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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 08:48
Madame la maire de Paris...

Le poste de maire de Paris ne semble pas pouvoir échapper à une des trois femmes que les sondages mettent en position favorable dans cette élection. D’où la tentation de faire leur portrait qu’une éditorialiste de référence a pu intituler La mairie de Paris et ses trois grâces, titre que ne saurait se permettre un mâle, blanc, au cinquantième anniversaire depuis longtemps oublié. Surtout que cet éditorial se termine par une avertissement : cette élection dépend fortement d’hommes, relégués au second plan… qui, au bout du compte, plieront le match…

Mais une autre particularité du trio de tête est intéressante à souligner. Toutes trois sont ou immigrée ou d’origine immigrée, de pays différents, dans des circonstances différentes, ce qui permet de penser que la population est moins xénophobe ou raciste (antisémitisme compris) que bien des politiques veulent le faire croire à travers leurs déclarations, leurs décisions… depuis une quarantaine d’années.

Anne Hidalgo, titulaire du poste, est née en Espagne d’un ouvrier électricien syndicaliste et d’une couturière, immigrés en France en 1962.

Rachida Dati est née en France d’un père maçon d'origine marocaine, arrivé en France en 1963, et d’une mère d'origine algérienne. Ancienne conseillère puis porte-parole de Sarkozy, ministre de la Justice du gouvernement Fillon, ancienne députée européenne, elle est actuellement maire, dans les beaux quartiers de Paris, du 7ème arrondissement.

Agnès Buzyn est née à Paris d’une famille juive polonaise. Son père, chirurgien orthopédiste, a été déporté à Auschwitz à l’âge de 12 ans (ses grands parents n’en sont pas revenus), et sa mère, psychanalyste, a été cachée pendant la guerre… Professeur de médecine, elle était ministre de la Santé poste qu'elle a dû abandonner à la demande du président de la République qui l'a envoyée en mission pour remplacer, au pied levé, l'ex-ministre Benjamin Grivaux, ex-candidat de LREM (1).

Si Agnès Buzyn a dit, récemment, Je n’ai peur de rien (2), cette qualité, positive ou négative, peut être reconnue aux deux autres candidates. Elle avait déjà été revendiquée par Rachida Dati, Je n'ai peur de rien, vous savez. Personne n'a idée de la force de mes ressorts (3). Car cette place n’a pas dû leur être offerte sur un plateau par leurs petits camarades de parti. A la République en marche, les candidats étaient nombreux, et deux se sont mis en compétition. Si l’un a été renié par son parti, LREM, l’autre conforté par le président de la République a disparu, incidemment, et le président a dû réparer avec Agnès Buzyn, la défection de son premier choix pour sauver ce qui pouvait l’être.

Anne Hidalgo, inspectrice du travail, conseillère technique dans différents cabinets ministériels, devient conseillère de Paris. Nommée maire adjointe par Bertrand Delanoë, elle lui succède à son départ. Et, maire sortante, elle doit affronter les attaques venant de tous les candidats.

Rachida Dati a du batailler dur, a connu de multiples vicissitudes, de multiples embûches pour obtenir les appuis successifs qui lui ont permis de conquérir sa place de représentante de la droite parisienne. Rares étaient ceux qui, il y a quelques mois encore, pensaient qu’elle pourrait être considérée comme une prétendante sérieuse à la mairie de Paris.

Ces trois candidates pourraient être considérées comme l’image triomphante d’une intégration réussie si la ligne politique, les déclarations des partis affichaient une réelle volonté d’intégration. Ce qui est loin d’être le cas depuis des dizaines d’années ! On pourrait même dire que , femmes, elles sont candidates malgré leur origine ou malgré la politique des partis, malgré l’atmosphère que les politiques font peser sur les questions d’immigration.
La maire de Paris sera élue démocratiquement par la population. Certes, étant donné le système électoral, elle ne sera pas élue directement par les citoyennes et les citoyens mais e
lles sont, toutes les trois, probablement plus connues que leur programme électoral !
Sans vouloir en faire les représentantes de l’immigration qu’elles ne sont pas, elles ne sont pas plus rejetées que l’ensemble du personnel politique.

