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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 11:43
Balades confinées à Belleville-Ménilmontant

Les quelques images qui suivent, témoignent des signes extérieurs du confinement dans un quartier de Paris, autour du boulevard de Belleville, de Couronnes à Ménilmontant, surtout côté vingtième arrondissement avec quelques excursions dans le onzième et, plus rares et plus limitées dans le dix-neuvième, à cause de la distance...
Images cueillies, durant l'heure quotidienne autorisée pour les courses ou la promenade, muni de l’attestation dérogatoire, sans masque au début, ensuite avec un masque confectionné par un artisan du quartier découvert lors d'une de ces sorties.

Ce confinement n'est pas terrible quand on a un appartement correct. Quand la santé ne pose pas de problème grave. Quand les conditions sociales et familiales sont satisfaisants. Quand tous les commerces indispensables existent à quelques centaines de mètres.
On regrette de ne pouvoir profiter pleinement du printemps qui rend cependant agréable la petite heure de sortie... On peut même profiter de quelques fleurs et de chants d'oiseaux, inaudibles en temps normal à cause du brouhaha de la ville...
Sans télévision, privé de cinéma, séance de rattrapage, tous les soirs, avec un vieux film en DVD.

Tout le monde ne bénéficie pas de ces conditions. Les cinquante cinq jours de confinement sont une épreuve difficile pour une partie importante de la population. Il suffit de regarder, au fil des jours, le nombre de personnes et leur comportement dans la rue. 

Le 11 mai n'est pas la fin du confinement. C'est plutôt le début de la deuxième phase du confinement. Car des contraintes vont demeurer pour beaucoup. D'abord pour les personnes au chômage. Pour toutes les personnes qui vont devoir aller travailler dans des conditions plus ou moins satisfaisantes. Notamment, dans les transports en commun. En espérant que les moyens seront adaptés à la situation. Et que les usagers se comporteront en citoyens.

Mais il en est pour qui les choses risquent de ne pas changer beaucoup. C'est tout le personnel soignant. Car l'infection est encore suffisante pour entraîner un nombre important de malades graves. Il ne faudrait pas que, méprisé quand il tirait la sonnette d'alarme, qualifié de héros hier, par le président de la République, le personnel soignant soit oublié avec des mots ronflants et une prime de circonstance au lieu d'une augmentation des salaires. Et que tout reparte comme avant. 
Leurs revendications ont été légitimées, aux yeux de tous, par les dégâts de la pandémie en France, surtout si on les compare avec ce qui se passe en Allemagne : insuffisance de matériel, de personnel, de lits...
Les victimes se comptent par milliers !

Par leurs revendications,
c'était nous qu'ils défendaient !!!

Mais il ne faut pas , non plus, que la population, après avoir applaudi à 20h tous les soirs, reprenne sa vie quotidienne et que, préoccupée par des difficultés nouvelles ou libérée des récentes, elle oublie ceux qui ont résisté et qui vont continuer pendant longtemps encore à devoir faire face à des conditions de travail difficiles.

La solidarité avec le personnel soignant et les autres, au bénéfice de tous, ne doit pas s'arrêter aux applaudissements à 20 heures.

*           *          *   

Quelques unes des photos ci-après ont déjà illustré des articles sur ce site. Toutes ont été prises, au jour le jour, dans un quartier qui mélange, depuis toujours, pauvreté, solidarité et contestation.

Elles sont présentées en fonction de la date à laquelle elles ont été prises et le lieu est indiqué. Cela ne dit rien du jour où ces affiches, ces écrits ont été affichés.
Elles auraient pu être ordonnées par thèmes : solidarité, consignes de sécurité sanitaire, contestation..., regroupées par rue...

Elles sont quelquefois accompagnées de commentaires. Ou d'un touit émis le même jour.

Rue du pressoir 18/03/20Rue du pressoir 18/03/20

Rue du pressoir 18/03/20

Des voisin(e)s prévenant(e)s dans l'immeuble.

Bd de Belleville, place Jean Ferrat (19/03/20).Bd de Belleville, place Jean Ferrat (19/03/20).
Bd de Belleville, place Jean Ferrat (19/03/20).

Bd de Belleville, place Jean Ferrat (19/03/20).

La population est peu nombreuse, le confinement est suivi, l'intendance ne suit pas.

Marché de  Ménilmontant (1), marché de Belleville (3) (20/03/20).Marché de  Ménilmontant (1), marché de Belleville (3) (20/03/20).
Marché de  Ménilmontant (1), marché de Belleville (3) (20/03/20).Marché de  Ménilmontant (1), marché de Belleville (3) (20/03/20).Marché de  Ménilmontant (1), marché de Belleville (3) (20/03/20).

Marché de Ménilmontant (1), marché de Belleville (3) (20/03/20).

Les clients sont en ligne et les marchands ont pris leurs dispositions pour essayer de canaliser les acheteurs. Ce sera le dernier marché...

Touit : 22/03/20 : Lors de sa visite à Strasbourg, Colmar, Mulhouse, le Pr Valleta aussi pu mesurer les effets bénéfiques du confinement : les victimes d'accident de la route, les sportifs blessés à l'entraînement sont bien moins nombreux aux urgences (JDD 20/03/20). On croit rêver !

R de Belleville, r Julien Lacroix, r des Maronites,(2) (25/03/20)
R de Belleville, r Julien Lacroix, r des Maronites,(2) (25/03/20)R de Belleville, r Julien Lacroix, r des Maronites,(2) (25/03/20)
R de Belleville, r Julien Lacroix, r des Maronites,(2) (25/03/20)

R de Belleville, r Julien Lacroix, r des Maronites,(2) (25/03/20)

Rue du Pressoir (2), r du Chemin vert (1) (26/03/20), Rue du Pressoir (2), r du Chemin vert (1) (26/03/20),
Rue du Pressoir (2), r du Chemin vert (1) (26/03/20),

Rue du Pressoir (2), r du Chemin vert (1) (26/03/20),

Peu de monde dans les rues. Quand on se croise, même avec masque, une fois sur deux environ, les personnes s'éloignent. D'autres passent indifférents. Plusieurs petits groupes discutent, se touchent.
Les habitants du quartier suscitent la formation d'une chorale qui se fera entendre le soir à 20 heures, au moment des applaudissements de soutien au personnel des hôpitaux, suivie de la diffusion de chants ou de musique...

R de Ménilmontant (27/03/20)

R de Ménilmontant (27/03/20)

La queue devant un super marché de la rue de Ménilmontant en respectant la distance...
Devant la boulangerie de la place Maurice Chevalier, la mendiante a disparu... tandis que le SDF, vigile à la canette, toujours devant le Franprix, range les poubelles.

Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).
Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).
Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).
Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).
Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).
Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).
Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).
Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).

Pl Jean Ferrat, r de Ménilmontant, r Delaître, r Duris (2), bd de Ménilmontant(3, pl. Jean Ferrat, Maronites (28/03/20).

Peu de monde dans les rues, le printemps fleuri ne fait pas oublier les revendications et la nécessaire adaptation à la situation... Le SDF est assis, comme d'habitude, devant le Franprix, discute avec une dame qui se recule quand il tousse.

ND de Ménilmontant (29/03/30)

ND de Ménilmontant (29/03/30)

Place Jean Ferrat (30/03/20)

Place Jean Ferrat (30/03/20)

Place Jean Ferrat : un bureau de tabac a fermé sur le boulevard de Ménilmontant (20°), une longue queue, respectant la distance, s'étire devant celui de la rue Oberkampf (11°).

Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)
Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)
Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)
Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)
Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)
Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)
Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)
Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)

Le bureau de Poste du bd de Belleville (11°), pharmacie du bd de belleville (20°), mmesures de prévention sur les vitrines (3) bd de Belleville (20°), Belleville, les 4 arrondissements, la r de Belleville (2) (31/03/20)

Queues, devant le bureau de Poste, la pharmacie, ce n'est pas pour les masques, introuvables, précautions des commerçants, la ville sans piétons, sans voitures...

Bd de Belleville (2), bd de Ménilmontant (2) (01/04/20)
Bd de Belleville (2), bd de Ménilmontant (2) (01/04/20)
Bd de Belleville (2), bd de Ménilmontant (2) (01/04/20)
Bd de Belleville (2), bd de Ménilmontant (2) (01/04/20)

Bd de Belleville (2), bd de Ménilmontant (2) (01/04/20)

R du Pressoir (04/04/20)

R du Pressoir (04/04/20)

Durant la promenade, nous apprenons qu'un ami et son épouse ont été hospitalisés pour Covid-19.
Le SDF, le vigile à la canette qui, normalement, est toujours devant ou dans le Franprix, est maintenant dans la cabine d'une fourgonnette.
Des jeunes donnent un récital distancié dans la cour de l'immeuble en attendant les applaudissements de 20 heures, le chœur et la musique diffusés par un puissant haut-parleur.

Touit : 04/04/20. En démocratie, les décisions sont respectées si elles sont respectables. Applicables matériellement. Justifiées. Non contradictoires. Prises par une autorité respectable et respectée. A défaut, il faudra utiliser la coercition contre l'indiscipline, le système D, le passe-droit.

Franprix bd de Belleville (06/04/20)

Franprix bd de Belleville (06/04/20)

Des amis nous apprennent par téléphone que leur fille et leur gendre ont eu le Covid-19 mais qu'ils vont bien après avoir été fortement secoués.
Le téléphone n'a jamais été aussi utilisé... Longues conversations sur la santé de chacun, spéculations sur la pandémie...

 

Belvédère de Belleville (4), r du Transvaal (1) (12/04/20)
Belvédère de Belleville (4), r du Transvaal (1) (12/04/20)
Belvédère de Belleville (4), r du Transvaal (1) (12/04/20)
Belvédère de Belleville (4), r du Transvaal (1) (12/04/20)

Belvédère de Belleville (4), r du Transvaal (1) (12/04/20)

Jeudi 10 et vendredi 11, infraction aux attestations : allé le matin à jeun au laboratoire qui est à 2 ou 300 mètres et sorti  ensuite dans la journée, avec deux attestations différentes !

R du Pressoir, Oberkampf 11+ (2), r de Tourtille (13/04/20)
R du Pressoir, Oberkampf 11+ (2), r de Tourtille (13/04/20)
R du Pressoir, Oberkampf 11+ (2), r de Tourtille (13/04/20)
R du Pressoir, Oberkampf 11+ (2), r de Tourtille (13/04/20)

R du Pressoir, Oberkampf 11+ (2), r de Tourtille (13/04/20)

Touits 15/04/20 : Le gouvernement a parlé de rémunérer les heures supplémentaires du personnel soignant. Il pourrait en être autrement ? Et une prime ! Quelle générosité messeigneurs !
Revaloriser les salaires de tous les soignants ! Ceux des infirmiers sont parmi les plus bas de l'OCDE.

15/04/20 : La Chine, foyer initial de Covid-19, lutte par confinement, tests (traçage, isolement dans locaux dédiés), masques, gestes de distanciation sociale. La France fait exactement la même chose : sans masque, sans test, sans lieux dédiés. Restent confinement et gestes à l'extérieur. 

15/04/20 :Popularité selon les mérites ? Merkel, 79% +11, la PM danoise, Me Frederiksen, 79% +40, le chancelier autrichien, S.Kurz, 77% +33, le PM néerlandais, M.Rutte, 75%, V.Orban, 71%, G.Conte en Italie 71%, B.Johnson 61% au RU, D.Trump, 43%, Macron, 40% +7/

Touit 16/04/20 : Déconfinement progressif et insuffisance de masques. Pour inciter à la fabrication de masques artisanaux, Castaner va proposer un rassemblement de femmes voilées et de black-blocs place de la Concorde.
Encadrés par des policiers sans masque mas avec un attestation du ministre.

Rue de Ménilmontant (17/04/20)

Rue de Ménilmontant (17/04/20)

Touits 17/04/20 : Macron n'a pas entendu les manifestations  des gilets jaunes, ni celles contre la réforme des retraites, ni celles des hospitaliers. A-t-il des prothèses auditives ? Au bout de 4 jours, il entend les personnes âgées ou à risques, confinées, ou les sénateurs, âge moyen, 61 ans.

17/04/20 : Booking.com qui profite depuis des années d'avantages fiscaux considérables, sollicite des aides publiques de plusieurs millions d'euros en raison de la crise actuelle (De Volkskrant, Pays-Bas).
Booking.com ne passe à la caisse que pour encaisser.

Rue Julien Lacroix (18/04/20)
Rue Julien Lacroix (18/04/20)Rue Julien Lacroix (18/04/20)
Rue Julien Lacroix (18/04/20)Rue Julien Lacroix (18/04/20)

Rue Julien Lacroix (18/04/20)

La présence policière est relativement discrète. Uniquement sur le boulevard de Belleville, contrôles rares, nous n'avons jamais été contrôlés. des voitures de police passent...
Deux hommes, sans masque, s'interpellent, s'embrassent sous les yeux de policiers.
Le vendredi et le samedi, impression qu'il y a plus de monde sur le boulevard, avec ou sans masque.

Rue des Couronnes (19/04/20)
Rue des Couronnes (19/04/20)
Rue des Couronnes (19/04/20)

Rue des Couronnes (19/04/20)

Manifestations confinées, revendications aux balcons...

Rue Boyer (2), r Fernand Raynaud (21/04/20)
Rue Boyer (2), r Fernand Raynaud (21/04/20)Rue Boyer (2), r Fernand Raynaud (21/04/20)

Rue Boyer (2), r Fernand Raynaud (21/04/20)

Touit 21/04/20 : Les capacités de stockage de pétrole étant dépassées , une prime de 37 dollars est donnée par baril enlevé.
Votre baignoire peut être le début de la fortune !

R Raponneau, r de Belleville (2), r de Tourtille (2) (22/04/20)
R Raponneau, r de Belleville (2), r de Tourtille (2) (22/04/20)R Raponneau, r de Belleville (2), r de Tourtille (2) (22/04/20)
R Raponneau, r de Belleville (2), r de Tourtille (2) (22/04/20)R Raponneau, r de Belleville (2), r de Tourtille (2) (22/04/20)

R Raponneau, r de Belleville (2), r de Tourtille (2) (22/04/20)

Achat de masques dans un atelier, rue de Tourtille.
Plus de monde que la veille. Lassitude ? Temps ensoleillé ?

R Jean-Pierre Timbaud 11° (23/04/20)R Jean-Pierre Timbaud 11° (23/04/20)

R Jean-Pierre Timbaud 11° (23/04/20)

Collecte alimentaire à la mosquée de la rue J.P.Timbaud à l'occasion du ramadan.
Un ami des environs de Carcassonne pense avoir eu le covid-19 qu'il a traité au paracétamol sans problème, si ce n'est trois jours de fièvre et sueurs intenses. En même temps, deux visiteurs ont été traités un avec hospitalisaton, l'autre à domicile.

R de Ménilmontant (25/04/20)

R de Ménilmontant (25/04/20)

Petite rencontre programmée avec un couple d'amis, masqués, avec respect des distances dans le square Elisa Borey, au soleil.

