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Réflexions sur l'actualité politique et souvenirs anecdotiques.

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1er tour des régionales : bref commentaires

Vingt ministres ou secrétaires d'Etat voulaient cumuler les casquettes : ministre et élu régional. A la suite d'une conjoncture défavorables, le DRH, hyperactif, prépare un important plan social : création d'une chaîne de boutiques franchisées  : "aux casquettes régionales".


Une abstention inquiétante et lucide

Inscrits : 42 426 578 Exprimés : 18 940 974 soit 44,64% des inscrits PS et alliés : 5 595 180 = 13,19% des inscrits.

Si cela continue, il y aura bientôt plus de candidats et de commentateurs que d'électeurs ! L'importance de l'abstention a été soulignée. Qui devrait inquiéter tous les démocrates. Le parti arrivé en tête avec 29,5% des suffrages exprimés ne recueille donc que 13,19% des suffrages des personne inscrites. Il faudrait aussi tenir compte des personnes qui ont le droit de vote et qui ne sont pas inscrites , "estimées à 10% sur l'ensemble du territoire" (Le Monde 19/03/10). Et ajouter celles qui n'ont pas le droit de vote. Finalement, le PS a gagné le 1er tour de ces élections grâce au vote de moins de 10% de la population adulte du pays. Cela n'enlève rien à la légalité de sa victoire.
Cela met en question la légitimité de toute la classe politique car les autres organisations ont bénéficié d'un nombre de voix encore plus faible.

Plus dramatique encore pour la démocratie, ce retrait politique touche en profondeur les couches jeunes et populaires : le taux de participation est inférieur à 30% dans certaines communes et dans certains quartiers, 25% des citoyens en âge de voter ne seraient pas inscrits.

En 2005, à travers la révolte des banlieues, en 2007 lors de l'élection présidentielle, une partie de cette population a montré qu'elle était prête à se mobiliser. Elle pensait, en se révoltant; en allant voter, que les choses allaient changer. Il n'en a rien été.

L'inertie actuelle est, à la fois, compréhensible, lucide et inquiétante pour l'avenir. C'est cette population qui souffre le plus de la crise. Mais que peut-elle attendre de ces élections ? Aussi bien la campagne électorale que les commentaires au soir des élections ont répondu clairement : rien.

Conséquences politiques ou politiciennes ?

« Le scrutin des 14 et 21 mars est un scrutin régional : ses conséquences seront donc régionales. ». A droite, il n'est pas sûr que les conséquences ne soient que régionales : des têtes vont tomber, au niveau du parti comme du gouvernement. Est-ce si important ? Cela conduira-t-il à une pause ? Ou après un remaniement droitier pour rallier les troupes à une volonté de continuer les contre-réformes ?

On a peu parlé des politiques régionales du PS pendant le dernier mandat. Il n'y a pas eu une politique régionale mais des politiques régionales. On ne parle pas beaucoup de ce que seront les politiques régionales pour les quatre ou 6 ans à venir. Mais tout le monde pense aux effets du scrutin sur l'élection présidentielle.

Europe Écologie avait un nom, un programme et une ouverture "européenne" au moment des élections européennes. Cela lui a réussi. Aux régionales, le "marketing" (garder le nom Europe-écologie), l'ouverture à des personnalités, le programme présenté n'avaient pas réellement une cohérence "régionale". Europe écologie a fait un score convenable mais doit en rebattre sur ses prétentions.

Le Front de gauche demeure le Front de gauche avec comme colonne vertébrale, le PCF. Sa seule victoire est la disparition, pour le moment, du Modem qui en fait le seul nouvel allié potentiel du PS. Le faible score du NPA en fait aussi la force principale de la "gauche de gauche".

Le parti présidentiel a regroupé tous ses alliés potentiels dés le premier tour sans pour cela se retrouver en première place et déclencher la dynamique espérée.

Mais dans cette aventure, le Modem, entre deux partis attrape-tout, a perdu le droit à l'existence comme ouverture au centre. Et débarrassé le terrain pour une entente à gauche, pour le moment, sans problème.

Lors des élections intermédiaires et/ou avec fort taux d'abstention, les extrêmes tirent mieux leur épingle du jeu. C'est le cas du FN qu'un débat national sur l'identité devait neutraliser mais qui, mal conduit, lui a redonné la parole.

Le NPA paie cher (électoralement, financièrement et probablement au niveau militant) son bras de fer avec le PC, sa volonté de faire cavalier seul et sa candidate au foulard.

Pour tous, reste le troisième tour, contre-réfomes, résistance populaire ou surgissement de nouvelles contestations ?.




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