D’ailleurs, sur les questions d’immigration, la population est peut-être plus ouverte que les politiques qui manquent pour le moins d’humanité.
Ce que montre l’importance des gestes, des actes de solidarité, à travers tout le territoire, comme ailleurs en Europe, de simples citoyens qui n’hésitent pas, de façon informelle ou organisée, à agir pour ceux ou celles qui sont abandonnés ou poursuivis par l’État, courant même le risque d’être poursuivis pour délit de solidarité.

Il faut le répéter, une fois de plus, à l’occasion de ces élections municipales, les politiques sont aussi en retard sur l’attribution du droit de vote aux résidents étrangers non communautaires, qui serait un pas important vers l’égalité.
Ainsi, depuis 1994, La Lettre de la citoyenneté pose la même question par sondage sur l’extension du droit de vote pour les élections municipales et européennes aux étrangers non communautaires. Depuis 14 années, la majorité des sondés s’y déclare favorable et aujourd’hui encore plus qu’hier : 62 % pour, 34 % contre (4) !
Mais il y a pire
 ! Les Britanniques résidant en France avaient, depuis le traité de Maastricht, le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et européennes. Du fait du Brexit, ils ne voteront pas aux prochaines municipales ! Certains d’entre eux étaient membres de conseils municipaux. Ils ne peuvent pas se représenter !
Ils vivent toujours dans la même commune. Ils n’ont pas démissionné. Pour quelle raison sont-ils punis ? Sont-ils moins intégrés aujourd’hui qu’hier ? Ont-ils démérité ? Sont-ils rejetés par les électeurs ?
Q
u’en pensent leurs concitoyens de la commune ? On ne leur a pas posé la question.

Il est heureux que des personnes issues de l’immigration puissent devenir maire, notamment, image importante, maire de Paris. Il est regrettable que, en même temps, probablement pour la première fois, en France et en régime démocratique, on entérine, en silence, un pas en arrière dans la longue marche vers un suffrage réellement universel.

1 – Il faut noter que le président de la République qui considère les élections municipales comme n’ayant aucune incidence nationale, a envoyé successivement deux ministres à l’assaut de la mairie de Paris.
2 – Le Parisien, 19 /02/20
3 - Elle, 08/07/19
4 - Lettre de la Citoyenneté,n°163, janvier-février 2020

 

 

 Résultts des sondages de la Lettre de la citoyenneté de 1994 à 2020

Résultts des sondages de la Lettre de la citoyenneté de 1994 à 2020

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 09:33
Le droit de vote des résidents étrangers

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Depuis 1994, La Lettre de la citoyenneté publie, presque chaque année, les résultats d’un sondage avec la même question portant sur l’attribution du droit de vote aux résidents étrangers, non communautaires, pour les élections municipales et européennes (1).

Aux yeux de certains, cette question peut paraître incongrue ou même provocatrice. Il n’en est que plus intéressant de suivre les résultats de ces sondages qui s’étalent sur plus de 20 ans avec, à chaque fois, la même question. Et de voir les réponses.

Le droit de vote des résidents étrangers

Quelques constatations à partir du tableau des résultats de 1994 à 2018.
Sur les 21 sondages, la proportion des réponses favorables est égale ou supérieure à 50% dans 13 cas et, dans 8 cas, les enquêtés se déclarent majoritairement opposés à l’extension du droit de vote.
En 1999, pour la première fois, les sondés se déclaraient en majorité (52%) favorables (45% opposés) à l’extension du droit de vote pour les élections municipales et européennes aux résidents étrangers, non communautaires, vivant en France.

A partir de cette date et jusqu’en octobre 2018, sur les 16 sondages réalisé, 13 donnent une majorité de réponses favorables et 3 opposées. Depuis 12 ans, c-à-d depuis 2006, ce sont tous les sondages - 10, il n’y en a pas eu en 2010 et 2012 – qui ont donné des résultats en majorité favorables au droit de vote.

