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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 21:04

Face au terrorisme

La France est confrontée à des attaques terroristes depuis des mois. Elle n’est pas la seule même si elle est le pays le plus touché en Europe. Cela justifie que chacun se pose des questions sur les causes, les motivations, les réponses à leur apporter... Dans ces circonstances, il serait souhaitable de réfléchir ensemble, ce qui ne veut pas dire de penser la même chose mais de s’écouter. Chose difficile, à quelques mois de l’élection présidentielle, chez un peuple querelleur, avec des moyens techniques qui permettent de répliquer avant même d’avoir réfléchi.

En faisant une comptabilité macabre même approximative, la France est le pays le plus touché en Europe mais il ne faut pas oublier que les victimes sont beaucoup plus nombreuses en Asie du Sud-Est, au Proche ou Moyen-Orient, en Afrique qu’en Europe et les musulmans plus nombreux que les chrétiens même si ces derniers peuvent être des cibles privilégiées dans certains pays. Enfin, dans cette « guerre qui n’est pas religieuse », on ne dénombre jamais les victimes qui ne sont ni musulmanes ni chrétiennes, ni juives.

Quant aux « donneurs d’ordre », des bailleurs de fonds aux organisateurs, et aux exécutants, ils sont tous musulmans quelquefois de fraîche date pour ces derniers, du moins en France. Certains le nient par souci de diplomatie, d’apaisement. D’autres le reconnaissent à demi-mot qui se disent salis par de tels actes. Cela ne veut pas dire, loin de là, que tous les musulmans sont des terroristes ou même des sympathisants de terroristes.

Lors de son voyage en Pologne, le pape François a tenu, sur la question, des propos au moins discutables, même si on comprend son intention, à son poste, ne pas exacerber les oppositions.
Il a comparé les guerres de 14-18 et 39-45 avec la « guerre » actuelle, semblant oublier que depuis 1945 de multiples conflits ont fait des dizaines de milliers de morts en Asie, en Europe, en Afrique et même en Amérique latine dont il est originaire. Avec dans certains cas des pratiques terroristes.

Pour lui, la « guerre » actuelle n’est pas religieuse car toutes les religions veulent la paix. Mais qui ne veut la paix ? « Le terrorisme prospère quand le dieu de l'argent est placé en premier », semble vouloir dire que le dieu argent n’est placé en premier que dans certains pays qui utilisent le terrorisme… Et encore plus discutable : « Tous les jours quand j'ouvre les journaux, je vois des violences en Italie, quelqu'un qui tue sa petite amie, un autre qui tue sa belle-mère, et ce sont des catholiques baptisés. » Est-ce à dire que terrorisme et crimes passionnels ou crapuleux sont à mettre sur le même plan ? Que ces derniers n’existent pas dans les pays qui utilisent le terrorisme ?

On ne peut pas dire qu’il s’agit, à proprement parler, d’une guerre de religions.

Même si certaines religions en sont la cible désignée, les « croisés », encore récemment désignés par Daech et les juifs : collège-lycée juif Ozar Hatorah, musée juif de Bruxelles, Hyper Cacher. Mais ces religions n’ont pas déclaré la guerre à l’islam.

Reste que dans un numéro récent de sa revue, Dabiq, cité par Charlotte Pudlowski (1), Daech avance les 6 raisons qui expliquent ses actes terroristes en Occident : « Nous vous haïssons, avant tout, parce que vous êtes des mécréants ; vous rejetez l'unicité d'Allah – que vous en ayez conscience ou non. » « Nous vous haïssons parce que vous êtes laïcs ». Viennent ensuite : les crimes commis envers l'islam, ceux commis envers les musulmans et en sixième position, « nous vous haïssons parce que vous envahissez nos terres ». Désormais, Daech met en avant les raisons religieuses et en dernier, les raisons politiques.
Mais étant donné le public visé par la publication, il n’est pas question de la guerre entre les différentes obédiences musulmanes, notamment sunnites et chiites.

De son coté, le pape reconnaît qu’il y a des « petits groupes de fondamentalistes » dans toutes les religions, heureusement, pour le moment, les fondamentalistes catholiques se contentent de manifester. Mais pourquoi parler des fondamentalistes puisque la religion n’a rien à voir avec le terrorisme ?

S’il ne fait pas de doute que des intérêts financiers, stratégiques... jouent un rôle important, non seulement du coté terroriste, il n’en reste pas moins que la mobilisation se fait au nom de Dieu. Et certains regrettent le silence de nombreux hommes de Dieu (2).

