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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 22:09
Macron est-il réformable ?

C’est la question que les médias ne posent jamais. Et pourtant. Ce pourrait être dans les jours qui viennent la question fondamentale. Réformable dans les deux sens du mot.
Peut-il s
e réformer, en fonction de la situation politique, peut-il accepter de revoir son projet sur les retraites ? Doit il être réformé, mis à la retraite.
Autrement dit, se soumettre ou se démettre .

Question qui peut paraître incongrue. Mais qui se pose à la suite de trois années de records d’Emmanuel Macron.

Secouant vigoureusement le cocotier, Emmanuel Macron a réussi à mettre hors champ de nombreux hommes politiques et à obtenir une confortable majorité parlementaire sans opposition véritable : gauche dévastée, droite institutionnelle marginalisée, démonétisée, elle a joué la petite finance française, il joue la grande, internationale.

Devenu le monarque républicain, sans véritable expérience politique, plus prés du dollar que du cul des vaches, Emmanuel Macron a pensé que tout était permis. Jouant moi et le peuple, il a voulu prendre sa place, toute sa place, sans corps intermédiaire, assuré que sa parole judicieuse allait entraîner tout le monde.

Mais que peut-on voir ?

Que la République a connu une première année de révolte citoyenne, autour des ronds-points mais en dehors de tous les clous et Macron a dû concéder quelques milliards. Et quelques grenades qui n’étaient pas que lacrymogènes et qui ont, peut être, découragé un certain nombre de gilets jaunes mais ne sont pas sans conséquences sur la bonne marche de la République : un considérable nombre de blessés, définitivement amputés d’une membre ou d’un œil sans compter la pauvre dame qui a été condamnée pour avoir voulu fermer sa fenêtre lors du passage d’une manifestation.

Avec autre conséquence collatérale, un écart encore plus grand entre le peuple et la police, une police de plus en plus droitière dont le gouvernement doit s’assurer de sa fidélité, moyennant quelques médailles et le maintien d’un régime spécial

Les manifestations des Gilets jaunes affaiblies mais persistantes, Macron lance alors sa contre-réforme des retraites et c’est le plus long conflit syndical de la Cinquième république. Petite auto-réforme, Macron envoie ses ministres, surtout son Premier, au front et reste en retrait tout en veillant.

Il garde, apparemment, deux possibilités : passer en force et humilier les deux principales forces syndicales, CGT et CFDT, son rêve, seul face au peuple mais un peuple qui risque d’être plus rebelle que prévu. Ou bien céder sur une partie de la réforme qui, initialement, n’était pas dans son projet et faire de la CFDT l‘interlocuteur principal mais renforcé après plus d’un mois de grèves auxquelles elle n’a pas participé.

Les médias qui ne se demandent pas si Macron est réformable, spéculent chaque jour sur l’affaiblissement du mouvement de grève. Non sur sa force, non sur sa persistance malgré les difficultés financières des grévistes. Qui a prévu que cette grève durerait si longtemps ? Qui a prévu que la majorité de la population la soutiendrait, comme l’indiquent les sondages, comme elle a soutenu les Gilets jaunes jusqu’au bout ? Et pourtant les sondages ne sont faits ni à la demande des GJ, ni à la demande des syndicats !

Sur l’autre plateau de la balance apparaissent les divisions au sein de la droite ou des parlementaires progouvernementaux ?
Certes la droit
e non macronienne s’oppose parce que Macron fait ce qu’elle aurait aimé faire et le pousse à la surenchère, à la faute. Mais les réticences existent au sein de la majorité présidentielle. Et il n’est pas sûr qu’Edouard Philippe et Emmanuel Macron se soutiennent fraternellement. Ni que Macron soit assuré de la fidélité des parlementaires de LREM qui reviennent chaque fin de semaine dans leur circonscription. Ni que LREM accumule les candidatures enthousiastes pour les municipales qui approchent…

Il ne fait pas de doute que si Macron avait la peur au ventre à la veille des grandes vacances, il n’en est pas encore débarrassé. Et sa politique du pourrissement, sur fond d’absence d’alternative politique, est à la merci de l’explosion à partir d’un incident quelconque.

En attendant, tout doit être fait pour le succès des manifestations, le soutien des grévistes, les caisses de solidarité avec les grévistes sont ouvertes...


Aide de la RATP aux grévistes !

Pour les Parisiens qui le peuvent, transférer le montant du remboursement du passe Navigo de décembre aux caisses de solidarité…

 

Pour plus d’informations sur la « réforme » des retraites :

https://www.youtube.com/watch?v=6oToD3KunHU&feature=youtu.be

https://tendanceclaire.org/contenu/autre/Analyse_Retraites_Comite_mobilisation_Insee.pdf

http://pauloriol.over-blog.fr/2019/12/reformer-les-retraites-aux-poings-8.html

 

Quelques images de la manifestation du 09/01/20 à Paris

Macron est-il réformable ?
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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 20:07
Référendum d'initiative partagée  ou  requiescat in pace

A la demande de parlementaires, députés et sénateurs, et après consultation du Conseil constitutionnel, le gouvernement a dû mettre en place le recueil de signatures en faveur d’un éventuel référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris.

