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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 21:40

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après quelques photos d'Alger et de ses environs, voici donc une deuxième livraison "Oran et ses environs".

 

OranPort

 

 

Oran 4

 

Oran 1

 

OranPort1

 

 

Oran 2 (action OAS)

OranSantaCruz

 

 

Oran 3

 

MersElKebir

 

VersAinElTurck

 

OranCathédrale

 

Aïn El Turck

 

TlemcenAgadir2

 

TlemcenMansourah

 

TlemcenRue

 

 

TlemcenSidiBoub

 

 

TlemcenTombe

 

 

Vers El Marsa

 

 

ElMarsa

 

 

Cap Garbon

 

 

Corniche des Dahra 1

 

 

Corniche des Dahras

 

 

ElAsnam

 

 

ConteurElAsnam-1

 

 

ConteurElAsnamb

 

 

El Asnam Marché

 

 

Ténès

 

 

SidiBelAbbès

 

 

HuilerieLe Sig

 

 

AïtElKebirSig

 

 

Kalaa DebbahOranais

 

 

Alfa

 

 

Aloes

 

 

Cigognes

 

 

Marabout 7 Oranie

 

 

Marabout Oranie

 

 

 

Oranie Irrigation

 

 

 

Oued Erosion

 

 

 

Route d'Oran

 

 

 

 

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 14:38

 

J'ai retrouvé des photos, surtout des diapositives, faites pendant mon séjour en Algérie entre 1964 et 1972. Je les ai numérisées ou faites numériser. Elles ne sont pas toutes excellentes mais je ne résiste pas à les mettre sur le blog.


Cela rappellera peut-être des choses à certains. Je n'ai pas mis de commentaires mais seulement le lieu et la date portée sur le carton de la diapositive.


Je vais mettre d'abord celles d'Alger et des environs et ensuite, Oran, Constantine...


Si vous trouvez des erreurs merci de me les signaler.


Si j'en retrouve d'autre, je continuerai à les publier...

 

1AlgerGouvernement

 

 

2Alger Fort Lempereur0004

 

 

4AlgerJanvier67

 

5AlgerMai66

 

 

6AlgerOctobre67

 

 

7aAlgerdecembre66

 

7AlgerMaisonmaure

 

8AlgerMosquée

 

 

9AlgerCasbah

 

 

10AlgerAerohabitat

 

 

11AlgerJardin d'essai

 

 

12Alger Club des Pins Palais des congrès0006

 

 

 

12aClub des Pins 1

 

 

14Moretti

 

16Moretti

 

 

18Moretti

 

 

20Moretti

 

 

 

21Moretti

 

 

23Bouira Epices

 

 

 

 

 

 

24BouiraChechia

 

 

27BouiraTissu

 

 

  x

 

 

x

 

35TombeauChretienne

 

 

38Blida

 

 

 

39Chrea

 

 

40Ouarsenis-copie-1

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 19:40

 

Cannes Escaliers1


Cannes, pendant le Festival, même pour le citoyen de base sans aucune accréditation, est un spectacle intéressant qui mériterait une étude ethnologique ou un film documentaire. Peut-être a-t-il été tourné...


Mais, aller à Cannes au moment du festival, c'est d'abord voir des films. C'est possible pour tout un chacun. Il faut s'armer de patience. Être prêt à faire la queue de 15 à 90 minutes sans avoir la certitude de pouvoir entrer. Par deux fois, nous avons échoué après plus d'une heure d'attente.


La queue est un lieu où s'échangent, pour les non-initiés, des informations sur les films à voir, les salles où on peut les voir... Des salles ouvertes au public, il y en a une dizaine : Palais Stéphanie-Théâtre de la Croisette (Quinzaine des réalisateurs), espace Miramar (Semaine de la Critique), Studio 13 et Arcades (Quinzaine des réalisateurs, Acid – Programmation des cinéastes), Raimu, La Licorne...


Pour pouvoir entrer, il faut aussi se procurer une invitation (Bureau Pantiero, Bureau-Acid à la Malmaison, Espace Miramar-Semaine de la critique, acheter un billet à la Malmaison-Quinzaine des réalisateurs)... Pour entrer au Palais du festival proprement dit, il faut avoir une accréditation ou une invitation qu'on peut obtenir, avec un peu de chance, en faisant la manche avec un feuille : "cherche invitation pour tel film".
Il y a aussi, au sein du Palais, de multiples salles de tailles diverses, réservées aux professionnels.

 

CannesInvitations


Cannes Invitations2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En short ou en smoking, ils ne sont pas à la recherche d'un inconnu ou d'une personnalité mais voudraient bien obtenir une invitation...

 

 

 

Les films vus


Cannes, une image de la mondialisation, au niveau de la compétition officielle comme le remarque le Monde : "Pour ne s'en tenir qu'à la seule compétition, 11 des 19 films sont des coopérations internationales. Un maître iranien tourne en Italie avec des fonds français (Copie conforme de Abbas Kiarostami), un réalisateur palestinien cofinancé par l'actrice française Julie Gayet (Fix me de Raed Andoni), un maître de l'horreur nippon s'installe en Angleterre (Chatroom d'Hideo Nakata), un réalisateur australien toune au Mexique (Ano bisesto de Michael Rowe), une cinéaste française pose sa caméra en Australie (L'Arbre de Julie Bertucelli)" (Le Monde 26/05/10). Sans invitation, sans accréditation, nous n'avons vu aucun de ces films,


Nombreux sont les films que peut voir le festivalier de base et tout aussi variés dans leur origine nationale : ainsi en 10 jours, nous avons pu voir 23 longs métrages (10 " Quinzaine des réalisateurs", 8 "Semaine de la critique" et 5 "Acid" ou Association du cinéma indépendant pour sa diffusion). Ces films étaient présentés au nom de 16 pays différents avec cependant une dominante française (10). Sans compter, les 4 films "sur la plage" (États-Unis, Italie, France, Brésil). Et pendant cette même période, 20 courts métrages de 10 nationalités différentes avec, là-aussi, une majorité de films français (10).


Des films que nous avons vu, près de la moitié ont été réalisés par des femmes, on peut dégager quelques thèmes sans savoir si cela correspond à une volonté des organisateurs ou même si cela est réellement représentatif de l'ensemble des films présentés dans le cadre du festival.
- adolescents (Belle épine, The myth of american sleepover, All good children, Pieds nus sur les limaces, Alegria) ;
- femmes (Poursuite, Eine flexible Frau, Bedevilled, Shit Year) ;
- immigration (Illégal, The tiger factory).
L'immigration était aussi le sujet d'un moyen métrages de 45 mn, "ZedCrew" sur 3 rappeurs zambiens qui veulent émigrer aux États-Unis et "On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !".