Il faut cependant noter que des organisations ou de personnalités musulmanes ou « d’origine musulmane » ont se sont exprimées sur sur l’islam, sur l’islamisme et sur la solidarité avec les victimes du terrorisme, si elles n’ont pas eu un très grand retentissement médiatique.

Devant le Bataclan 22/11/15


Des organisations (non religieuses) de travailleurs immigrés en France, originaires du Maghreb, notamment d’associations de Tunisiens : ainsi plus de 50 organisations ont appelé le 11 janvier 2015 à former un cortège des associations de l' Immigration et des organisations des droits de l'Homme en Solidarité avec Charlie Hebdo. Et place de la République à Paris, le 21 mars 2015, après l’attentat du Bardo, à Tunis qui a fait 21 morts dont 17 touristes. Et le 18 juillet 2016, après l’attentat de Nice.

Le dimanche 13 décembre 2015, un mois pile après les attentats de Paris, une manifestation était organisée au Trocadéro à Paris rassemblant des citoyens musulmans désireux de se désolidariser du groupe djihadiste : « Tous unis contre la barbarie » (3).


18/07/16 Place de la République


Des intellectuels maghrébins, musulmans ou de culture musulmane, dans leur diversité, ont écrit des articles : Waleed Al-Husseini, Andenour Bidar, Azzouzi Abdel-Rahmène, Camel Bechikh, Salem Ben Amar, Malik Bezouh, Malek Chebel, Magyd Cherfi, Mohamed Chirani, Fatou Diome, Hassen Chalghoumi, Mezri Haddad, Boualem Sansal, Haoues Seniguer, Soufiane Zitouni...

Une déclaration « Notre responsabilité à l’égard du terrorisme au nom de l’islam » a été signée par 629 intellectuels maghrébins ou franco maghrébins et publiée le 11 janvier 2015 (4).

Il y a eu aussi des articles ou des déclarations de philosophes, théologiens ou imams comme Ghaleb Bencheikh, Tareq Oubrou mais aussi des attitudes ou des activités quotidiennes d’imams peu connus...

La fondation internationale Al Kawakibi a été instituée, le 27 avril 2015, (par Félix Marquardt, Adnan Ibrahim, Ghaleb Bencheikh, Mohamed Bajrafil et Omero Marongiu-Perria), elle se propose d’organiser en 2016 un Forum mondial pour une réforme islamique…

Mais après l’assassinat du père Jacques Hamel, les rassemblements de croyants ont pris une autre dimension avec l’ouverture réciproque d’églises et de mosquée à des rassemblements œcuméniques. Dont il faut espérer qu’ils perdureront et feront tâche d’huile.

D’autant que la population n’a pas cédé, à ce jour, comme certains le craignaient ou même l’annonçaient, à des mouvements racistes de grande ampleur. Ou à des affrontements inter-communautaires comme les annonçait en mai 2015 le directeur de la DGSI en cas de nouveaux attentats (5). Même si une recrudescence d’actes racistes a pu être notée.

Comme dans les querelles enfantines, après les attentats, il faut convaincre que c’est l’autre qui a commencé. Comme l’a fait le Monde dans un récent éditorial (6). Il semble cependant difficile de dire que c’est Ben Laden ou les Afghans ou Saddam Hussein ou Abou Bakr Al-Baghdadi qui ont attaqué les premiers les États-Unis ou la France ou les États membres de la coalition. Malgré les « preuves » avancées par George H. Bush et Tony Blair en leur temps.
Il ne faut pas oublier que, aussi atroces que soient les attentats terroristes, le nombre de victimes est cependant loin de celui des victimes civiles directes ou « collatérales » lors des interventions occidentales… sans oublier les exodes provoqués et les personnes qui meurent sur terre et en mer dans leur recherche d’une terre d’asile.

Désormais, le cercle vicieux, le talion, est enclenché, les arguments sont les mêmes : il faut punir l’Occident, la France... par des attentats pour les interventions aériennes et terrestres, il faut punir Daech pour ses attentats en augmentant les interventions aériennes…
Pour le moment et vu d’ici, la méthode ne semble pas être très efficace. Le mode opératoire de Daech a peut-être changé : opérations complexes type Bataclan, remplacées ou complétées par des opérations n’engageant que peu d’effectifs ou purement individuelles. Traduisant peut-être un affaiblissement de l’organisation mais rendant plus difficile le dépistage préventif des actes terroristes au moment de la préparation...

