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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 14:35

 

 

Par essence, l'UE est multiculturelle. La devise de l'Union est "unité dans la diversité". Au Parlement, les députés européens peuvent s'exprimer dans leur langue nationale et l'assemblée bénéficie de la traduction simultanée pour toutes les langues ce qui pose un important problème budgétaire.


Au niveau des documents de travail, le multilinguisme est moins important. Trois langues seulement sont réputées langues de travail. Tous les documents, en principe, doivent donc être publiés en allemand, anglais et français. Dans la pratique, ils sont tous en anglais et après un délai plus ou moins long, dans les deux autres langues.


Lors du concours d'entrée aux institutions européennes, les candidats doivent posséder 2 langues de l'UE dont leur langue maternelle. Il n'est plus question de 3 langues de travail. Mais cela n'est plus suffisant. Selon le Financial Times, Bruxelles avait envisagé de permettre aux Britanniques de passer le concours d'entrée en anglais seulement, ce qui est illégal (Le Monde 23/02/11). Au delà de l'avantage donné aux candidats dont la langue maternelle est l'anglais, cela favoriserait l'hégémonie déjà fort avancée de la langue anglaise et en ferait la seule langue de travail !


Cameron, Merckel, Sarkozy ont raison, le multiculturralisme, cela ne marche pas au niveau de l'UE.

Il ne reste plus qu'à parler anglais. Comme tout le monde.

 

 

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 23:24

 

 

 

Suivant la théorie des dominos, tout le monde scrute les événements dans les différents pays du sud de la Méditerranée. Personne ne s'attend à ce que cet élan révolutionnaire s'étende aussi vers le nord de la Méditerranée.

Pourtant, il y a peu des centaines de milliers de manifestants ont défilé dans les rues de France. Et aussi dans d'autres pays d'Europe. Pourtant la révolution tunisienne met à jour la connivence entre les pouvoirs au sud et au nord de la Méditerranée.

 

Ce devrait être, au moins l'occasion, de réexaminer la politique étrangère de Nicolas Sarkozy, malheureusement de la France, dans ce que certains appellent son "pré carré" d'autres la "Françafrique".

 

Qui se souvient encore du premier discours de Nicolas Sarkozy, le soir de son élection le 06/05/07 dans lequel il lançait "un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c'est en Méditerranée que tout va se jouer, qu'il nous faut surmonter toutes les haines pour laisser place à un grand rêve de paix et de civilisation". Il affirmait que la France serait "du coté des opprimés du monde", de "tous ceux qui croient aux valeurs de la tolérance, de la liberté, de la démocratie".

Comme toujours avec les politiques mais Sarkozy est en cela un expert, il y a une distance certaine entre les paroles et les actes. Les opprimés, les épris de liberté ont pu s'en rendre compte rapidement. Et dans la continuité.

 

En décembre 2007, Sarkozy délivre, en plein Paris, une autorisation de campement sans faire comprendre au président Khadafi que "notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort " (Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme). Il est plus regardant quand il s'agit des gens du voyage.

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Lors de son voyage en Tunisie, en 2008, il n'hésite pas à déclarer à son hôte : "Tout n'est pas parfait en Tunisie, certes. Tout n'est pas parfait en France non plus..., quel pays peut s'enorgueillir d'avoir autant avancé en un demi siècle sur la voie du progrès, sur la voie de la tolérance, et sur la voie de la raison ?" Tandis qu'il interdit, à la demande du président Ben Ali, une rencontre entre la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme et le bureau de l'ATFD (association tunisienne des femmes démocrates pourtant officiellement reconnue) pour parler de la "violence faite aux femmes". Il est difficile de voir les choses quand on ferme, volontairement, les yeux.

 

Bien entendu dans son désir de rupture, Nicolas Sarkozy avait annoncé la fin de la Françafrique. On pouvait en douter car, pendant la campagne électorale, il était allé prendre conseil du "vieux sage" Omar Bongo qui en était à 40 années de présidence "démocratique" du Gabon. Elu - grâce à ses conseils ? - il s'est empressé de l'appeler le 7 mai et d'aller saluer à Libreville le "doyen des amis de la France" pour cloturer en juillet son voyage africain si bien commencé à Dakar.

