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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 04:55
L'Histoire est faite de multiples histoires méconnues.
En voici quelques unes. Qu'il faudrait raconter avec des talents de romancier que je n'ai pas. A partir de notes accumulées durant la vie que je n'ai pas prises. Il n'empêche. Je vais relater là, dans ce que j'en ai connu, la vie de quelques personnes que j'ai rencontrées avec une sécheresse notariale du langage. Je regrette, aujourd'hui, de ne pas les avoir interrogées. Il ne s'agira donc que de bribes de vie. Que ces quelques lignes me permettront de revivre. Même si je ne suis pas capable de les faire partager au lecteur éventuel.
Ces vies sont exceptionnelles. Mais elles ne sont probablement pas plus exceptionnelles que celles de multiples inconnus, croisés ou non. Anonymes ou discrets.
J'ai connu ces personnes, essentiellement en Algérie dans les années 60. Alger était alors un foyer en ébullition. Il s'y trouvait une "légion étrangère" de la Révolution. Je n'ai pas été un acteur de ce milieu, je ne l'ai fréquenté que marginalement. Si ceux qui l'ont réellement fréquenté prenaient la plume, des volumes pourraient être écrits. Mais pour beaucoup, il ne s'agissait pas d'écrire mais de faire. Même si tous ne faisaient pas.
Pour parler de ces vies, je n'ai aucun mandat. Aucune connaissance historique pour les replacer dans leur contexte. Aucune note. Je n'ai fait aucune recherche. Seulement le souvenir d'anecdotes, de conversations avec les uns ou les autres et une mémoire incertaine.
1 - Guillaume et Simone VIGNOTE
Guillaume était pharmacien en Espagne au moment de la guerre civile à laquelle il a participé dans les rangs socialistes. Au cours de laquelle, il n'a pas hésité (c'est lui qui me l'a dit) à envoyer à la mort un membre de sa famille qui n'était pas du bon côté.
Bien entendu, comme l'ensemble de la gauche, il a perdu cette guerre et s'est retrouvé en Algérie. Il a alors été envoyé casser des cailloux sur le Méditerranée-Niger, ligne de chemin de fer qui s'est perdue quelque part dans les sables du sud de l'Algérie. A la Libération, il a demandé la nationalité française qui lui a été refusée. Il était devenu communiste !
En Algérie, il a rencontré Simone. Elle s'était mariée à 17 ans pour fuir le milieu familial. Guillaume et Simone avaient chacun, de leur premier mariage, un fils. Celui de Guillaume est devenu médecin, je l'ai rencontré une fois à Oujda.
Car pour des raisons que j'ignore, Guillaume et Simone ont quitté l'Algérie pour s'installer à Oujda. C'est là où je les ai rencontrés pour la première fois. Plus exactement à Saïdia. Par piston, je m'étais fait engager comme infirmier dans une colonie de vacances. C'était pour moi, le premier pas d'un rêve : aller en Afrique.
Guillaume et Simone vivaient à Oujda. Guillaume était pharmacien à l'hôpital. Ils ont eu deux enfants qui étaient à la colonie de vacances et eux logaient en ville.

Cette colonie de vacances, sous toile de tente, était au bord d'une plage magnifique. Et peu éloignée de la frontière algéro-marocaine au point que les projecteurs de la ligne Morice balayaient et éclairaient de leur faisceau lumineux la colonie de vacances pendant la nuit. Tandis qu'on entendait, dans le lointain, les coups de feu des armes automatiques entre membres de l'Armée de libération nationale algérienne qui essayaient d'entrer ou de sortir d'Algérie et les militaires français qui voulaient leur barrer la route.

 

J'avais, à cette époque, un ami qui faisait son service militaire dans cette région, du côté Algérie. De temps à autre, il allait se baigner à Port Say, en Algérie. Bien sûr, nous n'avons pu nous rencontrer pendant mon séjour à Saïdia. Nous étions séparés par une ligne de défense de fil de fer barbelé,.. et une guerre. Plus tard, je suis allé à Port Say (El Marsa, je crois) qui est une plage encore plus belle que Saïdia.

Au Maroc, du temps du protectorat, Guillaume s'était rangé du côté des Marocains contre la France. Lors de l'indépendance du Maroc, il a demandé la nationalité marocaine qui lui a été refusée parce qu'il était communiste.

Quand j'ai connu le couple, le Maroc avait retrouvé son indépendance et abritait une forte colonie algérienne et en particulier l'armée algérienne sous les ordres d'un certain colonel Boumedienne. A cette époque, Guillaume était à leurs côtés. Il avait mis ses compétences à leur service, sans que je connaisse son rôle exact. Mais lors de l'indépendance de l'Algérie, Guillaume, Simone et leurs deux enfants sont rentrés en Algérie et se sont installés rue Pasteur où ils ont bénéficié d'un "bien vacant" : ces appartements abandonnés par les pieds noirs lors de l'été 62, récupérés par les Algériens et attribués par le gouvernement sous le nom de "biens vacants".

C'est là que je les ai retrouvés, je ne sais plus comment, quand je suis arrivé en Algérie comme coopérant (de 1964 à 1972).

Guillaume était pharmacien à l'hôpital Mustapha d'Alger. Il a alors demandé sa naturalisation pour devenir algérien. Qui... lui a été accordée. Mais entre temps, il y a eu le coup d'Etat de Boumedienne et Guillaume, communiste était donc au PAGS (Parti de l'avant-garde socialiste, suite du Parti communiste algérien) et a été emprisonné à Lambèse. Lambèse, au sud de Constantine, a une imposante prison construite, du temps de la France, avec les pierres romaines. Il ne pouvait se plaindre !

J'étais alors à Constantine. Quand j'ai appris l'arrestation de Guillaume, pensant qu'en plus du choc, Simone devait avoir des problèmes matériels, j'ai envoyé de Constantine une petite somme par la poste à Simone. Peu courageux, de façon anonyme, avec l'espoir d'éviter tout problème policier. Ce qui a causé un problème à Simone. Mon mandat était envoyé à Simone ; or Simone et Guillaume n'étant pas mariés. Elle avait toujours son nom de jeune fille. Je ne sais si je le connaissais à ce moment là mais je n'avais pas du tout pensé à la question. Simone avec beaucoup de complications a réussi à toucher cet argent. Je l'ai appris plus tard.

Simone et Guillaume n'étaient pas mariés, non par volonté (comme nous. J'étais au PSU et , Guillaume me traitait, amicalement, de trotzkiste, de contre tout) mais par impossibilité. Si Simone était divorcée, Guillaume ne pouvait divorcer, le divorce n'existant pas en Espagne. Alors Guillaume s'est converti à l'islam qui permet la polygamie. Il a pu ainsi se marier avec Simone.

En Espagne, des amis ont déclaré qu'il avait disparu. Ce qui a permis à sa femme, espagnole, de se remarier. Disparu et bigame !  Quand j'en ai parlé plus tard à leurs enfants, ils semblaient l'avoir ou oublié ou ignoré ! Le mariage de Simone et Guillaume a eu lieu, après la sortie de prison de Guillaume.

Mais à sa sortie de prison, Guillaume n'a pas été repris comme pharmacien à l'hôpital Mustapha. Il a fallu qu'il attende quelque temps pour trouver du travail. Grâce à un ministre de gauche dont j'ai oublié le nom, il a été nommé à la SOALCO (Société algérienne de conserverie) pour mettre sur pied le contrôle sanitaire de la production...