Sur cette activité de dépistage, il est difficile de porter un jugement serein. La seule chose qui est sure, les attentats du 13 novembre 2015 sont un échec sévère pour les services de renseignement. Il n’est pas facile de déjouer tous les attentats en préparation surtout quand il s’agit d’attentats individuels. Mais le 13 novembre, il s’agissait d’une entreprise d’envergure. Il est encore plus difficile d’être efficace quand les effectifs sont réduits, pour des raisons budgétaires et que la police et la gendarmerie de proximité sont supprimées. Elles ne peuvent être remplacées par la vidéo-surveillance.
Cela devrait rendre plus modestes les politiques d’hier responsables de ces réductions d’effectifs. Et les politiques d’aujourd’hui qui traitent avec un certain mépris (plum-pudding) le rapport de la commission d’enquête parlementaire mise en place à la suite des attentats (7).

Pour prendre la question à la racine, il ne faut pas parler, seulement, de la prévention, indispensable, des attentats en préparation, ni même de la déradicalisation mais se poser la question : concernant les attentats perpétrés en France, comment se fait-il que des jeunes nés ici, éduqués ici, socialisés ici, à qui la famille, l‘école, la société ont essayé d’apprendre, d’aimer les valeurs fondamentales de la société, en viennent à penser que leur salut ne peut venir que de barbares attentats ?
Bien sûr, certains, mais pas tous, ont eu des problèmes sociaux, familiaux graves, des questions d’identité, étrangers ici, étrangers là-bas, des problèmes psychologiques… Mais de tout temps, de jeunes adolescents ont eu ces types de problèmes et qui voulaient en découdre et ne versaient pas dans la barbarie ou de façon plus exceptionnelle.
Ils trouvaient, plus souvent, dans la société des structures pour les accueillir, canaliser leur énergie, voire leur violence. Qu’ils ne trouvent pas aujourd’hui.

Il faut arriver à penser, à accepter que Daech apporte une réponse à leurs angoisses, à leur incompréhension du monde, à leur non insertion dans la société, dans leur famille…
C’est à cette question qu’il faudrait arriver à répondre. Qu’est-ce qui peut donner un sens à leur vie ? En dehors de la mort donnée et reçue comme une récompense. Et s’il n’est pas possible de répondre à cette question pour certains, n’est-il pas possible d’y répondre pour ceux qui les aident, leur donnent les moyens sans oser eux-mêmes faire le saut, les entourent, les connaissent...

Qu’est-ce qui peut donner un sens à la vie de ces jeunes aujourd’hui ? Quel rêve personnel, quelle utopie collective ? Pourquoi faut-il qu’il y ait des jeunes à ce point perdus et en conflit avec la société pour que la question soit posée ? Peut-on penser qu’on peut passer à coté de la question et ne répondre que par la répression, même si elle est nécessaire ?

Place de la République 05/01/16

1 - Charlotte Pudlowski Daech a-t-il changé de raisons pour haïr l'Occident Slate.fr 01/08/16

2 – Amine Zaoui Liberté, Journal algérien 28 /07/16 « Aucune institution religieuse à l’image d’Al Azhar n’a appelé à une marche contre Daech. Aucune institution n’a émis une fatwa qui condamne religieusement la secte de Daech et ses dérivées. »

3 – Le Figaro 10/12/2015

4 - Monica M. Blog : Le blog de Monica M. Médiapart15/01/16

5 - http://www.20minutes.fr/societe/1887531-20160712-prediction-sombre-patron-dgsi-affrontements-intercommunautaires

6 - Mathias Delori Le Monde Journal en guerre, 27/07/16, Blog : Le blog de Mathias.delori « Le journal Le Monde a énoncé une contre-vérité ce matin dans son éditorial: l'idée selon laquelle Daech aurait, le premier, attaqué la France. S'agit il d'une erreur ou d'un mensonge? Le propos est, en tout cas, politiquement irresponsable. »

7 - Jim Jarrassé Le Figaro 08/07/2016

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Published by Paul ORIOL - dans Actualité événements
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 15:54

Paris a été touchée par une série d'attentats qui ont fait de nombreuses victimes. Au delà des manifestations, de nombreuses personnes ont voulu témoigner sur les lieux mêmes des attentats. Et surtout place de la République, à Paris. Par des images, par des textes...

Ces témoignages vont être, officiellement, regroupés, archivés.

Quelques images recueillies, essentiellement place de la République, ont été regroupées ici pour l'intérêt de l'image (pas toujours de bonne qualité), du texte…


Les images de solidarité officielle, ambassades… n'ont pas été reprises.

Paris touchée
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 20:25

Après le référendum britannique...

Conçu par David Cameron pour gagner les dernières élections législatives, le référendum britannique a bien joué son rôle. Mais quel qu'en soit le résultat, c'est le coup dur institutionnel le plus puissant porté à la construction de l'Union européenne.