La procédure du référendum d’initiative partagée (RIP), instauré en 2008, est activée pour la première fois, le 10 avril 2019 : 248 députés et sénateurs (la loi exige au moins un cinquième des parlementaires) de l'opposition, communistes, insoumis, républicains, socialistes, déposent une proposition de loi pour que le groupe Aéroports de Paris (ADP) soit considéré comme un service public. Le 9 mai, le Conseil constitutionnel juge que les conditions requises sont respectées et fixe le nombre de soutiens nécessaires à 4 717 396. Le ministère de l’Intérieur ouvre la la plateforme en ligne pour collecter les soutiens à la proposition de loi dont le recueil est ouvert jusqu’au 12 mars 2020 (1) (Referendum.intérieur.gouv.fr).

Avec des modalités telles que les premiers candidats pour soutenir la pétition, probablement les plus motivés, ont souvent dû s’y reprendre à plusieurs fois ! Combien de citoyens ont abandonné ou abandonneront en cours d’inscription ?

La signature peut se faire aussi dans certaines mairies. Dans chaque canton, la commune la plus peuplée a été mandatée pour les enregistrer. Il faut donc signer la pétition par internet, soit se rendre à la mairie de la commune ou à une autre mairie du canton !! Obstacles supplémentaires au soutien.

Cette pétition a pour but de soutenir l’organisation d’un référendum pour ou contre la privatisation d’ADP.
En effet, si le nombre nécessaire de signataires est atteint, l’Assemblée nationale et le Sénat auront six mois pour examiner ou non la proposition. Si aucune des deux chambres n’examine le texte, le président de la République doit organiser un référendum pour ou contre la privatisation.

Mais si l’une des deux Chambres ou les deux se saisissent du texte, quoi qu’elles en fassent, il n’y aura pas de RIP. Étant donnée la majorité écrasante dont dispose le gouvernement à l’Assemblée nationale, il lui sera facile de mettre la proposition à l’ordre du jour et bloquer le référendum et le débat populaire sur la privatisation.

La mauvaise volonté du gouvernement porte surtout sur la nature démocratique et politique du processus. Il faut empêcher toute possibilité de prise de décision directe par le peuple français.

Référendum d'initiative partagée  ou  requiescat in pace

Le RIP est une démonstration parfaite de la nature démocratique de la République : il doit rester dans son coffret constitutionnel. Même après l’intention proclamée par le candidat Macron d’en faciliter l’usage (2). Mais attaqué férocement par son gouvernement et ses soutiens dès l’annonce d’un début de procédure : la République, au moins la démocratie représentative, serait en danger si on appliquait une loi constitutionnelle mise en place par le Parlement et dont la procédure est déclenchée par des parlementaires !!!

Si le RIP ne peut être appliqué sans risque pour la démocratie représentative, inutile de parler du RIC, référendum d’initiative citoyenne ! Les Gilets jaunes ne peuvent se faire d’illusion sur la question : le RIC ne verra pas le jour...

La mauvais volonté du gouvernement s’explique. Certaines de ses décisions, avalisées automatiquement par une Assemblée nationale aux ordres, pourraient être contestées par un RIP à l’initiative de quelques parlementaires.

Ce qui l’est beaucoup plus étonnant, c’est le silence des groupes et des parlementaires qui sont à l’origine de cette pétition.

Combien de réunions publiques ? Combien de collectifs ? Combien des tracts ? Combien d’affiches ont été organisées, publiées, diffusées ? Ce qui a fait l’intérêt du référendum de 2005, ce n’est pas seulement le résultat, qui a été méprisé par les parlementaires. C’est surtout la mobilisation populaire qui a eu valeur de formation politique et qui a permis la compréhension du Projet de constitution européenne, et son rejet par de très nombreux citoyens.
Ceux qui gouvernent ont retenu la leçon. Ce profond mouvement de démocratie concrète ne doit plus se reproduire.
Les politiques, les médias ont bien compris qu’il est plus facile d’amuser les électeurs avec des affaires touchant des politiques comme le dopage touchant des sportifs ou avec une rivalité entre candidats comme ils le font pour une compétition sportive.
Si le candidat, une fois élu, fait exactement le contraire de ce qu’il avait annoncé, il n’y a aucun recours possible pour le citoyen berné.

Il n’en est pas de même pour un texte que chacun peut lire, expliquer, décortiquer, publiquement ou en petits groupes. Et refuser...

Référendum d'initiative partagée  ou  requiescat in pace
Référendum d'initiative partagée  ou  requiescat in pace

La démocratie française, comme bien d’autres, c’est le pouvoir donné aux oligarques, aux compétents. Qui savent ce qui est bon pour tous. A leurs yeux, le peuple est compétent pour élire, librement, un de leurs candidats interchangeables. Il ne l’est plus pour lire, discuter, comprendre un texte et se déterminer essentiellement en fonction de ce texte. Pour voter après un vrai débat.

Emmanuel Macron ne cache pas son jeu. Il a bien montré ce qu’il entend par Un Grand Débat National.

La pétition lancée, le nombre de signatures obtenues peut avoir un impact considérable. Ce serait une faute politique grave de négliger d’y participer. Il peut changer le rapport des forces politiques.

Si les signatures sont peu nombreuses, cela confortera Emmanuel Macron dans l’idée qu’il a carte blanche pour poursuivre sa politique austéritaire. Non seulement la privatisation d’ADP ou de tout autre entreprise du nucléaire aux barrages hydroélectriques mais sa politique libérale de destruction de l’État et des lois sociales. Comme il l’a déjà fait pour le code du travail.