Ses fonctions l'ont amené à voyager en Europe et il est même revenu en Espagne où, avec Simone, ils ont retrouvé sa première épouse et ainsi, il s'est promené bras dessus bras dessous avec ses deux femmes, légitimes. La première présentant la seconde à ses amis en disant :

  • C'est Guillaume et son épouse. Je l'ai supporté 3 ans, elle le supporte depuis 30 ans !

Simone était femme au foyer. Elle mettait ses talents de couturière au service de ses amies. Ayant deux enfants d'une vingtaine d'années, leur appartement était trés fréquenté par de jeunes coopérants et coopérantes qui utilisaient ses compétences de couturière.

Lors du tournage à Alger de "Z", elle a été embauchée comme couturière sur le film. Elle s'est bien entendue avec la couturière en titre, elle a ensuite été embauchée à plusieurs reprises sur le tournage de films en France ce qui a fortement augmenté les revenus du ménage, car elle devait gagner beaucoup plus que Guillaume. Elle a aussi travaillé sur d'autres films algériens dont les "Hors la loi".

Lors d'un de ses voyages en France, Simone est allée à une fête du journal Libération. A la sortie de la fête, Libération était en vente avec, en première page, une photo du visage hilare de Simone.

Je ne sais combien d'exemplaires de cette première page elle a reçu à Alger. Je ne suis pas sûr que cela ait fait un grand plaisir à Guillaume.

Chez les Vignote, il n'y avait pas que les coopérants qui défilaient. Malgré son séjour en prison, Guillaume était toujours en contact avec la gauche algérienne dont des membres ou anciens membres du PAGS, il était très ami avec Ali Zamoun, grande figure de la gauche algérienne et ils ont accueilli Kateb Yacine lors de ses pérégrinations nocturnes dans Alger...

Cette continuité avec le PAGS a valu à Guillaume une autre brève arrestation. Probablement un message pour lui dire qu'il devait se tenir tranquille, qu'il était sous surveillance.

Des films ont té tournés dans leur appartement et Simone a joué dans "Bab el oued city",  ce qui lui a valu une certaine notoriété.

Après le décès de Guillaume, Simone a vécu seule pendant quelque temps à Alger. Leurs deux enfants se sont mariés en France et vivaient en France mais Simone, comme Guillaume, se voulaient profondément algériens. Elle voulait donc rester à Alger. Faisait des aller-retour. Mais au bout de quelque temps, elle a été menacée par des jeunes de son immeuble qu'elle avait vu grandir. Menace sérieuse ou espoir de récupérer un appartement qui était vide une bonne partie de l'année ? Elle a dû se résoudre à quitter l'Algérie.

Elle a vécu pendant plusieurs années dans un foyer, touchant en tant que française, le RMI. Elle sortait beaucoup dans Paris, ne manquant aucune manifestation culturelle algérienne tant que son état de santé le lui a permis, fréquentant les amis qu'elle avait connus à Alger et qui maintenant se retrouvaient à Paris. Lors d'une cérémonie culturelle, elle a été présentée comme la "grande dame du cinéma algérien" ce qui la faisait bien rire !
Pour notre part, nous allions la voir toutes les semaines pour l'amener au restaurant. Et parler de... l'Algérie.
Jusqu'au jour où elle a du être hospitalisée...


NB : Quand on cherche Guillaume VIGNOTE sur Google, on ne trouve aucune référence. Pour Simone VIGNOTE, il y en a 73 ou 158, de peu d'intérêt. Presque toutes tournent autour de Bab el oued city. Un seul site est intéressant qui publie un long entretien avec Simone tiré d'un livre que je n'ai pas lu.

Vivre en Algérie: des françaises parlent : enquêtes 1989-1995 - Andrée Dore-Audibert, Annie Morzelle - 1997 - 221 pages



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Published by Paul ORIOL - dans Souvenirs
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 10:50
"Vingt ans après", la question du "voile islamique" est à nouveau dans l'actualité. Sauf qu'il ne s'agit plus de ce qui n'était que le foulard islamique que certains voulaient comparer au foulard de nos grandes mères. Il s'agit, cette fois, de différentes variantes du voile intégral.
Vingt ans plus tard, le même argument revient. C'est un phénomène marginal. La police est même capable de nous dire que cela ne concerne que 367 femmes dont 25% de "converties". Et il est inutile de légiférer pour un nombre aussi réstreint de personnes comme il était inutile de légiférer pour quelques foulards à l'école. Bien entendu, il sera ensuite impossible de légiférer quand cela touchera des dizaines de milliers de personnes parce que cette extension rendra l'application d'une loi éventuelle impossible.

Il semble que la loi sur le foulard à l'école a limité son extension. Resterait à apprécier à quel prix. Peu d'informations paraissent dans la presse sur ces deux questions.

Un important reproche fait à la loi sur le foulard à l'école était de conduire à l'exclusion des jeunes filles qui refusaient de le retirer. Mais ceux qui trouvaient cette sanction trop lourde pour une telle raison, se dérobaient pour fixer une limite qui entrainerait l'exclusion : refus de faire de l'éducation physique ? de la musique ? de suivre les cours de sciences naturelles ou d'éducation sexuelle ? de commenter des textes de Voltaire ? Point de réponses. Ceux qui refusaient les jeunes filles à foulard, étaient les mauvais. Les autres avaient bonne conscience mais refusaient de dire où ils situaient la barrière. Le port du foulard est ostentatoire. Le refus du programme est discret. Et ces questions ont été et restent voilées par le foulard.

Bien que soutenant que le port du foulard était une décision personnelle, volontaire, des jeunes filles, certains n'hésitaient pas à parler, en même temps, de double peine : le foulard et l'exclusion !

L'argument du port volontaire est, à nouveau, avancé aujourd'hui pour le voile intégral. Il ne fait pas de doute que c'est volontairement qu'un certain nombre de jeunes filles ou jeunes femmes portent le foulard ou le voile intégral quelle qu'en soit la raison. Et cet argument sert beaucoup car seules peuvent s'exprimer publiquement celles qui le portent volontairement. Croit-on qu'une jeune fille ou jeune femme qui serait contrainte par ses parents, par ses frères, par son époux ou par le climat de son quartier, à porter le foulard ou le voile viendra le dire à la télévision ?

Une amie italienne a fait un bouquin en interrogeant une vingtaine de jeunes filles porteuses du foulard. Elle a recruté ces jeunes filles dans l'entourage des deux soeurs par lesquelles la question a été mise sur la place publique en 1989. Avec un tel recrutement, elle ne pouvait avoir qu'une seule musique qui a parfaitement renforcé sa conviction. Mais il suffit de se promener en banlieue pour voir des enfants de 6 ou 7 ans se promener avec le foulard. Il ne fait pas de doute que ces petites filles le font volontairement. Que leurs parents n'y sont pour rien... et qu'il faudrait donc respecter leur volonté quand elles arriveront à l'école.

L'argument du respect des cultures d'origine peut être invoqué. Mais toutes les particularités culturelles ne sont pas également respectables. D'autre part, les familles musulmanes de France viennent, essentiellement, du Maghreb ou différents voiles existent et si le foulard a pu y arriver, il n'était pas traditionnel. Et le foulard, au Maghreb, peut apparaître comme une évolution favorable si c'est un compromis entre les voiles existants et l'absence de voile. C'est évidemment un recul, si cela conduit à l'obligation du foulard pour celles qui allaient jusque là tête nue, les autres conservant les différentes formes de voile traditionnel.