Sachant son parti divisé sur la question européenne et sentant la poussée de l'UKIP (United Kingdom Independence Party), droite antieuropéenne, en passe de lui ravir nombre d'électeurs, David Cameron a pensé qu'il pouvait perdre les élections et laisser sa place au parti travailliste. En annonçant qu'il allait entamer une négociation avec l'Union européenne et qu'il en soumettrait le résultat au peuple britannique par référendum, il a ramené de nombreux électeurs au parti conservateur qui auraient voté pour l'UKIP.
Victoire qui a déjoué les pronostics et les sondages mais la prochaine élection risque fort de lui être fatale.

L'heure de vérité est arrivée : la situation rappelle celle de 2005 en France où toutes les « élites » se relayaient pour faire voter « oui » au référendum sur le projet de constitution européenne. On connaît le résultat qui, d'ailleurs, n'a pas été respecté. Au Royaume-Uni, toutes les élites européennes poussent contre le Brexit, et les bourses, et la City, et même le président Obama… Avec le même succès ? Réponse le 23.

Si les Britanniques votent pour la sortie de l'Union, David Cameron devra démissionner et l'UKIP sera renforcé par rapport au parti conservateur, pouvant entraîner une victoire des travaillistes, face à la droite divisée. En tout cas, David Cameron devrait être remplacé à la tête de son parti.

Si les Britanniques votent pour le maintien, David Cameron restera à la tête du parti mais les prochaines élections législatives seront très difficiles pour lui. Il ne pourra pas sortir de la manche une nouvelle carte et les partisans du Brexit au sein du parti conservateur risquent de faire alliance avec l'UKIP.

Le tour de passe-passe qui a permis à David Cameron de rester au pouvoir quelques années de plus, risque fort d'entraîner bien des secousses au niveau de l'Union européenne. Et peut-être quelques chutes d'où la grande peur qui s'est emparée des capitales européennes.

Après le référendum britannique...

Quel que soit le résultat, la tentation et la peur d'un référendum dans un ou plusieurs pays de l'Union parcourent l'Union sera grande. Bruxelles et les gouvernements sont tétanisés. Au point que la « crise migratoire » et toutes les autres questions semblent suspendues au 23 juin !

Si le Royaume-Uni quitte l'Union européenne, 2 à 5 ans de négociations seront nécessaires pour régler toutes les relations entre ces deux entités. Et, sortie ou non, d'autres pays demanderont un nouveau statut, de nouvelles relations avec l'Union.

Pour faire face à cet éclatement annoncé, certains avancent la nécessité d'un renforcement de l'Union autour des pays qui veulent continuer l'aventure avec les 19 de la zone euro ? Avec seulement les pays fondateurs, les 6 ou les 10 ou les 12 ? Mais qui suivra cette initiative ? Peuvent-ils envisager un renforcement de l'Union sans consulter les peuples ?

Dans ces spéculations, il ne faut pas oublier que l'époque a bien changé, que la passivité bienveillante des peuples a disparu, que désormais l’euroscepticisme a le vent en poupe dans tous les pays quelle que soit l'ancienneté de leur adhésion au projet européen. La période est terminée où les gouvernements, au sein du Conseil, prenaient des décisions et, face à leurs électeurs mécontents, affirmaient que tout était la faute de Bruxelles .

Il sera impossible de faire passer plus d'Europe face aux souverainistes et, en même temps, de continuer et renforcer la politique « austéritaire ». Il est beaucoup question du 23 juin mais d'autres élections vont avoir lieu prochainement qui inquiètent beaucoup de monde. D'abord les législatives en Espagne, le 26 juin. D'ici la fin de l'année, on votera dans deux régions en Allemagne… en Tchéquie, Lituanie, Bulgarie… en attendant les élections de 2017 en France (présidentielle, législatives), Allemagne (présidentielle, législatives), Hongrie et Serbie (présidentielle), Norvège (législatives). Il ne fait pas de doute que l'avenir de l'Union européenne sera, peut-être pour la première fois, le sujet principal de ces élections. Et que l’équilibre politique européen risque d'en être fortement modifié.

Le grand danger est qu'il n'existe, face à l'inconscience satisfaite des Eurocrates nationaux ou européens, tous partisans du libéralisme, que les nationalistes seuls capables de proposer un débouché, illusoire, à la crise.

Les Eurocrates nationaux et européens (le Conseil européen, chefs d’État et de gouvernement) se sont mis d'accord pour mettre en place le néolibéralisme à l'échelle européenne et le faire endosser par « l'Europe » ; ils ont promis, à chaque nouvelle avancée, que la prochaine étape serait l'Europe sociale et ils imposent partout, de l'Allemagne avec Gerhard Schröder à la Grèce en passant par l'Espagne, l'Italie, le Portugal… la régression sociale.