Omar Bongo aurait dit « L'Afrique sans la France, c'est la voiture sans le chauffeur. La France sans l'Afrique, c'est une voiture sans carburant ». On est en droit de se demander si le "vieux sage" ne se moque pas un peu du monde car Sarkozy a obtenu l'accord du Club de Paris pour une amputation partielle de la dette du Gabon. Voila pour le carburant
Ce serait à la demande d'Omar Bongo que Jean-Marie Bockel est passé de la Coopération et la francophonie aux Anciens combattants. Il n'était pas allé voir le "vieux sage" avant d'avoir suggéré de "signer l'acte de dédés da la Françafrique". Et voila pour le chauffeur.

Contrairement à ses déclarations, Nicolas Sarkozy encourage les récidivistes, Omar Bongo ayant déjà obtenu, sous François Mitterrand, la tête de Jean-Pierre Cot, ministre délégué chargé de la Coopération et du Développement qui avait, lui-aussi, pris au sérieux les déclarations de son président.

Parmi les paroles fortes de Nicolas Sarkozy, il faut rappeler l'ultimatumdu 17 décembre 2010, sommant Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir "avant la fin de la semaine". Gbagbo en tremble encore.

Au niveau de la Méditerranée, la grande initiative de Nicolas Sarkozy a été l'Union pour la Méditerranée (UPM). L'UPM semble plus difficile à manier que l'UMP. Initialement prévue pour renforcer l'Europe du sud et notamment la France contre l'Allemagne et l'Europe du nord, il a fallu, finalement, y faire entrer toute l'UE.

L'UPM devait remplacer le processus de Barcelone, elle a rapidement été transformée en suite du processus. Sauf qu'entre temps la démocratie et les droits de l'Homme ont été oubliés. Le sommet fondateur de l'UPM a eu lieu à Paris, le 13 juillet 2008, sous la présidence bicéphale de Sarkozy et Moubarak, encore en place mais pour combien de temps ? Sarkozy voulait que le secrétariat soit installé à Tunis, il est à Barcelone, il voulait un secrétaire tunisien, c'est un jordanien qui était en poste jusqu'à la semaine dernière où il a démissionné. Décidément la politique sarkozienne de la Méditerranée ne maque pas de flair.

Certes, ni Sarkozy, ni la France ne peuvent lutter contre toutes les dictatures du monde. Mais il ne faut pas croire s'attacher le respect des peuples jeunes quand on fréquente trop amicalement leurs vieux oppresseurs. Chirac, le roi-fainéant, a su faire entendre au moins une fois sa voix. On ne voit du Petit Nicolas que des courbettes devant les petits et les grands.

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 17:27

 

 

Faire un billet sur Trique Heurtefaux est difficile, on risque toujours d'oublier ou d'être en retard d'un mauvais coup. Car la liste s'allonge tous les jours, inexorablement. Il est vrai qu'il est protégé par une efficace sarkoïdose qui, à ce jour, lui a évité les virages violents.
Cette fois, il semble avoir perdu le filon. Sans qu'on sache pour l'instant, de quel coup de billard à 3 bandes il est victime : avertissement de Sarkozy par Fillon interposé ou attaque indirecte contre Sarkozy par un Fillon revigoré.

 

Trique Heurtefaux est-il devenu vulnérable pour cause de "casier ministériel"trop plein ?

 

En tous cas, ce casier est bien pourvu ! Au livre des records, il n'a qu'un concurrent sérieux, l'imbattable Berlusconi mais la palette de Trique Heurtefaux, au delà de son lapsus (1), est bien plus large que celle de Berlusconi.

  • "Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes" en fait le seul ministre en exercice condamné en correctionnelle, pour des propos racistes, même s'il a fait appel de ce jugement, alors qu'il est chargé de l'immigration.

  • "Il revient donc, dans chaque départements, aux préfets d'engager (...) une démarche systématique de démantèlement des camps illicites, en priorité ceux de Roms", la circulaire du 24/06/10, a soulevé contre le ministère de l'Intérieur toutes les ONG mais est, en plus à l'origine d'un incident avec la Commission européenne et d'une injonction à laquelle la France a été obligée de se plier.