Lors 2 des 3 sondages avec une majorité de réponses opposées, on peut noter une chute de 12 points des opinions favorables par rapport au sondage précédent : le premier, celui de 2001 a été fait deux mois après les attentats de New-York du 11 septembre et celui de 2004 un mois après l’attentat du 11 mars 2004 à Madrid ! Les résultats de 2005 étaient proches de ceux de 2004.

Les résultats de 2014 permettent aussi de constater une baisse du taux de réponses favorables qui reste cependant majoritaire : majorité relative en 2014, 47 % conte 44%, avec une baisse de 7 points des réponses favorables et une hausse de 2 poins des opposés par rapport à 2013. Mais, les favorables deviennent majoritaires à 50 % contre 47 % en 2015 et 54 % contre 42 % en 2016, 56 % contre 39 % en 2017 et 58 % contre 39 % en 2018.

Alors que les réponses avaient chuté à la suite des attentats de New-York et de Madrid, semble-t-il, ce n’est pas le cas après les attentats de Paris. La baisse, en 2014, précède les attentats !

Le droit de vote des résidents étrangers

A la suite de ces sondages positifs, deux propositions de loi pour modifier la Constitution ont été adoptées en 2000, à l’Assemblée nationale (rapporteur, Noël Mamère) et en 2011, au Sénat (rapporteure, Esther Benbassa) pour attribuer le droit de vote aux résidents étrangers non communautaires aux élections municipales.
Dans les deux cas, ces propositions n’ont pu aboutir, faute de majorité simultanée dans les deux chambres, Assemblée nationale et Sénat.

Si les sondages portent sur les élections municipales et européennes, les deux propositions de loi ne concernaient que les élections municipales. Lors du traité de Maastricht, attribuant la citoyenneté européenne, et droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et européennes à tous les ressortissants de l’Union européenne résidant en France, le Conseil constitutionnel avait statué qu’il fallait modifier la Constitution pour le droit de vote aux municipales et non pour le droit de vote aux européennes : dans ce dernier cas, une loi simple suffisait.

Aucune proposition ou projet de loi sur le droit de vote aux élections européennes n’a jamais été déposé. Alors qu’une loi simple suffisait et, pour cela, une majorité déterminée à l’Assemblée nationale.

Dans tous commentaires, articles ou discussions, il n’est jamais question que des élections municipales. Quelquefois, dans les commentaires, y compris dans ceux de l’Institut de sondage, élections municipales est remplacé, indûment, par élections locales. Il n’est pratiquement jamais question d’élections municipales et européennes !

Mais le fait le plus remarquable réside probablement dans la constance des résultats des sondages.
En effet, depuis le milieu des années 1970, la plupart des gouvernements, de gauche ou de droite, ont rendu les immigrés, résidents étrangers non communautaires, responsables de tous nos maux. Suivis par les médias. Et beaucoup de politiques. Mais les sondages restent, constamment, favorables au droit de vote de ces résidents étrangers aux élections municipales et européennes.

Ceci a encore été renforcé depuis 2015. Lors les élections dans les différents pays de l’Union européenne, dont la France, apparaît une poussée de l’extrême droite dont le discours anti-étrangers (associé à celui contre l’UE) serait le moteur principal. Et les sondés en France persistent !

On peut aussi remarquer que les dernières élections régionales en Allemagne ont vu les Grünen (Verts) qui défendent une politique d’accueil progresser beaucoup plus que l’AfD (extrême droite) dont l’anti-immigration est le discours principal !


Faut-il penser que le glissement à droite dont tout le monde parle, touche plus, au moins sur ce plan, les hommes et partis politiques que la population ? Que le rôle des déclarations contre les étrangers n’est peut-être pas aussi déterminant dans le vote à droite que la presse et les politiques veulent le croire.
 

Cela semble confirmé par l'examen des résultats en fonction de la préférence partidaire des personnes interrogées. Si les plus favorables sont ceux qui se disent proches de la France insoumise et du PC (73%) et du PS (71 %), les proches de la République en marche ne sont pas très loin (65%), les sondés sans préférence partidaire sont encore majoritairement favorables (54%). Enfin, leur nombre est loin d’être négligeable chez les proches de Les Républicains (39%) et même du Rassemblement national (32%) !