Le voile intégral, tel qu'il est apparu en France, ne vient pas de la culture maghrébine. Il vient du Proche et du Moyen Orient, peut-être par un détour au Royaume-Uni et probablement aucune mère de celles qui le portent aujourd'hui ne l'a porté. Encore moins, quand il s'agit de converties !

En réalité, le voile, quelle que soit sa forme, est un marqueur d'identité affirmée. Si le degré de pratique religieuse des musulmans de France semble peu éloigné de celui des autres religions, si le pourcentage d'intégriste n'est guère plus élevé, la situation n'est pas la même d'une religion à l'autre. Pour des raisons de politique internationale et de politique interne. Au niveau international, du fait de la question palestinienne mais pas seulement, le monde musulman est souvent en opposition avec l'Occident. Certains, en France, sont allés se ressourcer au Pakistan ou ailleurs. Ils en ont rapporté le voile pour leurs femmes (épouse,  soeur...).
Du fait de la situation sociale en France (racisme, chômage, assignation à résidence dans certains quartiers), certains peuvent penser, justement, qu'ils ne sont pas considérés comme des citoyens comme les autres. Et comme ce qui a servi de liant à d'autres époques, église, syndicat, parti, s'est consérablement affaibli, la tentation est forte de se retrouver ensemble dans des mouvements, des manifestaions, des apparences qui permettent d'être, de s'affirmer même si ce n'est pas toujours ce qu'on est vraiment.

L'islam cherche à se faire une place dans la société et c'est parfaitement logique. Même si ses revendications ne sont ni toujours musulmanes, ni toujours acceptables. C'est à la société, tout entière, de trouver le compromis. En démocratie, il est légitime d'avancer des revendications, y compris des revendications qui peuvent paraître inacceptables. Il est tout aussi légitime que la société, tout entière, dise, à un certain moment, où se situe le point d'équilibre. Ce ne peut être que le fruit d'un compromis.

Le rôle de la société, de l'école avant tout, est de favoriser l'émancipation des enfants, des jeunes, de leur permettre, au maximum, de réaliser leurs potentialités, de les arracher au maximum de conditionnements pour qu"ils puissent choisir leur propre voie. C'est en ce sens que joue la loi sur le foulard à l'école. Même si, pour un certain nombre de jeunes filles, l'exclusion est très grave. Mais en leur assurant et l'obligation scolaire et l'existence d'un milieu protégé, celles qui ne veulent pas du foulard se trouvent soutenues, légitimées par une autorité extérieure et supérieure à la famille, à l'entourage... Devenue adulte, chacune pourra alors choisir le type de vêtement qu'elle veut porter.
Mais il ne faut pas oublier que l'école seule, la seule loi sur le foulard ne changent pas les conditions générales de la société. Qu'il faudrait faire beaucoup plus pour que le foulard ne soit pas le moyen le plus commode d'affirmer une différence qui n'est quelquefois recherchée que faute de mieux. De ce point de vue, il serait intéressant de relire le rapport Stasi pour relever toutes les suggestions qui ont été oubliées.

Quand on parle de laïcité, il faudrait aussi permettre que chacun puise pratiquer sa religion correctement. Si s'opposer au foulard des jeunes peut être considéré comme une forme de laïcité, empêcher la construction de mosquées est une atteinte à la laïcité.

Bien entendu, l'école doit aussi former les jeunes à se défendre contre d'autres contraintes... Que cette formation à la citoyenneté soit insuffisante sur certains points ne justifie pas quelle le devienne sur d'autres.

Si la chose peut paraître simple pour les jeunes, elle devient beaucoup plus complexe pour les adultes. Et la première question sera celle de la limite entre les deux.

Qu'il s'agissse du foulard ou du voile intégral, la loi doit-elle dire aux citoyens et, ici, aux citoyennes comment ils ou elles doivent se vêtir. Encore que, là aussi, la société pose des limites qui correspondent plus ou moins à l'état moyen de l'opinon publique même si telle ou telle chose peut choquer les uns ou les autres. A une époque où la nudité s'affiche dans la publicité, dans les magasines, au cinéma, à la télévision, sans parler d'internet, la mode suit... mais il est interdit, même par forte chaleur, de se promener nu(e) dans la rue. Au moment où l'affirmation des jeunes va plutôt dans l'autre sens avec la caution de la tévision, du cinéma... Affirmation qui ne passe pas inapperçue et qui est quelquefois mal perçue.

La question vestimentraire est posée pour les femmes. Exceptionnellement pour les hommes et c'est alors par "ricochet".

Il paraît que la question vestimentaire s'est déjà posée au moment de la bataille autour de la laïcité. Certains voulaient interdire aux prêtres catholiques de se promener en soutane. Au nom de la liberté religieuse, au nom de la liberté, le tribunal a tranché : les prêtres catholiques pouvaient se promener en soutane. Pourtant il s'agit là d'un signe religieux ostentatoire indiscutable. Les religieuses catholiques faisaient de même. Mais, dans une société de plus en plus sécularisée, même si elle n'est pas plus laïque, prêtres et religieuses ont choisi de se fondre dans la masse. A l'exception de quelques uns qui continuent à porter soutane. C'est l'évolution propre à une société dont l'église catholique fait partie et qui change dans le même sens que cette société. Sa place n'est pas contestée. La laïcité, compromis imparfait, est majoritairement acceptée, y compris des catholiques dont certains pensent qu'elle a enrichi la religion en la débarrassant justement de la contrainte sociale.

C'est à partir de cette base que le voile n'est interdit qu'à l'école. Mais le phénomène est nouveau. Le foulard apparaît quand les soutanes disparaissent. Le foulard comme affirmation de différence quand les soutanes disparaissent par volonté de se fondre dans la société. La soutane encore aperçue quelquefois est la queue de la comète quand le foulard passe pour l'avant garde. C'est au moment où cette visibilité de l'église catholique dans la rue a pratiquement disparue qu'une autre religion revendique sa visibilité. 

Le foulard interdit à l'école, restent deux questions plus épineuses :
- L'apparence dans certaines fonctions. Les fonctionnaires peuvent-elles porter le foulard islamique ? Une personne affichant sa religion peut-elle représenter l'Etat laïque ?

La question se pose au niveau de l'école pour les enseignantes. Elle s'est posée aussi, de façon plus discutable, pour les mères accompagnant des enfants des écoles en déplacement.

Qu'en est-il pour les personnalités politiques ? Des prêtres ont été députés, Chanoine Kir, abbé Gau. Portaient-ils soutane ? La question vient d'être soulevée en Belgique pour une élue au foulard. En principe, un élu représente l'ensemble du peuple et non une fraction du peuple même s'il a été élu au nom de tel ou tel parti. En France, probablement par suite du grand combat de la laïcité, il n'y a pas de parti religieux, il n'y a pas de parti démocrate-chrétien comme en Allemagne par exemple. Même si certains partis se rattachent à cette école de pensée. Même si certains ne cachent pas leur religion.

Là encore, il y aurait beaucoup à dire sur le "compromis" laïque et il n'est pas exclu que demain, l'équilibre actuel ne soit pas remis en question. Notamment à la suite de déclarations ou de décisions du président de la République.

