Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 11:01
Place Jean Ferrat, Paris 11-20, 19/03/20

Place Jean Ferrat, Paris 11-20, 19/03/20

Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20
Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20
Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20

Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20

Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20
Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20 Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20
Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20

Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20

Rue des Maronites Paris 20°, r du Chemin Vert, Paris 11°, 26/02/20
Rue des Maronites Paris 20°, r du Chemin Vert, Paris 11°, 26/02/20
Rue des Maronites Paris 20°, r du Chemin Vert, Paris 11°, 26/02/20

Rue des Maronites Paris 20°, r du Chemin Vert, Paris 11°, 26/02/20

Queue devant  Casino r de Ménilmontant, Paris 20°, 27/03/20

Queue devant Casino r de Ménilmontant, Paris 20°, 27/03/20

Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20

Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20

Eglise de Ménilmontant, Paris 20°, 29/03/20

Eglise de Ménilmontant, Paris 20°, 29/03/20

Place Jean Ferrat : queue pour les cigarettes, Paris 11°, 30/03/20

Place Jean Ferrat : queue pour les cigarettes, Paris 11°, 30/03/20

Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20

Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20

Bd de belleville (2), bd de Ménilmontant, Paris, 01/04/20
Bd de belleville (2), bd de Ménilmontant, Paris, 01/04/20
Bd de belleville (2), bd de Ménilmontant, Paris, 01/04/20

Bd de belleville (2), bd de Ménilmontant, Paris, 01/04/20

Confinement à durée indéterminée
Partager cet article
Repost0
21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 22:09
Monsieur Puce, sa femme et le chien

Le confinement pour cause d’épidémie du coronavirus nécessite des changements dans la vie quotidienne. A côté des images de drames, en information continue, ces adaptations à la situation peuvent aussi donner quelques occasions de sourire.

***

Dans ces jours de confinement, comment les époux Puce vont-ils organiser leur promenade quotidienne ? Autorisée ? Interdite ? Tolérée pour des raisons précises.
Première difficulté se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire, datée, signée, en ayant coché les bonnes cases dont le modèle est fourni par l’administration.

Tous deux retraités, sans problème de garde d’enfants, sans besoin, pour le moment, de déplacement pour motif de santé, sauf réapprovisionnement dans quelque temps de médicaments indispensables, ils n’ont, heureusement, pas besoin d’utiliser les cases 1, 3 et 4.

Bien évidemment un basset ne peut se promener seul et a besoin d’un accompagnement, administrativement prévu : ce sera donc Madame Puce. Elle pourra sortir dûment pourvue d’une attestation pour besoins des animaux de compagnie, après avoir coché la case 5.
Cependant, Monsieur Puce, pour cette galanterie, va être assigné à résidence car il serait abusif de prévoir deux accompagnants pour la petite bête chérie. Encore que si Madame tient la laisse, Monsieur pourrait être préposé au ramassage des besoins privés de l’incontinent basset…
Mais pour ne pas irriter la force publique, il p
réfèrerait utiliser un motif prévu : déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle, par exemple. A condition de courir car un de ses amis a appris, à ses dépens, que la marche n’est pas acceptée comme activité physique individuelle !
Et à 84 ans, il n’est pas question de se remettre à la course à pied. Il n’a même pas la tenue adéquate, notamment des chaussures de sport. Impossible à acheter. Peut-être, la marche rapide, un peu ralentie, mais avec deux bâtons… La case 5 est donc encore exclue.

Reste la case 2 : déplacement pour effectuer des achats de première nécessité dans des établissements autorisés. A défaut de brioche, Monsieur Puce ira acheter la quotidienne baguette de pain quand Madame promènera le gentil basset.
Il va donc
pouvoir marcher. En compagnie de Madame mais ce ne sera pas une marche matrimoniale. Pour respecter la consigne et donner le bon exemple civique, il devra se tenir, devant ou derrière son épouse, à plus d’un mètre, ou mieux sur le trottoir d’en face.

Cette distanciation réglementaire n’est cependant pas insupportable. Elle n’est heureusement pas obligatoire à l’intérieur du domicile.
 

Monsieur Puce, sa femme et le chien
Partager cet article
Repost0
20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 12:17
Coronavirus et politique

L’épidémie due au coronavirus est l’occasion de vérifier que la communication et la prévision sont des arts difficiles qui ont peu à voir avec l’information et les faits. Quand la communication domine l’information, il n’est pas étonnant que celle-ci soit déformée jusqu’à l’incohérence peu favorable pour obtenir le comportement espéré de la population. Les politiques, fuyant leur responsabilité, mettent alors en cause l’indiscipline des Français.

Mais la politique est aussi un art difficile.

La décision concernant les élections municipales l’a bien montré. Emmanuel Macron savait qu’il serait critiqué, sévèrement, par l’opposition. Il ne lui restait qu’à prendre la décision qui lui paraissait la plus juste et en cohérence avec l’ensemble des décisions prises dans la gestion de la crise due au coronavirus.
S’il avait ajourné les élections municipales, l’opposition aurait crié à la peur de la débâcle électorale du parti présidentiel, à l’atteinte à la démocratie, à la dictature. Il a consulté, notamment, Gérard Larcher, président du Sénat, deuxième personnage de l’État, François Baroin, président de l’Association des maires de France (AMF) qui se sont opposés au report. La décision prise, tout le monde lui tombe dessus et notamment les petits camarades de Larcher et Baroin

Cette position pouvait paraître discutable. D’autant qu’elle ne concernait pas le second tour et rendait donc tous les résultats difficiles à proclamer. Elle devenait totalement incompréhensible, le samedi, après les annonces d’Édouard Philippe de tout arrêter sauf les élections ! A se demander qui gouverne du président de la République ou du chef de gouvernement.

