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Réflexions sur l'actualité politique et souvenirs anecdotiques.

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Les démocraties ont elles un avenir… ?

Les démocraties ont elles un avenir… ?
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La démocratie, telle qu’elle est née en Europe au XVIII ème, fille des Lumières et de 1789, a été adoptée dans de nombreux pays, surtout européens ou d’origine européenne. Cette démocratie a progressé de façon non linéaire dans le monde et, loin d’être universelle, ne semble plus l’avenir du monde.

En France, elle a eu quelques difficultés à s’installer. La déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, suivie de celle de 1793 pour reconnaître de droits nouveaux, n’ont jamais été réellement appliquées. Olympe de Gouges qui a proclamé la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791, a fini à l’échafaud...
Le suffrage universel masculin est établi en 1848 et étendu aux femmes en 1944...
Quant à l’esclavage dans les colonies françaises, il a fallu la Révolution des esclaves de Saint Domingue pour que, oublié en 1789 et 1793, il soit aboli en 1794 ! Rétabli par Napoléon Bonaparte en 1802, l’esclavage est, à nouveau, aboli en 1848 alors que la conquête de l’Algérie, commencée en 1830...
Les Haïtiens ont cher payé cette abolition, prématurée, de l’esclavage.

Le rappel de ces dates, importantes, met en évidence qu’après la proclamation des principes, essentielle, la démocratisation de la société est progressive dans les faits, avec des avancées, des reculs, toujours en évolution.

Et empreinte d’une profonde contradiction quand la république démocratique poursuit la construction d’un empire français dans la continuité de la Royauté et du Second Empire.
La III ème République française, la Royauté britannique et autres pays européens (conférence de Berlin, 1884-85), certains démocratiques, ont imposé, cruellement, la colonisation en Afrique, en Asie…

La décolonisation encore en cours est forcée, douloureuse..
Quant aux femmes, 80 ans après la reconnaissance du droit de vote, l’obtention de l’égalité avec les hommes n’est toujours pas acquise.

La Révolution russe de 1917 a pu paraître, un moment, comme le dépassement de celle de 1789 vers une démocratie économique et sociale. Elle a sombré dans un État totalitaire qui s’est effondré au bout de quelques dizaines d’années.

La contradiction entre une démocratie relative en métropole et son absence dans les pays colonisés n’est pas une spécificité française.

Le soutien de l’Inde au Royaume-Uni, lors de la Première guerre mondiale, avait fait naître l’espoir, chez les Indiens, d’une évolution vers le statut de dominion, comme celui du Canada (1867). Devant le refus de Londres, le parti indien du Congrès s’est engagé dans la revendication de l’indépendance !

Les Indiens avaient oublié. La population du Canada était blanche…

Le général de Gaulle dans le célèbre discours de Brazzaville en janvier 1944, rend un hommage aux sacrifices des jeunes Africains, hommage rapidement contredit par le massacre de Thiaroye de décembre 1944. Quant à la promesse d’émancipation des territoires africains, dans le cadre du bloc français et de la France…
Elle s’est concrétisée par la mise en place de la France-Afrique. Encore récemment, dans un effort méritoire de revoir le passé, Emmanuel Macron, le 12 août 2025, sur un rapport d’historiens français et camerounais, a officiellement reconnu que la France avait mené une guerre au Cameroun entre 1945 et 1971. Nécessaire reconnaissance tardive et opportune, dans une lettre adressée au président camerounais Paul Biya, au moment où celui-ci, au pouvoir depuis 1982, sollicite un nouveau mandat !!!
Depuis 1958,
dans une remarquable continuité, le Cameroun, avec le soutien de la France, n’a connu que deux présidents…
Jusqu’au jour où les Camerounais se débarrasseront de cette tutelle...

Dans le monde, la démocratie est menacée à l’intérieur et à l’extérieur. Ces menaces ont, fondamentalement, la même cause : les promesses non tenues. La trahison de la démocratie par les démocrates. Les proclamations théoriques non suivies d’effet. La déception de ceux à qui beaucoup a été promis.