Des religieuses étaient infirmières : une jeune femme en foulard a eu, il y a quelques années, des problèmes lors de ses études d'infirmière à Bordeaux. Que se passera--il si une femme médecin officie dans les hôpitaux, quelle sera la réponse quand une personne voudra être soignée par cette médecin avec foulard ou quand une autre refusera d'être soignée par elle.
La question a été soulevée un moment par des patientes qui refusaient d'être soignées par des médecins hommes. Pourquoi des patients ne refuseraient-ils pas d'être soignés par des médecins femmes ?

- La question du voile intégral va bien sûr plus loin. Il témoigne d'une volonté de séparation. Au contraire du foulard qui affirme une identité, peut être un défi, mais aussi une demande de reconnaissance, d'intégration. L'une affiche sa volonté de différence, la revendique mais s'offre au regard des autres en demandant sa place. L'autre se cache, s'exclut.
Il est remarquable que ce voile intégral et les noms qu'on lui donne ne viennent pas du Maghreb. C'est une "tradition" importée directement du Proche ou du Moyen Orient et qui se rattache à des options politiques. Mais il n'est pas exclu que demain des jeunes femmes reprennent des traditions maghrébines que leur mère venant en France avaient abandonnées.

Il paraît difficile de légiférer sur le mode de vêtement des adultes. Il est cependant indispensable de répondre à des questions pratiques de la vie quotidienne.

Quid de l'accès à la nationalité française par naturalisation ? Comment toucher un recommandé ? Présenter un permis de conduire à un contrôle ? Comment établir une carte d'identité (on vient d'exiger d'un ami une photo d'identité, sans lunettes alors que, dit-il,  "je suis né avec des lunettes !") ? Comment prouver son identité dans les actes de la vie quotidienne ?

Pour toutes ces questions des règles existent qu'il faudra appliquer. Sans nécessairement une nouvelle loi. Chacun ensuite, connaissant les avantages et les inconvénients de la législation est libre de choisir son comportement et ses conséquences.

La carte d'identité est une invention récente en France (1921,1943), elle n'existe pas dans certains pays (Royaume-Uni, Etats-Unis)... Il apparaît cependant peu vraisemblable qu'on fasse machine arrière. Au contraire, la carte d'identité est en voie d'instauration aux Royaume-Uni.

Quant à la laïcité, elle n'avait jamais été aussi défendue depuis la  Seconde guerre mondiale. Si elle a été inscrite dans la Constitution de 1946, de multiples lois n'ont pas manqué de lui donner quelques coups de canifs depuis (7 lois ont été votées : 1951 Marie, 1951 Baranger, 1959 Debré, 1971 Pompidou, 1977 Guermeur, 1984 Rocard, 1992 Lang-Cloupet). Devant la question du voile, la Gauche s'est divisée, de même que les féministes. Et la droite s'est découverte soudainement des vertus laïques qu'elle ignorait jusque là. Peut-être pour masquer des sentimens moins avouables.







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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 15:33
En 1830, les Algériens étaient chez eux et Français nous étions chez nous.

Nous sommes allés chez eux et à partir de ce moment là, chez eux ils n'étaient plus chez eux mais chez nous et nous étions chez nous quand nous étions chez eux.

S'ils venaient chez nous, ils étaient (presque) chez eux alors que si nous allions chez eux, nous étions totalement chez nous. 

Certains sont même venus de chez eux pour venir chez nous et chasser les occupants qui étaient chez nous et qui se croyaient chez eux. Ils sont ensuite repartis car chez nous, ce n'était pas tout à fait chez eux et que nous préférions qu'ils soient chez eux plutôt que chez nous.

Mais certains pensaient que chez nous, ils avaient le droit de se sentir chez eux comme nous nous sentions chez nous quand nous étions chez eux. Et que si chez nous, nous étions chez nous et que eux n'étaient pas chez eux , ils ne devaient plus être chez nous quand ils étaient chez eux.

Désormais, nous ne sommes plus chez nous quand nous sommes chez eux. Et quand ils sont chez eux, ils ne sont plus chez nous mais chez eux !

(Les relations algéro-françaises racontées, il y a une vingtaine d'années par quelqu'un de la Cimade dont j'ai oublié le nom et non l'histoire)

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 19:44

Les abstentions (Tableau 1)

 

Les abstentionnistes constituent le premier parti européen. Depuis que le Parlement européen (PE) est élu au suffrage universel, en 1979, le nombre d’Etats membres est passé de 9 à 27 et la participation moyenne de 63 à 43,1% soit une baisse de 19,9 points. Mais une telle affirmation a peu de sens car le taux de participation calculé mélange la participation de pays membres récents et anciens. Et même des pays où le vote est obligatoire comme le Luxembourg, Malte, la Belgique.


Considérant seulement les 4 pays fondateurs où le vote n’est pas obligatoire : Allemagne, France, Italie, Pays-Bas, la diminution est cependant pratiquement la même, soit 18 à 22 points.

 

Au passage, un argument explicatif de l’abstention est invalidé : d’après certains, les citoyens se sont abstenus parce que leur point de vue et leur vote ne sont pas pris en compte, notamment quand ils rejettent le Projet de traité constitutionnel. Sur les 4 pays, deux ont voté contre le Projet de traité constitutionnel et on n’a pas demandé leur avis aux peuples des deux autres pays. Les uns et les autres participent au scrutin européen dans les mêmes proportions. Le référendum a eu lieu en 2005, la diminution n’est guère différente d’un pays à l’autre en comparant 2004 et 2009 : +0,3 points en Allemagne, -6,6 points en Italie contre -2,1 en France et -2,8 aux Pays-Bas.

 

Pour les autres pays, il est difficile de porter un jugement d’ensemble tant la participation diffère d’un pays à l’autre. Et devrait interdire les comparaisons d’un scrutin à l’autre pour l’ensemble des Etats.

Si la participation semble diminuer en Espagne, au Portugal, en Grèce, elle reste à peu près constante au Royaume-Uni à un taux bas (moyenne 33,5), plus élevé en Irlande (moyenne 55,7) sans effet décelable du « non » au référendum entre le taux de 2004 et celui de 2009. Pour les pays entrés plus récemment dans l’UE, il plus difficile d’établir des règles générales, on peut remarquer le peu d’enthousiasme des peuples de l’est pour l’UE :

 

Il est souvent affirmé qu’un fort taux d’abstention favorise, en pourcentage, les partis extrémistes. Ce n’et pas le cas pour ces élections européennes en France si on classe dans les extrêmes le Front national (FN) d’un coté, le nouveau parti anticapitaliste (NPA) de l’autre.

En fait, l’abstention semble avoir touché essentiellement l’électorat de la gauche, les couches sociales défavorisées et les jeunes.


Parmi les explications de ce manque d’enthousiasme pour les élections européennes, une paraît importante, c’est la désinvolture avec laquelle gouvernement et partis traitent les questions et les élections européennes : circonscriptions électorales abstraites, absence de campagne électorale, parachutage des candidats…

Lors des 2 référendums sur l’Europe (Traité de Maastricht, Projet de traité constitutionnel européen) la participation était de 70% environ avec un débat important. Bien entendu, quand les électeurs sont intéressés, ce la risque de ne pas satisfaire tout le monde. Aux élections européennes, malgré un choix d’options très important, 28 listes en Île de France, les électeurs ne se sont pas déplacés.

Comme cela, c’est moins risqué. C’était peut-être le but recherché de la « campagne ».