Films à voir (Pour ne parler que des longs métrages)

Vus à la "semaine de la critique"

  • " Le nom des gens", film français de Michel Leclerc avec Jacques Gamblin, Sara Forestier et... Lionel Jospin.
    Inutile de s'étendre longuement sur ce film qui est, de tous ceux que nous avons vu, celui qui a le plus de chance de sortir en salle.

  • "Sound of noise", film suédois de Ola Simonsson et Johannes Stjärne Nilsson. Film reparquable où des musiciens déjantés s'attaquent à toutes les institutions, hôpital, banque, opéra, éclairage de la ville et utilisent des instruments inattendus.

  • "Armadillo", film danois de Janus Metz sur la participation du contingent danois à la guerre en Afghanistan. A voir absolument. Mais sortira-t-il en salle en France ?

Vus à la Quinzaine des réalisateurs

  • "Cleveland contre Wall street" , film franco-suisse de Jean-Stéphane Bron sur la lutte menée par les victimes des "subprimes" de Cleveland contre 21 banques qu'ils jugent responsables des saisies immobilières qui ont dévasté la ville... avec la participation (involontaire) de Obama.

  • "Pieds nus sur les limaces" , film français de Fabienne Berthaud sur une adolescente qui perd les pédales à la mort de sa mère pour, peut-être, trouver le sens de la vie.

  • "Illegal" , film belge de Olivier Masset-Depasse qui montre que les étrangers en situation irrégulière en Belgique n'ont rien à envier à leurs camarades de France et réciproquement.

  • Mais aussi "Le quatro volte" , film italien de Michelagelo Frammartino, "All good children", film irlando-belgo-français de Alicia Duffy...

Acid

  • "Entre nos mains", film français de Mariana Otero sur la tentative de mise en autogestion d'une entreprise qui va fermer où, malgré l'échec, tout se termine par des chansons.


Cannes, c'est aussi des affaires


C'est le marché du cinéma. Tout le monde le sait. C'est évident pour les films qui ont été sélectionnés pour lesquels, c'est la possibilité d'être vus par un premier public, par d'éventuels distributeurs, par des producteurs de futures oeuvres. C'est explicite pour les films présentés par Acid, c'est implicite ailleurs. C'est visible dans la presse distribuée, ça et là gratuitement, qui parle cinéma, producteurs, distributeurs, en donnant les "territoires" où tel film a été vendu, en mettant en avant les dollars encaissés autant que les entrées pour le film antérieur d'un réalisateur...


Plusieurs dizaines de "tentes" auxquelles ne peuvent accéder que les "accrédités" permettent à de nombreux pays d'établir des contacts. Car Cannes est avant tout l'occasion pour chaque pays de faire connaître les réalisations, les possibilités...

 

Le Festival est l'occasion de présenter les films à des niveaux très différents, dans le cadre de la Sélection officielle, Un certain regard, Ciné classics, la Quinzaine des réalisateurs, Semaine de la critique, d'Acid... Mais cela n'est que la partie plus ou moins visible. Restent les multiples rencontres organisées ou fortuites entre producteurs, réalisateurs, distributeurs, acteurs... ou qui veulent l'être.


 

Cannes-Badges.jpg

 

Bien entendu pour pénétrer ces milieux, il faut être "accrédité". Nous ne l'étions pas. Nous n'avons même pas compris les multiples accréditations. Nombre de personnes se promènent avec leur badge en collier, de nature différe nte,  n'ouvrant pas les mêmes portes... sans compter les "intouchables" qui n'ont pas besoin de badge.

 

Le badge de base est celui de "cinéphile" : pour l'obtenir, il faut envoyer une lettre motivée en fonction desquelles 4 000 badges sont distribués. Nous avons rencontré des "badgés cinéphiles" dans les mêmes files d'attente qui nous permettaient d'entrer avec une simple invitation !


Car il est possible de voir de nombreux films grâce à une invitation gratuite qu'il suffit de retirer au Bureau Pantiero, à la Semaine de la critique ou au bureau d'Acid. Il est aussi possible de voir les films de la Quinzaine des réalisateurs en achetant un billet (7 euros, 5 euros les 6 et même 4 euros les 6 avec la carte de la FNAC).


Les films sont souvent présentés en 2 minutes en présence du réalisateur ("je remercie ceux qui m'ont invité, mon producteur, mon distributeur - quand il y en a un - mes acteurs et toute mon équipe et vous qui êtes ici..."). La discussion qui suit le film, est quelquefois intéressante mais guère plus que celle d'un ciné-club. Elle se déroule en français-anglais avec le plus souvent traductrice.


Les films présentés par Acid n'ont généralement pas de distributeur et sont là, justement, avec l'espoir d'en trouver un. C'est la spécificité d'Acid mais tous les films présentés par ailleurs n'ont pas toujours un distributeur.


Cannes, c'est aussi du cinéma

 

Cannes Escaliers 5

 


En plus de la "montée des marches" (un stand vend les photos), le spectacle est aussi dans la rue avec une grande variété de langues parlées (français, anglais mais aussi italien, allemand et bien d'autres ...) et une forte proportion de jolies femmes. On peut, bien sûr, tout voir, belles et moins belles, bien ou mal habillées, chaussures à talons aiguilles quelquefois à la main....

 

 

 

Cannes Photographes

Chaises et excabeaux faces aux "marches"

 

Cannes Escalier3

 

Photographier le Palais ou la petite amie ou la famille devant le palais

 

Cannes Attente

Repos confortable en attendant la ruée

 

Cannes Manifestation

 

Quelaus manifestants contre '"les Hors la loi" sont venus jusque devant le Palais

 


 

Cannes Filmeurs


Et la ruée des photographes. Ceux que vous pouvez voir à la télé et ceux qui, face au Palais, sur chaises ou escabeaux, ceux qui se postent sur le parcours, ceux qui essayent de percer les vitres teintées des voitures, ou qui font le siège des sorties d'hôtel... Et ceux qui photographient les photographes...


Mais le plus souvent dans la rue, ce ne sont pas des personnalités qui circulent mais, peut-être, des qui-voudraient-être-connues ou des qui vous-voyez-j'y-étais, comme celles qui se font photographier devant le Palais.


Les "filmeurs" donnent leur carte avec l'espoir de vendre la photo à la beauté, au couple... Là encore, il faudrait pouvoir saisir le différents comportements de ceux qui souffrent d'être harcelés, de ceux qui sont malheureux de ne pas l'être et qui cherchent du regard le photographe qui leur donnera leurs quelques secondes de notoriété, des jeunes qui posent....