  • Brice Hortefeux tape faux quand, regardant par la fenêtre du ministère, il ne voit pas la "pagaille sur les routes", alors que des dizaines de milliers d'automobilistes étaient bloqués dans l'Ile de France. Et il s'enfonce comme un enfant surpris avec les doigts dans le pot de confiture.

  • Il comprend la colère des policiers quand certains d'entre eux sont condamnés pour faux témoignage. Bien entendu, sans un mot pour la victime qui risquait une peine de prison à perpétuité. En théorie , il risque 6 mois de prison pour avoir publiquement jeté le discrédit sur une décision judiciaire. (Le Monde14/12/10)

  • Il demande de la modération quand un homme meurt après avoir été blessé par un tir Flashball. Ce qui est plus grave, la victime a été touchée à un endroit "où il est autorisé de tirer" d'après la hiérarchie. L'utilisation de cette arme a entraîné des blessures graves chez sept personnes au moins.

  • A l'approche des fêtes de fin d'année, il demande d'accélérer les expulsions quand il s'aperçoit que leur nombre risque d'être inférieur en 2010 à celui de 2009. Peu importe la nature des délits, ce ce qui compte c'est le nombre des expulsés.

  • Généreux, avec les candidats à l'immigration, il appui l'instauration des test ADN. "Le candidat à l'immigration peut ainsi, par un test ADN, accélérer la procédure", a-t-il plaidé.

 

Dans sa volonté de rester fidéle à son maître mais sans son autorité ou son habileté, il s'attire la désapprobation bruyante des ONG, ce qui est dans l'ordre des choses. Plus discrète, de ses collègues à la Justice. Il met à mal l'image de la France au niveau européen. Se fait taper, publiquement, sur les doigts par le Premier ministre, sur le comportement des policiers. Plus discrètement par un sous ministre dans sa gestion d'une malencontreuse chute de neige.

 

Un de ses collègues, il y a peu de temps, a manqué une promotion, en partie pour avoir refusé de voir la pagaille due au manque d'essence. Le ministre de l'Intérieur refuse de voir la pagaille due au trop plein de neige. Il semble ne pas voir non plus la nécessité de la séparation des pouvoirs.


Les derniers événements annoncent-ils les premiers pas pour le séparer du pouvoir ?

 

(1) "En réalité, les fichiers il y en a deux qui sont des fichiers majeurs, le fichier des empreintes génitales et le fichier des empreintes génétiques", a déclaré le ministre de l'Intérieur qui était l'invité du Grand Jury (17/10/10).

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 19:35

 

 

Guerlain, le travail et le nègres...

 

La déclaration de Paul Guerlain, le 15 octobre, sur France 2, a été reprise par tous les médias : « Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin...».

Tout le monde s'est insurgé contre le coté raciste de cette déclaration. Curieusement, personne n'a relevé la première partie de la phrase : "Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre".

Si Paul Guierlain émet des doutes sur le fait que les nègres aient "toujours tellement travaillé", il avoue clairement que ce n'est pas son cas.

Et personne ne relève que c'est une insulte à tous ceux qui travaillent dur. On nous serine même : "Travailler plus pour gagner plus".

Paul Guerlain montre bien que cet axiome est faux.

 

Vive les riches... car ils sont généreux !

 

Bill Gates a fait fortune, surtout, en obligeant tous les acheteurs d'un PC a acheter, en même temps, ses logiciels. C'est une vente liée, interdite par la loi. Mais la loi ne s'applique pas à Bill Gates. Cela a fait de lui un des hommes les pus riches du monde.

Son ami, Warren Buffet, lui dispute ce titre. Grâce à ses succès dans ses choix financiers qui l'ont fait surnommer "l'oracle d'Omaha".

Georges Soros est devenu célèbre pour avoir contraint, pas ses spéculations, la livre à sortir du SME en 1992, ce qui lui vaut le surnom de "homme qui a fait sauter la banque d'Angleterre".

Fortune faite, ils se refont une santé morale en devenant philanthropes : les premiers à travers la Fondation Bill et Melinda Gates, le dernier pour le développement des pays les plus pauvres.

Ils repennent ainsi une vieille tradition du XIXème siècle où le châtelain ou le patron d'usine exploitaient les travailleurs pendant que leur épouse s'occupait des bonnes oeuvres.