 

Tableau 1 : Participation aux élections européennes depuis l'élection au suffrage universel

Année des élections

1979

1984

1989

1994

1999

2004

2009

Différence
entre 1979
et 2004

Nombre de pays participants

9

10

12

12

15

25

27

Taux de participation

63

61

58,5

56,8

49,8

45,7

43,1

- 19,9

Allemagne

65,7

56,8

62,3

60,0

45,2

43

43,3

- 22,4

France

60,7

56,7

48,7

52,7

46,8

42,8

40,7

- 20

Belgique

91,4

92,2

90,7

90,7

91

90,8

90,4

- 1

Italie

84,9

83,4

81,5

74,8

70,8

73,1

66,5

- 18,4

Luxembourg

88,9

88,8

87,4

88,5

87,3

89

91

+ 2,1

Pays-Bas

57,8

50,6

47,2

35,6

30

39,3

36,5

- 21,2

Royaume-Uni

32,2

32,6

36,2

36,4

24

38,8

34,3

 

Irlande

63,6

47,6

68,3

44

50,2

58,8

57,6

 

Danemark

47,8

52,4

46,2

56,9

50,5

47,9

59,5

 

Grèce

 

77,2

79,9

71,2

75,3

63,2

52,6

 

Espagne

 

 

54,6

59,1

63

45,1

46

 

Portugal

 

 

51,2

35,5

40

38,6

37

 

Suède

 

 

 

 

38,8

37,8

43,8

 

Autriche

 

 

 

 

49,4

42,4

42,4

 

Finlande

 

 

 

 

31,4

39,4

40,3

 

Tchéquie

 

 

 

 

 

28,3

28,2

 

Estonie

 

 

 

 

 

26,8

43,9

 

Chypre

 

 

 

 

 

71,2

59,4

 

Lettonie

 

 

 

 

 

41,3

52,6

 

Lituanie

 

 

 

 

 

48,4

20,9

 

Hongrie

 

 

 

 

 

38,5

36,3

 

Malte

 

 

 

 

 

82,4

78,8

 

Pologne

 

 

 

 

 

20,9

24,5

 

Slovénie

 

 

 

 

 

28,3

28,2

 

Slovaquie

 

 

 

 

 

17

19,6

 

Bulgarie

 

 

 

 

 

 

37,5

 

Roumanie

 

 

 

 

 

 

27,4

 

ENSEMBLE

63

61

58,5

56,8

49,8

45,7

43,1

 

Les vainqueurs et les vaincus.

Sans contestation possible, les partis de droite ont remporté cette élection sans qu’on puisse dire de façon certaine, tant que les groupes ne sont pas formés, dans quelle mesure ces élections renforcent la droite, la droite extrême ou l’extrême droite. Cependant, il est certain que les adversaires de droite de l’UE ont fait une avancée : Pays-Bas, Autriche, Hongrie, Royaume-Uni.

 

Tout aussi incontestable est la défaite de la gauche social-démocrate. Et quel que soit le cas de figure : droite au pouvoir, gouvernement d’union, gauche au pouvoir : le Parti socialiste (PS) s’effondre en France, le SPD n’est pas brillant en Allemagne, le parti socialiste en Espagne, le Parti travailliste fait son résultat le plus faible depuis… 1918 ! A quelques exceptions près : Belgique wallonne, Danemark, Grèce…

 

 

En France, la poussée des écologistes est remarquable : 14,28% pour Europe-Ecologie, 3,7% pour l’Alliance des Ecologistes Indépendants… Cette éclatante victoire d’Europe écologie avec 14 députés ne doit pas masquer que cette poussée n’est pas généralisée en Europe. Le groupe écologiste passera de 32 à 43 parlementaires européens mais 8 de ces 11 députés ont été gagnés en France.

La victoire d’Europe Ecologie peut être attribuée à plusieurs facteurs en plus du talent de Cohn-Bendit qui n’est pas négligeable :

Les écologistes ont été les seuls à mettre Europe dans le titre de leur liste et à faire campagne réellement sur l’Europe, proposant même de mettre en question M. Manuel Barroso comme président de la Commission européenne (CE).

Ils ont réussi à constituer autour des Verts, un rassemblement de personnalités écologistes venant du monde associatif mais aussi s’ouvrir aussi bien à José Bové qui a fait campagne pour le « non » qu’à Eva Joly, autant de personnalités, fortes et fortement médiatiques.

Europe Ecologie a probablement bénéficié de la « lutte sans enjeu », au moins en apparence, que sont les élections européennes à l’occasion desquelles les électeurs n’hésitent pas à voter suivant leurs idées, leurs coups de cœur, sachant que cela n’aura que peu d’influences sur le gouvernement.

Un coup de pouce qui n’est pas innocent a été donné par « Home », au cinéma, à la télévision…

Et surtout la détestable image qu’ont donnée les socialistes européens, incapables de s’entendre contre M. Manuel Barroso ou de mettre en avant une politique crédible et différente de celle du gouvernement et de la CE...

Quant à la Nicolas Sarkozy qui sort de la présidence de l’UE, du G20…  il a mis en avant un langage de crise sans ambiguïté contre les abus du capitalisme, les paradis fiscaux…, oubliant (presque) totalement le libéralisme dont il se faisait le chantre, il y a peu de temps, pour séduire une partie de l’électorat de gauche sans prendre de véritable mesures notamment contre le bouclier fiscal, et il a tenu des propos tout aussi fermes contre la Turquie, l’insécurité, les immigrés… pour maintenir le FN sous l’eau et séduire les électeurs âgés et de droite.

Le PS, empêtré dans une politique libérale qu’il a adoptée depuis des années, s’est retrouvé peu crédible face à Sarkozy, et n’a rencontré aucun écho quand il a repris le thème de l’Europe sociale qui avait déjà été utilisé en dehors de cette période de crise mais jamais mise en pratique quand les gouvernements de Gauche étaient majoritaires.

Cela n’a guère favorisé les dissidents de gauche des partis sociaux-démocrates, Die Linke en Allemagne (7,5%), Le Front de gauche (6,05 alors que le PC seul avait fait 5,9 en 2004). Le Front de gauche a échoué à faire l’unité des « gauches de gauches » (LO et surtout le NPA). Une telle unité aurait pu changer les choses avec des résultats à deux chiffres. Par ailleurs, le Front de Gauche est resté un front de partis ayant pour référence le Front populaire et non la question européenne même s’il a pu parler d’une autre Europe sans beaucoup de précision pour ne pas faire de clivage avec les souverainistes de gauche ou ceux qui veulent quitter l’UE.

Les élus

Les élus confirment certains points déjà avancés :

Les élus de Europe Ecologie sont en moyenne plus jeunes que ceux des autres formations, plus souvent des femmes et d’origine plus diverse. Si tous les élus du PS sont des socialistes, 6 élus d’Europe Ecologie sur 14 n’appartiennent pas aux Verts. Il a fallu la force de Cohn-Bendit pour faire avaler une telle composition des listes qui culmine avec 2 têtes de liste dans les places les plus convoitées en Île de France !

Quant aux élus de la « diversité », c’est au PS qu’ils sont les plus nombreux proportionnellement. EuropeEcologie « compense » par la présence d’un Allemand et d’une Franco-novégienne.

Au total la présence de 8 élus de la « diversité », 11 si on compte les élus des DOM-TOM fait de cette élection la plus ouverte à la « diversité » (11,1 ou 15,3%).