Cannes Art sur sableEt ensuite, comme dans toutes les fêtes de la rue, il y a les rappeurs, les automates, les musiciens, le manège... et même un sculpteur sur sable qui chaque jour fait une oeuvre différente sur la plage, visible de la promenade et recueille ainsi quelques pièces. Le festival ce n'est pas que le cinéma.

 

Cannes CinéPlage1


Le soir, le cinéma sur la plage...

 

Cannes CinéPlage2

peu respecté par le feu d'artifice...


Annexe : les films vus durant ces 10 jours


Quinzaine des réalisateurs = 10

Lions love... and lies de Agnès Varda, 110 mn, France

Shit year de Cam Archer, 95 mn, États-Unis

Le quatro volte de Michelagelo Frammartino, 88 mn, Italie

Cleveland contre Wall street de Jean-Stéphane Bron, 98 mn, Suisse France

Illegal de Olivier Masset-Depasse, 95 mn, Belgique

All good children de Alicia Duffy, 80 mn, Irlande Belgique France

Pieds nus sur les limaces de Fabienne Berthaud, 108 mn, France

The tiger factory de Woo Ming Jin 84 mn, Malaisie Japon

Alegria de Felipe Brgança et Marina Meliande, 108 mn, Brésil

Ha 'Meshotet de Avishai Sivan, 86 mn, Israël


Semaine de la critique = 8

Le nom des gens de Michel Leclerc, 100 mn, France

Sound of noise de Ola Simonsson et Jahannes Stjärne Nilsson, 98 mn, Suède

Armadillo de Janus Metz, 90 mn, Danemark

Bedevilled de Cheol-soo Jang, 115 mn ,Corée du sud

Belle épine de Rebecca Zlotowski, 80 mn, France

Bi, dung so de Phan Dang Di, 90 mn, Vietnam France

The myth of american sleepover de David Robert Mitchell, 97 mn, Etats-Unis

Sandcastle de BOO Junfeng, 90 mn, Singapour


Acid = 5

Cuchillo de palo de Renate Costa, 90 mn, Espagne

Entre nos mains de Mariana Otero, 87 mn, France

Fix me de Raed Andoni, 96 mn, Palestine France Suisse

Poursuite de Marina Deak, 90 mn, France

Eine Flexible Frau de Tatjana Turanskyj, 97 mn, Allemagne


Plage

La nuit de Varenne de Ettore Scola, Italie

Le baiser de la femme araignée Hector Babenco, Brésil

Le Monde du silence Louis Malle et Jacques-Yves Cousteau, France

Tant qu'il y aura des hommes Fred Zimmerman États-Unis


Courts métrages

On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! Collectif, 2mn 30, France

La dame au chien de Damien Manivel, 13 mn, France

Pompe funèbre de Louis Chedid, 7 mn, France

N'oubliez pas Roger de Etienne Labroue, 7 mn, France

La planète des femmes de Alice Mitterrand, 7 mn, France

Bang Bang de de Fred Scotlane, 7 mn, France

Deeper than yesterday de Ariel Kleiman, 20 mn, Australie

Native son de Scott Graham, 19 mn, RU

Love patate de Gilles Cuvelier, 13 mn, France

A distracao de Ivan de Cavi Borges et Gustavo Melo, 17 mn, Brésil

The boy who wanted to be a lion de Alois Di Leo, 7 mn 25, RU

Vasco de Sébastien Laudenbach, 10 mn, France

Licht de André Schreuders, 15 mn, Pays-Bas

Petit tailleur de Louis Garrel, 44 mn, France

Tre ore de Annarita Zambrano, 12 mn, Italie

French roast de Fabrice O. Joubert, 8 mn 15, France

Shikasha de Isamu Hirabayashi, 11 mn, Japon

Berick de Daniel Joseph Borgman, 15 mn, Danemark

ZedCrew de Noah Pink, 45 mn, Zambie Canada

Ett tyst barn (A silent child) de Jesper Klevenas, 13 mn, Suède


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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 18:53

 

 

La démocratie est pleine de ressources... C'est lors des référendums sur le traité de Maastricht (où ils ont répondu "oui") et sur le projet de traité constitutionnel (où ils ont voté "non") que le taux de participation des Français a été le plus élevé. Quand ils ont dit "oui", pas de problème. Quand ils ont dit "non", le gouvernement est passé outre et, sans leur demander leur avis, a fait adopter par le Parlement où il avait une majorité automatique, le traité de Lisbonne.

Lors des élections régionales, la majorité des électeurs s'abstient mais il en reste encore assez pour dire "non" au parti gouvernemental. Il n'est pas possible de faire revoter, il n'est pas possible de faire élire ces conseillers par un autre corps électoral plus favorable : une seule solution, avec la réforme territoriale, instaurer un mode de scrutin qui assure, à la droite, une majorité perpétuelle malgré tous ces fâcheux.

 

* * *

La Grèce coule. L'euro fond. Il n'y a pas de pilote dans l'Union européenne : les chefs de gouvernement pensent étroitement national, intérêts ou élections. Mais le président du Sénat, qui vise un poste de ministre en septembre, a une idée précise de la cause de tout cela : " Nous payons les conséquences du non au traité constitutionnel. Tous les bégaiements qui ont eu lieu à ce moment là nous ont empêché d'affirmer une Europe plus forte" (Le Monde 30/04/10).

* * *

Quand Fillon est arrivé à Matignon, il a proclamé que les caisses étaient vides. Immédiatement, il s'est mis au travail pour creuser le trou... en supprimant des impôts, en mettant en place le bouclier fiscal, en augmentant le nombre de niches fiscales... Maintenant que " Le taux des prélèvements obligatoires est au plus bas niveau depuis 18 ans" (Le Monde 03/06/10), pour combler ce trou, le gouvernement ne voit qu'une solution : diminuer les dépenses.   La crise financière permet de proclamer "urbi et orbi" qu'il n'y a qu'une possibilité, faire comme tot le monde, avec l'appui du FMI : attaquer les acquis sociaux  simultanément dans tous les pays de l'UE.