Ah, les braves gens !

 

Pour sa part, Warren Buffet est d'une lucidité et d'un cynisme redoutables. N'a-t-il pas dit : « Une personne très riche doit laisser suffisamment à ses enfants pour qu'ils fassent ce qu'ils veulent mais pas assez pour qu'ils ne fassent rien ».

« Le système des impôts a complètement dévié en faveur des riches aux dépens des classes moyennes au cours des 10 dernières années. C'est dramatique ».

« Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n'avons jamais été aussi prospères. C'est une guerre de classes, et c'est ma classe qui est en train de gagner ».

 

Qui en tirera la conclusion logique : l'augmentation confiscatoire de l'impôt sur les successions à partir d'un certain seuil de richesse ?

 

Certainement pas Jean-François Copé qui sent monter comme un dangereux parfum de Nuit du 4 Août.

 

Prêtres, pédophilie

 

En 2007 (dernière statistique de la Conférence des évêques de France), il y avait en France 15 341 prêtre diocésains (exerçant dans une paroisse). Ce nombre diminue en moyenne de 600 par an (Blog de laïcs catholiques 26/06/09*). Il y aurait donc 13 500 prêtres en 2010.

Neuf prêtres sont emprisonnés en France pour actes de pédophilie et 51 mis en examen selon la brochure de l'Église catholique intitulée "Lutter contre la pédophilie" (Le Monde 22/10/10). Ce qui donne un taux de 4,4 pédophiles pour 1000 prêtres.

 

 

* http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2009/06/la-fin-du-mois-juin-est-traditionnellement-une-p%C3%A9riode-faste-pour-les-ordinations-sacerdotales-qui-sont-souvent-conf%C3%A9r%C3%A9es.html)

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 19:46

  ( Nouvelle classification  Billet 18)

 



La météorologie aurait été inventée pour que, en comparaison, l'économie apparaisse comme une science exacte. Il n'est pas sûr que l'opération ait réussi. Surtout si on ne retient que les déclarations de nos ministres des finances et de l'économie.

 

Il y a peu, grâce aux subventions de l'UE qui s'affichaient sur les routes du pays, l'Irlande dynamique était qualifiée de "tigre celtique". Ce petit pays qui avait fourni une importante partie de sa population aux États-Unis, voyait revenir les enfants prodigues pour profiter de la nouvelle prospérité.

 

Face à cette économie exemplaire, avec les félicitations de Trichet, les pays du sud étaient rangés dans la catégorie gentiment dénommée du "Club Med" et plus méchamment des Pigs (Portugal, Italie, Grèce, Spain)...

 

Finalement, d'aucuns posent la question de savoir si le "I" ne pourrait pas désigner aussi l'Irlande qui mettrait en danger l'Union européenne et le "G" la Grande-Bretagne.

 

De l'autre coté, la croissance à deux chiffres des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) fascine. On nous promet que la Chine, l'Inde vont dépasser, demain les Etats-Unis.

 

Comme les économistes ne savent que prolonger les courbes, ils ne peuvent pas prévoir " l'imprévisible". A la chute du Mur de Berlin, on nous avait annoncé la fin de l'Histoire et un monde unipolaire. Vingt ans plus tard, on nous annonce sans broncher la fin de l'Empire américain (nième version) dépassé par des pays qui hier étaient condamnés à la pauvreté perpétuelle. Et un monde multipolaire.

 

Dans tous ces pronostics, l'Europe est appelée à disparaître, à moins qu'elle n'adopte les méthodes qui réussissent si bien ailleurs. C'est à dire le nivellement par le bas de mesures sociales archaïques.

 

Nul ne veut entendre tout ce qui dans le monde met en question cette modernité, depuis les grèves en Chine jusqu'aux suicides au Japon et ailleurs en passant par le chômage et les insurrections de la faim. Et les mouvements sociaux en Allemagne (sidérurgie), Espagne, France, Grèce, Italie, Roumanie, Tchéquie... Et demain Royaume-Uni...

Et tout ce qui rend impossible la prolongation sans fin de la courbe de croissance...