R de Belleville (2), rue de Tourtille (2) (26/04/20)R de Belleville (2), rue de Tourtille (2) (26/04/20)
R de Belleville (2), rue de Tourtille (2) (26/04/20)R de Belleville (2), rue de Tourtille (2) (26/04/20)

R de Belleville (2), rue de Tourtille (2) (26/04/20)

Ce dimanche, augmentation relative des promeneurs sur le boulevard de Belleville.

R de Tlemcen, r du Pressoir (01/05/20)
R de Tlemcen, r du Pressoir (01/05/20)

R de Tlemcen, r du Pressoir (01/05/20)

Des travailleurs confinés utilisent leur fenêtre pour marquer le 1er mai.
Petite statistique sur le boulevard : 15 personnes avec masque, 39 sans.

Touit 01/05/20 : Pour mentir sans qu'on s'en aperçoive, il faut être très intelligent. Sinon on se contredit rapidement. Le gouvernement, ces temps-ci, est au vu et au su de tout le monde, dans cette situation.
Il se contredit sans vergogne. Méprise les citoyens.Sabote la démocratie.

R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)
R  Picabia (2), r Rébéval,  r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)

R Picabia (2), r Rébéval, r Rampal , r de Tourtille (5) (02/05/30)

Fenêtres de revendications.
Rue de Rébéval, longue queue devant un centre artisanal, pour l'achat de masques à 2 et à 5 euros minimum.
Sur le boulevard de la Villette, un marchand de fruits et légumes probablement chinois : inscriptions en chinois et en français. A l'entrée, une personne pour désinfecter les mains, cheminement à sens unique, entrée et sortie  par des portes différentes.

 

R Saint Maur 11° (03/05/20)
R Saint Maur 11° (03/05/20)
R Saint Maur 11° (03/05/20)

R Saint Maur 11° (03/05/20)

R de Ménilmontant, r Sorbier (04/05/20)
R de Ménilmontant, r Sorbier (04/05/20)

R de Ménilmontant, r Sorbier (04/05/20)

Peu de monde dans les rues.

TOUIT 05/05/20 : Qui indiquera à Emmanuel Macron et à tout son gouvernement qu'il lui suffit de traverser la rue pour s'inscrire à Pôle emploi ?

Pharmacie r de Ménilmontant,  r Julien Lacrois, r des  Amandiers, r du Liban (06/05/20)
Pharmacie r de Ménilmontant,  r Julien Lacrois, r des  Amandiers, r du Liban (06/05/20)Pharmacie r de Ménilmontant,  r Julien Lacrois, r des  Amandiers, r du Liban (06/05/20)
Pharmacie r de Ménilmontant,  r Julien Lacrois, r des  Amandiers, r du Liban (06/05/20)

Pharmacie r de Ménilmontant, r Julien Lacrois, r des Amandiers, r du Liban (06/05/20)

Enfin les masques arrivent, notre pharmacien habituel n'en aura que le 11 mai. Les revendications demeurent. Les marchands de cycles rêvent des premiers congés payés...
Seconde rencontre avec nos amis au square Elisa Borey.
Pour la première fois, attestations sur la tablette. Anne prend, par précaution, une attestation en papier.

Place Martin Nadaud, bd de Ménilmontnt, r du Pressoir (08/05/20)
Place Martin Nadaud, bd de Ménilmontnt, r du Pressoir (08/05/20)
Place Martin Nadaud, bd de Ménilmontnt, r du Pressoir (08/05/20)

Place Martin Nadaud, bd de Ménilmontnt, r du Pressoir (08/05/20)

Les jardins sont fermés mais la place est ouverte pour les enfants. On applaudit à vingt heures mais les voisins des médecins ne sont pas rassurés.
Camion de légumes dans la rue du Pressoir.

 Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20)
 Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20) Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20)
 Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20) Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20)
 Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20) Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20)

Pl Jean Ferrat, bd de Belleville (3), r Julien Lacroix, parc de Belleville, r Palikao (09/05/20)

Points repas de solidarité dans Paris, pendant le confinement, magasins boulevard de Belleville, un zèbre d'espoir ? même avec un masque.

R Sorbier (2), r de Ménilmontant (3),  r Villiers de l'Isle Adam (10/05/20)R Sorbier (2), r de Ménilmontant (3),  r Villiers de l'Isle Adam (10/05/20)
R Sorbier (2), r de Ménilmontant (3),  r Villiers de l'Isle Adam (10/05/20)R Sorbier (2), r de Ménilmontant (3),  r Villiers de l'Isle Adam (10/05/20)
R Sorbier (2), r de Ménilmontant (3),  r Villiers de l'Isle Adam (10/05/20)R Sorbier (2), r de Ménilmontant (3),  r Villiers de l'Isle Adam (10/05/20)

R Sorbier (2), r de Ménilmontant (3), r Villiers de l'Isle Adam (10/05/20)

Malgré le dévouement de certains, rien n'est réglé et la petite bête veille...

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 22:09
Un 11 mai en blanc, par solidarité, par défiance

La président de la République, avec sa compréhension profonde de la vie sociale et politique, s’est déjà emparé du 1er mai, journée commémorative du massacre de Chicago (1886), pour la journée de travail de 8 heures, du 1er mai institué en 1889 comme journée internationale de revendication des travailleurs, suivi en France de la fusillade de Fourmies du 1er mai 1891.
En 2019, il avait dit « Le 1er mai est la fête de ceux qui aiment le travail ». Il a été précédé dans cet essai de captation du 1er mai par celui qui en 1941 en avait fait « la fête du Travail et de la Concorde sociale ».
En 2020
, le  président a parlé de « retrouver dès que possible les 1er mai joyeux, chamailleurs parfois, qui font notre Nation », au fond une joyeuse journée de potaches chamailleurs. Comme ceux du 1er mai de 2018 et du 1er mai de 2019 ?

Il est impensable de laisser le champ libre pour faire du lundi 11 mai, première journée de l’éventuel déconfinement partiel, une journée seulement marquée par l’autosatisfaction gouvernementale dont la politique économique et sanitaire a fortement joué dans l’insuffisance de moyens pour faire face à la pandémie.

 

Un 11 mai en blanc, par solidarité, par défiance

Il est juste que la population, après de deux mois de confinement, puisse ressentir une certaine satisfaction dans cette mise en semi-liberté après une longue assignation à résidence pour certains et pour d’autres au travail dans des conditions de sécurité négligées.

Pendant toute cette période, nombreux sont ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont voulu témoigner, tous les jours à 20 heures, de leur reconnaissance au personnel soignant, toute hiérarchie confondue, de leur dévouement pour assurer au mieux la prise en charge des victimes de la pandémie.
Mais il ne faut pas que ce demi-pas vers la société de l’après, soit le début de l’oubli
des conditions de travail avant et pendant l’endémie. Une année durant, les personnels hospitaliers, encore une fois, toute hiérarchie confondue, ont manifesté, contre de mauvaises conditions de travail, une insuffisance de personnel, de matériel... Annonçant le risque d’effondrement.
On connaît la réponse gouvernementale
aussi bien au niveau de la gestion de leurs manifestations qu’au niveau de leurs revendications : je ne suis pas le père Noël, l’argent de dingue…

Ce n’est pas grâce aux premiers de cordée mais à eux, méprisés hier, que le système ne se soit pas complètement effondré.

On ne peut pas se contenter de paroles de circonstances, de remerciements formels sur l’héroïsme et l’union nationale. Ce sont des moyens qui sont nécessaires, en personnel (recrutement, salaires, reconnaissance à leur juste valeur des personnels soignants, des médecins étrangers...) et en matériel.