Bien entendu, le président et le premier ministre se cachent derrière l’avis du Conseil scientifique. D’après Checknews, le président de ce conseil, Jean-François Delfraissy a déclaré : Une des décisions prises par le président de la République est de conseiller […] une réduction très forte de la vie sociale des personnes au-dessus de 70 ans. Ces personnes néanmoins auront accès aux courses tous les jours. La question posée était : est-ce que finalement aller voter est comparable avec aller faire ses courses dans un supermarché. Le conseil scientifique a considéré qu’il n’y avait pas d’élément pour penser qu’il y aurait un surrisque pour ces personnes à condition que les élections soient organisées de façon pratique […]. Le risque n’était pas plus grand que la possibilité qu’on leur laisse de continuer de faire leurs courses» (Libération 15/03/20).
Il existe, cependant, une petite différence : les personnes d
e plus de 70 ans, encore moins que les autres, ne peuvent reculer leurs courses de plusieurs mois. C’était possible pour les élections municipales sans mettre en danger la République. Le Conseil aurait pu donner le même avis pour le deuxième, le troisième, le énième tour : quelles que soient les circonstances. Le bureau de vote a peu de probabilités d’être plus dangereux que le marché !
Ce n’est qu’un avis, la décision appartient au président de la République.

Pour juger de l’évolution future de l’épidémie, tout le monde s’appuie sur les chiffres publiés dans les différents pays qui ont été les premiers pays touchés par le coronavirus. Pour ce faire, il faut avoir confiance dans les chiffres, toujours fournis par les États, et, pour les comparer, il faudrait qu’ils soient recueillis suivant les mêmes méthodes.
Concernant, les sujets contaminés, c’est strictement impossible : chaque pays ayant sa politique
sa politique de dénombrement et sa pratique des tests. Qui peut, en plus, varier dans le temps.
Cela n’empêche pas la publication des données quotidienne et leur
comparaison.

Le nombre de morts est certainement plus fiable s’il n’est pas manipulé par les gouvernements. D’après les renseignements fourmis par la Chine, touchée bien avant la France, il y aurait plus de 3000 décès depuis le début de l’épidémie pour 1,5 milliard d’habitants. Il y en a moins de 400 en France pour 67 millions d’habitants. Et certains nous en annoncent, si rien n’est fait, entre 300 000 et 500 000 ! Qui devrait être atteint dans un mois environ au rythme actuel de croissance, doublement tous les 3 ou 4 jours !!!
Incohérence des chiffes ?

Bien entendu, un tsunami n’est pas nécessaire pour épuiser les possibilités humaines et matérielles des services hospitaliers. Depuis 11 mois, des chefs de service hospitalier sont en gréve administrative, non pour demander une augmentation de salaire, cela tout le monde sait faire, mais pour demander un surcroît de moyens en matériel et en personnel pour faire face aux difficultés quotidiennes. Même si le coronavirus n’est pas plus qu’une grippe saisonnière, dont on n’entend pas parler, c’est une grippe supplémentaire, elle augmente fortement le nombre de cas auxquels les services hospitaliers doivent faire face. Avec un matériel et un personnel, insuffisants en temps ordinaire, le personnel étant plus touché que la population par le virus.
 

Tout le monde est d’accord, les moyens sont insuffisants. Quant aux responsabilités, c’est la faute des autres : Conseil scientifique, politiques, population qui ne suit pas les consignes…

Faut-il rappeler les déclarations des uns et des autres pour en sentir leur coté... dérisoire ? Christophe Castaner, prévenant avait fait ses calculs, faux d'ailleurs : Il y a en moyenne 1 000 électeurs par bureau de vote. Avec une participation de 60%, soit 600 personnes  à venir voter en l'espace de 10 à 12 heures, cela revient à 30 à 40 personnes par heure dans un même bureau. Ce qui permet d'éviter les contacts physiques.

Différences dans les déclarations d’Agnès Buzyn en quelques semaines. Il est regrettable, pour elle surtout, qu’elle n’ait pas parlé plus tôt si ce qu’elle dit, maintenant, est vrai. Si elle pensait qu’un tsunami arrivait…

La santé publique souffre de l’accumulation de pénuries organisées depuis des années. Aujourd’hui, le président Macron découvre les bienfaits de ce que, depuis son arrivée à la présidence, il s’efforce de réduire encore. Le service public, la notion de service public. Il rend hommage aux professionnels à ceux qu‘il a refusé d’entendre depuis des mois, pas seulement aux hospitaliers… Un hommage, cest bien et cela ne coûte pas cher. Nous avons en France les meilleurs virologues, les meilleurs épidémiologistes, des spécialistes de grand renom, des cliniciens aussi, des gens qui sont sur le terrain et que nous avons écouté, comme nous le faisons depuis le premier jour. Tous nous ont dit que malgré nos efforts pour le freiner, le virus continue de se propager et est en train de s'accélérer. Nous le savions, nous le redoutions.

Il savait tout ! Comme le dit Agnès Buzyn. Avant cette guerre comme avant une autre, il ne manquait pas un bouton de guêtre. Il ne manque que les masques qui sont inefficaces aujourd’hui mais qui risquent d’être fortement conseillés demain quand ils seront disponibles (Pour les masques FFP2, 70 à 80% des masques achetés en Europe viennent d’Asie). Il manque du gel hydroalcoolique dont l’usage est recommandé. Beaucoup plus grave, il manque des lits d’hôpitaux, des respirateurs qui, d’ailleurs, ne sont pas fabriqués en France…

Lors d’une enquête menée en juin-juillet 2009, le nombre de lits de réanimation recensés était de 4769 contre 5707 places en 2006, le nombre de respirateurs en réanimation 7007 en 2009 et de 9236 en 2006.
Selon l'OCDE, en 2018, sur 35 pays, la France se classe au 19e rang pour le nombre de lits en soins intensifs : Japon (7,8 lits pour 1.000 habitants), Corée du Sud (7,1), Allemagne (6), Lituanie (5,5), République slovaque (4,9), Pologne (4,8), Hongrie (4,3), Slovénie (4,2), République tchèque (4,1), Estonie (3,5) et Lettonie (3,3), France (3,1), Italie (2,6), États-Unis (2,4), Espagne (2,4), Royaume-Uni (2,1).

Pour en voir les conséquences, il suffit de comparer le nombre de morts en Allemagne, en France, en Italie… en tenant compte du décalage dans l’apparition de l’épidémie.


Maintenant, le président de la République est prêt à tirer la leçon : ce que révèle d'ores et déjà cette pandémie, c'est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe... qu'il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d'autres est une folie... Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens. Je les assumerai.

