Réflexions sur l'actualité politique et souvenirs anecdotiques.
Par Paul ORIOL
Dans ces temps incertains, des politiques, à court d'arguments, n'hésitent pas à mettre en question, sous différents prétextes, la nationalité de leurs adversaires espérant gagner quelques points dans les sondages.
Suivant la législation nationale, il n'y a pas plusieurs catégories de Français, tous sont aussi légitimes. Pourtant, aux personnes qui bénéficient de la double nationalité, ils ont tendance à ne reconnaître que la moitié de la nationalité française.
C'est le cas, par exemple, d'Éva Joly contestée parce qu'elle voulait faire du 14 juillet une fête de la fraternité européenne plutôt qu'un défilé nationaliste et guerrier.
Un degré au dessous, un ex-secrétaire d'État a eu sa minute de petite notoriété en parlant de « notre Coréen national » comme d'autres des Auvergnats...
À ce jeu, ils risquent d'avoir quelques problèmes... Ils ne devraient pas oublier que la première dame de France a deux nationalités (si elle a obtenu sa naturalisation - avec dérogation, ? - par son mariage). Qu'avec l'aide du président de la République, elle va prochainement mettre au monde un enfant qui, de naissance, aura la double nationalité.
Ce n'est pas le seul cas dans les allées du pouvoir. Certains, mariés avec des étrangères, ont ou risquent d'avoir des enfants binationaux et nous ne pouvons que les féliciter.
Plus inquiétant, la presse, y compris de qualité ou de référence, se laisse entrainer dans les affaires récentes à parler - pour les dévaloriser ? - de marchands d'armes, d'intermédiaires ou d'avocats, ayant la double nationalité ou franco-libanais ou d'origine libanaise ou même né à Dakar...
En oubliant de signaler que certaines personnalités soupçonnées d'avoir bénéficié de leurs services pouvaient être d'origine hongroise ou turque ou être née à Smyrne pour l'une d'entre elles.
Bien entendu, il convient d'être très prudent dans l'acquisition de la nationalité française par naturalisation. Ce qui est, généralement, le cas sauf quand la personne peut être tellement utile qu'on oublie de vérifier ses antécédents.
De toute façon, la naturalisation n'est pas toujours efficace pour faire de bons Français.
Ainsi, notre « Coréen national », adopté à l'âge de 7 ans et naturalisé à l'âge de 9 ans, a encore, les yeux bridés 34 années après.
Ainsi, un candidat potentiel à l'élection présidentielle, naturalisé à l'âge de 20 ans, est à la fois français, probablement espagnol et 100% catalan. C'est même un supporteur acharné du FC Barcelone. Ce qui est proprement intolérable.
Il serait temps de revoir la nationalité de tous les Français et de ne la reconnaître qu'à ceux qui sont blonds aux yeux bleus, soutiennent le PSG et jurent fidélité au gouvernement.
Paru dans Barricade n°1 Novembre 2011,
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