Réflexions sur l'actualité politique et souvenirs anecdotiques.
Avec les nouvelles techniques, les personnes sont beaucoup plus nombreuses à exposer des idées, des images (à s'exposer aussi) ou à commenter les idées, les images des autres, sur les « réseaux sociaux », les sites, les blogs... et aussi dans la rue. Sur les murs de la ville.
Jusqu'ici, les murs étaient réduits à leur fonction traditionnelle, de séparation ou de support, et quelquefois de support à l'affichage sauvage, commercial, culturel, politique, moins onéreux que les panneaux publicitaires. En 1968 et après, la sérigraphie avait permis l’explosion des affiches politiques artisanales.
Aujourd'hui, un important besoin de s'exprimer, de se faire connaître, de marquer un territoire, apparaît sur les murs vides de la ville, les espace en attente de rénovation, souvent abandonnés. Puis couverts de graffitis, de tags et aussi de peintures et papiers peints collés par de jeunes artistes qui colorent l'espace.
Quelquefois, au grand dam des bailleurs ou des habitants qui combattent et détestent cette pollution visuelle du quotidien et de « leur » mur.
Certains passent, aveugles : dans le 13° arrondissement, un groupe regarde une importante peinture murale. Une dame s'arrête, suit les regards ; « Je passe tous les jours ici, je ne l'avais jamais vue ! »
D'autres apprécient ces couleurs, ces images qui intriguent, choquent, font sourire, donnent une nouvelle atmosphère à la rue.
L'art urbain permet à des jeunes et des moins jeunes, connus ou inconnus, d'offrir leur œuvre directement aux passants. C'est le but de certains. D'autres cherchent ainsi à se faire connaître.
Des rues, des quartiers deviennent des lieux ouverts d'exposition, des galeries populaires. Des artistes, souvent anonymes, venant quelquefois de loin, réalisent une œuvre éphémère, qu'ils photographient et mettent ensuite sur leur site... Sur le mur, elle sera recouverte, tout à l'heure, dans huit jours ou dans un mois par la production d'un collègue...
Des tableaux, des fresques peuvent avoir été commandités par des institutions, elles occupent une surface importante, mur ou façade. Elles peuvent aussi être surchargées de graffitis, quelquefois, elles sont renouvelées, régulièrement. D'autres qui ont demandé les moyens d'un échafaudage important, sont difficiles à atteindre et à renouveler.
Des touristes, chaque jour, viennent faire leur cueillette d'images avec tablette, téléphone portable ou appareil photographique plus perfectionné. Des étudiants font des mémoires, d'autres utilisent le décor pour tourner un film, faire une présentation de mode...
L'art urbain, hier considéré comme une pollution visuelle venue des États-Unis, s’intègre de plus en plus à la ville, il a ses sites répertoriés par les guides ou se dévoile au coin des rues.
Dans les arts de la rue, les styles, les techniques peuvent être très divers.
Et les sujets.
Quand il est question de peinture, même si elles ne sont pas les seules, les images de femmes, anonymes ou signées, ne sont pas loin. Dans les musées et dans les rues.
Ici quelques « femmes qu'on affiche », saisies, au hasard de balades, essentiellement dans les rues de Paris, surtout dans 13° et le 20°, à Nantes ou à Marseille.
Quelques photos d'art urbain lors d'un bref séjour à Milan (2 jours) et à Londres (4 jours), conduisent à un retour sur les images recueillies dans le quartier du Bas Belleville à Paris. A Milan, une balade dans la ville à partir du corso Vittorio Emanuele...
Libération a publié récemment, un article sur la "rue Dénoyez, paradis des graffeurs de Belleville... dans le vingtième arrondissement de Paris, havre artistique menacé par un projet immobilier"...
Ma rue est un musée aux oeuvres éphémères qu'il faut saisir au vol, au jour le jour. Des artistes anonymes peuplent les murs de couleurs, de personnages, de rêves, de fantasmes. "Les passants qui passent" les ignorent ou les remarquent, se plaignent des...
Ma rue est un musée (2) Ma rue est un musée ou plutôt mon quartier, ma ville est un musée. Musée ouvert à tous les vents, d'est et d'ouest, à tous les temps, à tous les camps, à tous les clans, à tous les courants... Art éphémère et souvent anonyme, soumis...
MA RUE EST UN MUSEE En flânant le long des grands boulevards ou des petites rues de Paris, il y a, en effet, beaucoup de choses à voir. Dans la rue, on peut croiser tout le monde, depuis les yeux angéliques qu'on ne peut plus suivre si ce n'est du regard,...