Réflexions sur l'actualité politique et souvenirs anecdotiques.
Par Paul ORIOL
Les ennuis de Kadhafi qui jouait, pour l'Union européenne, le rôle de garde chiourme stipendié, et la situation en Tunisie ont permis à quelques milliers de candidats à l'émigration, Tunisiens et autres Africains, de tenter leur chance. Devant l'afflux des arrivants à Lampedusa, le gouvernement italien, placé en première ligne, a appelé au secours les 26 pays frères pour qu'ils acceptent de partager le fardeau.
Il a été entendu et Frontex a renforcé ses capacités de filtrage sur la Méditerranée.
Quant au partage de l'accueil, certains ont l'oreille dure et quelques uns le langage clair. Claude Guéant, le nouveau ministre de l'Intérieur : "Nous souhaitons obtenir de nos amis italiens qu'ils jouent le jeu de la règle européenne. C'est la responsabilité du pays d'accueil. Nous leurs demandons de retenir les personnes qui se présentent chez eux et qu'ils reprennent celles qui leur sont renvoyées." (JDD.FR 04/03/11)
Il a fort justement affirmé qu'il serait "paradoxal que la France accueille des personnes qui viennent de pays qui découvrent la liberté" en oubliant de rappeler qu'elle les repoussait quand ils fuyaient les dictatures
Solidarité humaine, européenne ou patate chaude ?
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