La concurrence libre et non faussée était supportable entre pays de même niveau économique, aux lois sociales proches, elle est devenue de plus en plus impossible avec l'extension de l'Union à des pays aux normes sociales bien différentes : on se souvient des rires gras sur le « plombier polonais » en 2005, aujourd’hui, ils sont dans la place. Pas seulement les plombiers. Et la « concurrence libre et non faussée », ils veulent l'étendre au monde entier. Il faut augmenter la compétitivité, diminuer les charges sociales, diminuer les dépenses sociales, le nombre de fonctionnaires dans l'éducation nationale, dans les hôpitaux... y compris dans la police.

Après le référendum britannique...

Ce pays n'a jamais été aussi riche qu'aujourd'hui et le nombre de pauvres augmente et de travailleurs pauvres, il manque des logement… et on constate, chaque jour, que la machine se dérègle : faute investissements dans les infrastructures, faute de personnel. On privatise à tout-va : les aéroports, les stades… Tout est à vendre… Et les inégalités augmentent, en France et partout dans le monde.

Depuis 2008, l'Union européenne est dans la tourmente. Le référendum au Royaume-Uni est, à la fois, un signe et un accélérateur.

Mais l'éclatement de l'Union européenne est-il une solution ?
Ce n'est pas l'Union européenne qui a été à l'origine de la contre révolution néo-libérale mais Margaret Tha
tcher au Royaume-Uni et Ronald Reagan aux États-Unis, suivis par Gerhard Schröder en Allemagne. Margaret Thatcher a cassé les syndicats britanniques, Gerhard Schröder a vaincu les syndicats allemands.
Ces syndicats n'ont reçu aucun soutien des travailleurs des autres pays de l'Union quand ils résistaient à leur gouvernement. Désormais, tous les gouvernements de l'Union, libéraux, démocrates chrétiens, sociaux démocrates sont sur la même ligne. Et quand le peuple grec a voulu se révolter, tous les gouvernements de l'Union ont soutenu Wolfgang Schäuble…

Ce n'est pas l'Union européenne qui a imposé en France la constitution de la Vème république et mis en place le despotisme républicain, sous forme de régime présidentiel, en 1958 ! Qui permet, on le voit avec la loi « travail », de gouverner sans majorité ! L'éclatement de l'Union n'y changera rien !

Il est évident qu'il faut une autre politique institutionnelle, changer de constitution, une autre politique économique, même le FMI a fait son autocritique, une autre politique sociale…

Après le référendum britannique...

S’il n’est pas possible de construire le « socialisme dans un seul pays », est-il possible de mener à bien une telle révolution démocratique dans un seul pays ? Double difficulté.
Seul un important mouvement populaire peut éventuellement amener une gauche véritable en France. Ce n'est pas gagné.
La France n'est pas la Grèce. Mais peut-elle, seule, re
nverser le cours des choses si ne se met pas en place, au niveau européen ou, au moins, au niveau d'un certain nombre de pays européens, un puissant mouvement populaire ?
Il ne faut pas compter pour cela sur la Conférence européenne des syndicats. Pas plus que sur les internationales partidaires.
Dans le passé, ni en France, ni en Europe, un fort mouvement populaire pour le changement ne s'est jamais constitué. La politique suivie et la gravité de la situation dans tous les pays le rend nécessaire. Simultanément.

Mais comme dit l'autre, la marche est haute.

Après le référendum britannique...
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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 13:41

Au niveau de l'Union européenne comme au niveau national, nous vivons dans des sociétés démocratiques : avec liberté d'opinion, d'expression, de circulation... C'est évident, toutes ces libertés sont relatives et sous contrainte légale, financière… Mais bien des personnes au monde seraient heureuses de vivre dans des conditions identiques, qui ne le peuvent pas.
Pour le mode de gouvernement, la démocratie, « le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple », ne correspond pas à la réalité. Nous vivons dans l’illusionnisme démocratique.

Pas totalement. La baisse du taux de participation des citoyens aux élections dans toutes les démocraties occidentales montre que les citoyens, en nombre croissant, prennent conscience de cette illusion. Ils se désintéressent, de plus en plus, non de la chose publique mais des élections.

Les citoyens n'ont pas confiance dans les institutions, ni dans les partis politiques. Ils contestent leur légitimité. Tous les sondages en témoignent. Les politiques n'ont pas lésiné pour convaincre les citoyens que leur rôle était fictif. Votez aux élections, aux référendums et, quel que soit le résultat, nous ferons notre politique, la seule politique possible.