Un succès de la pétition n’arrêtera pas obligatoirement la privatisation d’ADP. La procédure peut être bloquée au niveau de l’Assemblée nationale. Mais un nombre de signatures très important, malgré les entraves gouvernementales, changera le rapport de force. Déjà, la bataille des Gilets jaunes, même s’ils n’ont pas obtenu satisfaction sur tout - il suffit de penser à l’impôt sur la fortune ou à l’APL – oblige Emmanuel Macron à être moins bravache et à retenir sa cravache...

La pétition peut lui montrer qu’il ne peut pas toujours passer outre la volonté populaire, qu’il a simplement le choix de soumettre sa politique au jugement du peuple qui peut se faire par référendum ou par…. de nouveaux Gilets jaunes, rouges, verts ou arc-en-ciel...

Dans cette optique, il est infiniment souhaitable que des collectifs se mettent en place pour multiplier les signatures. Le débat est important. Il ne porte pas sur la seule privatisation d’ADP ou de…

Mais sur la possibilité pour les citoyens de prendre en main une partie du pouvoir et de faciliter la prise de conscience qu’on ne peut laisser en place une personne qui défend seulement les intérêts de quelques uns !Ne pas signer la pétition, ce n’est pas seulement prendre position pour la privatisation d’ADP, c’est voter contre la pratique du RIP, c’est laisser les mains libres à Macron.

Référendum d'initiative partagée  ou  requiescat in pace

Le résultat serait terrible pour Macron si des millions de citoyens revendiquaient un véritable débat. La défaite serait terrible si les 4 millions de signatures n’étaient pas obtenues quelles que soient les manœuvres entreprises pour limiter la mobilisation.

Si le nombre de signatures nécessaires n’est pas obtenu, cela veut dire une large avenue ouverte à Emmanuel Macron sur les privatisations et pas seulement…

Le RIP pourra reposer en paix dans les textes. Les citoyens auront été électoralement nassés. Comment réagiront-ils ? De quelle couleur seront les prochains gilets ?

Référendum d'initiative partagée  ou  requiescat in pace
Référendum d'initiative partagée  ou  requiescat in pace

1 - Le citoyen qui veut soutenir la pétition doit, muni de ses cartes d’identité et d’électeur, remplir un questionnaire sur son état civil. Il faut mentionner les informations telles qu’elles sont inscrites sur ses cartes notamment tous les prénoms.
La collecte se termine officiellement le 12 mars 2020 à minuit. Pour le moment, le rythme de collecte des signatures est largement insuffisant pour obtenir le nombre nécessaire pour la réussite. Voir le site adprip.fr

2 - Le 25 avril, le président Macron déclare vouloir "aller plus loin" sur le RIP " en simplifiant les règles, en permettant que l'initiative puisse venir de citoyens, un million de citoyens qui signeraient une pétition et qu'elle puisse prospérer en projet de loi et si elle n'était pas examinée par les assemblées, aller au référendum(L’Express 16/05/19).

Référendum d'initiative partagée  ou  requiescat in pace

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 17:19
Démocratie représentative en danger

Si la démocratie est le gouvernement du peuple par le peuple, il existe de multiples façons d'en faire un détournement en fonction de l’intérêt des dominants. Qui n'hésitent pas à changer démocratiquement les règles pour empêcher le peuple de gouverner. Pour s’assurer la permanence du pouvoir. Dernier exemple : la privatisation de Aéroport de Paris (ADP).

Hélas, ce détournement de la démocratie n’est pas une spécialité française. Elle se retrouve, sous des formes adaptées à chaque pays, dans tout les pays dits démocratiques. Rien d’étonnant que, partout, le premier parti soit celui des non-participants aux élections. Elles sont manifestement trop biaisées.

En France, les règles sont un mélange de régime présidentiel et de régime parlementaire qui permet à une minorité d’accaparer le pouvoir : le président a obtenu les suffrages de moins d'un cinquième des adultes du pays, il dispose d'une majorité écrasante et inconditionnelle à l’Assemblée nationale. Cela en fait le maître absolu de l’ordre du jour et de l’initiative législative.

Jacques Chirac a été élu, au second tour de la présidentielle, avec une majorité confortable de suffrages, non pour son programme mais pour faire barrage à Le Pen père. Élu, il a oublié qui l'avait fait président. Emmanuel Macron, champion d'un nouveau monde, a bien compris l’ancien. Élu, dans les mêmes conditions, face à Le Pen fille, il en profite pour satisfaire ses mandants réels au détriment de la majorité de ceux qui ont voté pour lui.

Finalement, une explosion jaune conduit tout le monde à reconnaître qu'il existe une petite anomalie : il faudrait remettre, un peu, en jeu les corps intermédiaires négligés, discuter, un peu, pour expliquer au peuple les mesures intelligentes qu'on va lui infliger pour son bien...

Après 6 mois de jaunisse, 3 mois de Grand débat national (1) – consciencieusement utilisé comme campagne électorale de mi-mandat et pour préparer les élections européennes - le président Macron a sorti du chapeau la double avancée démocratique qu’il y avait mise : face à la revendication du référendum d’initiative citoyenne (RIC), il propose une facilitation du RIP, référendum d’initiative partagée (2) - avec une réduction du nombre de signatures nécessaires - et un brin de proportionnelle lors des élections législatives .

L’avenir de ces propositions a, cependant, un avenir incertain.