Les démocraties ont elles un avenir… ?
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La liberté, l’égalité annoncées sont limitées sur les plans politique et, surtout, économique et social. Dans les métropoles, encore plus dans les empires, même s’ils ont apparemment disparu.
En 2023, en France, le taux de pauvreté atteint son niveau le plus élevé depuis 1996 et les inégalités progressent. Ce ne sont pas les annonces actuelles sur le budget 2026 qui permettent une amélioration des choses.

Si, devant les manifestations contre les inégalités, anciennes ou nouvelles, les manœuvres démocratiques du pouvoir ne suffisent pas pour défendre les privilèges, elles deviennent musclées et mettent à mal le respect des libertés, de la sécurité.
La dure répression des gilets jaunes l’a bien montré.

Il apparaît aux citoyens qu’il y a peu de chances que les équipes au pouvoir, responsables de cette situation, soient les mieux placées pour l'améliorer.
Dans toutes les démocraties, de nombreux citoyens, conscients de l’inutilité de leur bulletin de vote, se réfugient dans l’abstention ou le vote protestataire.

Le non respect des valeurs démocratiques par les démocrates est encore plus évident dans l’aventure coloniale. Des colonisés par la France ont cru au caractère universel de la déclaration de 1789. Ils en ont demandé l’application sur leur territoire, français.
Ils n’avaient pas compris qu’ils n’étaient que des indigènes !

Oubliés comme les esclaves de 1789, les indigènes ont fini par se révolter. Le pays qui prétendait avoir lutté, avec leur aide plus ou moins forcée, pour la démocratie contre le nazisme, a encore oublié, douloureusement, de l’appliquer dans ses colonies. Faut-il égrener les dates et les lieux ? Rabat, janvier 1944, Sétif, mai 1945, Haïphong, novembre 1946, Madagascar, 1947, Côte d'Ivoire, janvier 1950, Cameroun, 1945-1971, Algérie, 1954-1962...

N’ayant pu obtenir l’égalité, tous ont gagné l’indépendance, plus ou moins complète, plus ou moins douloureuse ! Comme l’illustre la biographie d’Ahmed Ben Bella et celle de Ferhat Abbas.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Ahmed Ben Bella combat dans les forces armées françaises. En 1944, il est à Monte Cassino dans le corps expéditionnaire, participe à la libération de la France et à la campagne d'Allemagne avec la 1 ére  armée du général de Lattre de Tassigny. L’adjudant Ben Bella, cité quatre fois dont deux à l'ordre de l'Armée, est décoré de la médaille militaire par le général de Gaulle…
Ben Bella est élu premier président de la République algérienne en 1963. De Gaulle est alors président de la République française ! Ironie !

Ferhat Abbas, partisan de l’assimilation, milite au Mouvement de la jeunesse algérienne qui réclame l’égalité des droits dans le cadre français. En 1930, il est vice-président de l’UNEF. En 1936, il publie La France, c’est moi, devient directeur en 1937 du journal L’entente Franco-musulmane, est engagé volontaire en 1939…
Finalement,
face au régime colonial, il se rallie au FLN, en 1955, devient le premier président du GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) en 1956. Après l’indépendance de l’Algérie, fidèle à ses convictions démocratiques, lors de différentes crises, il est interné ou assigné à résidence à plusieurs reprises . En 1984, il publie L’Indépendance confisquée il dénonce la corruption et la bureaucratie en Algérie.

L'Algérie n'était pas la France. Une autre histoire était cependant possible... 

En Algérie comme ailleurs dans son empire, la République a semé quelques graines de démocratie que les démocrates n’ont pas voulu, su ou pu encourager. Ces graines n’ont pas été assez nombreuses, assez fortes pour s’épanouir dans la République ou en dehors.

Dans les pays de démocratie relative, le développement du capitalisme accentue les inégalités internes, des élites font sécession. Elles disposent de plus en plus de capitaux, de pouvoir, de moyens d’information, sources et canaux. Elles font passer le droit de dire n’importe quoi pour la liberté de tout dire. Elles utilisent les frustrations des uns et des autres pour diviser, opposer les dominés entre eux et établir une société illibérale. En cas de contestation trop sérieuse de leur domination, elles utilisent la manière forte.