Cette constance dans les réponses favorables à l’extension du droit de vote à tous les étrangers quelle que soit leur nationalité témoigne d’un attachement au principe d’égalité des droits.

Le droit de vote des résidents étrangers

1 – Les résultats du sondage de 2018 sont publiés dans le numéro de La Lettre de la Citoyenneté, n°155, septembre-octobre 2018

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 01:04

Ces temps-ci la démocratie vacille. Les peuples semblent vouloir n’en faire qu’à leur tête. Ils ne suivent pas ce que les compétents veulent, ils ne font pas ce que les compétents ont annoncé. Tout a été mobilisé l’argent, les sondages, les moyens d’informations. Rien n’y fait. Pourtant les sondages étaient bons, la politique était mauvaise.

Manipulateurs automanipulés ?

Bien entendu, il n’est pas question de faire une autocritique ou, pour être plus à la mode, un mea culpa. Les compétents avaient raison hier, ils ont raison aujourd’hui, ils auront raison demain.

Parmi eux, les sondeurs. Ils se sont quelque peu égarés concernant le Brexit, l’élection présidentielle étasunienne, la primaire de la droite et du centre en France… Il faut cependant les écouter car ils peuvent tout, ou presque tout, expliquer et montrer, par quelques contorsions, qu’ils ne se sont pas trompés… Quoi qu’il en soit, par les résultats publiés de leurs enquêtes, ils induisent une bonne partie des discussions politiques et donc influencent les résultats, à partir d’une réalité qu’ils ont mesurée de façon quelquefois très approximative.
Mais laissons les sondeurs à leur science inexacte. Ils ne sont pas les plus responsables. Ils font ce pour quoi ils sont payés. Ils doivent même donner satisfaction puisque les commanditaires en redemandent !!!

A coté, des sondeurs, tout à coté, il y a ceux qui commandent les sondages, ceux qui commentent les sondages, ceux qui accusent les sondeurs de se tromper, qui expliquent pourquoi ils se trompent grâce aux résultats d’autres sondages.
Que feraient les journalistes sans sondages ? Peut-être feraient-ils des enquêtes, au-delà des compétents qu’ils fréquentent tous les jours. Tiendraient-ils compte de ce qu’ils entendraient ou verraient ? Ce n’est pas certain.

 

 

Manipulateurs automanipulés ?

Ils ont accepté pendant des années de prévoir, grâce aux sondages les résultats des élections. Puis, devant les résultats qui n’étaient pas ceux annoncés, ils ont accepté d’écrire, sous la dictée, que les sondages n’étaient pas des prédictions mais seulement une vision de l’opinion publique à un instant t (pour faire scientifique). Sans en tenir vraiment compte. Ils ont, par exemple, claironné que l’élection de Hilary Clinton était acquise – à 75, à 80 % ? - et pourquoi.
Ils ont immédiatement, après les résultats, expliqué, grâce aux sondages sortie des urnes, pourquoi elle avait été battue.

 

Les sondeurs ont accepté, après bien des années de refus, de chiffrer la précision des sondages suivant l’importance de l’échantillon… généralement autour de 2 à 3 % mais les sondeurs et les journalistes ont continué à spéculer sur la progression d’un candidat ou à établir des classements de concurrents quand la différence était bien inférieure à ces 3 %, dans le même journal, dans la même page, quelquefois dans le même article !
C’est aussi passionnant que le prix de l’Arc de Triomphe avant le virage. Est-ce plus politique ?