Tout d’abord, il convient de souligner que l’initiative n’est pas partagée : ce sont les parlementaires seuls (députés et sénateurs) qui peuvent déclencher le processus. Ils doivent être 185 à faire la demande. Ils ont été 248 (PS, PC, LR, FI) sur le projet de privatisation d’Aéroport de Paris.
Cette initiative doit ensuite être reconnue conforme par le Conseil constitutionnel, assemblée bien connue d’antiparlementaires extrémistes, peut-être noyautée discrètement par les Gilets jaunes. Quoi qu’il en soit, ce deuxième stade est franchi.

Mais l’autorisation du Conseil constitutionnel ne veut pas dire que le référendum aura lieu. Il faut d’abord recueillir l’accord de plus de 10 % du corps électoral, soit plus de 4,7 millions de signatures dans les 9 mois. En cas de succès, pour bloquer l’éventuel référendum, il suffira alors que l’Assemblée nationale ou le Sénat s’emparent de la proposition. Ce que permettra la large majorité présidentielle à l’Assemblée nationale.

Au total, il ne s’agit pas d’un référendum mais de la possibilité de faire inscrire un sujet à l’ordre du jour du parlement. Il ne s’agit pas d’une initiative partagée mais d’une initiative parlementaire appuyée par une partie importante des citoyens. Qui ne semble pas mettre en question la démocratie parlementaire. Au contraire, cela donne une possibilité d’initiative aux parlementaires qui doivent recevoir l’appui de citoyens dans un cadre constitutionnel clairement défini..

Démocratie représentative en danger

Le lendemain de la décision du Conseil constitutionnel, le titre ADP chute en bourse de 9,73%. Les éditorialistes s’affolent. La Démocratie est en danger !

Pourtant la décision de privatiser à tout va est largement contestée. L’exemplarité de la privatisation passée des autoroutes est fortement mise en cause : certains parlent même du précédent calamiteux de la privatisation des sociétés d’autoroutes. L’intérêt économique et financier d’une telle privatisation est fortement discutée. Comme celle annoncée des barrages hydroélectriques.
Ces privatisations ne sont pas exigées
par l’Union européenne. Elles visent simplement à soulager des contraintes budgétaires d’aujourd’hui au détriment de rentrées financières permanentes.

Pour le Gouvernement, si à chaque fois que la majorité vote une loi, 185 parlementaires peuvent retarder son application de plus de 9 mois, cela créerait une situation dangereuse pour la conduite de l’action publique
Mais tout le mode sait que le Conseil constitutionnel est là pour limiter, suivant la loi, la possibilité de RIP, à certains cas prévus par la Constitution : « organisation des pouvoirs publics ... réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale… « la ratification d’un traité ».

Ce risque même s’il est limité ne va pas conduire le président de la République à se précipiter pour instiller, comme annoncé, un peu de proportionnelle dans les élections législatives. Cela ne pourrait que renforcer le nombre d’opposants à l’Assemblée nationale susceptibles de mettre à nouveau en jeu un éventuel RIP.
Cela confortera
plutôt le président dans sa volonté de diminuer le nombre et les moyens de députés et de sénateurs.

Après 6 mois de manifestations des GJ, soutenues, d’après les sondages, par la population malgré la forte répression et les imprécations radio-télévisées, malgré 3 mois de Grand débat, les réponses que proposait Emmanuel Macron pour répondre à la revendication du RIC semblent mal parties.

Il y a de fortes chances pour que le président de la République retrouve la sagesse et sacrifie ses velléités de faciliter le RIP et d’instaurer une dose significative de proportionnelle.

On le sait depuis longtemps. C’est le peuple qui gouverne à condition de vouloir ce que veulent les compétents. Sinon, il y a toujours une façon de contourner sa volonté. En force ou en douceur.

Le contournement des résultats du référendum de 2005, qui n’avait pas été demandé par un RIP, il n’existait pas à l’époque, l’a bien montré. Et le passage en force de la loi sur le travail. Et la brutale répression des gilets jaunes… Et demain ???

A défaut de rétablir l’ISF, à défaut de faciliter le RIP, à défaut de proportionnelle, le président supprimera peut-être l’ENA que personne n’a demandée. Il n’est pas sûr que cela satisfasse et les Gilets jaunes, et la population.

Qui fait courir un risque à la démocratie, représentative ou non, déjà malade ? Ceux qui veulent limiter ou supprimer une possibilité d’initiative parlementaire qui n’a encore jamais été utilisée depuis 2008 ? Ceux qui veulent diminuer le nombre de parlementaires et leurs moyens ? Ceux qui veulent passer en force pour imposer des mesures qui compromettent l’avenir et qui sont rejetées même par des soutiens des pouvoirs en place ?

Non, ce sont bien évidemment ceux qui manifestent, qu’ils soient syndicalistes ou Gilets jaunes pour défendre l’intérêt général contre la privatisation d’investissements nationaux amortis depuis longtemps et maintenant rentables ?

Est-ce la réponse aux Gilets jaunes ? Ou faudra-t-il l’irruption de Gilets rouges pour convaincre les oligarques ?


 

 

Démocratie représentative en danger

1 - Grand Débat, pour redonner la parole aux Français sur l'élaboration des politique publiques qui les concernent  et porter, entre autres, sur démocratie et citoyenneté.…

2 - Loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la Ve République adoptée à la quasi unanimité des parlementaires de droite et du centre. Contestée lors de sa première tentative d’application : elle devient un grave problème de démocratie d’après l’entourage du Premier ministre.