Un 11 mai en blanc, par solidarité, par défiance

Le 11 mai doit être l’occasion de se montrer solidaire des blouses blanches, et bleues, et grises…, des victimes de la politique du mépris de ces riens qui courraient dans les gares pour rejoindre leur poste de travail. Mais qui ont été là pour assumer leur rôle technique mais aussi humain. Sans les moyens qu’ils auraient dû avoir.

On a beaucoup parlé des masques, des tests, des respirateurs qui n’avaient pas été prévus pour des circonstances exceptionnelles. Et des blouses ? Des charlottes ? Des surchaussures ? On a vu les effets de la politique industrielle du flux tendu appliquée à l’hôpital !!!

Alors ne serait-il pas possible de faire du 11 mai, de ce premier pas vers une semi-liberté, une journée de solidarité, dans la rue, dans le respect des règles de distanciation sociale, avec ou sans masque suivant leur distribution, sans rassemblement, sans attroupement pouvant augmenter les risques de contamination, avec ou sans attestation car le déconfinement n’est pas encore certain, le gouvernement s’en sert pour que les citoyens se tiennent tranquilles,
Il faut envoyer un signe clair de satisfaction vers ceux qui ont été à la peine, qui le seront ce jour-là et encore les jours qui suivront, en arborant une vêtement blanc, un nœud blanc, un ruban blanc, en mettant un linge blanc à la fenêtre, sans bruit, sans provocation…

Une journée en blanc pour rappeler aux uns que notre solidarité ne s’arrêtera pas là. Aux autres que nous ne sommes pas prêts à oublier.

Un 11 mai en blanc, par solidarité, par défiance
Un 11 mai en blanc, par solidarité, par défiance

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 11:01
Place Jean Ferrat, Paris 11-20, 19/03/20

Place Jean Ferrat, Paris 11-20, 19/03/20

Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20
Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20
Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20

Le marché de Ménilmontant (1) et de Belleville (4), Paris, 20/03/20

Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20
Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20 Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20
Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20

Rue de Belleville, Rue Julien Lacroix (2), Rue des Maronites, Paris 20°, 25/03/20

Rue des Maronites Paris 20°, r du Chemin Vert, Paris 11°, 26/02/20
Rue des Maronites Paris 20°, r du Chemin Vert, Paris 11°, 26/02/20
Rue des Maronites Paris 20°, r du Chemin Vert, Paris 11°, 26/02/20

Rue des Maronites Paris 20°, r du Chemin Vert, Paris 11°, 26/02/20

Queue devant  Casino r de Ménilmontant, Paris 20°, 27/03/20

Queue devant Casino r de Ménilmontant, Paris 20°, 27/03/20

Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20
Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20

Place Jean Ferrat, bd de Ménilmontant (2), bd de Belleville, rue Duris (2), Paris 20°, 28/03/20

Eglise de Ménilmontant, Paris 20°, 29/03/20

Eglise de Ménilmontant, Paris 20°, 29/03/20

Place Jean Ferrat : queue pour les cigarettes, Paris 11°, 30/03/20

Place Jean Ferrat : queue pour les cigarettes, Paris 11°, 30/03/20

Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20
Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20

Belleville, r de Belleville, queue devant la Poste (bd de Belleville 11°), bd blleville (3) dont queue à la pharmacie bd de Belleville, Paris 20°, 31/03/20

Bd de belleville (2), bd de Ménilmontant, Paris, 01/04/20
Bd de belleville (2), bd de Ménilmontant, Paris, 01/04/20
Bd de belleville (2), bd de Ménilmontant, Paris, 01/04/20

Bd de belleville (2), bd de Ménilmontant, Paris, 01/04/20

Confinement à durée indéterminée

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 22:09
Monsieur Puce, sa femme et le chien

Le confinement pour cause d’épidémie du coronavirus nécessite des changements dans la vie quotidienne. A côté des images de drames, en information continue, ces adaptations à la situation peuvent aussi donner quelques occasions de sourire.

***

Dans ces jours de confinement, comment les époux Puce vont-ils organiser leur promenade quotidienne ? Autorisée ? Interdite ? Tolérée pour des raisons précises.
Première difficulté se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire, datée, signée, en ayant coché les bonnes cases dont le modèle est fourni par l’administration.

Tous deux retraités, sans problème de garde d’enfants, sans besoin, pour le moment, de déplacement pour motif de santé, sauf réapprovisionnement dans quelque temps de médicaments indispensables, ils n’ont, heureusement, pas besoin d’utiliser les cases 1, 3 et 4.

Bien évidemment un basset ne peut se promener seul et a besoin d’un accompagnement, administrativement prévu : ce sera donc Madame Puce. Elle pourra sortir dûment pourvue d’une attestation pour besoins des animaux de compagnie, après avoir coché la case 5.
Cependant, Monsieur Puce, pour cette galanterie, va être assigné à résidence car il serait abusif de prévoir deux accompagnants pour la petite bête chérie. Encore que si Madame tient la laisse, Monsieur pourrait être préposé au ramassage des besoins privés de l’incontinent basset…
Mais pour ne pas irriter la force publique, il p
réfèrerait utiliser un motif prévu : déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle, par exemple. A condition de courir car un de ses amis a appris, à ses dépens, que la marche n’est pas acceptée comme activité physique individuelle !
Et à 84 ans, il n’est pas question de se remettre à la course à pied. Il n’a même pas la tenue adéquate, notamment des chaussures de sport. Impossible à acheter. Peut-être, la marche rapide, un peu ralentie, mais avec deux bâtons… La case 5 est donc encore exclue.

Reste la case 2 : déplacement pour effectuer des achats de première nécessité dans des établissements autorisés. A défaut de brioche, Monsieur Puce ira acheter la quotidienne baguette de pain quand Madame promènera le gentil basset.
Il va donc
pouvoir marcher. En compagnie de Madame mais ce ne sera pas une marche matrimoniale. Pour respecter la consigne et donner le bon exemple civique, il devra se tenir, devant ou derrière son épouse, à plus d’un mètre, ou mieux sur le trottoir d’en face.

Cette distanciation réglementaire n’est cependant pas insupportable. Elle n’est heureusement pas obligatoire à l’intérieur du domicile.
 

Monsieur Puce, sa femme et le chien

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 12:17
Coronavirus et politique

L’épidémie due au coronavirus est l’occasion de vérifier que la communication et la prévision sont des arts difficiles qui ont peu à voir avec l’information et les faits. Quand la communication domine l’information, il n’est pas étonnant que celle-ci soit déformée jusqu’à l’incohérence peu favorable pour obtenir le comportement espéré de la population. Les politiques, fuyant leur responsabilité, mettent alors en cause l’indiscipline des Français.

Mais la politique est aussi un art difficile.

La décision concernant les élections municipales l’a bien montré. Emmanuel Macron savait qu’il serait critiqué, sévèrement, par l’opposition. Il ne lui restait qu’à prendre la décision qui lui paraissait la plus juste et en cohérence avec l’ensemble des décisions prises dans la gestion de la crise due au coronavirus.
S’il avait ajourné les élections municipales, l’opposition aurait crié à la peur de la débâcle électorale du parti présidentiel, à l’atteinte à la démocratie, à la dictature. Il a consulté, notamment, Gérard Larcher, président du Sénat, deuxième personnage de l’État, François Baroin, président de l’Association des maires de France (AMF) qui se sont opposés au report. La décision prise, tout le monde lui tombe dessus et notamment les petits camarades de Larcher et Baroin

Cette position pouvait paraître discutable. D’autant qu’elle ne concernait pas le second tour et rendait donc tous les résultats difficiles à proclamer. Elle devenait totalement incompréhensible, le samedi, après les annonces d’Édouard Philippe de tout arrêter sauf les élections ! A se demander qui gouverne du président de la République ou du chef de gouvernement.