Au niveau de l'Union européenne, les peuples sont parfois consultés par référendum, la pratique est particulièrement éclairante. Ils ont le choix de voter « oui » ou « non »... à condition de voter « oui ». S'ils approuvent le projet « européen », tout va bien, on ne leur demande jamais de revoter. S'ils le refusent, deux solutions : dans le meilleur des cas, ils doivent revoter pour l'approuver ou bien on se passe de leur consentement et leur erreur de jugement est corrigée en faisant entériner la bonne solution par les élus.
De préférence en Congrès pour rendre ce détournement plus solennel ?

Les Pays-Bas, pays démocratique, a institué le référendum d'initiative populaire. Que les Néerlandais ont, récemment, utilisé pour invalider le traité entre l'Union européenne et l'Ukraine signé par les 28 États de l'Union et entré en vigueur depuis le 1er janvier !
Bizarrerie démocratique : organiser un référendum, qui plus est consultatif, sur un texte déjà entré en vigueur. Que vont faire les gouvernements néerlandais et les autres ? Ce référendum n'est que consultatif. Le gouvernement néerlandais peut passer outre… avec un additif interprétatif qui ne sera pas soumis à approbation ?
Le gouvernement Renzi a résolu la question, de façon plus astucieuse, lors d'un référendum sur les plate-formes pétrolières. Il a demandé à ses partisans de ne pas participer au référendum et, ainsi, le quorum n'étant pas atteint, les résultats du référendum qui lui étaient défavorables, n'ont pas été validés !

Après le vote des Néerlandais, une fois de plus, les « compétents » de l'Union dissertent contre l’organisation de référendums sur les question européennes : trop complexes pour être soumises au « petit » peuple qui paie des impôts pour que ses représentants fassent convenablement le travail à sa place.

Il est vrai que depuis 1992, « ceux qui savent » ne sont pas très satisfaits des référendums organisés dans différents pays de l'Union car « il est horriblement difficile de gagner un référendum sur la question européenne » se plaint Bruxelles ! Souvenirs douloureux de référendums négatifs : Danemark, Suède, Irlande, France, Pays-Bas, Grèce… (1)

Bien entendu, ce n'est pas que la politique de l'Union soit mauvaise puisque les gouvernements des 28 États, en responsables, l'ont approuvée. Tout simplement les peuples ne comprennent pas les subtilités de cette politique.

Quel a été le débat le plus démocratique en France de ces 30 dernières années, si ce n'est celui qui a porté sur le « projet de constitution européenne », discuté dans des milliers de réunions pour ou contre et finalement rejeté par les citoyens français ?
Dans aucune élection locale, nationale ou européenne, les programmes des candidats n'ont été aussi profondément décortiqués. Ce qui serait d'ailleurs une tâche inutile, étant donnée la facilité avec laquelle les représentants se libèrent de ce programme, une fois élus.
Comme cela a été inutile pour le projet de Constitution européenne finalement adopté malgré le résultat du référendum !

Les citoyens ne sont pas compétents pour donner leur avis sur un traité, sur des lois... Mais alors, comment ces citoyens peuvent-ils être compétents pour juger, à la fois, du programme des candidats (au niveau municipal, départemental, régional, législatif, présidentiel, européen) et de leur fiabilité ?
Le tirage au sort des représentants ne serait-il pas une meilleure solution ?

Tout le monde est conscient du désenchantement des citoyens pour le fonctionnement de la démocratie. Tout le monde cherche un remède.

Certains, doutant de leur capacité à séduire les électeurs, proposent de rendre le vote obligatoire… Remplacer le droit par l'obligation n'entraînera pas une amélioration de la démocratie. Peut-être, si la loi est respectée, y aura-t-il une diminution des abstentions. Pour que les électeurs participent activement et efficacement à la démocratie, c'est plutôt le comportement des politiques, élus et partis, qu'il faut changer.

Un autre remède à la mode, à droite comme à gauche, semble être les « primaires » pour l'élection présidentielle. Le succès populaire, la forte participation ont beaucoup étonné lors de la primaire de gauche pour la dernière élection présidentielle. Cette primaire a sélectionné le candidat Hollande et mis en dernière position le candidats Valls.
Finalement, François Hollande a été élu pour faire la politique Manuel Valls !! La synthèse !

Depuis 3 mois, les politiques amusent avec la dizaine de candidats et le non-encore candidat à la primaire de droite. Avec les primaires, ou non, ouvertes ou semi-ouvertes… à gauche. Et les sondages et commentaires quotidiens dignes d'un champ de courses mais qui n'éclairent guère sur les choix politiques des postulants.
Est-on tellement satisfait de la précédente primaire qu'on veuille récidiver ? Pour ne pas se laisser prendre, certains proposent de faire des primaires sur un projet et non sur une personne. Une primaire à double détente ? Car l'élection présidentielle désigne non un programme mais une personne. Qui appliquera ou non un programme. Lequel ? Celui qui aura été adopté ou le sien ?
Le régime présidentiel français, élection directe, article 49-3, droit de dissolution, fait du président un monarque républicain sans contre-pouvoir.
C'est là un défaut fondamental.