À l’extérieur, la mondialisation, la domination politique, militaire, économique, des pays occidentaux ont exacerbé les inégalités entre pays et à l’intérieur des pays, tout en limitant les libertés. L’impérialisme a parfaitement toléré ou protégé les despotismes amis mais est intervenu militairement, au nom de la démocratie ou de la paix devant toute velléité d’autonomie.

Le danger du communisme a disparu avec la chute de lUrss et l’adaptation apparente de la Chine au système. La Chine a joué, pendant des années, le rôle d’atelier du monde. Elle est devenue indispensable à l’économie mondiale. Sans se préoccuper des droits de l’homme au dedans ou au dehors. Et maintenant la deuxième puissance mondiale. Indemne, pour le moment, de toute immixtion dans les pays étrangers, elle apparaît comme la puissance alliée potentielle de tous les pays qui veulent se débarrasser d’anciennes tutelles.

Dans un monde dominé par l’argent et la force, où les lois même internationales ont de moins en moins de poids, les démocraties, même relatives, ont un avenir incertain face aux régimes despotiques à l’extérieur, à la montée de l’extrême droite et des démocraties illibérales, à l’intérieur.
Sauf événement nouveau montrant l’attachement des peuples à la liberté et à l’égalité….

 


 

 

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A
Bonjour.<br /> <br /> La démocratie : est une erreur, un leurre, une illusion<br /> <br /> René Guénon, au sujet de la démocratie (La crise du monde moderne), dit ceci :<br /> <br /> « Si l’on définit la « démocratie » comme le gouvernement du peuple par lui-même, c’est là une véritable impossibilité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre époque qu’à n’importe quelle autre ; il ne faut pas se laisser duper par les mots, et il est contradictoire d’admettre que les mêmes hommes puissent être à la fois gouvernants et gouvernés, parce que, pour employer le langage aristotélicien, un même être ne peut être « en acte » et « en puissance » en même temps et sous le même rapport. Il y a là une relation qui suppose nécessairement deux termes en présence : il ne pourrait y avoir de gouvernés s’il n’y avait aussi des gouvernants, fussent-ils illégitimes et sans autre droit au pouvoir que celui qu’ils se sont attribué eux-mêmes ; mais la grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au peuple qu’il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d’autant plus volontiers qu’il en est flatté et que d’ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu’il y a là d’impossible. C’est pour créer cette illusion qu’on a inventé le « suffrage universel ».<br /> <br /> Le « suffrage universel » c’est l’opinion de la majorité qui est supposée faire la loi ; mais ce dont on ne s’aperçoit pas, c’est que l’opinion est quelque chose que l’on peut très facilement diriger et modifier ; on peut toujours, à l’aide de suggestions appropriées, y provoquer des courants allant dans tel ou tel sens déterminé. ». Effectivement, on peut toujours, grâce au « programme » scolaire ou universitaire « imprimé » dans les esprits, à l’aide de propagandes, de démagogies, de sondages, mais aussi et surtout par la PEUR, ce véritable « fonds de commerce » des « puissances d’argent » (crises économiques, chômage, violences, virus, guerres, terrorismes, attentats, pandémies, etc.), y provoquer des courants allant dans le sens voulu. C’est ce qu’on appelle la « fabrication du consentement ». Et les médias de masses, pour la plupart subventionnés (stipendiés serait plus juste), tels que la presse écrite, la TV, radio, cinéma, jeux vidéo, publicité, affichage urbain, sites web, « Wiki », etc., aident grandement à la manœuvre en diffusant des mensonges et des hypocrisies à des doses tellement fortes et tellement fréquentes, que la majorité de la population n’est finalement plus à même de réagir, si ce n’est dans la direction voulue par ceux qui gèrent ses choix.<br /> <br /> C’est pour cela qu’on a pu dire que « l’opinion, c’est l’erreur du plus grand nombre ».<br /> <br /> La presse, tous les médias, depuis longtemps appartiennent aux puissances d’argent et ne servent qu’à manœuvrer l’opinion publique : pourquoi croyez-vous que toutes les marionnettes gouvernementales qui se succèdent à la tête de l’Etat, depuis des années, les financent, les « subventionnent » autant ?