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 20:44

Billet (15)

 

Lors d'une rencontre ou d'un congrès international, à la pause, un Britannique m'a fait cette réflexion : "Les Français, vous êtes bizarres". Ne sachant si c'était de l'humour britannique ou un persiflage, ne voulant pas entrer dans une polémique "nationaliste", je n'ai rien répondu et j'ai eu tort. J'aurais dû essayer de comprendre.

 

Cette anectode m'est revenue, il y a quelques jours. Nous discutions de langues. Mon interlocuteur français d'origine portugaise (trilingue français, anglais, portugais), ayant vécu à Londres, disait l'absolue nécessité de parler anglais ("si on veut être dedans"). Comme je disais ma difficulté à comprendre l'anglais, il a eu cette phrase : "je comprends bien l'anglais mais je ne peux comprendre les Anglais, c'est une question de culture !"

 

Cela m'a ramené à quelques années en arrière, en 1973 exactement. Fraîchement embauché par l'Inserm dans le cadre d'une enquête épidémiologique, j'ai été envoyé en stage de formation, avec qeulques autres, à Londres chez l'un des maîtres de l'épidémiologie.

 

Quand nous avons demandé certaines statistiques nationales, ils n'avaient que celles de l'Angleterre et du Pays de Galles. Rien sur la question, au niveau national. Quand nous avons voulu voir le protocole écrit de l'étude dont on nous parlait, les méthodes utilisées, il n'y en avait pas ! Stupéfaction car nous étions en pleine rédaction du protocole d'une importante étude française menée conjointement dans 7 villes universitaires et nous nous efforcions de mettre noir sur blanc et dans les moindres détails, la méthode utilisée qui devait être la même dans tous les centres. Incompréhension totale de notre part !

 

Je ne sais si c'est à cette époque que j'ai appris qu'il n'y avait pas une constitution britannique comme il y a une constitution française ! Il n'y a pas de Constitution mais des règles constitutionnelles faites de lois, votées à la majorité simple, de la jurisprudence ou même des usages : le poste de Premier ministre n'a pas été créé par la loi mais par l'usage !!!! Droit coutumier conte droit romain ?

Le Royaume-Uni semble être un des rares États - qui sont tous de droit romain ? - sans constitution formellement écrite. Est-ce le signe d'une société britannique plus apaisée, plus consensuelle, plus intégrée, et depuis longtemps, que la société française ?



On peut retrouver ce contraste consensus/conflit entre deux vieilles nations voisines et concurrentes au niveau de différents symboles.

Lors de notre dernier voyage à Londres, j'ai appris qu'il n'y avait pas vraiment de fête nationale au Royaume-Uni mais que l'anniversaire de la Reine en tenait lieu. Image consensuelle. Le 14 juillet symbolise beaucoup plus la prise de la Bastille, une victoire populaire sur le pouvoir que la Fête de la Fédération.


Le drapeau britannique est constitué de la superposition des drapeaux des royaumes d'Angleterre (croix de Saint-Georges, médiane rouge sur fond blanc), d'Ecosse (croix de Saint André, diagonales blanches sur fond bleu), et pour l'Irlande (diagonales rouges sur fond blanc).
Quant au drapeau français, son interprétation la plus fréquente considère qu'il symbolise la prise du Roi, du pouvoir (le blanc) par le peuple de Paris (le bleu et le rouge).

 

  Drapeau.png

 


Quant à l'hymne national, le God save the Queen (ou the King), chanté la première fois après une victoire, il peut être considéré, à la fois, comme une prière, un signe d'allégeance et d'unité nationale. L'air et le texte martiaux de la Marseillaise sont loin de cette piété unitaire et appellent au combat contre l'ennemi extérieur.

 

La devise nationale britannique, "Dieu et mon droit" (en français), est plus la devise royale que celle du peuple, et fait allusion à la royauté de droit divin. Quand "liberté, égalité, fraternité" concerne, du moins en théorie, toutes les personnes et pas seulement les nationaux.

En théorie, car si elle a permis de faire réciter à des enfants des colonies "nos ancêtres les Gaulois", elle n'a pas été mise en application quand ils sont devenus adultes et qu'ils pouvaient prétendre à l'égalité politique.