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31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 09:07

Il y aurait, à Paris, plus d'une dizaine de manifestations revendicatives en moyenne par jour... Ce samedi 30 mars, Démosphère signalait 11 rassemblements ou manifestations en Île de France et 16 à Paris, sans compter les manifestations des Gilets Jaunes dont le lieu n'était pas précisé...

La plus importante était probablement la Manifestation unitaire pour la défense de l'Enseignement dont vous ne trouverez aucune image ici.

C'était aussi l'Acte XX des Gilets Jaunes.
Quelques photos prises au Trocadéro
où l'atmosphère entre 15 et 17 heures était très détendue, bon enfant
Les Gilets jaunes et leurs soutiens étaient mêlés à la foule des touristes. La police bloquait les avenues qui partaient du Trocadéro. En bas du Trocadéro, des militants intervenaient pour Droit au logement.

Images d'un samedi ordinaire et ensoleillé à Paris
Images d'un samedi ordinaire et ensoleillé à Paris
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Images d'un samedi ordinaire et ensoleillé à Paris
Images d'un samedi ordinaire et ensoleillé à Paris

Sur la place, un groupe de Gabonais contestait la dernière élection présidentielle au Gabon. Ils étaient là samedi dernier mais ont probablement élargi leur audience grâce aux Gilets jaunes et à leurs soutiens.

Images d'un samedi ordinaire et ensoleillé à Paris
Images d'un samedi ordinaire et ensoleillé à Paris

Un rassemblement suivi d'une manifestation de la place de la République à la place de l'Opéra en Soutien à la Résistance palestinienne.

Images d'un samedi ordinaire et ensoleillé à Paris
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Images d'un samedi ordinaire et ensoleillé à Paris
Images d'un samedi ordinaire et ensoleillé à Paris

Aux deux bouts de la place de la République, des Tchadiens d'un côté et des Camerounais de l'autre étaient rassemblés.

Les Tchadiens

Les Tchadiens

Les Camerounais
Les Camerounais
Les Camerounais
Les Camerounais
Les Camerounais

Les Camerounais

Bien sûr comme tous les samedis, des Gilets jaunes proposaient de participer à leur sondage pour élaborer un programme inspiré de celui du Conseil national de la Résistance.

Photo du 9 mars 2019

Photo du 9 mars 2019

Enfin, Place Jean Ferrat, métro Ménilmontant, rassemblement en soutien aux Marches du retour et aux Palestiniens de Gaza.

Images d'un samedi ordinaire et ensoleillé à Paris
Images d'un samedi ordinaire et ensoleillé à Paris
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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 22:51
REVENDICATIONS POLITIQUES DES GILETS JAUNES

Le mouvement des Gilets Jaunes se dit apolitique, ce qu'il faut traduire par apartisan. C'est à dire indépendant de toute affiliation politique, syndicale ou même associative. Mais il n'y a pas de mouvement possible, ni même de vie possible, totalement apolitique : acheter dans un magasin de proximité, une grande surface ou dans l'e-commerce est, volontairement ou non, consciemment ou non, un acte politique.

Évidemment, les revendications des Gilets Jaunes sont politiques mais apartisanes même si des organisations politiques peuvent avoir des revendications plus ou moins semblables.

De plus, les revendications des Gilets Jaunes se sont rapidement étendues à partir du refus initial de l’augmentation de la taxe sur les carburants. Ce refus d’une taxe a fait dire à certains que c’était un néo-poujadisme, contre les impôts. Ce qui s’est révélé rapidement faux.
C’est aussi un mouvement et non un parti politique dans la mesure où il n’a pas un programme qui couvre toutes les questions politiques… sur lesquelles il y a probablement de grandes divergences parmi les Gilets Jaunes : questions sociétales, internationales… Qui apparaîtront en cas de présentation d’une ou de plusieurs listes aux élections européennes.

Il est tout aussi difficile de dire qu’il n’est ni de droite, ni de gauche, quand il se retrouve à demander la démission d’un président de la République qui s’est fait élire sur ce mot d’ordre… Ou alors d’un autre courant...
 

REVENDICATIONS POLITIQUES DES GILETS JAUNES
REVENDICATIONS POLITIQUES DES GILETS JAUNES
REVENDICATIONS POLITIQUES DES GILETS JAUNES

Finalement, il est intéressant de regarder que parti de la lutte contre la taxe sur les carburants, les revendications se sont peu à peu étendues, essentiellement sociales puis de plus en plus politiques, au sens habituel du terme, à tel point que certains veulent présenter des candidats – apolitiques ? - aux élections européennes – apolitiques ?

En regardant les images, ce qui devrait frapper, en premier, c’est la disparition complète de la question de la taxe sur les carburants. Qui, certes, a été ajournée par le discours du président le 10 décembre mais non annulée et dont certains reparlent comme nécessaire d’une façon ou d’une autre (taxe carbone, taxe sur le carburant des avions, taxe en fonction des revenus, sur les véhicules en fonction de leur consommation...).

La taxe sur les carburants est, en réalité, incluse dans une question plus générale : la justice fiscale, la justice sociale qui apparaissent soit sous cette forme, soit sous l’opposition pauvres-privilégiés, qui va toucher aussi ceux qui légifèrent, qui sont rarement dans le besoin, donnant lieu à un certain antiparlementarisme qui ne doit pas déplaire au président : moins de députés, moins payés, c’est plus de poids au président et aux groupes de pression aux larges bases financières.