Tout était prévu ! Pourquoi ce retard à l'action ? Pourquoi ce revirement politique ?T
Mais comme les promesses n’engagent que ceux qui y croient, peut-être serait-il bon de mettre Emmanuel Macron à la retraite pour services non rendus à la population. Au minimum.

Coronavirus et politique
Partager cet article
Repost0
18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 13:58
Promenade de santé

Le confinement pour cause d’épidémie du coronavirus nécessite des changements dans la vie quotidienne. Ils sont quelquefois gênants, ils peuvent aussi donner un nouveau sourire. Donner lieu à des signes montrant que la notion de solidarité n’a pas complètement disparu dans une société décrite, tous les jours, comme seulement individualiste.
 

Promenade de santé

L’Académie le proclame, la promenade quotidienne est une activité physique indispensable pour la santé, notamment pour les personnes âgées. En conséquence, Monsieur et Madame Puce, qui n’ont plus 20 ans, font leur promenade hygiénique dans le quartier et répondent en même temps aux besoins de leur basset. Cette double exigence peut être maintenue en période de confinement, moyennant certaines précautions largement diffusées et une attestation de déplacement dérogatoire.

Cependant, les difficultés commencent avec l’ascenseur aux dimensions, parfois, minimales. Comment respecter la distance recommandée d'un mètre minimum ? L’ascenseur peut être utilisé par deux personnes, au plus, en même temps. Et encore dos à dos, pour éviter les dangereuses gouttelettes. Bien sûr, il est toujours possible de l’éviter. Toujours ? Quel que soit l’âge ? Quel que soit le poids des courses ? Descendre ou monter plusieurs étages ? Pour le couple Plume...

Reste la patience : Mr et Me Puce peuvent attendre que l’ascenseur soit vide. Au risque, surtout au rez de chaussée, d'attendre quelque temps avec des voisins. Cela permet de faire plus ample connaissance. De partager les bonnes, les mauvaises et les fausses nouvelles et des considérations sur le temps en utilisant le pallier et en jouant aux quatre coins pour respecter la distance réglementaire.

Dans la rue, pour les Puce, les rencontres des meilleurs amis sont devenues les plus dangereuses. Il faut désormais éviter les effusions et les accolades. Se parler à distance quand Mr Puce n’a pas oublié ses prothèses auditives ou arriver rapidement à la conclusion : on se rappelle au téléphone ou, plus moderne, grâce aux outils de communications qui permettent de joindre l’image à la parole.  Pour les Puce, ce sera l’occasion d’une extension et d'un perfectionnement des moyens de contacts, encore faut-il que les uns et les autres aient pu, au préalable, faire régler l’appareil par les petits enfants. Qui maintenant ne peuvent jouer les réparateurs à domicile.

Les petits enfants sont plus éloignés mais les Puce ne se sentent pas complètement abandonnés. Dans l'immeuble, sur les 44 appartements, 6 personnes ont apposé des messages dans les ascenseurs pour proposer leurs services aux personnes ayant quelques difficultés.

Une solidarité virale en marche ?

Promenade de santé
Partager cet article
Repost0
13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 22:17
A propos de Mort sur le Nil

L'ambiguïté du titre français, Mort sur le Nil, est la première question que pose ce célèbre roman policier d'Agatha Christie, dénouée par le titre anglais, Death on the Nile (1) : il s’agit de la mort et non d’un mort sur le Nil. Car il y a plusieurs morts dans ce roman qui aurait pu être intitulé Deux mariages et cinq enterrements.

Le roman ne commence pas par un crime ou  par un cadavre dont il va falloir dénouer l'histoire et trouver le responsable. Le crime ne survient qu'après le premier tiers du roman et constitue la première énigme que pour le lecteur : qui va mourir dans cet échantillon de la bonne société, essentiellement, britannique, où tout le monde se connaît ou presque, en croisière touristique sur le Nil ?

Question peut-être inopportune car Agatha Christie s’étend largement sur la description d’une personne, la seule personnalité exceptionnelle qui attire tous les regards, admiration, jalousie, rancune qui la désignent au lecteur comme la probable victime.
E
lle est la première dans l’ordre d’apparition des dix-huit personnages présentés dont cinq ne seront pas de la croisière et ne peuvent être ni la victime, ni le coupable et Hercule Poirot, le célèbre détective. Cela réduit, pour le lecteur, le nombre de suspects à douze. Il est difficile de penser que les rôles principaux, victime ou coupable, puissent ne pas apparaître dans cette première liste et se trouver parmi les six croisiéristes découverts par la suite. Le lecteur est en droit de penser qu’ils ne sont que des personnages secondaires par leur rang ou leur nationalité dont un policier, confident et auxiliaire d’Hercule Poirot, une victime collatérale comme on dit aujourd’hui, un archéologue italien, un aristocrate original et incognitocomparses éventuels ? Leurres pour le lecteur ? En oubliant, bien sûr, le personnel qui se résume à quelques stewards anonymes et un Nubien...

Cette personne est exceptionnelle par sa beauté, son élégance, sa richesse, son intelligence mais aussi par son inconsciente suffisance pleine de bonne volonté. En un mot, la perfection d'une jeune femme de son rang en fait la victime annoncée. D’autant que de nombreux compagnons de croisière souffrent de cette altière supériorité et ont quelques motifs plus ou moins légitimes de lui en vouloir, possibles mobiles d’un passage à l’acte.

Le crime commis, la victime connue, reste à trouver parmi les mobiles suggérés par l’auteur lequel a poussé à commettre l’acte meurtrier.
La seule présentation des personnages, dans leur milieu au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis ou en croisière, fournit à Hercule Poirot et au lecteur, de nombreux indices qui orientent vers la victime d’abord, les coupables ensuite. Indices dont la collecte commence donc avant le crime, avant l’enquête.

Au total, une dizaine de britanniques semblent être les seuls passagers de la croisière, pouvant prétendre à la culpabilité. Quelques autres personnes participent à la croisière mais sont indignes de tout soupçon, par leur condition ou leur nationalité : une infirmière française, un archéologue italien, un lord original incognito et tout le personnel qui se résume à quelques stewards anonymes et un Nubien..