Curieusement, l'allégeance des sujets du Commonwealth à la Reine se traduit par une citoyenneté pleine et entière de tous les ressortissants du CW vivant sur le territoire britannique tandis que "l'universalisme français", un moment revendiqué par les "indigènes", s'est arrété à quelques territoires coloniaux et s'est complètement ratatiné aux nationaux après les indépendances.


Bien sûr, il ne s'agit là que des différences, peut-être superficielles, au niveau de quelques symboles et il faudrait creuser pour voir les différences au niveau du droit , de la politique...



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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 11:20

Le mot responsabilité n'est pas toujours compris de la même façon par les grands patrons. Ils ont un sens aigu de leur lourde responsabilité pour justifier "stock options", parachutes dorés et autres primes de départ... Ils invoquent plus facilement la fatalité et ont moins conscience de cette responsabilité s'ils sont amenés devant les tribunaux pour "homicide par imprudence" quand une personne est victime d'un accident mortel dans leur entreprise.

 

BP a versé une prime de départ de 14 millions d'euros au directeur démissionnaire Tony Hayward. Est-ce pour avoir limité les pertes de BP au deuxième trimestre de cette année à 13 milliards d'euros ? Est-ce pour témoigner de la satisfaction de le voir partir ? Est-ce pour adoucir sa peine après la catastrophe écologique du Golfe du Mexique et le décès de 11 personnes ? Est-ce pour sa gestion responsable de la marée noire ?

 

Comment assumera-t-il sa responsabilité dans les 11 accidents mortels ? Dans la catasptrohe écologique ?

 

Comment seront indemnisées les 11 personnes disparues lors de cet accident et leur famille ?

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 22:30

Les débats à l'Assemblée nationale sont quelquefois vifs et, involontairement, lumineux. Ainsi, à propos de l'affaire Bettencourt,"Le ton est monté de plusieurs crans dans l'hémicycle de l'Assemble nationale. "Charognards" a-t-on pu entendre en provenance des bancs de l'UMP (Le Monde 02/07/10). Il est évident que ces cris émanant des députés UMP permettent de conclure facilement que les "charognards" sont les députés de gauche. Mais, s'il y a "charognard", c'est, en toute logique, qu'il y a "charogne". Il est savoureux de voir les députés de l'UMP traiter certains de leurs amis de " chair de cadavre", " viande avariée" ou "homme vil, ignoble", si l'on en croit le Robert.

 

Le football est admirable. Comme lors des 8èmes de finale, il y avait 6 pays d'Amérique du Sud (et un d'Amérique du Nord) et 6 pays européens, de nombreux commentateurs y ont vu la chute de l'Europe et l'émergence... des pays émergents, oubliant l'Inde la Chine...).

Avec la défaite peu glorieuse de la France d'abord, de l'Italie ensuite, c'était le "club med" qui payait sa politique, les quarts de finale "portant au pouvoir" l'Amérique du sud.

Finalement, les 3 premiers de la coupe du monde sont 3 pays européens !!! Et c'est l'Espagne qui triomphe malgré ses problèmes économiques et financiers... Dont tout le monde vante la qualité de son football.

Cela n'a pas échappé au président de la Commission européenne qui a déclaré: "Je suis extrêmement fier de voir qu'une fois encore, l'Europe va remporter le titre de champion du monde"(Le Monde 10/07/10).

Heureusement, il n'était l'entraîneur d'aucune des équipes européennes.

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 10:22

 

La "divine surprise" de la Corbeille !


Les résultats électoraux confirment les sondages. La popularité du gouvernement est au plus bas. Y compris auprès de ses électeurs et de ses soutiens. La volonté de rupture est émoussée. Après avoir voulu séduire tout le monde avec des promesses contradictoires, il faut revenir aux fondamentaux.


Recul sur la taxe carbone. Recul sur la suppression du juge d'instruction. Augmentation de la consultation médicale. Proclamations sur la PAC "quitte à mettre l'Union européenne en crise"...


Et mise en avant de la sécurité bien sûr. De la xénophobie malgré l'échec du débat sur l'identité nationale – où est passé le grand discours de Sarkozy ? Reste à satisfaire le Medef qui, après la suppression de la taxe professionnelle, en redemande. Il faut mettre en question les acquis sociaux.