 

* * *


A la suite de la SEC, gendarme de la Bourse des États-Unis, le gendarme britannique de la Bourse, la FSA, a décidé d'ouvrir des poursuites à l'encontre de la banque Goldman Sachs. Le géant américain de l'assurance AIG a, de son côté, porté plainte. Des établissements financiers sud-coréens seraient également touchés. Mais la ligne Maginot a été, cette fois, efficace, peut-être parce que c'est un jeune Français, Fabien Tourre, qui avait élaboré les produits mis en cause dans cette affaire ?
Cependant, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde,l s'est posée la question : la banque Goldman Sachs a-t-elle ou non fait des victimes en France ? Et elle a répondu : «A première analyse, ce que m'a indiqué le président de l'AMF, Jean-Pierre Jouyet, c'est qu'il n'y avait pas de contrepartie ou partie française» impliquée ou touchée par cette affaire. «Mais cela mérite examen (...) C'est donc à la fin du mois d'avril que l'AMF indiquera précisément» ce qu'il en est.
Le mois de juin est arrivé. Les anges continuent à passer dans le silence (d'or) de la ministre.

* * *

La chaîne de solidarité fonctionne à plein (les poches). La BCE prête aux banques à 1%. Les banques prêtent aux États à 3% (bénéfice pour les banques 2%). Les États prêtent à la Grèce à 5% (bénéfice pour les États 2%). Quant aux Grecs, ils paieront 2 points de TVA de plus, ils auront 2 mois de pension ou de traitement de moins...



* * *

Une fois les mesures bricolées prises, il faudra revoir les mécanismes régulateurs et les institutions. Mais qui va proposer et adopter ces mécanismes aussi bien au niveau de la régulation que de la mise en place d'un éventuel gouvernement économique européen ? Laissera-t-on ceux qui nous ont amené là et qui profitent plus de la crise qu'ils n'en souffrent, recommencer ?

 

* * *

 

Au Festival de Cannes, Lionel Jospin aurait pu avoir le prix du meilleur second rôle, malheureusement, le film dans lequel il joue son propre rôle, "Le nom des autres", n'était pas en compétition et Lionel Jospin n'est plus dans la course.

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 20:21


Le nombre d'actes de terrorisme répertorié en 2009 (294) a baissé de 33% par rapport à 2008... dans la grande majorité, le fait de groupes séparatistes... 1 seul est, selon Europol, à mettre à l'actif d'un groupe islamiste (Le Monde 30/04/10).


L'Etat consacre chaque année environ 4 milliards d'euros (0,2% du PIB) pour inciter les salariés et les entreprises à faire des heures supplémentaires plutôt que d'embaucher des jeunes et des chômeurs... Avec ces 4 milliards d'euros, L'Etat pourrait donc financer entièrement 100 00 emplois supplémentaires (Alter éco mai 2010).


Les taux d'imposition réels des 10% les plus aisés n'excèdent pas 20% de leurs revenus, selon les chiffres de l'Insee, et ils montent péniblement à 25% pour les 5% les plus fortunés.
Les
1% les plus riches, selon l'Insee, captent... 5,5% des revenus d'activité, 32,4% des revenus du patrimoine et prés de la moitié des revenus exceptionnels (notamment les plus values lors de la vente d'actions).
Entre 2004 et 2007, les très, très riches (le 0,01% du haut de la pyramide) qui touchent 1,27 millions en moyenne par an, ont gagné 40% de plus. Soit la bagatelle de 360 000 euros annuels supplémentaires ! Certes, il s'agit de données avant impôts mais cette hausse représente à elle seule l'ensemble des gains d'un smicard durant 30 années...
Le
nombre de riches est en plein boum : + 28% pour ceux qui déclarent plus de 100 000 euros annuels et même + 70% au delà de 500 000 euros (Alter éco mai 2010).


Les femmes en politique


Année

Part de femmes en %

Députées

2007

18,5

Sénatrices

2008

21,8

Maires

2008

13,8

Conseillères générales

2008

13,1

Conseillères régionales

2010

48

Conseillères municipales

2008

35

Députées européennes

2009

43

Observatoire de la parité-Ministère de l'Intérieur (http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=59)


Un peu plus de 40 % des ouvriers partent en congés chaque année, contre 80 % des cadres... Une fraction très minime des enfants des catégories les plus aisées, de l’ordre de 3 %, ne part pas en congés contre plus de 40 % des enfants des familles les plus démunies (http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=94).

Le taux de départ en vacances est passé de 64 à 56% entre 2003 et 2009 (Alter éco mai 2010).


Si l’on s’en tient au montant brut mensuel (du salaire), 10 % des salariés du secteur privé touchent moins de 1 400 euros, la moitié moins de 2 100 euros et les trois quarts moins de 2 900 euros, selon les données publiées par l’Insee ("Les très hauts salaires du secteur privé"). La moyenne des salaires se situe autour de la fourchette 1 700 – 2 700 euros bruts. Le 1 % des mieux payés (133 000 personnes) touche au minimum 10 400 euros mensuels et 18 000 euros en moyenne. Il s’agit principalement d’hommes, vivant en Ile-de-France, dirigeants d’entreprise ou cadres de haut niveau, notamment dans le secteur de la finance (http://www.inegalites.fr/spip.php?page=la_breve&id_breve=681).


Emission comparée 1970-2006 de co2 en MT en France


1970

2006

Transformation d'énergie

31,9

17,7

Industrie manufacturière

46,4

29,7

Résidentiel-Tertiaire

38,5

33

Agriculture-Sylviculture

18

20,7

Transports routiers

13,6

35,2

Autres transports

2,3

2,2

Autres

3

3

Total (hors puits)

153,6

141,5

Ufal info avril 2010


Besoins en énergie primaire de la France en 2007 : 276 Mtep dont pétrole 91 (33%), Gaz 41 (14,9%), Charbon 13 (4,7%), Electricité 116 (42%) dont nucléaire 99,6 (36%), Energies renouvelables 15 (5,4%).
La France importe l'équivalent de 138 Mtep dont la totalité de son uranium, de son pétrole, de son gaz (Ufal info avril 2010).

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 10:22

 

La "divine surprise" de la Corbeille !


Les résultats électoraux confirment les sondages. La popularité du gouvernement est au plus bas. Y compris auprès de ses électeurs et de ses soutiens. La volonté de rupture est émoussée. Après avoir voulu séduire tout le monde avec des promesses contradictoires, il faut revenir aux fondamentaux.


Recul sur la taxe carbone. Recul sur la suppression du juge d'instruction. Augmentation de la consultation médicale. Proclamations sur la PAC "quitte à mettre l'Union européenne en crise"...


Et mise en avant de la sécurité bien sûr. De la xénophobie malgré l'échec du débat sur l'identité nationale – où est passé le grand discours de Sarkozy ? Reste à satisfaire le Medef qui, après la suppression de la taxe professionnelle, en redemande. Il faut mettre en question les acquis sociaux.


