommation à crédit des pays occidentaux. Elle construit aussi des produits beaucoup plus complexes.


La Chine qui a déjà lancé une sonde vers la Lune et a développé un ambitieux programme spatial. Elle prépare une mission vers la lune en 2013. Vers 2017, les Chinois pensent ramener des échantillons lunaires avant d'envoyer des hommes vers 2020. Ils ont déjà envoyé un homme dans l'espace en 2003 et ont réalisé une sortie en 2008.


Airbus a sorti son premier avion assemblé dans une usine chinoise à la recherche de commandes sur le deuxième plus grand marché mondial de l'aviation : 10 Airbus A320 vont sortir cette année de l'usine de Tianjin et 4 sortiront chaque mois d'ici fin 2011 de la plus grande usine d'Airbus, hors Europe. Selon les estimations de Boeing, la flotte aérienne civile de la Chine va devenir le premier marché aérien au monde (LeMonde.fr 30/12/10).
Elle est aussi devenue le premier marché mondial de l'automobile devant les États-Unis depuis 2009... 18 millions en 2010 contre 13,5 en 2009 soit en augmentation de 32% (Le Monde 29/12/10).


La Chine remplace peu à peu les anciennes puissances coloniales en Afrique. Le commerce avec le continent africain a augmenté de 43,5% de janvier à novembre 2010 par rapport à la même période de 2009 (Le Monde 25/12/10).


Atelier, marché, industries de pointe. La Chine est aussi devenue le banquier des Etats-Unis avec les plus grosses réserves en devises du monde (près de 2 650 milliards de dollars).


Deuxième partenaire de l'Europe après les États-Unis, elle investit beaucoup en Europe dans des secteurs clés. Elle a obtenu la concession du port du Pirée pour 35 ans et le constructeur automobile chinois, Geely, a pris le contrôle de Volvo.


Au total, la Chine est devenue cette année, la deuxième puissance mondiale par son PIB, après avoir dépassé le Japon. Et "The Economist" pose à ses lecteurs la question "Quand la Chine dépassera-t-elle les États-Unis ?" (slate.fr 28/12/10). Pour sa part, The economist propose : 2019 !


Mais est-ce la bonne question ?


Dans les années 70-80, René Dumont soutenait qu'avec ses 600 millions d'habitants, la Chine ne pourrait jamais adopter le mode de vie occidental. Quand les prévisions des économistes se contentent de prolonger indéfiniment des courbes, finalement absurdes, ne faut-il pas revenir à la question de René Dumont ? Car la Chine, bientôt 1ère pour le PIB, est encore loin pour le PIB par tête.


Mais elle est déjà confrontée à de grandes difficultés et il n'est pas dit que les 450 millions d'internautes soient seulement un marché prometteur pour l'e-commerce. Comme le pensent certains.


Certaines informations devraient pousser à poser d'autres questions :

  • La question démocratique : l'attribution du prix Nobel de la paix à M. Liu Xiaobo en est le témoignage incontestable, l'acharnement du régime pour empêcher la circulation des informations sur ce prix Nobel montre bien que cela doit intéresser aussi les Chinois ;

  • La question politique : il est notamment reproché à M. Liu d'avoir parlé de l'éventualité d'un "Etat fédéral" pour résoudre les questions de Taïwan et du Tibet. Mais en cas de véritable démocratisation, la perspective d'un État fédéral ne risque-t-elle pas de conduire à un éclatement de la Chine ?

  • La question sociale : le gouvernement chinois laisse filtrer ou ne peut empêcher des nouvelles de filtrer concernant les nombreux conflits sociaux. Il n'en reste pas moins que la diffusion sur la toile des grèves ou de graves incidents jouent leur rôle. Au mois de juillet, une augmentation de salaires de 20% a été annoncée, une nouvelle augmentation du même ordre devrait avoir lieu cette année. En plus de lâcher du lest, ces augmentations peuvent avoir d'autres causes, l'inflation, la volonté de développer un marché intérieur... L'augmentation des salaires chinois encourage une croissance qui jusque là était tirée essentiellement par les exportations.

  • La question écologique : la Banque mondiale relève que 16 des 20 villes les plus polluées du monde se trouvent en Chine (Le Monde 29/12/10). Pour tenter de désencombrer les rues , la ville de Pékin a annoncé qu'elle n'autoriserait que 240 000 immatriculations par tirage au sort en 2011, soit un tiers des immatriculations de 2010 (Le Monde 26-27/12/10).

Loin de se contenter de prévoir l'avenir en prolongeant les courbes du passé, la Chine est en face d'une quadruple crise. L'Histoire peut lui être utile pour répondre sur le plan démocratique, politique ou social sans garantie de succès cependant.


Quant à la crise écologique, elle ne pourra se satisfaire d'adapter les mesures partielles prises ici ou là comme la limitation du nombre des voitures dans les grandes villes. Elle est condamné à inventer.


Il y a une trentaine d'années, certains voyaient l'avenir rouge-chine, sera-t-il vert-chine ?





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