La Grèce est attaquée. Et un peu le Portugal. L'Irlande, l'Espagne, l'Italie sont menacées. Mais la France est à l'abri. La France n'est pas la Grèce, ni le Portugal... Coté pile.
Coté face, la volonté politique de régression sociale existe, il faut trouver le moyen de faire passer la pilule.


A son arrivée, Fillon a proclamé que les caisses étaient vides. Le gouvernement a creusé ce vide en allégeant les impôts. Maintenant, pour le combler, il faut diminuer les dépenses. Pas seulement en France. La crise financière permet de proclamer "urbi et orbi" qu'il n'y a qu'une possibilité pour éviter l'effet "domino" (bien que la France ne soit pas la Grèce...) : attaquer les acquis sociaux simultanément dans tous les pays de l'UE. C'est la divine surprise de la Corbeille !


La politique de régression sociale était en marche, la Corbeille l'accélère. Il est loin le temps où de Gaulle affrimait, la politique ne se fait pas à la Corbeille.


Centre de rétention à ciel ouvert ?


Nicolas Sarkozy voulait mettre à la tête du conseil général de la Seine-Saint-Denis un commandant de police, secrétaire général secrétaire général d'un syndicat policier, "modèle d'intégration réussie", nommé depuis "sous préfet hors cadre" pour s'arranger avec le Code électoral. Au lieu du président de la chambre des métiers qui avait été choisi. Il est clair que pour Nicolas Sarkozy, la Seine-Saint-Denis a plus besoin de police que de développement économique.


Après la casquette des régionales, il a changé le képi de tête. A défaut d'un président de Conseil général policier, il a nommé comme préfet un ancien commandant du Raid. C'est le septième préfet de a Seine-Saint-Denis en 10 ans, le troisième en 3 ans. Le département de la Seine-Saint-Denis serait-il devenu un terrain de stage pour préfet en formation ou en recyclage ?


Avec la nomination d'un ancien commandant du Raid, "au CV parfait", le président veut "affirmer en Seine-Saint-Denis l'autorité de l'Etat", (auto) critique de certains ministres de l'Intérieur qui auraient négligé cette tâche ?


Certains mauvais esprits pensent que Nicolas Sarkozy voit le département comme un grand centre de rétention. Et les écoles du département comme autant de Fort Chabrol. D'où des déclarations sur les «voyous», après la "racaille", la menace de suspension des allocations familiales après le kärcher, l’implantation de policiers dans 53 établissements sensibles, la création d’internats spécialisés pour les «jeunes qui terrorisent les autres élèves».


D'autres avancent que le président va abandonner "La Lanterne" pour s'installer à Saint Denis. Il songerait à utiliser un droit de préemption. Dans cette optique, la tâche essentielle du nouveau préfet serait simplement de veiller sur sa future place dans la nécropole des rois de France.



Les fâcheux


Lors du référendum sur le projet de traité constitutionnel, la participation a été importante et le "non" l'a emporté. Un traité de substitution a été élaboré et il n'a pas été demandé aux citoyens de se déjuger.

Lors des élections régionales, la majorité des citoyens n'a pas pris par au vote. Mais, parmi ceux qui ont voté, la majorité a dit "non" au parti gouvernemental et au président.

D'où une intense réflexion dans le cadre de la réforme territoriale, pour voir quel type de scrutin pourrait assurer une majorité perpétuelle malgré tous ces fâcheux citoyens.



La ligne Maginot


La SEC et la FSA, respectivement gendarme de la bourse aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ont décidé de poursuivre la banque Goldman Sachs. Derrière sa ligne Maginot, la ministre de l'Economie n'a pas rejoint "l'aliance atlantique". En réponse au Figaro (21/04/10), Me Christine Lagarde a déclaré qu'à première vue la France n'était pas touchée par le comportement des cette banque. Et qu'elle attendait l'avis de l'AMF pour prendre une décision fin avril.

La ligne Maginot a encore montré son efficacité. Après avoir bloqué le nuage de Tchernobyl sur le Rhin, elle a arrêté la banque Goldman Sachs sur la Manche. Elle ne laisse passer que les anges et le silence de l'AMF et Me Lagarde.