A LA RECHERCHE DE LA DÉMOCRATIE PERDUE
A LA RECHERCHE DE LA DÉMOCRATIE PERDUE

Le souci démocratique est un point essentiel qui anime les discussions et les pratiques des « Nuits debout » sur la place de la République, pourtant nées après une importante manifestation contre la loi « travail ». Ceux que certains qualifient de « conservateurs » parce qu'ils défendent les acquis sociaux, accordent une aussi grande importance à la question de la démocratie bien loin des spéculations sur les écuries de droite ou de gauche en vue de la présidentielle.

Ils cherchent à renouveler la démocratie, en théorie et en pratique. En pratique, c'est évident, il suffit de passer quelques minutes sur la place de la République à Paris, à une commission, il y a de multiples commissions, ou à une assemblée générale, il y en a une chaque jour, pour voir la volonté de faire respecter la démocratie. Qui rend difficile la prise de décisions. Ce que les opposants mettent en relief et moquent. Comme l'absence de porte-parole officiel du mouvement…

Les médias cherchent qui est derrière « Nuits debout ». Certes il n'y a pas plus de « génération spontanée » place de la République qu'ailleurs et on peut donner des noms ou des événements qui ont facilité le démarrage. Mais s'il faut chercher une inspiration à ce qui se passe, elle est peut-être du coté d'un certain anarchisme (2).

A LA RECHERCHE DE LA DÉMOCRATIE PERDUE
A LA RECHERCHE DE LA DÉMOCRATIE PERDUE
A LA RECHERCHE DE LA DÉMOCRATIE PERDUE

Allant de paire avec la démocratie, la non-violence que la triste aventure d'un récent académicien, ancien-maoïste, a permis de contester dans une bonne partie de la presse.

Cet incident est absolument regrettable et en contradiction avec la volonté de la majorité des participants aux « Nuits debout ». Mais l'ancien maoïste aurait pu se souvenir que, en 68 et après, il n'aurait pas bénéficié d'une protection de la commission « accueil et sérénité », que les opposants n'étaient pas gentiment exfiltrés mais expulsés plus ou moins violemment, notamment par les maoïstes. C'est la constatation que le philosophe aurait pu retenir de cette malheureuse aventure. Il aurait pu se souvenir, par exemple, qu'en 1974,lors de l'opération « Moisson pour le Tiers monde », quelques militants ont évité à François Mitterrand, d'être maltraité par des groupuscules maoïstes (wikipedia). En répondant « fachos » à ceux qui le traitaient de « fascistes », il a montré avec quelle facilité il pouvait se mettre à leur niveau. L'affrontement l'intéressait plus que la compréhension. Le militant a fait taire le philosophe.


Cette volonté de « non-violence », peut-être difficile à faire partager par tous, est cependant une des différences fondamentales avec un certain passé. Et les « casseurs », si casseurs il y a, il n'y en a pas toujours, ne sont pas dans l'esprit du mouvement mais en marge.
La non-violence n'est pas née avec les « Nuits debout ». Mais elle se retrouve actuellement dans de nombreuses manifestations de désobéissance civile, à visage découvert : faucheurs de chaises, rassemblement à Montreuil, lors de la « Cop21 », avec HK chantant « sans haine, sans armes et sans violence », blocage à Paris d'agence de la Société générale très présente dans le nouveau scandale de Panama, à Pau contre le sommet sur les forages pétroliers en haute mer, manifestation tournant en dérision la Fédération Bancaire Française qui organisait une matinée « Ethique ou Conduct : pour une culture de la responsabilité », conclue par Frédéric Oudéa, DG de la Société générale, bien connue des Panama Papers (3)

Des idées sont aussi avancées qui, bien entendu, ne sont pas toutes nouvelles mais qui montrent bien le désir de faire participer le plus grand nombre aux décisions politiques : non cumul des mandats de différents niveaux mais aussi non cumul dans le temps (certains élus, de droite ou de gauche sont députés ou sénateurs depuis pus de 20 ans!), revendication d'une nouvelle constitution rédigée par des « constituants » tirés au sort…

A LA RECHERCHE DE LA DÉMOCRATIE PERDUE

Utopie, utopie, bien sûr. Utopie qui a été mise en pratique récemment en Islande, pays qui a refusé de payer la crise de 2008 à la place des banques, qui a rédigé une nouvelle constitution (10 % de la population a participé en envoyant des propositions, sans participation de politiciens professionnels), qui vient de pousser à la démission un Premier ministre compromis dans les Panama Papers…
Utopie reprise pour présenter un candidat tiré au sort dans une circonscription législative alsacienne pour mai 2017 !