La Grèce est attaquée. Et un peu le Portugal. L'Irlande, l'Espagne, l'Italie sont menacées. Mais la France est à l'abri. La France n'est pas la Grèce, ni le Portugal... Coté pile.
Coté face, la volonté politique de régression sociale existe, il faut trouver le moyen de faire passer la pilule.


A son arrivée, Fillon a proclamé que les caisses étaient vides. Le gouvernement a creusé ce vide en allégeant les impôts. Maintenant, pour le combler, il faut diminuer les dépenses. Pas seulement en France. La crise financière permet de proclamer "urbi et orbi" qu'il n'y a qu'une possibilité pour éviter l'effet "domino" (bien que la France ne soit pas la Grèce...) : attaquer les acquis sociaux simultanément dans tous les pays de l'UE. C'est la divine surprise de la Corbeille !


La politique de régression sociale était en marche, la Corbeille l'accélère. Il est loin le temps où de Gaulle affrimait, la politique ne se fait pas à la Corbeille.


Centre de rétention à ciel ouvert ?


Nicolas Sarkozy voulait mettre à la tête du conseil général de la Seine-Saint-Denis un commandant de police, secrétaire général secrétaire général d'un syndicat policier, "modèle d'intégration réussie", nommé depuis "sous préfet hors cadre" pour s'arranger avec le Code électoral. Au lieu du président de la chambre des métiers qui avait été choisi. Il est clair que pour Nicolas Sarkozy, la Seine-Saint-Denis a plus besoin de police que de développement économique.


Après la casquette des régionales, il a changé le képi de tête. A défaut d'un président de Conseil général policier, il a nommé comme préfet un ancien commandant du Raid. C'est le septième préfet de a Seine-Saint-Denis en 10 ans, le troisième en 3 ans. Le département de la Seine-Saint-Denis serait-il devenu un terrain de stage pour préfet en formation ou en recyclage ?


Avec la nomination d'un ancien commandant du Raid, "au CV parfait", le président veut "affirmer en Seine-Saint-Denis l'autorité de l'Etat", (auto) critique de certains ministres de l'Intérieur qui auraient négligé cette tâche ?


Certains mauvais esprits pensent que Nicolas Sarkozy voit le département comme un grand centre de rétention. Et les écoles du département comme autant de Fort Chabrol. D'où des déclarations sur les «voyous», après la "racaille", la menace de suspension des allocations familiales après le kärcher, l’implantation de policiers dans 53 établissements sensibles, la création d’internats spécialisés pour les «jeunes qui terrorisent les autres élèves».


D'autres avancent que le président va abandonner "La Lanterne" pour s'installer à Saint Denis. Il songerait à utiliser un droit de préemption. Dans cette optique, la tâche essentielle du nouveau préfet serait simplement de veiller sur sa future place dans la nécropole des rois de France.



Les fâcheux


Lors du référendum sur le projet de traité constitutionnel, la participation a été importante et le "non" l'a emporté. Un traité de substitution a été élaboré et il n'a pas été demandé aux citoyens de se déjuger.

Lors des élections régionales, la majorité des citoyens n'a pas pris par au vote. Mais, parmi ceux qui ont voté, la majorité a dit "non" au parti gouvernemental et au président.

D'où une intense réflexion dans le cadre de la réforme territoriale, pour voir quel type de scrutin pourrait assurer une majorité perpétuelle malgré tous ces fâcheux citoyens.



La ligne Maginot


La SEC et la FSA, respectivement gendarme de la bourse aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ont décidé de poursuivre la banque Goldman Sachs. Derrière sa ligne Maginot, la ministre de l'Economie n'a pas rejoint "l'aliance atlantique". En réponse au Figaro (21/04/10), Me Christine Lagarde a déclaré qu'à première vue la France n'était pas touchée par le comportement des cette banque. Et qu'elle attendait l'avis de l'AMF pour prendre une décision fin avril.

La ligne Maginot a encore montré son efficacité. Après avoir bloqué le nuage de Tchernobyl sur le Rhin, elle a arrêté la banque Goldman Sachs sur la Manche. Elle ne laisse passer que les anges et le silence de l'AMF et Me Lagarde.



Pendant la crise, les affaires continuent


Décidément les chose ne tournent pas rond dans la gestion de l'Union européenne. Et les remèdes pour remettre tout en marche sont rudes et complexes. Mais, tout les espoirs sont permis car la cause de ces désordres a été trouvée par le président du Sénat :
" Nous payons les conséquences du non au traité constitutionnel. Tous les bégaiements qui ont eu lieu à ce moment là nous ont empêché d'affirmer une Europe plus forte" (Le Monde 30/04/10).

L'Europe n'est pas assez forte. Mais les banques le sont. Après avoir précipité le monde dans la plus grande crise financière depuis 1929, certaines ont connu un malaise passager, rapidement traité par l'injection de capitaux par les gouvernements. Les bénéfices sont repartis.

Elles ont réussi à mettre la Grèce à genou et l'euro en question. Mais une chaîne de solidarité a été mise ne place. Il est fait appel aux banques pour redresser la situation dont elles sont responsables ! Le mécanisme est complexe mais parfait.

Les grandes banques empruntent de l'argent à la BCE au taux de 1%. Avec cet argent, elles peuvent spéculer et acheter des obligations grecques à 7, 8% ou plus (bénéfice de 6 à 7%... avec risque). Ou le prêter, généreusement, aux Etats, à la France par exemple au taux de 3% (bénéfice 2 % sur les sommes prêtés sans grand risque). La France disposera alors des sommes qu'elle va mettre, généreusement, (bénéfice 2% sur les sommes prêtées) à la disposition de la Grèce à 5% (6% au delà de 3 ans). Ainsi la Grèce ne sera pas obligée d'emprunter directement aux banques à 7, 8% ou plus, l'argent qu'elles ont obtenu à 1% de la BCE !


Le FMI, à la réputation sulfureuse, financé par tous les pays du monde y compris les plus pauvres, prête à la Grèce au taux de 3% ! Il faut être simple d'esprit pour se demander pourquoi la BCE, financée par les Européens solidaires, ne prête pas au même taux ou même au taux de 1%. Elle le fait pour le banques. C'est interdit par les traités !!


Les affaires continuent y compris pour les Grecs (en attendant les autres) : augmentation de la TVA de 2% après une première augmentation de 2% en mars, amputation des pensions et des salaires...



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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 21:04


De Rome à Lisbonne en passant par Maastricht, de l'Europe des 6 à l'Europe à 27, l'unité européenne se construit progressivement sur la base d'un capitalisme libéral discret au départ, du fait notamment de l'existence de l'Union soviétique à l'Est et de la présence d'une classe ouvrière fortement organisée par le parti communiste dans 2 des 6 pays initiateurs : l'Italie et la France.