Pendant la crise, les affaires continuent


Décidément les chose ne tournent pas rond dans la gestion de l'Union européenne. Et les remèdes pour remettre tout en marche sont rudes et complexes. Mais, tout les espoirs sont permis car la cause de ces désordres a été trouvée par le président du Sénat :
" Nous payons les conséquences du non au traité constitutionnel. Tous les bégaiements qui ont eu lieu à ce moment là nous ont empêché d'affirmer une Europe plus forte" (Le Monde 30/04/10).

L'Europe n'est pas assez forte. Mais les banques le sont. Après avoir précipité le monde dans la plus grande crise financière depuis 1929, certaines ont connu un malaise passager, rapidement traité par l'injection de capitaux par les gouvernements. Les bénéfices sont repartis.

Elles ont réussi à mettre la Grèce à genou et l'euro en question. Mais une chaîne de solidarité a été mise ne place. Il est fait appel aux banques pour redresser la situation dont elles sont responsables ! Le mécanisme est complexe mais parfait.

Les grandes banques empruntent de l'argent à la BCE au taux de 1%. Avec cet argent, elles peuvent spéculer et acheter des obligations grecques à 7, 8% ou plus (bénéfice de 6 à 7%... avec risque). Ou le prêter, généreusement, aux Etats, à la France par exemple au taux de 3% (bénéfice 2 % sur les sommes prêtés sans grand risque). La France disposera alors des sommes qu'elle va mettre, généreusement, (bénéfice 2% sur les sommes prêtées) à la disposition de la Grèce à 5% (6% au delà de 3 ans). Ainsi la Grèce ne sera pas obligée d'emprunter directement aux banques à 7, 8% ou plus, l'argent qu'elles ont obtenu à 1% de la BCE !


Le FMI, à la réputation sulfureuse, financé par tous les pays du monde y compris les plus pauvres, prête à la Grèce au taux de 3% ! Il faut être simple d'esprit pour se demander pourquoi la BCE, financée par les Européens solidaires, ne prête pas au même taux ou même au taux de 1%. Elle le fait pour le banques. C'est interdit par les traités !!


Les affaires continuent y compris pour les Grecs (en attendant les autres) : augmentation de la TVA de 2% après une première augmentation de 2% en mars, amputation des pensions et des salaires...



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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 13:28


Les personnes qui ont un revenu inférieur à une certaine somme, se voient garanti un revenu minimum variable suivant la situation de famille (le RSA pour un couple sans enfant est, en 2010, de 690,14 euros). C'est le cas de 1,8 millions de foyers. En moyenne, un allocataire a reçu un montant de 371 euros par mois au titre du RSA en 2009. A 14 d'entre eux, l'Etat a reversé, en plus ?, grâce au bouclier fiscal, en moyenne 162 109 euros (Libération 08/04/10) parce qu'ils avaient aussi déclaré un patrimoine supérieur à 16 millions d'euros (et un revenu inférieur au RSA !). De qui s'agit-il ? De rentiers et/ou de contribuables recourant massivement aux niches fiscales pour faire baisser le montant de leurs revenus pris en compte dans le bouclier (Le Monde 03/04/10).

 

Mais 979 foyers ont un patrimoine qui dépasse les 16 millions d'euros et un revenu fiscal supérieur à 43 761 euros. Faut-il croire que ces personnes n'ont pas su utiliser les niches fiscales ou que ce revenu est ce qui reste apparent après utilisation des niches fiscales ? . Quoi qu'il en soit, elles constituent 6 % des bénéficiaires du bouclier mais s'en sont partagé 63 %, soit 368 millions. Dans leur cas, le montant moyen de la restitution atteint 376 134 euros. Un an plus tôt, 5,4 % des plus riches bénéficiaires du bouclier 2008 s'étaient déjà partagé 63 % de son montant (Le Monde 03/04/10)


"
Le "bouclier fiscal", autant que le RSA, symbolisent la réhabilitation de la valeur travail car l'une comme l'autre de ces mesures permettent que le travail paie dans ce pays" (Frédéric Lefebvre).

 

IL faut espérer que le Gouvernement va étendre sa générosité sociale aux 1,8 millions de foyers dont le revenu est inférieur au RSA et qui n'ont aucun patrimoine. A défaut, il s'agirait plus d'une prime au capital qu'au travail.?

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