Tableau 2 : Les élus de la diversité

ELUS

UMP

PS

EE

MODEM

FG

FN

LIBERTAS

TOTAL

« diversité »

3+1

3+1

2

0

0+1

0

0

8+3

Total

29

14

14

6

5

3

1

72

 

 

 

+ 2

 

 

 

 

11,1/15,3

AGE

54

52

50,9

56,2

55,8

59,7

60

 

Femmes

13

6

8

3

1

1

0

32

Hommes

16

8

6

3

4

2

1

40

Les élections passées, les élections arrivent. Bien que presque tous les partis n’aient pensé qu’aux prochaines, il n’est pas sûr que les résultats facilitent les choses.

La crise a montré que l’UE était incapable de gérer collectivement la crise aussi bien par l’intermédiaire de son président de la CE qui ne pensait, paraît-il qu’à ménager tout le monde en vue de sa réélection qui semble désormais acquise. Qu’au niveau du Conseil européen. Qu’au niveau des chefs des « grands » pays de l’UE qui n’ont pas su s’entendre. Le résultat des élections européennes poussera-t-il à une réinvention de l’Union européenne ou donnera-t-il satisfaction à tus ceux qui n’en veulent pas et se contentent d’un marché unique ?

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 20:58
Le récent voyage de Barack OBAMA et les élections européennes donnent lieu à un téléscopage qu'on peut intituler "Le chevalier blanc et les 27 nains".

Après l'ère Bush, les propos de Barack OBAMA apparaissent comme un changement total de langage qui vient réparer les erreurs grossières de la politique étrangère des Etats-Unis, notamment au Proche-Orient. Et on ne peut qu'approuver sa fermeté, dont il faut souhaiter qu'elle durera jusqu'à la paix, face à Israël. Il n'en demeure pas moins qu'en citant les textes sacrés, il a privilégié les interlocuteurs religieux sur les politiques. Ce n'est plus la croisade de Bush contre la terreur islamique. C'est le projet d'entente cordiale de toutes les religions, des livres, porteuses de paix. Ne manquant même pas de battre sa coulpe sur la poitrine des autres dans une formule quelque peu populiste sur le voile interdit aux femmes dans certains pays, probablement éloignés des livres sacrés. Désignant ainsi un adversaire commun à toutes les religions ?

La seconde partie du voyage de Barack OBAMA est tout aussi intéressante. Voyage en Allemagne, notamment à Buchenwald qui fut délivré  par les troupes  étasuniennes avec la participation d'un grand oncle, voyage sur les plages de Normandie où ont débarqué les troupes alliées conduites par les Etasuniens et qui ont abouti à la libération de l'Europe de la dictature nazie et de l'occupation.

Barack Obama était déjà venu en Europe, c'était essentiellement dans le cadre du G20 et de l'Otan donc du rôle prééminent  des Etats-Unis sur le plan économique et militaire. Cette fois, c'est pour célébrer le rôle historique indiscutable des Etats-Unis lors de la seconde guerre mondiale. Dans tous les cas et de façon plus habile que son prédécesseur, il a affirmé la prééminence "douce" des Etats-Unis et des intérêts des Etats-Unis, y compris en prônant l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne.

Il a en plus profité de l'occasion pour faire comprendre aux Européens qu'ils n'existaient pas, que c'était lui le chef suprême qui conduisait le monde. Que Merkel, Sarkozy et les autres pouvaient jouer des coudes, ils n'étaient pas dans la même catégorie. Qu'il appréciait peut-être la cuisine française mais pas particulièrement celle de son "copain" de l'Elysée.

Pendant ce temps, se déroulaient des élections européennes qui montraient que les politiques de l'Union étaient incapables de se faire entendre de leurs peuples avec le taux d'abstention le plus élevé depuis que le Parlement européen est élu au suffrage universel. Ce camouflet en cours de visite du président des Etats-Unis ne fait que confirmer la désunion européenne dont ont fait preuve les Gouvernements face à la crise.

Le président des Etats-Unis aurait pu reprendre deux citations historiques :  " L'Europe, combien de divisions (dans les deux sens du mot) ?" , " L'Europe quel numéro faut-il appeler ?"

Après cette brève récréation électorale de sous préfecture qui n'a vu apparaître aucune vision de droite ou de gauche à la hauteur des problèmes et de l'Europe, les Européens devraient enfin s'apercevoir que leur petits jeux sont infantiles que les choses se décident ailleurs et que faute d'une unité économique, politique, diplomatique, ils ne seront pas plus utiles que des nains de jardin.

Dans ces conditions qui pourrait reprocher à Barack OBAMA de passer sa soirée à un bon repas en famille avec des amis ?
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 10:45
QUEL SERA LE RESULTATS DES ELECTIONS ?

Participation
Depuis 1979, première élection du Parlement européen (PE) au suffrage universel
, à 2004, dernière élection européenne avec élargissement à 25, le taux de participation aux élections européennes est en constante diminution.
Le taux de participation des 6 Etats fondateurs diminue de près de 20 points entre 1979 et 2004, exception faite des pays dans lequel le vote est obligatoire.L'arrivée de nouveaux pays n'améliore pas les choses. La baisse de la participation des citoyens des pays fondateurs peut s'expliquer par un certain désenchantement pour l'Union européenne et une mauvaise information sur le rôle croissant du PE. Comment l'expliquer pour les nouveaux pays si ce n'est par le manque d'enthousiasme qui dément l'engouement de certains de leurs gouvernements.
Les résultats de 2009 confirmeront-ils cette défaite de la démocratie européenne telle qu'elle est organisée actuellement ?

Participation aux élections européennes depuis l'élection au suffrage universel


Année des élections

1979

1984

1989

1994

1999

2004

2009

Nombre de pays participants

9

10

12

12

15

25

27

Taux de participation

63

61

58,5

56,8

49,8

45,7

??

Allemagne

65,7

56,8

62,3

60,0

45,2

43

 ??

France

60,7

56,7

48,7

52,7

46,8

42,8

 ??

Belgique

91,4

92,2

90,7

90,7

91

90,8

 ??

Italie

84,9

83,4

81,5

74,8

70,8

73,1

 ??

Luxembourg

88,9

88,8

87,4

88,5

87,3

89

 ??

Pays-Bas

57,8

50,6

47,2

35,6

30

39,3

 ??

Royaume-Uni

32,2

32,6

36,2

36,4

24

38,83

 ??

Irlande

63,6

47,6

68,3

44

50,2

58,8

 ??

Danemark

47,8

52,4

46,2

56,9

50,5

47,9

 ??

http://www.ena.lu/taux-participation-elections-europeennes-1979-2004-012200031.html

Au niveau européen

Une chose paraît certaine, cette élection ne changera rien au rapport de force au sein du PE. De façon paradoxale, les forces de droite au pouvoir vont en sortir renforcées au détriment de la gauche y compris de celle qui est au pouvoir, pour de multiples raisons internes ("malheurs de Gordon Brown") au moment où la politique de droite est en plein désarroi, où les Etats-Unis de Obama virent au "socialisme" (dixit la droit étasunienne) !!!
Bien entendu, Barroso est assuré de rester en place, avec l'appui de la droite et d'une partie de la gauche.