REVENDICATIONS POLITIQUES DES GILETS JAUNES
REVENDICATIONS POLITIQUES DES GILETS JAUNES
REVENDICATIONS POLITIQUES DES GILETS JAUNES
REVENDICATIONS POLITIQUES DES GILETS JAUNES

Ces attaques des parlementaires sont, dans l’esprit des Gilets Jaunes, non un soutien du président mais une contestation de la démocratie représentative. Celle-ci fonctionne le plus souvent en faveur des mieux pourvus qui sont largement surreprésentés dans les instances élues à tous les niveaux…
D’où aussi la revendication institutionnelle la plus reprise, la plus importante, le référendum d’initiative citoyenne. Une telle mesure serait un pas en avant démocratique considérable.
Mais sa mise en place ne sera pas facile et demandera des mois pour en formaliser les conditions : formulation des questions, nombre de demandeurs, champ d’application...

REVENDICATIONS POLITIQUES DES GILETS JAUNESREVENDICATIONS POLITIQUES DES GILETS JAUNES
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Autre particularité du mouvement apolitique, il ne s’attaque qu’aux politiques et rarement ou pas du tout au patronat. Que disent les Gilets Jaunes du Medef alors qu’il est le principal soutien et bénéficiaire de la politique du président !

Les quelques mesures financières du discours du 10 décembre seront payées par l’État, c’est à dire par les contribuables, elles ne coûteront rien au patronat, ni aux plus riches, l’ISF...
La dénonciation du capital se voit essentiellement sur des peintures murales d’inspiration plus anarchistes que Gilets Jaunes même si les deux peuvent se rejoindre.

REVENDICATIONS POLITIQUES DES GILETS JAUNES
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Le point ultime des revendications est la demande de démission. Si, à un moment, le président de la République et son gouvernement ont été très inquiets et ont surjoué l’éventualité d’une insurrection, aujourd’hui il semble y avoir un début de délitement interne, fronde d’élus qui doivent beaucoup à Macron mais qui n’approuvent plus toute sa politique : quelques démissions du groupe LREM, abstentions lors du vote de la loi, démission de conseillers du prince. Auxquelles il faut ajouter les, démissions de fonctionnaires dans le cadre de l’affaire Benalla.
De plus, i faut ajouter aux appels à la démission du président de la République, à la dissolution de l’Assemblée nationale par les Gilets Jaunes ceux qui émanent des opposants de gauche, de droite et d’extrême droite.

REVENDICATIONS POLITIQUES DES GILETS JAUNES

Le bateau tangue. Par l’action des Gilets Jaunes, par les prolongements de l’affaire Benalla, par une la crainte d’une partie de la droite d’être emportée à cause de l’incapacité du président, enfermé dans ses certitudes, à faire des concessions pour que rien ne change...

Emmanuel Macron a accentué la présidentialisation, le pouvoir personnel du régime. Il joue sa survie sur le GrandDébatNational, sur les élections européennes, sur un éventuel référendum à plusieurs questions… Réussira-t-il à se maintenir à flot, à faire remonter les sondages ? Cela dépend beaucoup de la force et de la persévérance ds Gilets Jaunes. Mais pas seulement.

REVENDICATIONS POLITIQUES DES GILETS JAUNES
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-1 Emmanuel Macron se prétendait ni de droite, ni de gauche. Tout le monde s’est rapidement aperçu qu’il était de droite et même pas de la droite sociale. De la droite austéritaire, celle qui veut imposer l’austérité. Cette supercherie électoraliste lui a rapidement valu, le titre de président des riches.

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 09:33
Les Gilets Jaunes et la répression

Devant l’intensité de la répression et ses graves conséquences, les Gilets Jaunes devaient trouver une réponse autre que la persistance dans les Actes hebdomadaires bien que, toujours soutenus par la population d’après les sondages (1), ils montrent leur détermination – des Gilets Jaunes et de la population – à obtenir un changement de politique. Lors de l’Acte XII, ils ont rendu hommage à ceux des leurs qui ont été blessés, gueules cassées et autres victimes.

Les Gilets Jaunes et la répression
Les Gilets Jaunes et la répression

Depuis le début des événements, 1 796 condamnations ont été prononcées par la justice et 1 422 personnes sont encore en attente de jugement. Plus de 1 300 comparutions immédiates ont été organisées et 316 personnes ont été placées sous mandat de dépôt  (Édouard Philippe).

Dans les différentes manifestations, certains ajoutent aux revendications de justice sociale, fiscale, démocratique, des mots d’ordre contre la plus violente répression de manifestation depuis plus d’un demi-siècle.
La France est le seul pays de l'Union européenne à utiliser des grenades au gaz lacrymogènes GLI-F4 à coque dure lors des manifestations même les très controversées balles en caoutchouc dur du LBD 40 ne sont utilisées que dans deux autres pays européens, en Pologne et en Espagne, à des fins de démonstration (2).

Les Gilets Jaunes et la répression
Les Gilets Jaunes et la répressionLes Gilets Jaunes et la répression
Les Gilets Jaunes et la répressionLes Gilets Jaunes et la répression

Devant le nombre important de victimes, ne faut-il pas aller au-delà de ce face à face, Gilets Jaunes-gouvernement, et accepter une alliance, prudente peut-être mais une alliance, avec le mouvement syndical, comme le 12 février, pour augmenter la pression : On défend le même bifteck, autant se réunir a dit Jérôme Rodrigues, l’une des victimes emblématiques. La recherche d’autres moyens d’actions par Eric Drouet va dans le même sens. De même que l’Assemblée des Assemblées de Commercy dont les suites sont attendues.