C’est seulement parmi les personnes de cette haute société impériale, dignes d’attention, que se trouve le ou les coupables. Car chacun, au dessus de tout soupçon, est dans une situation, plus ou moins douteuse, susceptible de l’entraîner à des actes gravissimes : un prétendant délaissé, un noble ami humilié, ils ne font pas partie de la croisière. Restent une amie dont le fiancé a été détourné, un membre d’une vieille famille ruinée par des manœuvres financières du père de la victime, des gestionnaires douteux de sa fortune, un voleur de bijoux surpris dans son activité, un amoureux indélicat contrarié par une intervention intempestive, une kleptomane ou une alcoolique, malencontreusement démasquées... Ces différentes raisons d’importance inégale touchent des personne plus ou moins aptes à commettre un acte d’une telle gravité

Le premier mobile, de toute évidence, dans le classique trio amoureux, est la fiancée délaissée qui en fait la première suspecte. Elle n’hésite d’ailleurs pas à provoquer, à montrer son revolver, à crier son amour-haine...
Mais cette évidence est trop simple

Heureusement, Hercule Poirot est à bord. Grâce au hasard, à sa mémoire exceptionnelle, un repas à Londres quelques mois auparavant, à un excellent don d’observation, à une grande finesse psychologique, à sa perspicacité, à ses intuitions, à sa réputation qui en fait le confident des uns et des autres, le célèbre détective va dénouer le problème. Avec cependant deux meurtres supplémentaires qui font progresser l’action. Et deux autres morts violentes à l’arrivée de la croisière qui la concluent. Le titre du roman aurait pu être Deux mariages et cinq enterrements. Car il n’y a pas lors de cette croisière que des meurtres.

Hercule Poirot est assisté du colonel Race qui recherche mollement et trouve fortuitement, un tueur à la solde de rebelles d’Afrique du Sud. Il joue aussi un rôle de confident, de faire-valoir…

Deux policiers du même monde, hommes justes et généreux, qui se plaisent à faire œuvre de justice en respectant sinon la loi du moins l’ordre : ici, tous les délits sont tenus secrets, sauf les assassinats. Ils sauvent ainsi les apparences d’une société qui ne doit pas faillir, qui doit paraître. Et la croisière finit heureusement par deux unions. Quand Race reconnaît logiquement : De fait, ce mariage a été réglé par le Ciel et Hercule Poirot. Celui-ci réplique avec son humour et sa vanité légendaires : Non, cette histoire a été tout entière imaginée par moi. C'est à dire, plus justement, imaginée par Agatha Christie.
Quant aux morts collatérales en cours d’enquête, Dieu ou Diable n'ont pas eu besoin d'aide.

 

Le nœud, le leurre du drame est dans le classique trio passionnel. Et Agatha Christie s’ingénie à faire progresser l’enquête en éliminant les différentes hypothèses qu’elle a suggérées au lecteur, notamment à travers les confidences d’Hercule Poirot à Race.
Dans un rapport d’étape approuvé par Hercule Poirot, Race dresse la liste de ce
ux qui ont des mobiles plausibles contre lesquels nous possédons des témoignages certains (six personnes), et ceux qui, à notre connaissance, sont libres de tout soupçon (huit personnes). Curieusement, il ne cite ni dans un groupe, ni dans l’autre, ni dans un troisième, deux membres du classique trio. Façon de les faire oublier du lecteur...

Les unes sont soupçonnées à cause de motivations qui paraissent un peu légères, découvertes de l’alcoolisme caché d’une vieille femme, kleptomanie d’une autre que son infirmière personnelle surveille... Dautres sont plus ou moins suspects à la suite de déclarations mensongères en contradiction avec d’autres témoignages, visant à cacher des choses plus graves… D’autres enfin paraissent difficilement coupables car n’ayant jamais échappé au regard des uns ou des autres surtout après un tir apparemment passionnel de la fiancée délaissée sur celui qui l’a abandonnée pour son ancienne meilleure amie. Ou une suspecte elle-même assassinée !
Il ne reste plus à Hercule Poirot qu’à faire étalage de son don d’observation
des faits comme des sentiments et de relier des indices qui conduisent à confondre les coupables.
Ce qui paraît alors évident au lecteur.

A propos de Mort sur le Nil

1 - Mort sur le Nil (Death on the Nile) de Agatha Christie, Librairie des Champs-Élysées, 1948, 254 p.

Partager cet article
Repost0
5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 08:48
Madame la maire de Paris...

Le poste de maire de Paris ne semble pas pouvoir échapper à une des trois femmes que les sondages mettent en position favorable dans cette élection. D’où la tentation de faire leur portrait qu’une éditorialiste de référence a pu intituler La mairie de Paris et ses trois grâces, titre que ne saurait se permettre un mâle, blanc, au cinquantième anniversaire depuis longtemps oublié. Surtout que cet éditorial se termine par une avertissement : cette élection dépend fortement d’hommes, relégués au second plan… qui, au bout du compte, plieront le match…

Mais une autre particularité du trio de tête est intéressante à souligner. Toutes trois sont ou immigrée ou d’origine immigrée, de pays différents, dans des circonstances différentes, ce qui permet de penser que la population est moins xénophobe ou raciste (antisémitisme compris) que bien des politiques veulent le faire croire à travers leurs déclarations, leurs décisions… depuis une quarantaine d’années.

Anne Hidalgo, titulaire du poste, est née en Espagne d’un ouvrier électricien syndicaliste et d’une couturière, immigrés en France en 1962.

Rachida Dati est née en France d’un père maçon d'origine marocaine, arrivé en France en 1963, et d’une mère d'origine algérienne. Ancienne conseillère puis porte-parole de Sarkozy, ministre de la Justice du gouvernement Fillon, ancienne députée européenne, elle est actuellement maire, dans les beaux quartiers de Paris, du 7ème arrondissement.

Agnès Buzyn est née à Paris d’une famille juive polonaise. Son père, chirurgien orthopédiste, a été déporté à Auschwitz à l’âge de 12 ans (ses grands parents n’en sont pas revenus), et sa mère, psychanalyste, a été cachée pendant la guerre… Professeur de médecine, elle était ministre de la Santé poste qu'elle a dû abandonner à la demande du président de la République qui l'a envoyée en mission pour remplacer, au pied levé, l'ex-ministre Benjamin Grivaux, ex-candidat de LREM (1).