Bien entendu, le président et le premier ministre se cachent derrière l’avis du Conseil scientifique. D’après Checknews, le président de ce conseil, Jean-François Delfraissy a déclaré : Une des décisions prises par le président de la République est de conseiller […] une réduction très forte de la vie sociale des personnes au-dessus de 70 ans. Ces personnes néanmoins auront accès aux courses tous les jours. La question posée était : est-ce que finalement aller voter est comparable avec aller faire ses courses dans un supermarché. Le conseil scientifique a considéré qu’il n’y avait pas d’élément pour penser qu’il y aurait un surrisque pour ces personnes à condition que les élections soient organisées de façon pratique […]. Le risque n’était pas plus grand que la possibilité qu’on leur laisse de continuer de faire leurs courses» (Libération 15/03/20).
Il existe, cependant, une petite différence : les personnes d
e plus de 70 ans, encore moins que les autres, ne peuvent reculer leurs courses de plusieurs mois. C’était possible pour les élections municipales sans mettre en danger la République. Le Conseil aurait pu donner le même avis pour le deuxième, le troisième, le énième tour : quelles que soient les circonstances. Le bureau de vote a peu de probabilités d’être plus dangereux que le marché !
Ce n’est qu’un avis, la décision appartient au président de la République.

Pour juger de l’évolution future de l’épidémie, tout le monde s’appuie sur les chiffres publiés dans les différents pays qui ont été les premiers pays touchés par le coronavirus. Pour ce faire, il faut avoir confiance dans les chiffres, toujours fournis par les États, et, pour les comparer, il faudrait qu’ils soient recueillis suivant les mêmes méthodes.
Concernant, les sujets contaminés, c’est strictement impossible : chaque pays ayant sa politique
sa politique de dénombrement et sa pratique des tests. Qui peut, en plus, varier dans le temps.
Cela n’empêche pas la publication des données quotidienne et leur
comparaison.

Le nombre de morts est certainement plus fiable s’il n’est pas manipulé par les gouvernements. D’après les renseignements fourmis par la Chine, touchée bien avant la France, il y aurait plus de 3000 décès depuis le début de l’épidémie pour 1,5 milliard d’habitants. Il y en a moins de 400 en France pour 67 millions d’habitants. Et certains nous en annoncent, si rien n’est fait, entre 300 000 et 500 000 ! Qui devrait être atteint dans un mois environ au rythme actuel de croissance, doublement tous les 3 ou 4 jours !!!
Incohérence des chiffes ?

Bien entendu, un tsunami n’est pas nécessaire pour épuiser les possibilités humaines et matérielles des services hospitaliers. Depuis 11 mois, des chefs de service hospitalier sont en gréve administrative, non pour demander une augmentation de salaire, cela tout le monde sait faire, mais pour demander un surcroît de moyens en matériel et en personnel pour faire face aux difficultés quotidiennes. Même si le coronavirus n’est pas plus qu’une grippe saisonnière, dont on n’entend pas parler, c’est une grippe supplémentaire, elle augmente fortement le nombre de cas auxquels les services hospitaliers doivent faire face. Avec un matériel et un personnel, insuffisants en temps ordinaire, le personnel étant plus touché que la population par le virus.
 

Tout le monde est d’accord, les moyens sont insuffisants. Quant aux responsabilités, c’est la faute des autres : Conseil scientifique, politiques, population qui ne suit pas les consignes…

Faut-il rappeler les déclarations des uns et des autres pour en sentir leur coté... dérisoire ? Christophe Castaner, prévenant avait fait ses calculs, faux d'ailleurs : Il y a en moyenne 1 000 électeurs par bureau de vote. Avec une participation de 60%, soit 600 personnes  à venir voter en l'espace de 10 à 12 heures, cela revient à 30 à 40 personnes par heure dans un même bureau. Ce qui permet d'éviter les contacts physiques.

Différences dans les déclarations d’Agnès Buzyn en quelques semaines. Il est regrettable, pour elle surtout, qu’elle n’ait pas parlé plus tôt si ce qu’elle dit, maintenant, est vrai. Si elle pensait qu’un tsunami arrivait…

La santé publique souffre de l’accumulation de pénuries organisées depuis des années. Aujourd’hui, le président Macron découvre les bienfaits de ce que, depuis son arrivée à la présidence, il s’efforce de réduire encore. Le service public, la notion de service public. Il rend hommage aux professionnels à ceux qu‘il a refusé d’entendre depuis des mois, pas seulement aux hospitaliers… Un hommage, cest bien et cela ne coûte pas cher. Nous avons en France les meilleurs virologues, les meilleurs épidémiologistes, des spécialistes de grand renom, des cliniciens aussi, des gens qui sont sur le terrain et que nous avons écouté, comme nous le faisons depuis le premier jour. Tous nous ont dit que malgré nos efforts pour le freiner, le virus continue de se propager et est en train de s'accélérer. Nous le savions, nous le redoutions.

Il savait tout ! Comme le dit Agnès Buzyn. Avant cette guerre comme avant une autre, il ne manquait pas un bouton de guêtre. Il ne manque que les masques qui sont inefficaces aujourd’hui mais qui risquent d’être fortement conseillés demain quand ils seront disponibles (Pour les masques FFP2, 70 à 80% des masques achetés en Europe viennent d’Asie). Il manque du gel hydroalcoolique dont l’usage est recommandé. Beaucoup plus grave, il manque des lits d’hôpitaux, des respirateurs qui, d’ailleurs, ne sont pas fabriqués en France…

Lors d’une enquête menée en juin-juillet 2009, le nombre de lits de réanimation recensés était de 4769 contre 5707 places en 2006, le nombre de respirateurs en réanimation 7007 en 2009 et de 9236 en 2006.
Selon l'OCDE, en 2018, sur 35 pays, la France se classe au 19e rang pour le nombre de lits en soins intensifs : Japon (7,8 lits pour 1.000 habitants), Corée du Sud (7,1), Allemagne (6), Lituanie (5,5), République slovaque (4,9), Pologne (4,8), Hongrie (4,3), Slovénie (4,2), République tchèque (4,1), Estonie (3,5) et Lettonie (3,3), France (3,1), Italie (2,6), États-Unis (2,4), Espagne (2,4), Royaume-Uni (2,1).

Pour en voir les conséquences, il suffit de comparer le nombre de morts en Allemagne, en France, en Italie… en tenant compte du décalage dans l’apparition de l’épidémie.


Maintenant, le président de la République est prêt à tirer la leçon : ce que révèle d'ores et déjà cette pandémie, c'est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe... qu'il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d'autres est une folie... Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens. Je les assumerai.

Tout était prévu ! Pourquoi ce retard à l'action ? Pourquoi ce revirement politique ?T
Mais comme les promesses n’engagent que ceux qui y croient, peut-être serait-il bon de mettre Emmanuel Macron à la retraite pour services non rendus à la population. Au minimum.

Coronavirus et politique

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 08:48
Madame la maire de Paris...

Le poste de maire de Paris ne semble pas pouvoir échapper à une des trois femmes que les sondages mettent en position favorable dans cette élection. D’où la tentation de faire leur portrait qu’une éditorialiste de référence a pu intituler La mairie de Paris et ses trois grâces, titre que ne saurait se permettre un mâle, blanc, au cinquantième anniversaire depuis longtemps oublié. Surtout que cet éditorial se termine par une avertissement : cette élection dépend fortement d’hommes, relégués au second plan… qui, au bout du compte, plieront le match…

Mais une autre particularité du trio de tête est intéressante à souligner. Toutes trois sont ou immigrée ou d’origine immigrée, de pays différents, dans des circonstances différentes, ce qui permet de penser que la population est moins xénophobe ou raciste (antisémitisme compris) que bien des politiques veulent le faire croire à travers leurs déclarations, leurs décisions… depuis une quarantaine d’années.