Cette violence n’a cependant pas été sans effet. Sans elle, Emmanuel Macron aurait fait comme tous ces prédécesseurs, il aurait négligé de répondre à la colère. Ce qu’il a fait jusqu’au discours du 10 décembre. Il a vu que ce n’était pas suffisant et s’efforce de reprendre la main par le GrandDébatNational et l’annonce filtrée du référendum.

Même Christophe Castaner qui ne voit rien, n’entend rien et dit, dangereusement, n’importe quoi, a enfin reconnu qu’il y avait quelques problèmes. Son profond aveuglement n’était pas complètement irréversible, contrairement à certaines blessures infligées aux manifestants. Il commence à reconnaître, parcimonieusement, que sa vision du maintien de l’ordre est un facteur de désordre et a des effets collatéraux non négligeables et qu’il pourrait revoir les stratégies des forces de l'ordre. La fissure au sein de LREM lors du vote de la loi anticasseurs, 50 macronistes se sont abstenus à l’Assemblée nationale lors du vote de la loi anticasseurs et 15 étaient absents, n’est probablement pas étrangère à cette évolution et peut être considérée comme un effet de la lutte des gilets Jaunes.
Cette loi du gouvernement qui vise à faire peur aux Gilets Jaunes pacifiques et qui comporte un fort risque d’extension à diverses associations en fonction des circonstances.

Il a fallu plusieurs semaines pour que Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, consulte, partiellement, la presse indépendante, les signalements à l’IGPN et les rapports de police
Car il déclarait, le 14 janvier, qu’il ne connaissait aucun policier ayant attaqué un Gilet Jaune. En cela, il ne faisait que suivre le silence du président de la République. Bien secondé par
le secrétaire d’État Laurent Nuñez jugeant l’usage des armes intermédiaires (LBD40 ou grenades) proportionné. Tous se contentaient de s’informer auprès du Journal télévisé des grandes chaînes de du 20h de TF1 et de France 2 qui, comme l’a relevé le site Arrêt sur images, ont attendu huit semaines et le cas du commandant Andrieux, pour véritablement évoquer les violences policières. Ils n’avaient pas entendu parler du journaliste David Dufresne qui, depuis le 4 décembre dernier recense les personnes blessées par les forces de l‘ordre (un décompte pour recenser les personnes blessées ou par le journaliste David Dufresne sur son compte Twitter ou David Dufresne, la vigie des violences policières), lors des manifestations, qui atteint aujourd'hui plus de 400 signalements.

Le 10 février, Christophe Castaner s'est dit "prêt" à se pencher sur les réponses apportées par les forces de l'ordre aux violences lors des mouvements de protestation. Il a même émis un mot de regret. Reconnaissant des anomalies et des dérapages et des blessures graves, qu’il fallait travailler à la refonte de notre doctrine de maintien de l'ordre… Pour en arriver là, il a fallu cependant, suivant le collectif Désarmons les au moins 5 personnes à la main arrachée, 25 éborgnées….

Le ministre de l’Intérieur et les autres politiques, à cette occasion, pourraient se demander s’il n’y a pas un léger problème de conflit d’intérêt à confier à la police, fut-elle l’IGPN, les enquêtes sur la police. Comme les ordres traitent des conflits de leur corporation, l’Ordre des médecins pour les conflits médicaux... Ne pourrait-on banaliser ces questions et les confier à des juges indépendants, notamment, du gouvernement ? Pour veiller au respect par les fonctionnaires des lois et règlements et du code de déontologie de la police et de la gendarmerie.

S’agit-il d’une prise de conscience tardive ? Lâche-t-il du lest devant un début de contestation au sein de LREM ? Sent-il que son siège devient branlant ?

Quelques images recueillies lors de différentes manifestations à Paris. (3).

Le 15 décembre 2018, gare Saint Lazare

Les Gilets Jaunes et la répression

Le 12 janvier 2019, Avenue de Friedland

Les Gilets Jaunes et la répression
Les Gilets Jaunes et la répression

Le 19 janvier 2019

Les Gilets Jaunes et la répression
Les Gilets Jaunes et la répression
Les Gilets Jaunes et la répression

Le 2 février 2019, place de la République

Les Gilets Jaunes et la répression

Le 5 février 2019, rue de Rivoli

Les Gilets Jaunes et la répression
Les Gilets Jaunes et la répression
Les Gilets Jaunes et la répression

Le 9 février 2018, Champs Élysées

Les Gilets Jaunes et la répression
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Les Gilets Jaunes et la répression

1 - Près de 65% des Français continuent à soutenir le mouvement selon le baromètre YouGov pour Le HuffPost et Cnews 07/02/19

2 - Die Welt, cité par Courrier international 7-13/02/19

3 - Nulle image d’affrontements n’est présentée ici, largement diffusées par ailleurs, mais qui tendent à faire passer au second plan les revendications. Pour certains, les affrontements sont devenus un spectacle avec des dizaines de personnes qui s’approchent aussi près que possible pour photographier avec leur téléphone

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 17:36

Les revendications des Gilets Jaunes

 

Depuis le mois de novembre, les Gilets Jaunes manifestent dans toute la France, des ronds-points aux centres- villes, avec un certain succès qui ne peut se mesurer qu’avec les données chiffrées du ministère de l’Intérieur, la mobilisation officielle des forces de police, le nombre d’interpellés, de blessés, de poursuivis devant les tribunaux, les craintes gouvernementales, les mesures que le président de la République annonce pour y répondre (silence, discours du 10 décembre, GrandDébatPublic, référendum) et son agitation permanente (campagne électorale en vue des élections européennes de mai prochain) pour reconquérir une opinion publique qui, malgré tout cela et à travers les sondages, continue de soutenir les Gilets Jaunes de semaine en semaine.