 

Dans cette conjoncture, une politique social-démocrate paraissait à beaucoup comme un compromis, équilibré, permettant la reconstruction, le rétablissement du capitalisme industriel et un certain degré de neutralisation de la classe ouvrière grâce à l'amélioration des conditions de vie.

 

L'échec multipolaire des utopies communistes, des Khmers rouges à Cuba, de la Chine à la Corée du Nord, avec surtout l'affaiblissement progressif de l'Union soviétique et la chute du mur de Berlin, a signé l'indiscutable victoire des forces capitalistes. Parallèlement, les partis communistes occidentaux disparaissent peu à peu. Et le communisme n'incarne plus ni l'espoir pour les uns, ici ou ailleurs, ni la crainte pour les autres.

 

Désormais, le capitalisme peut prendre son vrai visage. Sans contrepoids. Sans limites. Sans danger. Que lui même. C'est la fin de l'histoire et le règne du capitalisme pour mille ans !

 

L'Europe s'engouffre derrière Thatcher et Reagan dans ce capitalisme de plus en plus financier soutenu par les médias et les élites politiques qui justifient le système contre l'humanisme, au nom d'une modernité abstraite. Le chacun pour soi, la réussite individuelle au lieu de la solidarité. Le chacun pour soi individuel à l'intérieur, plus ou moins collectif à l'extérieur : "I want my money back" de Thatcher : limitation du budget européen malgré l'élargissement, choc des civilisations, lutte des races contre lutte des classes...

 

Le système tourne tout seul. La finance domine l'économique. Les politiques ont abdiqué, comptant sur l'autorégulation d'un marché libre et non faussé, sauf à se mettre au service de ce marché. A la satisfaction impudique des puissants qui s'enrichissent en ignorant les émeutes de la faim, les résistances dispersées et sans projet politique donc peu dangereuses. Ignorant aussi l'impossibilité d'une croissance infinie dans un monde fini, de la généralisation du mode de vie occidental à l'échelle planétaire...

 

Jusqu'à la crise actuelle. Qui donne raison aux "irresponsables" qui l'avaient annoncée et surtout qui refusaient de faire de la bourse la valeur suprême de l'humanité. Les "responsables"  les plus lucides pensent maintenant qu'il faudrait modifier le système pour que des régulations "douces" lui permettent de perdurer. Qu'il faudrait changer pour que rien ne change. Ils rencontrent la forte résistance de ceux qui ne veulent rien lacher. La bataille en France sur le "bouclier fiscal" en est l'illustration typique bien que sa disparition ne porte atteinte qu'à l'argent de poche que quelques milliers de personnes. Quand la crise en touche, de façon vitale, des millions.

 

L'Union européenne dans cette crise joue parfaitement son rôle. Sans gouvernement économique mais avec une monnaie qui en tient lieu, avec des critères de convergence, non respectés mais qui rappellent le but à atteindre par les politiques économiques nationales. Les politiques jouent de cette double contrainte consentie, pour s'attaquer à tous les acquis sociaux depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et mettre en concurrence les travailleurs européens de la zone euro entre eux, ceux de la zone euro avec ceux des autres pays de l'Union notamment des nouveaux pays membres, ceux de l'Union avec ceux du reste du monde.

 

C'est cette guerre économique et sociale de tous contre tous au profit de quelques uns qu'il faut arrêter. Et pour cela, c'est tout la politique économique de l'Union qu'il faut changer. Mais cela n'est pas possible avec les institutions actuelles de l'Union européenne qui exigent l'unanimité pour modifier un traité.

Il n'y a donc que deux possibilités : modifier les institutions ou, d'une façon ou d'une autre, échapper aux institutions et sortir de l'euro et, peut-être, de l'Union.

 

Sortir ne sera pas facile. Cela ne sera possible qu'avec un changement de gouvernement. Car dans ou hors de l'Union, celui-ci continuera la politique qu'il soutient actuellement au sein de l'Union et rien ne sera changé. Mais un changement de Gouvernement qui réalise la sortie de l'euro et/ou de l'Union pourra-t-il conduire une politique différente ? L'économie française est-elle suffisamment forte et autonome pour soutenir une politique décalée ou même en contradiction totale avec celle des pays voisins ? Ou faut-il avant tout entraîner les autres pays de l'Union, atteindre une certaine masse critique au niveau mondial pour pouvoir sortir en force ou modifier la politique économique de l'Union ? Cela parait impossible sans changer les institutions.

 

En fait la force des gouvernants et des forces économiques et financières est leur cohérence même concurrentielle. Ils ne sont peut-être pas d'accord entre eux sur les modalités mais ils ont la même politique sociale régressive conduite à des rythmes différents suivant les possibilités nationales, sociales, économiques, culturelles, et en jouant les travailleurs les uns contre les autres. Les contre-réformes ne se produisent pas au même moment dans les différents pays de l'Union. Les réactions à ces contre-réformes se font en ordre dispersé. La Confédération européenne des syndicats incite les gouvernements à ne pas "se précipiter dans une rigueur budgétaire et dans des coupes sombres des dépenses publiques répondant essentiellement aux exigences des marchés. La crise ne doit pas non plus être le prétexte à davantage de déréglementation, de précarisation et de privatisation des services publics". Mais quand a-t-elle appelé au soutien concret, à l'échelle européenne, des travailleurs en lutte dans tel ou tel pays ? Il n'y a pas de réelle solidarité transnationale, européenne entre les travailleurs. Les syndicats ne construisent pas ou n'ont pas encore construit les instruments de cette solidarité.

 

Il n'y a pas non plus de parti politique européen soutenant une telle perspective. L'Union européenne n'existe ni au niveau des travailleurs, ni au niveau des organisations syndicales ou politiques de résistance à la mondialisation libérale.

 

L'idée européenne est trop belle pour être abandonnée à ceux qui en font un instrument de domination interne et externe. Les institutions européennes ne sont guère satisfaisantes sur le plan démocratique. Comme les institutions de la Vème République. Ne faudrait-il pas lutter pour une démocratisation de ces institutions ? Ici, bien sûr, mais aussi et peut-être surtout au niveau européen ?

 

Les traités qui ont construit l'Union européenne sont mauvais.

Parce qu'ils ont institutionnalisé des politiques économiques.

Parce que ces politiques économiques sont mauvaises et la crise actuelle en est une preuve supplémentaire au delà des dégâts humains de cette politique.

Parce que les institutions européennes non démocratiques ne permettent aucune alternance.