 

La divine surprise pour les politiques de droite, c’est le remplacement de ce parvenu, encombrant mais jusque là nécessaire pour la bonne société de droite, qu’était Nicolas Sarkozy, par son éminent collaborateur de 5 ans, à la suite d’une primaire qui a mobilisé plus de 4 millions de personnes qui se sont déclarées à 80 % contre l’ancien président et à 44 % pour son ancien premier ministre ! Qui étaient coresponsables de la politique suivie pendant 5 ans.
Les journalistes, les politiques, les sondeurs avaient tous expliqué qu’une forte participation donnait l’avantage à Alain Juppé, une participation restreinte à Nicolas Sarkozy. La participation a été importante et a mis largement en tête François Fillon qui était relégué à la troisième ou à la quatrième place…

 

Comme on ne fait que ce que l’on sait faire et par un phénomène d’accoutumance irrépressible, vingt-quatre heures ne s’étaient pas écoulées après la primaire de la droite et du centre qui a montré un gouffre entre les résultats des sondages et la réalité, qu’apparaissent les premiers sondages sur l’élection présidentielle de 2017. Une enquête qui place le candidat de la droite en position très favorable dans la perspective de l'élection de 2017 (1).
B
ien entendu, sondage à l’instant t, pour une élection qui n’aura lieu que dans six mois et pour laquelle on ne connaît ni les candidats, ni les circonstances mais qui permet de faire du papier et du conditionnement d’opinion.

 

La question que pose le Figaro est très simple : « Candidat investi par la primaire de la droite et du centre dimanche, François Fillon profitera-t-il de la dynamique engendrée par sa large victoire et la mobilisation de 4,4 millions d'électeurs ? » La réponse est claire : « Cette spirale vertueuse bénéficie au champion de la droite si l'on en croit l'étude...le lendemain de son élection. »

Cette affirmation s’appuie sur les résultats du sondage. François Fillon obtient, au premier tour, 28 à 31 % des intentions de vote et Marine Le Pen 23 à 25 %. Au second tour, il « sortirait vainqueur avec 66% des voix contre 34 pour Marine Le Pen ». Il ne s’agit plus des intentions de vote mais de voix, petit glissement sémantique… propre à fortifier les intentions. Et la « spirale vertueuse ».

Or en consultant sur Wikipedia, les résultats des sondages concernant la présidentielle de 2017, Odoxa lui donnait le 25 et Harris le 27 novembre, au premier tour, 32 et 26% des intentions de vote et à Marine Le Pen à 22 et 24 %. Et au second tour, 71 contre 29 et 67 contre 33 (2).
Il faut avoir une loupe à fort grossissement pour voir une spirale vertueuse, une différence significative même en ne tenant pas compte de la marge d’erreur de 2 à 3 % !

Si les journaux s’occupaient moins des sondages, ils pourraient faire un travail politique d’enquête et de véritable analyse, ils pourraient envoyer leurs grands reporters dans ce continent exotique et inconnu qu’est la France profonde… des électeurs. Pour le moment, les grands magazines semblent surtout se regarder le nombril et en faire sinon le centre du monde au moins la Une de leur publication.
Ainsi,
Robin Andraca (3) relève que François Fillon, avec66 % des électeurs de droite, « a gagné sans faire une seule fois la couverture d'un grand hebdomadaire français en 2016. Tout le contraire d'Alain Juppé, qui depuis 2014 avait les faveurs des hebdos, à gauche comme à droite »  comme Society, janvier 2016, L’Obs, 20-29 octobre 2016, Les Inrockuptibles, 12-18 novembre 2016, Marianne, 16-22 octobre 2015. Bien entendu, les choses ont changé depuis les résultats de la primaire.

Cela me rappelle deux anecdotes : celle de cet électeur français que j’ai très bien connu, qui prétendait que la télévision avait toujours raison et votait régulièrement communiste ; et celle qui m’a été rapportée, de ce jeune polonais qui lorsque la télévision communiste annonçait qu’il neigeait à Varsovie disait à son père « Papa ! Ce n’est pas vrai ». La télé ne pouvait que mentir.

Quoi qu’ils fassent, la résilience des peuples est remarquable et leur est difficilement supportable. La situation n’est pas complètement désespérée.

Manipulateurs automanipulés ?

1 – Kantar Sofres Onepoint réalisée pour RTL, Le Figaro et LCI Le Figaro 29/11/16),

2 - https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_sondages_sur_l'%C3%A9lection_pr%C3%A9sidentielle_fran%C3%A7aise_de_2017

3 - Arrêt sur image, 28/11/2016.

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