Anne Hidalgo, titulaire du poste, est née en Espagne d’un ouvrier électricien syndicaliste et d’une couturière, immigrés en France en 1962.

Rachida Dati est née en France d’un père maçon d'origine marocaine, arrivé en France en 1963, et d’une mère d'origine algérienne. Ancienne conseillère puis porte-parole de Sarkozy, ministre de la Justice du gouvernement Fillon, ancienne députée européenne, elle est actuellement maire, dans les beaux quartiers de Paris, du 7ème arrondissement.

Agnès Buzyn est née à Paris d’une famille juive polonaise. Son père, chirurgien orthopédiste, a été déporté à Auschwitz à l’âge de 12 ans (ses grands parents n’en sont pas revenus), et sa mère, psychanalyste, a été cachée pendant la guerre… Professeur de médecine, elle était ministre de la Santé poste qu'elle a dû abandonner à la demande du président de la République qui l'a envoyée en mission pour remplacer, au pied levé, l'ex-ministre Benjamin Grivaux, ex-candidat de LREM (1).

Si Agnès Buzyn a dit, récemment, Je n’ai peur de rien (2), cette qualité, positive ou négative, peut être reconnue aux deux autres candidates. Elle avait déjà été revendiquée par Rachida Dati, Je n'ai peur de rien, vous savez. Personne n'a idée de la force de mes ressorts (3). Car cette place n’a pas dû leur être offerte sur un plateau par leurs petits camarades de parti. A la République en marche, les candidats étaient nombreux, et deux se sont mis en compétition. Si l’un a été renié par son parti, LREM, l’autre conforté par le président de la République a disparu, incidemment, et le président a dû réparer avec Agnès Buzyn, la défection de son premier choix pour sauver ce qui pouvait l’être.

Anne Hidalgo, inspectrice du travail, conseillère technique dans différents cabinets ministériels, devient conseillère de Paris. Nommée maire adjointe par Bertrand Delanoë, elle lui succède à son départ. Et, maire sortante, elle doit affronter les attaques venant de tous les candidats.

Rachida Dati a du batailler dur, a connu de multiples vicissitudes, de multiples embûches pour obtenir les appuis successifs qui lui ont permis de conquérir sa place de représentante de la droite parisienne. Rares étaient ceux qui, il y a quelques mois encore, pensaient qu’elle pourrait être considérée comme une prétendante sérieuse à la mairie de Paris.

Ces trois candidates pourraient être considérées comme l’image triomphante d’une intégration réussie si la ligne politique, les déclarations des partis affichaient une réelle volonté d’intégration. Ce qui est loin d’être le cas depuis des dizaines d’années ! On pourrait même dire que , femmes, elles sont candidates malgré leur origine ou malgré la politique des partis, malgré l’atmosphère que les politiques font peser sur les questions d’immigration.
La maire de Paris sera élue démocratiquement par la population. Certes, étant donné le système électoral, elle ne sera pas élue directement par les citoyennes et les citoyens mais e
lles sont, toutes les trois, probablement plus connues que leur programme électoral !
Sans vouloir en faire les représentantes de l’immigration qu’elles ne sont pas, elles ne sont pas plus rejetées que l’ensemble du personnel politique.

D’ailleurs, sur les questions d’immigration, la population est peut-être plus ouverte que les politiques qui manquent pour le moins d’humanité.
Ce que montre l’importance des gestes, des actes de solidarité, à travers tout le territoire, comme ailleurs en Europe, de simples citoyens qui n’hésitent pas, de façon informelle ou organisée, à agir pour ceux ou celles qui sont abandonnés ou poursuivis par l’État, courant même le risque d’être poursuivis pour délit de solidarité.

Il faut le répéter, une fois de plus, à l’occasion de ces élections municipales, les politiques sont aussi en retard sur l’attribution du droit de vote aux résidents étrangers non communautaires, qui serait un pas important vers l’égalité.
Ainsi, depuis 1994, La Lettre de la citoyenneté pose la même question par sondage sur l’extension du droit de vote pour les élections municipales et européennes aux étrangers non communautaires. Depuis 14 années, la majorité des sondés s’y déclare favorable et aujourd’hui encore plus qu’hier : 62 % pour, 34 % contre (4) !
Mais il y a pire
 ! Les Britanniques résidant en France avaient, depuis le traité de Maastricht, le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et européennes. Du fait du Brexit, ils ne voteront pas aux prochaines municipales ! Certains d’entre eux étaient membres de conseils municipaux. Ils ne peuvent pas se représenter !
Ils vivent toujours dans la même commune. Ils n’ont pas démissionné. Pour quelle raison sont-ils punis ? Sont-ils moins intégrés aujourd’hui qu’hier ? Ont-ils démérité ? Sont-ils rejetés par les électeurs ?
Q
u’en pensent leurs concitoyens de la commune ? On ne leur a pas posé la question.

Il est heureux que des personnes issues de l’immigration puissent devenir maire, notamment, image importante, maire de Paris. Il est regrettable que, en même temps, probablement pour la première fois, en France et en régime démocratique, on entérine, en silence, un pas en arrière dans la longue marche vers un suffrage réellement universel.

1 – Il faut noter que le président de la République qui considère les élections municipales comme n’ayant aucune incidence nationale, a envoyé successivement deux ministres à l’assaut de la mairie de Paris.
2 – Le Parisien, 19 /02/20
3 - Elle, 08/07/19
4 - Lettre de la Citoyenneté,n°163, janvier-février 2020

 

 

 Résultts des sondages de la Lettre de la citoyenneté de 1994 à 2020

Résultts des sondages de la Lettre de la citoyenneté de 1994 à 2020

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25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 09:48
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !

Sixième journée nationale de mobilisation !

En attendant les suivantes !

Au delà de la classique guerre des chiffres entre les organisateurs, le groupe « occurrence » et le gouvernement, tout le monde a reconnu que le nombre de participants aux manifestations du vendredi 24 janvier était plus important que lors de la journée nationale précédente. Sur un fond de soutien constant, avec des variables, de la population malgré les difficultés occasionnées par les grèves et le battage médiatique et gouvernemental pour opposer les uns aux autres.
Est-ce un signe de reprise de la mobilisation ? Ou simple sursaut à l’occasion de la présentation des projets de loi en Conseil des ministres ?

Quoi qu'il en soit, présentation des lois en Conseil des ministres et manifestations témoignent que l'affrontement continue.

Une nouvelle manifestation, toujours aussi animée, qui ne lâche rien. Avec un important groupe de tête, mêlant gilets jaunes, syndiqués et inorganisés.
Derrière eux, une participation importante de groupes venus ajouter leurs propres difficultés à la revendication commune contre la contre-réforme des retraites : avocats, enseignants, jeunes, présence significative d’ATTAC, suivis par les syndicats en queue de manifestation, notamment de la CGT, plus importante.

La Constitution donne à Emmanuel Macron et Édouard Philippe et à leur majorité parlementaire la possibilité juridique de passer outre aux oppositions politiques, syndicales et populaires.
Mais ils viennent de connaître un nouveau et cuisant désaveu, à la fois politique et technique, avec l’avis du Conseil d’État qui confirme, fort heureusement, que cette contre-réforme était aussi techniquement mal préparée, et loin d’être universelle, juste, équilibrée, simple… Toutes qualifications qui étaient déjà mises en doute, y compris au sein de la majorité et des soutiens médiatiques habituels du gouvernement.