Parce qu'ils n'ont pas été élaborés démocratiquement (même s'il y a eu une progrès lors du projet de traité constitutionnel par rapport aux traités antérieurs et au traité de Lisbonne).

 

Il faut donc reprendre les choses à la base. 

Exiger l'élection au suffrage universel, dans les 27 pays de l'Union, d'une assemblée chargée de mettre au point un projet institutionnel. Lors de cette élection, les partis devront exposer leur projet pour l'organisation des pouvoirs en Europe. Ceux qui veulent sortir du projet européen pourront défendre leur position. Et ceux qui veulent une Europe totalement intégrée aussi. L'Assemblée élue après ce large débat mettra au point un nouveau traité. Qui devra être entériné par référendum par les peuples des 27 Etats de l'Union. Ces institutions ne seront appliquées que dans les Etats qui auront accepté le projet. Les autres devront négocier avec l'entité européenne leur degré d'association.

 

Une fois les institutions mises en place, des élections à un parlement européen éventuel permettront de débattre des politiques que cette entité européenne mettra en application. Mais ces deux étapes doivent être nettement séparées. Et permettre la réversibilité des choix politiques. Y compris celui d'entrer ou de sortir de l'entité européenne.

 

A ce jour, en France, lors des référendums pour le traité de Maastricht ou pour le projet de traité constitutionnel européen, avec des réponses différentes, il a été prouvé que les Français n'étaient pas indifférents à la politique. Qu'ils étaient capables de se mobiliser quand on faisait appel à eux (le taux de participation a été particulièrement élevé lors des deux référendums). Pourquoi n'en serait-il pas de même au niveau des autres peuples européens ?

 

Si tous les démocrates européens se mobilisent, tout devient possible et surtout la démocratie.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 13:28


Les personnes qui ont un revenu inférieur à une certaine somme, se voient garanti un revenu minimum variable suivant la situation de famille (le RSA pour un couple sans enfant est, en 2010, de 690,14 euros). C'est le cas de 1,8 millions de foyers. En moyenne, un allocataire a reçu un montant de 371 euros par mois au titre du RSA en 2009. A 14 d'entre eux, l'Etat a reversé, en plus ?, grâce au bouclier fiscal, en moyenne 162 109 euros (Libération 08/04/10) parce qu'ils avaient aussi déclaré un patrimoine supérieur à 16 millions d'euros (et un revenu inférieur au RSA !). De qui s'agit-il ? De rentiers et/ou de contribuables recourant massivement aux niches fiscales pour faire baisser le montant de leurs revenus pris en compte dans le bouclier (Le Monde 03/04/10).

 

Mais 979 foyers ont un patrimoine qui dépasse les 16 millions d'euros et un revenu fiscal supérieur à 43 761 euros. Faut-il croire que ces personnes n'ont pas su utiliser les niches fiscales ou que ce revenu est ce qui reste apparent après utilisation des niches fiscales ? . Quoi qu'il en soit, elles constituent 6 % des bénéficiaires du bouclier mais s'en sont partagé 63 %, soit 368 millions. Dans leur cas, le montant moyen de la restitution atteint 376 134 euros. Un an plus tôt, 5,4 % des plus riches bénéficiaires du bouclier 2008 s'étaient déjà partagé 63 % de son montant (Le Monde 03/04/10)


"
Le "bouclier fiscal", autant que le RSA, symbolisent la réhabilitation de la valeur travail car l'une comme l'autre de ces mesures permettent que le travail paie dans ce pays" (Frédéric Lefebvre).

 

IL faut espérer que le Gouvernement va étendre sa générosité sociale aux 1,8 millions de foyers dont le revenu est inférieur au RSA et qui n'ont aucun patrimoine. A défaut, il s'agirait plus d'une prime au capital qu'au travail.?

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 20:35

Le spectre de la vieillesse miséreuse, encore fréquent dans la France des années 1960, revient hanter les catégories les plus fragiles (Alter éco Hors série n°85).

 

Les difficultés des moins de 25 ans sur le marché du travail. Un quart de ceux qui étaient sur le marché du travail étaient au chômage au dernier trimestre 2009 contre 9% pour les 25-49 ans et 7% pour les plus de 49 ans.... Et lorsqu'ils décrochent un travail..., 23%... en 2008 étaient à temps partiel contre 15,5% pour les 25-49 ans et 18,8% pour les plus de 50 ans. Par ailleurs, 1 jeune sur 4 ...était dans le cadre d'un CDD contre 7% pour les 25-49 ans et 4,4% des plus de 50 ans (Alter éco Hors série n°85).

 

Les jeunes ne sont pas dépolitisés. S'ils sont relativement plus distants de la scène électorale que leurs aînés, en revanche, ils témoignent d'une certaine vitalité pour la mobilisation collective (L'expérience politique des jeunes par Anne Muxel, Presses Sciences Po, 2001, cité par Alter éco Hors série n°85).

 

Vladimir Lissine, le patron de l'aciérie Novolipetsk est devenu, en 2009, l'homme le plus riche de Russie, selon le magazine Forbes. En un an, sa fortune est passée de 5,2 milliards à 15,8 milliards de dollars (Le Monde 18-19/04/10).

 

Le groupe pharmaceutique suisse Novartis a réalisé au premier trimestre un bénéfice net en forte hausse de 49%, par les ventes de vaccin contre la grippe H1N1 (Le Monde 21/04/10).

 

PDG de Goldman Sachs : "Je ne suis qu’un banquier faisant le travail de Dieu". (novembre 2009). «La SEC reproche à Goldman Sachs d’avoir trompé certains de ses gros clients en leur vendant des crédits à risques, subprimes, tout en se débarrassant parallèlement de ces mêmes actifs toxiques… l’enquête a permis d’établir que la banque avait continué à recommander dès la fin 2006 un produit financier pourri, mis au point par un de ses traderscentralien Fabrice Tourre. Alors même que son responsable du contrôle des risques avait ordonné de s’en délester.». vedettes, le «frenchie» et Cynisme absolu... : Fabrice Tourre, ne dédaignant pas de parler de lui comme du «fabuleux Fab», dans un mail adressé à un pote en janvier 2007: «L’édifice tout entier peut maintenant s’effrondrer à chaque instant… le seul survivant éventuel : le fabuleux Fab, debout, au milieu de toutes ces opérations exotiques, complexes, qu’il créa sans forcément saisir toutes les implications de ces monstruosités !!!» Libération : « le gouvernement français reste pour l’heure silencieux, toujours un peu à la remorque de ses partenaires européens sur les sujets de taxation des banques et de régulation financière». (http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2937).