Il a beaucoup été dit en France, à l'occasion de cette élection, que Droite et Gauche votaient souvent de la même façon au PE parce que les questions n'étaient pas politiques mais techniques, que la culture allemande notamment, du compromis permettait d'obtenir la modification des textes présentés et de faire face à la volonté du Conseil ou de la Commission.
Il est difficile de comprendre que les textes votés à Bruxelles ou Strasbourgs soient techniques et politiques à Paris ! Cette tactique a pu obtenir une atténuation des mesures décidées mais il n'en reste pas moins que, quelle que soit la majorité du Parlement, quelle que soit la majorité du Conseil européen (il fut un moment où 13 gouvernements sur 15 étaient "de gauche"), la tendance est toujours la même une mise en cause chaque jour plus profonde de ce qu'on glorifie aujourd'hui sous le terme des "amortisseurs sociaux" de la crise, à savoir toutes les mesures sociales mises en place concernant le chômage, la sécurité sociale, les services publics...

Finalement si Droite et gauche votent d'un commun accord les mêmes textes, ce qui est symbolisé par a présidence alterné du PE, entre PPE et PSE, quelle qu'en soit la majorité, alors à quoi bon aller voter pour l'un ou pour l'autre ? Pourquoi ne pas participer à la renationalisation de la campagne électorale ?

Une élection nationale

Si voter pour la droite ou pour la gauche n'a aucun intérêt pourquoi voter ? Ou si on vote, pourquoi ne pas voter en fonction de ce qui fait débat, c'est à dire la politique intérieure et les prochaines élections nationales ? Préparer les prochaines alliances ? Bien entendu, la presse et les sondages sont mis à contribution dans ce sens. Les politiques ne parlent pas de l'UE, les journalistes ne posent pas de question sur l'UE. Et les sondages ne sont que des pronostics de champs de course. Les commentaires font du billard à trois bande : on fait mousser telle liste non pour elle même mais pour ce à quoi elle peut servir dans la bataille principale.

Un des résultats au niveau européen de ces élections "sans utilité" est la montée probable de la droite extrême. En France, peut-être pas, la politique sécuritaire et anti-immigrés du gouvernement satisfaisant probablement cette partie de l'électorat. La droite nationaliste est divisée et la gauche de gauche, la gauche du "non" au projet de traité constitutionnel, a le génie de transformer l'or en plomb pour la défense des "exploités" ! Mais dans les autres pays de l'UE. Déjà les premiers résultats semblent le confirmer aux Pays-Bas, qu'en sera-t-il en Autriche et ailleurs... L'abstention favorise les partis qui sont capables de mobiliser leurs électeurs. .

C'est le cas dans cette période de crise de la droite populiste. Ce n'est pas des gauches toutes tendances confondues !


NB : Les professions de foi sont pas arrivées par le courrier de ce matin.



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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 20:39
Le rôle du Parlement européen (PE)

A chaque élection européenne, il est dit par les uns, par les autres, que le rôle du PE est de plus en plus important dans l'élaboration et l'adoption des directives, co-décision. Depuis des années, des affirmation circulent d'après lesquelles, le travail des parlements nationaux consisterait essentiellement à mettre la législation nationale en conformité avec la législation adopté au niveau européen. L'Assemblée nationale et le Sénat seraient en train de devenir de simples chambres d'enregistrement.

Malgré cela, les politiques continuent d'afficher le plus profond mépris pour les élections européennes, pour les fonctions de député européen. Il suffit de voir l'enthousiasme de certaines ministres à obtempérer aux injonctions du président de la République qui considère d'ailleurs la fonction comme une punition pour crime de lèse-Sarkozy, Bruxelles remplace désormais Limoges !

L'élection européenne devrait être l'occasion de clarifier les choses. Mais comment savoir ?
- D'après Astrid Lulling, entrée au PE en 1965 avant qu'il soit élu, et députée sortante : "80% des lois nationales dépendent de la législation européenne" (Le Monde du 4 juin 2009).
- Si l'on en croit La Stampa (citée par Courrier international du 4-10 juin 2009), "plus de la moitié des décisions qui déterminent notre vie quotidienne ne sont pas prises au niveau national mais au niveau européen".
- Peut-être est-ce Gilles Savary (député européen sortant, réputé pour son travail au PE mais non éligible en 2009) qui est le plus proche de la réalité quand il affirme, dans un entretien paru dans le Monde daté du 3 juin 2009 : "Le Conseil d'Etat a établi que 70% de notre environnement législatif et réglementaire national est l'application d'actes européens".

Quoi qu'il en soit, au cours de la législature 2004-2009, les députés européens  sont intervenus sur 71% des directives, ce qui montre l'importance dans l'adoption des directives du PE (Le Monde 4 juin 209).

C'est dire l'importance du PE.

Les professions de foi

Si le PE est si important, comment se fait-il que, dans un Union européenne qui se veut démocratique, qui place la personne au centre de ses préoccupations en instituant la citoyenneté de l'Union, comment se fait-il que rien ne soit fait pour pousser  la population à participer. Ou plus exactement comment se fait-il qu'on fasse tout pour qu'elle ne s'y intéresse pas. Aussi bien au niveau des institutions européennes qu'au niveau gouvernemental ?

Quelle information a été faite pour inciter les citoyens non Français de l'Union européenne residant en France pour qu'ils s'inscrivent sut les listes électorales. Combien sont candidats ? Combien seront élus ? Pourtant depuis 1994, ils ont le droit de vote et d'éligibilité. Ce qui est certain, c'est qu'il y aura au moins un élu allemand, juridiquement, en la personne de Daniel Cohn-Bendit.

La campagne électorale a été réduite à sa plus simple expression ! Il semble n'y avoir eu qu'un seul débat télévisé qui tenait plus du match de catch intellectuel que du débat sur l'Europe !  Comment se fait-il que les professions de foi, la seule information égalitaire envoyée à tous les électeurs, ne soit pas encore arrivée dans toutes les boites aux lettres. Si elles arrivent demain, samedi, le gouvernement est-il assuré que les électeurs passeront leur journée de samedi à lire les 20 ou 25 professions de foi pour pouvoir les comparer et voter en conscience ?

Certes on peut penser que panneaux électoraux et professions de foi sont de survivances  des élections du siècle passé, un gaspillage financier et un non-sens écologique mais alors pourquoi ne pas les supprimer et organiser une campagne d'information et une campagne électorale modernes sur les radios et les télévisions ?

Mais les match de catch, les petites phrases, les sondages, le remanienment ministériel, l'élection présdientielle de 2012 sont des jeux plus intéressants. Des jeux de cirque qui permettent à ceux qui ont le pouvoir d'être assurés de pouvoir le garder. C'est peut-être une démocratie explosive.





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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 15:40
Depuis 1979, date de la première élection du Parlement européenne (PE) au suffrage universel, la participation électorale diminue à chaque élection alors que les pouvoirs du PE sont chaque jour plus importants. Et chacun de se lamenter et de chercher des explications de ce comportement "européen" car cette désaffection touche tous les pays de l'Union européenne, même si c'est de façon inégale.

Comme l'Europe n'existe pas comme espace public, ce sont des explications nationales qui sont avancées. Chercher des explications européennes serait remettre en cause les institutions elles-mêmes et la pratique de ces institutions. Rares sont ceux qui s'y risquent. Pourtant, il existe quelques raisons, qui n'expliquent pas tout bien sûr.