<br /> <br /> « Ce n’est pas le nombre qui compte, dit Gandhi, mais la qualité… Je ne conçois pas le nombre, ajoute-t-il, comme une force nécessaire dans une cause juste. »<br /> <br /> Et René Guénon de confirmer : « L’avis de la majorité ne peut être que l’expression de l’incompétence. »<br /> <br /> Ceci permet de comprendre pourquoi le pouvoir politique (comme religieux d’ailleurs) se fonde volontiers sur l’ignorance du peuple et s’accroît d’autant que les esprits sont faibles, les gens incultes.<br /> <br /> Toute élévation du type humain demande un régime aristocratique. La démocratie avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents.<br /> <br /> « Il nous faut encore insister sur une conséquence immédiate de l’idée « démocratique » qui est la négation de l’élite entendue dans sa seule acception légitime, dit encore René Guénon ; ce n’est donc pas pour rien que « démocratie » s’oppose à « aristocratie », ce dernier mot désignant précisément, du moins lorsqu’il est pris dans son sens étymologique, le pouvoir de l’élite. Celle-ci, par définition, ne peut être que le petit nombre, et son pouvoir, son autorité plutôt, qui ne vient que de sa supériorité intellectuelle, n’a rien de commun avec la force numérique sur laquelle repose la « démocratie », dont le caractère essentiel est de sacrifier la minorité à la majorité, et aussi, par là même, la qualité à la quantité, donc l’élite à la masse. Ainsi, le rôle directeur d’une véritable élite et son existence même, car elle joue forcément ce rôle dès lors qu’elle existe, sont radicalement incompatibles avec la « démocratie », qui est intimement liée à la conception « égalitaire », c’est-à-dire à la négation d<br /> <br /> De l’égalité à l’uniformité et de « l’homme-robot » au transhumanisme<br /> <br /> L’uniformité, pour être possible, dit René Guénon, supposerait des êtres dépourvus de toutes qualités et réduits à n’être que de simples « unités » numériques ; et c’est aussi qu’une telle uniformité n’est jamais réalisable en fait, mais que tous les efforts faits pour la réaliser, notamment dans le domaine humain, ne peuvent avoir pour résultat que de dépouiller plus ou moins complètement les êtres de leurs qualités propres, et ainsi de faire d’eux quelque chose qui ressemble autant qu’il est possible à de simples machines, car la machine, le robot, produit typique du monde moderne, est bien ce qui représente, au plus haut degré qu’on ait encore pu atteindre, la prédominance de la quantité sur la qualité. C’est bien à cela que tendent, au point de vue proprement social, les conceptions « démocratiques » et « égalitaires », pour lesquelles tous les individus sont équivalents entre eux, ce qui entraîne cette supposition absurde que tous doivent être également aptes à n’importe quoi ; cette « égalité » est une<br /> <br /> Politique de droite ou de gauche, c’est toujours la même vieille tentation : convaincre les hommes de renoncer à leur autonomie, à leur singularité, à leur différence. À l’ère des machines et de l’informatique, beaucoup se prennent pour des robots. Or, les robots ne vivent pas. Ils n’ont pas d’intériorité. Ils ne connaissent qu’une loi, celle des tyrans qui les manipulent.<br /> <br /> L’égalité c’est la fin d’une race, « tous dégénérés », « tous fous », tous égaux dans la bêtise ou dans la bassesse.<br /> <br /> NB : L’éternelle lutte de la science contre l’ignorance est le suprême effort des temps présents.<br /> <br /> La science féconde va instaurer d’une manière grandiose et définitive la doctrine de nos antiques Parents et former une puissante synthèse philosophique qui unira les frères et les sœurs épars sur toute la surface terrestre ; ce sera un cycle nouveau qui dépassera la démocratie et la remplacera par une aristocratie de l’Esprit.<br /> <br /> C’est notre génération qui doit vaincre le mauvais esprit que la dégénérescence des peuples a introduit dans nos anciennes nations, c’est le devoir de la France, c’est sa mission.<br /> <br /> Cordialement.
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O
Je vous remercie pour vos multiples copies.<br /> J'en arrive à croire que mon article est très intéressant ou plus simplement un nid de coucou