Utopique certainement, un mouvement qui veut changer le monde. Mais qu'est-ce qui fait avancer les sociétés si ce n'est des revendications considérées comme utopiques… Utopique mais pas conservateur, un mouvement qui défend les acquis sociaux, débat de la réduction du temps de travail, des réfugiés, du chômage, du réchauffement climatique…


A LA RECHERCHE DE LA DÉMOCRATIE PERDUE
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Utopie pour un mouvement est très minoritaire. Ceux qui participent aux « Nuits debout » le savent tout autant que les journalistes ou les politiques qui surveillent étroitement, le constatent et le proclament. Et touchent du bois pour conjurer le sort. Car nul ne sait ce qui sortira de ce mouvement qui perdure, qui se propage doucement, qui n'a été, pour le moment, déconsidéré ni par les « casseurs », ni par les politiques qui les considèrent avec une certaine appréhension. Éviter l'étincelle...
A manipuler avec précaution ! Éviter ce qui pourrait faire se joindre les étudiants et les jeunes travailleurs, les facultés et les entreprises… Ne pas jeter de l'huile sur le feu, plutôt faire quelques concessions...

Quel que soit l'avenir du mouvement, avec les « Nuits debout », la place de la République à Paris sans oublier les attentats, sans oublier les luttes revendicatives et la défenses des acquis sociaux, est devenue le point de rencontre, le point de parole de personnes qui ne se connaissaient pas. Et qui dialoguent. Et qui essaient de regarder l'avenir. Non seulement l'avenir de ceux qui sont sur la place mais aussi de ceux qui n'y sont pas. Parce qu’ils n'en connaissent rien. Parce que ce la place de la République n'est pas leur monde. Mais chaque jour, sur la place des personnes différentes, limite et richesse, viennent exposer ce quelles ne peuvent plus supporter, ce qu’elles veulent changer, ce qu'elles espèrent.

Et s'il n'en sort rien de plus que ces dialogues ébauchés, il faut espérer que s'il y a sur la place un futur académicien, il s'en souviendra le moment venu. Ce serait déjà un changement.

A LA RECHERCHE DE LA DÉMOCRATIE PERDUE
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La place de la République n'a pas été privatisée par « Nuits debout », ses commissions qui commencent tôt dans l'après midi, son assemblée générale, ses curieux qui viennent de la l'Île de France, des régions ou des étrangers de passage, curieux de voir ce qui se passe. La place appartient à tous et aussi à ceux qui viennent prendre le soleil sur les bancs, faire de la planche à roulette ou profiter des jeux mis en place par la mairie de Paris...
Elle est devenue une agora « multifonctions ».


A LA RECHERCHE DE LA DÉMOCRATIE PERDUE

1 – Les conséquences délétères du « non » néerlandais. Jean Quatremer 10 avril 2016

2 - Il s’agit principalement d’une tendance qui nourrit soupçon et doute sur la domination, sur l’autorité, et sur la hiérarchie. Elle recherche les structures de hiérarchie et de domination dans la vie humaine sur un spectre allant, disons, des familles patriarcales jusqu’aux systèmes impériaux, et elle se demande si ces systèmes sont légitimes. Elle présuppose [aussi] que la charge de la preuve [de cette légitimité] repose sur tous ceux qui sont dans une position de pouvoir et d’autorité. La légitimité de leur autorité n’est pas automatique. Ils doivent en rendre raison, donner une justification. Et s’ils ne peuvent justifier cette autorité, ce pouvoir et ce contrôle, ce qui est habituellement le cas, alors l’autorité doit être démantelée et remplacée par quelque chose de plus libre et de plus juste.
http://www.noam-chomsky.fr/lanarchisme-auquel-je-crois/

3 - Nous appelons à participer à cette action de désobéissance civile dans l’esprit de l’action non-violente, assumée et menée à visage découvert, en respectant les personnes et les biens tout en affichant notre détermination à faire changer cette situation d’injustice. Sur place, nous ne dégraderons rien, nous ferons uniquement usage de méthodes et techniques non-violentes, et nous ne participerons pas à la surenchère. Nous sommes attaché·e·s à garantir la sécurité des individus présents sur les lieux de nos actions. Appel à participation aux actions de désobéissance civile.

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