Si Agnès Buzyn a dit, récemment, Je n’ai peur de rien (2), cette qualité, positive ou négative, peut être reconnue aux deux autres candidates. Elle avait déjà été revendiquée par Rachida Dati, Je n'ai peur de rien, vous savez. Personne n'a idée de la force de mes ressorts (3). Car cette place n’a pas dû leur être offerte sur un plateau par leurs petits camarades de parti. A la République en marche, les candidats étaient nombreux, et deux se sont mis en compétition. Si l’un a été renié par son parti, LREM, l’autre conforté par le président de la République a disparu, incidemment, et le président a dû réparer avec Agnès Buzyn, la défection de son premier choix pour sauver ce qui pouvait l’être.

Anne Hidalgo, inspectrice du travail, conseillère technique dans différents cabinets ministériels, devient conseillère de Paris. Nommée maire adjointe par Bertrand Delanoë, elle lui succède à son départ. Et, maire sortante, elle doit affronter les attaques venant de tous les candidats.

Rachida Dati a du batailler dur, a connu de multiples vicissitudes, de multiples embûches pour obtenir les appuis successifs qui lui ont permis de conquérir sa place de représentante de la droite parisienne. Rares étaient ceux qui, il y a quelques mois encore, pensaient qu’elle pourrait être considérée comme une prétendante sérieuse à la mairie de Paris.

Ces trois candidates pourraient être considérées comme l’image triomphante d’une intégration réussie si la ligne politique, les déclarations des partis affichaient une réelle volonté d’intégration. Ce qui est loin d’être le cas depuis des dizaines d’années ! On pourrait même dire que , femmes, elles sont candidates malgré leur origine ou malgré la politique des partis, malgré l’atmosphère que les politiques font peser sur les questions d’immigration.
La maire de Paris sera élue démocratiquement par la population. Certes, étant donné le système électoral, elle ne sera pas élue directement par les citoyennes et les citoyens mais e
lles sont, toutes les trois, probablement plus connues que leur programme électoral !
Sans vouloir en faire les représentantes de l’immigration qu’elles ne sont pas, elles ne sont pas plus rejetées que l’ensemble du personnel politique.

D’ailleurs, sur les questions d’immigration, la population est peut-être plus ouverte que les politiques qui manquent pour le moins d’humanité.
Ce que montre l’importance des gestes, des actes de solidarité, à travers tout le territoire, comme ailleurs en Europe, de simples citoyens qui n’hésitent pas, de façon informelle ou organisée, à agir pour ceux ou celles qui sont abandonnés ou poursuivis par l’État, courant même le risque d’être poursuivis pour délit de solidarité.

Il faut le répéter, une fois de plus, à l’occasion de ces élections municipales, les politiques sont aussi en retard sur l’attribution du droit de vote aux résidents étrangers non communautaires, qui serait un pas important vers l’égalité.
Ainsi, depuis 1994, La Lettre de la citoyenneté pose la même question par sondage sur l’extension du droit de vote pour les élections municipales et européennes aux étrangers non communautaires. Depuis 14 années, la majorité des sondés s’y déclare favorable et aujourd’hui encore plus qu’hier : 62 % pour, 34 % contre (4) !
Mais il y a pire
 ! Les Britanniques résidant en France avaient, depuis le traité de Maastricht, le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et européennes. Du fait du Brexit, ils ne voteront pas aux prochaines municipales ! Certains d’entre eux étaient membres de conseils municipaux. Ils ne peuvent pas se représenter !
Ils vivent toujours dans la même commune. Ils n’ont pas démissionné. Pour quelle raison sont-ils punis ? Sont-ils moins intégrés aujourd’hui qu’hier ? Ont-ils démérité ? Sont-ils rejetés par les électeurs ?
Q
u’en pensent leurs concitoyens de la commune ? On ne leur a pas posé la question.

Il est heureux que des personnes issues de l’immigration puissent devenir maire, notamment, image importante, maire de Paris. Il est regrettable que, en même temps, probablement pour la première fois, en France et en régime démocratique, on entérine, en silence, un pas en arrière dans la longue marche vers un suffrage réellement universel.

1 – Il faut noter que le président de la République qui considère les élections municipales comme n’ayant aucune incidence nationale, a envoyé successivement deux ministres à l’assaut de la mairie de Paris.
2 – Le Parisien, 19 /02/20
3 - Elle, 08/07/19
4 - Lettre de la Citoyenneté,n°163, janvier-février 2020

 

 

 Résultts des sondages de la Lettre de la citoyenneté de 1994 à 2020

Résultts des sondages de la Lettre de la citoyenneté de 1994 à 2020

Partager cet article
Repost0
25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 23:27
La maison où je suis mort autrefois (1)

La maison où je suis mort autrefois

 

Une jeune femme demande à son ancien petit ami de l’aider à dénouer son passé et à retrouver sa mémoire. Cette quête aurait pu tourner au réchauffement d’une relation qui n’est pas complètement oubliée. Elle va les conduire à mettre au jour un passé douloureux et une affaire criminelle vieille de plus de vingt ans. Affaire exceptionnelle dans des circonstances qui ne sont pas propres au Japon.

L’originalité de l’histoire tient, d’abord, au point de départ de ce policier qui n’est pas un meurtre dont il faut retrouver le coupable. Mais à la volonté d’une femme qui n’a aucune trace, ni souvenir, ni photographie, de ses premières années, avant l’entrée à l’école primaire. Avec le sentiment d’être différente. Ce qui l’avait rapprochée de l’auteur. Et qui veut en retrouver la cause dans l’espoir de se libérer.
Les deux enquêteurs ne sont pas l’équipe habituelle constituée d’un inspecteur ou un détective privé en duo avec un assistant, confident ou faire valoir. Ici le classique travail d’enquête policière associe la recherche d’indices matériels et la perspicacité d’un jeune homme aidé par une jeune femme, objet et sujet participant à l’enquête. Demandeuse, victime, témoin indispensable, qui doit extraire péniblement de son cerveau des lambeaux de souvenirs. Qui orientent les recherches. Qui éveillent de nouveaux souvenirs parcellaires.