Que vont faire Emmanuel Macron et son gouvernement ?
Vont-ils essayer, malgré tout, de passer en force ? Il ne fait pas de doute que ce ne sera pas aussi facile qu’ils l’espéraient.

Vont-ils faire des concessions et essayer d’obtenir un soutien déterminé des syndicats réformistes en abandonnant, définitivement, le pivot douloureux ? C’est à dire désavouer Édouard Philippe et se replier sur la réforme Macron ? Conserver ainsi l’essentiel : le passage à la retraite à points, la remise en question du statut à la RATP et à la SNCF dans la perspective de l’ouverture au privé. Tout en maintenant régimes spécifiques pour les emplois régaliens ?
Édouard Philippe sera-t-il remercié ou maintenu en place pour assumer une continuité politique forte avec Castaner qui défait des pieds et des mains...

La solution tiendra compte des spéculations sur l'échéance électorale présidentielle : d'ores et déjà les municipales sont abandonnées aux manipulations statistiques d'une part et à une sous-estimation volontaire pour pouvoir dire dans deux mois qu'elles sont moins désastreuses que prévues.

Tout cela dépend aussi beaucoup des mobilisations des semaines qui viennent. La population passera-t-elle du soutien sondagier au soutien réellement politique ? Les travailleurs non syndiqués ou syndiqués, quelle que soit leur organisation, donneront-ils le coup de pouce décisif ?

NB : Des images de différentes manifestations en France par Là-bas si j'y suis (accès gratuit)

Voici quelques images de la manifestation du vendredi 24 à Paris .

Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
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Sixième journée nationale de mobilisation !  En attendant les suivantes !
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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 18:12
Macron : de la solidarité à la finance
Macron : de la solidarité à la finance

La révolution macronienne est cohérente, elle tient dans la paraphrase d’une déclaration célèbre : tout ce qui est bon pour les premiers de cordée est bon pour tous les Français. Elle consiste à remplacer la logique de la solidarité par une logique financière individuelle. Quelques exemples.

Macron a remplacé l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune ) par l’IFI (Impôt sur la fortune immobilière). Qui consiste à soustraire la richesse financière à l’impôt de solidarité pour permettre à son détenteur d’investir comme bon lui semble : autrement dit soustraire à la décision publique, à l’intérêt public, à la solidarité, pour donner à la décision individuelle, à la recherche du profit qui peut, bien sûr, résider dans l’investissement dans des entreprises françaises (motif avancé) ou étrangères ou mieux dans des fonds spéculatifs ou d’investissements dont un des plus puissants est aujourd’hui connu de tous : BlackRock, le plus important gestionnaire d'actifs au monde, avec près de7 000 milliards de dollars dont les principaux clients sont des investisseurs institutionnels (Wikipedia). La société affiche une rentabilité d’exploitation exceptionnelle : acheter dans hésiter (JDD 18/01/20).

Maintenir l’impôt sur la fortune immobilière, c’est inciter les plus pourvus à se désengager de l’investissement dans l’immobilier, imposé, pour passer à l’investissement dans la finance, non imposé.
P
ourtant, il ne semble pas qu’il y ait trop de logements en France !

Ce petit cadeau avec baisse des ressources de l’État est accompagné par la diminution de 5 euros par mois et par ménage de l’Aide personnelle au logement (APL). Diminution de prélèvement pour les gros. Récupération sur les plus pauvres !

Macron : de la solidarité à la finance

Au 1er février, le taux du Livret A et du Livret du développement durable sera abaissé à 0,5 %, taux historiquement le plus bas, avec une inflation proche de 1 %. Pour le ministère des finances, le taux du Livret A n’a plus vocation à couvrir celui de l’inflation (Le Monde 12/01/20).
Il y a 55 millions de Livrets A en France car c’est le moyen le plus simple pour nombre de particuliers d’avoir quelques ressources disponibles en cas de nécessité. Le ministère pense que cette baisse des taux devrait pousser à mettre ses économies dans des placements plus dynamiques ! Plus risqués ! Inciter les plus pauvres à risquer leurs économies ! A devenir boursicoteurs ! Dire aux petits porteurs qu’ils doivent les investir, c’est les pousser à prendre des risques, à se convertir à la spéculation boursière ? Le réveil peut être douloureux, en cas de renversement de la conjoncture ou de besoins de financement imprévus.
On aurait pu diminuer le plafond des placements (actuellement 22 950 euros) et réserver ce conseil aux titulaires des carnets les plus garnis ! Les petits porteurs de Livret A se contenteront probablement de voir se dégrader leurs économies plutôt que de risquer de les perdre.

L’exécutif sait que sa décision est très impopulaire et concerne pratiquement tous les foyers qui détiennent un ou plusieurs livrets A. Or la rémunération est devenue dérisoire. Pour Bruno Le Maire, le maintien d’un taux de 0,75 % aurait été irresponsable par rapport à notre politique de diversification des placements. Et irresponsable pour les milliers de personnes qui attendent un logement social. En effet, la réduction du taux à 0,50 % permettra de construire 17 000 logements sociaux supplémentaires et d’en rénover 52 000 chaque année. La mesure pénalise les épargnants mais renforcerait la politique du logement… Il oublie de dire, que pour compenser cette baisse du taux des livrets, il a imposé aux bailleurs sociaux de diminuer les loyers donc leurs moyens.
Autrement dit, il a organisé un
coup à 3 bandes, sur le dos des pauvres et une opération plus discrète, au bénéfice des banques. Car elles profitent de 40 % des sommes collectées : elles vont rémunérer cette épargne au taux de 0,5 % au lieu de 0,75 % : un cadeau de 400 millions d’euros (Libération 18/01/20).
Il est intéressant de constater que le ministre justifie cette mesure en opposant petits épargnants et mal logés sans parler des bénéfices qu’en tirent les banques.
Il n’a jamais dit combien de logements auraient pu être construits avec le montant du cadeau fait avec la suppression de l’ISF.

Macron : de la solidarité à la finance

Dans la réforme, il est prévu un taux de cotisations retraite unique de 28,12 % sur les salaires mais les revenus au-delà de 120 000 euros par an ne donneront pas de droit à la retraite et ne seront soumis qu'à un taux de 2,81 % de cotisations, utilisées pour contribuer à l'équilibre du système. Les sommes qui ne participeront pas à l’équilibre du système, sur les salaires au-delà de 10 000 euros par mois, donnent beaucoup d’espoir aux assurances privées ou autres fonds de pensions ou d’investissement.

La Révolution libérale d’Emmanuel Macron est en marche : tous libres, tous égaux, tous fraternels ; tous boursicoteurs, tous contre tous. Jamais solidaires !


 

NB : même si le travail reprend sans le retrait total du projet de réforme, les grévistes ont obtenu un certain nombre de concessions. Et nul ne sait ce qui va se passer dans les jours, les semaines qui viennent...
Une chose demeure, les grévistes
souffrent beaucoup au niveau financier. La solidarité financière sera appréciée. Moralement. Financièrement.

https://www.cgt.fr/actualites/france/retraite/mobilisation-solidarite/caisse-de-solidarite-envers-les-grevistes

Ci-après quelques images de la manifestation du16 janvier 2020 à Paris. Avec une participation plus importante des milieux enseignant et culturel...
Et aussi policier : sur le parcours de nombreuses rues étaient fermées par des barrages grillagés...