 

Quel meilleur thème que l'insécurité pour essayer de se relancer ? Mardi 19 avril, Nicolas Sarkozy était en visite à Tremblay-en-France (93) pour annoncer une série de mesures destinées à lutter (encore et toujours) contre l'insécurité. Suppression d'allocations en cas d'absentéisme scolaire, équipement des bus en GPS pour qu'ils puissent être localisés par la police, création d'établissement spécialisé pour élèves difficiles, Sarkozy a multiplié les annonces choc. Sauf que Lemonde.fr a démontré que toute ses nouvelles mesures... étaient déjà appliquées, ou que l'arsenal législatif existait déjà. Sarkozy a-t-il pensé que ce recyclage allait passer inaperçu ? Sans doute, et avec raison : TF1 ne l'a pas vu ( http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php).

 

On importe près de 70% des produits bios consommés en France, y compris l'alimentation destinée aux élevages... On ne peut plus confectionner des repas tout bios mais au moins il faut solliciter les productions locales et régionales bios... L'Italie est devenue le premier producteur bio européen... 50%, c'est l'offre bio dans les enseignes de hard discount en Allemagne. Clairement, les prix de la bio en grande surface sont définis non pas en fonction du prix d'achat mais en fonction du degré d'acceptabilité de prix élevés par une partie de la clientèle (Politis Hors série mai-juin 2010).

 

Santé :

Au moment de sa création en 1983, son montant (forfait hospitalier) était équivalent à 3,05€ par jour. Donc en fonction de l'augmentation du coût de la vie, aujourd'hui il ne devrait pas dépasser 6€. Or son montant vient d'être fixé à 18€ !

 

6 interventions sur 10 sont réalisées dans le privé où les tarifs pratiqués par les médecins atteignent parfois des sommets : 300€, 1000€, voire 2000 ou 3000€ de dépassement pour la même intervention... En 15 ans, leur montant a doublé, passant de 763 millions d'euros en 1990 à prés de 2 milliards en 2005. (Que choisir N°481 mai 2010).

 

Le parc éolien offshore en Grande-Bretagne a atteint la barre symbolique du gigawatt de puissance installée : 336 turbines sur 11 sites génèrent l'équivalent des besoins électriques de 700 000 foyers... En France, la production offshore est, pour l'heure, nulle (Le Monde25-26/04/10).

 

Autonomie-Solidarité : Pendant les "30 glorieuses", l'aspiration à l'autonomie renvoyait à l'idée d'indépendance (la liberté de choisir sa vie, etc). A partir des année 1980, l'autonomie est devenue également une autonomie de compétition. Or c'est la compétition qui divise la société française, car elle équivaut pour nous à l'abandon des individus aux forces du marché. C'est pourquoi elle semble en contradiction avec nos principes de solidarité (Alain Ehrenberg, Le Monde 24-25/04/10).

 

Le renflouement d'un Etat de la zone euro était en principe interdit par les traités. Rien n'avait été prévu (Le Monde 24-25/04/10).

 

Au Kenya, la production de roses, exportées à 97% vers l'Europe, génère 80 000 emplois directs, 500 000 indirects, et est devenue la première source de devises du pays (Le Monde 24-25/04/10).

 

Au Royaume-Uni où les actifs bancaires ont bondi de 50% à plus de 550% du PIB... (Le Monde 217/04/10).

 

Les revenus des 1% de Terriens les plus riches [sont équivalents] à ceux des 4,275 milliards des plus pauvres (Le Monde 27/04/10).

 

Un an après le passage à 5,6% (au lieu de 19,6%) de la TVA dans la restauration... Les professionnels avaient promis, outre des embauches et des hausses de salaire, de baisser d'au moins 11,8% les prix de 7 produits ou plus de leur carte. Cette baisse a été en réalité, selon le gouvernement, de 3% (Le Monde 127/04/10).

 

Les entreprises d'interim se lancent sur le marché de la fonction publique. Une loi de 2009 autorise le recours à des travailleurs temporaires par des employeurs publics (Le Monde 27/04/10).

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 21:33

Les dernières élections, aux seules conséquences régionales, n'en finissent pas d'agiter les pensées de notre petit timonier. Le grand débat national sur l'identité, trop intellectuel pour être mené correctement par le gouvernement,  a manqué sa cible - récupérer les voix de l'extrême droite - malgré quelques dérapages contrôlés (?).

 
Sarkozy a été invité par ses affidés à "revenir aux fondamentaux" simplifiés. Ce qu'il fait au prix de quelques contorsions face à la légalité.


Le président a mobilisé le premier ministre et autres féaux pour se lancer dans l'aventure de l'interdiction totale du voile intégral. Connaissant l'opposition de la majorité de la population à ce voile, il a décidé de passer outre à l'avis du Conseil d'Etat et de la commission ad hoc de l'Assemblée nationale pour suivre ses troupes emmenées par le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.


Face à sa chute dans les sondages, face aux difficultés dans la gestion des contre-réformes, le but est de créer une diversion par l'affrontement. Détourner l'attention des problèmes graves que traversent la France et l'Europe. Tromper de colère ceux qu'il s'apprête à dépouiller. En fabriquant si nécessaire le fait divers : autour de la situation matrimoniale d'une conductrice verbalisée ! Le but n'est pas de faire une loi, une loi applicable...


L'important est de préparer l'élection de 2012 en séduisant l'électorat potentiel de Marine Le Pen, probablement plus dangereuse que le vieux chef du FN. De montrer que 3 ans de Sarkozy valent plus que 50 ans de Le Pen.

 

Si la loi est voté, elle risque fort d'être récusée par le Conseil d'Etat. Le Président, le Gouvernement, la majorité le savent, cela ne semble pas les gêner. François Fillon s'est dit prêt à "assumer le risque juridique" et a choisi de passer outre. Si le Conseil d'Etat revient sur son avis défavorable à l'interdiction générale du voile intégral, ce sera une atteinte grave à la démocratie et à ses institutions.

 

Dans tous les cas, des clivages auront été exacerbés entre différentes parties de la population, clivages qui, un jour ou l'autre, risquent d'avoir des conséquences graves.


Mais il n'est pas sûr qu'il atteigne son but. Il est fort possible que des consciences se réveillent dans toutes les couches de la population, devant l'utilisation partisane et dangereuse de questions qui méritent d'être traitées plus sereinement, au fond. Et qui auraient pu trouver des solutions relativement consensuelles.

Les Français, y compris de droite, ont refusé de se laisser entraîner dans le piège tendu par le débat sur l'identité. Il faut espérer qu'ils vont ici aussi entrer en résistance et indiquer au Président que le matin, en se rasant, il devrait commencer à songer à sa retraite.


 
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