Ils sont, tous deux, amenés à fouiller pendant une longue journée une maison poussiéreuse, abandonnée mais qui leur donne l’illusion de la vie alors qu’elle n’est riche que des traces d’un passé reconstruit qui n’est pas le sien. Qui leur permet de retrouver une histoire qui s’est déroulée ailleurs !

Cette double fouille dans une maison et une mémoire mortes conduit à redonner vie au traumatisme vécu dans une situation familiale criminelle. Où elle n’a pas été simplement victime. Cette enquête est, à la fois, policière et psychanalytique . Et rend à la conscience un conflit enfoui et bloquant.

Cette maison, plus fabriquée que réelle, permet une seconde naissance, douloureuse de la jeune femme. Douloureuse parce qu’elle est l’écrin, fictif, de la vie et de la mort d’une famille dans lesquelles elle est impliquée. Une seconde naissance qui lui permettra, peut-être, de repartir dans la vie avec son passé retrouvé, une identité modifiée, nouvelle, assumée… Loin de son enfance, loin de la maison du souvenir de son enfance.

 

Loin d’une maison où elle est morte autrefois. Une maison que l’auteur a connu. Peut-être aussi le lecteur. Car chacun a laissé, dans une maison, son enfance pour la vie d’adulte. Qu’il faut, finalement affronter. Seul, inexorablement seul.

 

Cette enquête, à la fois policière et psychologique, vise à trouver la cause d’un trouble psychique qui révèle un acte criminel ignoré, plus ou moins volontairement, vingt-trois ans auparavant. Dans un contexte social et national complexe : rigidité de l’éducation, pédophilie, mythologie chrétienne.

La maison où je suis mort autrefois (1)

Pour les personnes qui n’ont pas l’intention de lire le livre.


 

Derrière la complexité policière de l’intrigue propre au genre, l’enquêteuse participante, à la recherche des faits, des signes physiques objectifs doit retrouver, dans sa mémoire effacée la partie cachée, inconsciente mais conservée. Comme la police peut retrouver, sur un disque dur, images ou écrits que l’utilisateur a cru faire disparaître définitivement.
Ce sont les indices objectifs et ses souvenirs furtifs qui se nourrissent les uns les autres pour faire progresser vers la découverte d’un passé, peut-être, libérateur.

Comme dans tout bon roman policier, le coupable ou la coupable n’est pas obligatoirement la personne soupçonnée ou finalement désignée. Ici, il y a même plusieurs coupables dans l’enchaînement des faits : celui qui met le feu, celle qui dit tue-le, celui qui a détruit sa fille par ses attouchements et le grand-père qui a méprisé, rejeté son fils et s’est substitué à lui dans l’éducation de son petit-fils.
Maltraitance, pédophilie,
problèmes de société qui ne sont pas spécifiquement japonais.

L’enquête se déroule dans une maison qui n’est qu’une reconstitution, morte, imparfaite, peuplée de faux objets souvenirs, lieu d’une retrouvaille qui ne peut qu’être incomplète du fait de son imperfection. Mais qui permet finalement la renaissance après une si longue absence.

Le lecteur ignorant est intrigué par la présence de croix dans un pays où le catholicisme ne concerne qu’une infime minorité. Alors que cette présence n’apparaît pas évidente ni lors des événements, ni au cours de la vie des jeunes enquêteurs.
P
résence diffuse des mythes chrétiens. Contestation ?

L’enquête n’existe que par la curiosité (le péché originel ?) de la jeune femme voulant retrouver son enfance disparue. Cette enquête débouche, de façon inattendue, sur la mort provoquée de trois personnes : le père haï, l’autre, le mauvais larron seul visé par l’incendie, son fils, le criminel, le bon larron et l’innocente, la fille des domestiques de la maison.
Pour sauver la fille, réellement responsable,
tue-le, de ce malheur, la grand-mère, qui n’a pas probablement connu cette responsabilité, décide de la faire adopter par le couple de serviteurs. Mais cela ne la sauvera pas. On ne peut bâtir sur la mort d’un innocent (le christianisme).

Ce n’est pas l’adoption, semble-t-il fréquente au Japon, surtout l’adoption d’adultes, qui est condamnée. L’adoption cachée ? Les deux enquêteurs sont des enfants adoptés, ce qui peut expliquer les affinités d’adolescents qui se sentent différents. Mais le jeune homme sait, tandis que la jeune femme ignore. Et si le premier a mal supporté cette adoption, la seconde a réagi au drame, à l’adoption et au silence de ses parents adoptifs par l’amnésie.
Cette révélation ne l
a libère que partiellement. Ils restent tous deux dans cette maison de leur enfance qui les enferme dans la solitude. Ils ne bâtiront pas une maison commune.

1 - La maison où je suis mort autrefois de Keigo Higashimo. Traduit du japonais. Babel noir, Actes sud 2010

 

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 20:52
Une main encombrante de Henning Mankell

Une main encombrante est le douzième et dernier roman de la série consacrée par Henning Mankell aux enquêtes de l’inspecteur Kurt Wallander. Cet inspecteur qu’il a créé et auquel il dit avoir donné quelques ressemblances avec lui-même.


Dans le récit, Wallander est parlé par le narrateur ou parle à la première personne.
Mais au-delà de
ce parti pris narratif, l'auteur prête à son héros des sentiments, des compoortements dont il n’est pas certain que ce soit seulement ceux de l’inspecteur : l’histoire se déroule en 2002, le livre est paru en 2013 et, en janvier 2014, l’auteur rend publique l’affection dont il souffre, un cancer avancé, qui l’emporte en octobre 2015.
Coïncidence ? Prémonition ? Fatigue annonciatrice ? Savait-il déjà ?

Quoi qu’il en soit, une bonne partie de ce bref roman porte autant sur la vie de l’inspecteur que sur l’intrigue proprement dite : sa lassitude de la vie, son âge avancé, les difficultés du métier, la politique du chiffre, la nouvelle délinquance, l’insuffisance des moyens, le bilan d’une vie honorable mais insatisfaite… L’incapacité de changer par une rupture trop tardive, même pour de simples vacances au soleil...

