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Réflexions sur l'actualité politique et souvenirs anecdotiques.

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CRISE OU NON, LES PROFITS D'ABORD

 

La crise, née aux États-Unis de la bulle de l'endettement privé, a contaminé, à travers les "subprimes", le système bancaire international. En Grèce, les chiffres falsifiés ont ouvert un boulevard aux spéculateurs, mieux informés semble-t-il que les autorités européennes qui n'avaient rien vu... Ou qui toléraient ? Les menaces d'explosion de la zone euro apparues, les États qui se disent vertueux en profitent pour accentuer leur domination sur la gestion économique de l'UE.


Quelles sanctions pour les falsificateurs de comptes ? Seuls punis, le peuple grec et les peuples européens qui ne sont pour rien dans ce désordre monétaire. L'austérité est imposée au niveau européen, au risque de la déflation. Des sanctions automatiques ou semi-automatiques sont prévues pour renforcer le respect des critères de convergence.

Pourtant le non respect des critères de convergence ne sont pour rien dans les difficultés actuelles. La Grèce n'était guère plus hors des clous que les autres et son poids économique, 2 à 3% du PIB de l'UE, n'explique rien.


Pour l'Irlande, "tigre celtique", ce ne sont pas de basses falsifications qui sont en cause mais l'ensemble de la politique économique et financière, le système bancaire, magnifié et soutenu par l'UE et ses subventions. Quand la bulle éclate, le gouvernement irlandais vole au secours de ses banques. Et l'UE au secours de l'Etat irlandais. Mais, semble-t-il, les entreprises notamment étasuniennes pourront profiter du taux d'imposition de 12,5%, le "tigre celtique" n'est plus que le "cheval de Troie" du marché européen.


Et maintenant, le Portugal et l'Espagne. "Le pays le mieux géré de la zone euro, c’était l’Espagne : il avait la dette la plus faible, les banques avaient des coefficients de liquidité très importants. Cela n’a pas empêché la bulle immobilière..." (Le Monde 25/11/10). A noter que le pays "le mieux géré" a un taux de chômage parmi les plus élevés de l'UE. Cela fait partie de la bonne gestion. Et demain, la Belgique, l'Italie et la France ?


Derrière le discours, les gouvernements et l'UE imposent une politique de satisfaction des marchés en réduisant la rémunération directe ou indirecte des travailleurs. Sans toucher aux bénéfices. Une seule règle : quand les affaires ou la spéculation marchent, ils encaissent. Quand cela tourne mal. Les travailleurs doivent payer.


Jusqu'à quand ?

 


Publié aussi dans : http://www.europesolidaire.eu.org/spip.php?article5

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