Macron : de la solidarité à la finance
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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 10:04
Disposition provisoire, condition, menace

Dans une lettre aux partenaires sociaux, le réformiste Édouard Philippe veut bien remplacer l’âge pivot par l’âge d’équilibre de 64 ans dans le projet de réforme du régime des retraites.
Et, comme souvent, la forme confirme le fond. Édouard Philippe ne retire pas, il est, en majesté,
disposé à retirer, provisoirement. Sous condition d’un accord entre les partenaires sociaux avant la fin du mois d’avril. Et sous menace de prendre par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre en 2027.

Laurent Berger, se parant des plumes du paon, se flatte d’avoir obtenu le retrait de l’âge pivot, une victoire pour la CFDT ! Bien entendu le mois de grève n’y est pour rien ! Mais il estime nécessaire de poursuivre notre action pour un système de retraite plus juste et solidaire ! 


Les partenaires sociaux ? Le Medef est d’accord, on n’augmentera pas les cotisations. La CFDT aussi (la CGT ne fait pas partie, aux yeux du Premier ministre, des partenaires). Si, inattendu, la CFDT n’était pas d’accord, que pourrait-elle faire pour s’opposer aux ordonnances ? Certainement pas une grève. Laurent Berger n’aime pas ça. Ni des manifestations. Si la CFDT s’était jointe à l’intersyndicale clairement, le gouvernement n’aurait pas attendu plus d’un mois pour abandonner une mesure qui n’était pas prévue par Emmanuel Macron !

Qui, pour le moment, a bien joué. En retrait, il a laissé Édouard Philippe et la CFDT jouer, s’opposer. Pour tirer les marrons du feu au prix d’une longue grève, de quelques mesures de transition qui ne changent rien de fondamental à son projet initial. Si ce n’est de multiplier les chemins facilitant la division des travailleurs et conduisant finalement au but décidé initialement.

Reste que tout n’est pas fini. Laurent Berger surjoue la satisfaction. Le MEDEF savoure, presque en silence. Mais les mécontentements s’accumulent. Ils s’exprimeront. Dans deux mois (municipales) ? Dans deux ans (présidentielle) ?

Le président de la République, le Premier ministre ne s’en sortiront pas toujours par des habiletés. Par de multiples variantes catégorielles de transition pour aboutir à un système universel de régression. Par un nouveau grand débat. De multiples petits débats (écologie, police). Macron, à mi-mandat, n’a pas déclenché l’enthousiasme créatif qu’il imaginait après son élection mais deux années de conflits durs.

Sur quoi débouchera ce nouveau long conflit, sans concession véritable ? Sur l’amertume, la résignation ? Sur la révolte ? Une unité, de faible intensité certes, est en train de naître entre Gilets Jaunes et syndicalistes. Trouvera-t-elle son prolongement politique ?

Le président de la République, le Premier ministre vont suivre attentivement les mouvements sociaux de la semaine prochaine.

Quelques images de la manifestation du 11/01/20

Disposition provisoire, condition, menace
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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 22:09
Macron est-il réformable ?

C’est la question que les médias ne posent jamais. Et pourtant. Ce pourrait être dans les jours qui viennent la question fondamentale. Réformable dans les deux sens du mot.
Peut-il s
e réformer, en fonction de la situation politique, peut-il accepter de revoir son projet sur les retraites ? Doit il être réformé, mis à la retraite.
Autrement dit, se soumettre ou se démettre .

Question qui peut paraître incongrue. Mais qui se pose à la suite de trois années de records d’Emmanuel Macron.

Secouant vigoureusement le cocotier, Emmanuel Macron a réussi à mettre hors champ de nombreux hommes politiques et à obtenir une confortable majorité parlementaire sans opposition véritable : gauche dévastée, droite institutionnelle marginalisée, démonétisée, elle a joué la petite finance française, il joue la grande, internationale.

Devenu le monarque républicain, sans véritable expérience politique, plus prés du dollar que du cul des vaches, Emmanuel Macron a pensé que tout était permis. Jouant moi et le peuple, il a voulu prendre sa place, toute sa place, sans corps intermédiaire, assuré que sa parole judicieuse allait entraîner tout le monde.

Mais que peut-on voir ?

Que la République a connu une première année de révolte citoyenne, autour des ronds-points mais en dehors de tous les clous et Macron a dû concéder quelques milliards. Et quelques grenades qui n’étaient pas que lacrymogènes et qui ont, peut être, découragé un certain nombre de gilets jaunes mais ne sont pas sans conséquences sur la bonne marche de la République : un considérable nombre de blessés, définitivement amputés d’une membre ou d’un œil sans compter la pauvre dame qui a été condamnée pour avoir voulu fermer sa fenêtre lors du passage d’une manifestation.

Avec autre conséquence collatérale, un écart encore plus grand entre le peuple et la police, une police de plus en plus droitière dont le gouvernement doit s’assurer de sa fidélité, moyennant quelques médailles et le maintien d’un régime spécial

Les manifestations des Gilets jaunes affaiblies mais persistantes, Macron lance alors sa contre-réforme des retraites et c’est le plus long conflit syndical de la Cinquième république. Petite auto-réforme, Macron envoie ses ministres, surtout son Premier, au front et reste en retrait tout en veillant.

Il garde, apparemment, deux possibilités : passer en force et humilier les deux principales forces syndicales, CGT et CFDT, son rêve, seul face au peuple mais un peuple qui risque d’être plus rebelle que prévu. Ou bien céder sur une partie de la réforme qui, initialement, n’était pas dans son projet et faire de la CFDT l‘interlocuteur principal mais renforcé après plus d’un mois de grèves auxquelles elle n’a pas participé.

Les médias qui ne se demandent pas si Macron est réformable, spéculent chaque jour sur l’affaiblissement du mouvement de grève. Non sur sa force, non sur sa persistance malgré les difficultés financières des grévistes. Qui a prévu que cette grève durerait si longtemps ? Qui a prévu que la majorité de la population la soutiendrait, comme l’indiquent les sondages, comme elle a soutenu les Gilets jaunes jusqu’au bout ? Et pourtant les sondages ne sont faits ni à la demande des GJ, ni à la demande des syndicats !

Sur l’autre plateau de la balance apparaissent les divisions au sein de la droite ou des parlementaires progouvernementaux ?
Certes la droit
e non macronienne s’oppose parce que Macron fait ce qu’elle aurait aimé faire et le pousse à la surenchère, à la faute. Mais les réticences existent au sein de la majorité présidentielle. Et il n’est pas sûr qu’Edouard Philippe et Emmanuel Macron se soutiennent fraternellement. Ni que Macron soit assuré de la fidélité des parlementaires de LREM qui reviennent chaque fin de semaine dans leur circonscription. Ni que LREM accumule les candidatures enthousiastes pour les municipales qui approchent…

Il ne fait pas de doute que si Macron avait la peur au ventre à la veille des grandes vacances, il n’en est pas encore débarrassé. Et sa politique du pourrissement, sur fond d’absence d’alternative politique, est à la merci de l’explosion à partir d’un incident quelconque.

En attendant, tout doit être fait pour le succès des manifestations, le soutien des grévistes, les caisses de solidarité avec les grévistes sont ouvertes...


Aide de la RATP aux grévistes !

Pour les Parisiens qui le peuvent, transférer le montant du remboursement du passe Navigo de décembre aux caisses de solidarité…

 

Pour plus d’informations sur la « réforme » des retraites :

https://www.youtube.com/watch?v=6oToD3KunHU&feature=youtu.be

https://tendanceclaire.org/contenu/autre/Analyse_Retraites_Comite_mobilisation_Insee.pdf

http://pauloriol.over-blog.fr/2019/12/reformer-les-retraites-aux-poings-8.html

 

Quelques images de la manifestation du 09/01/20 à Paris

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