Dans sa note Wallander et moi, Mankell affirme deux choses qui paraissent discutables à la lecture du roman.

- Je crois pouvoir affirmer qu'il n'est jamais arrivé que Willander prenne une place plus importante que l'histoire... Il n'est pas sûr que ce soit le cas ici et peut être même la vie de Mankell plus que celle de Wallander...

- Le racisme est un crime contre lequel il se révolte. Cela donne une réflexion entre policiers sur le peu d’intérêt de la presse et de l’opinion publique lors de la disparition de deux personnes..., des tattares … Mais demande à être nuancé à la lecture du roman.

Dans ce récit, la place des femmes est politiquement correcte : l’une, sa supérieure hiérarchique, est une femme mais très compétente, précise Wallander l’autre est médecin légiste et très fiable et la propre fille de Wallander travaille dans la même unité de police que son père.

Mais dans l’intrigue, des clichés apparaissent : une bagarre entre ivrognes au cours de laquelle un Polonais tue un habitant, disparition du couple de tattares qui abandonnent une roulotte, après un vol dont ils craignent les conséquences, et qui reviennent sous un faux-nom, leur petite fille, petite prostituée est soupçonnée de braquage enfin l’enquête permet de découvrir que le drame d’il y a cinquante ans, s’est déroulé au sein d’une famille d’étrangers, des Estoniens...

On aura compris que Kurt Wallander n’est pas un policier à la James Bond. Ce n’est pas un homme d’action appelé à affronter des brigands de haute volée et des intrigues internationales. Dans un monde qui est le sien où les choses changent, les relations de voisinage…, il travaille en équipe : sous la direction de Lisa Holgersson, avec des collaborateurs suivant les besoins : Morrisson son collègue mais aussi Stina Hurlèn, médecin légiste, Stefan qui cherche dans les registres d’État civil, Nyberg qui fait les fouilles dans le jardin... Et même sa fille, Linda qui le suit quelquefois.

Il ne résout pas le problème par une sagacité à la Sherlock Homes. Plutôt par un patient travail d’équipe, police scientifique, recherche dans les archives et informations extérieures qui font progresser vers la découverte de la solution.

Les personnages dont on sait quelque chose sont seuls : Wallander, séparé, Linda à un amant intermittent, Ivar n’a jamais eu de femme, on ne sait pas grand-chose de Katja la jeune prostituée…

Finalement, l’histoire commence, un dimanche matin, avec l’espoir de trouver enfin la maison de ses rêves et se referme sur lui. Elle est la maison où a été commis un parricide et qui lui a fait connaître la plus grande peur de sa vie, où il s’est vu face à la mort.
Découvrant quelque chose qu’il n’avait jamais connu
auparavant une bouffée de vie exaltante qui lui fait prendre conscience que, malgré tout, il est encore vivant.

Une main encombrante, Henning Mankell, 172 pages, Seuil, 2014, traduit du suédois.

Une main encombrante de Henning Mankell
Partager cet article
Repost0
25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 09:48
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !

Sixième journée nationale de mobilisation !

En attendant les suivantes !

Au delà de la classique guerre des chiffres entre les organisateurs, le groupe « occurrence » et le gouvernement, tout le monde a reconnu que le nombre de participants aux manifestations du vendredi 24 janvier était plus important que lors de la journée nationale précédente. Sur un fond de soutien constant, avec des variables, de la population malgré les difficultés occasionnées par les grèves et le battage médiatique et gouvernemental pour opposer les uns aux autres.
Est-ce un signe de reprise de la mobilisation ? Ou simple sursaut à l’occasion de la présentation des projets de loi en Conseil des ministres ?

Quoi qu'il en soit, présentation des lois en Conseil des ministres et manifestations témoignent que l'affrontement continue.

Une nouvelle manifestation, toujours aussi animée, qui ne lâche rien. Avec un important groupe de tête, mêlant gilets jaunes, syndiqués et inorganisés.
Derrière eux, une participation importante de groupes venus ajouter leurs propres difficultés à la revendication commune contre la contre-réforme des retraites : avocats, enseignants, jeunes, présence significative d’ATTAC, suivis par les syndicats en queue de manifestation, notamment de la CGT, plus importante.

La Constitution donne à Emmanuel Macron et Édouard Philippe et à leur majorité parlementaire la possibilité juridique de passer outre aux oppositions politiques, syndicales et populaires.
Mais ils viennent de connaître un nouveau et cuisant désaveu, à la fois politique et technique, avec l’avis du Conseil d’État qui confirme, fort heureusement, que cette contre-réforme était aussi techniquement mal préparée, et loin d’être universelle, juste, équilibrée, simple… Toutes qualifications qui étaient déjà mises en doute, y compris au sein de la majorité et des soutiens médiatiques habituels du gouvernement.

Que vont faire Emmanuel Macron et son gouvernement ?
Vont-ils essayer, malgré tout, de passer en force ? Il ne fait pas de doute que ce ne sera pas aussi facile qu’ils l’espéraient.

Vont-ils faire des concessions et essayer d’obtenir un soutien déterminé des syndicats réformistes en abandonnant, définitivement, le pivot douloureux ? C’est à dire désavouer Édouard Philippe et se replier sur la réforme Macron ? Conserver ainsi l’essentiel : le passage à la retraite à points, la remise en question du statut à la RATP et à la SNCF dans la perspective de l’ouverture au privé. Tout en maintenant régimes spécifiques pour les emplois régaliens ?
Édouard Philippe sera-t-il remercié ou maintenu en place pour assumer une continuité politique forte avec Castaner qui défait des pieds et des mains...

La solution tiendra compte des spéculations sur l'échéance électorale présidentielle : d'ores et déjà les municipales sont abandonnées aux manipulations statistiques d'une part et à une sous-estimation volontaire pour pouvoir dire dans deux mois qu'elles sont moins désastreuses que prévues.

Tout cela dépend aussi beaucoup des mobilisations des semaines qui viennent. La population passera-t-elle du soutien sondagier au soutien réellement politique ? Les travailleurs non syndiqués ou syndiqués, quelle que soit leur organisation, donneront-ils le coup de pouce décisif ?