Par ailleurs, chacun essaie de définir la nature, la composition, l’orientation, les parentés des Gilets Jaunes, en comparant avec le passé (jacquerie, poujadisme, mai 68), en fouillant les pages Facebook des initiateurs et de leurs échanges ou en menant des enquête sociologiques auprès des Gilets Jaunes des ronds-points ou des manifestants. Pour essayer de comprendre, de dénaturer le mouvement ou d’imaginer son avenir…

Une façon intéressante pour débattre des mesures souhaitées par les Gilets Jaunes et la population a été l’émission Grand débat animée par Cyril Hanouna et Marlène Schiappa. De cette soirée où les questions de démocratie n’ont pu être abordées faute de temps, 7 propositions ont été approuvées par les suffrages de plus de 10 000 personnes en quelques minutes. Dans l’ordre : TVA à taux zéro sur les produits de première nécessité, augmentation de 2 à 4 % du budget des hôpitaux, retour de l'ISF, remise à plat et l'examen de l'utilité des niches fiscales, peine de prison pour les fraudeurs fiscaux, crédit d'impôt pour la compétitivité réservé aux TPE et PME et révision des cycles horaires de la police. (D’après Arrêt sur image 11/02/19)

Une façon plus simple pour se faire une idée de ce que revendique le mouvement des Gilets Jaunes, non structuré comme les organisations associatives, syndicales ou politiques qu’ils rejettent, est de regarder ce qu’ils demandent sur leurs banderoles, leurs panneaux, leurs gilets. Sur les murs.
C’est ce qui a été fait ici, très modestement, à partir de photographies faites lors de certaines manifestations parisiennes. Bien entendu, ce relevé ne peut prétendre à l’exhaustivité, ni à la représentativité du mouvement, il témoigne seulement des possibilités en fonction de la participation du preneur d’images, à telle ou telle partie de la manifestation.

Chacun peut se faire, à l’occasion, son petit glossaire des revendications.

Sont répertoriés ici les écrits revendicatifs en évitant les doublons.
A suivre pour les images contre la répression ou plus politiques

Rassemblement devant la gare Saint Lazare le 15 décembre 2018 en fin de matinée

Les revendications des Gilets JaunesLes revendications des Gilets Jaunes
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Manifestation rive gauche de la Seine le 05 janvier 2019 en milieu d'après-midi

Les revendications des Gilets Jaunes
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Manifestation du 19 janvier 2019 entre 15 et 17h

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Manifestation du 2 février 2019 entre 14h30 et 16h30, Place de la République

Les revendications des Gilets Jaunes
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Manifestation du 5 février 2019 entre 14h30 et 16h30, rue de Rivoli

Manifestation de la CGT avec participation de Gilets Jaunes,

soutenue par des partis politiques.

(Diaporama)

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Manifestation du 9 février 2019 entre 10h30 à 11h30 sur les  Champs Élysées

(Diaporama)

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Manifestation du 9 février 2019, 14h-14h30 place de la République

(Diaporama)

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1- Participation aux manifestations des Gilets Jaunes (données du ministère de l’Intérieur)

Acte I 17/11/2018 288.000
Acte II 24/11/2018 106.000
Acte III 01/12/2018 136.000
Acte IV 08/12/2018 136.000
Acte V 15/12/2018 66.000
Acte VI 22/12/2018 34.000
Acte VII 29/12/2018 32.000
Acte VIII 05/01/2019 50.000
Acte IX 12/01/2019 84.000
Acte X 19/01/2019 84.000
Acte XI 26/01/2019 69.000
Acte XII 02/02/2019 58.600
Acte XIII 09/02/2019 51.400

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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 09:35
Que faisons nous pour demain ?

 

Quand la troïka s’est attaquée au peuple grec, les peuples de l’Union européenne ont compati mollement. Et laissé Tsipras et Syriza seuls...

Quand les gouvernements se sont attaqués à la loi El Khomri, au code du travail, à la Sncf… les Français ont soutenu mollement les syndicats.

Quand est venue l’élection présidentielle, défaite politique après la défaite sociale avec les déboires du couple Fillon comme divertissement…

Quand les gilets jaunes se révoltent, en dehors des clous, on nous amuse avec la violence, le boxeur… et on prépare les élections européennes et les futures répressions.

Au printemps 1968, tout a basculé quand les usines ont été occupées, cet hiver 2018, le peuple soutient les gilets jaunes et tout le monde regarde, commente BFMTV.

Le gouvernement aux abois, les politiques désorientés et les commentateurs de droite ou de gauche transforment en une campagne d’extrême droite pour les européennes. Ils privilégient les excès verbaux et inadmissibles de quelques uns au détriment des revendications de justice fiscale, sociale et politique et une lutte largement soutenue par la population, d’après les sondages, après des semaines de manifestations dures.

Il n’est plus question de convergence des luttes, sinon ça va péter, mais quand ça pète, de peur de la contagion.

Les syndicats seuls en lutte n’ont pas gagné. Les gilets jaunes peuvent-ils gagner seuls ?


 

Que faisons nous pour demain ?
Que faisons nous pour demain ?

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