Depuis que l'Europe existe, sa ligne politique ne varie guère quel que soit le résultat des élections. A chaque fois, plus d'Europe, à chaque fois plus d'Europe libérale. On libéralise sous une majorité de droite, on libéralise sous une majorité de gauche. Le président en exercice est candidat à sa succession, les gouvernements ont déjà donné leur accord, le Parti populaire européen aussi, les Libéraux aussi, la majorité du PSE aussi. Il n'y a donc pas lieu de se précipiter vers les bureaux de vote.

Un projet de traité constitutionnel européen (PTCE) a été proposé. Pour être adopté, il devait être approuvé par tous les pays de l'Union. Trois peuples le rejettent, dans deux cas on les court-circuite en faisant adopter un texte copie conforme par les parlements nationaux. Comme c'est impossible, constitutionnellement, pour le troisième, on le fait revoter. Le même phénomène avait eu lieu précédemment pour le traité de Maastricht.

Pourtant pour le PTCE, rejeté par le peuple français, comme pour le traité de Maastricht approuvé, la participation avait été de 70% lors des référendums. Preuve que le peuple français ne se désintéresse pas de l'Union européenne. Mais on préfère un peuple qui s'abstient qu'un peuple qui discute.

Est-ce parce qu'il s'intéresse à l'Union européenne que l'élection pour le Parlement européen est transformée en une élection nationale sans enjeu ? Qu'aucune table ronde n'a été organisée par les télévisions ?

Quel que soit le résultat, quel changement pour l'Union européenne ? Cette élection n'intéresse que les Etats majors et les clans dans des perspective de poltique intérieure..

Quels seront les commentaires de dimanche soir ? L'UMP dira justement que le parti du président est arrivé en tête avec 26% des suffrages. L'opposition aura beau jeu de dire que le président a été désapprouvé par 74% des électeurs ! Et tout le monde pourra repartir dans son coin pour les petites phrases. Avec deux perspectives : le remaniement ministériels, les conséquences du scrutin pour la présidentielle de 2012 !

Et l'Europe dans tout cela. Les seuls ou presque qui auront fait une campagne européenne sont les amis de Daniel Cohn-Bendit. Il a réussi a faire l'Union de presque tous les écologistes, contre une bonne partie des Verts eux-mêmes. Par l'effet de la crise, le programme a été gauchi. Europe écologie a réussi à prendre dans les filets et Bové et Joly. La récompense sera probablement pour les écologistes le meilleur résultat de toutes les élections auxquelles ils ont participé.

Malheureusement, cela ne changera pas grand chose à la marche de l'Union européenne.


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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 23:00

Dans un article paru dans "arrêt sur image" , "l'internaute français est-il judéomane" (1),  "observatoire", le signataire de cet article, attire l'attention sur le fait que si on tape "Colombe Schneck", dans Google, une bande déroulante apparaît qui permet de choisir un des sujets suivants liés à cette personne que je ne connaissais pas auparavant :
Val de Grace 2180 résultats
France Inter 14500 résultats
juive 4960 résultats
insupportable 380 résultats
biographie 2920 résultats
photo 8110 résultats
articule 4760 résultats
i tele 13400 résultats
inter 13200 résultats

 

Pourquoi dans le menu déroulant, le mot "juif " apparaît-il ?

Si vous allez sur wikipedia et que vous recherchiez les articles sur les représentants et les sénateurs aux Etats-Unis, pour chacun, vous pouvez trouver la "religion". Et pour chacun vous pouvez savoir s'il est catholique, baptiste...ou juif. C'est parfaitement normal. En France, ce l'est moins.

Mais si c'est l'origine étasunienne de google qui explique l'apparition de "juif" pourquoi n'y a-t-il pas  "catholique", "protestant", "bouddhiste", "agnostique"... ? C'est seulement parce que les internautes se sont intéressés à cet aspect de la personne. Me Colombe Schneck a publié un livre, "Val de Grâce", est journaliste à "France Inter", "juive", "insupportable" pour certains...

 Et Google compte, innocemment , le nombre de fois où ces mots apparaissent.

 

Ce n'est donc probablement pas une inspiration "étasunienne". On peut se poser deux questions et "observatoire" n'en soulève qu'une : pourquoi les internautes s'intéressent-ils particulièrement à la judéité ? C'est la question posée par l'article. Pourquoi cette caractéristique a été choisie par google-France ? Et cette question n'est pas posée. D'autant que la liste ci-dessus le montre bien, les mots ne sont pas classés en fonction du nombre d'occurrences.

 

Bien entendu, ce lien avec le mot "juif" n'est pas réservé à Me Colombe Schneck, il se retrouve avec d'autres personnalités juives et... non juives. Par exemple avec le nom de Jamel Debbouze à propos de son mariage ou pour l'apparition du mot juif dans ces propos.

 

Curieusement, si on cherche Sigmund Freud ou Albert Einstein sur Google.fr, "juif" apparaît pour le second et non pour le premier. Et si on cherche sur Google.de ou Google.com, le mot "juif" n'apparaît ni pour l'un ni pour l'autre. Faut-il croire que la judéité de l'un et de l'autre n'intéresse ni les internautes de langue allemande, ni les internautes de langue anglaise ? Ou que la judéité intéresse particulièrement la personne qui fait le choix de retenir telle ou telle caractéristique.

 

Au moment où se discute en France la question des "statistiques ethniques", on voit bien ici, Me Colombe Schneck s'est indignée de la chose, que cette question n'a pas été posée pour  des raisons scientifiques, qu'il n'a pas été demandée à la personne comment elle se situait et que... l'anonymat n'a pas été respecté, .

Le dérapage précéderait-il l'autorisation des "statistiques ethniques " ?

 

(1) http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2000

 

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 10:56

 

 

CROISSANCE

- La Chine et l'Inde connaîtront une croissance positive (Le Figaro 23/04/09) Faut-il comprendre qu'il y a des croissances négatives ? Probablement, puisque le Monde du 13/06/09 affirme : " La Banque mondiale  révise à la baisse sa prévision de croissance pour 2009. Selon les estimations de la Banque mondiale pour 2009, la récession serait de 3%, plus sévère que ne le laissait craindre l'estimation précédente de 1,7%.

- La croissance  des pays membres devrait rester négative jusqu'à la fin 2009.  Mais, il ne faut pas se faire trop de souci : L'OCDE a publié un indicateur avancé de la conjoncture économique qui indique une  "atténuation  du rythme de détérioration de la croissance" laissant présager un retour à la croissance dans les six prochains mois... ( Le Monde 15/06/09).

 

INFLATION

- Il en est de même de l'inflation qui semble pouvoir être négative : (La zone euro) devrait toutefois bientôt voir son inflation entrer en territoire négatif...  Jean-Claude Trichet a affirmé début mai que les taux d'inflation devraient "augmenter à nouveau " après être restés  "de façon temporaire à des niveaux négatifs pour quelques mois autour de la mi-2009"... (Le Monde 30/05-01/06/09

- Conjoncture : La France enregistre une inflation négative pour la première fois depuis 1957. "Le signe négatif de l'inflation en mai constitue certes une nouveauté économique... mais ne traduit nullement une entrée en déflation de notre économie" a commenté la ministre de l'économie Christine Lagarde. Le Monde13/06/09

 

 

RECESSION

- Le Fonds monétaire international prévoit  une détérioration de la récession pour 2009 (Le Figaro 23/04/09) Faut-il comprendre que la récession va augmenter ou diminuer ?

 

 


 

 

 

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