NB : Des images de différentes manifestations en France par Là-bas si j'y suis (accès gratuit)

Voici quelques images de la manifestation du vendredi 24 à Paris .

Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Partager cet article
Repost0
18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 18:12
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance

La révolution macronienne est cohérente, elle tient dans la paraphrase d’une déclaration célèbre : tout ce qui est bon pour les premiers de cordée est bon pour tous les Français. Elle consiste à remplacer la logique de la solidarité par une logique financière individuelle. Quelques exemples.

Macron a remplacé l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune ) par l’IFI (Impôt sur la fortune immobilière). Qui consiste à soustraire la richesse financière à l’impôt de solidarité pour permettre à son détenteur d’investir comme bon lui semble : autrement dit soustraire à la décision publique, à l’intérêt public, à la solidarité, pour donner à la décision individuelle, à la recherche du profit qui peut, bien sûr, résider dans l’investissement dans des entreprises françaises (motif avancé) ou étrangères ou mieux dans des fonds spéculatifs ou d’investissements dont un des plus puissants est aujourd’hui connu de tous : BlackRock, le plus important gestionnaire d'actifs au monde, avec près de7 000 milliards de dollars dont les principaux clients sont des investisseurs institutionnels (Wikipedia). La société affiche une rentabilité d’exploitation exceptionnelle : acheter dans hésiter (JDD 18/01/20).

Maintenir l’impôt sur la fortune immobilière, c’est inciter les plus pourvus à se désengager de l’investissement dans l’immobilier, imposé, pour passer à l’investissement dans la finance, non imposé.
P
ourtant, il ne semble pas qu’il y ait trop de logements en France !

Ce petit cadeau avec baisse des ressources de l’État est accompagné par la diminution de 5 euros par mois et par ménage de l’Aide personnelle au logement (APL). Diminution de prélèvement pour les gros. Récupération sur les plus pauvres !

Macron : de la solidarité à la finance

Au 1er février, le taux du Livret A et du Livret du développement durable sera abaissé à 0,5 %, taux historiquement le plus bas, avec une inflation proche de 1 %. Pour le ministère des finances, le taux du Livret A n’a plus vocation à couvrir celui de l’inflation (Le Monde 12/01/20).
Il y a 55 millions de Livrets A en France car c’est le moyen le plus simple pour nombre de particuliers d’avoir quelques ressources disponibles en cas de nécessité. Le ministère pense que cette baisse des taux devrait pousser à mettre ses économies dans des placements plus dynamiques ! Plus risqués ! Inciter les plus pauvres à risquer leurs économies ! A devenir boursicoteurs ! Dire aux petits porteurs qu’ils doivent les investir, c’est les pousser à prendre des risques, à se convertir à la spéculation boursière ? Le réveil peut être douloureux, en cas de renversement de la conjoncture ou de besoins de financement imprévus.
On aurait pu diminuer le plafond des placements (actuellement 22 950 euros) et réserver ce conseil aux titulaires des carnets les plus garnis ! Les petits porteurs de Livret A se contenteront probablement de voir se dégrader leurs économies plutôt que de risquer de les perdre.

L’exécutif sait que sa décision est très impopulaire et concerne pratiquement tous les foyers qui détiennent un ou plusieurs livrets A. Or la rémunération est devenue dérisoire. Pour Bruno Le Maire, le maintien d’un taux de 0,75 % aurait été irresponsable par rapport à notre politique de diversification des placements. Et irresponsable pour les milliers de personnes qui attendent un logement social. En effet, la réduction du taux à 0,50 % permettra de construire 17 000 logements sociaux supplémentaires et d’en rénover 52 000 chaque année. La mesure pénalise les épargnants mais renforcerait la politique du logement… Il oublie de dire, que pour compenser cette baisse du taux des livrets, il a imposé aux bailleurs sociaux de diminuer les loyers donc leurs moyens.
Autrement dit, il a organisé un
coup à 3 bandes, sur le dos des pauvres et une opération plus discrète, au bénéfice des banques. Car elles profitent de 40 % des sommes collectées : elles vont rémunérer cette épargne au taux de 0,5 % au lieu de 0,75 % : un cadeau de 400 millions d’euros (Libération 18/01/20).
Il est intéressant de constater que le ministre justifie cette mesure en opposant petits épargnants et mal logés sans parler des bénéfices qu’en tirent les banques.
Il n’a jamais dit combien de logements auraient pu être construits avec le montant du cadeau fait avec la suppression de l’ISF.

Macron : de la solidarité à la finance

Dans la réforme, il est prévu un taux de cotisations retraite unique de 28,12 % sur les salaires mais les revenus au-delà de 120 000 euros par an ne donneront pas de droit à la retraite et ne seront soumis qu'à un taux de 2,81 % de cotisations, utilisées pour contribuer à l'équilibre du système. Les sommes qui ne participeront pas à l’équilibre du système, sur les salaires au-delà de 10 000 euros par mois, donnent beaucoup d’espoir aux assurances privées ou autres fonds de pensions ou d’investissement.

La Révolution libérale d’Emmanuel Macron est en marche : tous libres, tous égaux, tous fraternels ; tous boursicoteurs, tous contre tous. Jamais solidaires !


 

NB : même si le travail reprend sans le retrait total du projet de réforme, les grévistes ont obtenu un certain nombre de concessions. Et nul ne sait ce qui va se passer dans les jours, les semaines qui viennent...
Une chose demeure, les grévistes
souffrent beaucoup au niveau financier. La solidarité financière sera appréciée. Moralement. Financièrement.

https://www.cgt.fr/actualites/france/retraite/mobilisation-solidarite/caisse-de-solidarite-envers-les-grevistes

Ci-après quelques images de la manifestation du16 janvier 2020 à Paris. Avec une participation plus importante des milieux enseignant et culturel...
Et aussi policier : sur le parcours de nombreuses rues étaient fermées par des barrages grillagés...

Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la financeMacron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la financeMacron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la financeMacron : de la solidarité à la financeMacron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la financeMacron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la financeMacron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la financeMacron : de la solidarité à la finance
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Paul ORIOL
  • : Réflexions sur l'actualité politique et souvenirs anecdotiques.
  • Contact

Texte Libre

Recherche